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JAC et Epoque : partenariat
Deux élèves du lycée sont cette année Jeunes Ambassadrices de la Culture pour Epoque, le Salon du livre de la ville de Caen.
Retrouvez en page 2 de ce journal leur témoignage sur leurs actions et leurs découvertes.
Peut-être aurez-vous envie de devenir JAC à votre tour l'an prochain...
Vers une interdiction des téléphones portables au lycée ?
Le projet de loi a été adopté par les Députés et par les Sénateurs et doit maintenant trouver sa forme finale avant sa mise en place.
Retrouvez en page 6 les avis d'élèves interrogés au sein du lycée.
Vers un retour sur la Lune ?
Le programme Artemis avance à grands pas avec le succés d'Artemis II, l'humanité se rapproche de plus en plus de son objectif lunaire mais à quel point ce nouveau programme est-il différent de l'ancien programme Apollo de la Guerre Froide ? Lire en page 3.
Léa Drucker, lumière du cinéma français
L'actrice s’impose comme une figure majeure du cinéma français. Récompensée aux César, elle impressionne par son jeu intense, dans le film « Dossier 137 ».
Léa Drucker naît à Caen, dans une famille déjà liée au monde du cinéma et de la télévision, elle est la nièce de l'animateur de télévision Michel Drucker et du fondateur de M6 Jean Drucker. Léa va découvrir sa passion en 1987, lorsqu'elle a 15 ans , quand elle participe au club de théâtre du lycée Molière, à Paris.
En 1988, elle apparaît pour la première fois à l'écran en tant que figurante dans Kung-fu Master d'Agnès Varda.
Pas à pas vers les sommets
Au fil des années, Léa Drucker multiplie les rôles marquants et son premier succès va être lors de sa performance dans le film Chaos de Coline Serreau. Cette première réussite va l'ammener à être présélectionnée comme meilleur espoir féminin aux Césars 2001. L'actrice a aussi joué dans le film Narco réalisé par Tristan Aurouet et Gilles Lellouche, sorti en 2004. Chaque rôle lui permet de consolider sa réputation et de montrer la justesse de son jeu à l’écran. Léa Drucker va même aller jusqu'à obtenir son premier César en 2019, de la meilleure actrice pour le film Jusqu'à la garde. Elle y incarne une mère confrontée à des tensions familiales, mêlant émotion et force.
Un rôle marquant dans Dossier 137
C’est avec Dossier 137 qu’elle marque particulièrement les esprits. Elle y incarne une enquêtrice de l’IGPN, la « police des polices », chargée d’élucider une affaire après une manifestation où un jeune homme a été gravement blessé par un tir de Flash-Ball. Son jeu subtil permet de transmettre les émotions et les tensions. Le rôle joué par Léa Drucker n'est pas seulement fictif, elle incarne le quotidien des femmes au sein des forces de l'ordre. Cette immersion renforce le réalisme du film et permet au spectateur de mieux comprendre les enjeux de ce type d’enquête.
Une récompense méritée
Grâce à cette performance, Léa Drucker reçoit le 26 février dernier le César de la meilleure actrice. Cette récompense vient saluer son talent, un sérieux dans le travail et une capacité à transmettre des émotions fortes à l’écran. La Caennaise a marqué les esprits grâce à son discours touchant à propos des relations entre l'institution policière et les citoyens. Ce film de Dominik Moll a tout raflé et obtenu de nombreuses distinctions aux Césars telles que le meilleur film, la meilleure réalisation et le meilleur montage. En tout, Dossier 137 a obtenu 7 césars. Cette récompense est symbolique et a sans doute permis à de nombreuses personnes de croire en leurs rêves.
Paul CORDIER,
Paul LE GRAND.
Salon Époque, l'implication de lycéennes
Deux jeunes ambassadrices de la culture (JAC) s'impliquent pour le Salon du Livre.
Le dispositif "Jeune ambassadeur de la Culture" a été mis en place par Caen-la-Mer et l'Académie de Normandie. Il permet aux lycéens normands de développer un lien privilégié avec une structure culturelle. Clara Asselot et Clara Fermin sont deux ambassadrices du lycée (1E). Elles sont affiliées au Salon du Livre Époque. Questions.
En quoi consiste ce rôle des JAC dans le Salon du livre ?
