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| N° 7 - Mai 2026 | www.saintemarie-caen.fr |
Édito
Pour cette 7ème édition du journal Ste M’Actu, réalisée en partenariat avec Ouest-France, les élèves de Première 1, 2 et 4 se sont pleinement investis sous la direction de Mme Moulin, professeure d’HGGSP et d’Histoire, ainsi que de Mme Lemetais, professeure documentaliste. Nous avons également eu la chance d’être accompagnés par Corinne Printemps, journaliste référente, qui nous a apporté de précieux conseils et nous a permis de mieux comprendre les exigences du métier de journaliste.
L’ensemble de la rédaction a travaillé avec sérieux et motivation. Chaque élève journaliste a mené des recherches approfondies, réalisé des interviews, conduit des sondages et croisé différentes sources afin de proposer des articles variés, rigoureux et de qualité.
Ce numéro de Ste M’Actu aborde de nombreux thèmes liés à l’actualité et à la société. La politique et la géopolitique y occupent une place importante, tout comme l’influence culturelle.
Les questions de société sont également développées : réseaux sociaux, lecture, individualisme, inégalités sociales ou encore mouvements masculinistes. La culture occupe une place centrale avec des sujets sur le rap, le cinéma, les œuvres spoliées et l’impact de l’intelligence artificielle.
La jeunesse constitue un axe majeur, complété par des articles sur le sport et des sujets plus originaux.
Réalisé sur quatre mois, ce projet nous a permis de découvrir concrètement le travail journalistique, de mener des enquêtes et de renforcer notre esprit d’équipe. Nous ésperons que cette septième édition de Ste M'Actu vous plaira autant que nous avons pris plaisirs le concevoir.
Sommaire
Politique et Géopolitique p.2 :
Iran : la colère populaire éclate dans tout le pays
La montée du nationalisme : un danger invisible ?
Beyoncé représentante de la culture afro-américaine
Société et Culture p.3,4 & 5
L'individualisme au détriment de la solidarité
En quoi les classes sociales impactent-elles notre avenir ?
Pourquoi les mouvements masculinistes et les tradwives
se multiplient ?
Les influenceurs au secours de la lecture
Comment les films et séries déconstruisent l'image du couple
et de la famille classique ?
Les femmes et le Rap
Surveiller les chaînes télé, un des défis de l'ARCOM
Mission : retrouver les œuvres spoliées !
L'IA, une source d'inquiétude pour le cinéma ?
Jeunesse p.6 :
La pression des élèves face au stress des parents
Un métier mais à quel prix ?
Interdiction du téléphone portable au lycée
La consommation de drogue serait-elle facile d'accès ?
Santé et Sport p.7 :
Le Malherbe Normandy Kop fête ses 30 ans
Le MMA, un sport dangereux ?
Le sport est-il une source de motivation ?
Les répercussions du sommeil sur la santé
Et pour finir... p.8 :
Le Service Militaire Volontaire est-il bénéfique pour les jeunes ?
La 50ème édition du Rétromobile de Paris
La gourmandise phare du lycée !
Beyoncé représentante de la culture afro-américaine
Depuis près de 30 ans, Beyoncé s'impose comme figure majeure de la culture afro-américaine, bien au-delà du simple statut de star mondiale.
Avec plus de 200 millions de disques vendus et 209 millions d'auditeurs mensuels toutes plateformes confondues, Beyoncé ne se contente plus de dominer les charts : elle marque l'histoire. Artiste la plus récompensée de tous les temps, elle cumule un record absolu de 35 Grammy Awards pour 99 nominations (la plus importante cérémonies musicale des États-Unis suivie par environ 15,4 Millions de téléspectateur par an), s'imposant pour beaucoup comme la plus grande artiste du siècle.
Une enfance façonnée par l'héritage
Née à Houston au Texas, Beyoncé grandit dans une famille afro-américaine et créole portée par un héritage culturel fort, transmis notamment par sa mère, Tina Knowles. Très tôt, elle développe une confiance en elle et une capacité à faire face aux jugements. Marquée par une histoire familiale liée à l’esclavage, elle transforme cet héritage en une force qui nourrit et façonne son identité artistique.
Lemonade : une mémoire Afro-Americaine révélée
En 2016, Beyoncé sort le projet Lemonade, dans lequel elle met en lumière une histoire souvent ignorée du grand public : les violences raciales, la transmission entre femmes noires et l'héritage du passé esclavagiste. Outre l'intime et la rétrospection de soi, l'album devient une véritable archive culturelle qui redonne une voix aux oubliés de l'histoire.
Cowboy Carter : réhabiliter les racines noires de la country
Avec Cowboy Carter (2024), elle révèle une réalité méconnue : la country puise en partie ses origines dans les cultures afro-américaines, notamment grâce au banjo africain introduit durant le commerce triangulaire et aux pratiques musicales des esclaves. Après l’esclavage, beaucoup d’Afro-Américains travaillaient dans les ranchs : environ un cowboy sur quatre était noir. Pourtant, la ségrégation a effacé leur rôle, imposant une image blanche du Far West et de la country. L’album met en lumière cette histoire à travers ses paroles, visuels et collaborations.
Black Is King : réaffirmer une identité et des origines
Avec Black Is King paru en 2020, Beyoncé reconnecte la diaspora noire à ses racines africaines, en mettant en avant des cultures et des symboles rarement enseignés, renforçant ainsi la fierté et l’identité noire.
Un engagement artistique qui dépasse la musique
À travers ses œuvres, Beyoncé transmet des messages historiques et culturels de manière subtile, poussant son public à s’instruire. Que ce soit dans ses visuels, ses performances ou ses tournées comme le Cowboy Carter Tour, elle ne fait pas seulement de la musique ; elle transforme son art en outil d’éducation et de revendication.
Mélina Benamara, Agathe Tamod
La montée du nationalisme : un danger invisible ?
Face à la mondialisation et aux crises actuelles, le nationalisme revient au cœur des débats politiques.
En France, la montée du nationalisme reflète des inquiétudes croissantes face aux transformations économiques, sociales et culturelles.
Le nationalisme d’aujourd’hui est-il le même que celui d’autrefois ?
Le nationalisme repose toujours sur les mêmes idées : défendre la nation, son identité et sa souveraineté. Son rôle a néanmoins évolué avec le temps.
Autrefois il servait surtout à la construction et l'union d'un Etat, aujourd'hui il est utilisé pour protéger les frontières, l'économie et la culture face aux transformations des règles et du monde en général. Donc oui, l'idée initiale est la même mais son utilité a changé face aux changements, à l'évolution et à la réaction du monde face à celle-ci.
Afin d’éclairer les propos du professeur de Sciences Po Paris , Jean-François Bayart, que nous avons contacté, il est nécessaire de revenir sur les notions et les dynamiques liées à la montée des nationalismes.
Qu’est-ce que le nationalisme ?
Le nationalisme est une idéologie politique mettant en sujet principal la nation. Il défend l’idée qu’un pays doit être indépendant, doit savoir protéger ses frontières et préserver son identité, sa culture, sa langue, ses traditions. En France aujourd'hui, il est souvent associé à une volonté de limiter les influences et arrivées extérieures, comme l’immigration ou le poids des institutions européennes et internationales. Il ne se confond pas avec le patriotisme, qui lui est simplement le fait d’aimer son pays, ses valeurs, sa langue ou sa culture. Ce phénomène se manifeste clairement aujourd'hui en France et en Europe. C'est le cas au Parlement européen où le groupe « Les patriotes pour l'Europe » compte 85 députés. C'est le troisième parti européen.
Un phénomène visible en France
On constate qu'il se manifeste dans plusieurs pays européens (Hongrie, Italie, République Tchèque, dont le gouvernement est dirigé par l'extrême-droite). En France, les idées nationalistes sont de plus en plus présentes dans le débat public et ont davantage d’influence sur les décisions politiques. Elles occupent une place importante dans les discussions politiques et influencent davantage les choix et orientations des partis, notamment lors de débats sur l’immigration, la sécurité ou encore la place française dans le monde. Certains partis politiques mettent en avant la défense de l’identité nationale et la protection des frontières dites prioritaires. Cette progression s’explique aussi à cause de nombreuses tensions sociales et économiques, qui renforcent pour une partie de la population l'idée de vouloir et devoir protéger les intérêts de leur pays. Il faut désormait en comprendre les causes.
Les causes principales
Plusieurs facteurs expliquent cette montée comme la crise économique, sociale culturelle mais aussi politique. Sur le plan économique, l'augmentation du chômage et des inégalités jouent un rôle crucial.
Sur le plan social, certains territoires se sentent abandonnés et ne se sentent plus pris en compte à leur juste valeur. S’ajoutent à cela une peur de principe de l'étranger au sens large, et une méfiance envers les institutions.
Ces éléments peuvent pousser une partie de la population à soutenir des idées plus protectrices et plus radicales.
Amandine Sauffisseau,
Théo Lemière
Iran : la colère populaire éclate dans tout le pays
De Téhéran aux régions reculées, la contestation s’étend en Iran, portée par la crise économique et le rejet du régime, malgré une répression croissante.
Depuis la fin de l'année 2025, l'Iran traverse une période de fortes tensions marquée par des manifestations d'une ampleur inhabituelle. Dans de nombreuses villes du pays, des milliers de citoyens descendent dans la rue pour exprimer un ras-le-bol devenu impossible à contenir. A l'origine de cette mobilisation on retrouve une crise économique particulièrement difficile notamment avec une inflation très élevée, des pénuries d'eau, des coupures d'électricité, ou encore une hausse du coût de la vie. Mais ce qui n'était au départ qu'une protestation contre des conditions de vie dégradées s'est progressivement transformé en une contestation plus large du régime et de son fonctionnement.
Une crise qui déclenche la colère
Pour mieux comprendre ce que vivent les Iraniens aujourd'hui, le témoignage de Bijan, 19 ans, apporte un éclairage précieux. Bien qu'il vive en France, ses parents sont originaires d'Iran et il s'y rendait régulièrement avant la pandémie (Covid 19 en 2020). Ce lien personnel donne une dimension particulière à son regard nourri par l'attachement à un pays et à une culture qu'il connaît bien.
