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l'IA, un danger pour l'Art et le design ?
Le développement de l'IA questionne de nombreux secteurs de la société. Des métiers sont déjà en train de disparaître, remplacés par des algorithmes. Une inquiétude existe aussi dans le domaine artistique. Des élèves ont pu questionner un étudiant en 4e année à l'école Brassart, établissement voisin spécialisé dans l’enseignement du design, de l'animation et de l'illustration. retrouvez son point de vue à la page 8 de ce journal.
Le Centre Sportif de Normandie au lycée
Cette année scolaire encore, le lycée Dumont d'Urville Laplace accueille plus de cent cinquante élèves sportifs de haut niveau (SHN). Ils sont hébergés au sein du Centre Sportif de Normandie. Découvrez cette infrastructure et rencontrez une de ces "SHN" : la jeune judokate Héléa Bailleul, élève en 1B dans un article en page 6
Cyberattaque : l'information en danger ?
Une simple vidéo peut suffire à manipuler l’opinion publique aujourd'hui dans un environnement numérique où la frontière entre l'information et désinformation s'efface.
Depuis plusieurs mois, la France fait face à une nouvelle forme de menaces par la Russie. Les services secrets russes multiplient les actes de déstabilisation.
On parle de piratages d’infrastructures, d'attaques ciblées, de propagation de fausses informations sur les réseaux sociaux ... Selon plusieurs enquêtes, ces attaques sont de plus en plus fréquentes. La stratégie est claire : faire vaciller l'opinion publique.
Comment la Russie
tente-t-elle de déstabiliser
la France ?
Un exemple récent : en avril dernier, des hackers russes ont piraté un moulin à Courlanchon, dans la Marne. Ils ont réussi à déclencher à distance une vanne, modifiant le niveau d'eau à 20 centimètres. Ils n'avaient pas pour but de détruire l'installation mais de prouver qu'ils pouvaient pénétrer tous les systèmes, même d'une petite entreprise française. Selon Damien Leloup, journaliste du journal Le Monde, l'objectif est "une forme de démonstration de force en disant : On peut vous frapper jusque chez vous."
Manipulations modernes ?
Ouest-France a été visé par une opération de désinformation pro-russe courant octobre 2025 : une vidéo truquée imitant parfaitement le style du journal se met à circuler massivement sur le réseau X. On y voit de fausses annonces concernant le gouvernement français. Tout y est : le logo, les couleurs, la mise en page.... Elle provient en réalité d’un compte anonyme relié à des réseaux pro-russes déjà repérés pour diffusion de fausses informations en Europe. Leur but est clair : fragiliser la confiance du public dans les médias et semer le trouble autour du gouvernement français. Face à la vitesse de propagation du faux contenu, plusieurs médias français dont Le Parisien ou Le Figaro, ont du réagir publiquement pour démentir qu'ils en étaient à l'origine. Ouest-France rappelle avoir annoncé en novembre 2024 que le journal suspendait ses publications sur le réseau social X, impossible donc que cela vienne de sa rédaction.
Fragilisation de la société
Cette affaire montre à quel point une fausse information peut se répandre en quelques heures et souligne l’importance pour chacun de vérifier la source d’un contenu avant de la relayer. Aujourd'hui, il devient très difficile de construire sa propre opinion à cause de la diffusion massive de fausses informations. Les cyberattaques répétées divisent et affaiblissent la société. Il faut en effet protéger l'information, vérifier les sources et renforcer l'esprit critique du public. Ces enjeux sont essentiels pour la préservation de la démocratie en France notamment quand la désinformation touche le gouvernement.
Rose AMISI
et Jane BOURDON
Les institutions clés de l’Union européenne
Au cœur du projet européen, trois grandes institutions jouent un rôle important : le Parlement européen, la Commission européenne et le Conseil de l’Union européenne.
Dans le cadre d'un voyage scolaire, nous avons eu l’opportunité de visiter deux de ces institutions européennes. Cette expérience nous a permis de mieux comprendre leur fonctionnement. Cette immersion a été l'occasion d’un échange avec un parlementaire européen, Thomas Pellerin-Carlin, ancien élève de notre lycée. On a pu lui poser de nombreuses questions sur son parcours, sur le rôle des élus européens et sur les enjeux actuels de l’Union Européenne.
