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| N° 67 - Avril 2026 - Prix JDL : les élections municipales | www.lycee-saintjoseph-lamballe.net |
Des choix politiques sous influence
Elections après élections, les moyens de communication se diversifient. Retour sur les différentes manières de convaincre.
Si les maires sortants se félicitent, la plupart du temps, du bilan de leur mandat, en distribuant des tracts lors de temps forts comme les marchés, leurs adversaires ne se gênent pas, quant à eux, pour souligner les trop nombreux problèmes, qu'ils promettent de résoudre. Ceux-ci attaquent le problème "à la racine" et se rendent au coeur des quartiers sensibles, notent, par exemple, la mauvaise desserte en transport, les aménagements urbains nécessaires.
Le rôle crucial des affiches
Dans ce contexte, la communication est également visuelle. Sur les affiches, le choix des couleurs, des formes et de la police est déterminant. Le portait de la tête de liste l'est tout autant : est-il souriant ? convaincant ? déterminé au changement ? Ces stratégies de persuasion sont primordiales et conditionnent parfois l'issue du scrutin.
Les réseaux sociaux : une nouvelle manière de faire campagne
Pour cibler au mieux les jeunes électeurs, les candidats, qu'ils soient de droite ou de gauche, s'appuient, de plus en plus, sur la solidité des algorithmes.
Ceux-ci promettent une campagne plus efficace auprès de cette catégorie d'âges, offrant une visibilité quasi gratuite. Les équipes de campagne peuvent aussi compter sur les multiples likes, republications, ou encore partages qui décuplent toujours un peu plus les chances d'être élu. L'objectif est, avant tout, d'afficher une relative modernité, les partis politiques devant incessamment se renouveler.
Autre enjeu majeur :
lutter contre l'abstention
Dans de nombreuses communes, les uniques candidats et futurs maires sont déjà connus. Ceux-ci tentent malgré tout de mobiliser leurs administrés et de les inciter à se rendre aux urnes. En effet, l'abstention pose un problème. Lors du premier tour des élections municipales de 2026, un taux d'abstention historiquement élevé a été enregistré, avoisinant les 43 % (hors-pandémie de covid-19).
Emma GUINARD,
Louis BERTHELOT.
Pourquoi s'inscrire sur les listes électorales ?
Voter est un droit, mais s'inscrire sur les listes électorales, c'est faire le choix d'y participer.
Aujourd'hui, beaucoup de personnes ne prennent pas le temps de s'inscrire sur les listes électorales. Pourtant s'inscrire est une étape indispensable pour pouvoir voter quelles que soient les élections : présidentielles, législatives, européennes ou municipales.
Voter c'est s'exprimer
Être inscrit, c'est avant tout pouvoir s'exprimer. Le vote permet de donner son avis sur des choix politiques importants qui influencent notre quotidien. Sans inscription, impossible de participer donc de donner son avis. Même si ce n'est pas obligatoire, s'inscrire et voter est un acte citoyen. Ne pas le faire c'est aussi laisser les autres décider à sa place. Plus il y a de participation, plus les décisions vont alors représenter la population.
Les responsabilités d'une inscription
S'inscrire, c'est aussi être potentiellement amené à être tiré au sort comme juré d'assises. Cela peut paraître pénible mais c'est aussi une responsabilité importante et une manière de participer à la justice.
Comment s'inscrire ?
Si vous souhaitez vous inscrire pour les prochaines élections sur les listes électorales notamment la présidentielle de 2027, il existe trois démarches différentes : en ligne (la plus rapide), en mairie ou encore par courrier.
En conclusion, s'inscrire sur ces listes, est simple, mais essentiel. C'est ce qui va permettre de voter et donc de jouer son rôle de citoyen.
Noa LE MOING, Pierre RUELLO.
Convaincre, rassembler, mobiliser : la communication
Pendant les élections, la communication est très importante. C'est grâce à elle que les candidats arrivent à convaincre les citoyens de les élire.
Avant, les candidats utilisaient surtout des moyens classiques pour se faire connaître. Ils distribuaient des tracts dans les boîtes aux lettres pour présenter leurs idées, leur programme. Parfois, ils organisaient des réunions publiques où les habitants pouvaient venir poser des questions.
Selon Jean-Baptiste Berthelot, l'un des anciens maires de Langast, le porte-à-porte est également très pratiqué : le candidat ou son équipe va directement rencontrer les habitants chez eux. C’est une méthode efficace car elle permet d’avoir un vrai échange et de créer un lien plus direct.
L'importance des réseaux sociaux
Aujourd’hui, Internet et les réseaux sociaux comme Instagram, TikTok ou Facebook sont essentiels : un candidat peut partager du contenu, échanger avec les habitants, diffuser des vidéos de campagne et exposer toutes les informations importantes sur son site.
Les médias locaux jouent également un rôle essentiel. Apparaître dans le journal de la ville, ou lors d’une interview permet de gagner en visibilité et en crédibilité.
L'honnêteté : une qualité essentielle
Mais au final, le plus important reste le message. Si le candidat n’est pas honnête, les habitants ne lui feront pas confiance. Par exemple, faire des promesses irréalistes peut avoir l’effet inverse.
Donc, pour être élu maire, comme nous le dit, Patrick Barraux, maire de Plancoët, il faut utiliser différents moyens de communication, comme les affiches, les tracts ou les réseaux sociaux, mais surtout être honnête.
Raphaël COURNE, Malo HENRY.
Puis-je devenir maire ? et comment ?
Être maire, un rêve ou une réalité à portée de main ? Explorez les démarches, les responsabilités et les compétences indispensables pour franchir le pas.
Aujourd'hui beaucoup de personnes sont éligibles sans le savoir, alors que cette fonction ne nécessite aucun diplôme particulier.
A qui cette fonction est elle accessible ?
Les différentes modalités sont régies par un code bien particulier, le Code électoral. En effet, celui-ci fixe les différentes lois électorales. Pour accéder à cette fonction, il faut tout d'abord avoir la nationalité française (attention, cependant, certains accès à la nationalité tels que le mariage nécessitent une certaine ancienneté, cf. article L228), être majeur, habiter la commune depuis 6 mois ou y être contribuable depuis 5 ans ; mais, surtout, il faut posséder tous ses droits civiques, ne pas être sous tutelle et ne pas être jugé inéligible par un juge suite à des fraudes électorales, manquements aux règles sur les campagnes... Enfin, il faut exercer un métier compatible avec la fonction de maire, ne pas être préfet, juge, militaire...
Comment devenir maire ?
Premièrement, selon le ministère de l'Intérieur, il est nécessaire d'être élu au conseil municipal afin de pouvoir accéder aux élections. Le candidat doit ensuite déposer sa candidature en complétant un formulaire et en constituant une liste électorale respectant la parité entre les hommes et les femmes. Cette liste doit être soumise à la préfecture. Les démarches ne s'arrêtent pas là. Le candidat doit mener une campagne active, notamment en présentant son programme aux électeurs. Il doit les convaincre que son projet permettra d'améliorer la commune, en proposant des solutions aux différents problèmes et en exposant ses motivations ainsi que ses idées. Durant cette période, il a la possibilité de rencontrer les habitants et d'échanger avec eux. Toutefois, il est tenu de respecter certaines règles, notamment les lois relatives à l'affichage et le budget fixé pour sa campagne. Enfin, pour garantir l'égalité entre les candidats, certaines formes de propagande sont interdites, car elles pourraient troubler l'ordre public (par exemple, la diffusion de fausses informations ou l’organisation de rassemblements non autorisés).
Le point de vue d'un jeune maire
Hugo Biolley, que nous avons interviewé, élu maire de Vinzieux (Ardèche) en 2020 à l'âge de 18 ans, conseille aux jeunes qui souhaitent s'engager de prouver à la population que l'âge n'est pas un frein et d'y aller sans hésiter. Pour lui, les différentes qualités requises sont l'écoute, savoir se remettre en question, être "chef d'orchestre" et, en général, être au contact des habitants.
