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La puff : une mode dangereuse
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Napoléon Ier, génie militaire ou stratège chanceux ?
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Soft power américain, discret mais puissant
Liberté d’expression : peut-on vraiment tout dire ?
Aujourd’hui, chacun veut pouvoir donner son avis : à l’école, sur les réseaux sociaux ou même dans la rue. Les opinions circulent très vite, surtout avec Internet. Mais la liberté d’expression ne consiste pas non plus à diren’importe quoi.
La liberté d’expression, c’est le droit de parler, d’écrire, de dessiner ou simplement de dire ce que l’on pense. Par exemple, des journaux comme Charlie Hebdo existent justement pour pouvoir critiquer la société, les idées ou la politique. Ce droit est essentiel parce qu’il permet aux gens de défendre leurs opinions et de faire évoluer les choses.
Mais ce droit a aussi des limites. Insulter quelqu’un, harceler un élève ou se moquer des autres sur les réseaux ne fait pas partie de la liberté d’expression. Dire ce qu’on pense : oui .Blesser volontairement les autres : non. Les mots peuvent faire rire mais ils peuvent aussi faire très mal.
Finalement, la liberté d’expression concerne tout le monde. Les plus jeunes apprennent à donner leur avis avec respect et les plus grands comprennent que les mots peuvent avoir un vrai impact. La liberté d’expression est donc un droit mais aussi une responsabilité.
Joséphine Le Masson
Comment s'est déroulé l'après JO chez les gymnastes françaises ?
Qualifiée à Anvers en 2023 pour les Jeux de Paris grâce à sa troisième place aux Mondiaux, l’équipe française n’a pas réitéré cette performance lors des JO de 2024.
En effet, à Anvers en 2023, alors que l’équipe française de gymnastique n’était pas la prétendante à un podium, elle finit troisième. Ce résultat est historique car les Françaises n’avaient pas obtenu de podium mondial par équipe depuis 73 ans !
Cependant le 28 juillet 2024, les Françaises sont éliminées dès les qualifications. Cette prestation tant attendue, qui se révèle finalement être une catastrophe, s'explique notamment par des problèmes pesants avec la fédération. Marine Boyer dit à ce sujet sur RTL : « On a été impactées et malheureusement, tout a pété aux JO ». Ces problèmes avec la fédération avaient déjà suscité des polémiques comme lors du départ de Kaylia Nemour vers l’Algérie suite à une guerre d’égo entre la FFG et son club. Ainsi suite aux JO de Paris, la FFG a changé de direction avec la nomination de Dominique Mérieux.
Après les JO, l'équipe de France de gymnastique a subi des difficultés notamment avec l'arrêt des deux piliers de l’équipe, Marine Boyer et Mélanie De Jesus Dos Santos. En 2025, l’ancienne capitaine évoque la situation financière instable des sportifs. Elle se confie sur RTL et évoque une situation de précarité après l’arrêt de ses sponsors. Elle rappelle « on ne vit pas de la gymnastique car ce n’est pas un sport professionnel ».
Le 1er janvier 2026, sur un post Instagram, Mélanie De Jesus Dos Santos annonce son retour à l’entraînement.
Fera-t-elle également son retour en équipe de France avant les prochains championnats du monde en octobre prochain ?
Maïwenn Le Crom
NFT : un art qui vaut une fortune
Certaines images virtuelles se vendent aujourd’hui pour des millions de dollars. Comment expliquer ces prix exorbitants ?
Une nouvelle forme d’art numérique
Les NFT (Non-Fungible Tokens, ou jetons non fongibles) sont des certificats numériques qui permettent de prouver la propriété d’un fichier numérique. Ce fichier peut être une image, une vidéo ou une animation. Un exemple célèbre de NFT est CryptoPunk #7523, il a été vendu pour environ 11,8 millions de dollars en 2021.
Mais pourquoi certains NFT valent-ils si cher ?
Plusieurs raisons expliquent cela. D’abord on retrouve un seul propriétaire par NFT ce qui renforce le sentiment d’exclusivité. Ensuite la popularité des artistes ou de certaines collections attire beaucoup de collectionneurs. Enfin, la plupart des gens achètent des NFT comme un investissement, en espérant pouvoir les revendre plus cher plus tard.
Le déclin du phénomène NFT
En 2021, le marché de l’art NFT atteignait un volume d’échanges record de 2,9 milliards de dollars. Mais en 2025, ce chiffre s’est effondré à seulement 23,8 millions de dollars .Une des principales raisons est la spéculation car beaucoup de personnes achetaient des NFT seulement pour les revendre plus cher. Les prix étaient donc artificiellement très élevés. Aujourd’hui le marché des NFT compte plus de vendeurs que d’acheteurs.
Martin Louarme
Le régime taliban en Afghanistan
L’Afghanistan, un pays où le mot liberté n’existe plus depuis l’arrivée des talibans.
La mise en place du régime
Le régime taliban s’est mis en place au début des années 90 dans le sud de l’Afghanistan dans un contexte de guerre civile violente. En effet c’est en profitant de la faiblesse momentanée du pays, de la chute du gouvernement communiste et le soutien du Pakistan que les talibans se sont emparés du pouvoir. A cette période la population brusquée par la guerre civile ne demandait que de la stabilité et de l’ordre. Les Talibans avec leur cadre strict ont mis en confiance la population. Par la suite, en 1996, a eu lieu la prise de Kaboul et le régime s’est implanté avec une interprétation sévère et austère de la Charia. Mettant en place un gouvernement répressif tristement célèbre aujourd’hui pour sa violence.
Qui sont-ils ?
Les Talibans sont en fait des étudiants religieux issus des madras, réfugiés ou orphelins. Auxquels on a inculqué, très jeunes, une version extrémiste de l’Islam. À leur tête : Haibatullah Akhundzada.
Un tournant majeur pour la population
Un tournant pour le pays a eu lieu en 2020 lors de l’accord de Doha entre les Etats-Unis et les Talibans. Cet accord interdit aux Etats-Unis ainsi qu’à leurs alliés d’intervenir sur le territoire Afghan. À partir de cela les Talibans sont incontestés laissant la population à leur merci.
Des mesures répressives traumatisantes
Ce régime violent a traumatisé et traumatise encore aujourd’hui des millions d’habitants avec des sanctions et des règles plus que sévères. Ils ont notamment joué un rôle important dans la persécution des minorités ethniques et sectaires. Ils ont également mené une guerre civile contre les esclaves du nord et de nombreux massacres.