Clara Fermin explique que leur responsabilité est de trouver des idées d'activités à proposer au public le jour J. Pour cela, les JAC se retrouvent certains mercredis. Clara précise qu'il s'agit aussi de promouvoir le Salon auprès de son entourage. Enfin, elle ajoute que le fait d'être lycéen est un avantage dans le projet : " Je pense que notre jeune âge est un atout et que grâce à cela on peut proposer des thèmes pouvant toucher plus de monde, et surtout d'autres jeunes ".
"Partir" : thème pour 2026
Le Salon aura lieu cette année du 23 au 25 mai. En pleine préparation, les deux ambassadrices donnent un aperçu du programme. Le fil rouge de cette édition tournera autour du mot "partir". Il y aura comme chaque année des rencontres avec des auteurs (jeunesse et adultes). Les JAC du Salon tiendront un stand avec différentes activités, notamment un atelier d'origami parents-enfants, ou encore un concours de dessin sur inscription...
Bonne expérience ?
Le dispositif JAC permet aux deux lycéennes de se retrouver directement plongées dans la préparation du Salon du Livre. Leur ouvre-t-il les yeux sur l'ampleur d'une telle organisation ? Clara Asselot répond : "Honnêtement oui et non... Pour l'instant, nous n'avons pas vu toutes les facettes de l'organisation, mais de futures réunions vont nous aider à mieux la comprendre".
Pour finir, nous nous sommes interrogées sur les avantages de devenir JAC. Clara Fermin une réponse enthousiaste où elle explique que ce dispositif enrichissant permet aux lycéens de s'exprimer et ainsi de donner leur avis. Elle souligne aussi que la culture est souvent négligée et que les JAC permettent d'inciter à celle-ci, de rencontrer des personnes impliquées dans ce secteur et d'échanger avec elles, tout en explorant le monde du travail. Un conseil, bien choisir la structure culturelle pour que ce soit un plaisir de s'y engager et de donner de son temps.
En conclusion, les deux jeunes filles sont d'accord sur un point :" Soyez curieux et lancez vous !"
Mélis GONDOUIN,
Ninon MARTIN PASQUIER.
« Artemis », une porte vers la lune
La mission lunaire de la Nasa, vise à s'installer sur la planète. Le programme se déroule en quatre phases. Une étape majeure dans l'exploration spatiale.
Le programme Artemis de l'agence américaine NASA (National Aeronautics and Sapce Administration) est un grand projet spatial lancé en 2017 avec un objectif ambitieux : permettre à l’humanité de retourner sur la Lune et, cette fois, d’y rester plus longtemps.
Plus de cinquante ans après les missions du Apollo program, la NASA ne veut plus seulement envoyer des astronautes pour une courte visite, mais installer une présence durable. Les scientifiques s’intéressent notamment au pôle Sud lunaire, où il pourrait y avoir de la glace, donc de l'eau, ressource essentielle pour produire de l’oxygène ou du carburant, et ainsi préparer de futures missions vers Mars.
Station spatiale
Le programme Artemis se déroule en plusieurs missions successives, chacunes ayant un rôle précis. La mission Artemis I, réalisée sans équipage, a permis de tester la fusée et le vaisseau Orion par un vol autour de la Lune avant de revenir sur Terre. Ensuite, Artemis II a été la première mission habitée : quatre astronautes ont fait le tour de la Lune sans s’y poser.
La mission III doit servir de test supplémentaire, notamment pour les technologies d’atterrissage et les manœuvres entre vaisseaux. Enfin, à partir d'Artemis IV seraient permis le retour des astronautes de la surface lunaire et le début de l’installation d’infrastructures. Ce programme prévoit aussi la mise en place d’une petite station spatiale en orbite autour de la Lune, appelée Gateway, qui servira de point de relais pour les missions.
Tour et retour
Dans ce programme, la mission Artemis II joue un rôle essentiel. Il s’agit de la première mission habitée du programme et surtout du premier voyage d’astronautes vers la Lune depuis 1972. Quatre astronautes ont donc décollé à bord du vaisseau Orion, propulsé par la fusée Space Launch System. La mission a durer environ dix jours et a consister à faire le tour de la Lune sans s’y poser.
Les astronautes ont suivi une trajectoire dite de « retour libre ». Elle a permis de revenir vers la Terre automatiquement en cas de problème. Pendant une partie du trajet, au passage derrière la Lune, les communications avec la Terre ont été temporairement coupées.