Le Parlement européen : représenter
les citoyens de l'UE
Le Parlement européen est installé principalement à Strasbourg mais il travaille aussi à Bruxelles. Il est composé de 720 députés élus directement par les citoyens des 27 pays de l’UE. Son rôle est de discuter et voter les lois européennes, mais aussi de contrôler l'action de la Commission en vérifiant son travail. Par exemple, le Parlement a voté des décisions importantes comme la fin de la vente des voitures à essence en 2035*. C’est l’institution qui donne la parole aux habitants de l’Union.
La Commission européenne : proposer et faire appliquer les règles
La Commission européenne se trouve à Bruxelles et compte 27 commissaires, un par pays. Ceux-ci sont proposés par les Chefs d'État ou de gouvernement des États membres. Sa mission est de proposer de nouvelles lois et de vérifier que les États respectent les règles de l’UE. Depuis 2019, sa présidente est l'allemande Ursula Von Der Leyen. La Commission défend l’intérêt général européen, même quand certains pays ne sont pas d’accord. Elle gère les programmes européens, comme Erasmus, qui permet à des milliers d’étudiants européens de partir étudier à l’étranger.
Le Conseil de l’UE : décider avec les gouvernements des États membres
Le Conseil de l’Union européenne se réunit à Bruxelles et rassemble les ministres des 27 pays, selon les sujets discutés. Le Conseil est l'une des sept institutions de l'Union européenne. En collaboration avec le Parlement européen et la Commission européenne, il est le principal organe de décision de l'UE. Son rôle est de représenter les gouvernements nationaux et de voter les lois européennes. Le Conseil est responsable de la coordination des politiques économiques des États membres.
*l'UE est revenue en décembre sa décision du tout-électrique en 2035.
Paul CORDIER
et Paul LE GRAND
Le quotidien ignoré des lycéens malgaches
Dans un contexte politique instable qui pèse sur le système éducatif, les lycéens malgaches poursuivent leurs études avec détermination.
Madagascar est une île d’une richesse culturelle exceptionnelle et célébrée pour sa biodiversité. Pourtant, derrière cette image se cache une réalité moins visible celle des lycéens qui, chaque jour, affrontent des conditions d’apprentissage difficiles. Entre manque de moyen et instabilité politique, leur quotidien mérite d’être mis en lumière.
Des conditions d’apprentissage précaires
Dans de nombreux établissements, les infrastructures peinent à répondre aux besoins. Les salles de classe sont vieillissantes, parfois dépourvues de mobilier adapté et accueillent bien plus d’élèves que prévu. Les cours se déroulent parfois en demi-groupes, faute d’espace suffisant. Les manuels scolaires, trop rares, doivent être partagés, ce qui oblige les élèves à recopier de longs passages pour pouvoir réviser chez eux.
En milieu rural, ces contraintes se renforcent. Les lycéens parcourent souvent plusieurs kilomètres à pied avant d’arriver en cours, sur des routes abîmées et dans des conditions météorologiques parfois difficiles. L’accès limité à l’électricité complique les devoirs du soir, et l’absence de connexion internet restreint l’ouverture au monde et l’accès aux ressources pédagogiques. Malgré tout, la plupart gardent un engagement impressionnant envers leurs études, convaincus que l’éducation représente une chance essentielle.
Entre instabilité politique et espoir porté par la solidarité
L’instabilité politique du pays ajoute un autre défi : les grèves, les manifestations (comme celles de septembre-octobre qui ont amené un nouveau président au pouvoir) ou les réformes imprévues perturbent l’année scolaire. Pour les futurs bacheliers, cette incertitude transforme la préparation aux examens en véritable course contre la montre.
Malgré ces obstacles, des initiatives locales et citoyennes se multiplient. Associations, enseignants et collectifs mènent des actions concrètes : distribution de fournitures, ateliers numériques, clubs de lecture ou de sciences, séances de soutien. Ces efforts, parfois modestes mais sincères, apportent un soutien précieux et redonnent confiance aux élèves.
Ainsi, les lycéens malgaches avancent entre difficultés et espoir, guidés par une forte envie d’apprendre et de construire un avenir meilleur. Leur persévérance révèle une jeunesse déterminée qui continue de croire au rôle essentiel de l’éducation du pays.
Pahel SAKASAKA
et Maxence CAMPIN
Au Népal, le réveil politique de la jeunesse
En quelques jours, la colère de la génération Z népalaise s'est transformée en un mouvement national capable de faire faiblir le gouvernement.