Romane DUBOIS,
Elise LAMBERT.
Deux communes, deux visions de l'avenir
À l’approche des élections municipales, les campagnes électorales se sont intensifiées dans toute la France. Entre Saint-Cast-le-Guildo et Lamballe-Armor, les enjeux et les priorités des candidats sont pourtant très différents.
Les habitants de Saint-Cast-le-Guildo et de Lamballe-Armor devaient élire leur futur conseil municipal. Pourtant, malgré leur proximité géographique, ces deux communes présentent des réalités locales différentes.
Un projet tourné vers le tourisme
Avec environ 3 300 habitants, Saint-Cast-le-Guildo est une petite station balnéaire où l’économie repose en grande partie sur le tourisme. Les débats électoraux portent donc souvent sur l’aménagement du littoral, la protection de l’environnement et la qualité de vie des habitants. La maire actuelle, Marie-Madeleine Michel, dirige la municipalité avec un conseil municipal de 23 élus.
Une ville aux plus grands défis
À l’inverse, Lamballe-Armor est une ville plus importante qui compte environ 16 000 habitants, selon les données de l'INSEE. Les enjeux y sont plus variés : développement économique, urbanisme, transports ou encore services publics. Les campagnes électorales y sont donc souvent plus structurées et les programmes plus larges.
Une comparaison significative
Cette comparaison montre que les Municipales dépendent beaucoup des caractéristiques de chaque commune. Dans une ville touristique comme Saint-Cast, les priorités concernent surtout le cadre de vie, tandis qu’à Lamballe les projets portent davantage sur le développement du territoire. Les municipales restent ainsi un moment essentiel de la démocratie locale.
Louise OLLIVIER, Zoé SORIN.
Élus… et après ?
On pourrait croire que tout se joue le soir des résultats. Pourtant, l’élection marque en réalité le début d’un processus bien plus long...
Contrairement aux idées reçues, l'élu ne devient pas immédiatement maire. Quelques jours après le second tour, le conseil municipal se réunit pour le « troisième tour » afin d'élire le maire et ses adjoints. Après avoir pris connaissance de la Charte de l’élu local, le maire répartit les délégations (éducation, urbanisme, etc.) pour structurer l’organisation municipale.
Une fois en place, l'édile s'appuie sur les services de la mairie, pilotés par le Directeur Général des Services (DGS). Ce dernier assure la faisabilité technique et juridique des projets : le maire propose tandis que l’administration vérifie ce qui est possible.
Moment clé : le budget
Dans les mois qui suivent l’élection, la nouvelle équipe doit faire un point sur les finances de la commune, un audit peut être réalisé pour connaître précisément la situation. Ensuite, le conseil municipal vote le budget. C’est une étape essentielle, car elle détermine les priorités : quels projets financer ? Quels travaux lancer ? Les choix sont parfois difficiles. Chaque décision a des conséquences sur les habitants. De plus, certaines compétences sont gérées à un niveau plus large, celui de l’intercommunalité (communauté de communes ou métropole), notamment pour les transports ou les déchets.
Un mandat qui s’inscrit dans la durée
Gérer une commune ne se fait pas en quelques mois. Les projets sont souvent prévus sur plusieurs années grâce à un plan d’investissement. Le mandat suit généralement plusieurs étapes : À mi-mandat (vers la 3e année) , les élus font un bilan et ajustent leurs projets si nécessaire. Quant à la fin du mandat (6e année), les réalisations se concrétisent et les projets se terminent.
Cependant, la loi impose des règles : dans les six mois précédant les élections, les élus ne peuvent plus faire de communication valorisant leur action. Le maire occupe une place centrale dans la vie locale. Il doit à la fois représenter l’État et répondre aux attentes des habitants.
Au final, gouverner ne consiste pas seulement à gagner une élection, mais à tenir ses engagements. Entre contraintes et décisions, l’objectif reste le même : améliorer concrètement le quotidien des citoyens.
Léana MATOSEVIC,
Lina TROTEL.
Les 15-17 ans : trop jeunes pour voter mais déjà concernés
Ils sont les électeurs de demain, la génération qui héritera des crises d’aujourd’hui. Pourtant à 15, 16 ou 17 ans, ils n’ont toujours pas leurs mots à dire dans les urnes.
Même si les jeunes parlent peu de politique entre eux, c'est un sujet qui les concerne directement. En effet, les transports, les équipements sportifs, l'environnement urbain, les projets culturels et plusieurs autres décisions prises par les conseils municipaux ont un impact sur leur quotidien. Selon notre enquête menée au lycée Saint-Joseph, 65 % des élèves estiment que les élections concernent tout le monde, y compris les jeunes.
Certains jeunes déjà intéressés par la politique
Et loin d'être désengagés, les 15-17 ans participent déjà à la vie citoyenne. Certains s'impliquent dans des conseils de jeunes, d'autres prennent part à des projets locaux ou s'expriment sur les réseaux sociaux. Dans plusieurs communes, leur parole est même encouragée sans pour autant être décisive.
Un intérêt encore limité
Cependant, ces engagements sont limités par le fait que les jeunes ne peuvent pas encore participer aux élections. Bien qu'ils soient concernés par les décisions prises à l'échelle locale, beaucoup ne se sentent pas totalement impliqués. D'après notre enquête, seuls 15.9 % des lycéens affirment se sentir réellement concernés par les décisions de leur commune, tandis qu'une majorité porte un intérêt plus modéré.
Plus de la moitié des lycéens pensent ne pas être écoutée par les élus, une frustration qui renforce la distance entre les jeunes et la politique.
Trop jeunes pour voter, peut-être, mais déjà concernés par les décisions qui construisent leur quotidien. Entre engagement et frustration, les 15-17 ans cherchent leur place dans une société qui ne leur donne pas encore pleinement la parole.
Léonie AUFFRAY, Lila GERARD.
Les maires, une nécessité pour le bon fonctionnement des communes
En France, le rôle de maire est essentiel pour les communes et ce depuis l'élection en 1789, de Jean-Sylvain Bailly, premier maire de France.
Le maire doit remplir plusieurs missions qui sont nécessaires à la gestion de la vie quotidienne des habitants.
Le responsable du bien-être des habitants
Le maire dirige la commune. Il est le chef de l’exécutif municipal et s’occupe de l’administration de la commune, c’est-à-dire qu’il gère le budget communal, le personnel municipal, les équipements publics et leur entretien comme celui des écoles. Il organise les services municipaux comme la crèche ou la collecte des déchets. Il doit donc mettre en œuvre les décisions prises par le conseil municipal.
Le maire doit aussi assurer l’ordre public : il est responsable de la sécurité et de la tranquillité de la commune, cela implique aussi la propreté de l’espace public. Par exemple, il peut réglementer la circulation ou intervenir en cas de nuisances pour protéger les habitants.
Le représentant de l'État
Par ailleurs, le maire est aussi le représentant de l’État pour la commune ; donc, il organise les élections, délivre des documents administratifs et travaille avec le préfet. C’est la personne qui incarne le lien entre les institutions de l’État et les citoyens.
De plus, le maire est aussi officier d’état civil, il s’occupe donc de célébrer les mariages, d’enregistrer les naissances et les décès ainsi que de délivrer des actes d’état civil. Il remplit également le rôle d’officier de police judiciaire, c’est-à-dire qu’il peut transmettre des informations à la justice et qu’il doit aider les forces de l’ordre. Enfin, c’est la personne qui applique certaines décisions et lois nationales dans la commune, qui représente les habitants et défend les intérêts de sa commune. Il doit donc écouter les requêtes des habitants et participer à la construction de nouvelles structures si elles sont accordées. Il prend donc part à l’aménagement du territoire.
Un rôle dans la démocratie des communes
Finalement la présence d’un maire pour chaque commune en France est une nécessité car, sans lui, il serait difficile d’organiser toutes les actions impératives pour la vie des habitants au quotidien. Il permet aussi d’établir un cadre de vie sécuritaire et de faire le lien entre l’État et les citoyens. Son rôle est donc de maintenir une démocratie locale entre tous les habitants d’une même commune.