Artemis II était avant tout un test grandeur nature. L’objectif principal était de vérifier que tous les systèmes fonctionnaient correctement dans l’espace lointain. Les ingénieurs voulaient s’assurer que la fusée était fiable, que le vaisseau Orion peut protéger les astronautes et que les conditions de vie à bord sont sûres pendant plusieurs jours. Cette étape était indispensable avant d’envoyer des humains se poser sur la Lune.
Le programme Artemis a cependant évolué ces dernières années. Au départ, la mission Artemis III devait permettre le retour d’astronautes sur la surface lunaire. Mais en raison de retards techniques, notamment sur les systèmes d’atterrissage, la NASA a décidé de modifier son plan. Désormais, Artemis III servira surtout de mission de test supplémentaire. Le premier retour de la Lune est plutôt envisagé avec la mission Artemis IV. L’exploration spatiale est complexe et chaque étape doit être validée avant d’aller plus loin.
Objectif Mars
Un autre changement important dans le programme Artemis est la place de plus en plus grande des entreprises privées. La NASA travaille aujourd’hui avec des sociétés appartenant à Elon Musk (SpaceX) et Jeff Bezos (Blue Origin) qui développent des véhicules pour aider à réaliser les missions.
Elles conçoivent des engins capables de transporter les astronautes de l’orbite de la Lune jusqu’à sa surface. Ces entreprises sont en concurrence, ce qui les pousse à innover plus vite et à améliorer les technologies. L’exploration spatiale moderne repose de plus en plus sur une collaboration entre les agences publiques et le secteur privé.
Les enjeux du programme Artemis sont nombreux. Sur le plan scientifique, il permettra de mieux comprendre la Lune et ses ressources. Sur le plan technologique, il sert de préparation aux futures missions vers Mars. Il y a aussi un enjeu stratégique car plusieurs pays développent leurs propres programmes spatiaux (Chine, Russie). Enfin, Artemis marque un changement de vision par rapport aux missions Apollo : l’objectif n’est plus seulement d’explorer, mais de s’installer durablement dans l’espace.
Nathan NOEL,
Cassandre NOEL,
Titouan BOURHIS.
Jeux Paralympiques de Milan Cortina, une évolution des sports d'hiver ?
Depuis 1976, les Jeux paralympiques d'hiver ont connu une véritable évolution et sont devenus de plus en plus importants.
Depuis leur création en 1976, les Jeux paralympiques d’hiver ont connu une véritable évolution et sont devenus un événement sportif majeur, les prothèses utilisées en ski ou snwoboard, appelées "sit ski", sont aujourd'hui beaucoup plus légères et résistantes qu'avant les fauteuils de ski. Ces prothèses permettent aux athlètes paraplégiques de participer à des épreuves de descente à grande vitesse. Lors des Jeux paralympiques d’hiver de Milan Cortina 2026, cette transformation apparaît plus visible que jamais, entre progression des performances, innovations technologiques et parcours inspirants d’athlètes.
À leurs débuts, les Jeux paralympiques d’hiver rassemblaient environ 150 athlètes, aujourd’hui, ils sont devenus un événement mondial majeur, avec des compétitions de plus en plus relevées et cette année plus de 600 athlètes.
Des athlètes au cœur de cette transformation
Le skieur américain Patrick Halgren, médaillé en Super-G, incarne une nouvelle génération d’athlètes : performants mais aussi capables de faire le spectacle, contribuant à moderniser l’image des Jeux.
De son côté, le Français Arthur Bauchet, malgré une maladie neurologique provoquant des douleurs permanentes, continue d’atteindre le plus haut niveau.
Technologie et performance au cœur du sport
Cette progression est aussi rendue possible par les avancées technologiques qui permettent aux athlètes d’optimiser leurs performances. Ces innovations ne servent pas uniquement à améliorer les résultats : elles rendent également le sport plus accessible. Elles participent ainsi à démocratiser la pratique et à changer le regard porté sur le handicap.
Camille SCHMID,
Naëlle BAZEILLE.
Les violences sexuelles dans le sport
Briser le silence : dans le sport, les violences sexuelles ne sont plus des secrets, mais des réalités qu’il faut affronter.