Leurs sanctions sont disproportionnées : amputation des mains pour vol, 1000 coûts de fouets si une femme sort seule…
Certains disparaissent un jour, enlevés et torturés par les Talibans, sans jamais savoir si ils reviendront.
Les règles écrasent la liberté individuelle et d’expression par des prières obligatoires, le port de la burqa intégral pour les femmes qui n’ont également pas le droit à l’éducation, à la musique, la télévision ou aux sports locaux.
Pour les femmes, le régime est encore plus privatif. De nouvelles mesures ont récemment été mises en place, elles ne peuvent plus parler entre elles, ne sont plus sauvées lors des tremblements de terre ou les incendies. Les talibans sont allés jusqu’à interdire les fenêtres pour qu’elles ne soient pas visibles de l’extérieur et leurs maris peuvent à présent user de châtiment corporel légalement.
Cette population martyrisée n’a d’autre choix que de subir. Peu sont ceux qui réussissent à fuir car leur passeport leur a été confisqué. En dehors des questions de bien-être de la population, les Talibans font preuve d'une grande incompétence en matière de gouvernance et une économie paralysée.
Chloé Auchart
Accord avec le Mercosur : explication
En 2025, de nombreux rassemblements agricoles revendiquent la non-signature d’un accord de libre-échange entre l’Union Européenne et le Mercosur.
Le Mercosur, abréviation de Marché Commun du Sud, est définie par la Chambre d’agriculture France comme une zone de libre-échange ou communauté économique établie entre plusieurs pays d’Amérique du Sud. Cette alliance économique, instaurée en 1991 par le traité d’Asunción, regroupe l’Argentine, le Brésil, l’Uruguay et le Paraguay. Le Mercosur établit entre les états-membres une libre circulation des biens et des services, des droits de douanes communs et une coordination des mesures économiques et commerciales.
Un accord pour une coopération intercontinentale
L’accord de libre-échange entre le Mercosur et l’Union Européenne est initié en 1999 par le début des négociations. Depuis, celles-ci ont été interrompues à plusieurs reprises pour des raisons de tarifs douaniers, d’importation de certains produits et d’impact environnemental. Fin 2025, ce sont les agriculteurs français qui ont retardé le processus en dénonçant une concurrence déloyale à propos des bas prix proposés par les Etats du Mercosur.
L’objectif de cet accord commercial est de faciliter et intensifier les échanges de biens et services entre l’Union Européenne et les pays Sud- Américains et ce, en réduisant les droits de douanes sur les importations et en ouvrant les frontières aux investissements des deux côtés. Selon une analyse d’impact commandée par la Commission Européenne, cet accord de libre-échange pourrait augmenter, vers 2032, de 0.1 % la croissance en Union Européenne et de 0.3 % dans les états du Mercosur.
La signature de l'accord
Le traité a finalement été signé ce 17 janvier 2026, au Paraguay, par les responsables de la Commission Européenne et du Mercosur. Cependant, fin janvier, le Parlement européen a décidé de suspendre son processus de validation, le temps de s’assurer qu’il soit conforme aux traités européens grâce à la Cour de justice de l’Union européenne. Malgré tout, Ursula Von der Layen, présidente de la Commission européenne, a annoncé fin février une application provisoire de l’accord concernant les aspects commerciaux (facilitation des investissements, réductions des droits de douane…).
Apolline Pavy
Soft power américain, discret mais puissant
On pense souvent que la puissance d’un pays se mesure à son armée ou à son économie. Pourtant, les États-Unis dominent le monde d’une manière plus subtile.
Le soft power a été développé par Joseph Nye dans les années 1990. Il désigne la capacité d’un pays à influencer les autres sans utiliser la force, mais plutôt au travers de son attractivité : la culture, le mode de vie... On l'appelle en français la "puissance douce".
Les États-Unis sont aujourd’hui les maîtres dans le domaine du soft power. Grâce à leurs industries culturelles, comme Hollywood ou Netflix, ils diffusent des films et séries partout dans le monde. 82 % des films diffusés en Europe sont produits par les USA. Ces productions ne sont pas seulement pensées pour apporter du divertissement aux spectateurs : elles transmettent une vision du monde et des valeurs américaines.
Du côté de l'industrie musicale, des artistes comme Taylor Swift, Drake ou The Weeknd dominent les classements mondiaux. Certains de leurs morceaux sont écoutés des milliards de fois sur les plateformes de streaming. Leur influence ne s'arrête pas uniquement à leur talent musical. Ces artistes prônent des tendances, des styles ou même des façons de parler. Sans compter, les cérémonies américaines, à l'instar des Grammy Awards, qui sont suivies chaque année par des millions de personnes du monde entier. Ce sont des leviers importants pour la promotion de nouveaux artistes et de nouvelles musiques, renforçant la position des États-Unis en tant que leader de l’industrie musicale mondiale.
D'autre part, le soft power américain se diffusent grâce aux technologies de communication. Des entreprises comme Google, Instagram et YouTube sont utilisées chaque jour par des utilisateurs en masse. Par exemple, Google représente plus de 90 % des recherches sur Internet dans le monde, ce qui influence directement l’accès à l’information.
De surcroît les universités américaines de l'Ivy League (Harvard, Stanford, Berkeley, Yale...) font de l'oeil a beaucoup d'étudiants étrangers puisqu'elles figurent parmi les meilleures au monde. En effet, chaque année, les États-Unis accueillent plus d’un million d’étudiants étrangers ! Beaucoup choisissent ces universités pour le prestige et les opportunités professionnelles qu’elles offrent.
Nous pouvons ainsi nous demander si, à force d'être constamment exposés à la culture américaine, nous n'adoptons pas, inconsciemment, "l'American way of life", reniant tout doucement l'identité culturelle de notre pays d'origine ?
Victoire Uguet
Fast fashion : une mode qui pollue
Vêtements à bas prix et collections renouvelées sans cesse : la fast fashion encourage la surconsommation. De lourdes conséquences.
La fast fashion, ou « mode rapide », est un modèle de production qui consiste à fabriquer des vêtements très vite, en grande quantité et à bas prix. Les marques renouvellent leurs collections en permanence afin de suivre les tendances. Certaines peuvent proposer jusqu’à 36 collections par an. Parmi elles, on peut citer Shein, Zara ou encore H&M.
Une mode qui pousse à consommer
En France, près de 7 millions de vêtements neufs sont achetés chaque jour. Cette surconsommation est encouragée par des prix très bas et des stratégies marketing efficaces. Les marques utilisent le neuromarketing et la rareté des produits pour créer un sentiment d’urgence et inciter les consommateurs à acheter toujours plus.