Une répression qui s'intensifie
« Les débuts du mouvement n'avaient rien d’exceptionnel en apparence. Les manifestations s'inscrivaient dans une certaine continuité avec d'autres mobilisations déjà observées dans le pays. Les citoyens, notamment les commerçants, exprimaient leur mécontentement face à la dégradation de leurs conditions de vie, souvent sans revendication politique clairement formulée au départ. La journée, la vie suivait son cours, et c'est en soirée que les rassemblements prenaient forme. Cette apparente normalité a cependant rapidement laissé place à une situation bien plus tendue » affirme Bijan.
En effet, à mesure que les manifestations gagnaient en ampleur et en visibilité, la réaction des autorités s'est durcie. C'est à ce moment-là que, selon Bijan, un véritable climat de peur s'est installé. La répression s'est intensifiée, avec des interventions de plus en plus violentes de la part des forces de l'ordre. Des tirs sur des manifestants, des arrestations massives et des restrictions importantes des communications via des coupures d'Internet, ont profondément marqué les esprits. Cette coupure du pays avec le reste du monde a renforcé l'angoisse, en particulier pour les familles vivant à l'étranger, qui se sont retrouvées sans nouvelles de leurs proches pendant plusieurs jours.
La jeunesse en première ligne
Le point le plus marquant reste l’ampleur de cette répression. Le nombre de victimes est très élevé et touche en grande partie des jeunes. Étudiants, lycéens, jeunes adultes, une génération entière est aujourd'hui impliquée dans ce mouvement. Ce sont eux qui portent les revendications et qui en subissent aussi les conséquences les plus lourdes.
Face à ces événements, Bijan exprime un mélange de tristesse, de colère et d'incompréhension. Voir des personnes mourir pour avoir demandé d'avantage de liberté l'a profondément marqué. Cela l'a fait réfléchir à son quotidien, notamment à la chance de vivre dans un pays où l'on peut s'exprimer librement. Ce qu'il voyait auparavant comme normal lui paraît à présent beaucoup plus précieux.
Un choc personnel et collectif
Pour de nombreux jeunes de la diaspora iranienne (ensemble des iraniens ayant émigré à l'étranger), ces événements ont rendu la situation beaucoup plus concrète. Les coupures d'Internet ont provoqué une angoisse réelle, empêchant toute communication avec leurs proches pendant plusieurs jours.
En Iran, la mobilisation continue malgré les risques. Beaucoup de jeunes refusent d'abandonner, ce qui montre une détermination forte. Comme le souligne Bijan, cette volonté de changement va désormais bien au-delà des difficultés économiques du départ. Les solutions restent difficiles à envisager. Si le besoin de changement semble évident, la manière d'y parvenir divise. Une intervention extérieure peut sembler utile, mais inquétante aussi, car elle pourrait aggraver la situation.
Un regard à ne pas détourner
Malgré cela, une forme d'espoir persiste. Le fait que les jeunes continuent de se mobiliser montre qu'ils refusent de rester silencieux. Pour Bijan, cet engagement est déjà un signe important, même si les résultats ne sont pas immédiats. Enfin, ces événements invitent à réfléchir à notre propre regard. Ils rappellent que certaines réalités, même lointaines, peuvent concerner directement des personnes autour de nous. S'informer et en parler permet déjà de ne pas rester indifférent.
Les révoltes en Iran ne se résument pas à un simple mouvement de protestation. Elles traduisent le combat d'une jeunesse qui cherche à se faire entendre, malgré les risques, et qui continue de croire en un possible changement.
Tifenn Bidon, Lily-Belle Desloges
Les influenceurs au secours de la lecture
Alors que les librairies ferment, les réseaux sociaux proposent leurs coups de cœur, et ça marche.
Une romance ? Un thriller ? Une fantaisie ? En 2026, tous les goûts sont au rendez-vous.
Une évolution des librairies indépendantes
Malgré un fléchissement des librairies indépendantes suite à la crise de 2020, plus de 3000 demeurent en France parmi 25 000 points de vente de livres. Paris, désignée comme la « Capitale du Livre » d'après Paris librairies, en possède 400. Mais Caen aussi demeure une ville littérairement variée : des boutiques spécialisées en romance, des chaînes de culture plus vastes ou bien des enseignes avec une spécialisation dans la littérature classique comme « La librairie générale du Calvados » située en plein coeur de Caen.
Des librairies indépendantes en déclin
Les lecteurs sont toujours parmi la population française, mais plus discrètement. Cependant, les librairies indépendantes sont de plus en plus menacées. D'après le Centre National du Livre, 129 librairies on ouvert contre 72 fermetures en 2024. Le solde reste positif mais le nombre de fermetures est en hausse, en comparaison avec 52 fermetures en 2023 ou bien 30 à 40 fermetures un an auparavant. Ces fermetures viennent de plusieurs facteurs, d'abord économiques avec une augmentation des charges fixes et une baisse du chiffre d'affaire. Cette baisse de chiffre d'affaire est apparue suite à la mise à disposition de romans dans les grands centres commerciaux tel que Carrefour, Leclerc...
Les réseaux sociaux, les sauveurs de la lecture
Au-delà des achats, une nouvelle communauté est née. Elle émerge sur les réseaux sociaux depuis 2020 : « Booktok » sur le réseau social Tiktok « Booksta » sur le réseau social Instagram. Ce lieu devenu populaire parmi différentes tranches d'âge, permet aux lecteurs de publier leurs avis sur des livres, accédant donc à de potentiels débats, sur des thèmes bien différents : thriller, romance, fantaisie, classique. C'est alors devenu un endroit ouvert à tous, permettant d'élargir la fréquentation de la lecture. Ayant effectué un sondage dans notre lycée, parmi les 938 élèves ayant répondu 45 % affirment être parfois influencés par les réseaux sociaux.
Et la jeunesse dans tout ça ?
La lecture est et restera toujours dans la vie des jeunes. Parmi les 938 élèves de ce même sondage, 34 % affirment lire tous les jours. Les professeurs donnent également de grands classiques à lire à leurs élèves. D'après le CNL, les élèves lisent en moyenne 6 livres par trimestre. Cependant, la lecture reste un moyen d'évasion plaisant pour la jeunesse : 89 % des jeunes lisent dans le cadre du travail mais 78 % le font par plaisir, pour s'évader. Bien qu'il y ait une proportion de 77 % d'élèves aimant lire, le CNL affirme que cette activité devient de moins en moins pratiquée à partir de l'entrée au collège.
En somme, la lecture peut être perçue comme une mode, mais reste toutefois une activité enrichissante et intemporelle.
Lisa Perret, Léane Pley
En quoi les classes sociales impactent-elles notre avenir ?
On entend dire que chacun peut réussir s'il travaille dur. Mais cette idée est-elle la même selon le milieu d'où l'on vient ?
Selon le milieu social, les chances de réussite ne sont pas les mêmes. Les classes sociales influencent les parcours de vie : niveau d'études, type de métiers, revenus, mode de vie. Même si ces inégalités sont moins visibles, elles restent présentes.
Une reproduction des inégalités sociales
Pierre Bourdieu explique que la réussite ne dépend pas que de l'argent, mais aussi d'autres facteurs, comme le capital culturel (les diplômes, la façon de parler, les connaissances) et le capital social (les relations).
Selon l' INSEE, les enfants de cadres ont environ deux fois plus de chances d'accéder aux études supérieures que les enfants d'ouvriers. Tous les individus ne partent pas avec les mêmes avantages dans la vie.
Travailler et bâtir sa vie
Pendant longtemps, pour les générations précédentes la réussite était surtout associé au travail et à la stabilité. Les témoignages de grands-parents, Marie-Jeanne et Jean-Charles Decaen, montrent une réalité différente d'aujourd'hui. A leur époque, les études étaient souvent plus courtes, même si certains pouvaient poursuivre une formation professionnelle. L'entrée dans la vie active se faisait très tôt : « A notre époque, on commençait à travailler très jeunes souvent dès 14 ans » majoritairement dans le domaine agricole, au sein de l'exploitation familiale, par obligation.
Trouver un emploi semblait plus facile qu'aujourd'hui, notamment pour ceux qui sortaient de formation. Les parcours professionnels étaient souvent liés au milieu familial ou restaient relativement stables, avec peu de changements de métier. Pour cette génération, réussir sa vie signifiait avant tout travailler, devenir indépendant, construire une maison et fonder une famille. Une vision de la réussite basée sur la stabilité et l'installation dans la vie adulte.
Le bonheur avant tout
Notre société est en mutation. Avant marquée par une opposition entre ouvriers et patrons, la société est aujourd'hui plus variée. Les études sont plus longues, les métiers ont changé et les parcours professionnels sont moins stables. Environ 1 jeune sur 2 déclare privilégier le bien être au travail plutôt que le salaire, selon le groupe ISC Paris.
Le témoignage d'Augustine Marchal, 17 ans, montre une évolution dans la manière de voir la réussite. Pour elle, faire de longues études n'est pas indispensable : l'essentiel est de faire un métier qui correspond à ses envies. Elle souhaite travailler dans l'évènementiel, un domaine qu'elle juge dynamique et créatif. Sa vision de la réussite repose avant tout sur le bonheur, le bien-être et l'épanouissement personnel, plus que sur l'argent. Mais elle souligne que l'accès à un emploi stable est aujourd'hui plus difficile, en raison de la concurrence et des contrats précaires. Elle reconnaît que le milieu social peut influencer la réussite, même si la motivation reste importante.
Des générations aux valeurs différentes
Même si la société semble ouverte et offre plus de choix, les inégalités sociales continuent d'influencer les parcours de vie. Les classes sociales n'ont donc pas disparu, elles se sont transformées et restent un facteur important dans la construction et dans la vision de notre avenir.
Malgré ces évolutions près de 60 % des français pensent encore que l'origine sociale influence fortement la réussite .
Romane Jus
Pourquoi les mouvements masculinistes et les tradwives se multiplient ?
Sur les réseaux sociaux, les mouvements masculinistes et « tradwives » gagnent du terrain et interrogent leur influence sur les jeunes.
Depuis quelques années nous pouvons observer une montée de deux mouvements en apparence opposés mais en réalité liés : les tradwives, femmes valorisant un rôle domestique traditionnel, et les masculinistes, réaffirmant une vision des hommes en tant que puissance virile et dominante. L’expansion de ces mouvements interroge, notamment dans les sociétés occidentales marquées par des décennies de lutte féministe. En effet selon Sidaction 66 % des 16-34 ans connaissent un influenceur masculiniste.