Le sport est normalement un lieu où l'on apprend le respect et le dépassement de soi. Pourtant, depuis quelques années de plus en plus de victimes, parlent de violences sexuelles dans ce milieu.
21,8 % ont eu des rapports sexuels avec des personnes faisant autorité, parmi elles 25,8 % disent avoir été insultées, giflées, frappées ou battues par ces personnes. 8,6 % ont subi des relations sexuelles forcées (sources : Franceinfo sports). Certains entraîneurs censés accompagner et protéger les sportifs ont abusé de leur pouvoir et de la confiance qu'on leur accorde. Ces témoignages choquent. Nous pouvons alors nous poser une question importante : Comment ces situations ont-elles pu rester cachées et tabous aussi longtemps ?
Un entraîneur mis en examen
Un entraîneur de badminton de Fougères, a été mis en examen et placé en détention pour viols sur mineurs. L’homme, âgé de 32 ans, a été condanmé à de la prison pour agressions sexuelles, voyeurisme, sollicitation de contenus pornographiques, corruption de mineurs, détention d’images pédopornographiques et viols sur mineurs par personne ayant autorité.. Six victimes, toutes des garçons, ont été identifiées à ce stade, pour des faits entre 2022 et mai 2025 à Fougères. Le mis en cause a reconnu les faits. Déféré sur décision du parquet de Rennes au tribunal de judiciaire, il a été mis en examen pour l’ensemble de ces faits et placé en détention conformément à la demande du ministère public.
Des réalités dures à affronter
Les violences sexuelles dans le sport existent encore aujourd’hui. Des jeunes victimes n’osent pas parler, souvent par peur. Malgré les progrès, il faut encore mieux protéger les sportifs. Ces situations montrent qu'il est essentiel de mieux protéger les sportifs, d'écouter les victimes et dénoncer ces actes.
En conclusion, le sport doit rester un lieu sûr et respectueux. Les violences et les abus ne doivent plus être ignorés. Il est essentiel de protéger les victimes et de briser les silences.
Nina LOURGHI, Romane PRIOUL,
Jade TABURET.
Sport et dopage, une lutte contre la triche
Un acteur de prévention et un sportif de haut niveau ont répondu à nos questions.
Depuis de nombreuses années, le dopage se répand dans le sport afin d'obtenir de meilleures performances via différentes manières comme la consommation de substances interdites, la manipulation du sang, chimique et physique ainsi que le dopage génétique. Dès que le terme de "dopage"est utilisé, un sport vient à l'esprit : le cyclisme.
L'exemple de l'Américain Lance Armstrong en est l'illustration. Celui-ci a remporté sept fois le Tour de France dans les années 1990. Il a longtemps tenu un statut de héros avant la découverte de sa prise de produits dopants illicites. Armstrong a été ensuite suspendu et déchu de ses titres, en 2012, par l'Union Cycliste Internationale de Cyclisme. Depuis ces révélations, une image de tricheur colle au cyclisme et au sport de manière plus générale.
La prévention pour les jeunes athlètes
Le Centre Sportif de Normandie, à proximité du lycée, prépare les futurs espoirs du sport, proposant entraînements et accompagnement médical tout au long de l'année. Ils ont accès à de nombreuses formations de prévention, comme celle sur l'illégalité et la dangerosité du dopage.
Nous avons interrogé Anthony Malenfant, acteur de prévention contre le dopage au CSN et entraineur du Pôle Espoir Cyclisme de Caen, au sujet de ces contrôles et de son rôle au sein de l'établissement.
Son rôle d'acteur anti-dopage est de mettre en place "des interventions au sein du CSN". Les inspecteurs peuvent intervenir durant des stages de perfectionnement ou à la veille des compétitions. En cas de non-respect de ces règles, les sportifs s'exposent à de lourdes conséquences : "perte des résultats obtenus, peines de prison, amendes et surtout perte de crédibilité autour de leurs performances futures". La liste est longue...
En France, les inspections sont encadrées par l'Agence Française de Lutte contre le Dopage (AFLD). " Les contrôles se font au hasard ou bien sur dénonciation". En cas de contrôle positif aux stupéfiants, Anthony Malenfant explique que "les suspensions varient en fonction de la gravité. Le temps d'arrêt peut aller de six mois jusqu'à une interdiction à vie de prendre part à une compétition". Ceci incite à la réflexion lors d'une potentielle proposition de prise de dopage.
