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| N° 6 - Février 2026 | www.saintemarie-caen.fr |
Sommaire
Santé et sciences p.2 et 3 :
Les écrans, un danger pour la jeunesse ?
Sommes-nous allés trop loin ? 7 des 9 limites dépassées
La prévention au cœur de la lutte contre les cancers
Les internes en médecine : l'envers du décor hospitalier
Le grand retour d'espèces disparues !
Culture p.4 et 5 :
Le festival Beauregard : une icône normande
Sorties littéraires et cinématographiques, nos attentes de 2026
Sotheby's Paris, les ventes phares de 2025
Lego, le bilan 2025 du géant du jouet
Internet va-t-il remplacer les médias « classiques » ?
Education p.6 :
Parcoursup : une source de stress plus forte que le Bac ?
Orientation postbac, un dilemme pour certains étudiants
Comment l'Intelligence Artificielle redéfinit le parcours scolaire
de la Génération Z ?
M. Camus : retour sur son parcours
Sports et loisirs p.7 :
Les pestiférées du football
Festyland nous révèle Valkyrie : sensations garanties !
Rêve de voyages
Et Demain ? p.8 :
Et si l'apocalypse était demain ?
L'apocalypse dans les jeux vidéos
Édito
Pour cette sixième édition du journal Ste M’Actu, réalisée en partenariat avec Ouest-France, les élèves des classes de Première 1, 2 et 4 se sont mobilisés sous la direction et la supervision de Mme Moulin (professeur d’HGGSP et d’Histoire) et de Mme Lemetais (professeur documentaliste). Le groupe s'est pleinement engagé dans la réalisation de ce nouveau numéro.
Nous avons mené des recherches, réalisé des interviews ainsi que de nombreux sondages afin de rédiger nos articles, qui sans l’aide précieuse de Corinne Printemps, notre journaliste référente, n’auraient pas pris forme.
Cette édition explore divers thèmes allant de la santé à l’orientation chez les jeunes en passant par l’imminente fin du monde ou l’avenir des médias. Nous avons également mis en lumière le parcours professionnel de notre proviseur, M. René Camus. Nous nous sommes principalement concentrés sur des sujets locaux comme le CHU de Caen, Festyland ou encore notre festival Beauregard, mais également sur des sujets plus généraux comme l'orientation ou bien les limites écologiques.
Nous avons aussi abordé des thèmes d'actualité comme l'Intelligence Artificielle et le danger des écrans.
La création de ce journal a été pour nous l’occasion de nous informer sur les métiers de l'information. Nous nous sommes mis dans la peau de vrais journalistes, avons respecté toutes les contraintes afin de sortir de cette expérience avec le maximum de connaissances sur le sujet.
D’octobre à janvier, nous nous sommes impliqués dans ce projet afin de faire de ce journal un chef d’œuvre dont nous sommes fiers. Maintenant que notre projet de conception journalistique touche à sa fin, nous vous souhaitons une bonne lecture qui, on espère, vous plaira autant que l’expérience de le produire nous a plu.
Sommes-nous allés trop loin ? 7 des 9 limites dépassées
Les limites planétaires représentent les seuils à ne pas dépasser pour préserver l’équilibre de la Terre. En 2009, le codirecteur de l’Institut de Recherche de Potsdam a défini ces limites afin d’identifier un « espace de fonctionnement sûr pour l’humanité ». Aujourd’hui, sept de ces neuf limites ont déjà été dépassées, augmentant le risque de perturbations graves et parfois irréversibles.
Nous allons vous expliquer les différentes limites planétaires ainsi que leur stade, la cause de leur apparition et enfin nous finirons par des bonnes nouvelles et des moyens de préserver notre planète.
Quelles sont les stades des neuf limites ?
Quand une limite planétaire est dépassée, on entre dans une zone « orange » d’augmentation des risques, c'est-à-dire que la limite a été dépassée mais n'est pas encore un risque majeur pour la planète. Un deuxième seuil marque le passage dans une zone « rouge » de risque élevé, cela devient préoccupant. Plus l’on s’éloigne de l’espace de vie préservé (en vert), plus le risque est grand. Comme on peut le voir, 4 des limites se situent en zone « rouge » : le changement climatique, l'érosion de la biodiversité, la perturbation des cycles biogéochimiques de l’azote et du phosphore et l'introduction d’entités nouvelles dans la biosphère. Trois sont en zone « orange » : le changement d’usage des sols, l'acidification des océans et l'utilisation de l’eau douce, Enfin, deux sont en zone « verte » : l'appauvrissement de l’ozone stratosphérique et l'augmentation des aérosols dans l’atmosphère.
Les limites dépassées les plus importantes
La plus importante est le changement climatique, qui entraîne une concentration de gaz à effet de serre, provoquant un réchauffement des sols. Les conséquences sont la fonte des glaciers, une plus grande fréquence des températures caniculaires et des risque de sécheresse.
La deuxième limite est l'érosion de la biodiversité, c'est-à-dire l'augmentation du taux d'extinction d'espèces et de dégradation des habitats naturels. On assiste aujourd'hui à la sixième extinction massive, ce qui conduit à une perte du patrimoine génétique et à une modification du fonctionnement des écosystèmes terrestres et aquatiques.
La troisième est la perturbation des cycles biogéochimiques de l'azote et du phosphore. Ces deux éléments chimiques sont nécessaires à la croissance des plantes, mais leur usage excessif comme engrais pollue les eaux. Cette pollution provoque la prolifération d’algues vertes qui empêchent les autres espèces de vivre : c’est l’eutrophisation.
Enfin la quatrième plus importante est l'introduction d'entités nouvelles dans la biosphère. Cette limite concerne toutes les substances chimiques ou biologiques rejetées dans la nature qui menacent la santé humaine, la faune, la flore et les écosystèmes.
Comment en sommes-nous arrivés là ?
D'après le Commissariat général au développement durable, la crise actuelle de la biodiversité résulte de l’ensemble des pressions exercées par les activités humaines sur les milieux naturels. De nombreuses causes en sont responsable, mais toutes proviennent de l’activité humaines. En effet, l'urbanisation, les pratiques agricoles, le plastique et la surexploitation des espèces sauvages (pêche, élevage intensif) ont grandement contribué à la détérioration de notre planète.
Quelques bonnes nouvelles !
Une limite est en cours d'amélioration. Il s'agit de la resteuration de la couche d'ozone, grâce aux nombreuses mesures prises depuis 1987 avec le protocole de Montréal visant à réduire la production de substances nocives. Une autre limite reste également non dépassée, c'est l'augmentation de la présence d'aérosols dans l'atmosphère. Si elle venait à être franchie, cela entraînerait une dégradation majeure pour le climat et la santé humaine.
Que faire pour ralentir la progression ?
Nous savons que les neuf limites planétaires sont liées entre elles et dépendent les unes des autres. Pour trouver des solutions efficaces, il faut donc prendre en compte leur interdépendance. Il faut sensibiliser, éduquer, comprendre les enjeux et réfléchir à des actions qui vont prendre place sur le long terme. Des petites actions du quotidien, comme manger moins de viande, utiliser l’eau de pluie pour arroser les plantes, privilégier les transports en communs, trier, recycler, privilégier la seconde main et le local, garder ses équipements informatiques le plus longtemps possible, réduire les emballages plastiques, refuser la publicité, chauffer sans excès l’hiver et limiter la climatisation l’été..., peuvent également avoir un impact important sur la préservation de notre planète.
Marie Guerault, Hanaé Gilles
Les écrans, un danger pour la jeunesse ?
Les écrans font partie du quotidien des jeunes mais leur omniprésence n'est pas sans danger avec le temps.
Les enfants et adolescents âgés de 6 à 17 ans consacrent en moyenne plus de quatre heures par jour aux écrans. Leur usage s’est donc imposé dans nos vies quotidiennes, y compris dès le plus jeune âge. Cependant, une exposition prolongée aux écrans, peut avoir des répercussions importantes sur la santé physique, mentale et la vie sociale. Il y a ainsi des risques sur la qualité du sommeil qui entraîne un niveau de concentration moins important du fait de l'utilisation prolongée des écrans. Les élèves montrent donc une concentration limitée en classe ou en faisant leurs devoirs.
Une utilisation de plus en plus importante
En 2025, l'âge et le temps d'écran sont liés : les deux augmentent au fils des années. Les parents choisissent la facilité et laissent les enfants de plus en plus jeunes avec les écrans pour être « tranquilles ». D'après les scientifiques, la notion d'addiction aux écrans n'est pas fondée mais c'est surtout l'utilisation des réseaux sociaux qui peut avoir des conséquences graves comme le cyberharcèlement, phénomène en augmentation constante pour la jeunesse avec l'anonymat qui facilite les critiques. Des applications ont été créées pour contrôler le temps d'écran des enfants par les parents comme par exemple Familylink. Sur certains appareils, notamment les appareils Android ou IOS, il existe des installations pour contrôler les écrans.
Quelques principes pour limiter l’usage des écrans pour les enfants ?
La règle 3-6-9-12, établie par le psychologue Serge Tisseron, reprend les recommandations des différents professionnels qui se sont intéressés à cette question. Les spécialistes de la santé ont établi une limite d'âge de 3 ans avant toute utilisation des écrans. Entre 3 et 6 ans, il est important d'encadrer les enfants. C'est aux parents d'autoriser l'enfant à utiliser les écrans. De 6 à 9 ans, il est recommandé de manier les écrans comme des outils créatifs. De 9 à 12 ans, pour protéger les adolescents sur les réseaux sociaux, le gouvernement a adopté une loi visant à instaurer une majorité numérique et à lutter contre la haine en ligne. La loi du 7 juillet 2023 fixe, en effet, la majorité numérique à 15 ans pour s’inscrire sur ces plateformes. Cependant, un enfant peut y accéder dès 13 ans avec l’accord d’un parent.
À cet âge-là, les adolescents sont sujets à une utilisation fréquente des écrans. Au lieu de les interdire, mieux vaut les encadrer et privilégier le dialogue avec leur responsable légal. Selon Santé Pratiques Paris, « le défi est plus grand pour les parents d’adolescents que pour ceux d’enfants plus jeunes. Une règle simple peut cependant faire la différence : ne pas laisser d’écran dans la chambre après le coucher. Le sommeil des jeunes est précieux, or beaucoup continuent à discuter en ligne une fois la porte fermée ».