L'avis d'un membre d'une association féministe
Selon Marius Guérin, membre de l'association féministe « Osez le féminisme 14 » dirigée par J. Lamy et C.Dreux : « La multiplication des mouvements masculinistes et tradwives existe bel et bien. Cette augmentation s'explique en partie par leur forte présence sur les réseaux sociaux. Ces discours, souvent simples et basés sur des idées déjà présentes dans la société, se diffusent facilement et trouvent un certain écho chez les jeunes. ».
Il met aussi en avant le rôle de l'éducation, encore différente entre filles et garçons. « Dès l'enfance, on ne valorise pas les mêmes comportements, ce qui peut créer des incompréhensions ou un sentiment de malaise chez certains. Les discours masculinistes apportent alors des réponses toutes faites à ces frustrations, tandis que les tradwives proposent un retour à des rôles traditionnels. » Mais, il rappelle que ces idées ont des effets concrets. Son association a déjà été visée par des réactions antiféministes sur les réseaux sociaux, avec des commentaires violents sous certaines publications, montrant que ces discours peuvent dépasser le cadre du simple débat.
Ce que les élèves de Sainte-Marie en pensent...
Suite à un sondage réalisé auprès les élèves du lycée, les résultats révèlent avant tout une connaissance encore limitée des mouvements masculinistes et tradwife parmi les élèves. En effet, environ 54 %, déclarent ne jamais en avoir entendu parler, tandis qu'une minorité seulement dit connaître ces mouvements ou des représentants de ces derniers. Seuls 21 % des élèves déclarent y être confrontés, tandis que 42 % estiment qu'ils sont peu présents dans leur quotidien. De plus, si 40 % pensent que ces discours peuvent influencer les relations hommes femmes, une majorité ne se prononce pas.
Ces résultats montrent que l'impact de ces mouvements peut varier d'un élève à l'autre. Certains y sont directement confrontés, notamment via les réseaux sociaux, tandis que d'autres en restent éloignés. Ces différences soulignent que leur influence n'est ni uniforme ni systématique, elles dépendent en grande partie des usages, des centres d'intérêt et de l'exposition individuelle de chacun.
Ceci peut entraîner des perceptions différentes des relations, voire renforcer certains stéréotypes chez les élèves les plus exposés.
Eva Robert
L'individualisme au détriment de la solidarité
D'abord entre concitoyens, ensuite entre les amis, et enfin la famille.
Alexis de Tocqueville écrit « l'individualisme est un sentiment réfléchi qui dispose chaque citoyen à s'isoler de la masse de ses semblables de telle sorte que, après s'être créé une petite société à son usage, il abandonne volontiers la grande société elle-même ». Ce phénomène serait la cause de l'émiettement des liens sociaux. D'après l’aménageur Jocelyn Dubuc, l’individualisme s'est concrétisé lorsque la Sécurité Sociale a attribué un numéro d'identification à chaque citoyen. Chacun existe alors dans une société où il doit témoigner sa singularité.
L’impact du scroll dans les relations humaines
Tandis qu'une personne pourrait passer de bons moments avec ses proches, il suffit d'une notification pour qu'il passe des heures à scroller, amoindrissant sa capacité de concentration. De surcroit, l'algorithme va s'adapter et proposer du contenu plaisant à l'utilisateur. Ceci provoque un excès de dopamine également appelée « l'hormone du plaisir », incitant les gens à rester sur leur mobile en se coupant du monde extérieur. Bien que le téléphone puisse créer des liens à travers les réseaux sociaux, ceux-ci restent pour la plupart virtuels, isolant l’individu de ses proches tout en lui donnant l’illusion de fonder des liens pourtant factices.
Le développement de l'individualisme
Les pics de l'individualisme surviennent notamment en cas de crise. D'après M.Dubuc « lors de périodes de prospérité économique telles que les 30 Glorieuses (1945 jusqu’au choc pétrolier de 1973), une certaine paix régnait malgré la présence d’étrangers notamment les Pieds Noirs d’Algérie. Pour cause, il y avait de l’emploi ». Il n'existait pas de rivalité mais une entente collective. La solidarité entre individus n'est pas mise à mal lorsqu'il n'y a pas de problèmes. Il ajoute que « lorsqu'il y’a un manque de travail pour la totalité de la population, un rejet survient alors ». Cela signifierait que les problèmes économiques incitent l’individu à penser en priorité à lui et non plus au bien collectif, son confort étant mis à l'épreuve.
L'individualisme dans l'actualité
Jocelyn Dubuc ajoute « Aujourd'hui, on constate une hausse de l’individualisme notamment suite aux guerres en Russie, en Israël et en Iran se traduisant notamment par de l’antisémitisme, du racisme ». Par conséquent, tout le monde va se mettre d’accord rejeter le différent, afin de prioriser sa propre personne, jusqu'au jour où l'individu passif subira, indigné, le manque de solidarité autour de lui. Il ajoute à cela le sujet de l'écologie « On constate qu’il y’a la possibilité de se priver d’un type de confort pour la planète, et celle de rester dans ce dernier, qu’importe les répercussions écologiques. Les priorités de l’individu deviennent celles du quotidien, les besoins primaires ».
Un groupe constitué d’individualistes où chacun s'isole des siens ne se soucie pas des répercussions sur notre société. Pourtant, à long terme, ce comportement n'est bénéfique ni à la société, ni à l'individu. Plus la réaction sera lente, plus l'impact sera violent.
Inès Sahnoun
Surveiller les chaînes télé, un des défis de l'ARCOM
Le gendarme de l'audiovisuel vivement critiqué, mais pourquoi ?
Pour la suppression de L'ARCOM » est une pétition publiée sur le site de l'Assemblée nationale par Arnaud Borderie, chef de projet chez Vinci Construction France. Elle a été postée le 24 juillet 2025, 4 mois après la suspension de C8 de la TNT. L'auteur affirme que « la suppression de la première chaîne de la TNT en termes d’audience, C8, ne répond nullement aux attentes des Français en termes de pluralité des programmes et des sensibilités ».
De la censure ?
Le régulateur de l'audiovisuel, ARCOM (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et Numérique) est une administration française indépendante chargée de la régulation des chaînes de télévision, de radio et d'Internet. En ce moment, la gestion des programmes télévision est au centre du débat (par exemple avec C8). Cette dernière était une chaîne extrêmement influente dans le paysage audiovisuel français.
Malgré cela, le gendarme de l'audiovisuel a pu supprimer son autorisation de diffusion. En effet, à la fin de la durée de location de l'antenne (10 ans), l'ARCOM peut décider des chaînes sortantes ou entrantes et valider ou refuser certains projets. C8 ayant été condamné sept fois au cours de l'année 2024 pour son émission TPMP, notamment pour non respect du pluralisme, a donc vu sa demande de location refusée.
La suppression de la chaine sur la TNT, considérée par Arnaud Borderie comme un « scandale d'état, le marqueur d'un virage vers la dictature culturelle et intellectuelle, celle de la moralisation de la pensée », a suscité beaucoup de réactions puisque plus de 21 000 Français ont déjà signé la pétition.
Ou du laxisme ?
Pendant que certains condamnent la fermeture de C8 et la fermeté de l'ARCOM, d'autres dénoncent son laxisme, comme le fraîchement élu maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, qui affirme sur le plateau de C ce soir le 1er mars 2026 que « l'ARCOM aurait très bien pu s'autosaisir » sans attendre que certains parlementaires le fassent suite aux propos racistes diffusés sur CNews visant le maire insoumis.
Ce dernier y voit « une forme de lâcheté », sachant que l'ARCOM a le pouvoir de suspendre ou de réduire CNews de la TNT. Une soixantaine de professeurs de droit et juristes ont saisi le Conseil d’État, dénonçant un manque de pluralisme à l’antenne. Ils mettent en lumière une nouvelle fois l'inaction de l'ARCOM.
Un gendarme toujours utile ?
Quand certains critiquent la place trop grande que prend l'ARCOM sur la TNT, d'autres dénoncent le manque de sanctions. On peut se demander comment cette institution réussit quand même à assurer sa fonction première pour les téléspectateurs : garantir des programmes variés et respectueux.
Elle a donc le pouvoir de réguler l'information proposée. Dans l'ère de la surinformation et surtout de la désinformation, cette autorité est d'autant plus importante qu'elle se doit de garantir aux citoyens français une actualité vérifiée et factuelle.
A un an des élections présidentielles, les désaccords autour des décisions de l'ARCOM se creusent, puisque l'information et le traitement médiatique autour de certaines problématiques divergent selon les sources d'informations.
Jeanne Espagne
Les femmes et le Rap
Les valeurs des femmes sont de plus en plus bafouées.
De nos jours, la place de la femme est souvent remise en question dans la société.
De nombreuses personnes se demandent si la musique et en particulier le rap transmettent des valeurs misogynes aux générations futures.
Selon « The Conversation », ce phénomène est de plus en plus courant actuellement, ce qui décrédibilise les femmes et crée un effet de groupe qui peut influencer les plus jeunes.
En effet, on peut observer que dans les 9 principales émissions de rap français, les invités du rap féminin ne représentent que 3,9 %.
Les auditeurs de rap féminin en France ne représente que 2 à 13 %, et dans le monde 25 % selon le Centre National de la Musique.
Cependant, ces artistes sont de plus en plus soutenues par la génération actuelle mais subissent parfois des remarques sexistes.
SNOW, un producteur, nous donne son avis.
Comment décrirais-tu l’évolution de la place des femmes dans le rap ces dernières années ?
Je ne peux pas m'exprimer sur le sujet, l'industrie du rap est énorme et les rappeurs(euses) ne sont que la partie émergée de l'iceberg et énormement de manageurs, chefs de projet, ingénieurs du son etc... sont des femmes.
Est-ce-que tu confirmes que l’industrie du rap reste majoritairement masculine ? Pourquoi ?
Si on se fixe uniquement sur les rappeuses, le problème est qu'elles seront directement soupçonnées d'avoir couché avec untel pour arriver à tourner en radio. Donc oui, l'industrie reste majoritairement masculine car dans l'imaginaire les femmes qui « font la rue » dégagent une mauvaise image féminine.
Qu’est-ce qui pourrait améliorer la place des femmes dans le rap selon toi ?