Le point de vue d'un cycliste
Léandre Lozouet, interviewé dans notre article, a gagné la médaille de bronze lors des Championnats d'Europe Espoirs (U23) 2024. Durant cette période, le Normand évoluait dans l'équipe bretonne Arkéa B&B Hôtels jusqu'à sa disparition en fin 2025. C'est désormais un pensionnaire de l'équipe CIC Pro Cycling Academy, basée à Nantes et évoluant en Continental Tour (3e échelon mondial). L.Lozouet a brillé en début de saison en finissant dans le top 10 de l'Étoile de Bessèges.
Évoluant au plus haut niveau mondial, Léandre Lozouet est confronté aux anciennes erreurs de son sport qui marquent toujours le monde du cyclisme. Le Cherbourgeois n'élude pas ce fait, en ajoutant "depuis les nombreuses affaires qui ont touché le cyclisme, l'UCI (Union Cycliste International) et l'AMA (Agence Mondiale Anti-dopage) ont rendu notre sport propre avec de nombreux contrôles".
Passer à travers les mailles du filet devient désormais impossible avec ces examens. Selon lui, "le dopage est du passé, ce n’est plus dans les mœurs du temps et ça ne traîne plus dans nos pelotons". Les checks-ups prennent une place plus qu'importante dans la vie d'un coureur cycliste . "Je dois dire tous les soirs où je dors, j'ai eu pas mal de contrôles l'an dernier sur la Vuelta et quelques uns inopinés à mon domicile", confie le pensionnaire de l'équipe des Pays de la Loire.
Avec ces progrès, l'avenir nous dira si le cyclisme va devenir un sport moins suspicieux de prise de dopage.
Madenn VERLHAC,
Eva PERRAULT,
Quentin GAMBARO.
Foot, crise à Madrid
Une altercation qui inquiète
Ces derniers jours, des disputes ont eu lieu entre plusieurs joueurs du Real Madrid, ce qui a créé un véritable malaise dans le vestiaire. Le staff a dû intervenir pour calmer la situation alors que la pression autour du championnat devient de plus en plus forte.
La dernière dispute opposait Aurélien Tchouaméni, le footballeur français à Federico Valverde, l'Uruguayen. Les deux Madrilènes en sont même venus au main, Valverde est sorti de l'hôpital avec un traumatisme crânien.
Un groupe divisé
Entre résulats irréguliers, blessures et critiques des supporters, l'ambiance semble tendue au sein du club.
Certains fans dénoncent un manque de cohésion et des tensions entre les joueurs et le staff ont été observées.
Une crise à gérer rapidement
Les dirigeants tentent désormais d'apaiser les tensions afin de terminer la saison de la meilleure des manières. La défaite lors du Classico, opposant Madrid à Barcelone, 2 buts à 0 n'a fait qu'empirer la situation déjà compliqué.
Le Real Madrid doit expressement se relever de cette crise s'ils veulent assurer l'avenir du club
Paul CORDIER,
Paul LE GRAND,
Maxence CAMPIN,
Pahel SAKA SAKA,
Madenn VERLHAC.
Les actions du lycée contre le harcèlement
Face à ce phénomène, notre établissement met en place plusieurs actions pour protéger les élèves et favoriser un climat scolaire serein.
Le cyberharcèlement est devenu une réalité dans les établissements scolaires. Messages insultants, moqueries ou diffusion de rumeurs sur les réseaux sociaux : aujourd'hui, le harcèlement ne s'arrête plus aux portes du lycée. Selon le ministère de l'Éducation nationale, un élève sur dix est victime de harcèlement scolaire. Une part croissante de ces situations implique les réseaux sociaux et les messageries en ligne.
La prévention
Nous avons posé des questions à Mme Laurence Ollivaud, Conseillère d'Éducation du lycée. Selon elle, « la première étape, c'est la prévention ». Cela passe par des séances d'information régulièrement organisées dans les classes pour sensibiliser les élèves aux dangers du cyberharcèlement. Ces interventions permettent de reconnaître les différentes formes de violence en ligne et d'encourager les victimes ou les témoins à prendre la parole.
Que faire quand on est victime ?