Une production polluante et peu durable
Pour réduire les coûts, les vêtements de fast fashion sont souvent fabriqués à partir de matières de faible qualité comme le polyester ou le coton non biologique. La durée de vie des vêtements est donc faible et pousse à en racheter rapidement.
La production textile utilise énormément d’eau, d’énergie et de matières premières. Elle fait aussi appel à des produits chimiques dangereux et contribue aux émissions de gaz à effet de serre, en particulier à cause du transport et de la vente en ligne.
Des conditions de travail déplorables
Dans de nombreux pays, les ouvriers du textile travaillent énormément pour des salaires insuffisants, dans des ateliers parfois dangereux et insalubres. Certains scandales ont également révélé le recours au travail des enfants et des violations du droit humain.
Des alternatives pour consommer mieux
Il est possible de réduire l’impact de la fast fashion : acheter des vêtements de seconde main, réparer ceux que l’on possède ou choisir des articles plus durables pour limiter la consommation. Acheter moins, mais mieux, reste la solution la plus efficace pour protéger la planète.
Clémence Neauleau
Qui décide vraiment de notre style ?
Aujourd’hui, ce sont surtout les réseaux sociaux qui décident de ce qui est « stylé » ou « dépassé »... qu'a-t-on à y perdre ?
Tu as sûrement déjà vu une vidéo où quelqu’un montre son “outfit of the day” (sa tenue du jour). Parfois, ça fait des millions de vues. Résultat ? Tout le monde veut la même veste, le même jean ou les mêmes baskets. Les influenceurs jouent un rôle énorme là-dedans. Ils testent des looks, donnent des conseils, partagent leurs coups de cœur… et sans s’en rendre compte, on commence à vouloir leur ressembler. Une simple vidéo peut lancer une mode dans tout le pays, voire dans le monde.
Les marques à l’affût des likes
Les marques ont bien compris le pouvoir des réseaux. Aujourd’hui, elles travaillent souvent avec des influenceurs pour présenter leurs vêtements. Quand ton créateur préféré porte un pull, tu as plus envie de l’acheter, non ? Certaines marques lancent même des collections “en édition limitée” pour créer le buzz. Résultat : tout le monde se précipite pour ne pas “rater” la tendance. C’est ce qu’on appelle la peur de passer à côté (le fameux FOMO).
Acheter sans réfléchir ? C’est facile… trop facile
Avant, il fallait aller en magasin ou sur un site pour acheter. Maintenant, en deux clics, c’est fait. Tu vois un vêtement, tu cliques, tu commandes. C’est pratique, mais aussi dangereux pour ton porte-monnaie. On peut vite acheter sur un coup de tête, sans vraiment en avoir besoin. Et parfois, on regrette après…
La pression d’être
« toujours stylé »
Sur les réseaux, tout le monde semble parfait : belles tenues, belles photos, beaux décors. Mais ce n’est pas toujours la réalité. Beaucoup d’images sont retouchées ou mises en scène. À force, on peut se comparer et se dire : “Pourquoi je ne m’habille pas comme ça ?” “Pourquoi je n’ai pas autant de likes ?” Cette pression peut faire perdre confiance en soi, surtout quand on est jeune. Or, la mode devrait être un plaisir, pas une source de stress.
Bonne nouvelle : une mode plus responsable existe
Heureusement, les réseaux ne montrent pas que du superficiel. De plus en plus de créateurs parlent de seconde main, de recyclage et de vêtements durables. On voit aussi des vidéos qui expliquent comment réutiliser ses anciens habits, faire du thrift shopping (acheter de seconde main et/ou en friperie) ou créer son propre style sans suivre toutes les tendances. Et ça, c’est plutôt cool.
Rester soi-même
Les réseaux sociaux ont complètement changé la mode. Ils permettent de découvrir plein de styles, de s’exprimer et de s’inspirer. Mais ils peuvent aussi pousser à consommer trop et à se comparer. L’important, c’est de se rappeler une chose : ton style, c’est toi qui le choisis. Être à la mode, ce n’est pas copier les autres, c’est se sentir bien dans ses vêtements. Alors regarde les tendances, amuse-toi… mais reste toi-même !
Joséphine Le Masson
Bal des terminales, la promotion 2026 !
Retour en images sur les traditionnelles fêtes de fin d'année pour les terminales.
Fidèles à la tradition, les élèves de terminale de l'année scolaire 2025-2026 ont fêté la fin des cours - et la fin du lycée - en deux temps.
Journée "classe" et soirée chic. "Sapés comme jamais" pour le bal du jeudi 4 juin. Grandes robes, escarpins à talons vertigineux, costumes, cravates et noeuds papillon... Le "comité" d'organisation du bal s'est attelé à la tâche dès le mois de septembre 2025 avec l'aide de la responsable de vie scolaire, Mme Jourdain.
Tapis rouge, photographe professionnelle... Selon une rumeur persistante, le directeur artistique du Bal des débutantes serait même venu incognito pour espionner les tenues devant le photocall.
Matinée choc le vendredi 5 juin avec défilé dans les classes et la salle des professeurs, dans les déguisements les plus extravagants. Pas de débordement à signaler si ce n'est un usage immodéré des pistolets à eau et des confettis. Nous n'avons pas eu à redouter la farine, le lâcher de poules ou le lancer d'oeufs !
La journée s'est poursuivie à l'Aquapark de Jugon-les-Lacs.
Evénement à venir : la cérémonie de remise des diplômes du baccalauréat le vendredi 16 octobre 2026.
D. Hel
Après la journée chic, la journée choc
Un film qui traverse les générations : c'est possible ?
Certains films ne disparaissent jamais vraiment. Des années après leur sortie, on continue de revoir Titanic, de chanter les chansons de Chantons sous la pluie ou de rire devant Les Bronzés. Pourtant, ces films sont très différents, et ils sont tous devenus intemporels.
S’ils restent dans les mémoires, c’est d’abord parce qu’ils parlent de choses universelles : l’amour, l’amitié, la famille, le passage à l’adolescence ou encore le fait de grandir. Les personnages sont importants, mais l’ambiance compte aussi énormément. Certains films deviennent cultes même si le scénario n’est pas forcément incroyable, simplement parce que les images sont magnifiques. C’est le cas de Le Grand Bleu : beaucoup de spectateurs s’en souviennent surtout pour ses paysages, sa musique et son atmosphère.