Un temps d’écran important en semaine comme le week-end pour les élèves de Sainte Marie
Dans le cadre d’un sondage réalisé au sein du lycée Sainte-Marie, quatre questions ont été posées aux élèves afin de mieux comprendre leur relation quotidienne avec leurs téléphone portable.
En semaine, une majorité d’élèves passe plusieurs heures par jour sur le téléphone. 20 % déclarent l’utiliser entre 1 et 2 heures par jour, tandis que 29 % y consacrent de 2 à 3 heures. 24 % des adolescents interrogés passent entre 3 et 4 heures quotidiennes sur leur téléphone, et 34 % affirment dépasser les 4 heures par jour.
Le week-end, ce temps d’écran augmente nettement. 40 % des lycéens utilisent leur téléphone entre 3 et 5 heures par jour, 28 % entre 5 et 7 heures, et 12 % plus de 7 heures quotidiennes. Seuls 25 % déclarent une utilisation plus modérée, entre 2 et 3 heures.
Les applications les plus utilisées par les jeunes élèves de Sainte-Marie
En ce qui concerne les applications les plus utilisées, les réseaux sociaux arrivent largement en tête. Instagram est l’application la plus citée avec 59 %, suivie de TikTok avec 42 % et de Snapchat avec 37 %. Les jeux mobiles sont moins attractifs, avec 22 % des réponses.
Des lycéens favorables à l'interdiction des téléphones ?
Nous avons demandé aux élèves s’ils étaient favorables à l’interdiction des téléphones portables au sein du lycée. Une grande majorité, soit 84 %, se dit contre cette interdiction, tandis que seulement 7 % y sont favorables.
Applications mobiles les plus téléchargées au monde en 2024
D'après Digital Unicorn, depuis 2023, Instagram, l'application de réseaux sociaux de partage de photos et de vidéos, conserve sa première place avec 56 millions de téléchargements. Ce qui montre sa popularité auprès des jeunes utilisateurs et qui augmente de jour en jour.
La deuxième place revient au réseau social chinois TikTok avec plus de 45 millions de téléchargements. Facebook clôture ce top 3, avec un peu plus de 42 millions de téléchargements.
TikTok, un algorithme dangereux pour ses utilisateurs ?
Selon Amnesty international, TikTok est une application chinoise de partage de vidéos courtes qui est devenue en quelques années l'un des réseaux sociaux les plus utilisés dans le monde. Le modèle que propose TikTok consiste à proposer un contenu parfaitement adapté aux utilisateurs. Pour cela, la plateforme a mis en place un algorithme qui met automatiquement en avant certains contenus. Un tel système peut plonger les ados dans des spirales de contenus infernaux, surtout auprès des jeunes les plus vulnérables.
Pour conclure, les écrans peuvent représenter un énorme danger pour la génération Z (1992-2012) et la future génération Bêta constituée de personnes nées entre 2025 et 2039. Il faut donc contrôler l'utilisation des écrans par la jeunesse.
(Numéro gratuit à appeler en cas de cyberharcèlement : 3018)
Thé Bordier, Ilian Guenfoud,
Tim Berthelin
Le grand retour d'espèces disparues !
Pourquoi recréer des animaux préhistoriques disparus ?
Récemment, une espèce d'animal disparu a été recréée grâce à de l'ingénierie génétique. Trois loups géants, aussi nommés en latin canis dirus, appartenant à une espèce ayant vécu il y a plus de 10 000 ans, ont été récemment réimplantés dans une réserve protégée et surveillée.
Quel est le but de ce projet ?
Colossal biosciences, l'entreprise américaine qui a mené à bien cette expérience en 2025, explique que la dé-extinction a pour but de protéger des espèces actuellement menacées par le changement climatique comme l'explique le Time Magazine dans un article du 7 avril 2025.
Comment se portent les loups réapparus ?
Ces trois loups se prénomment Romulus, Remus et Khaleesi. A six mois, ils mesurent déjà 1m 20 et sont déjà très grands comparé à la plus grande espèce actuelle de loups, les loups gris. En effet, quatorze gènes présentent des variations induites chez ces trois individus par rapport aux loups gris. En conséquence, il y a des différences au niveau de la taille, de la musculature ou encore de la largeur de la tête comme le note le site AmphiSciences dans un article du 15 avril 2025. En résumé, ce ne sont pas des loups géants qui ont été recréés mais des loups gris hybrides auxquels des caractéristiques du génome de canis dirus ont été implantées.
Cette expérience est-elle un succès ?
La naissance de ces loups est un succès. Mais ce projet est contesté par de nombreux scientifiques. Ils déclarent que le génie génétique n'est pas parvenu à ramener à la vie le loup géant d'antan mais seulement un hybride entre loup gris actuel et loup géant préhistorique. Il est donc très difficile de faire revenir à la vie des individus d'espèces disparues car retrouver l'entièreté d'un génome se révèle extrêmement complexe. Comme le précise B. Shapiro cheffe scientifique de ce programme, à Sciences et Avenir, en avril 2025, le but est de créer des « équivalents fonctionnels de ces espèces ».
Est-ce réellement une recréation d'espèce ?
La bonne idée n'est pas de réaliser une dé-extinction mais de réimplanter des caractéristiques d'espèces disparues chez des espèces existantes mais menacées. Par exemple, Colossal biosciences précise encore au Time magazine du 7 avril 2025 que « ce qu'ils apprennent en restaurant le mammouth, pourrait les aider à concevoir des éléphants plus robustes, capables de mieux résister aux ravages du réchauffement climatique ».
Cette expérience constitue donc une avancée scientifique majeure mais montre tout de même des limites scientifiques et pose aussi des questions éthiques et environnementales.
Emma Aubert, Marin Meudic
Les internes en médecine : l'envers du décor hospitalier
Avec le refus du CHU nous n'avons pas pu rencontrer ce qui chaque jours apprennent à sauver des vies : cela dit nous vous proposons le point de vue d'une infirmière sur les internes.
Depuis maintenant plusieurs années, le CHU de Caen forme les étudiants en médecine et leur apprend à sauver des vies. Les internes sont des médecins en formation, qui ont validé leurs 6 premières années d'études médicales. Un service se compose d'au moins un interne et d'un encadrant. Selon leurs spécialités et leurs expériences en internat, ils suivent les patients, réalisent des interventions chirurgicales, pratiquent des soins. Ils peuvent aussi évoluer, par exemple, dans des services de laboratoire ou de radiologie.
Mais depuis plusieurs mois, le CHU souffre de tensions internes. En effet, depuis le 3 novembre dernier, le service des urgences du CHU de Caen fonctionne sans internes, une mesure exceptionnelle motivée par un manque d'encadrement. Nous sommes alors en droit de nous poser la question suivante : quelles sont les motivations de cette décision radicale ? Malheureusement suite au refus du service de communication du CHU, nous n'avons pas pu interroger les principaux concernés.
Pour répondre à cette question nous avons donc interrogé une infirmière confirmée.
A quoi ressemble le quotidien des internes dans un service ?
Leur quotidien se résume à la prise en charge globale des patients. Ils sont en collaboration étroite avec le reste de l'équipe soignante, s'occupent d’ausculter les patients et participent à leurs prescriptions. Ils sont sous la responsabilité des séniors qui eux, sont censés valider leurs prescriptions.
Quels sont vos relations avec les internes ? Pourquoi ?
Nous travaillons en étroite collaboration car les infirmières utilisent les prescriptions médicales faites par les internes et qui normalement validées par les séniors.
Comment voyez-vous la surcharge sur les internes ?
Ils ont une pression par rapport aux patients car cela concerne des vies. Travaillant sous la responsabilité des séniors, ils entrainent donc la responsabilité de ces médecins. Ils ont aussi une pression de l'équipe soignante dont les infirmières car si leurs prescriptions médicales sont invalidées par les séniors, cela peut retarder la prise en charge des patients et être un risque d'erreur. Ils restent plus longtemps au CHU car ils doivent préparer les dossiers à présenter le lendemain au staff. Ils ont notamment leurs études à côté où ils doivent valider leur semestre.
Ayant travaillé au CHR de Bayeux, je peux noter une différence de charge de travail notamment du fait qu'il y ait moins de patients donc moins d'internes dans un même service. Les internes peuvent donc se sentir un peu plus encadrés.
Pourquoi un tel choix ?
Cette interview nous a permis de mettre en lumière le rythme des internes du CHU ainsi que la pression qu'ils vivent au quotidien. En effet, le CHU manque d'encadrement, ce qui peut expliquer le manque d'internes depuis maintenant plus d'un an et la décision radicale du CHU de ne plus en recruter.
Cela est donc alarmant pour le système de santé publique car le manque de personnel pour former de nouveaux médecins signifie qu'il en aura peut-être moins de praticiens à l'avenir.
Nathan Guesnay, Lenny Caillot
La prévention au cœur de la lutte contre les cancers
Un simple geste, une information au bon moment, peut tout changer, et si la sensibilisation était la première arme contre le cancer ?
Les cancers sont aujourd'hui l'une des principales causes de mortalité dans le monde. En France, en 2023, ils ont été responsables de 162 400 décès selon le Ministère de la Santé.
Il existe une grande diversité de cancers, pouvant toucher les adultes, mais aussi les enfants. Cependant, une grande part d'entre eux pourrait être évités ou détectés plus tôt. La sensibilisation joue donc un rôle essentiel dans la prévention et le dépistage.
Pourquoi la sensibilisation est-elle indispensable ?
Certains cancers sont le résultat de gestes du quotidien. Effectivement, 40 % pourraient être évités avec de bonnes habitudes. Les facteurs de risque peuvent être la consommation d'alcool, de tabac, une mauvaise alimentation ainsi qu'un manque d'activité physique. Par exemple, le tabagisme est à l'origine du cancer du poumon dans 80 à 90 % des cas. La sensibilisation est ainsi indispensable. Elle permet d’informer les personnes sur les risques, les causes et les moyens de prévention. Elle invite aussi à se faire dépister et permet de soutenir les personnes malades.
Pour parler à tout le monde, un système de prévention mensuelle a été mis en place. Chaque mois est associé à une couleur et à un cancer, comme « Septembre en Or » pour les cancers de l'enfant ou « Octobre Rose » pour le cancer du sein.