Anouk VILLALON,
Loane CYTE.
Une des plus petites mairies de France
La commune de Courcelles-sous-Thoix (Somme) possède une des plus petites mairies de France. Et pourtant il s'y passe des choses.
"Je ne me marie pas ici". Mélany ne voulait pas célébrer son union à la mairie de Courcelles-sous-Thoix, commune de soixante-dix habitants nichée au coeur de la Picardie. Et pourtant en 2019 c'est bien aux deux fenêtres du petit bâtiment de 15m², symbole de la république française, qu'elle et son mari se sont dit oui devant leur cent-vingt invités, amis et et témoins réunis.
Une mairie couteau-suisse
Arrêt de bus pour les écoliers, bureau de vote, salle du conseil municipal, bureau du maire et de sa secrétaire, salle de mariages, l'hôtel de ville de Courcelles-sous-Thoix est un vrai couteau suisse.
Arnaud de Monclin, l'édile de la commune, vérifie à grand pas les dimensions de la salle du conseil comme on mesure la surface d'un carré d'herbe : "2,3... 15m2, c'est bien ça."
Bien que très étroite, la pièce y accueille bulletins et enveloppes chaque fois qu'une élection se fait sentir. Elle y verra une nouvelle fois défiler en grand nombre les électeurs soucieux de remplir les urnes comme des ficelles picardes.
M. de Monclin tire le rideau de l'isoloir : "Et voila, y'a plus personne". On sait faire respecter l'intimité électorale en Picardie. "Il n'y a jamais foule. Les habitants viennent voter au compte goutte", sourit l'unique candidat installé dans le village depuis trente ans.
Mais alors où se situent donc les toilettes ? Au titre d'établissement recevant du public (ERP), l'hôtel de ville doit en posséder obligatoirement. "Elles sont à l'extérieur, dans un local. Ce n’est pas pratique, concède le retraité de 79 ans. Mais franchement, elles ne sont pas très utilisées. La secrétaire de mairie travaille seulement une demi-journée par semaine. »
Un score de "dictateur" picard
Au soir du dimanche 15 mars la commune se réunit pour le dépouillement. "Dix à quinze personnes sont présentes. nul besoin de pousser les murs". Monsieur le maire prononce les résultats. Arnaud de Monclin est réélu avec 100 % des voies. Un score soviétique qui trahit, selon son amical petit-fils Louis, la sympathie et la confiance qu'accordent à leur maire les habitants de la commune depuis douze ans.
Sept nouveaux élus pourront de nouveau siéger et se soucier du bonheur des Courcellois et des Courcelloises.
"Quand on parle de notre mariage les gens ne se souviennent que de la mairie" conclut Mélany. Une mairie qui regorge de souvenirs. Des petits comme des grands.
Martin LE GALL.
Être maire : un engagement à tout âge
Qu'ils soient âgés de 18 ans ou de 80 ans, la mission est la même : servir les habitants.
En France, il n'y a pas d'âge limite pour devenir maire. Certains, comme Hugo Biolley, deviennent maires très jeunes. D'autres, comme Yves Bahu, occupent ce poste depuis des années. Malgré leurs parcours différents, leur objectif est le même : servir leur commune et représenter ses habitants.
Un parcours politique précoce
Hugo Biolley, né en 2001, est le maire de Vinzieux (07), le village où il a grandi. Très tôt intéressé par la politique, il réalise des stages dès l’âge de 16 ans, notamment dans des institutions comme le Parlement européen. À seulement 18 ans, il se présente aux élections municipales de 2020 et est élu maire en indépendant, avec l’objectif de redynamiser sa commune rurale. En parallèle de son mandat, il poursuit ses études à Sciences Po Grenoble, ce qui montre sa capacité à arbitrer engagement politique et parcours scolaire. Il incarne ainsi une nouvelle génération d’élus engagés pour le dynamisme local. Son parcours montre qu’il est possible de s’engager très jeune pour sa commune et de porter des projets concrets.
L’organisation de Hugo Biolley pour alterner entre son rôle de maire et d’étudiant, a nécessité une organisation très rigoureuse, un emploi du temps adapté, des sacrifices personnels et surtout une forte motivation.
Si Hugo Biolley représente une nouvelle génération d'élus, certains maires, ont une longue expérience du mandat municipal.
Yves Bahu, maire du village de Priez (02), depuis 1959 a été réélu aux dernières élections municipales. S’il va au bout de son 12e mandat, il battra le record de longévité pour un maire. Comme tous les maires de France, il assume plusieurs responsabilités fondamentales. Il représente l'État au niveau local.
Une carrière hors du commun
Yves Bahu a été élu pour la première fois à l'âge de 27 ans. Depuis lors, il a été réélu à de multiples reprises, ce qui montre la confiance que lui accordent ses concitoyens. Au fil des décennies, il a été le témoin et l'acteur de profondes mutations, qu'elles soient nationales ou locales, en particulier dans l'évolution des territoires ruraux.
Les défis d'un long mandat
Au fil de ses années à la tête de la commune, il a navigué entre plusieurs difficultés. La gestion au quotidien n'a pas été simple non plus, avec des budgets serrés qui demandaient une vigilance de chaque instant. Il a fallu accompagner la mairie dans sa modernisation, jongler avec des normes administratives toujours plus complexes, tout en veillant à préserver l'âme des lieux. Et puis, avec le temps qui passe, l'énergie nécessaire pour porter ces responsabilités devient elle-même un défi à relever, jour après jour.
Zoé HERVE,
Timour MENINGAUD.
S'engager dès l'enfance : le parcours de Ninon Le Bohec
Elue au conseil municipal des enfants dès le CM1, Ninon a choisi de faire entendre la voix des jeunes de sa commune.
Ninon a eu la chance d'être élue, à l'âge de 9 ans, au sein de sa commune, en tant que conseillère municipale enfant.
L'expérience en tant qu'élue
Durant trois ans, elle a été porte-parole des enfants de sa commune. Elle s'est investie dans de nombreux projets, comme l'organisation d'événements tels que des projections de films, des activités pour les fêtes, ou encore l'installation de jeux dans le jardin de la commune. Les jeunes conseillers ont également participé à la célébration du 11 novembre au monument aux morts.
Les atouts développés
Cette expérience a été positive pour Ninon. Ayant souvent participé à des conseils, elle a dévelopé son aisance à l'oral ainsi que sa capacité à travailler en équipe. Elle lui a permis de voir et de comprendre concrètement le fonctionnement d'une commune.
Cet engagement lui a donné envie de s'impliquer plus tard dans un conseil municipal ou, encore, en tant que bénévole dans une association. Au fil du temps, elle s'est rendu compte que son rôle au conseil municipal des enfants pouvait réellement avoir un impact, lui faisant comprendre l'importance de s'impliquer.
L'incidence sur l'engagement futur
Aujourd'hui, Ninon retient surtout l'importance de s'engager en tant que citoyenne dans la vie politique locale. Elle comprend plus que jamais le caractère essentiel du vote pour faire valoir son avis.
Ninon LE BOHEC,
Alice BEAUDET.
Ces communes qui n’ont pas de maire...
A la veille du dépôt des listes municipales, de nombreuses communes telles que Le Merzer (22) n’avaient toujours pas de candidats. Entre pression, violences et faible salaire, le poste de maire attire de moins en moins de volontaires...
Selon Le Monde et Le Parisien, plusieurs communes telles que Le Merzer, Pont-Melvez, ou encore Cohiniac (Côtes-d'Armor) n’avaient, à l'approche des élections municipales, aucun candidat au poste de maire. Ce phénomène persiste : 64 communes sans candidats en 2014, 106 en 2020, notamment à cause du COVID-19 et 68 en 2026). Ces communes passeront donc automatiquement sous le contrôle d’une « délégation spéciale » en attendant l’organisation d’une nouvelle élection.