À la question « Que faire lorsqu'un élève est victime de cyberharcèlement ? », la CPE répond : « il faut en parler le plus vite possible à un adulte de confiance un professeur, un CPE, la psychologue ou a une infirmière ». Le lycée met en place un accompagnement pour les victimes, avec un suivi régulier et des mesures adaptées pour garantir leur sécurité.
Le rôle des témoins est très important. « Ne rien faire, c'est laisser faire », rappelle Mme Ollivaud. Les élèves sont encouragés à signaler toute situation dangereuse ou inquiétante afin de permettre une intervention rapide.
Les sanctions
À la question, « Des sanctions existent-elles ? », la réponse est claire : « Oui, le cyberharcèlement est puni. Des sanctions disciplinaires peuvent être prises, voir des poursuites judiciaires sont possibles. » L'objectif n'est pas seulement de punir, mais aussi de faire comprendre la gravité des actes, car beaucoup de harceleurs n'ont pas conscience de l'impact que leurs comportements peuvent avoir sur leurs victimes.
La lutte contre le cyberharcèlement nous concerne tous. Grâce aux actions du lycée et à l'engagement des élèves comme des adultes, il est possible de faire reculer ce phénomène et de construire un établissement plus respectueux pour chacun.
Pahel SAKASAKA,
Maxence CAMPIN.
Le téléphone au lycée : pour ou contre ?
Entre distraction et bien être, il est difficile de se détacher de son portable. Toutefois une majorité de lycéens admet un usage limité au sein de l'établissement.
L’addiction au téléphone portable n’est pas sans risques pour les jeunes. A l'initiative d’Emmanuel Macron, le Parlement adopte une interdiction dans les lycées, qui pourrait être applicable dès la rentrée 2026-2027. Sondage
Un sondage réalisé par « Le Navigateur » auprès de cent élèves de Première du lycée Dumont-d'Urville-Laplace montre qu’une majorité penche pour un usage autorisé, limité aux récréations, à la pause méridienne et aux intercours, plutôt qu’à une interdiction totale. Position nuancée donc : les lycéens ne rejettent pas l’encadrement, mais refusent une suppression complète du téléphone au sein de l’établissement. Les élèves souhaitent trouver un équilibre entre liberté et règles scolaires. Certains insistent sur le fait qu’une interdiction totale pourrait être difficile à appliquer au quotidien.
Réguler l'usage
Ce débat s’inscrit dans un contexte national marqué par une volonté croissante de réguler l’usage des écrans à l’école. Depuis 2018, les téléphones sont interdits au collège, et certains lycées expérimentent déjà des restrictions partielles ou totales. L’objectif est de limiter les distractions et de favoriser la concentration dans un cadre scolaire. Ces mesures suscitent toutefois des réactions variées selon les élèves et les établissements. Avis partagés
Les élèves favorables à l’utilisation du téléphone mettent en avant son utilité au quotidien : rester en contact avec leurs proches, s’organiser et se divertir pendant les temps libres. Certains soulignent également son aspect rassurant en cas d’urgence ou de problème de santé, ainsi que son rôle dans la réduction du sentiment d’isolement. Pour eux, le téléphone est devenu un outil indispensable.
À l’inverse, d’autres élèves estiment qu’une limitation plus stricte serait bénéfique. Ils évoquent les risques de distraction, la baisse de concentration et les effets sur la santé, comme la fatigue visuelle liée aux écrans. Le débat reste donc ouvert entre liberté d’usage et encadrement plus strict au sein du lycée. Cette question continue ainsi d'alimenter les discussions.
Jane BOURDON, Rose AMISI.
Carnaval, un festival de déguisements
Le grand jour a eu lieu, la nouvelle édition du carnaval annuel du lycée Dumont d'Urville Laplace s'est déroulée le jeudi 26 mars.
Le jeudi 26 mars, une journée qui sera sûrement inoubliable dans les esprits des élèves, enseignants et personnels scolaires. Cette journée où il y a eu la nouvelle édition du carnaval lycéen. À cette occasion, les cours de 12h15 à 15h30 ont été banalisés pour permettre à tous de participer. Cette édition 2026 a donc commencé à 12 h 30 avec un appel à faire la Macarena sur le stade. Après cette Macarena, le concert a débuté, pour cette année en effet l'administration a vu les choses en grand, en organisant un concert pour et par les élèves.