La sensibilisation menée par La Ligue contre le cancer
Différentes associations ont été créées dans le but de récolter des fonds et de sensibiliser, pour ainsi aider les personnes malades, leurs proches, et également soutenir la recherche et le développement de nouveaux traitements. C'est le cas de La Ligue contre le cancer. Depuis 1918, elle est la seule à lutter sur tous les fronts de la maladie.
« Notre but est d'organiser des événements afin de récolter de l'argent et de sensibiliser aux cancers », explique Clément Forestier, chargé de partenariat et d'événementiel de La Ligue. Cette dernière peut proposer différentes formes de manifestations, par exemple des marches. Elle tient souvent un stand de prévention, comme au festival de Beauregard. Elle y informe sur les cancers liés au soleil, où un message essentiel est transmis, permettant de limiter le risque de développement d'un cancer.
Les professionnels de santé en première ligne
Il existe une multitude de centres de traitement contre les cancers. Doté de sa belle fresque comportant les noms des malades y étant décédés, le centre François Baclesse tient une grande place en Normandie, étant même reconnu à l'international. En effet, il est le 5e meilleur établissement de France pour le cancer du sein et 7e pour le cancer de l'utérus. Il traite tous les cancers exceptés ceux touchant les enfants. La prévention y est directement faite dans les services. « Il faut ainsi ne pas hésiter à aller consulter dès l'apparition de signes anormaux », conseille Marie-Pierre, attachée de direction du centre depuis 2003.
Quant au CHU de Caen, classé 12e des meilleurs CHU de France en 2024, il possède un service lié aux cancers de l'enfant. Les médecins en oncologie pédiatrique, M. Bodet et Mme Deparis, expliquent que le cancer chez l'enfant est une maladie assez rare, mais nécessitant tout de même de lourds traitements difficiles au quotidien. M. Bodet indique que la sensibilisation est importante : « Plus nous parlons de ces maladies, plus les moyens de la recherche ainsi que l'aide aux familles et malades peuvent être importants ». Les différents métiers au cœur des cancers changent le regard des professionnels sur la vie. Leur discours reste le même : « Nous sommes ici pour aider ceux qui en ont besoin ».
Et les personnes touchées ?
Stéphanie a justement eu besoin de se faire traiter contre le cancer du sein à l'établissement de Baclesse. Elle a appris l'existence d'une masse présente dans son sein suite à une mammographie de contrôle. Elle raconte : « S'ils ne me l'avaient pas prescrite, je l'aurais su beaucoup plus tard, peut-être même trop tard ». En effet, le dépistage joue un rôle primordial avant l'éventuel processus de soins. Stéphanie est en rémission depuis environ 3 ans, ses traitements longs ont encore sur elle de lourdes conséquences physiques et psychologiques. Elle conseille aux femmes atteintes de « s'accrocher et se battre », sans avoir peur de se faire dépister.
Amandine, elle, a été victime d'une leucémie lymphoblastique aiguë à 2 ans (cancer intense qui touche les cellules sanguines). Sa mère, ancienne sage-femme, avait repéré les premiers symptômes visibles. Selon Amandine, nous sommes trop peu sensibilisés aux cancers et à toutes leurs conséquences psychiques. Elle a donc décidé de faire partie d'une association du CHU de Caen « Cadet Roussel ». En novembre prochain, elle organisera un spectacle d'une chorale à Saint Lô, et possiblement plus tard sur Caen afin de récolter des dons.
Quel avenir pour la sensibilisation ?
Dans un futur proche, la sensibilisation aux cancers prendra surement une place encore plus importante dans la société. Les campagnes d’information deviendront plus fréquentes, notamment dans les écoles auprès des jeunes. De plus, les dons permettront à la médecine de progresser et d’améliorer les chances de guérison.
Et si sensibiliser pouvait dire sauver ?
Camille Dupont, Léonie Fayet
Sotheby's Paris, les ventes phares de 2025
La branche parisienne de l'icone du luxe a cette année encore su faire parler d'elle au travers de ses œuvres inestimables.
Le monde de l'art et celui de la vente aux enchères sont étroitement liés. Même si cet univers peut parfois sembler hors de portée des jeunes, le nom de Sotheby's reste dans les esprits comme un symbole de luxe et de prestige. Depuis 1744, cette entreprise d'origine londonienne s'est spécialisée dans la vente aux enchères d'oeuvres d'art. Avec Christie's et Bonhams, Sotheby's fait partie des trois maisons de vente les plus influentes au monde. On peut donc parfois rester bouche bée devant des œuvres qui ne font pas seulement rêver les millionnaires.
Napoléon : une collection historique
« Napoléon », c'est ainsi qu'a été surnommée la vente du 25 juin dernier, durant laquelle 112 lots ont été vendus par Sotheby's, au 83 rue du Faubourg Saint-Honoré. Exposées quelques jours avant la vente dans la galerie du 83, les œuvres ont pu être admirées par les visiteurs dans une scénographie colorée signée Castelbajac. Parmi les lots figuraient entre autres le premier codicille du testament de Napoléon, un trône lui ayant appartenu et une toile du peintre Jean-Baptiste Mauzaisse, Bonaparte franchissant le Grand-Saint-Bernard, d'après Jacques-Louis David, vendue 863 600 €. La vente complète de la collection s'est élevée à plus de 8,6 millions d'euros.
Icônes de la mode, dont le Birkin original
Cette année, la Fashion Week de Sotheby's a proposé une large collection portant les noms de Christian Dior, Jean-Paul Gaultier ou encore Yves Saint-Laurent... Cependant, la pièce maîtresse de la collection était signée Hèrmes, marque associée au nom de Jane Birkin avec la mise en vente du premier sac « Birkin », référence incontestable de la mode. Le sac a été conçu pour l'actrice franco-britannique en 1984 lors d'un vol Paris-Londres, où le hasard la fit s'asseoir au côté de Jean-Louis Dumas, dirigeant d’Hermès à l'époque. La star s'était plainte de ne pas trouver chez Hèrmes le sac idéal aux besoins d'une maman.
Si aujourd'hui la plupart des sacs de ce modèle s'acquièrent aux alentours de 20 000 €, ce prototype ayant appartenu à l'actrice s'est vendu aux prix de 8 582 500 €.
Important design
La collection Important Design illustre l'art dans le mobilier et l'utilitaire. En passant par les vases et les tables basses, chaque élément se présente comme un moyen de décorer son intérieur de manière originale. Parmi les 177 œuvres proposées, la plus attendue était « le Bar aux Autruches » du français François-Xavier Lalanne. Cette sculpture en acier révèle en fait un bar et les ailes des volatiles s'ouvrent sur un espace pour les boissons. L’œuvre a été très appréciée par le public et s'est vendue au prix de 11 112 500 €, la somme totale générée par cette vente atteignant une valeur de 26 843 534 €.
Cette année encore, Sotheby's Paris a subjugué les passionnés de vente d'art par le prestige et la rareté de ses œuvres. De la passion du Premier Empire aux grands noms de la mode française et à l'art contemporain, les émotions ont été au rendez-vous. La firme transnationale du luxe a donc réalisé cette année des ventes qui ont ravi les amateurs d'art et leur originalité a rencontré un grand succès.
Que ce soit par les prix vertigineux ou la dimension artistique, les jeunes générations ont parfois tendance à s'éloigner de cette facette de la culture. Cet article visant bien sûr à la faire découvrir ou redécouvrir à nos lecteurs, j'espère que votre curiosité aura été piquée par ce nouvel univers qui s'offre à vous.
Yann Patenay
Sorties littéraires et cinématographiques, nos attentes de 2026
Qui n'a jamais rêvé d'être au courant des sorties du moment ? Nous avons fait une sélection pour vous... À vos agendas !
Juste pour vous, voici quelques unes des sorties les plus attendues de 2026 !
En littérature tout d'abord...
De la romance, du thriller, du fantastique ... il y en a pour tous les goûts !
En broché
Freida Mc Fadden sera incontestablement l'autrice à suivre en 2026 avec pas moins de trois sorties de romans ! Le thriller La locataire arrivera dans les librairies le 11 février (+16 ans). Blake y perd son travail et décide d'accueillir chez lui Whitney, en tant que colocataire pour qu'elle l'aide à payer son loyer. Les ennuis commencent alors...Seront ensuite disponibles en librairie : L'intruse en mai et Dear Debbie en octobre.
Une autre sortie est très attendue : Crowntide, le quatrième tome de la saga Lightlark d'Alex Aster, où l'on va continuer de suivre Isla à travers ses aventures... Attention ! Un triangle amoureux est au rendez-vous avec des protagonistes qui n'ont pas froid aux yeux...
En poche
Le coup de coeur d'une des rédactrices est la sortie de Powerless, premier tome de la saga incontournable de Lauren Roberts, chez Gallimard, le 19 février 2026 (dès 12 ans). Cette trilogie sur fond de magie et de fantastique nous propose une romance impossible entre deux jeunes gens au coeur d'un royaume divisé. Elle rencontre un tel succès aux États-Unis qu'une adaptation en série télévisée est en cours.
Le premier tome de la saga Le trône ardent, intitulé L'héritière de Jasad, de Sara Hashem sortira également en poche, le 11 février prochain chez City (+16 ans). Romance, aventure, thriller, fantastique...des ingrédients qui ne peuvent que vous donner envie de dévorer ce roman dont l'héroïne Sylvia va devoir choisir son destin...
Mangas
Fans de Star Wars et des Pokémons, tenez-vous prêts !
Le tome 4 de la saga Star wars, La haute république (5 tomes au total), intitulé Un équilibre fragile, est sorti le 21 janvier 2026. De la science fiction adaptée à la jeunesse. Un régal pour les plus jeunes !
Quant aux Pokémons qui fêtent leurs 30 ans cette année, le tome 2 de la série Pokémon rubis oméga et Pokémon saphir alpha débarque en librairie le 14 janvier.
Au cinéma pour continuer...
Sophie Marceau sera de retour sur nos écrans cette année avec la suite de la comédie culte des années 2000 « Lol ». En effet, « Lol 2.0 » sort en salle le 11 février. Anne profite enfin de sa liberté après le départ de ses enfants. Mais tout change lorsque sa fille Louise revient vivre chez elle, et que son fils Théo lui annonce qu’elle va devenir grand-mère ! Un grand moment de rire et de détente assuré !