Depuis la fin des années 2010, des membres de la génération Z ont commencé à mener des manifestations pour exprimer leur colère ainsi que de défendre leurs droits. C'est notamment le cas de nombreux jeunes Népalais, qui remettent en question plus largement la gouvernance, la transparence dans les dépenses publiques et la responsabilité politique du pays.Ces jeunes se sentent indignés par les inégalités de richesse et la corruption généralisée par l'État dont ils se disent les victimes.
Un déclenchement soudain
Le mouvement de colère émerge d'abord sur les réseaux sociaux, avec pour premier objectif de dénoncer le népotisme ; les privilèges accordés aux proches de personnalités politiques et qui font étalage de leur vie luxueuse sur ces mêmes réseaux. Des hashtags sont alors utilisés par les manifestants tels que #NepoBaby ou encore #NepoKid. Plusieurs jeunes affirment qu'ils "ne veulent plus d'un avenir basé sur les mêmes erreurs que le passé" et souhaitent l'accès à des services publics et la mise en place de nouvelles réformes politiques. À la suite de ces dénonciations, le gouvernement népalais ordonne, le 4 septembre 2025, la fermeture de 26 plateformes de réseaux sociaux. C'est le commencement des révoltes de la génération Z.
L'enchaînement rapide
des événements
Les 8 et 9 septembre, s'enchainent ensuite de violentes émeutes situées dans la ville de Katmandou qui rassemblent des dizaines de milliers de participants. Face à l'ampleur de la crise, l'interdiction des réseaux sociaux est levée et le ministre de l'intérieur, Ramesh Lekhak, démissionne. Le ministre de l'Agriculture, Ram Nath Adhikari, le ministre de la Santé, Pradip Paudel, ainsi que vingt-et-un députés du parti Rastriya Swatantra quittent également leurs fonctions. Les manifestants utilisent TikTok, Instagram et X pour partager des vidéos en direct et organiser des rassemblements. D'autres actions brutales ciblent des lieux symboliques importants tels que les résidences du Premier ministre et du président, le Parlement ou encore le siège du Parti communiste du Népal où les drapeaux du parti sont arrachés et brûlés. De nombreux manifestants se rendent à l'aéroport international Tribhuvan pour empêcher les dirigeants politiques de fuir.
L'armée népalaise a pris le contrôle du pays à partir du 9 septembre avec la mise en place d'un couvre-feu, des patrouilles militaires sont déployées dans les rues et les dirigeants politiques sont transportés dans des lieux sûrs. Ces révoltes ont provoqué un bilan tragique faisant 72 morts et plus de 2100 blessés dans tout le pays.
Ilana FOUDA, Iris VALLANT
et July DE GREGORIO
Des urnes au trône : la montée d'Erdogan
De maire d'Istanbul à Président tout-puissant : enquête sur une ascension controversée.
Le 27 mars 1994, Recep Tayyip Erdogan devient maire d'Istanbul. Charismatique, il commence à se construire une image de porte-parole des opprimés et de combattant de la corruption.
Ascension politique et montée de l'autoritarisme
Très vite, il réforme l'espace religieux en donnant davantage de visibilité à l'Islam, tout en laissant de côté d'autres communautés souvent marginalisées comme les Kurdes, les Juifs ou les Alévis. Ces premières mesures annoncent déjà les orientations d'une politique future plus autoritaire. Il est d'ailleurs condamné en 1998 pour incitation à la haine et sort de prison en 1999. Après sa sortie de prison, il poursuit son ascension en fondant l'AKP, le Parti de la Justice et du développement et devient Premier Ministre en 2003. Malgré diverses controverses, il accède à la présidence en 2015 et consolide progressivement un pouvoir quasi total, notamment grâce à un contrôle massif des médias, faisant de lui l'une des figures emblématiques de la censure. De nombreux journalistes en ont payé le prix, et l'assassinat de Hrant Dink est devenu un symbole de la violence politique du régime. Lors du séisme de 2022, Erdogan tente de se présenter comme un dirigeant efficace et humanitaire, mais les témoignages recueillis contredisent fortement cette image : les secours officiels auraient été fortement absents et ce serait surtout grâce à la solidarité populaire que les victimes auraient pu être aidées.