Les causes
de l'absence de candidats
La fonction de maire peut être exercée en complément d'une profession déjà pratiquée. Cependant elle peut s'avérer incompatible en raison de l’investissement requis. En effet, elle est chronophage. Selon un sondage réalisé par l'association des maires de France (AMF), environ 30 % d'entre eux, travaillent plus de 40 heures par semaine. A noter que 5 % des maires ont dû abandonner leurs fonctions après leur élection en 2020 par manque de temps (AMF).
Les indemnités
2300 €/mois. C'est l'indemnité nette moyenne d'un maire en 2025, contre 2730 € (équivalent 35 heures) pour la moyenne française des salaires. On observe un écart important quand on considère les heures, la pression et les responsabilités.
Cette indemnité, inférieure à la moyenne ne contribue pas à rendre la fonction de maire plus attrayante.
Cependant, d'après le Centre de Gestion Calvados ( CGC ), depuis le 29 décembre 2019, les indemnités des maires et des adjoints des communes de 0 à 3 499 habitants ont été revalorisées.
Les violences
En 2024, 2501 élus locaux ont étés victimes d’agressions, selon France TV. Entre juillet 2020 et juin 2025, on constate 2 200 démissions de maires, selon France Bleu. Un phénomène surreprésenté dans les villes de moins de 500 habitants. Selon l'AMF, 28 % des maires ne souhaitaient pas se représenter. Explication : 20 % d'entres eux ressentent un « sentiment d'insécurité et de surexposition face aux comportements des citoyens ». En 2024, l'Etat a renforcé la sécurité et la protection des maires à travers la loi n° 2024-247. L'État se montre intransigeant à ce sujet avec des peines renforcées pouvant aller jusqu'à 10 ans de prison.
Timothée TOQUE, Adrien CREZE.
Le maire, un rôle essentiel qui permet la concrétisation de projets locaux
À l’approche des élections municipales, les habitants s’interrogent sur les projets à venir dans leur commune et sur l’impact de ces initiatives dans leur quotidien.
Jacky Aignel, qui a été maire de Saint-Gouéno puis de la commune nouvelle du Mené (en globalité 20 ans), nous a confié que, pour bien exercer cette fonction, il faut, avant tout, savoir écouter : écouter les habitants, comprendre leurs attentes et veiller à ce que leurs idées se concrétisent.
Pour lui, un bon maire sait également dynamiser et être au cœur des projets locaux. L’objectif ? Faire grandir la commune, pas à pas, pour le bien de tous.
Comment transformez-vous les idées des habitants en projets concrets ?
Tout commence par l’écoute et le dialogue. Nous organisons des réunions, et nous discutons avec les habitants et le conseil municipal pour comprendre les besoins. Ensuite, nous étudions la faisabilité de chaque idée : le budget, les contraintes techniques, les partenaires possibles…
Enfin, nous travaillons progressivement avec l’équipe municipale et les associations locales pour que ces initiatives se transforment en projets concrets, visibles et utiles pour la commune. L’important est de rester transparent et de montrer aux habitants que leurs idées ont vraiment un impact.
Comment avez-vous intégré le développement durable dans vos projets communaux ?
Peu de temps après mon élection, j'ai été président du réseau européen Rurener qui réunit les petites communes rurales engagées dans la neutralité énergétique.
Ensuite, il y a eu la fondation d'une huilerie de colza Ménergol, l'usine de méthanisation, deux chaudières à bois communales, une pépinière d'entreprises chauffée à 90 % par le soleil. Plus dernièrement, un parc éolien participatif a vu le jour, qui permet d'assurer l'éclairage de 3000 habitations. Camille AIGNEL,
Lina L'HERMITTE.
Les conseillers municipaux : acteurs de la démocratie locale
Dans chaque commune de France, des femmes et des hommes élus travaillent souvent dans l'ombre pour faire vivre la démocratie au plus près des citoyens
Les conseillers municipaux participent aux décisions importantes de la commune.
Réunis en conseil municipal, ils débattent et votent le budget, décident des projets d'aménagement (construction d'écoles, rénovations des routes, équipements sportifs) et fixent les priorités locales. Ils examinent également les propositions du maire et peuvent en formuler eux-mêmes.
D'après Vie-publique.fr « Le conseil municipal », et Ministère de l'intérieur « Les collectivités locales », chaque décision prise influence directement la vie quotidienne des habitants.
Un lien direct avec les habitants
Les conseillers municipaux représentent les citoyens. Ils sont à l'écoute des habitants, recueillent leurs demandes et leurs préocupations (sécurité, transports, environnement...). Ils participent à des réunions publiques, siègent dans les commissions (urbanisme, culture, sport) et servent d'intérmédiaires entre la population et la mairie. Selon Collectivites-locales.gouv.fr, et Service-public.fr « Fonctionnement d'une commune », grâce à eux, la démocratie ne se limite pas aux élections : elle continue au quotidien.
Un engagement citoyen au service de l'intérêt général
Les conseillers municipaux sont élus au suffrage universel direct pour six ans. Leur mission est d'agir dans l'intérêt général, et non pour des intérêts personnels. Ils travaillent en collaboration avec le maire et les adjoints afin de mettre en oeuvre les projets adoptés. Même si cette fonction est parfois peu visible, elle demande du temps, de l'investissement personnel et une réelle motivation. Les conseillers municipaux contribuent ainsi activement à la vie démocratique et au développement de leur territoire, en mettant leurs compétences au service de tous, selon le Conseil constitutionnel, et Vie-publique.fr "Les élections municipales ».
Elie BESNARD,
Corentin RUEN--L'HOSPITALIER.
Le maire de Moncontour démissionne
Victime d'actes de vandalisme le nouveau maire de Moncontour a présenté sa démission à la préfecture vendredi dernier.
Une émotion forte gagne les ruelles de Moncontour en cette fin d'après-midi. Habitants de la commune comme des alentours, maires et élus locaux dont le sénateur Alain Cadec et le député Corentin Le Fur, plus de 400 personnes étaient réunies en soutien à Olivier Pellan, maire démissionnaire de la ville.
Elu au premier tour des élections municipales, le maire a porté plainte suite à des dégradations à l'encontre de son domicile et de son véhicule personnel (maison taguée, voiture rayée). Des tentatives d'intimidation qui feraient suite à une subvention de 30 000 euros versée à l'OGEC (organisme de gestion de l'enseignement catholique) de l'école privée de la commune. Une vieille querelle des écoles dit-on. Michel Sardou en aurait fait une chanson.
« Protéger ma famille »
"Ce sont des actes d'incivilité graves, rien ne peut justifier pareils agissements" souligne Olivier Pellan.
A l'intérieur des remparts, le climat tourne à la suspicicion. L'annonce de cette démission ne laisse pas les habitants indifférents. Place du Penthièvre, devant la boulangerie, à la terrasse du PMU, on s'insurge contre ses actes "c'est moche, c'est inadmissible", "on ne peut pas se laisser intimider par ces comportements". Oliver Pellan et sa famille aspirent désormais au calme. "Je suis anéanti, je me retire pour protéger ma famille" confie l'ex-élu qui évoque des faits similaires qui remontent jusqu'en 2014.
Maire sortante et nouvelle conseillère municipale d'opposition Anne-Gaud Millorit prend la parole : "C’est inadmissible, lâche, stupide, violent et personne ne comprend la violence et la lâcheté de ces actes."
« Un choc pour notre territoire »
Victor Bonnot élu à Saint-Brieuc adresse son soutien au maire :"sa démission est un choc pour notre territoire", "s'attaquer à un maire, c'est s'attaquer au coeur de notre démocratie".
Des enquêtes sont en cours pour retrouver les auteurs des faits qui encourent jusqu'à cinq ans d'emprisonnement.
Martin LE GALL.
Les coulisses d'une campagne municipale
A l'approche des élections municipales, la ville s'anime au rythme des affiches, des réunions publiques et des promesses des candidats. Retour sur l'événement !