Pour les moins sensibles, la sortie du volet 7 du film d'horreur « Scream » est annoncée le 25 février. Nous y retrouvons les actrices Courtney Cox et Neve Campbell, héroïnes des précédents opus. Le synopsis fait déjà trembler !
Enfin, les fans de Marvel ne seront pas en reste cette année : « Supergirl » sortira en juin 2026. Le film suit l'héroïne incarnée par Milly Alcock dans un voyage à travers la galaxie, dans lequel elle accompagne la jeune Ruthye Marye Knoll dans sa quête de vengeance contre Krem, l'assassin de son père.
Alors, votre coup de coeur de l'année à venir sera t-il une de nos recommandations ?
Léonie Fayet, Marie Guerault
Le festival Beauregard : une icône normande
Aujourd’hui pour Sainte M'actus, Paul Langeois, cocréateur du festival Beauregard, a accepté de nous accorder une interview.
Le Festival Beauregard est un festival phare en Normandie, qui se déroule sur le site du château de Beauregard. La première édition du Festival Beauregard a eu lieu en 2009 sous l'impulsion de Paul Langeois, directeur-programmateur du Big Band Café, Claire Lesaulnier sa femme, régisseuse et organisatrice de concerts, et Patrick Simon, gérant d'une agence de communication. 17 ans plus tard, le festival a réunit 156 000 festivaliers sur 5 jours, soit 32000 par jour.
Vous avez commencé avec le BBC. Créer un festival a toujours été une ambition, un rêve d’enfant ?
J’ai organisé des concerts très jeune, je n’avais même pas 18 ans. Caen n’était pas du tout la ville que tu peux connaître aujourd’hui : il y avait très peu de concerts, c’était compliqué. J’ai commencé à inviter des groupes dans des bars, dans des salles. C’est devenu ma passion très tôt. Puis je suis devenu directeur du BBC, les gens me connaissaient, me faisaient confiance.
Au départ, on ne se disait pas qu’on allait créer un festival. C’était plutôt une envie de combler un vide ici, de proposer un événement qui puisse accueillir des artistes internationaux, pour que les Normands puissent les voir sans aller à Paris. Je ne dirais donc pas que c'était un rêve d'enfant, mais plutôt la suite logique des choses.
Aujourd’hui, le festival Beauregard est un festival intergénérationnel. C'était un objectif ?
Comme je l'ai dit, l’objectif premier, en 2009, était d’amener un événement de ce type sur la région caennaise, et de faire venir en Normandie des artistes internationaux. Puis le festival a évolué, a grandi année après année. La programmation s’est ouverte à des choses beaucoup plus variées. Au début, c’était très rock, et rapidement on a fait des musiques urbaines, pour attirer un public plus jeune qui ne venait pas à Beauregard.
Désormais, c’est devenu un festival que l’on appelle « généraliste », mais ce n’est pas négatif : c’est un festival grand public qui arrive à rassembler différentes générations, et on en est plutôt fiers. En tout cas, au début, ce n’était pas l'objectif et on n’y avait pas pensé.
Qu’est-ce qui était le plus dur au début : la logistique, le stress, les financements, la programmation ?
Pour se lancer dans la première édition, il faut un brin de folie, car on n’avait pas de subventions et un budget qui avoisinait le million d’euros. Les premières années ont été rudes, avec des comptes souvent dans le rouge, obligeant l’équipe a avancé pas à pas. Heureusement, le festival a pris de l’ampleur au fil du temps, et le budget a augmenté. Ça montre que Beauregard plaît, mais ça montre aussi les risques toujours plus grands pris chaque été. Donc effectivement, beaucoup de stress dû aux imprévus, et parce que c’était la première fois.
Même si je suis dans le milieu du spectacle depuis longtemps, c’est très différent de faire un concert dans une salle et sur un champ. Il y a des routes à bloquer, des arrêtés préfectoraux à mettre en place. La première édition, on avait tellement la tête dans le guidon qu’on ne regardait même pas le nombre de places vendues. Quand on a vu qu’il y avait du monde, que les gens et les artistes étaient heureux, que l’édition s’était bien déroulée sans débordements, on était contents, qu’on ait perdu de l’argent ou non. Les gens nous demandaient les prochaines dates, et c’était hyper motivant.
Finalement, est-ce un peu grâce au soutien du public que vous n’avez jamais pensé à arrêter le festival ?
Oui, car même lorsqu’il y a un déficit financier, si les gens sont là, contents et passent un bon moment, ça donne envie de continuer.
Mais l’aspect financier reste très important et peut faire que tu arrêtes un jour, comme en 2013, où on a vraiment perdu énormément d’argent. On s’est sérieusement posé la question de l’intérêt de repartir sur une édition. L’argent peut t’obliger à te dire : « là, ce n’est plus rentable, il faut arrêter, le modèle économique ne fonctionne pas ». Si tu perds de l’argent et qu’en plus on te dit que rien ne va, que les artistes n’étaient pas contents, là tu arrêtes. Mais quand tout fonctionne à part l’argent, ce n’est pas grave.
Qui est John ? Quel est son rôle ?
Ce qui est bien dans la vie, c’est d’avoir toujours une part de mystère. Les plus belles choses ne sont pas forcément celles que l’on connaît. Cette question, « qui est John ? », fait partie de la magie. John est un nom apparu dès la première édition, lors de la création du Facebook du festival. On l’a appelé « John Beauregard » et non « Festival Beauregard ».
Sans trop en dévoiler, c’est un nom arrivé presque par hasard, mais qui a rapidement pris de l’importance. Les gens s’adressaient à une personne et non à un événement : « Salut John, quand est-ce que tu dévoiles la programmation ? » « Merci John d'avoir programmé tel artiste ». C’est à partir de là que John est vraiment né. Aujourd’hui, John est la signature du festival. Pour certains, c’est le fantôme du château ; pour moi, c’est l’esprit de Beauregard. C'est également un bon outil de communication pour parler au public.
Quelle édition vous a le plus marqué ?
La première reste inoubliable, surtout à cause du doute : est-ce que le public va venir ? Le site était encore mal maîtrisé, et on a dû faire face à pas mal de difficultés.
L’édition 2012 a aussi laissé une trace forte, avec cet orage violent qui nous a tous stressés. Pour un festival en plein air, la météo est toujours un défi. Lors d’une édition récente, de fortes pluies ont même coupé l’électricité dans les bars… mais heureusement, les scènes ont tenu. Au final, ça a soudé encore plus les bénévoles et l’équipe.
Et puis, la météo, c’est aussi un risque financier. Même avec des billets vendus, si les gens consomment moins, le budget peut vite devenir fragile.
Comme le disait Patrick Simon, « un festival, c’est toujours un coup de poker sur trois jours ». D’autant que certaines éditions, dont la première et la dernière, ont fini dans le rouge.
Aubin Lecordier--Segard
Lego, le bilan 2025 du géant du jouet
Entre la formule 1, le tournoi des Champs et la sortie des nouveaux Sets, comment l'année 2025 s'est-elle achevée pour l'entreprise danoise ?
L'année 2025 se terminant, la rédaction de votre journal vous offre le bilan de l'entreprise Lego, une année riche en émotions pour la célèbre marque de briques en plastique. Entre le rugissement des moteurs des champions de Formule 1, le Grand Tournoi des Champs-Élysées et la sortie de nouveaux sets, dont certains battent des records, la firme transnationale a réussi le pari fou de se renouveler en lançant de nouvelles gammes et en se distinguant sur la scène mondiale du divertissement.
L’année de la formule 1 pour Lego
Cette année, la popularité du sport automobile en monoplace a bondi, grisant au passage des centaines de milliers de fan à travers le monde. Encore une fois, la stratégie marketing de Lego a su surfer sur cette vague médiatique en adaptant ses thématiques autour de la tendance, comme elle l'avait fait lors d'éventements mondiaux comme les Jeux Olympiques et la sortie des films à succès Star Wars et Harry Potter.
Durant le Grand Prix de Miami, les pilotes ont surpris le public en paradant à bord de monoplaces … en Lego ! Il a fallu près de 22 000 heures de travail au senior designer Jonathan Jurion et son équipe pour finaliser ce projet ayant nécessité plus d’une tonne de briques plastique, soit 400 000 pièces par bolide.
En parallèle, les rayons jouets des grands distributeurs commerciaux ont accueilli la nouvelle gamme de Formule 1, composée d'une trentaines de sets. Même si deux précédents modèles de Formule 1 montraient les prémices de cette nouvelle vague, celle-ci s'est concrétisée avec le lancement de plus d'une douzaine de monoplaces, d'environ 250 pièces chacun. Ils sont à l'image des célèbres écuries comme McLaren, MoneyGram Haas, Williams Racing, BWT Alpine, KICK Sauber, Visa Cash App RB, Aston Martin, Mercedes-AMG, Ferrari et Oracle Red Bull Racing.
Enfin, comment achever cette thématique sans parler des sponsors de Maxime Biaggi et Djilsi durant le Grand Prix Explorer 3 ? En effet, Lego Racing Team a rejoint la course du créateur de contenu Squeezie et s'est hissée sur la troisième marche du podium parmi les 12 écuries lancées à toute vitesse sur le mythique circuit Bugatti du Mans.
Le Grand Tournoi des Champs LEGO
L'été 2025 a été marqué par le Grand Tournoi des Champs, événement qualifié de plus grand tournoi Lego jamais organisé par le groupe. Ce concours créatif de construction s'est déroulé le 21 septembre 2025 sur la célèbre avenue parisienne, privatisée pour cette journée. Durant cet événement, 256 équipes de trois ou quatre personnes de tous âges se sont disputés le titre de Champion Lego des Champs Élysées avec à la clef un voyage pour quatre personnes au Danemark. Pour se qualifier, il était demandé d'envoyer la photo de sa création sur le thème : « mon objet indispensable des vacances ». L'événement a cependant suscité quelques critiques mais a été finalement salué par l'ensemble de la communauté Lego.