Elles n'en font pas des caisses à jouer un rôle tout blanc ou tout noir, ce sont juste des meufs chills qui kickent et pour moi elle est là la différence. La plupart des femmes se mettent en scène comme des objets sexuels, pour provoquer. Elles doivent donc s'émanciper autrement que dans le féminisme extrémiste.
Est-ce que tu vois émerger une nouvelle génération qui change les règles ?
Il est vrai que de plus en plus de femmes se démarquent dans la new gen rap hyperpop mais j'en reviens à ce que jai dit précédemment.
Il est compliqué de se prononcer actuellement mais l'avenir nous le dira.
Quel rôle les producteurs peuvent-ils jouer pour plus d’équité ?
En tant que producteur, je conseillerais à mes homonymes de commencer par arrêter de produire des rappeuses sans talent, juste parce qu'elles ont un physique attrayant et des statistiques élevées sur les réseaux. Je pense que c'est une énorme partie de ce qui cause du tort aux femmes dans l'industrie du rap.
Il semble donc que le rap féminin réussit à s'imposer petit à petit au fil du temps comme le prouve la présence d' Aya Nakamura, Shay, Davinhor, Theodora etc.. en France. A l'international, les artistes rap US cartonnent avec Cardi B, Doja Cat, Megan THEE STALLION. C'est donc un moyen pour les femmes de s'exprimer et c'est de plus en plus soutenu par les hommes musicalement et moralement, ce qui est encourageant mais pas déterminant.
Nahel Gorin Marie
Comment les films et séries déconstruisent l'image du couple et de la famille classique ?
De la glace de Heated Rivalry aux lycéens de Heartbreak High, les fictions actuelles bousculent les traditions. En explorant de nouvelles formes de parentalité et de désir, les écrans déconstruisent les clichés pour dessiner une société plus fluide et inclusive.
Depuis quelques années, les modèles traditionnels du couple et de la famille subissent de profondes transformations. Aujourd'hui, grâce à l'essor du numérique, les films et les séries jouent un rôle moteur dans la déconstruction de ces schémas classiques en proposant de nouvelles représentations sociales. A travers l'analyse d'oeuvres comme Heated Rivalry, Demain tout commence ou encore Heartbreak High, nous allons explorer comment la fiction contemporaine redéfinit les genres, brise les clichés sur la parentalité et atomise les étiquettes. Pourquoi Heated Rivalry séduit autant les femmes ?
La série canadienne « Heated Rivalry » réalisée par Jacob Tierney, sortie le 28 novembre 2025 sur Crave etHBO, est un grand succès. Cette série raconte une histoire d'amour homosexuelle entre deux rivaux Shane et Ilya, deux stars de hockey qui doivent cacher leur homosexualité dans ce milieu conservateur hostile, à partir de leur première rencontre et sur les dix années suivantes.
Dans un premier temps, il semble évident que la série déconstruit l'image du couple classique : il s'agit d'un couple homosexuel entre deux hommes. Mais la série bascule les codes d'une autre façon qui suscite une question : pourquoi autant de femmes adorent les séries de romances gays, et en particulier celle-ci ?
Depuis longtemps, les femmes sont consommatrices de romances entre hommes, notamment depuis les années 1970 en Asie. Le genre littéraire (et par extension audiovisuel) qui en découle est connu sous le nom de BL (boy's love, amours entre garçons). C'est une industrie commerciale à part entière au Japon, en Thailande, en Corée du Sud et en Chine qui s'est déployée sur tous les formats imaginables (mangas, animés, adaptations télévisées et cinématographiques).
Cela s'expliquerait du fait que les romances gay, en particulier celle-ci, proposent des figures masculines moins toxiques, plus attentives au désir et aux émotions de leur partenaire. Les hommes, se sentant supérieurs, ont toujours dominé les femmes dans les couples classiques hétéros les considérant comme inférieures. Ils se sentent légitimes pour les contrôler et pour contrôler la relation. Les femmes voient ici un couple de deux personnes égales, sans déséquilibre des genres, sans domination de l'un sur l'autre, sans misogynie. Ceux sont deux hommes qui se respectent mutuellement car ce sont des hommes. Elles voient des hommes similaires, tous deux très masculins mais qui se comportent différemment des hommes dans les couples hétéros.
« Père malgré lui »,
père avant tout
Le film « Demain tout commence » a été réalisé par Hugo Gélin en 2016. Dans ce film, Gloria, la fille de Samuel, est le fruit d'une aventure d'une nuit. Le personnage de Samuel se retrouve ainsi à assumer seul le rôle parental. Dans un couple classique, la famille naît d'un couple stable, ici elle se construit dans l'absence totale de couple. « Demain tout commence » déconstruit les schémas traditionnels pour proposer ainsi une vision moderne et organique de la parentalité.
Le film inverse le cliché classique de l'abandon paternel. C'est la mère qui part, laissant le père assumer seul le rôle de « caregiver », brisant l'idée reçue que l'instinct maternel est supérieur ou indispensable à la survie du foyer.
Le film redéfinit la masculinité. Le personnage de Samuel passe du statut de fêtard irresponsable à celui de père célibataire dévoué, mais sans adopter une figure autoritaire rigide. La parentalité de Samuel n'est pas dictée par des règles sociales mais par une improvisation constante née d'un amour inconditionnel pour sa fille. Ce film met en avant la « famille de coeur » représentée par le personnage de Bernie. Il devient une figure parentale additionnelle, formant avec Samuel un duo de co-parentalité platonique et amicale.
Enfin, le film refuse un happy ending traditionnel. Contrairement aux drames familiaux classiques où le retour de la mère biologique permet de reconstituer la cellule familliale initiale, le film choisit une voie différente. Le retour de Kristin (la mère) ne mène pas à la formation d'un couple et le rôle prédominant de Samuel n'est aucunement affecté.
Heartbreak High :
le couple déconstruit
La série australienne « HeartBreakHigh », sortie en 2022 sur Netflix de la réalisatrice Hannah Caroll Chapman, suit des élèves et professeurs du lycée Hartley High qui doivent naviguer entre amour, sexe et peines de coeur. Cette série agit comme un véritable électrochoc en montrant que la norme n'existe plus. La famille est souvent absente ou défaillante, ce qui oblige les personnages à se grouper par affinités. L'intrigue principale commence par la rupture amicale entre Amérie et Harper qui est traitée aussi intensément qu'une rupture amoureuse ou un deuil familial. De plus, on peut voir des personnages comme Darren ou Ca$h qui trouvent leur équilibre hors du foyer parental.
Le couple classique repose souvent sur la complémentarité homme-femme avec des attentes précises mais « HeartBreak High » dynamite ces rôles. Qu'il s'agisse de non binarité, de queertude, ou d'asexualité (avec Ca$h) les relations ne sont plus dictées par un « script social ». L'attirance et le coeur sont vus comme fluides. Le couple devient alors un terrain d'expérimentation libre. Le consentement et la communication sont au coeur des relations contrairement aux romances classiques basées sur les non-dits.
Pour finir, le personnage d'Amérie permet de questionner la manière dont les femmes habitent leur désir. Ses relations ne sont pas présentées comme des quêtes du prince charmant mais comme des explorations.
Ainsi, on peut dire que les films et séries ont un impact réel sur les couples et familles qui se diversifient. Ils font changer le regard sur la hiérarchie dans les couples, remettent en question les codes de parentalité traditionnels et montrent que le couple est un champ libre.
Giulia Muyllaert
L'IA, une source d'inquiétude pour le cinéma ?
L'intelligence artificielle est de plus en plus présente dans nos vies, Elle inquiète de nombreuses professions cinématographiques tels que les doubleurs, les scénaristes ou encore même les acteurs, qui pourraient être remplacés.
Imaginez aller au cinéma et découvrir un film comme les autres, mais entièrement créé par une intelligence artificielle. Ce scénario peut sembler irréel, pourtant l'intelligence artificielle inquiète déjà de nombreux professionnels du cinéma. Elle est en effet de plus en plus présente dans le métier.
Comment l'IA est-elle déjà présente dans le cinéma ?
Même si les films sont encore majoritairement créés par des humains, nous savons grâce au CNC (Centre national du cinéma et de l'image animée) que la moitié des professionnels de ce secteur ont déjà utilisé l'IA. Près de 80 % d'entre eux continuent encore à s'en servir, au moins ponctuellement. Par exemple, dans le film « Here » de Robert Zemeckis, sorti en 2024, on observe l'utilisation de l'intelligence artificielle « Metaphysic » qui peut générer des textures de peau pour pouvoir rajeunir les acteurs. Même les acteurs peuvent être concernés. Prenons l'exemple de Tilly Norwood, une actrice générée par l'IA, dévoilée par la Néerlandaise Eline Van Der Velden, qui a été présentée au festival de Zurich en 2025.
L'IA est-elle une chance ou un risque pour le cinéma ?
Une chose est sûre : l'IA est une vraie révolution dans le monde du cinéma grâce à sa palette de compétences, mais aussi car elle se montre moins chère pour les producteurs qui payent des professionnels. Ainsi, l'IA est un avantage pour les producteurs qui économisent énormément, mais un calvaire pour les professionnels qui peuvent voir leurs carrières remplacées par des machines. C'est pourquoi beaucoup de personnes remettent en question sa présence dans ce milieu, car elle ne crée pas, elle ne fait que mélanger des travaux déjà existants réalisés par des professionnels. Ce mécontentement a pu être exprimé lors de la grève des scénaristes du Writers Guild of America (syndicat des scénaristes états-uniens) à Hollywood en 2023, où leurs inquiétudes ont été exprimées.
Quel peut être l'avis d'un professionnel du cinéma ?
Doctorant en études cinématographiques à l'Université de Caen, Elias Zabalia nous raconte qu'il n'a été confronté à l'intelligence artificielle qu'une seule fois, lors de la création de son premier documentaire. Une compositrice a utilisé un outil IA pour générer une voix témoin, avant d'être remplacée par une interprète réelle. Cet usage reste très isolé. Très sceptique à l'égard de l'IA, il affirme ne pas vouloir l'utiliser à l'avenir dans son travail, estimant que ces outils « présentent encore de nombreuses limites dans les travaux créatifs ». De plus, il considère que l'IA n'est pas encore une menace mais plutôt une préoccupation croissante. Elias affirme aussi que les métiers qui auront le plus de risques d'être remplacés en France seront les acteurs de doublage, mais aussi dans le futur les métiers du monde des effets spéciaux et de l'animation numérique. Quant à la question du remplacement par l'IA pour une question de budget, il propose de se concentrer sur la qualité plutôt que sur la quantité, nous montrant qu'il vaut mieux privilégier des humains passionnés et compétents par rapport à des robots. Ensuite, toujours selon Elias, l'IA n'apporte pas d'opportunités créatives car elle ne fait qu'imiter. « Tant que l’IA sert de raccourci, je ne pense pas qu’elle puisse être vecteur de créativité ou d’innovations techniques » indique le jeune étudiant en cinéma. Enfin, il estime que l’impact de l’IA sur l’expérience du cinéma varie selon les spectateurs, et il insiste surtout sur la nécessité d’une éducation à l’image pour permettre à chacun de comprendre et juger ce qu’il regarde.