La campagne municipale est une période essentielle de la vie démocratique locale. Elle précède l’élection et permet aux citoyens de découvrir les candidats et leurs projets. Encadrée par des règles précises, elle garantit un débat équitable et transparent.
Témoignage
d’un ancien maire
À l’approche des élections, les candidats mènent une campagne pour convaincre. Pour mieux comprendre ce processus, nous avons rencontré Dominique Tirel, ancien maire de Coëtmieux. Il explique avoir privilégié la proximité avec les habitants en construisant un programme adapté aux besoins de la commune, grâce à des échanges réguliers avec les citoyens.
Les moyens de communication
Dominique Tirel indique avoir utilisé plusieurs outils : affiches électorales, distribution de tracts et réunions publiques pour rencontrer les habitants et répondre à leurs questions. Il souligne aussi l’importance croissante des réseaux sociaux pour toucher un public plus large.
Les étapes de la campagne
La campagne se déroule en plusieurs phases : d’abord, la préparation du programme et la constitution de la liste, puis la communication auprès des habitants. Enfin, les derniers jours avant le vote sont décisifs, malgré le silence électoral imposé juste avant le scrutin.
Le choix de se retirer
Après plus de 37 ans d’engagement, Dominique Tirel a choisi de ne pas se représenter afin de laisser place à de nouvelles personnes et idées, soulignant l’importance du renouvellement en démocratie.
Rôle de la campagne municipale
Cet entretien montre que la campagne municipale repose sur la proximité avec les citoyens, la communication et le respect des règles. Elle joue un rôle fondamental en favorisant le débat, en informant les électeurs et en leur permettant de participer à la vie politique locale.
Joann YAUSCHEW,
Liwen MOREL.
La santé mentale, un tabou qui pèse lourd sur nos maires
Huit maires sur dix disent que leur mandat impacte leur santé physique et/ou mentale selon l’AMF (Association des Maires de France).
Les incivilités et la violence
Cela est dû notamment à une hausse des violences et des incivilités.
Suite à la mort tragique du maire de Signes, le maire de La Sône (Isère), Pierre Rousset se confie à Minh Dréan pour le journal Le Monde dans un article du 16 août 2019, intitulé “Le grand blues des maires de France”. Dans cette interview, l’homme de 75 ans à l’époque, dit avoir vu en 25 ans de mandat les incivilités et les violences augmenter dans sa commune : « la situation s’est considérablement dégradée » confit-il.
Un équilibre difficile
Pourtant les maires se donnent corps et âme pour leurs communes, parfois au détriment de leur santé.
Selon Olivier Torres, spécialiste de la santé mentale des entrepreneurs, « Un maire peut cumuler jusqu’à trois vies : une personnelle, une publique et une professionnelle ». L’équilibre entre ces trois vies reste difficile, car les horaires des maires sont très variables et ils peuvent être sollicités à tout moment.
Le multi-tâches
De plus, être maire demande une grande polyvalence.
Selon Martine Mousserion, maire du village d’Anché, interrogée par Marie Pouzadoux pour le journal Le Monde dans un article du 18 avril 2025 intitulé « Santé mentale : l’usure des maires » : « Aujourd’hui, être maire, c’est être urbaniste, juriste, psychologue », avant d’ajouter : « surtout dans les petites communes, faute de services administratifs ».
Un tabou qui empêche de se confier
Le problème est que le sujet de la santé mentale reste tabou chez les maires. Selon Didier Demazière, sociologue français ayant réalisé l’étude « Être maire aujourd’hui. Engagés, débordés, malmenés : quels effets sur la santé ? », ce tabou s’explique par la dimension sacrificielle du mandat. Les maires voient la charge mentale comme logique et la considèrent comme une partie intégrante de leurs fonctions. Certains pensent qu’en parler les discréditerait.
Mais ce tabou se dissipe peu à peu, notamment grâce à des prises de positions médiatiques fortes, comme le retrait temporaire de Mme Karine Franclet, maire d’Aubervilliers (80 000 habitants). Le sujet a aussi été abordé lors de la table ronde sur la santé au congrès des maires 2024, selon Frédéric Chérreau, co-président de l’association Santé de l’AMF.
Raphaël BERTHEU,
Mathéo LE CORRE.
L'abstention aux élections municipales
Abstention : le grand défi des municipales.
Lors des dernières élections municipales un constat s’impose : l’abstention n’a jamais été aussi élevée. Dans de nombreuses communes plus d’un électeur sur deux ne s’est pas déplacé aux urnes révélant un malaise démocratique profond. Comment expliquer un tel désintérêt pour un scrutin pourtant essentiel à la vie locale ?
Une perte de confiance envers les élus
Beaucoup de citoyens ne font plus confiance aux responsables politiques qu’ils jugent éloignés de leurs préoccupations ou inefficaces et qui, souvent ne prennent pas en compte la cause des jeunes.
Un manque d’intérêt pour la politique locale
Les enjeux municipaux sont souvent moins médiatisés comparé aux présidentielles ce qui réduit l’intérêt des électeurs pour ce type d’élection.
Des obstacles pratiques
Le manque de temps ou la complexité des démarches comme les procurations peuvent aussi empêcher certains de voter. Des jeunes faisant des études ne sont pas inscrits sur les listes électorales de la ville où ils étudient.
Un sentiment d’inutilité
De nombreux électeurs pensent que leur voix ne changera rien aux résultats, ce qui les décourage de se rendre aux urnes.
Un enjeu démocratique important
Face à cette abstention il devient essentiel de redonner confiance aux citoyens et de faciliter la participation électorale.
L’abstention aux élections municipales reflète un désengagement croissant des citoyens. Pour y remédier, il est essentiel de restaurer l'envie de mieux informer les électeurs et de rendre le vote plus accessible afin de préserver le bon fonctionnement de la vie locale et de la démocratie.
Nicolas MENNESSIER,
Louis LE RAT.
L'impact des tranches d'âge sur les choix de vote
Découvrons comment les valeurs de notre génération façonnent notre manière de voir le monde et de nous positionner façe aux choix politiques.
La question de l'âge revient régulièrement lors des périodes électorales. Les sociologues distinguent souvent deux grandes catégories : les anciennes générations et les nouvelles. En effet jeunes et personnes âgées n'ont ni les mêmes priorités ni la même vision de la politique.
Un droit ou un devoir ?
Chez les personnes âgées, anciennes générations, le vote est majoritairement perçu comme un devoir citoyen.
À l'inverse des jeunes qui considèrent le vote comme un droit, c'est-à-dire une possibilité et non une obligation. Ce qui explique en partie un taux d'abstention plus élevé chez les nouvelles générations.
Des orientations politiques différentes
Les personnes âgées votent plus souvent pour des partis de droite. Leur recherche de stabilité, qui est souvent liée au style de vie plus calme, les conduit à privilégier les politiques plus conservatrices et moins « dangereuses » à leurs yeux. Les jeunes, au contraire, sont attirés par des envies/ idées de changement et votent donc davantage pour les partis de gauche. Ils sont plus intéressés par les politiques ouvertes.
Des rapports différents
Il y a d'un côté une génération attachée aux valeurs comme la sécurité, les traditions (religieuses ou culturelles) et où la situation économique ou le niveau d'éducation joue un rôle important. La nouvelle génération se sent moins concernée/ moins représentée par l'offre politique. Ce qui crée une certaine distance. Elle accorde plus d'importance aux enjeux actuels comme l'écologie, inégalités,.. Ce n'est pas une généralité, mais cela reste le cas le plus fréquent.
Aglaé ALLOUET,
Romane GUIHOT.
Abstention municipale : le silence des urnes
Les alarmantes statistiques d'abstention au vote. En effet, l'abstention se manifeste plus particulièrement aux municipales. Ce phénomène peut etre causé par différents moyens.