La première vague de 2026
Pour marquer l’entrée dans la nouvelle année 2026, Lego a décidé de rajouter plus de 150 nouveaux sets à son catalogue. On peut découvrir de nombreuses sorties pour des thèmes déjà existants, notamment Lego Ninjago qui célèbre ses 15 ans cette année, mais aussi Lego Harry Potter ou même Lego City. Plusieurs nouveautés sont aussi notables dans la catégorie Botanical, une des plus grandes réussites de Lego de ces dernières années puisqu'elle a séduit un nouveau public bien plus adulte. Star Wars a aussi reçu quelques innovations pour préparer la sortie du film The Mandalorian and Grogu le 22 Mai. Ces changements restent mineurs par rapport au dernier set majeur de cette gamme : L’étoile de la mort version 2. Ce modèle a été le premier de la firme à atteindre le prix 1000 €. Un tel montant a créé des questions et des débats au sein de la communauté qui l'a souvent trouvé excessif.
Le mois de janvier 2026 a marqué aussi la poursuite des partenariats récents, avec deux nouveaux modèles pour Stranger Things et pour The Legend of Zelda. La marque profite ainsi de la popularité de la saison 5 de la série sortie récemment. Le début de l'année 2026 marque aussi un moment attendu depuis des années par les fans de briques. En effet, la marque danoise poursuit son partenariat historique avec le géant du jeu vidéo Nintendo car après Zelda, c’est maintenant Pokémon qui vient enrichir le catalogue qui Lego. Le titan de la culture geek arrive avec des sets qui seront inoubliables comme un set Pikachu ou le monumental set à l'effigie des trois starters de première génération.
Toutes ces nouveautés marquent un début d’année explosif pour l'entreprise qui annonce des sorties régulières tout au long de l’année à venir. Cela augure l’arrivée de nouvelles boîtes et particulièrement celle de plusieurs grands sets consacrés au Seigneur des Anneaux avec Minas Tirith attendu pour le printemps.
L'arrivée de la Smart Brick
Lego vient aussi de dévoiler sa dernière innovation, la Smart Brick, une révolution pour la marque comme pour le monde du jouet. En effet, cette brique intelligente est décrite comme pouvant réagir aux mouvements, aux contacts et même à certaines couleurs à l'aide de plusieurs capteurs intégrés. À travers la nouvelle technologie Smart Play incluant la smart brique mais aussi des mini figurines et des tags, Lego veut permettre à ses produits d'interagir et de s’adapter à la manière de jouer des enfants.
Les premiers modèles équipés de ce système sortiront prochainement à l’intérieur de sets Star Wars adaptés.
Yann Patenay, Raphaël Fisson
Internet va-t-il remplacer les médias « classiques » ?
On estime d'après l'Union Internationale des Communications (UIT) que près de 68 % de la population mondiale se sert d'internet. Mais quelles sont les conséquences ?
Internet est de plus en plus utilisé en France ainsi que dans le monde entier pour s’informer ou encore se distraire. Effectivement, les réseaux sociaux comme TikTok par exemple jouent un rôle clé dans le divertissement.
En plus d'être concurrencées par internet, la télévision et la radio sont aussi dépassées par le téléphone portable et les appareils plus récents grâce à leur facilité de transport et d'utilisation.
On peut aussi remarquer une grande variété de contenus disponibles sur internet à une échelle mondiale. L'une des raisons qui explique cela est le fait que chacun a la possibilité de créer son propre contenu et de le publier. D'après DataReportal, on comptait près de 5,24 milliards de personnes actives sur les réseaux sociaux en 2025.
A contrario de ces nouvelles plateformes, les chaînes télévisées diffusent un programme unique qui n'est pas susceptible de plaire à tout le monde.
L'explosion des plateformes de streaming depuis la pandémie du Covid 19 constitue un enjeu majeur pour les cinémas, grâce à leurs tarifs attractifs et à une grande quantité de films et de séries. Elles ont attiré près d'1,5 milliards d'utilisateurs en 2025.
Qu'en pensent les lycéens ?
Nous avons réalisé un sondage chez les élèves du Lycée Sainte-Marie pour les questionner sur leur opinion à ce sujet. Sur les 432 élèves ayant répondu à notre enquête, 52 % employent les réseaux sociaux pour s’informer, 22 % la télévision, 13 % la presse numérique, 9 % la radio et 1 % la presse écrite. Concernant le divertissement, 45 % utilisent les plateformes de streaming, 40 % les réseaux sociaux, 12 % la littérature, 3 % les podcasts et seulement 1 % les chaînes de télévision. Ces résultats nous montrent que chez les lycéens les réseaux sociaux et Internet sont, de manière générale, bien plus utilisés que les médias classiques.
Nous avons ensuite cherché à connaître la fréquence d’utilisation des réseaux sociaux et de la télévision. On découvre que 85 % des élèves affirment recourir aux réseaux sociaux tous les jours. En comparaison, seul 26 % regardent quotidiennement la télévision. Avec une si grande différence entre la télévision et les réseaux sociaux, on pourrait se questionner sur la rentabilité des médias classiques si leur utilisation décline autant que nous le montre ce sondage. Cependant, nos données ne sont pas représentatives de l'ensemble de la population étant donné qu’il ne sonde qu’un petit échantillon de la même zone géographique, de milieux sociaux semblables et qui est dans la même tranche d’âge.
Un danger pour nos cinémas ?
Avec la fermeture des cinémas et l’explosion des plateformes de streaming durant le confinement, les habitudes de consommation des Français ont changé. Effectivement, d’après Editorialge, « plus de 70 % des foyers français ont accès à un service de streaming payant ». De plus, le nombre d’entrée dans les cinémas a connu une baisse notable en 2025 avec 157 millions d’entrées contre 181 millions en 2024.
Selon une enquête d’IPSOS, 70 % des Français affirment qu’ils se rendraient plus souvent au cinéma si les prix des billets baissaient. En effet, les prix des plateformes de streaming sont extrêmement compétitifs : le prix d’un abonnement Netflix était de 7,99 € en 2025 tandis que le prix moyen d’une séance de cinéma était de 7,24 €. De plus, il n’y a aucun déplacement à faire pour aller regarder un film ainsi qu’un immense catalogue de films et séries sur les plateformes de streaming.
Y a-t-il des risques ?
Un des enjeux majeurs avec l'utilisation d'Internet est la désinformation. Effectivement, il est de plus en plus dur de déceler le vrai du faux à cause des avancées de l'IA. De plus, il peut arriver que les médias relayent ces fausses informations par manque de recherche. Par exemple, une vidéo récente de l'explosion d'une porte de la prison d'Evin à Téhéran est en réalité une vidéo réalisée avec l'IA. Pour éviter cela, il est donc important de prendre toute information lue sur les réseaux sociaux avec précaution et de confronter ses sources.
Un autre risque est la diffusion de contenus inadaptés ou illégaux. Les réseaux sociaux peuvent effectivement être un moyen de véhiculer des idées violentes ou de la haine. Ainsi, le cyberharcèlement est de plus en plus présent chez les jeunes. Selon Jedha, on dénombre en France que près de 23 % des enfants y ont déjà été confrontés au moins une fois en 2024. Le fait d'être caché derrière un écran permet de retirer toute barrière morale et peut conduire à un harcèlement continu et sans réelles limites.
Pour conclure, bien qu'Internet menace de certains médias comme le cinéma, d'autres moyens d'information sont moins touchés à l'image de la radio. Internet change certainement notre manière de nous informer et de nous divertir mais ne fera peut-être pas disparaître tous les autres médias dans les années à venir.
Cyprien Dumont-Langlois,
Robin Heiblé--Amoreirinha
M. Camus : retour sur son parcours
Après 32 ans en tant que chef d'établissement, Monsieur Camus, notre directeur, nous fait par de son parcours.
René Camus est directeur du lycée Sainte-Marie depuis 16 ans (2009). Après des études en économie et en droit à Nancy, il poursuit sur cette voie en intégrant une licence à Sciences Po Paris. Après avoir travaillé quelques années dans la banque, il se réoriente vers l'enseignement et devient professeur d'économie. C'est à cette époque que l'évêque de Sées lui propose une mission de réorganisation et de fusion des différents lycées et collèges de Flers en une seule entité. Il réalise cette mission de 1994 à 2009. Il quitta Flers suite à la proposition par un directeur diocésain de devenir Directeur de Sainte-Marie, mission qu'il a acceptée et qu'il suit encore aujourd'hui.
D'où vous est venue cette vocation ?
C'est un peu un hasard si je me suis orienté vers l'enseignement,. En effet, c'est ma rencontre avec le directeur d'un des lycées de Flers lors de mes études, directeur que j'ai été plus tard été amené à remplacer, qui m'a poussé dans cette voie.
En quoi consiste votre rôle ?
J'ai tout d'abord un rôle de coordinateur au sein du lycée, entre les différents services et membres de l'établissement. Je veille aussi au respect et à l'accomplissement des directives et des attentes de l’État, de l'OGEC (Organisme de gestion de l'Enseignement catholique), mais aussi celle de l'évêque à qui je dois des comptes.
Je m'occupe bien sûr de l’aspect disciplinaire de Sainte-Marie, en étant responsable en cas de problème. Je veille à l'application du règlement intérieur et des différentes règles auxquelles sont soumis tout les établissements scolaires.
Quelles sont les qualités indispensables pour pouvoir diriger un établissement scolaire ?
Je pense qu'il faut avant tout posséder une certaine résilience face au stress, aux imprévus et autre défis du quotidien, mais il faut aussi plus largement une capacité d'abnégation véritable, savoir faire passer sans hésiter les intérêts de l'établissement en premier lieu.
Prenez-vous toujours plaisir à exercer votre fonction au quotidien ?
Je n'ai aucune préférence dans l'une des différentes facettes de mon métier, car ma fonction est avant tout un ensemble indissociable et puis si jamais une part de mon travail ne m'avait plus intéressé, j'aurais toujours eu la possibilité de présenter ma démission et de redevenir enseignant. Après 32 ans à la tête d'établissements scolaires il n'est plus temps pour une réorientation.
Quelle est votre plus grande fierté pour Sainte-Marie ?
Quand je suis arrivé à Sainte-Marie, le lycée avait perdu sa réputation, sa notoriété. Avec mes collègues nous avons réussi à en faire le deuxième lycée normand et ça j'en suis fier.
Avec vos années d'expérience, avez-vous observé des changements ?