Quatre Turcs vivant en France donnent leur avis
Les personnes que j'ai interviewées sont des immigrés turcs en France. L’un des deux réfugiés politiques en France - condamné en Turquie du fait de son opposition politique - rappelle que la République turque s’est construite à travers trois coups d’État, sur des bases démocratiques fragiles, ce qui aurait facilité la mise en place d’un pouvoir aussi centralisé. Lorsqu’on leur demande leur réaction à l’emprisonnement, le 19 mars 2015, du maire d’Istanbul, la plupart ne sont pas surpris, mais juste exaspérés. Ce qui relie toutes ces personnes, c’est qu’elles ont toutes été touchées de près ou de loin par la politique d’Erdogan. Ils dénoncent un gouvernement qu’ils qualifient d’autoritaire, dictatorial et fasciste. Beaucoup remettent en question la transparence des scrutins, tout en espérant que la jeunesse turque finira par provoquer un changement politique, malgré un régime de plus en plus oppressif.
Mélis LEGUEDE
Soudan : une guerre civile pour le pouvoir
Depuis 2023, le Soudan est en crise avec une guerre civile causée par la soif du pouvoir de deux hommes.
Une guerre entre deux hommes pour le pouvoir
D’un côté le général Abdel Fattah al-Burhan, le chef du gouvernement et de l’armée soudanaise. De l’autre le général Mohamed Hamdan Dogolo, le chef des Forces de Soutiens Rapides (FSR). Les deux camps se battent depuis le 15 avril 2023 dans une guerre civile sanglante avec plus de 150 000 morts et plus de 13 millions de déplacés. Cette guerre est causée par une rivalité pour le pouvoir qui remonte à 2019.
Les racines du conflit
En 2019, le peuple se révolte contre la dictature d’Omar el-Bechir, ancien chef du Soudan depuis 1983. Entre 2019 et 2021 l’armée occupe le pouvoir par le biais du Conseil militaire de transition (TMC) pour mettre en place une démocratie. À la tête du pays le général Abdel Fattah al-Burhan et son second le général Mohamed Hamdan Dogolo. En 2021 l’armée soudanaise - qui soutient al-Burhan - reprend entièrement le pouvoir, puis en 2023 les FSR - qui soutiennent Dogolo - se rebellent contre le gouvernement, ce qui marque le début de la guerre civile.
Des soutiens internationaux qui font durer le conflit
Le conflit s’est intensifié depuis la prise d’El Fasher le 26 octobre 2025, le dernier bastion de l’armée soudanaise. Depuis la prise de la ville, une forte répression est menée par les FSR contre les partisans du président. Cette guerre continue à cause des soutiens étrangers pour l’accès aux ressources naturelles. L’armée est soutenue par l’Égypte, l’Arabie saoudite, l’Iran, la Turquie, le Qatar et l’Érythrée et les FSR sont soutenues par les Émirats Arabes Unis et l’Éthiopie. La Russie soutient les deux camps pour des raisons économiques. L’armée l’autorise à avoir une base à Port-Soudan, tandis que les FSR lui donnent un accès aux mines d’or du Darfour.
Louka MANGI
Orelsan : deux projets, un même récit
À travers son nouveau film et son dernier album, l’artiste caennais mêle musique et image, nous plongeant dans un univers japonais marqué par les étapes de sa carrière.
Après le succès de son documentaire sur sa carrière et de son film « Comment c'est loin », Orelsan, de son vrai nom Aurélien Cotentin, revient avec un nouveau film intitulé Yoroï (terme japonais pour "armure"). Réalisé par David Tomaszewski et co-écrit par le rappeur, il s'agit d'un film d'action, qui plonge le spectateur au cœur d'un Japon traditionnel et mystérieux. Sorti quelques jours après le film, l'album La Fuite en avant fait référence aux thèmes abordés dans Yoroï.
L'artiste se dévoile
Dans son cinquième album, l'artiste se livre à une description touchante sur les étapes de sa vie : la paternité, la célébrité et les critiques. L’album est une exploration intime dans lequel l’artiste partage ses doutes et ses forces. On en apprend davantage sur sa personne, loin de l'image que l'on s'en fait, pour offrir une vision plus complète de son parcours.
Relation entre les deux oeuvres
Le lien entre les deux œuvres est clair : la quête de soi. Les références au Japon et à l'armure de Yoroï peuvent nous laisser penser que l'artiste a voulu retirerla carapace qu'il avait dû se construire pour devenir Orelsan et surmonter les nombreuses critiques. L'album La Fuite en avant vient ensuite montrer qui est réellement Orelsan, révélant un artiste plus mature et plus fort. L’artiste dépasse les frontières du rap, prouvant qu'il est bien plus qu'un chanteur.