Comment imaginer le futur du cinéma ?
Le cinéma a toujours évolué avec son époque, des débuts marqués par les frères Lumière, inventeurs cinématographiques du XIXᵉ siècle, jusqu'aux films d'aujourd'hui remplis d'effets spéciaux. Le cinéma est aujourd'hui à un moment important de son évolution, entre l'innovation et la tradition. L'arrivée des nouvelles technologies, comme l'IA, peut tout changer, comme la manière de créer les films ou de raconter l'histoire. Certains y voient du positif permettant de pousser plus loin la créativité, tandis que d'autres y voient un risque de production de films moins humains, et plus robotisés. Dans tous les cas, le futur du cinéma dépendra de la façon dont ces outils seront utilisés, des avis et surtout des spectateurs. L'intelligence artificielle peut aider à créer des effets spéciaux plus réalistes, à écrire des scénarios ou même à créer des acteurs, mais elle dépend de l'évolution de sa place dans le monde, et ne remplacera jamais l'imagination ni les émotions humaines qui restent au cœur du cinéma.
Inès Girardin, Jade Houstin
Mission : retrouver les œuvres spoliées !
Cette mission n'est pas seulement retrouver mais aussi restituer celles appartenant aux musées, pour réparer les erreurs du passé.
Lors de la Seconde Guerre mondiale, le monde de l'art tremble. Sous une domination autoritaire, les œuvres d'art sont spoliées, au détriment des artistes et des propriétaires. On estime que plus de 100 000 œuvres d'art sont dérobées par le régime nazi. Ces œuvres prennent une place importante dans la doctrine de Hitler. Celles-ci possèdent deux rôles : le premier est de démontrer la puissance culturelle du régime et le second est de légitimer le principe de supériorité de la « race aryenne ». Selon le régime antisémiste, les personnes allemandes ayant la peau, les yeux et les cheveux clairs sont supérieurs aux autres. Le sujet de la restitution perd de son importance dans les années 1980, la France préférant ignorer l'horreur de l'histoire, et ne reprend que depuis 20-25 ans. La grande mission de restitution est alors lancée et soutenue par de nombreuses institutions.
Un régime organisé pour la spoliation
Lorsque Hitler proclame le début de son régime le 30 janvier 1933, l'horrible machine s'élance. L'importance de la culture pour le Führer se fait ressentir immédiatement. Effectivement, dès septembre 1933, la Chambre de Culture du Reich est fondée. Elle a pour but de diffuser la culture aryenne dans tout le pays ainsi que de promouvoir l'idéologie du parti et de le légitimer à travers des œuvres d'art. C'est en 1941 que la déportation des Juifs commence. Des logements sont abandonnés, certains cachant de luxueux objets, tels que des tableaux. En France, la spoliation débute à l'été 1940 avec l'ambassade d’Allemagne. Le principal auteur de ce crime, ou du moins un des organisateurs, est le Reichsleiter Rosenberg. Son rôle est de confisquer les biens culturels détenus par les Juifs, de récupérer les biens restés dans les logements vides et de saisir les comptes bancaires des personnes déportées, tuées ou ayant fuit leur domicile. Ce crime trouve appui dans le régime de Vichy, avec l’aryanisation volontaire ou forcée. Elle consiste à discriminer économiquement les juifs, les forçant à vendre leurs possessions à des prix très bas afin de survivre. A cause de cette aryanisation, les biens culturels des personnes juives sont achetés par l’État allemand, lui permettant de gagner en objets culturels et d'acquérir de nombreux tableaux.
Une héroïne à l'origine de le restitution
Tout commence avec Rose Valland, française au courage immense, à qui nous devons un appui inestimable. Madame Valland qui est d'abord bénévole en 1932, obtient un poste d'attachée de conservation à la Direction des Musées Nationaux en 1941, au musée du Jeu de Paume. Début octobre 1940, le Musée est réquisitionné par l’Einsatzstab du Reichleister Rosenberg, service allemand qui se charge de contrôler, surveiller et ramener les œuvres spoliées en Allemagne. Le musée va donc servir d'entrepôt.
Grâce à son poste, Rose voit passer les œuvres et parvient à les lister avec non seulement leur identité mais aussi leur dépôt et leurs propriétaires. Après la guerre, elle s'engage aux côtés des libérateurs afin de les retrouver et les restituer. Cette action est facilitée par sa liste. Grâce à ses nombreux efforts, 60 000 objets culturels sont retrouvés en Allemagne, dont 45 000 sont restitués jusque dans les années 50. C'est ainsi que commence la restitution des biens volés.
Une prise en charge par l’État
Cette mission est gérée par l’État qui met en place depuis quelques années de nombreux moyens de l'accomplir. Par exemple, le podcast « A la Trace », créé par le Ministère de la Culture, a pour but de raconter et de sensibiliser à cette restitution. Pour alimenter son contenu, le podcast se base sur le projet « Mission de recherche et de restitution des biens culturels spoliés entre 1933 et 1945 », entrepris par le ministère en 2019. David Zivie, chef de la mission et sa collaboratrice Elsa Vernier-Lopin, chargée de recherche, s'appliquent à rendre justice à chaque œuvre. Et cela grâce à des épisodes présentés avec la voix de Florence Loiret Caille et réalisés par Léa Veinstein. Chaque épisode présente une œuvre particulière, remontant sa trace à travers la France, l'Allemagne ou encore l'Angleterre, retrouvant les musées où elle est conservée. A travers cet audio, nous découvrons la voix et le témoignage des descendants ou des représentants des personnes spoliées, nous permettant une immersion et une meilleure compréhension.
Afin de faciliter la restitution des œuvres qui sont rentrées dans le domaine public, c'est-à-dire devenues propriété de l’État, la ministre de la culture Rima Abdul Malak, a soumis un projet de loi le 21 février 2022. Celui-ci a permis d'assouplir les procédures permettant aux objets culturels présents dans le domaine public d'être rendus à leurs propriétaires. Des oeuvres telles que « Rosier sous les arbres » de Gustav Klimt, rentrée dans la collection du musée d'Orsay en 1980, ont ainsi pu retrouver leurs vrais propriétaires.
L'action des musées
L’État n'est pas le seul à participer. De nombreux musées se donnent pour mission de restituer ces œuvres perdues, comme par exemple le Musée des Beaux-Arts de Rouen en 2022. Celui-ci conservait 3 141 pièces artistiques dont certaines étaient d'origine inconnue. Nicolas Mayer-Rossignol, maire de Rouen, et le musée se sont fixés, l'objectif de trier et de restituer toute œuvre ayant été spoliée. Commence alors un plan en trois étapes. Tout d'abord répertorier les œuvres acquises auprès de la famille ou de l'artiste, avant 1933 ou après 1933, qui ne présenteraient donc aucun risque de spoliation, 59 % de la collection est écartée. Ensuite, grâce aux archives, des études sont menées et permettent de séparer les œuvres en deux groupes, le premier composé de 19 % d’œuvres à risque mais qui, faute de documents, ne peut être tracé, et le second composé de 22 % à risque mais accompagnées d'archives permettant de retracer leurs origines. Ces 22 %, soit environ 700 œuvres, ont été étudiées et seulement 38 répertoriées comme suspectes. Elles ont alors été classées en catégorie allant de 1 à 5 sur le risque de spoliation. De ces recherches sont ressorties 7 œuvres avec un grand risque de spoliation, en particulier « Madame Guillaumin cousant » d’Armand Guillaumin. Elle a alors été soumise à de multiples études et fera l'objet d'une requête auprès de la Commission d’indemnisation des victimes de spoliation afin de permettre une reconnaissance juridique et une restitution aux vrais propriétaires.
Ce premier pas incite la Métropole de Rouen à persévérer et améliorer ses moyens de restitutions. Elle met en place des visites pour le public afin de découvrir l'Histoire de l'art lors de la Seconde Guerre mondiale. Elle poursuit l'étude de sa collection et le risque de spoliation et soutient les étudiants souhaitant mener des recherches sur le sujet en mettant en place des financements. Elle publie ses recherches afin de partager ses connaissances et enfin, écrit sur le site du musée l'histoire de ces œuvres.
Andréa Mangeant
La consommation de drogue serait-elle facile d'accès ?
Une accessibilité de plus en plus banalisée aux substances illicites.
La consommation de drogues en Europe continue de progresser, portée par une accessibilité accrue et des modes de distribution en pleine mutation. Chez les plus jeunes, le phénomène est particulièrement marqué : à seulement 16 ans, les Français apparaissent comme les premiers consommateurs de cannabis en Europe. Selon les données disponibles, 69 % des adolescents estiment qu’il est facile de s’en procurer. Plus préoccupant encore, près de la moitié d’entre eux jugent également accessibles des substances plus dures comme la cocaïne, l’ecstasy, la MDMA ou le GHB.
Cette évolution s’inscrit dans un contexte de transformation du marché des drogues. « Les drogues illicites classiques sont désormais largement accessibles tandis que de nouvelles substances à forte teneur en principe actif continuent d’apparaître », analyse Alexis Goosdeel, directeur de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies, dans un communiqué.
Le cannabis et la cocaïne en tête des usages
À l’échelle du continent, le cannabis reste de loin la substance la plus consommée, par plus de 22 millions d’adultes (15-64 ans) en 2022. La cocaïne, quant à elle, s’impose comme le stimulant illicite le plus répandu, avec 3,7 millions d’usagers recensés l’an dernier, bien que son usage reste nettement inférieur à celui du cannabis.