On peut aussi penser à LOL (Laughing Out Loud), qui a marqué toute une génération grâce à ses histoires d’ados réalistes et à ses répliques devenues cultes. Ce type de film ne reste pas seulement dans les mémoires parce qu’il est bien fait, mais surtout parce que le public s’y reconnaît.
Finalement, ce n’est pas seulement le film qui devient intemporel : c’est le public qui le décide. Si les spectateurs continuent de le regarder, d’en parler et de le transmettre aux générations suivantes, alors il ne vieillit jamais vraiment.
Joséphine Le Masson
Le cinéma au « Premiers Plans ! »
Du 23 au 25 janvier 2026, les élèves de l'option cinéma audiovisuel de la seconde à la terminale sont, à leur plus grand bonheur, retournés au festival de cinéma « Premiers Plans ! »
Un festival européen
Claude-Eric Poiroux a créé le festival en 1989, année de la première édition. Pendant une semaine, le festival diffuse des œuvres cinématographiques européennes. Ce festival n'est pas qu'une compétition, il amène également à redécouvrir de grandes œuvres. Le festival récompense des films de diverses catégories comme Diagonales ou les films d'écoles européens. Dans chacune de ces catégories, différents prix sont à gagner tels que le prix du jury ou le prix du public.
La redécouverte
de Werner Herzog
Cette année le réalisateur Werner Herzog a été mis à l'honneur. Tout au long de la semaine ses films ont été diffusés cela a permis aux élèves de découvrir ce réalisateur incontournable à travers l'un de ses derniers films : Ghost Elephant. Ce film documentaire a particulièrement plu à certains élèves, en effet il transporte ses spectateurs dans une quête qui a pour but de prouver l'existence de mythiques éléphants géants.
Un voyage intense en émotion
Les élèves de l'option CAV sont partis le vendredi 23 janvier au matin, direction Angers ! Ilsont pu visionner divers films comme Planètes de Momoko Seto et d’assister à une lecture de scénario intitulé Tu feras tomber les rois de Maïté Sonnet, lu par Clémence Poésy et Clara Bretheau. Le soir, Sara Olaciregui et Sékouba Doucouré ont organisé un atelier d'improvisation durant lequel les élèves se sont bien amusés !
Le samedi, les festivaliers ont pu visionner Instants d'audience de Raymond Depardon ainsi que Ghost Elephant. Puis, ils se sont rendus au grand théâtre afin d'assister à la projection de 12 hommes en colère de Sydney Lumet. Ce film leur a beaucoup plu, notamment grâce à la psychologie intrigante des personnages ou encore avec l'ambiance oppressante permanente qui caractérise ce classique. Enfin, la dernière projection de la journée était Le traître de Marco Belocchio. C'est un film de mafia italien qui retrace la vie de Tommaso Buscetta, le célèbre mafieux, que les élèves ont adoré !
Le 25 janvier, les élèves ont pu assister à la reprise de Palmarès. Cette cérémonie mélangeait à la fois court-métrages, long-métrages ou encore films d'animation.
Les élèves de l'option Cinéma Audiovisuel ont beaucoup apprécié ce voyage riche en découvertes culturelles, en rires et en projections !
Ana Cariou, Jeanne Letellier
Pierre Soulages, chantre de la couleur noire
Que cherche-t-on en observant un tableau ? Une idée, une émotion, une technique, un artiste… Parfois tout, parfois rien. Un jour, par le détour d’un évènement fortuit, je me suis retrouvée devant une œuvre. Le premier regard ne laissait appréhender qu’une masse sombre sans réel sens. Puis les couleurs se sont mues, aucune intervention humaine n’était à déclarer. Aucun éclairage artificiel, aucun mécanisme caché mais simplement la lumière que filtrait au travers de ces grandes fenêtres. La sensation d’une chaude après-midi d’été, une légère brise sous les feuilles d’un arbre... le doré dominait les autres couleurs. Ensuite, tout c’est éteint, un poids lourd s’est imposé. La toile s'est assombrie, un étau a pris place. Une sensation d’étouffement. Les corps se mouvaient autour, parlaient, bougeaient, observaient… Cependant, la seule véritable chose auxquelles les battements de cœur se raccrochaient était cette toile. Le temps perdit tout aspect concret. Des larmes, des rires, un entremêlement de souvenirs ravivés par le simple mouvement des rayons du soleil sur cette structure. A un moment, ou peut être un autre, je suis partie, ne gardant en tête que cette couleur, Noir. Et pourtant, ce mot en portait des centaines d’autres.
Le Noir. Se dit de la « couleur » la plus foncée qui existe, de l'aspect d'une surface ne réfléchissant aucune lumière. Cette teinte a été la première utilisée par l’Homme grâce à des pigments préparés a base de bois carbonisé, puis par combustion. Dans l’Egypte antique, le verbe « kem » (dérivé du mot noir), signifiait « mener à bien, s’élever, accomplir… ». Dans certains cultes arabes, le nom « Aswad » signifiait autant « noir » que « force et noblesse ». En latin, le mot « ater » (noir mat), a donné « atroce ». Puis dans la bible, cette couleur a pris une connotation négative, se rapportant aux ténèbres et aux enfers, rattachée à la symbolique du Mal. Enfin, au XIVe siècle, elle devient le symbole des hommes de pouvoir (hommes d'Eglise, magistrats et universitaires). La couleur évoque l’autorité comme la mort, l’humilité, le divin, la perfection, le devoir, la puissance…
Cependant, chez Soulages, le noir est un révélateur de lumière, quelles que soient ses techniques artistiques. L'artiste dont l’art se trouve à la lisière de la philosophie revendique une recherche de « la richesse enfouie dans le concret des choses […], leur vérité et non leur ressemblances et l’imagerie qu’elles peuvent accepter ».
Le Noir. Soulages, dit-on, était le maître de cette couleur, au service d’une peinture informelle, d’une abstraction quasi totale. Cette nuit sans fond, il prit pour quête de la remplir d’étoile. C’est alors, qu’en 1979, il créa le « noir-lumière » ensuite redéfini par « Outrenoir ». Terme qu’il nommait comme « au-delà du noir, une lumière reflétée, transmutée par le noir. Outrenoir : noir qui, cessant de l’être, devient émetteur de clarté, de lumière secrète. Outrenoir : un champ mental autre que celui du simple noir. ». Cette série de plus 1500 peintures fut créée presque exclusivement à partir de cette teinte.