Un début en musique
Les premiers chanteurs et musiciens à être passés sont les membres du groupe de l'internat formé pour l'occasion pendant environ une demi-heure. Pendant ce premier concert les divers stands installés sur le stade ont ouvert : un stand de chamboule-tout fait à partir de boites de conserve. Juste à côté, on pouvait trouver un stand tenu par des pirates bien décidées à dessiner de jolis maquillages sur le visage de ceux qui venaient à leur rencontre mais encore un stand shooting photo, où l'on pouvait s'intégrer dans un décor avec des silhouettes de fermier et de son bétail ! Pas besoin de déguisement pour cela.. Il y avait enfin un dernier stand géré par la Maison Des Lycéens qui vendait ou offrait des boissons puisquepour les élèves déguisés, c'était gratuit !
Revenons au concert
Au milieu de la prestation du groupe de l'internat, il y a eu une pause musicale. À ce moment, a débuté le concours de déguisements. Les élèves costumés et grimés montaient sur scène, elles et ils défilaient sur tapis rouge, comme au festival de Cannes ! On pouvait découvrir de déguisements de canard, de princesse, de médecin, de déesse... Le jury était composé de personnels, de CPE.
Peu après cette brève coupure, l'internat reprit son show sur scène quelques minutes. Les élèves ne le savaient pas mais on a eu des invités spéciaux qui sont les rappeurs du groupe walt3r_r. Ils ont enflammé la foule avec leur maîtrise de la langue de Molière.
Et le concours ?
Juste après la performance de walt3r_r, les résultats du concours de déguisements ont été annoncés. Il y a eu des surprises avec des élèves heureux d'avoir gagné, certains déçus. Au final, tous ont été heureux d'avoir participé. À la suite des résultats, le concert devait reprendre, mais il y a eu des problèmes car le chef du groupe de rock caennais avait disparu !
Qui est Angus Young ?
Tous se disaient "Mais où est le chanteur" ? Rassurez vous, il est arrivé un peu en retard par rapport au programme car il était parti se changer en Angus Young. Vous vous demandez peut-être " Pourquoi en Angus Young et qui est-ce ?" ? Le groupe Demon Fire avait prévu pour leur partie du concert de ne jouer que du ACDC, ce groupe australo-britannique dont un des membres est Angus Young avec sa tenue icônique en uniforme scolaire.
William LEMULLOIS,
Paul WILLIOT,
Louka MANGI.
Les préparatifs du carnaval
Ces préparatifs ont été faits par des organismes du lycée. Nous sommes allés interviewer la MDL (Maison des Lycéens) du site Dumont d’Urville Laplace et le jeune groupe de musique caennais Demon Fire composé d’élèves de première du lycée pour mieux comprendre cette organisation.
Avant de parler de l’organisation, présentons nos invités. La MDL est une association gérée par des élèves et épaulée par 3 membres du personnel éducatif. Le but de la MDL est de rendre la vie au lycée le plus agréable possible en mettant à disposition la salle polyvalente, des jeux de société et des sorties grâce aux adhésions des élèves.
L’organisation n’a pas été simple avec des problèmes au niveau du timing et du budget avec des problèmes de fonds et des budgets non acceptés. Surtout, ils ont fait leurs réunions pendant leurs pauses déjeuner au self. Cependant on a des nouveautés avec un concert fait par des élèves et la mise en place de stands. Les préparatifs administratifs ont pris environ 5 à 6 heures au lycée sans compter le temps personnel que les organisateurs ont pris.
Nos intervenants ont des messages à vous passer en vous invitant à « Vous inscrire à la MDL pour soutenir les projets et permettre que le lycée ait des activités extérieures » et « Venez le 21 juin à Villons les Buissons, voir jouer Demon Fire ».
William LEMULLOIS, Paul WILLIOT et Louka MANGI.
Bad Bunny fait de la scène un manifeste
Intervenant au Super Bowl, l'événement sportif américain, l'artiste d'origine portoricaine a chanté dans sa langue maternelle. La Maison Blanche n'a pas du tout apprécié !
Le chanteur portoricain s’est produit à l a mi-temps du Super Bowl le 8 février 2026. Une date désormais historique aux États-unis.
Ce grand évènement de football américain permet à des artistes de performer. Il rassemble tous les ans un nombre de spectateurs exorbitant. Bad Bunny est par ailleurs l’artiste le plus écouté sur Spotify en 2025 avec presque 20 milliards de streams.