Les premiers grands changements qui me viennent à l'esprit sont ceux apportés par la dernière réforme du bac qui a fermé des portes pour des élèves. Cette réforme supprimant les maths a mené à une sorte d'égarement pour les parents comparant ce bac à celui qu'ils ont passé. Je suis donc heureux, même si cela arrive sur le tard, que l'éducation nationale ait réagi en réinstaurant des heures de maths pour tous. Un autre changement cliché est pour moi la dévalorisation du métier d'enseignant avec les années, avec une perte de reconnaissance de la part des familles mais aussi de la société.
C. Susplugas, R. Fisson
Orientation postbac, un dilemme pour certains étudiants
Aujourd'hui, nombreux sont les jeunes Français qui n'ont aucune idée d'études. Pourquoi ce manque d'intérêt pour leur propre orientation ?
Il est bien connu qu'à ce jour, le seul responsable de l'orientation des jeunes est un algorithme : Parcoursup. En fonction des notes de l'élève, de ses spécialités et de ses envies pour l'avenir, il choisit l'école où il ira étudier ce qui déterminera son avenir. Mais cet algorithme est-il vraiment fiable ? Certains jeunes ne font-ils pas les frais de ce robot conçu pour répondre à un besoin précis et qui ne peut s'adapter aux quelques 900 000 candidats qui s'inscrivent sur la plateforme chaque année ?
Des déçus de Parcoursup...
C'est le cas par exemple de Louise qui est en 2ème année de licence de Sciences de l’Éducation à Paris. Élève au collège caennais Saint-Joseph, puis lycéenne d'un établissement privé de l'Orne, Louise a toujours été une élève dans la moyenne. Son rêve, devenir orthophoniste. Au moment des résultats Parcoursup, elle découvre qu'elle n'est retenue dans aucune école d'orthophonie mais que son deuxième choix, les sciences de l'éducation, a été approuvé. « J'étais assez déconcertée, mais j'étais sûre de toujours pouvoir y arriver ». Un peu déçue mais toujours confiante, elle arrive donc en septembre 2024 à l'Institut Catholique de Paris pour sa 1ère année et projette de se préparer en parallèle aux concours d'orthophonie. Malheureusement, Parcoursup rejette à nouveau ses vœux d'intégrer une école d'orthophonie. La jeune fille décide finalement de se concentrer désormais sur les Sciences de l'éducation. Aujourd'hui, Louise se prépare à devenir professeure des écoles avec joie, malgré la déception de ne pas voir vu ses vœux aboutir sur Parcoursup.
...des heureux aussi
A l'inverse Jade, élève dans le même lycée que Louise, avait un niveau scolaire semblable, avec une moyenne générale similaire. Voulant également entrer en école d'orthophonie, elle s'est vue acceptée dans les écoles qu'elle avait demandées sur la plateforme d'orientation. « Même si j'étais super contente, je ne comprenais pas bien pourquoi Louise avait été refusée alors qu'on avait presque le même dossier sur Parcoursup ». Elle est aujourd'hui en 2ème année d'école d’orthophonie à Lyon. Après sa cinquième année, elle obtiendra un diplôme équivalent à un master. Après cela elle pourra exercer.
Des choix de spécialité pas toujours évidents
Raphaël est en 1ère avec des spécialités majoritairement scientifiques. Quand il a dû choisir ses spécialités en fin de seconde, il hésitait beaucoup comme il ne savait pas quel métier il voulait faire. « Ne pas savoir dans quelle voie je vais m'orienter me fait souvent douter du choix de mes spécialités : j'ai peur de ne pas avoir pris les bonnes et de m'être complètement trompé ». Aubin est lui aussi en 1ère. « Je ne me suis pas posé beaucoup de questions pour mes spécialités : j'avais des notes relativement bonnes dans toutes les matières donc aucune contrainte quant au choix de mes spés. Plus tard, j'aimerais diriger ma propre entreprise donc mes choix de spés sont en accord avec mon futur métier ». Ces deux exemples illustrent bien le caractère individuel des choix d'orientation et les doutes qui en découlent.
A présent la question est la suivante pour ces deux élèves de 1ère : quelle spécialité lâcher en terminale sans perdre ses chances sur parcoursup ?
Cordélia Susplugas
Parcoursup : une source de stress plus forte que le Bac ?
Comment une plateforme censée simplifier l'orientation post bac est elle devenue l'une des principales sources d'anxiété chez les lycéens ?
Parcoursup est la plateforme nationale d'admission dans l'enseignement supérieur en France. Elle succède à l'APB (Admission post Bac) et à Ravel Minitel. Ce système a pour but de récolter les vœux des élèves puis d'envoyer leurs dossiers aux écoles pour qu'elles puissent choisir leurs futurs étudiants. Cette étape peut être stressante pour les lycéens qui doivent attendre les résultats afin de savoir où ils ont été admis. Une fois les dossiers envoyés, les futurs étudiants n'ont plus qu'a patienter, ce qui peut être très long surtout s'ils sont sur liste d'attente. C'est pour cela que nous avons réalisé un sondage au sein de notre lycée afin de connaitre la position des élèves vis-à-vis de Parcoursup.
Quel est l'avis des principaux concernés ?
Dans le cadre de notre article, nous avons réalisé un sondage au sein de notre établissement. 510 élèves ont été sondés voici ce qu'ils pensent de leur orientation : 85 % d'entre eux on une idée de leur future carrière, 26 % de ces élèves souhaitent entrer dans une formation ou des études sélectives mais 24 % d'entre eux pensent que ParcourSup ne leurs permettra pas d’être sélectionnés. Cela reflète le manque de confiance dans la plateforme de la part des jeunes.
« L'enfer des étudiants »
408 lycéens affirment stresser vis-à-vis de ParcourSup et 168 disent stresser plus que la moyenne. Sur les 408 élèves, 143 angoissent autant que pour le Bac et 122 s'inquiètent plus que pour l'examen. Nous avons ensuite demandé au panel ce qui leur vient en premier lorsque l'on parle de la plateforme. Certains mots sont sortis du lot. Le mot « stress » est revenu en majorité. Viennent ensuite les termes « injuste », « robot » et « aléatoire ». Certains élèves ont développé leurs idées et ont expliqué ne pas avoir confiance dans la sélection car ils ont l’impression que leurs projets d'avenir sont remis entre les mains d'un robot et que cela rend les résultats aléatoire. Le mot « obligatoire » est aussi beaucoup utilisé et un élève dit « Il faudrait que ce ne soit pas obligatoire, ou qu'il y ait un suivi pour ceux qui n'ont pas d'idée d'orientation ou même pour ceux qui en ont besoin ».
Est-ce que l'orientation était plus accessible avant ?
Les élèves trouvent généralement que ParcourSup n'est pas la meilleure solution, tout en ignorant ce qui précédait. 51 % des élèves avouent ne pas savoir si le choix des écoles supérieures était plus simple, 16 % disent que non et 32 % pensent que c'était plus simple sans savoir qu'il existait déjà des plateformes similaires et que ParcourSup est leur version améliorée.
Camille Foucu, Cassidy Raphael
Comment l'Intelligence Artificielle redéfinit le parcours scolaire de la Génération Z ?
Alors que l'intelligence artificielle s'incruste dans les évaluations et les révisions des élèves, cette question reste en suspend.
L’intelligence artificielle (IA), prend une place plus importante au sein de notre vie quotidienne. Selon Forbes, 66 % des individus dans le monde utilisent régulièrement l'IA, notamment dans le domaine scolaire. Que ce soit pour apprendre, s’organiser, ou encore réviser, l’IA modifie profondément les manières d’étudier. Son impact peut être positif mais il questionne sur les répercutions possibles pour l’avenir de l’éducation.
Une nouvelle façon d'apprendre
L'un des avantages les plus visibles de l'IA est sa capacité à accompagner les élèves de façon personnalisée, en s'adaptant réellement au niveau de chaque écolier. Des applications d'apprentissage comme les tuteurs intelligents ou encore les plateformes de révision adaptent les exercices au niveau de chacun. Cela permet de progresser à son rythme, sans pression, mais aussi de recevoir des explications immédiates. L'IA motive aussi de nombreux élèves qui trouvent l'apprentissage plus interactif grâce aux quizz, et à sa capacité à produire des exemples et des résumés facilitant la compréhension. C'est donc une aide pour ces élèves dans leurs travaux scolaires.
Une meilleure organisation du travail
L'IA peut également aider à organiser le travail scolaire. Divers outils permettent de créer automatiquement des fiches de révisions, de planifier son emploi du temps ou encore de gérer ses devoirs. Grâce à ces différentes méthodes, elle permet aux élèves d'acquérir une certaine autonomie, qui ne peut que leur être bénéfique pour leur avenir.
Cette assistance réduit donc le stress et améliore l'efficacité des élèves, en particulier ceux qui ont du mal avec la gestion du temps et l'organisation.
Les risques et dérives possibles
Malgré ses avantages, l'IA présente aussi des risques qu'il faut prendre en compte. Certains adolescents peuvent par exemple devenir trop dépendants des outils numériques pour rédiger des textes, résoudre des exercices ou faire leurs devoirs. Malheureusement, cette dépendance peut freiner l'apprentissage réel.
En plus de cette dépendance, l'IA facilite parfois la triche en générant par exemple des réponses sans effort réel. Les élèves l'utilisent notamment lors d'évaluations ou de travaux maison, remettant en question l'évaluation honnête du travail.
Un outil puissant, mais pas un remplacement
L'IA ne remplace ni les enseignants, ni les efforts personnels. Elle doit être utilisée comme un outil, permettant d'apprendre plus efficacement, pas comme une solution qui fait le travail à notre place.
L'éducation restera toujours un domaine où l'humain joue un rôle central : encourager, expliquer, comprendre les émotions d'un élève, ce que l'IA ne peut pas faire.
L'intelligence artificielle, une aide précieuse mais à encadrer
L'intelligence artificielle a un impact important sur notre parcours scolaire. Elle facilite l'apprentissage et améliore l'organisation. Cependant, son utilisation doit être accompagnée d'un encadrement pour éviter les dérives comme la tricherie ou la perte d'autonomie.
Bien utilisée, l'IA peut devenir une alliée pour réussir à l'école, à condition de garder l'essentiel : la curiosité, l'effort personnel et l'esprit critique.
Clara Leray, Alice Levoy
Rêve de voyages
Les Caennais ont-ils tous accès à la découverte d'autres pays ?