Accor Arena
Après avoir établi des records avec son précédent Civilisation Tour, Orelsan s'apprête à marquer une nouvelle fois les esprits en concluant cette série de concerts par un exploit inédit pour un artiste français : dix dates sont prévues à l'Accor Arena de Paris (Bercy). Cet enchaînement de dix concerts promet d'être le point final de son œuvre, transformant les thèmes du film et de l'album un univers visuel.
Projet global
Orelsan montre aussi qu’il cherche constamment à repousser les limites de sa créativité. Avec ce nouveau film et cet album, il construit un vrai univers cohérent qui relie son histoire à celle qu’il veut raconter à son public. Ce nouveau projet montre aussi qu’Orelsan assume pleinement son évolution artistique. À travers ce projet ambitieux, Orelsan affirme une vision artistique où la scène, le cinéma et la musique ne font plus qu’un.
Paul CORDIER
et Paul LE GRAND
La belle aventure du FC Bayeux
Ce mardi aura lieu une rencontre mémorable pour le club qui jouera contre l'OM. Questions à l'entraîneur : Éric Fouda.
Un début de parcours exemplaire en CDF !
Entrée en lice contre l'AG Caennaise, le pensionnaire de Régional 1 poursuit son avancée dans la Coupe De France. La capitale du Bessin s'est imposée jusqu'en 32e de finale. L'arrivée des clubs de National a entrainé une rencontre face au mythique club de la région : le Stade Malherbe de Caen. Les Bayeusains se sont imposés héroïquement 3-2. Le 9e tour leur donna un tirage plus léger contre le Yvetot AC, club évoluant en R1 également. Il se sont alors qualifiés en 32e de finale. Nous avons pu poser quelques questions au coach Eric Fouda pour en savoir plus sur son parcours et sur sa vision du club :
Dans un premier temps, un mot sur votre début de parcours en Coupe de France ?
C'est un parcours plus qu'honorable. On ne pouvait pas espérer autant. On est déçu car on espérait affronter une Ligue 1-2 pour finir en beauté notre parcours. Ça sera le Blois FC (National 2) qui est en pleine euphorie mais nous sommes très satisfaits de notre parcours
Êtes-vous satisfait de l'implication de vos joueurs durant ces matchs ?
De ce côté là, oui, on ne peut rien leur reprocher en CDF. L'implication est totale, la motivation est extrême, la préparation est parfaite. Sur ce type de match, on n'est pas obligé de partir chercher très loin. C'est une aventure, la coupe, qui appartient aux joueurs. Il y a donc un investissement total.
Avez-vous toujours en ligne de mire le championnat ?
Oui, on a déjà un objectif, se sauver rapidement. Aujourd'hui, on a du mal à se situer dans le championnat. Il faudra en jouer plus pour savoir où on en est. Le second objectif est de gagner vite un match pour se rapprocher du milieu de tableau pour ne pas souffrir une fois que la coupe sera terminée parce qu'on aura un coup de déception, c'est naturel, après, on verra bien.
Quentin GAMBARO
Le Centre Sportif de Normandie à Caen
Créé en 2010, le CSN promeut de jeunes talents en Normandie ainsi qu'en France.
Le CSN comprend de nombreuses installations
À Caen ainsi qu'à Houlgate, le Centre Sportif de Normandie ne cesse d'évoluer pour toujours mieux accompagner les jeunes sportifs. Il est aidé par la rénovation des bâtiments de son deuxième centre à Houlgate qui accueille de nombreux sportifs de haut niveau, mais revenons plus précisément sur le centre qui se trouve à Caen et qui forme des collégiens ainsi que des lycéens.
Dirigé par Stéphane Roost, le centre concentre plus de 500 adhérents dans 20 pôles espoirs dont le Judo, le Cyclisme, le Hockey-sur-Glace et bien d'autres.
Afin de pratiquer dans de bonnes conditions pour tous, il est par ailleurs en partenariat avec plusieurs établissements scolaires : notre lycée, le Lycée Dumont d'Urville Laplace mais également le Collège Fernand Lechanteur, le Collège Jacques Monod, l'Université de Caen Normandie. Dans notre lycée, les horaires sont aménagés pour les sportifs de haut-niveau (SHN) pour qu'ils soient adaptés à la charge d'entrainement, pouvant être de 10h à 15h par semaine en fonction du sport pratiqué.