Un acte politique délibéré
Premier artiste latino à se produire au Super Bowl, Bad Bunny a été au cœur de polémiques liées à son choix de langue. Le trentenaire a chanté uniquement en espagnol et a redéfini ce qu’est « L’Amérique » en citant tous les pays du continent.
Son show s'est déroulé sur fond de champ de cannes à sucre en lien avec l’histoire portoricaine. Après la mi-temps, les avis ont été partagés.
Trump déteste et des artistes applaudissent
Le président américain Donald Trump a fait part de son avis sur son réseau social quelques minutes après la mi-temps . Avec son sens des nuances habituel.
« Le show de la mi-temps est absolument terrible, l’un des pires de tous les temps ! C’est un affront à la grandeur de l’Amérique », a-t-il écrit et ajoutant que « personne ne comprend un mot de ce que dit ce type ». Une réaction d’autant plus notable que la Maison Blanche avait, quelques jours avant l’évènement, indiqué que le président ne regarderait pas le Half Time Show.
À l'inverse et rapidement, de nombreuses personnalités ont exprimé leur soutien. Jennifer Lopez, Bruno Mars, Jay-Z et le chanteur Jelly Roll ont publiquement salué le show. Bad Bunny a été félicité personnellement par d’autres artistes comme Ricky Martin. Également portoricain, il a exprimé sa gratitude, via une lettre rendue publique, envers la performance de Benito à l’égard des immigrés américains latinos.
Le message d'amour
L'artiste a finalement projeté un message d'amour : "La chose la plus puissante que la haine, c'est l'amour". Ce slogan à l'attention du public avait pour objectif de promouvoir l'empathie et l'amour dans un contexte politique tendu. Ce geste était loin d'être improvisé mais au contraire bien conscient.
July DEGREGORIO,
Iris VALLANT, Ilana FOUDA.
Municipales, une montée de la droite ?
Le parti du rassemblement national en marche vers 2027.
Les élections municipales de 2026 en Normandie dessinent un paysage politique où la droite et le centre consolident leurs positions tandis que l’extrême droite s’impose comme une force de blocage incontournable. Si la gauche réalise une percée notable à Rouen avec la victoire de Nicolas Mayer-Rossignol, la majorité des villes comme Caen, Lisieux, Ouistreham et Mézidon Vallée d’Auge voient leurs maires sortants réélus avec des scores en hausse, témoignant d’une forte confiance des électeurs de droite. Le RN ne gagne qu'une commune en Normandie à Harfleur, dont le résultat est d'ailleurs contesté par l'opposition, mais en gagne vingt-quatre sur l'ensemble de la France lors du premier tour.
Ancrage de la droite en Normandie
Cette stabilité s’accompagne d’un ancrage plus net de la droite modérée, comme à Alençon où la liste de Sophie Douvry se présente désormais sous l’étiquette LR, ou au Havre avec Édouard Philippe qui se repositionne sous l’étiquette Horizons (parti de centre-droite). Parallèlement, l’extrême droite montre une progression constante, surtout dans les villes moyennes en devenant un acteur majeur du jeu politique. À Lisieux, le candidat du Rassemblement National obtient 31,83 % et à Alençon, 20,01 %, des scores qui rivalisent avec les forces traditionnelles. Les résultats restent globalement moins élevés qu'à l'échelle nationale.
Dynamique globale
En France, le RN pèse sur le jeu politique en forçant la droite traditionnelle à se durcir pour ne pas perdre ses électeurs, tout en s’imposant comme une force incontournable. Cette dynamique fait écho aux évolutions internationales récentes : la victoire de Donald Trump aux États-Unis, la montée en puissance des Fratelli d’Italia en Italie ou le recentrage nationaliste au Portugal.
Pronostic 2027
Ces résultats dessinent déjà les contours de la présidentielle de 2027, où la droite structurée et en croissance semble bien préparée, tandis que la gauche, malgré son succès isolé à Rouen, reste en position défensive. L’extrême droite, en pleine ascension, risque d’être la clé de voûte du scrutin national, capable de faire basculer les tours décisifs ou de forcer les alliances, pour la droite traditionnelle.
Melis LEGUEDE, Lison FORGET,
Ambrea MONTANARI.