Aujourd'hui, nous nous sommes posées une question : tout le monde a-t-il déjà eu l'occasion de se déplacer hors de sa région ? Pour y répondre, nous avons mené une enquête auprès des habitants de Caen ainsi que des lycéens de Sainte-Marie afin de savoir s'ils avaient déjà séjourné en Europe ou en dehors de l'Union Européenne, et de connaître leurs destinations favorites.
Un micro-trottoir dans les rues de Caen
Le 14 novembre 2025, nous avons réalisé un micro-trottoir dans les rues de Caen auprès de personnes âgées de 35 à 70 ans. Les témoignages montrent que les déplacements occupent une place importante dans la vie des passants rencontrés. Gadiel, 54 ans, nous confie : « Je veux retourner au Congo, c'est mon pays natal, toute ma famille y vit ». Sylvie, 63 ans, a déjà exploré la France et des pays hors de l’Union Européenne : « J'ai découvert le désert de l’Erg Chegaga au Maroc, une expérience inoubliable ». Lucien, 56 ans, prépare déjà son prochain périple : « Mon rêve est de partir à Madagascar ».
Parcourir l'Europe pour découvrir son histoire
Nous nous sommes ensuite intéressées aux séjours réalisés au sein de l'Union Européenne. Françoise, 70 ans, nous explique : « Je suis allée à Biarritz car j'aime particulièrement l'ambiance du Pays basque ». Fatima, 39 ans, souhaiterait se déplacer davantage en Europe : « Cela me permettrait d'en apprendre plus sur l'histoire ». Patrick et Marie, 65 ans, passionnés d'histoire prévoient, quant à eux « d'aller visiter les anciens camps d'extermination en Pologne ».
Les destinations favorites des Caennais
Au fil des témoignages, certaines destinations reviennent régulièrement. Pascal, 56 ans, nous déclare : « J'ai visité le Mexique en 2016 et ce pays restera mon préféré ». L’Égypte semble également marquer de nombreux voyageurs. Bernadette, 44 ans, raconte avoir « adoré l’Égypte pour ses monuments impressionnants comme les pyramides de Gizeh ou les temples de Louxor ». Claudine, 62 ans, garde elle aussi « un souvenir mémorable de l’Égypte grâce à la richesse de son patrimoine ».
Les lycéens également voyageurs
Du côté des lycéens, 896 élèves sur 944 ont eu la chance de partir à l'étranger, contre 48 qui n'ont jamais quitté leur pays. Parmi ceux qui ont déjà voyagé, 189 sont allés dans l'Union Européenne et 707 en dehors. Leur destination favorite est l'Espagne (7,42 %), suivie de l’Italie (6,67 %) et des États-Unis (5,93 %). Ces résultats témoignent de leur ouverture culturelle et de leur envie de découvrir de nouveaux horizons.
Voyager,
une chance à partager
Enfin, les Caennais ne comptent pas s'arrêter là. Joseph, 35 ans, rêve de « découvrir le Japon ». Cependant, le fait que certains élèves n'aient jamais eu l'occasion de partir rappelle que l’accès aux voyages n'est pas le même pour tous. Cela souligne l'importance de proposer des excursions scolaires et des échanges, afin de favoriser l'égalité des chances et l'enrichissement personnel et culturel.Cette enquête nous a permis de constater que découvrir le monde fait rêver de nombreuses personnes, quel que soit leur âge.
Arwen Lecouvey Anger,
Margaux Lecornu
Festyland nous révèle Valkyrie : sensations garanties !
Une nouvelle attraction originale conçue pour enchanter toute la famille.
Pour cette saison 2026, le plus grand parc d'attraction de Normandie, Festyland, inaugure un tout nouveau circuit. Le parc dévoile Valkyrie, un roller coaster familial, qui promet stupéfaction et émerveillement. Effectivement, comme le rappelle son directeur général Alexandre Lair : « Le roller coaster, c'est l'attraction reine des parcs d'attraction ».
Festyland, un parc familial au coeur de la Normandie
Festyland est un parc d'attraction normand créé en 1989. A cette période, il existait peu d'offres de loisirs de proximité autour de Caen, ce qui a poussé les familles Lair et Lebel à le construire et à le développer. A l'origine, Festyland était une base de loisirs comptant quelques d'infrastructures, cependant peu d'attractions mécaniques. On y trouvait juste des jeux gonflables, des piscines à balles, des grandes balançoires, etc. « Depuis, l'offre a complètement changé, elle a suivi le goût des visiteurs », raconte Alexandre Lair. En effet, le parc continue d'évoluer progressivement, avec une augmentation du nombre de visiteurs, généralement liée à la sortie de nouvelles attractions. Le directeur général explique que l'objectif est de proposer une journée qui puisse satisfaire tous les membres de la famille, quel que soit leur âge.
En plus du loisir de proximité, Festyland s'appuie sur la richesse touristique de sa région : « Nous avons la chance d'être installés en Normandie ». En effet, c'est un territoire naturellement touristique dû à son histoire. Cette richesse historique est une véritable source d'inspiration pour Monsieur Lair qui décore son parc avec les univers du Moyen Âge, notamment autour de Guillaume le Conquérant, des Vikings, des corsaires normands et des années 1900.
Une attraction innovante pour la saison 2026
Festyland a fait le choix d'offrir un joli cadeau à ses visiteurs pour 2026. Il accueillera Valkyrie, un roller coaster particulièrement innovant. Le directeur général dévoile : « Le circuit n'est pas fermé, nous faisons la moitié du parcours en marche avant, et l'autre moitié en marche arrière ». Cette expérience proposera aux visiteurs une grande variété de sensations grâce à ce changement de sens de circulation. De plus, l'attraction sera dotée d'accélérations dynamiques et les rails traverseront une grande partie du parc sous les yeux émerveillés des visiteurs. Valkyrie sera une attraction majeure et comptera parmi les plus gros chantiers que Festyland ait connu. Tout le savoir faire et les idées des créateurs sont réunis pour faire de cette attraction un succès. Alexandre Lair espère donc que les retours des visiteurs seront à la hauteur de l'énergie demandée par cette création. Nell Kada, une habituée de Festyland s'impatiente : « J'espère que cette nouvelle attraction va être innovante et qu'on y découvrira de nouvelles sensations ».
Les travaux actuels sont sur la bonne voie pour que l'attraction soit accessible dès l'ouverture du parc le samedi 4 avril 2026. Cette nouveauté marque une nouvelle étape pour Festyland, qui continue d'évoluer tout en conservant son esprit de parc d'attraction familial. Venez nombreux découvrir Valkyrie !
Camille Dupont
Les pestiférées du football
Le football a toujours été un sport très populaire, pourtant sa version féminine a, quant à elle, du mal à se faire entendre, même aujourd'hui.
Le football féminin, apparu au XIXe siècle en Grande-Bretagne, reste malgré tout très peu développé. Au cours des années 1900, il a connu un développement confirmé pendant la Première Guerre Mondiale. Le premier match public est joué en 1917 et réunit près de 10 000 spectateurs. Malgré ce succès, de nombreux sportifs, médecins et éducateurs de l'époque critiquent les footballeuses, sans raison particulière.
Alors que le football masculin gagne en popularité notamment grâce à la première Coupe du Monde dans les années 30 en Uruguay, le football féminin reste confidentiel. Durant le régime de Vichy, en 1941, le football est interdit aux femmes. Il faut attendre les années 1970 pour que la pratique féminine soit de nouveau reconnue par les fédérations.
Aujourd'hui, ce sport est beaucoup plus reconnu. De plus en plus de clubs ouvrent des pôles féminins pour permettre à des joueuses de tous âges de pratiquer. Mais, selon la FFF (Fédération Française de Football), seulement 10 %, soit environ 200 000 joueuses, sont licenciées dans des clubs, contrairement aux joueurs masculin qui représentent plus de 90 % des inscrits dans les clubs pour les moins de 15 ans.
Les compétitions non-reconnues
Les compétitions féminines ont longtemps souffert d’un manque de reconnaissance et de moyens financiers. Le Championnat d’Europe féminin, créé en 1984, en est un exemple marquant. Pendant plusieurs décennies, cette compétition a été peu médiatisée et dotée de budgets très limités. Les équipes participantes disposaient de peu de ressources, et certaines joueuses devaient financer elles-mêmes une partie de leurs déplacements ou de leur équipement. Le dernier Championnat d’Europe féminin s’est tenu durant l'été 2025 en Suisse, marquant une étape significative dans l'évolution du football féminin sur la scène internationale. Cе tournoi а bénéficié d’une meilleure couverture médiatique par rapport aux éditions précédentes еt a su attirer un nombre plus important dе spectateurs dans les stades, сe qui témoigne d'un intérêt croissant pour ce sport. Malgré ces progrès, l’Euro féminin 2025 met en évidence des inégalités qui persistent. Les budgets réservés à l'оrganisatiоn et aux équipes restent nеttеment inférieurs à cеuх dеs соmpétitiоns masculines. Cеrtаines équipes ont eхprimé leurs préоcсupatiоns concernant le manque de ressources, nоtamment en ce qui concerne les infrastructures, ou encore les cоnditiоns d’entraînement. De plus, les primes versées aux jоuеuses continuent d'être bien moins élevées que сellеs aсcоrdées aux jоuеurs masculins. Cеttе insuffisance dе finаnсеment а des réperсussiоns dirесtes sur les athlètes, сar de nombreuses jоueuses n’ont pas la possibilité de vivre uniquеmеnt de leur passion pour le fооtball. Certaines dоivеnt jongler entre leur carrière sportive, un emploi, des études ou une famille, cе qui limite leur temps de récupération еt leurs disponibilités.