Autrefois les élections municipales étaient un pilier de la vie démocratique. Mais aujourd'hui, ce droit n'est plus vu comme un devoir, mais plutôt comme une liberté, parfois même oublié. Les chiffres d'abstention aux élections municipales sont de plus en plus alarmants Lors des élections de 2020, plus d'un électeur sur deux ne s'est pas rendu dans sa mairie pour voter. Au second tour, le pourcentage d'abstention atteignait les 59 %. On pourrait alors expliquer cela par la crise du Covid-19. Mais encore cette année (hors épidémie) les chiffres montent à 44 % d'abstention. Ce phénomène se manifeste notamment par les jeunes. Effectivement les jeunes (18-29 ans) jouent un rôle majeur, tout d'abord car beaucoup de jeunes ne résident plus dans leur ville (natale). Le déplacement pour aller voter peut être coûteux, ce qui contraint certains jeunes. De plus, la nouvelle génération accorde moins d'importance aux élections municipales qu'aux présidentielles, par exemple. Ils se sentent également moins concernés et trouvent qu'il y a peu d'enjeux pour eux. De plus les jeunes se retrouvent peu dans les offres politiques car celles-ci proposent très peu de projets pour les jeunes. Mais ils ne sont pas les seuls facteurs d'abstention, les foyers de type populaire, ou les parents qui ont fait peu d'études, se sentent moins légitimes de donner leur avis et de prononcer leur vote. .
Ce manque de participation pose un problème pour la démocratie. Si certains ne votent pas, surtout des types de populations, alors les représentants politiques ne seront pas à l'image de leur population et cela entrainera des mécontentements.
Yaël LUCAS,
Rose BERTHELOT.
Les femmes : égalitaires lors des élections municipales ?
Si les femmes on acquis le droit de vote et de celui de ce présenté aux élections municipal, ont-elles les même chances que hommes à celle-ci ?
La loi du 21 mai 2025, permet de rentre équitable le mode de scrutin aux élections municipales dans les communes de moins de 1000 habitants. Néanmoins, cette loi est-elle vraiment utile et respectée ?
Les progrès grâce aux lois
A la sortie des élections municipales de 2020, les femmes ne représentaient qu'un maire sur cinq. Avec l'obligation de constituer des listes paritaires (loi du 21 mai 2025),la proportion de femmes a drastiquement augmenté. Si en 2014, 16,8 % des maires de france étaient des femmes, en 2020 c'est 21,1 %. Cette année, à l'issu du premier tour, on compt déjà 7510 femmes qui obtiennent la majorité dans leurs communes. Avant même le segond tour, le total de 2020 est donc dépassé. Ces chiffres encouragent la progréssion des femmes dans le monde politique.
Des inégalités qui persistent
Cependant, si les listes de parités ont étaient respecté en 2026. On constate que les tête de listes, et donc les fauteuils de maires sont plus souvent "réservées" aux hommes.C'est seulement 25 % de femmes qui sont représentées en têtes de listes. A Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor), ce ne sont que des hommes en première position des sept listes concurentes selon Ouest France.Les femmes sont sous représentées en grande partie à cause des stéréotypes de genre toujours présent. Malgré quelques exceptions, telle que Anne Hidalgo, ancienne maire de Paris. Les représentations des pouvoirs en France sont souvent masculin. Inculqué dès l'enfance, par les familles ou dévelopéés en cours,montrant les personnages "importants", généralement des figures masculines.Ceci change cependant pour ouvrir les jeunes esprits. De plus les devoirs parentaux et domestiques sont souvent pris en charge par les femmes, laissant moins de temps pour se consacrer à la vie politique des communes.
Des solutions déjà trouvées
Pourtant,dans certain pays,les femmes sont plus engagées politiquement. Exemple, la Finlande, première nation du monde à accorder aux femmes le droit de vote et parlementaire. Aujourd'hui gouverné par une jeune coalition entièrement dirigé par des femmes.Si l'écart entre ces deux pays est aussi grand, c'est notament dû au dispositif mis en place pous facilité le quotidien des femmes.
Maëna ARCHIMEDE,
Kayliah MONET GUIBERT.
Les difficultés d'être maire
Etre maire, un métier pas si facile.
Réalité bien éprouvante
En 2025, on compte environ 34 875 communes en France, soit à peu près autant de maires (source : Vie-publique.fr). Le métier de maire, souvent perçu comme un rôle prestigieux, est en réalité difficile, car il demande de gérer de nombreuses responsabilités et de répondre aux attentes des habitants des communes. Selon le site medias.ams.asso.fr, en avril 2024, une enquête sur l'état des maires a été menée et sur les violences subies dans l'exercice de leur fonction. Les maires estiment à 83 % que leur mandat est usant pour la santé, ils ont généralement des troubles du sommeil, des coups de fatigues ou encore des moments de lassitudes.
Élus locaux face à une pression constante
Également, le métier de maire cause de la charge mentale et du stress comme être sous pression, devoir penser à trop de choses à la fois, avoir une action pas efficace, ne pas réussir à résoudre certains problèmes, devoir cacher ses émotions. Tous ces facteurs sont représentatifs de conditions de travail comportant des risques psychosociaux. D'après le site 20minutes.fr, les agressions contre les maires représentaient 2 265 plaintes et signalements en 2022 et selon le site franceinfo.fr, 2 501 atteintes en 2024. Les violences quelles soit physiques ou verbales représentent 10.7 % des causes de démissions.
Des responsabilités multiples et des risques permanents
De plus, environ 62 % des elus locaux estiment que leur mandat municipal implique des sacrifices personnels importants. Lorsque le maire choisi de remplir ses fonctions en tant qu'édile de la ville, il prend le risque de connaitre des tensions excessives au sein de l’équipe municipale ; à des attaques brutales sur les réseaux sociaux ; aux difficultés à faire valoir les intérêts de la commune ; à la réduction des effectifs municipaux en raison de départs, indisponibilités ou difficultés à recruter (source : medias.ams.asso.fr). Le rôle de maire met en lumière les défis auquels font face les élus locaux : de lourdes responsabilités, une pression constante et des contraintes sur la vie personnelle. Il pousse également à réfléchir à la manière dont la société peut soutenir ces acteurs essentiels de la vie citoyenne.
Lilou HERCOUET,
Eliott LE GALL.
Genre et politique : lorsque l'identité influence le vote
Derrière l'isoloir, notre décision est influencée par des facteurs sociaux, tels que le genre.
Lors d'élections, telles que les Municipales, les électeurs vont soutenir des candidats qui les inspirent. De très nombreux facteurs influencent les choix de vote comme le genre.
Une socialisation qui diffère en fonction du genre
Selon un article de l'INSEE, paru en 2022, la socialisation d'une personne est différente selon son genre. A travers l'école, les média ou encore aux abords de la famille. Des normes sociales peuvent donc être mises en place : les femmes vont tendance à avoir des rôles liés au soin ou la solidarité, tandis que les hommes vont être poussés vers la compétition ainsi que l'autorité. Toute cette socialisation, différente, d'une femme à un homme permet d'influencer très souvent les tendances politiques à l'âge adulte, cela oriente les priorités des votants vers certaines priorités électorales plutôt que d'autres.
Un "gender gap" électoral
En 2023, d'après des études de politologues, le CEVIPOF déclare que depuis 1980, un écart de comportements électoraux s'est créé entre les femmes et les hommes. Ce phénomène est appelé "gender gap". Dans de nombreuses démocraties, les femmes auront plus tendance à voter pour des politiques sociales et équitables. Les hommes, auront eux plus tendance à se diriger vers des programmes prônant l'économie libérale ou la sécurité. Cet écart comportemental varie à chaque élection.
Le genre agit avec d'autres facteurs sociaux
Le genre n'est pas le seul marqueur expliquant le choix de vote : d'autres variables entrent en compte telles que l'âge, le niveau d'éducation, la profession mais aussi le milieu social. D'après une analyse de sociologie électorale de Sciences Po, réalisée en 2020, nous pouvons considérer deux femmes venant de milieux sociaux opposés, ces deux femmes peuvent soutenir deux candidats différents . Donc le comportement électoral n'est que le résultat de multiples déterminants sociaux mélanges entre eux ; le genre en fait partie.