Un Centre formateur de grands espoirs Français
Inscrite au Pôle Espoirs de Judo depuis septembre 2022, la jeune Judokate Héléa Bailleul gravit les échelons au meilleur niveau français. Elle a récemment terminé première de deux Coupes d'Europe Cadets. Nous lui avons posé quelques questions :
Comment êtes vous parvenue à intégrer le Centre Sportif de Normandie ? J'ai intégré le Pôle Espoirs via les tests sportifs en 4ème.
Comment le centre vous accompagne t-il en dehors des compétitions ? Le centre m'aide beaucoup notamment avec 1h d'entraînement supplémentaire, avec Caen Training, avec aussi l'accès aux soins des kinés et des médecins de manière plus rapide.
Pouvez vous envisager un avenir dans le monde professionnel du judo ? C'est encore trop tôt pour envisager un avenir dans le monde du haut niveau. La différence avec les Seniors est énorme. C'est pour cela que je m'entraîne à fond et que je tiens à continuer mes études.
Eva PERRAULT
et Quentin GAMBARO
Championne olympique mais aussi maman
Entre les podiums internationaux et les biberons, la judokate française Clarisse Agbégnénou assume parfaitement son rôle de maman. Exemplaire.
Clarisse Agbégnénou, actuellement à l'INSEP (l'institut national du sport,de l'expertise et de la performance) est l'une des meilleurs judokates de l'équipe de France sénior. Elle combat dans la catégorie des moins de 63 kg et à gagné de nombreuses médailles : cinq fois l'or en Europe, six fois également à l'échelle mondiale et enfin trois médailles aux JO dont une en or, une en argent et une en bronze.
Du dojo à la maternité
Le 15 juin 2022, la championne devient maman de sa petite fille, Athéna. Après son accouchement, elle décide de revenir à l'entraînement. Même si ça n'est pas facile, elle revient à son poids de forme petit à petit et retrouve son niveau sportif. A ce moment là, beaucoup s'interrogent sur la suite de sa carrière sportive.
Le retour sur le tatamis
Moins d'un an après la naissance de sa fille, Clarisse revient en compétition. En mai 2023, seulement 11 mois après avoir accouché, elle réussit un incroyable exploit : elle devient championne du monde pour la sixième fois. Elle explique dans le documentaire Inédit produit par France TV "L'Olympe pour Athéna", qu'elle veut montrer à sa fille qu'on peut être forte et courageuse, même après une grossesse.
Objectif JO 2028
Durant l'année 2025, Clarisse a annoncé sa deuxième grossesse pour mars 2026. Elle vise le même parcours qu'avec Athéna : les JO 2028 de Los Angeles. Elle ira dans la même catégorie si elle a réussi à retrouver son poids de forme. Très vite, cette information a dépassé le cadre privé et suscité de nombreuses réactions. Elle sera donc une future championne olympique avec deux enfants. C'est l'occasion de nouveau pour cette athlète engagée de prouver aux femmes et au monde du sport qu' être sportive de haut niveau et maman est possible.
Madenn VERLHAC,
Camille SCHMID
et Naelle BAZEILLE
L'impact environnemental des 24h du Mans
Accusations sur la pollution des 24h du Mans ? Des efforts à noter...
En 2025, lors de la 93ᵉ édition des 24 Heures du Mans, qui s’est déroulée du 14 au 15 juin, l’émission Quotidien a diffusé un reportage consacré à l’événement en abordant la question de son impact environnemental. Le sujet critique les organisateurs ainsi que certains partenaires, qualifiant leurs actions écologiques de greenwashing.
Une course emblématique
Les 24 Heures du Mans constituent l’une des courses automobiles les plus emblématiques au monde. Créée en 1923, cette épreuve unique se distingue par une course de 24 heures sans interruption sur le circuit de la Sarthe. Elle fait partie du Championnat du monde d’endurance (WEC) organisé par la FIA qui rassemble chaque année environ 330 000 spectateurs et une soixantaine de voitures réparties en plusieurs catégories. Malgré les critiques récurrentes, l’empreinte carbone de l’événement reste relativement modérée comparée à celle d’autres grandes manifestations sportives. En 2019, les émissions de CO₂ des 24 Heures du Mans étaient estimées à environ 36 000 tonnes. À titre de comparaison, le Tour de France dépasserait les 216 000 tonnes de CO₂, tandis que d’autres événements internationaux affichent également des bilans bien plus élevés.