Pierre Soulages. Durant plus du 60 ans d’activité, l’artiste réalisa près de 1730 peintures, 600 peintures sur papier ainsi que 120 estampes. Né à Rodez en 1919, il est aujourd’hui le peintre ayant créé les œuvres françaises les plus chères au monde. A 14 ans, il visita pour la première fois l’Abbatiale Sainte-Foy de Conques, s’y découvrant une passion pour l’art roman, il y retournera en 1986 dans le but d’y créer 104 vitraux. En 1939, Pierre Soulages se présenta au concours d’entrée des Beaux-Arts de Paris sous l’influence de son professeur, René Jaudon. Il quittera rapidement cet enseignement qu’il jugeait médiocre et entre 1941 à 1942, il prépara le professorat de dessin à l'École des Beaux-Arts de Montpellier. Finalement, c’est en 1946 qu’il s’installera en banlieue parisienne pour se consacrer définitivement à son art, qu’il exercera jusqu’à sa mort, en 2022.
L’Outrenoir. On ne peut décemment parler de la singularité de l’artiste, sans mettre en avant l’unicité de la toile. Soulage a continuellement joué de la lumière dans l’espace. En l’appréhendant à travers des couleurs sombres, on assiste à une transformation de la peinture en instrument. La lumière, elle, devient matériau pictural en interaction avec le noir et sa structure, créant de nouvelles couleurs. La toile se mue alors en permanence en fonction du rayonnement, la rendant vivante, unique à chaque instant.
Le travail de Soulages se divisa en trois périodes, la première durant laquelle les couleurs utilisées étaient sombres, du brun ou du noir sur du blanc, créant une opposition chromatique forte. Pendant la seconde période, Soulages recouvrait la couleur par le noir, la découvrait ensuite en raclant la peinture. Finalement, durant la troisième période de sa recherche, les toiles étaient entièrement recouvertes de noir, ce n’était plus la couleur qui intéressait l’artiste mais la réflexion de la lumière. Les stries, les rayures, les aplats, le volume donnèrent une dimension dynamique à ses toiles.
Cette recherche ramène notamment à un point fondamental de l’œuvre de Soulages : l’interaction du spectateur et du tableau, le transformant acteur dans celui-ci. Aucun sens n’est explicitement donné, c'est un effet voulu par le peintre, souhaitant une liberté philosophique quasi totale.
L’Abbatiale Sainte-Foy de Conques. Comme énoncé plus haut, le chemin de Soulages le conduisit à plusieurs reprises dans ce lieu saint. La première fois en simple visiteur, puis la seconde en créateur, il décrivit plus tard sa première apparition : « J’étais dans un tel état d’exaltation, je me suis dit qu’il n’y a qu’une chose importante dans la vie, c’est l’art. Et j’aime la peinture, je serai peintre. »Soulages réalisa 104 vitraux, dans ce bâtiment de 156 mètres, entre 1987 et 1994. Ce temps de création long s’expliqua notamment par sa recherche, tendant à créer un vitrail révélant la couleur de la lumière elle-même. Pour ce faire il travailla au laboratoire de recherche de Saint-Gobain. Il dessina les cartons et les maquettes des vitraux en fonction du matériau qui servirait à les produire : un verre non coloré et translucide. Il fit le choix de créer une surface coupant tout point de vue de l’extérieur. Son but, « donner à voir l’architecture du XIe siècle telle qu’elle nous est parvenue, mais avec les moyens dont nous disposons au XXème siècle. »
Un des derniers projets d’envergure associé à Pierre Soulages ne fut pas moins que celui d’un musée, presque exclusivement créé pour accueillir ses œuvres.
L'artiste a marqué et marquera longtemps le monde de la peinture. L'art de Soulages l’a associée, au fil de sa vie, à l’histoire, aux sciences, aux spectateurs de son œuvre… Une recherche continue non plus sur la couleur mais sur la lumière elle-même.
Enfin Soulages disait : « Les mots sont des béquilles qui permettent de faire un petit bout de chemin en direction de l’œuvre. » Je me laisse alors croire que ces quelques paroles déposées sur ce papier entre vos mains auront permis le rapprochement infime du propos vers la toile, « puisque l’art, justement, est au-delà ».
Louise Rora
La puff : une mode dangereuse
Produit star que l'on retrouve sur les réseaux sociaux, la puff n'est pas sans danger malgré l'engouement rencontrée chez les jeunes..
Une mode très présente au lycée
Depuis quelque temps, la puff est partout dans les lycées. Petite, colorée, avec des goûts de bonbons ou de fruits, elle attire facilement les jeunes. Facile à utiliser et pas très chère, elle donne l’impression d’être un objet banal, presque sans danger.
Un marketing qui cible les jeunes
Si la puff marche aussi bien, c’est aussi grâce aux réseaux sociaux. Sur TikTok ou Instagram, on voit souvent des vidéos qui la mettent en avant de façon cool. Les couleurs vives, les goûts sucrés et les designs attirants sont clairement pensés pour plaire aux adolescents.
La nicotine : le vrai danger
Derrière cette image fun, la puff contient généralement de la nicotine. Et cette substance est très addictive. Chez les jeunes, le cerveau est encore en développement, ce qui rend la dépendance encore plus rapide. Certaines études montrent qu’une consommation régulière peut entraîner une addiction en peu de temps.
Un risque de passer à la cigarette
Beaucoup pensent que la puff est moins dangereuse que la cigarette classique. Du coup, certains commencent à vapoter sans avoir jamais fumé. Le problème, c’est que cela peut donner envie d’aller plus loin et de tester le tabac.
Un impact sur l’environnement
Enfin, la puff pose aussi un problème écologique. Comme elle est jetable, elle finit souvent à la poubelle, voire dans la nature. Entre le plastique et les batteries, cela pollue beaucoup.
Siham Langlais
Gaël Faye, un artiste engagé
Rencontre avec Gaël Faye. Écrivain, auteur-compositeur et devoir de mémoire.
Gaël Faye est un écrivain et auteur-compositeur franco-rwandais véritablement engagé. En effet, au travers de son art, il remplit un devoir de mémoire. Le devoir de mémoire s'explique comme étant l'obligation morale de se souvenir d'un événement historique tragique ainsi que de ses victimes afin qu'il ne se répète pas.