Les spécialistes expliquent cette progression par plusieurs facteurs. L’offre s’est intensifiée, les prix ont baissé et, surtout, les modes de distribution ont évolué. « Le marché s’est ubérisé », résume une sociologue. : Les consommateurs n’ont plus nécessairement besoin de se rendre sur des points de deal, les vendeurs se déplaçant directement jusqu’à eux. Cette transformation contribue à banaliser l’usage des substances illicites.
toutes les classes sociales concernées
La conséquence directe est que la consommation ne concerne plus seulement des publics marginalisés. « L’usage s’est diffusé à tous, des personnes insérées socialement et professionnellement à des personnes en situation de précarité », souligne Hélène Donnadieu, chercheuse à l’Inserm et cheffe de service en addictologie à l’hôpital de Montpellier.
Une accessibilité renforcée par le numérique
Les nouvelles technologies jouent également un rôle majeur dans cette banalisation. Les réseaux sociaux, les messageries cryptées et certaines plateformes du dark web facilitent les échanges entre vendeurs et consommateurs. En quelques clics, il est désormais possible de commander des stupéfiants avec des modes de paiement discrets et des livraisons rapides.
Cette digitalisation du trafic touche particulièrement les jeunes générations qui peuvent être exposées plus facilement à des offres de produits illicites via Snapchat, Telegram... Les professionnels de santé alertent aussi sur l’apparition de nouvelles drogues de synthèse, souvent plus puissantes et parfois vendues sous des formes attractives ou trompeuses.
Léa Courtin
Un métier mais à quel prix ?
Est-ce qu'aujourd'hui, les jeunes choisissent leur métier en fonction de leurs passions ou en fonction des revenus ?
Pendant longtemps, l'idée de « faire un métier que l'on aime » a été prédominante chez les jeunes. Ils étaient souvent influencés par des discours familiaux sur l'importance de s'épanouir dans leur profession. Beaucoup voulaient concilier revenus confortables et passion. Dans notre génération, les réseaux sociaux regorgent d'exemples d'entrepreneurs, d'artistes et de créateurs de contenus qui ont transformé leurs centres d’intérêt en activité professionnelle. Ces exemples renforcent l'idée qu'il est possible de vivre de ce que l'on aime.
Des contraintes économiques croissantes
Malgré cet idéal, la réalité économique impose des limites très concrètes. L'augmentation du coût de la vie, notamment dans les grandes villes, oblige les jeunes à penser rapidement aux revenus suffisants pour subvenir à leurs besoins. Beaucoup craignent le chômage ou les contrats précaires, ce qui les oblige à opter pour des choix d'orientation plus sûrs. Ainsi, même ceux qui souhaitent poursuivre leur passion peuvent être amenés à y renoncer, temporairement ou définitivement, pour assurer leur stabilité financière, ce qui renvoie un sentiment de frustration : « On nous dit de suivre nos rêves, mais la réalité nous rattrape vite ».
Des choix plus stratégiques
Face à ces contraintes, les décisions d'orientation deviennent plus réfléchies et parfois plus calculées. Les jeunes ont tendance à s'informer davantage sur les débouchés professionnels, les perspectives d'évolution hiérarchique et surtout sur les niveaux de salaire avant de s'engager dans une formation. Les filières liées aux nouvelles technologies, à la santé ou encore à la finance apparaissent comme des choix privilégiés, car elles offrent généralement une insertion professionnelle plus sécurisée et une certaine stabilité des revenus. Ce choix stratégique s'accompagne souvent d'un sentiment mitigé. Si certains assument pleinement leur décision, « je préfère un métier stable qui me laisse du temps libre », déclare un étudiant interrogé. D'autres évoquent une forme de sacrifice : « ce n'est pas ce qui me passionne mais c'est pas mal », déclare un autre jeune.
Vers un équilibre entre passion et revenus
Au lieu de faire un choix entre passion et rémunération, une approche différente fait son apparition : le compromis. De nombreux jeunes cherchent aujourd'hui à allier aisance financière et intérêt personnel, même si cela implique d'avoir un parcours professionnel plus complexe. Par exemple, certains optent pour un métier relativement stable économiquement tout en développant une activité personnelle en parallèle, que ce soit dans le domaine artistique, entrepreneurial ou associatif. D'autres optent pour une trajectoire plus évolutive, acceptant de débuter dans un secteur sécurisant avant de se réorienter vers une activité proche de leurs aspirations personnelles.
Cette tendance montre que le choix d'un métier est devenu plus flexible et moins figé qu'auparavant. Les jeunes ne cherchent plus uniquement à « choisir un bonne fois pour toutes », mais à construire un équilibre entre réussite économique et épanouissement personnel.
Noa Cotin
Interdiction du téléphone portable au lycée
Une atteinte à nos libertés ou une mesure efficace ?
Depuis le 5 Janvier dernier, le lycée Sainte Marie de Caen a décidé de mettre en place une interdiction partielle du téléphone portable dans l'enceinte de l'établissement. En effet, le téléphone est, depuis bientôt 5 mois, interdit dans les couloirs de l'établissement sous peine d'une mise en garde puis de deux heures de colle en cas de récidive.
Un choix assumé
Nous avons interviewé Mme Challe, CPE du lycée, afin de comprendre ce choix et ses objectifs. Elle nous explique que « cette mesure est liée à une mesure de l'Etat qui visait dans tous les établissement scolaire à interdire l'usage du téléphone portable ». Elle constate, depuis le changement, il y a 8 ans, du réglement qui a autorisé l'utilisation du portable « une utilisation du téléphone portable en classe, ce qui pose un gros problème ». Mme Challe remarque également « un changement du mode d'utilisation du smartphone notamment avec Pronote et l'arrivée des jeux mobiles » qui nous amène à être davantage sur nos téléphones. « C'est une décision prise en conseil de direction [...] suite à un sondage auprès des professeurs et personnels non enseignants qui fut plébiscité par la majorité ». La reposnsable scoalire poursuit : « Malgré les critiques de certains élèves en début d'année qui ont été entendues et avec lesquels nous avons pu discuter, nous n'avons pour autant pas changé notre positionnement sur cette mesure ».
Qu'en pensent les élèves ?
D'après un sondage au sein du lycée, les élèves ne se montrent pas totalement favorables à cette interdiction. En effet, 79 % des élèves sondés sont en désaccord. Pour 90 % d'entre eux, l'interdiction n'a pas permis d'éviter des cas de cyberharcèlement et seulement 16 % trouvent que depuis janvier 2026, la circulation dans les couloirs s'est améliorée et fluidifiée. Néanmoins. 65 % d'entre eux avouent que leurs relations sociales se sont un peu améliorées, ce qui montre un résultat en partie positif. De nombreux élèves soulignent que l'interdiction restreint la possibilité de se connecter à Pronote, ce qui peut poser problème en cas de changement de salle de dernière minute ou encore pour récupérer les bons manuels dans leurs casier.
Interdiction nationale dès septembre prochain
À la rentrée 2026, l’interdiction du téléphone portable devrait être généralisée à tous les lycées en France. Comme l’indique le Ministère de l’Éducation nationale, l’usage sera interdit pendant toute la journée scolaire, y compris hors des cours. Cette mesure vise à instaurer une règle nationale, chaque établissement pouvant en préciser l’application (stockage, exceptions pédagogiques) dans son règlement intérieur. Le projet doit encore être définitivement adopté.
Un après positif ?
À plus long terme, cette mesure pourrait installer de nouvelles habitudes dans le lycée. En limitant l’usage du téléphone, elle incite les élèves à se recentrer sur le cadre scolaire, aussi bien en classe que pendant les temps de pause.
Moins sollicités par les écrans, ils pourraient peu à peu gagner en concentration et en attention. Sur la durée, cette règle peut aussi encourager des échanges plus directs entre élèves et poser des repères plus clairs sur la place du numérique à l’école.
Louis Dutertre
La pression des élèves face au stress des parents
Pour beaucoup d’élèves, la scolarité rime aussi avec pression. L’impression de devoir toujours réussir et ne jamais décevoir peut peser lourdement sur le moral au quotidien.
La pression ne vient pas uniquement de l’école. Les parents jouent également un rôle important. Souvent, ils souhaitent simplement le meilleur pour leurs enfants et espèrent leur assurer un bel avenir. Pourtant, même avec de bonnes intentions, certaines attentes peuvent être vécues comme une pression supplémentaire. Beaucoup d’élèves redoutent notamment de décevoir leurs parents en cas de mauvaise note.
Quand les résultats prennent trop de place
Les notes peuvent influencer l'humeur et la confiance en soi. Lorsqu'un élève associe sa valeur personelle à ses résultats scolaires, la pression devient encore plus forte. Cependant, cette pression peut aussi jouer un rôle positif pour certains élèves en les motivant à travailler d'avantage. Mais lorsqu'elle devient excessive, elle entraîne fatigue, démotivation et anxiété.
Un sondage a été réalisé dans notre lycée auprès de 939 élèves. 52 % ont répondu et confirment cette tendance. À la question « Ressens-tu une pression de la part de tes parents ? », 18 % répondent souvent, 38 % parfois, 22 % rarement et 22 % jamais. Plus d’un élève sur deux ressent donc au moins occasionnellement une pression parentale.
Entre motivation et mal-être
Plusieurs études montrent qu’une forte pression scolaire et familiale peut favoriser le stress et l’anxiété chez les adolescents. Selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), environ 1 adolescent sur 7 dans le monde souffre de troubles liés à la santé mentale, notamment du stress et de l'anxiété, souvent aggravés par la pression scolaire. Les notes deviennent alors plus qu'un simple outil d'évaluation : elles influencent la confiance en soi et peuvent créer un sentiment d'échec. Une élève nous confie « J'ai parfois peur de décevoir mes parents quand mes notes ne sont pas bonnes. Cela me met beaucoup de stress et influence mon travail. J'aimerais qu'on regarde aussi les efforts, pas seulement les résultats. »
Ce ressenti met en évidence le lien entre les attentes parentales et le stress scolaire. La pression ressentie peut directement impacter la motivation et la confiance en soi de l'élève.
Mieux vivre la pression scolaire
La communication reste essentielle. Beaucoup de jeunes n’osent pas parler de leur stress à leurs parents. A la question « Est-ce que tu parles de ce stress avec tes parents ? », 23 % répondent oui facilement, 23 % parfois, 26 % rarement et 29 % jamais. Pourtant, dialoguer permettrait d’instaurer un climat plus serein. Valoriser les efforts autant que les résultats serait aussi une piste importante. La réussite scolaire ne se résume pas aux notes : le bien-être, la confiance en soi et la capacité à gérer la pression comptent tout autant.