Innovations
Les 24 Heures du Mans jouent aussi un rôle essentiel dans l’innovation automobile. C'est un véritable laboratoire technologique car la course permet aux constructeurs et aux équipes de développer des solutions qui seront ensuite intégrées aux véhicules de série. Des technologies majeures comme l’ABS, les freins à disque ou encore l’hybridation sont issues, en partie, des recherches menées en endurance. Ces changements contribuent à améliorer la sécurité et à réduire l’empreinte carbone des voitures du quotidien.
Des partenaires qui s'engagent
Les organisateurs et leurs partenaires réfléchissent à des solutions pour limiter l'empreinte carbone de la course. Ainsi, depuis 2022, TotalEnergies fournit un carburant 100 % renouvelable et investit dans le développement de nouvelles énergies, notamment l’hydrogène. Michelin, lui, équipe les véhicules de pneumatiques intégrant une part importante de matériaux recyclés. Enfin, il est important de souligner que seulement 1,5 % des émissions totales de CO₂ de l’événement proviennent directement des voitures et de leurs pneumatiques. La majorité de l’empreinte carbone est liée à l’afflux et aux déplacements des spectateurs. Ces éléments montrent que les critiques adressées aux 24 Heures du Mans doivent être analysées avec recul et appuyées sur des données objectives.
Nathan NOEL, Cassandre NOEL
et Titouan BOURHIS
Les inégalités femme homme dans le sport
Dans les stades comme sur les écrans, les femmes gagnent en performance.. mais pas en visibilité.
Les sportives représentent près de la moitié des licenciées en France et elles sont pourtant peu visibles. Leur présence dans les médias demeure nettement inférieure à celle des hommes.
Des statistiques parlantes
Selon un rapport de l'Arcom (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle), la télévision française a consacré 21,4 % de son temps d'antenne au sport féminin, contre 31,8 % pour le sport masculin. Mais le volume horaire réel est impossible a déterminer car il y a des compétitions qui mêlent les deux genres comme l'athlétisme ou le badminton par exemple. Si on prend en compte la part indéterminée, 37 % de femmes ont un volume horaire de retransmission contre 56 % d'hommes.
Une médiatisation
encore très inégale
Même si le public s’intéresse de plus en plus au sport féminin, les médias en parlent encore beaucoup moins. Par exemple, L’Équipe publie surtout des articles sur les hommes, surtout en football ou en rugby. Les sportives apparaissent surtout lors des grands événements, puis disparaissent des pages sportives. Dans la presse généraliste, comme Le Monde ou Le Parisien, on parle davantage des problèmes autour du sport féminin (égalité, moyens, violences), mais les performances des femmes restent moins mises en avant. En football, un match de Ligue 1 masculine est très commenté, alors que les matchs de D1 Arkema n’ont souvent que de courts résumés. Dans le handball ou le basket, même si les équipes féminines françaises gagnent souvent, elles font beaucoup moins la « Une » que les équipes masculines.
Le sport professionnel
Les médias investissent surtout dans les sports qui rapportent le plus. Le manque de visibilité a pour conséquence qu'il y a moins de sponsors pour le sport féminin et donc encore moins de médiatisation. C’est un cercle vicieux : moins on en parle, moins il y a de moyens.
Il y a tout de même des progrès : certains médias créent des rubriques dédiées et de plus en plus de compétitions féminines sont diffusées. Le Tour de France Femmes ou la Coupe du monde 2023 montrent que le public est là quand les compétitions sont accessibles. Mais l’égalité est encore loin : tant que les sportives n’auront pas une couverture aussi importante que les hommes, leur visibilité et leur reconnaissance resteront limitées.
Nina LOURGHI, Romane PRIOUL
et Jade TABURET
L'IA , un danger pour l'art et le design ?
Aujourd'hui l'intelligence artificielle est techniquement capable de génération d'images.
En tant qu'élèves avec une spécialité art, nous nous questionnons sur la place de l'IA par rapport à la créativité dans la création de projet visuel. En ce sens, nous avons contacté Enguerrand Motin, actuellement en 4ème année de direction artistique à l’École Brassart de Caen, pour connaître son avis sur cet outil numérique.
Que pensez vous de l'IA dans le design ?
L'IA peut être une formidable béquille pour trouver des bases afin qu'on rebondisse dessus pour construire nos concepts créatifs. Elle est aussi un moyen de faire des recherches plus rapides lorsqu'il s'agit de lui demander des sources ou de rechercher des définitions spécifiques. [...] Cependant, il faut constamment garder un œil averti et innover par sa propre créativité : nous avons tous un univers propre, l'IA non. Il faut également rester maître de sa création afin de la comprendre et la modifier facilement [...]