Lilou PRIOUX,
Yann MARIVINT.
La menace de l'extrême droite aux municipales
Les électeurs des communes ont voté. Dans ce contexte, le Rassemblement National (RN) projetait de faire mieux en 2026 qu'en 2020...
Le RN annonçait 650 listes pour affronter les élections municipales. Un chiffre non satisfait aujourd'hui car le RN et son allié, l'UDR, présentent seulement 482 listes à travers toute la France, ce qui est encore loin des 65O annoncées. Mais ce chiffre marque avant tout une montée de l'extrême droite, ces listes atteignant un nombre records pour le parti en 2026 dépassent de loin les 444 du Front National de 1995.
Quel est le Bilan des Mairies dirigées par le RN
Les Maires RN favorisent le privé face au secteur publique, comme à Hénin-Beaumont qui a vu sa piscine (entre autres) basculer dans le privé, entraînant une montée des tarifs (+60 % pour une entrée à la piscine) (médiapart et oxfam france). Le RN montre peu d'intérêt pour ses écoles publiques comme à Perpignan où, en 2023, avait été dénoncé l'environnement d'étude déplorable des enfants, d'après un article de Médiapart Ces communes défavorisent les quartiers populaires comme au Pontet qui a vu le RN mettre un terme à la gratuité de la garderie du soir et de la cantine pour les familles les plus précaires (médiapart et oxfam france). L'extrême droite pénalise la vie associative de ses communes (des clubs de football au Secours populaire en passant par l'amicale des sapeurs-pompiers et la ligue de l'enseignement) en supprimant à Hénin-Beaumont les subventions de la Ligue des droits de l'Homme (et son local en prime), idem à Orange, pour le syndicat CGT et le centre d'hébergement (médiapart). C'est dans ces mêmes municipalités que l'on observe un désintérêt face aux risques environnementaux. Le conseil municipal de Moissac (Tarn-et-Garonne) ignore les alertes lancées pour le risque encouru par les habitants en autorisant, selon Oxfam France, de nouvelles constructions dans une zone inondable. D'après l’analyse de l’action des villes de France en faveur de l’égalité de genre d'Oxfam France, le RN ne s'engagerai pas assez dans ces sujets.
Axel PERRIGAULT,
Thomas REBOURS.
Le maire : un rôle central et des pouvoirs essentiels au cœur de la commune
Dans chaque commune, le maire joue un rôle essentiel dans la gestion de la ville et dans la vie quotidienne des habitants.
L'élection et le statut du maire : Le maire est élu par les membres du conseil municipal à la suite des élections municipales. Son mandat dure six ans et peut être renouvelé.Il est assisté par des adjoints au maire, également élus par le conseil municipal, qui l’aident dans l’exercice de ses fonctions Quels sont les pouvoirs des maires ?
Le maire est à la fois agent exécutif de la commune et agent de l’État.
En tant qu'agent exécutif
Il est chargé de l’exécution des décisions du conseil municipal. Le maire représente la commune en justice, passe les marchés, signe des contrats, prépare le budget, gère le patrimoine communal.
Le maire est aussi investi d’un pouvoir de police administrative générale ainsi que de prérogatives de police spéciales. Il s’agit d’un pouvoir propre.
En tant qu’agent de l’État
Sous l’autorité du préfet, le maire est chargé de publier les lois et règlements et d'organiser les élections dans les bureaux de vote de sa commune.
Sous l’autorité du procureur de la République, il est également officier d’état civil et officier de police judiciaire.
Mais le maire occupe aussi un rôle central dans le fonctionnement de la commune
Le maire est chargé d’organiser le fonctionnement de la ville et de répondre aux besoins des habitants au quotidien.
Le maire représente la commune lors des événements officiels et fait le lien entre les citoyens et l’État. Il veille à l’application des décisions du conseil municipal et participe à la mise en place de projets pour améliorer le cadre de vie.
Enfin, le maire est un acteur de proximité. Il est à l’écoute des habitants, prend en compte leurs attentes et agit pour le développement de la commune.
Clémence BUHAN,
Clément ROBILLARD.
Le déroulement des élections municipales.
Lamballe -Armor, une organisation particulière.
Du 15 mars au 28 juin 2020 se sont déroulées les élections municipales, Lamballe - Armor, nouvelle commune formée à partie de 12 autres communes, a été concerné par celle-ci avec comme contexte politique locale : la première élection de la nouvelle commune, formé en 2019. Comme toutes communes de France, le mandat de ces élections à une durée de 6 ans et nécessite pour les inscriptions des listes électorales, un habitant Français ou citoyens de l'Union Européenne.
De plus, ces élections sont organises par le Ministère de l’intérieur ainsi que les mairies et s’est déroulées, pour le cas de Lamballe-Armor dans les bureaux de vote de chaque anciennes communes sous respect des règles sanitaires pour le second tour.
Durant ces municipales, le mode de scrutin pour cette commune comportant plus de 1000 habitant, correspond à des listes proportionnel.
En outre, ces élections présentaient des enjeux majeur comme en urbanisme, en aménagements, en services publics et d’éducation enfin un enjeu d'économie locale .
Avant le 1er tour, des réunions publiques, des distribution de tracts ont été mis en place. Durant le second tour, l’organisation s'est vu modifiée par la pandémie du Covid-19 ce qui mènera à des stratégies de communication surtout numérique mettant en avant des slogans simples et des projets concrets.
Pour le premier tour le taux de participation est supérieur à 2014 avec 44,5 % contre 43,18 % en 2014. Certaines personnes ne ce sont pas déplacer pour voter à cause du Covid 19 ou encore de la désinformation.Les jeunes ont un peu plus voté que d’habitude.
Pour ce premier tour il y’a donc eu 6 446 votants dont 2,78 % de votes blancs/nuls.
Résultats : Philippe Hercouët (Allons plus loin ensemble) arrive en tête avec 43,55 %, Stéphane De Sallier-Dupin (Un nouveau cap) arrive deuxième avec 29,22 %, Sylvain Bernu (Réussir Lamballe-Armor) arrive à 17,76 % et enfin David L’Hénoret (Terre de gauche) arrive à 9,48 %, il ne participera donc pas au deuxième tour.
Pour le deuxième tour de Lamballe 6 227 ce sont déplacés aux hurnes, seulement 2,44 % sont des votes blancs/nuls.
Les résultats pour ce deuxième tour est 18,49 % pour Sylvain Bernu, 31,26 % pour Stéphane De Sallier-Dupin et le gagnant avec 50,26 % pour Philippe Hercouët.
Suite à c’est vote des habitants le nombre de sièges aux conseils on ete établit.Au Conseil municipal : Hercouët obtient donc 27 sièges, De Sallier-Dupin 5 et pour finir Bernu seulement 3.Pour le Conseil communautaire Hercouët 11 sièges, De Sallier-Dupin 2 et Bernu 1.
Les répercussions sur cette élection est minime il y’a peut de changement et de conflicts par rapport à avant car le même partie a été élue , les habitants n’ont donc pas de changement d’environnement...
En résumé, Philippe Hercouët et sa liste« Allons plus loin ensemble » ont largement gagné, mais beaucoup de gens n’ont pas voté.
Adèle PAULMIER,
Floriane LE JEAN.
Bailly : de l'Hôtel de ville à l'échafaud
Jean Sylvain Bailly, premier maire de Paris et de France, son parcours, de fils de peintre à représentant du peuple jusqu'à son exécution sur le champ de Mars.
Le 5 mai 1789, face à une situation politique et financière catastrophique, Louis XVI se voit obligé de convoquer les États généraux. Une assemblé composée des trois ordres, la Noblesse, le Clergé et le Tiers-Etat convoqués pour décider des réformes pour le royaume. Mais le 20 juin, les députés du Tiers-Etat quittent l'assemblée pour se réfugier dans la salle du Jeu de Paume. C'est là que le Serment du Jeu de Paume est prononcé, les députés jurant qu'ils ne se sépareraient pas avant d'avoir donné à la France une constitution. C'est Jean Sylvain Bailly qui prononce en premier ce serment.