Le génocide
Gaël Faye utilise son devoir de mémoire pour éveiller les consciences sur un génocide méconnu et très peu médiatisé à l'époque : celui des Tutsi du Rwanda. Ce génocide commença le 7 avril 1994 et se finit en 1994. Il s'imposa dans l'histoire comme le dernier génocide du XXᵉ siècle. En l'espace de ces quelques mois, près d'un million de personnes ont péri. Dans ces œuvres, Gaël Faye nous raconte son chemin de vie : de son enfance dans les campagnes du Burundi à sa vie parisienne. Gaël Faye grandit au cœur de ce conflit. L'écriture, pour lui, ne s'avère pas uniquement être de l'encre couchée sur du papier. Mais elle s'avère être un réel moyen d'expression au travers duquel il peut exprimer son engagement. Au fil des mots, Gaël Faye nous emmène dans son univers : il nous y raconte ses joies, ses peines, son combat…
Une œuvre, une rencontre
Cet article trouve son origine dans un coup de cœur pour Petit Pays. Il s'agit du premier roman de Gaël Faye qui retrace son enfance au Burundi. Petit Pays est un récit partiellement autobiographique. Plongé au cœur d’un conflit historique qui divise les Tutsi et les Hutus. Gaël Faye est quant à lui déchiré par un conflit intérieur : une quête d'identité. Laquelle de ces deux cultures doit-il choisir ? Cependant, doit-il vraiment choisir ? Ne peut-il pas être les deux à la fois ? Narrateur de sa propre vie, il livre au fil des pages sa propre version de l’histoire.
L'ouvrage lui a valu de nombreux prix tels que le prix des étudiants France Culture ou encore le concours des lycéens. Il raconte avec délicatesse et esprit son enfance dans les hautes sphères de la société, puis son arrivée en France, et le dépaysement. En grandissant, l'auteur se réfugie dans l'écriture et la création. Il explique plus tard lors d'une interview, en novembre 2020 : "Créer, c'est pour moi une bouée de sauvetage, une respiration, c'est rester digne."
Lise André, Ana Cariou
'ARIRANG' : enfin le retour de BTS !
L'album le plus attendu depuis Mickael Jackson a battu des records d'audience pour le plus grand plaisir de leurs fans.
Après quatre très longues années d’attente en raison de leur service militaire, le boysband de K-pop BTS a enfin fait son grand retour en mars dernier. Composé de RM, Jin, Suga, j-hope, Jimin, V et Jung Kook, les “sept enfants de la nation”, désormais trentenaires, ne cessent de battre des records internationaux depuis 2015, soit deux ans après leurs débuts.
Seulement deux jours après la sortie de l’album, ils ont déjà récolté plus de 112 millions d’écoutes, battant tous leurs records précédents. Ainsi que tous ceux de l’histoire de la K-pop ! Le clip du titre principal de leur comeback, "SWIM", compta 1,7 millions de likes en sept minutes et obtint 50 millions de vues pour 5 millions de likes en 24 heures. Soit le troisième clip de musique au monde à atteindre le plus rapidement le million de likes (la première et deuxième place leur appartient également). Le jour suivant la sortie de l’album, a eu lieu le premier concert de BTS depuis 2022 : "BTS THE COMEBACK LIVE : ARIRANG", sur la place de Gwanghwamun à Séoul. Un évènement historique pour la K-pop et la musique en général, avec près de 260 000 specateurs, plus des millions de fans à travers le monde assistant au concert en direct sur Netflix.
"Arirang" véhicule en fait un message fort rappelant l’identité du groupe. En coréen, "arirang" est une musique traditionelle qui signifie"celui qui est aimé". L’album est composé de quatorze titre, avec notamment : "Body to Body", "Hooligan",, "FYA",, "SWIM",, "NORMAL", "Like Animals", , ‘One More Night’. Tous ces titres suivent trois étapes musicales : un style hip-hop, le concept original de BTS, un style se rapprochant plus du rock moderne américain comme "Chase Atlantic" et "The Neighbourhood". Enfin, un univers à l’apogée de la pop et de la K-pop (. A travers leurs nouvelles paroles, le groupe aborde principalement la façon dont ils enflamment le monde de la musique, l’énorme et suffocante pression de la célébrité, leur humilité et leurs faiblesses, bien sûr l’amour et même un peu le désir. Nombre de leurs nouvelles musiques sont entièrement en anglais afin de toucher un public plus large, mais la plupart sont en coréen, leur langue natale. "Body to Body", premier titre de l’album, démontre leur identié unique : un instrumental extrêment hip-hop, rap, RnB, mais qui est également mixé avec de la musique épique traditionnelle coréenne ; avec des paroles comprenant à la fois anglais et coréen, abordant la dopamine d’un concert et, indirectement,le désir.
E En repoussant une fois de plus les limites de la musique et de leur propre identité, BTS signe avec "ARIRANG" bien plus qu’un retour triomphal. Le groupe réaffirme sa place au sommet de l’industrie musicale mondiale, démontrant que malgré les années, les défis et le silence, sa voix reste plus puissante que jamais.
Mais d'autres courants asiatiques font leur apparition : la J-pop (Japon), la C-pop (Chine) et la I-pop (Indonésie). Un phénomène est porté par une nouvelle génération de "boy bands" ou de "girl groups" fortement inspirés par les codes visuels et marketing de la vague coréenne.
Nina Py
Almond Flowers de Vincent Van Gogh
En 2025-2026, j'ai décidé de peindre l'oeuvre de Vincent Van Gogh pour un travail d'art plastique. Voici l'histoire de Almond Flowers.
Peinte en 1890, l’œuvre de Vincent Van Gogh Almond Flowers avait pour but d’être offerte à Vincent Willem Van Gogh, le neveu de Vincent Van Gogh à sa naissance. Inspirée des cerisiers japonais en fleurs, cette huile sur toile aborde un fond bleu serein et majestueux qui met en valeur un amandier en fleur. Les dimensions de la toile sont 73.5 cm de hauteur et 92 cm de largeur. Voici l'interprétation de l'oeuvre de Van Gogh que j'ai créée dans le cadre de l’option art-plastique. J'ai peint le tableau de Van Gogh réparti sur quatre toileset j'ai réalisé le fond de chacune d'entre elles différemment.
Juliette Boul
Quand l'art nous questionne
Quand on pense à l’art, on imagine souvent quelque chose de beau, d'agréable à regarder, voire d'apaisant. Cependant, certaines œuvres provoquent l’inverse : elles nous dérangent, nous surprennent et peuvent même aller jusqu'à nous mettre mal à l'aise. En effet, les artistes ne cherchent pas seulement à plaire, mais aussi à faire réagir.