Avez-vous déjà travaillé avec l'IA pour vos projets ? Qu'en pensez-vous ?
J'ai souvent travaillé avec l'IA dans mes projets dans le sens des recherches (cela évite de [...] lire des articles en entier pour finalement n'exploiter que deux phrases). La génération d'image est très intéressante concernant la difficulté à trouver des visuels libres de droits ou créer des mock ups et ensuite photoshoper pour apposer nos créations dessus ; ou encore d'enlever des objets ou en rajouter sur nos photos. En revanche je n'ai jamais touché à la génération de vidéos qui est très gourmande en crédits et difficile à maitriser. Les principales IA que j'utilise sont Chat GPT (qui peut servir à formuler des prompts précis pour générer des images), Gemini et Perplexity.
L'IA doit-elle être considérée comme un danger pour votre futur métier ou comme une aide ?
Personnellement je veux voir une IA comme on a vu les machines lors de la révolution industrielle : une aide pour pouvoir produire plus facilement dans de meilleures conditions. [...] Elle est donc à la fois une aide et une menace, on peut la voir comme un couteau qui aide à cuisiner mais qui peut avoir un usage plus désastreux.
Craignez-vous la disparition de certains métiers ?
Ma plus grande crainte est pour les métiers intellectuels qui vont avoir du mal à justifier leurs prix face aux services gratuits (mais peu fiables) de l'intelligence artificielle.
Mélis GONDOUIN,
Ninon MARTIN PASQUIER
et Laura V. PULIDO MENESES.
La fin des stéréotypes genrés des jouets ?
Une évolution silencieuse pour l'industrie et la société.
Pendant plusieurs décennies, les pages des catalogues et les rayons des magasins de jouets ont été divisés et catégorisés en deux univers distincts : les jouets pour filles et les jouets pour garçons, le rose pour les filles et le bleu pour les garçons. Cela semble évoluer un peu aujourd'hui.
La transmission de rôles sociaux
Depuis longtemps, la présentation des jouets était genrée et dissimulait l'attribution de rôles sociaux qui pouvaient influencer la socialisation des enfants. On retrouvait ainsi des cuisines miniatures ou des poupées dans les pages "filles", incitées dès l'enfance à reproduire des rôles de mères et de femmes au foyer. Pour les garçons, les pages et les rayons étaient remplis de jeux de construction ou de figures de super-héros, dans lesquels ils retrouvaient des figures de puissance masculine et un rôle de bricoleur.
L'évolution des mœurs ou une stratégie marketing ?
Toutefois, depuis quelques années, cette tendance semble s'affaiblir. En effet, sous l'influence de nouvelles générations de parents, l'industrie des jouets entreprend une profonde évolution sur la dégenrisation des produits, c'est le cas par exemple des principales marques de jouets comme LEGO, Djeco ou encore Playmobil, qui ont longtemps été accusés de perpétuer les stéréotypes de genres. Ces marques ont revu leur fonctionnement ainsi que leurs stratégies. De la même manière, les grands groupes de distribution ont complétement supprimé les mentions de catégories de genres dans leurs catalogues et sur leurs sites internet. Aujourd'hui, pour vendre une cuisine ou un ensemble de ménage on parle de "jeux d'imitation" et les photos présentent aussi bien des garçons que des filles. De manière générale, ils mettent en avant des enfants jouant avec tous types de jouets. Cela fait de ce changement une évolution certes marketing mais surtout sociale, permettant à tous les enfants d'explorer librement leurs goûts et leur imagination sans être restreint à une catégorie de genre spécifique et prédéfinie.
Ouverture d'état d'esprit
Désormais, nous pouvons même observer une évolution de vente de jouets de construction chez les filles et de jouets domestiques chez les garçons. Nous pouvons alors espérer la dynamique d'un futur sans étiquette dans le mouvement d'une remise en question actuelle des normes et des rôles de genres dans notre société, portée par une volonté collective d'offrir aux enfants des nouvelles générations et des générations futures un monde plus ouvert, plus inclusif et moins stéréotypé. Car derrière cette évolution, une question plus large se cache : quelle société souhaitons-nous proposer ? Une société où les rôles n'ont pas de genre ? Cela commencerait par montrer aux enfants, citoyens de demain, que l'imagination n'a pas de genre ni de sexe mais un potentiel créatif.
Ambréa HOLOWCZAK-MONTANARI
et Lison FORGET
