Le rugby devient-il trop violent ?

Plaquage dangereux. (Crédit photo : DR.)
Le rugby s'interroge sur l'augmentation du nombre de commotions cérébrales dont sont victimes les joueurs.
102 commotions ont été déclarées la saison dernière, 35 % de plus que l'année précédente. Avec l’arrivée du professionnalisme en 1995, le nombre de matches, le temps de jeu effectif et les gabarits ont augmenté.
La pratique a aussi évolué : elle laisse désormais moins de place à l’évitement pour privilégier le défi frontal.
Une prise de conscience Les dirigeants semblent décidés à traiter le problème.
L’observatoire médical du rugby a émis 45 préconisations pour préserver la santé des joueurs, de l’école de rugby au monde professionnel. Quatre d’entre elles sont appliquées cette saison en Top 14 et en Pro D2 où, par ailleurs, les commotions cérébrales sont de mieux en mieux détectées et traitées.
En parallèle, la FFR a présenté un «  plan national de prévention des risques  » qui vise à encourager l’évitement au détriment du contact. Enfin, World Rugby, la Fédération internationale, a expérimenté l’été dernier, lors d’une compétition des moins de 20 ans, l’interdiction de plaquer au-dessus de la « nipple line  » (la ligne des tétons), soit en deçà de celles des épaules, règle actuellement en vigueur.
Mais plus largement, le rugby doit retrouver une approche basée sur l’évitement et la prise d’intervalle, pour éviter de nouveaux drames.
Kevin VIEL DELAS.
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