Autrement dit, la réussite ne doit pas se faire au détriment du bien-être. Encourager sans trop mettre de pression reste essentiel.
Clotilde Houllier
Les répercussions du sommeil sur la santé
Quelle est l'importance du sommeil pour notre bien être ?
Depuis de nombreuses années, les adolescents portent de moins en moins d'importance à leur sommeil.
Nous avons pu rencontrer Marine Lamache, une spécialiste des répercussions du sommeil sur la santé. Elle a répondu à nos nombreuses questions. En effet, le manque de sommeil se fait ressentir davantage chez les jeunes qui ne tiennent pas compte les répercussions que cela peut avoir sur leur santé.
Un besoin essentiel pour le corps
Le sommeil joue un rôle essentiel dans la santé. Il permet au corps de récupérer, au cerveau de mémoriser et de réguler les émotions, tout en participant au bon fonctionnement du système immunitaire et à l’équilibre hormonal. Chez les adolescents, il est recommandé de dormir entre 8 et 10 heures par nuit.
Des effets immédiats sur le quotidien
Le manque de sommeil a des effets rapides. Il peut entraîner une fatigue constante, des difficultés de concentration, de l’irritabilité et des problèmes scolaires. Il affaiblit également le système immunitaire, ce qui rend plus vulnérable aux maladies. Ne pas dormir suffisamment peut aussi perturber l’organisme. Cela peut dérégler l’appétit, entraîner une prise de poids et, à long terme, augmenter les risques de maladies comme le diabète, les troubles cardiovasculaires, les troubles cognitifs ou encore la fatigue chronique.
Un impact sur la santé mentale
Selon Mme Lamache, le sommeil influence directement la santé mentale. Un manque de sommeil favorise le stress, l’anxiété et les troubles de l’humeur, avec un risque plus élevé de dépression sur le long terme.
Le rôle des écrans dans les troubles du sommeil
Les écrans aggravent ces effets. Leur lumière bleue retarde l’endormissement, diminue la production de mélatonine et maintient le cerveau en activité, ce qui dégrade la qualité du sommeil. Certaines habitudes nuisent donc au sommeil : utiliser des écrans avant de dormir, faire du sport intense en soirée, consommer des boissons excitantes comme le café ou les boissons énergisantes, ou encore se coucher en étant stressé.
Des habitudes à adopter pour mieux dormir
Pour limiter ces répercussions, il est conseillé de garder des horaires réguliers et de dormir dans un environnement calme, sombre et frais (autour de 18 –19°C) affirme Mme Lamache. Pratiquer une activité physique dans la journée et éviter les repas trop lourds le soir peut aussi aider. Mettre en place une routine relaxante, comme lire ou écouter de la musique calme, facilite l’endormissement.
Trouver le bon rythme
Il est recommandé d’arrêter les écrans au moins une heure avant de dormir, voire jusqu’à deux heures. Pour un adolescent qui se lève vers 7h, se coucherdoit se faire entre 21h30 et 23h afin de respecter les besoins de sommeil.
Le sommeil est essentiel pour rester en bonne santé. Un manque de sommeil a des effets importants pour le corps et l'esprit, ce qui montre l'importance d'adopter de bonnes habitudes au quotidien.
Juliette Descazot,
Eléanore Levavasseur
Le sport est-il une source de motivation ?
Et si le sport était bien plus qu'une activité physique ? Un coach entrepreneur et un sportif de haut niveau partagent leur vision de la motivation et de l'impact du sport dans leur vie.
« Le sport est un puissant moteur de motivation au quotidien » déclare Icham, gérant de la salle de sport « La Sphère » à Hérouville-St-Clair. Il nous explique comment il accompagne et motive les sportifs chaque jour.
Le regard d'un coach sportif sur l'engagement
Le coach explique que sa passion a été le point de départ de son métier. Il affirme avoir choisi cette voie avant tout par volonté de transmettre ce qu’il aime, mais aussi pour s’épanouir professionnellement en exerçant un métier qui lui correspond. Selon lui, le sport ne se limite pas à la performance physique : il permet aussi à ses élèves de se vider la tête et de se construire un mental solide. Icham souligne qu’il cherche à transmettre à la fois des compétences physiques et psychologiques, utiles à la salle et dans la vie personnelle ou professionnelle. Pour maintenir la motivation, même dans les moments de doute, il garde une dynamique positive, des conseils adaptés à chaque personne et un sens de l’analyse. Enfin, il insiste sur l’importance de l’accompagnement, avec toujours un mot réconfortant pour encourager ses élèves à ne pas abandonner.
Une motivation portée par l'envie de performer
Dans l'univers exigeant de l'équitation, la motivation n'est pas toujours constante. Gaëtane Nicolas, cavalière de haut niveau partage son expérience avec sincérité, en rappelant que derrière les performances et les résultats, il y a surtout beaucoup de travail et régularité. « L'envie de performer est un point important qui me permet de rester motivée à travailler, même les jours où c'est plus difficile », explique-t-elle. Mais derrière cette détermination se cache une réalité plus nuancée : « par moments, la rigueur prend le dessus sur la motivation ». La discipline devient alors indispensable pour continuer à avancer, même lorque l'envie n'est pas au rendez-vous.
Un élan naturel à entretenir au quotidien
Pour elle, la motivation prend d'abord racine dans la passion : « Je pense que la motivation vient naturellement quand on aime ce que l'on fait ». Cependant, elle tient à rappeler que cette vision ne doit pas être trop embellie : « Il ne faut pas non plus idéaliser la vie des sportifs de haut niveau car c'est beaucoup de travail et de sacrifices ». La motivation varie et « elle n'est pas présente tous les jours ». C'est pourquoi elle insiste sur l'importance du plaisir : « Il faut savoir se faire plaisir pour pouvoir garder cette motivation au quotidien ».
Ces témoignages montrent que derrière la réussite se cachent avant tout persévérance et passion. Coach comme sportif mettent en avant une même réalité : le sport demande un engagement constant. La motivation est essentielle pour s'entraîner et progresser au quotidien. Elle permet de dépasser les difficultés et d'atteindre des objectifs.
Ninon Ledormeur, Lana Morin
Le MMA, un sport dangereux ?
Depuis quelques années, ce sport prend de plus en plus de place dans le domaine des sports de combat. En France, le MMA compte plus de 60 000 licenciés.
Qu'est-ce que le MMA ?
Aujourd'hui, le MMA ou Arts Martiaux Mixtes est un sport de combat regroupant des techniques issues de nombreux arts martiaux et sports de combat (judo, boxe, karaté) pour former une discipline singulière avec ses propres spécificités qui s'effectue dans une cage et non dans un ring.
Pourquoi le MMA est t-il souvent considéré comme dangereux ?
Le MMA est parfois considéré comme un sport dangereux car il a déjà provoqué la mort de plus de 20 personnes depuis son apparition en 1993. Cela reste inférieur à la boxe, qui elle connaît 13 morts en moyenne par an, avec plus de 65 000 combattants en France. Le MMA est aussi vu comme un sport dangereux car il est très violent et impressionnant visuellement. Les coups portés à la nuque, à la gorge, à la colonne, aux reins, aux articulations, aux genoux et en dessous, et aux parties génitales, ainsi que les doigts dans les yeux, dans les oreilles, le nez et les morsures sont strictements interdits et pénalisés. Mais les frappes avec les mains, les jambes, les coudes, les genoux, les projections au sol, les techniques de soumission, les clés de soumission et les frappes au sol en ground and pound sont toutefois autorisées, même si ces coups peuvent paraître dangereux pour le grand public.
L'avis d'amateur en MMA
D'après Théo, élève de 1ère : « Le MMA est un sport très intéressant car il mélange différents arts martiaux et c'est cette diversité qui fait la beauté de ce sport, et oui c'est un sport présentant potentiellement des risques de blessures aussi élevés que la boxe anglaise ou même le rugby mais les gens ont souvent un avis négatif sur ce sport sans véritablement le connaitre ». Théo nous dit également sur un ton humoristique et provocateur « Alors à tous ceux qui critiquent, je leur prescris une séance d'essai ». Pourtant Théo nous révèlera qu'il n'est que fan et non prariquant.
Le MMA est un sport certes dangereux, mais reste réglementé, assurant donc la sécurité de ses pratiquants.
Térence Rétif
Le Malherbe Normandy Kop fête ses 30 ans
Crée en 1996, le principal groupe de supporters Caennais fête son 30e anniversaire.
Malgré les piètres résultats de l’équipe actuelle, le stade Michel-d’Ornano accueille à chaque match de nombreux et fervents supporters venus de toute la Normandie. À l’occasion de cette année anniversaire, ses ultras, comme on les appelle dans le milieu, ne lâchent rien, quoi qu’il arrive, pour soutenir leur équipe de cœur.
Une très grande affluence grâce à l’histoire du club
Le Stade Malherbe de Caen, fondé en 1913, tient son nom du poète François de Malherbe. C'est un club au statut professionnel. Il a connu de nombreuses divisions mais évolue aujourd'hui en Nationale (troisième division). Avec une capacité de 21000 places, le stade compte parmi les plus grands de Nationale affichant une affluence bien au-delà des autres équipes, notamment grâce à sa culture anglo-normande. Encore actuellement, il regroupe 1100 membres en tribune populaire Luc Borrelli, située derrière le but en face du parcage adverse.
La naissance du MNK
Le groupe est né à l'occasion d'une fusion entre deux bandes de supporters caennais : les Vikings et les Gunners, en mars 1996, grâce à l'actuel président du groupe, fervent supporter depuis plus de quarante ans. Cette fusion augmente le nombre de membres et facilite ainsi de nombreuses actions comme la préparation des animations et l'organisation des déplacements, ce qui unit les supporters. Ainsi le MNK (Malherbe Normandy Kop) voit le jour et fête cette année ses 30 ans.
Le rôle des ultras
Tout d'abord, le terme « ultra » désigne une catégorie particulière de supporters. Ce sont des hommes et des femmes fervents et fidèles, soutenant leur équipe de prédilection de manière passionnée. Le mouvement ultra est un moyen de se faire entendre grâce à des chants et diverses animations. Ils doivent également réaliser de nombreuses actions comme par exemple la création de tifos, de bâches, de stickers de déplacements, de vêtements et tout autre accessoire. C'est pour beaucoup une liberté, un moyen de se retrouver entre amis ou en famille et d'oublier tout pendant quatre-vingt-dix minutes.