Tout d'abord, l’art peut choquer parce qu’il s'en prend aux "codes habituels", c'est-à-dire à une forme d'académisme fondé sur des conventions tacites, et une forme de consensus. Certains artistes ne cherchent pas à produire une oeuvre esthétique, mais plutôt à nous pousser à réfléchir. Tel était le cas de Marcel Duchamp. En 1914, il a exposé un urinoir comme œuvre d’art nommé Fontaine. Envoyé à un salon new-yorkais, l'objet est refusé. Le jury n'est pas prêt à accepter cette œuvre jugée provocatrice. Duchamp l'appelle "ready-made" : un objet industriel "tout fait" revendiqué comme une œuvre d'art à part entière, revendiquée l'artiste. Ce geste simple donne un nouveau statut à l'objet d'art. Qu'est-ce qu'une oeuvre ? Qui décide que c'est de l'"art" ? Est-ce l'artiste, l'observateur, l'acheteur ?L'œuvre d'art se doit-elle encore d'être belle, unique ? Doit-elle manifester le "bon goût" ?
L’art peut aussi surprendre, non seulement par les images mais aussi par les mots. Dans le poème "Vénus Anadyomène" paru dans le recueil Cahier de Douai, Arthur Rimbaud, poète de dix-sept ans, reprend la figure mythologique de Vénus, normalement associée à la beauté et à la perfection. Mais il l'adapte à sa manière et en fait une description diamétralement opposée, voire dérangeante : dans ce contre-blason, la "belle" est affublée d'"un ulcère à l'anus" , "avec des déficits assez mal ravaudés" , " le col gras et gris". Le contraste avec la déesse de la beauté st volontaire : Rimbaud cherche à redéfinir la notion de poésie en esthétisant la laideur, à l'instar de Baudelaire.interroger sur l'intérêt du choc et de la provocation. s Certains artistes ne poursuivraient-ils pas l'ambition de choquer pour "faire parler" et défrayer la chronique ? A titre d'exemple la fameuse banane scotchée sur un mur de Maurizio Cattelan peut paraître absurde. Beaucoup trouvent ça ridicule, ou pensent que l'artiste n'ait d'autre objectif que de "faire le buzz".
Mais suffit-il de choquer pour faire de l’art ? Parfois, l'idée sous-jacente est la critique du marché de l’art. Mais on a parfois l’impression qu'il s'agit avant tout de provocation gratuite, sans message ni concept. Dans pareil cas, le choc perd un peu de son intérêt.
Victoire Uguet
L’autodidaxie entre liberté et discipline
À une époque où tutos et cours en ligne sont à portée de main, de plus en plus de jeunes décident d’acquérir des compétences de manière autodidacte.
Apprendre seul, sans prof, sans cours, sans contrainte : c’est l’autodidaxie qui offre avant tout le luxe du choix. En effet, l'apprenti autonome est le seul maître de son programme. Vous voulez maîtriser des langues étrangères, apprendre à jouer d’un instrument de musique, découvrir le montage vidéo ? La ressource est là, à portée de clic.
Cette liberté d'esprit permet de renouer avec le plaisir d’apprendre. Sans pression, le cerveau explore, teste et approfondit à son rythme. Cette autonomie stimule la créativité et la curiosité car l’apprentissage n’est pas enfermé dans un programme strict. Cette absence de frontières permet aux apprentis de développer leur capacité à aller au-delà de ce qu’on leur demande. Ce qui est, de nos jours, une compétence primordiale notamment dans le monde professionnel.
Le véritable défi de l’autodidaxie, c’est la discipline personnelle. Sans professeur pour cadrer la séance, sans cloche pour marquer le début du cours, le plus dur pour l’autodidacte est de rester motivé. La liberté de choisir est un cadeau empoisonné si elle ne s'accompagne pas d'une discipline personnelle de fer.
Apprendre seul demande de structurer son temps, s'imposer des créneaux de travail réguliers malgré la fatigue, hiérarchiser l'information, trier le bon grain de l'ivraie dans l'océan de données du web et accepter l'échec. Face à un concept complexe, il n'y a personne pour reformuler, il faut chercher, se tromper, et recommencer.
L’autodidaxie est un apprentissage plus lent, parfois moins rassurant mais qui renforce la persévérance.
Un atout majeur pour l'avenir
Pourquoi s’infliger cette charge au lieu de profiter d’un apprentissage classique avec un professeur ? Parce que l'autodidaxie est la compétence ultime du XXIe siècle. Dans un monde où les métiers de demain n'existent pas encore, la capacité à s'auto-former est une assurance vie.En cultivant votre jardin secret intellectuel, vous ne gagnez pas seulement des connaissances : vous prouvez votre force de caractère et votre capacité à piloter votre propre destin. L'autodidaxie ne remplace pas un professeur, elle transforme les élèves passifs en acteurs engagés de leur propre savoir.
Entre liberté totale et rigueur, l’autodidaxie n’est pas qu’une simple méthode d’apprentissage, c’est une posture intellectuelle grâce à laquelle l’autodidacte construit son savoir de façon personnelle.
Coralie Lamotte
L’Amicale, toujours une histoire
Il y a maintenant quatre ans, au sortir d’une période qui nous avait tous isolés, naissait une idée simple mais ambitieuse : l’Amicale des Anciens de Saint-Pierre. Ce qui n’était au départ qu’un petit noyau de copains issus des promotions 2020 et 2021 est aujourd’hui devenu un réseau solide et dynamique. Notre réseau s’étend désormais à plus de 330 membres sur Instagram et 218 abonnés sur LinkedIn. Ces membres reliés par un même établissement mais avec des vécus très différents font la richesse de notre Amicale, touchant les générations de 1997 à 2025. Cette croissance s’accompagne d’un renouvellement constant de notre énergie : la récente passation au sein du bureau entre évolution de postes et l’arrivée de nouveaux visages, permet d’apporter un regard neuf sur nos actions. Nos objectifs ont, eux aussi, grandement évolué. Si la priorité initiale était de se retrouver, nous attachons désormais à construire une communauté intergénérationnelle. Notre ambition est triple : accompagner chaque élève dans la construction de son orientation à l’aide de retours d’expérience, poursuivre le lien et les échanges entre promotions puis avant tout faire vivre l’esprit de Saint-Pierre au-delà des années lycée.
