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Lycée Saint-François-Xavier, Vannes, le 06/01/2026.

Journaliste sportif : quand le sport devient une histoire à raconter !

Passion, rigueur et terrain : leur métier raconté en quelques mots.
Dans les coulisses de la rédaction d’Ouest-France (Crédit photo : Jean-Luc Loury)
Jean-Luc Loury
Dans les coulisses de la rédaction d’Ouest-France
Jean-Luc Loury, journaliste sportif à Ouest-France, et Henri-Pierre André, du service des sports de l’AFP (Agence France Presse), décrivent la singularité de leur métier, leur quotidien et leur parcours.
Des missions variées
au quotidien
Jean-Luc Loury : « Mon rôle est de couvrir toute l’actualité sportive du Morbihan : le suivi des clubs professionnels, les grands événements, mais aussi des portraits de sportifs locaux. Nous animons également un réseau de correspondants pour relayer l’activité des clubs amateurs. Comme tout journaliste, notre travail s’appuie sur une information fiable, vérifiée et équilibrée. »
Henri-Pierre André : « À l’AFP, je relis, corrige et mets en forme les articles envoyés par nos reporters avant leur diffusion aux clients de l’agence. Lors des soirées de Ligue des champions, tout s’enchaîne très vite. La veille consiste aussi à surveiller ce qui est publié ailleurs pour réagir rapidement et confirmer les informations importantes. »
Un métier guidé
par la passion
J-L. L. : « C’est évidemment un métier-passion. J’ai toujours voulu l’exercer, même si je ne viens pas d’un milieu journalistique. Je me sens chanceux de faire ce que j’aime, malgré les sacrifices : travailler le soir, les week-ends, les jours fériés, manquer parfois des événements familiaux. Mais en contrepartie, je vis des moments uniques, je suis des matchs marquants et je fais de belles rencontres. »
H-P. A. : « Pour beaucoup, dont moi, le journalisme est une vocation. Enfant, je rêvais d’être grand reporter. En arrivant à l’école de journalisme, je connaissais encore mal la réalité du métier. Avec le temps, la passion reste intacte, mais sa manière de s’exprimer évolue. Il existe aussi un revers : le risque de brouiller la frontière entre vie professionnelle et vie personnelle, tant ce métier peut occuper l’esprit en permanence. »
Les défis de l'objectivité J-L. L. : « Certains faits sportifs peuvent déranger : triche, dopage, corruption. Notre rôle est de rester neutre et objectif, de s’en tenir aux faits et de donner la parole à toutes les parties. Nous ne sommes pas un journal d’opinion, même si un billet ou un commentaire permet parfois de décrypter un événement et de le replacer dans son contexte. »
H-P. A. : « Il m’arrive aussi d’être heurté par certains faits. Le cas de Tadej Pogacar, par exemple, interroge : sa domination est telle qu’elle suscite des questions. Mais rien ne permet d’affirmer qu’il utilise des substances interdites ou une aide mécanique. Comment traiter cela ? En posant les bonnes questions, en rappelant les faits connus, sans jamais affirmer ce qui ne l’est pas. C’est l’équilibre essentiel de notre métier. »
Propos recueillis par
Arthur Besnier
et François Luherne
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