Un groupe de supporters apolitique
La politique peut parfois s'inviter dans la partie. Par exemple, certains groupes sont affiliés à un bord politique. Cependant, le groupe caennais n'est affilié à aucun parti politique et n'a aucune étiquette. Il est apolitique, ce qui renforce la cohésion et l'intégration. Chaque personne est la bienvenue peu importe son âge, son sexe ou son statut social. L’écart d’âge dans la tribune est d'ailleurs particulièrement marqué, puisqu’on peut y voir aussi bien de jeunes enfants accompagnés de leurs grands-parents et à proximité, des supporters de générations très différentes.
Les modalités d’adhésion
Il faut tout d'abord s'abonner au Stade Malherbe de Caen, puis au MNK. L'adhésion coûte 10 euros et permet par la suite d'obtenir des réductions sur les déplacements, les vêtements et divers accessoires. Cette cotisation annuelle permet également au groupe de financer différents projets comme la préparation de drapeaux, de banderoles, etc.
Une passion transmise de génération en génération
La culture des supporters se transmet souvent de génération en génération. De nombreux fans découvrent le club dès leur plus jeune âge, accompagnés de leurs parents ou de proches déjà passionnés. Au fil des années, ils apprennent les chants, les traditions et les valeurs du groupe, jusqu’à s’impliquer pleinement dans la vie des tribunes.
Cette transmission permet de préserver l’identité du club et d’assurer la continuité du mouvement ultra.
Charles Bourdeau, Théo Lemière
La 50ème édition du Rétromobile de Paris
En février, Paris a connu l'un des meilleurs évènements automobiles de cette année 2026 !
Le rétromobile est, à la base, un petit salon annuel dédié aux véhicules de collection. Aujourd'hui, c'est parmi l'un des salons automobiles les plus prestigieux au monde. Il se situe au parc des expositions de la Porte de Versailles à Paris. On peut aujourd'hui y retrouver des marques prestigieuses, des voitures de compétition, des prototypes mais aussi des voitures grand public. Il est aujourd'hui considéré comme l'un des meilleurs salons automobiles puisqu'il réunit parmi les meilleures marques. Il est le second plus grand salon européen consacré à l'automobile de collection et ses accessoires après le Techno Classica Essen en Allemagne.
Que peut-on y trouver ?
De plus en plus de grandes marques viennent exposer leurs modèles ou leurs concept cars, maquette en taille réelle de projet de voiture. Cette année, nous avons pu retrouver des marques comme Bugatti, venu célébrer les 25 ans de sa fameuse Veyron. Mais aussi Pagani, Porsche et Lamborghini, qui a pu montrer au public pour la seconde fois sa voiture limitée à 33 exemplaires : la Fenomeno. Des exposants privés ou des revendeurs comme Moteur & Sens viennent exposer leurs véhicules de prestige...ou pas. Et oui, dans ce salon on peut très vite passer de la voiture de Monsieur tout le monde, comme la Twingo, à une voiture limitée à un seul exemplaire valant plusieurs millions d'euros, tels que la Bugatti FKP Hommage.
Que recherche le public ?
Le public du Rétromobile ne vient pas seulement pour voir des voitures. Il vient avant tout pour revivre une époque, retrouver des modèles qui ont marqué leur enfance ou découvrir des véhicules qu’ils n’ont jamais pu voir en vrai.
On y retrouve des passionnés d’automobile, qui connaissent l’histoire de chaque modèle, des collectionneurs, à la recherche de pièces rares ou de nouvelles acquisitions, et des amateurs curieux, venus simplement admirer des voitures d’exception.
Le salon permet aussi d’approcher des véhicules normalement inaccessibles, que ce soit pour leur rareté ou leur prix. C’est une expérience unique, presque comme un musée vivant, mais avec une ambiance beaucoup plus immersive.
Qui sont les exposants et quels sont leurs objectifs ?
Les exposants présents au Rétromobile sont très variés. On y trouve des constructeurs automobiles comme Bugatti, Porsche ou Lamborghini, qui viennent mettre en avant leur histoire et leur savoir-faire, des marchands et collectionneurs privés qui exposent ou vendent des voitures rares, des restaurateurs spécialisés qui présentent leur travail de rénovation ou bien des vendeurs de pièces détachées et accessoires, essentiels pour les passionnés. Leurs objectifs peuvent être de valoriser leur image et leur héritage, vendre des véhicules ou des pièces, se faire connaître auprès d’un public passionné et surtout, entretenir la culture automobile ! Le Rétromobile s’impose ainsi comme un rendez-vous incontournable pour tous les passionnés d'automobile.
Igor Lamouroux.
La gourmandise phare du lycée !
Chaque jour, ils disparaissent en quelques minutes…mais que pensent vraiment élèves et personnels des cookies du lycée ?
Très populaires auprès des élèves, les cookies du lycée font partie du quotidien à la cafétéria. Mais entre goût, prix et qualité, les avis sont-ils les mêmes ?
Au lycée, les cookies sont devenus un incontournable des pauses et des repas. Appréciés pour leur côté gourmand et pratique, ils rencontrent un grand succès auprès des élèves. Cependant, plusieurs questions se posent derrière cette popularité. Pour mieux comprendre, nous avons interrogé à la fois des élèves et des membres du personnel.
Dans un premier temps, nous avons interrogé Soukaïna, élève de première générale au lycée Sainte-Marie.
Quelle est ta consommation de cookies par semaine ?
Alors tous les jours, sauf le lundi. Quand je mange au lycée, je vais toujours à la cafetéria et je prends forcément un cookie avec mon repas.
Qu'est ce qui te plaît avec les cookies du lycée ?
Franchement, ils sont plutôt pratiques et en sachant que la plupart du temps je prends un sandwich avec, je les mets dans mon sac et je peux les manger n'importe où. Et niveau gôut, ils sont très très bons, j'ai pas à me plaindre sur ce point-là.
Si tu pouvais changer quelque chose, ce serait quoi ?
Honnêtement, je te dirais le prix. J'en ai déjà parlé avec mes copines d'autres lycées et leurs cookies sont moins chers. De pas grand chose mais en sachant notre consommation, ça reste quand même un petit coût. Après c'est pas pour autant que j'arrête d'en acheter.
Après notre échange avec une élève, nous avons questionné deux membres du personnel de la caféteria.
Pourquoi ces cookies-là et pas d'autres ?
On ne les choisit pas vraiment, c'est un groupe, une distribution d'alimentation scolaire et donc en grande quantité.
Confirmeriez-vous leur popularité auprès des élèves ?
En sachant que c'est le dessert le plus vendu de la caféteria, on suppose qu'en effet, les élèves semblent beaucoup l'apprécier.
Selon vous, le prix vous semble-t-il abordable pour nous lycéens ?
Oui, ils restent abordables. Si on prend en compte les prix dans les boulangeries, le prix des cookies à la caféteria est plutôt accessible pour des lycéens.
Les cookies du lycée font donc l'unanimité pour leur goût et leur praticité. Ils restent donc un incontournable pour de nombreux élèves au quotidien.
Léna Roger
Le Service Militaire Volontaire est-il bénéfique pour les jeunes ?
Comment se passe ce déroule t-il et que peut-il leur apporter ?
Cela fait maintenant 28 ans que le Service Militaire obligatoire n'existe plus en France. C'est le Président de la République française, Jacques Chirac, qui prend la décision de professionnaliser les armées et de suspendre le service le 28 octobre 1997. Cependant, le 27 novembre 2025, Emmanuel Macron, président de la République française, annonce réinstaurer un Service Militaire Volontaire.
Pour en savoir plus sur ce service, nous sommes allés à la rencontre du major Jouen, ancien militaire actif au sein de la Marine Nationale et désormais réserviste.
En quoi consiste le Service Militaire Volontaire ?
Le Service Militaire Volontaire (SMV) propose aux jeunes (hommes et femmes) de 18 à 25 ans de revenir sous les drapeaux pour une durée de 6 à 10 mois dans des missions concrètes et utiles à la défense nationale dans n'importe quel corps d'armée (Marine Nationale, Armée de Terre, et Armée de l'Air et de l'Espace), mais aussi de redynamiser ce lien Etat-Nation.
Faut-il un certain niveau scolaire et sportif pour intégrer le SMV ?
Non pas du tout, il faut juste la nationalité française et une aptitude médicale sportive minimum.
Que peut apporter le SMV aux jeunes ?
Ce service peut apporter de la rigueur, le sens des responsabilités, de la ponctualité, de la politesse ainsi que du professionnalisme chez les jeunes.
Pensez-vous que le SMV est utile pour les jeunes ?
Le Service Militaire volontaire peut être utile pour les jeunes, car il leur donne de la rigueur durant leurs affectations. De plus, les jeunes viennent sous forme de volontariat, de leur plein gré. Ils ont donc l'envie de découvrir ce métier. Mais le SMV peut aussi ouvrir des portes pour leur futur, que ce soit dans l'armée ou non.
Que pensez-vous du SMV ?
Selon moi le Service militaire est une bonne chose car, pour commencer durant leur instruction, les jeunes stagiaires adopteront une routine particulière pour ceux qui ne l'avait pas forcément avant. L'armée leur donnera aussi de bonnes habitudes et attitudes comme la politesse, la ponctualité, de la rigueur et bien d'autres comme dit auparavant. Ce service peut également toucher beaucoup de personnes, que ce soit pour de la découverte ou pour s'engager plus tard, mais il peut donner des vocations également chez certains.
Est-il préférable de faire le SMV pour rentrer dans l'armée ?
Il n'est pas pas forcément préférable d'effectuer son SMV pour rentrer dans l'armée. Cependant, il peut être utile si la personne hésite encore à s'engager car cela lui donnera un avant-goût de l'esprit qu'il y a et des journées type d'un militaire. C'est ce qui peut confirmer son engagement ou non.
Le SMV peut donc être une expérience enrichissante pour tous ceux qui souhaitent s'engager ou bien découvrir les forces armées, mais il peut aussi donner confiance aux personnes qui l'effectuent grâce à cet esprit de camaraderie et de cohésion que propose l'armée, peu importe les différences entre individus.
Axel Rameaux