Qui est Jean Silvain Bailly ?
Né le 15 septembre 1736 à Paris, il est le fils d'un peintre et auteur. Il écrit deux tragédies a seulement seize ans, ce qui annonce les nombreux essais, notamment scientifiques et culturels, qu'il publiera au cours de sa vie. Il est admis à l'Académie Française en 1784 puis à l'Académie des Inscriptions et des Belles lettres en 1785.
Son élection et mandat
Le 14 juillet 1789, le peuple s'empare de la Bastille, le prévot, magistrat de l'Ancien Régime, meurt lors des combats. Le peuple ne veut pas de nouveau prévot, il souhaite un maire. C'est Baily qui est choisi pour ce poste car il déja apprécié pour son rôle de président de l'Assemblée Nationale. En effet, il fut élu le 12 mai précedent aux Etats Généraux. Il reçoit, lors de son éléction à la mairie de Paris, la cocarde tricolore qui est fixé sur son chapeau par Louis XIV. Dès les premiers jours de son mandat, il fait face à une situation très elxposive. Il doit donc organisé une nouvelle Garde Républicaine qu'il place sous le commendement du marquis de La Fayette, d'après France 3 Ile-de-France. Il démisionne en novembre 1791 puisque'il préfère quitter son poste de lui-même plutôt que d'être destituer par les révolutionnaires radicaux qui le descrédite totalement.
L'échafaud
Le 17 juillet 1791 après la fuite du roi a varenne le 20 et 21 juin de la mëme année, l'Assemblée Nationale Constituante se rassemble à l'Autel de la Patrie, au Champ de Mars, pour envisager une pétition demandant « le jugement du roi et l'organisation d'un nouveau pouvoir exécutif ». Une foule de manifestants y réclament l'abdication du roi. J.S. Bailly, voulant rétablir l'ordre, ordonne la dispertion de la foule. Le marquis de La Fayette ordonera plus tard aux gardes d'ouvir le feu sur les manifestants. Tenu responsable de la fusillade, J.S. Bailly sera guillotiner le 12 novembre 1793.
Annaëlle BERTIN,
Naël ARNAUD.
Ces maires qui ont marqué l'Histoire
Certains maires ont marqué l'histoire de leur ville grâce a leur projets qui ont transformé la vie de certain habitants.
Jacques Chirac
Jacques Chirac est né le 29 novembre 1932, c'est l'un des célèbres maires de Paris de 1977 à 1995. Lors de ces années, il a modernisé plusieurs quartiers de la capitale et renforcé le rôle principal de la mairie. Sa popularité lui a permis de devenir une très grande personne jusqu'à devenir président en 1995.
Anne Hidalgo
Anne Hidalgo est née le 19 juin 1959 en Espagne. Elle a été maire de Paris de 2014 à 2026. Elle a été connu pour sa politique écologique suite à la réduction de la circulation automobile en créant un maximum de pistes cyclables. Son objectif final était d'avoir une ville adaptée pour l'environnement.
Gaston Defferre
Gaston Defferre est né le 14 septembre 1910 à Marsillages et décédé le 7 mai à Marseille. Il a été maire de la ville de Marseille de 1953 à 1986 et à joué un rôle majeur dans le développement de la ville dans l'urbanisation, le logement et l'infrastructure. Il a également été ministre de l'intérieur en 1981 et a porté les lois de décentralisation.
Alain Juppé
Il est né le 15 août 1945. Il a été élu maire de Bordeaux deux fois de1995 à 2004 et de 2006 à 2019. Il a transformé modernisé la ville de Bordeaux par l'installation de tramway et il a rénové les quais.
Wikipedia, site du gouvernement
Noah DEBOUT, Enzo BALLAN.
Diversifier les profils de candidats
Comment et où trouver des candidats différents pour les élections municipales ?
Les élections municipales ont lieu dans toutes les communes de France. Elles ont pour but d'élire les conseillers municipaux, notamment le maire pour un mandat de 6 ans. Ces dernières ont eu lieu le 15 et 22 mars 2026.
La recherche de candidat
Selon fréquence commune, environ 900 000 candidats se préparent à s'engager, mais seulement 460 000 élus municipaux. Pour inciter les candidats, il faut d'abord diffuser l'appel aux candidatures. Cela peut se faire de plusieurs manières, par exemple par les réseaux sociaux, la publication d’affiches ou de flyers et de réunions ou de rencontres citoyennes.
Où les trouver ?
Pour trouver ces candidats, on peut faire appel au contact direct (commerçants, artisans, agriculteurs ...), aux associations et aux collectifs locaux, à la participation citoyenne, au bouche-à-oreille, à la presse locale et au personnel communal. La plupart de ces personnes sont déjà engagées et feraient d'excellents candidats ou candidates pour enrichir nos listes électorales qui doivent être égalitaires. Prenons l’exemple d’Annie Guennou, selon ouest france, elle faisait partie du personnel communal en tant que première adjointe à Hillion, puis elle a succédé au maire Mickaël Cosson qui est devenu député le 16 septembre 2022.
En France, il y a 600 listes citoyennes et participatives, ce sont des collectifs d'habitants qui organisent une démocratie plus directe pour répondre à leurs besoins concrets.
Une exception à la règle
Cependant, il est possible qu’une seule liste se présente lors des élections municipales, car ils ne trouvent pas assez de candidats prêts à s’engager. Par exemple, à Coëtmieux, seule une liste a été proposée, celle conduite par Laurence Haquin, et sans surprise, cette liste a été élue le 15 mars 2026.
Lilou GRAVOUILLE DELOY, Maëlys GUINARD.
La motivation des candidats pour les élections municipales
Pourquoi se lancer en politique locale ? Rencontre avec un candidat d’une petite commune.
À l’approche des municipales, on a voulu comprendre ce qui pousse des habitants à s’engager concrètement dans la vie de leur commune. Pour cela, on a rencontré Alexis Menard 27 ans, candidat dans un village de moins de 2 000 habitants, Hénanbihen. Son témoignage permet de mieux saisir les motivations de ceux qui choisissent de se présenter à l'échelle locale.
Pourquoi avez-vous décidé de vous présenter aux élections municipales ?
« Franchement, au début, je n’y pensais pas du tout. Mais à un moment, je me suis dit : soit tu continues à te plaindre, soit tu fais quelque chose.
Qu’est-ce qui vous attire dans la politique locale ?
« Contrairement à la politique nationale, parfois trop éloignée des réalités, ici on est dans du concret. Quand on parle de refaire une route ou d’ouvrir une classe, ça concerne directement nos voisins, nos familles. On voit tout de suite les conséquences. »
Est-ce difficile de se lancer dans une campagne municipale ?
« Oui, ça demande du temps et de l’investissement. J’ai un travail à côté, il faut donc trouver un équilibre. Et puis, il faut aussi accepter les critiques. Dans un petit village, ça peut aller très vite. »
Avez-vous hésité avant de vous engager ?
« Oui, bien sûr. Ce n’est pas une décision anodine. Mais j’ai été encouragé par des habitants. Certains sont venus me voir en disant qu’il fallait du renouveau. Ça motive. »
Quelles sont, selon vous, les motivations des candidats dans les petites communes ?
« La plupart veulent juste améliorer le quotidien des gens. Et puis, on ne fait rien tout seul : une équipe municipale, c’est avant tout un groupe qui doit travailler ensemble. »
Quel message adresseriez-vous aux jeunes ?
« C’est très important pour les jeunes de s’intéresser à la politique et même si aujourd’hui cela ne parait pas très intéressant, il faut s’investir pleinement dans la vie de chaque commune. »
L'interview montre que, dans les petites communes, l’engagement repose souvent sur des motivations simples : agir concrètement, répondre aux besoins des habitants et participer à la vie collective. Une manière de faire de la politique plus proche du quotidien.
Quentin NICOLAS,
Clément LOAS.