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Vous avez dit " troubles alimentaires" ?

« Papa, je n’ai pas faim ce soir, j’ai trop mangé à midi  » « Non, maman je n’ai pas perdu beaucoup de poids » « J'me sens pas bien... »
Vecteezy (Crédit photo : Copyright © Vecteezy)
Le trouble alimentaire, petit secret, et fléau d’une vie, quand notre relation à la nourriture devient toxique. Il se glisse dans notre vie sans demander notre avis. Le trouble alimentaire n’est pas à prendre à la légère, de graves conséquences peuvent en résulter. Cette famille du trouble connaît de nombreux membres dont certains méconnus. Plusieurs facteurs entraînent leur apparition. Les facteurs psychologiques : un manque de confiance en soi, une accumulation d’émotions négatives telles que le stress, une addiction, un autre trouble. Les facteurs biologiques : environnement et hérédité. Les troubles alimentaires apparaissent le plus souvent lors de l’adolescence puisque l’image de notre corps se construit. Dans plus de 80 % des cas il s’agit de femmes. Femme , souvent l'objet du regard critique de la société sur son corps.
Il existe trois grands principaux troubles Le premier, l’anorexie, sûrement le plus connu de tous. Trouble de la maigreur jusqu’aux os. Un trouble de la douleur. L’anorexie se caractérise par la peur exagérée d’une prise de poids souvent causée par un facteur psychologique. Nous la reconnaîssons par ses symptômes :
- Restriction volontaire de l’alimentation jusqu’à l’arrêt,
- Perte de poids importante,
- Déformation de l’image corporelle, ignorance de la situation, dépression.
Cela peut entraîner de graves répercussions sur notre bien-être comme l’internement en hôpital en cas de sous alimentation importante.

Le deuxième, tout aussi reconnu, la boulimie. Trouble de la compulsivité. Trouble de la culpabilité. La boulimie est un cauchemar en elle-même :
- ingurgitations d’importantes quantités de nourriture en peu de temps,
- sentiments de culpabilité entraînant une compensation pour une perte de poids :
vomissements, sports intensifs, laxatifs...
- récurrence d’au moins une fois par semaine,
- poids normal, crise se faisant cachée des autres, dépression.
La boulimie détruit notre corps, les vomissements provoquent des reflux gastriques ainsi que des inflammations ou lésions de l’œsophage, l’utilisation de laxatifs peut provoquer des constipations. Encore bien d’autres complications peuvent survenir. Malheureusement, elle est très difficile à remarquer chez une personne car celle-ci aura tendance à s'isoler.

Le petit dernier, l’hyperphagie, est bien méconnu de certains. Il s’agit du petit frère de la Boulimie. Trouble de l’excessivité. Trouble incontrôlé. L’hyperphagie est pourtant l’une des origines d’une maladie la plus répandue dans le monde, l’obésité. De facteurs psychologiques ou héréditaires, l’hyperphagie se caractérise par sa compulsivité :
- manger trop vite, jusqu’à se sentir « trop plein »,
- ingurgiter de grandes quantités de nourriture même lorsqu’on n'a plus faim,
- manger seul par sentiment de honte,
- sentiments de dégoût de soi, dépression, culpabilité après la crise,
- prise importante de poids.
Contrairement à la boulimie, la personne n’est pas dans la recherche de la compensation de l’acte, ce qui provoque un risque d’obésité ainsi que les maladies qui y sont liées ( diabète, maladie cardiovasculaire...).
Tous impliqués Le trouble alimentaire n’est pas à prendre à la légère, il peut dans certains cas entraîner la mort ou en tout cas handicaper grandement une vie. Tout le monde est concerné. Les reproches sur le physique ne restent pas anodins. Le trouble alimentaire épuise et détruit psychologiquement comme physiquement.
La difficulté est de se confier, d'enterrer la honte et la peur qui nous empêchent le plus souvent de nous exprimer. La peur du jugement y est pour beaucoup. Pourtant, une épaule sur laquelle s’appuyer nous permet toujours d’avancer. Les troubles alimentaires sont trop souvent abordés de manière futile et accompagnés de clichés. Parents, faîtes attention à vos enfants ! Les symptômes, si vous observez bien, seront pour certains sous vos yeux. Ne rechignez pas à aborder le sujet !

La consultation d’un professionnel tel qu’un psychiatre est fortement conseillée pour les personnes atteintes d’un trouble alimentaire. L’important est de reprendre une relation saine avec la nourriture, de reconstruire sa confiance, d'apprendre la gestion de ses émotions, de se faire aider.

Le trouble alimentaire ne doit pas devenir l’ombre qui nous suit, mais la cicatrice d’une bataille gagnée.
Morgane 1èreG3
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