La passion plus forte que les préjugés
Derrière la médiatisation, il y a avant tout des joueuses animées par une véritable passion pour le football. Nous avons eu la chance d'en interviewer deux, qui ont eu des parcours complétement différents. La première, a grandi dans un milieu où le football avait une place centrale. Poussée par ses frères, elle s'inscrit en club à seulement 5 ans et joue donc avec l'équipe masculine jusqu'à ses 15 ans. Subissant de nombreuses critiques dans son groupe, elle tient bon grâce au soutien de ses frères qui en font partie. Malheureusement, à 15 ans, elle part de son club de coeur pour rejoindre une équipe féminine. Son choix n'a pas toujours été compris, « Mes années collège ont été remplies de haine et de discrimination vis-à-vis de mon sport. » déclare Lilou. La deuxième, quant à elle, commence le foot au collège. Élevée par une famille qui ne veut pas qu'elle pratique ce sport, elle entend un jour une amie dire qu'il manque des joueuses dans son équipe et que si elle n'en trouve pas, son équipe féminine va disparaître. Voulant aider son amie, elle y va pour essayer mais reste peu convaincue. À la fin de son premier entraînement, elle qui était peu tentée au début, adore finalement. Elle réussit à convaincre ses parents et rejoint l'équipe de foot. « Je ne la remercierai jamais assez de m'avoir fait découvrir ce sport » dit Lou.
Des souvenirs forts malgré les difficultés
Malgré les obstacles, le football féminin offre des moments inoubliables. Pour beaucoup de joueuses, les meilleurs souvenirs sont liés à l'esprit d'équipe et aux émotions ressenties sur le terrain. Un premier but en compétition, une victoire importante, ou simplement la fierté de porter le maillot de son club, restent des moments forts. Certaines expliquent que le football leur a permis de prendre confiance et de s'affirmer. Même si les conditions ne sont pas toujours idéales, ces expériences positives renforcent leur motivation et leur envie de continuer. Le football féminin est donc bien plus qu'un simple sport. Il est un moyen de lutter contre les stéréotypes, de faire évoluer les mentalités et de montrer que le football n'a pas de genre.
Peu importe ce que les gens pensent, si tu as envie de te lancer, fais-le !
Hannah Ramard, Clarisse Sallard
Et si l'apocalypse était demain ?
Pourquoi et comment s'y préparer ?
Aujourd'hui, de nombreuses hypothèses d'apocalypse sont représentées sous forme de livres ou de films. Cela peut conduire certaines personnes à s'interroger. Est-ce réellement possible ? L'humanité est-elle en danger ? D'après certains, la réponse est oui.
Pourquoi une catastrophe pourrait survenir ?
L'apparition d'une apocalypse et d'une situation de crise semblerait probable. Bien évidemment, il n'est pas question d'apocalypses inventées comme des fins du monde dues à une invasion zombie ou encore extraterrestre. Il est davantage question de catastrophes naturelles telles que des cyclones, des canicules, des tempêtes ou encore des inondations liées au réchauffement climatique. Toutefois, il existe d'autres risques comme les guerres ou encore l'apparition de nouveaux virus provoquant des pandémies tel que le coronavirus en 2020. Selon Bertrand, adhérent de l'association Normandy Survivaliste créée en 2017 à Estrées-la-Campagne (Calvados) : « Un effondrement économique de la zone Euro est probable, bien sûr les risques de guerre sont relativement élevés, à plus long terme nous avons des risques très élevés sur la souveraineté alimentaire et bien sûr le risque de l’insécurité est à prendre au sérieux ».
Qu'est-ce qu'un survivaliste ?
La médiatisation des apocalypses inventées et des dangers actuels dans le monde provoquent chez certains le besoin de se préparer à faire face à un évènement de ce type. Les survivalistes sont l'exemple parfait de personnes s'intéressant à la survie pour être prêts à une éventuelle catastrophe. Bertrand, lui-même survivaliste, définit ce terme comme « une personne ou un groupe de personnes ayant pour but d’avoir une alternative ou une possibilité de continuité de vie en cas de rupture de la normalité ... J’entends par rupture de la normalité, tout ce qui ne vous permet plus de vivre normalement avec le confort et les services ».
Quelles sont les étapes d'une préparation pour survivre ?
Cette préparation se divise en deux grands axes. D'abord, vous pouvez anticiper en stockant des ressources et objets divers pouvant se révéler utiles que vous dissimulerez et récupérerez en cas de réelle catastrophe. Cette étape est la préparation matérielle. Parallèlement, une préparation mentale et physique est nécessaire pour le jour où vous serez en situation de survie. D'après Bertrand « nous ne sommes jamais préparés au pire en réalité, mais plus nous cherchons à nous préparer aux pires possibilités mieux c’est car comme le dit l’adage : qui peut le plus peut le moins ».
Se préparer,
est-ce suffisant ?
Malgré une préparation minutieuse, tous les dangers et problèmes pouvant être rencontrés ne peuvent être anticipés. En effet, beaucoup d'éléments de notre quotidien peuvent changer voire disparaître. Par exemple, les liens sociaux entre les humains sont susceptibles d'être réduits à néant car la peur, la faim ou même la soif font perdre toute raison à l'Homme. La faune et la flore pourraient être également atteintes par l'apocalypse. De plus, les paysages habituels risquent de subir des modifications majeures telles que des milieux urbains détruits ou encore une nature reprenant ses droits si les effets de l'apocalypse durent longtemps. Même si être totalement préparé est inatteignable, les connaissances et compétences que vous apprendrez seront un atout majeur pour survivre.
Quelles connaissances acquérir pour survivre ?
Tout d'abord, des connaissances en botanique et en sciences de l'environnement peuvent se révéler très utiles afin d'identifier les plantes comestibles, médicinales ou toxiques, de même pour les animaux. Des acquis en médecine peuvent également être utiles en cas de blessures à soigner. Enfin, des savoirs en géographie et en astronomie peuvent aussi être précieux afin de se repérer dans l'espace et d'identifier l'heure pour conserver la notion du temps.
Quelles compétences
faut-il apprendre ?
Il faut être très observateur de son environnement car une ressource utile peut se cacher n'importe où. De plus, il convient d'acquérir une certaine confiance en soi pour être en capacité de pouvoir faire des choix même sous pression. Par ailleurs, il peut se révéler important d'être habile afin de pouvoir fabriquer avec peu de ressources un grand nombre d'objets ou d'outils. Il est également essentiel de garder la meilleure forme physique possible pour fuir ou se défendre de façon efficace en cas d'agression. Pour rester sur l'idée de la défense, savoir utiliser des armes telles que des armes à feu ou des armes blanches peut sauver la vie en cas d'attaques de bêtes sauvages ou d'autres survivants. Pour cela, il existe des formations spécifiques. Pour finir, la qualité la plus importante en situation de survie est l'esprit critique. En effet, savoir déceler le vrai du faux est réellement nécessaire puisque vous pourriez être amenés à rencontrer d'autres survivants avec de bonnes ou de mauvaises intentions.
Que conseille
le survivaliste ?
Le survivaliste liste les compétences principales requises : « Il faut développer le plus de compétences possible et bien sûr la meilleure des solutions est de ne pas être seul mais avoir un entourage qui puisse compléter vos lacunes. Les compétences en jardinage, cuisine (conserverie), chasse, bricolage, mécanique, plomberie et soins d’urgence sont des compétences à viser en priorité ».
L’État participe-t-il
à cette préparation ?
Afin de donner des conseils pour se préparer, le gouvernement français a publié sur son site un manuel de survie imprimable intitulé « Tous responsables face aux risques, agissons ». Ce dernier permet d'apporter à la population quelques recommandations de base pour se préparer à des situations de crises comme des guerres ou des catastrophes naturelles.
Emma Aubert, Marin Meudic
L'apocalypse dans les jeux vidéos
Un genre, un thème bien singulier dans les jeux vidéos qui peut produire des chef-d'œuvre.
Quand nous parlons d'apocalypse, nous voulons parler aujourd'hui de la fin du monde et ce sujet de fin du monde remonte à l'Antiquité avec Platon parlant de l'Atlantide qui est engloutie ou bien Jean intitulant le dernier Evangile du Nouveau Testament de Jean « Apocalypse ». Mais de nos jours, quand nous imaginons l'apocalypse c'est plus sous forme d'invasion zombie ou extraterrestre, d'un soulèvement de l'intelligence artificielle contre l'homme, d'un cataclysme naturel tel qu'une météorite mettant fin à l'humanité comme cela est arrivé pour les dinosaures bien avant nous.
Le jeu vidéo,
un marché prolifique
Maintenant pas besoin de garder en tête ce que nous pourrions envisager comme fin du monde vu que nous pouvons le vivre dans un jeu vidéo. Dans un jeu vidéo oui ! Dans ce marché qui a fait engranger 6,1 milliards d'euros en France en 2023, les jeux vidéos sont aussi variés que nombreux pouvant pour chacun trouver son public par des thèmes toujours plus innovants (ou pas).
Des jeux apocalyptiques anciens ...
L'apocalypse est devenue un thème à part entière depuis les débuts du jeu vidéo où elle intéressait énormément comme le montre l'exemple de l'excellent DOOM de 1993 où vous incarnez un marine qui va tuer des hordes de démons sur Mars (et oui ça n'arrive pas que sur Terre).
Après, il y a aussi ceux qui vont penser à détourner l'histoire de notre monde pour dire « et si ? ». Nous le voyons bien dans le jeu Fallout où les concepteurs sont partis de l'idée que la guerre froide ne se serait pas arrêtée et qu'elle aurait débouché sur des bombardements atomiques sur les deux camps, le Bloc de l'Est soviétique et le Bloc de l'Ouest mené par les États-Unis. Ces attaques, dans le jeu, provoquent au final d'énormes radiations sur Terre où les survivants doivent y survivre et faire face à leurs conséquences comme des animaux mutants (gros rats) ou encore des humains transformés en goules.
... aux jeux apocalyptiques plus récents
Ces jeux bien que singuliers trouvent leur public et peuvent même devenir humoristiques (oui humoristique ). C'est le cas de Heldiver 2 où nous comprenons dès le départ que nous devons sauver et protéger la Super-Terre des « ignobles extraterrestre et cyborg » au nom de la « Démocratie ». Si les joueurs (les Helldiver) n'exterminent pas ces ennemis, la Super-Terre serait envahie, détruite et cette « douce » liberté serait volée.
Après, il y en a des jeux plus classiques comme The Last of Us où l'on rencontre des champignons parasites, inspirés de vrais champignons, qui transforment les humains en zombies violents et dangereux pour autrui.
Bien entendu, j'ai pris quelques exemples mais il en reste encore beaucoup dont nous pourrions parler.
Ceci est purement personnel mais je pense que parmi les titres cités, celui que je préfère est DOOM par son côté défouloir et nerveux à souhait.
Et vous, quel jeu vous aimeriez le plus jouer ?
Khylian Goutard