A vous qui êtes aujourd’hui sur les bancs du lycée, je tiens à partager une ambition qui rythmera votre année : le Bac n’est qu’une étape de votre vie, une ponctuation dans un récit bien plus vaste. La suite, c’est vous qui l’écrivez, page après page, avec vos doutes, vos audaces et vos découvertes. Ne vivez pas votre orientation comme une décision figée dans vos esprits. Il n’y a pas d’échec à se réorienter, seulement des expériences qui s’accumulent. Soyez curieux dès maintenant, allez au-devant des professionnels, posez des questions et l’Amicale est également là pour vous accompagner dans cette découverte.
L’ADN de notre association repose sur le plaisir de se retrouver et de cultiver l’esprit Saint-Pierre, ce lien qui se poursuit après la remise de diplôme. Après le succès des deux dernières éditions du bal des anciens, nous avons franchi une étape avec un format original et innovant. Pour notre dernière édition en décembre dernier, nous avons troqué les strass pour les mystères. Ce bal a emmené les anciens au Louvre suite au dérobement des bijoux de la reine. Cette enquête immersive a plongé les convives dans une intrigue palpitante, où la collaboration était de mise. Ces thématiques fortes ne sont pas que des excuses pour faire la fête, elles sont le ciment qui soude nos membres autour de souvenirs communs inédits. Au-delà du festif, l’Amicale se donne pour mission de susciter des vocations. Nous avons lancé une campagne de témoignages. Que ce soit lors de la Semaine de l’Orientation ou sur nos réseaux, des anciens partagent sans filtre leur quotidien en Staps, droit ou toutes les autres filières qui composent le monde du supérieur. Ces récits authentiques et bienveillants permettent aux lycéens actuels de se projeter et de réaliser que chaque parcours est unique et riche d’enseignements.
L’agenda de l’Amicale pour les mois à venir s’annonce déjà particulièrement dense, avec une volonté à assumer : renforcer les liens entre ceux qui sont partis et ceux qui sont encore là. Le retour du tournoi de volley : un sport emblématique de Saint-Pierre, une véritable identité. Préparez-vos baskets et vos plus beaux services ! Plus qu’une simple compétition, cet après-midi prévue un samedi sera l’occasion de retrouvailles mémorables entre anciens élèves et professeurs. Entre deux smashs et quelques fous rires, l’objectif est de partager un moment de détente hors du cadre scolaires et de permettre à la cohésion de l’emporter sur le score final. Suite à ce moment, nous serons à mi-mandat de notre bureau actuel, l’assemblée générale sera alors un moment charnière pour continuer d’évoluer. Elle marquera l’accueil officiel des futurs bacheliers de la promotion 2026 au sein de notre Amicale. Nous avons hâte de les intégrer et de voir comment les idées viendront dynamiser l’association. C’est aussi à ce moment que les futurs projets de l’Amicale prendront vie. Enfin, parce que nous savons que l’orientation peut être source d’angoisse, nous avons à cœur de poursuivre et intensifier la rédaction de nos fiches témoignages. L’idée est simple : permettre à un ancien de raconter son parcours, ses réussites comme ses doutes pour aider les nouvelles générations et pourquoi pas trouver une vocation. Que vous visiez une voie royale ou un chemin de traverse, les partages d’expériences sont là pour prouver que chaque projet a sa place et que l’Amicale sera là pour vous soutenir et effacer les doutes.
L’Amicale vous ouvre les bras, porter les couleurs de Saint-Pierre un jour, c’est faire partie de cette famille pour toujours. Que vous ayez besoin d’un conseil pour votre dossier Parcoursup, d’un contact pour un stage ou simplement l’envie de partager des moments uniques, la porte est grande ouverte. N’hésitez pas à nous envoyer un message sur nos réseaux ou à passer directement par vos enseignants qui sont en contact avec les membres du bureau.
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Article rédigé par
Florine Théréné,
Co-présidente de l’Amicale
L’abstentionnisme juvénile, une dépolitisation de notre génération ?
À l’approche des élections européennes de 2024, seuls 30 % des jeunes de 18 à 25 ans pensaient aller déposer leur bulletin dans l’urne. Cette donnée pousse au questionnement.
Les jeunes ont-ils encore confiance en la politique ?
Il faut d’abord s’intéresser aux raisons de cet abstentionnisme.
Dans les sondages, plusieurs réponses sortent du lot ; certains estiment ne pas suffisamment connaître les programmes et listes électorales, d’autres adoptent la mentalité : « à quoi bon voter si rien ne change ? »
Mais d’autres considèrent leur refus de voter comme une façon de manifester leur mécontentement politique.
Abstention ne signifie pas nécessairement dépolitisation
Les jeunes d’aujourd’hui montrent leur intérêt à la politique autrement.
L’engagement et le militantisme de la jeunesse passe aussi par des débats sur les réseaux sociaux, avec des causes qui parlent comme les crises géopolitiques, les problématiques sociales ou la cause environnementale, 43 % des jeunes sont bénévoles dans une association, 32 % ont déjà manifesté.
Redonner confiance à cette tranche de population des jeunes de 18-25 est maintenant une question centrale. 75 % d'entre eux estimerait être plus enclin à voter s’ils étaient mieux informés sur l’enjeu du scrutin.
D’abord, une meilleure représentation et considération de cette population parmi les décisionnaires de mesures nous concernant pourrait être une solution. Les jeunes peuvent se sentir abandonnés ou relégués au second plan lors de décisions la question du pass culture ou les programmes scolaires.
La politique doit passe aussi être rendue plus accessible et transparente
Une meilleure approche à la politique est possible et elle doit passer par l'éducation à l'école, par exemple en incluant un enseignement des différentes notions politiques. Qu’est-ce que la droite ? Qu’est-ce la gauche ? La culture politique se fait aujourd'hui en grande majorité par la famille et de manière personnelle, rendant l’intérêt et l’accès à la politique pour des personnes défavorisées en ce domaine plus difficile. Par exemple, il est proposé à St-Pierre l'option Lettre-Histoire+,qui enseigne une première découverte de la politique et de son histoire. Même si celle-ci reste facultative, cette option montre qu'il est possible d'enseigner une culture politique générale de la manière la moins biaisée possible, tout en respectant la neutralité politique des professeurs.
Aglaé Salfray
Les enjeux de l'attaque du Venezuela par les États-Unis
Le 3 janvier 2026 à 5 heures (heure française), une armada d'hélicoptères venant des États-Unis (150 appareils) est arrivée au-dessus de Caracas, la capitale du Venezuela où se trouve la résidence secrète du président vénézuélien Nicolas Maduro. L'opération Southern Spear a commencé.
Une soixantaine de missiles ont d'abord visé les postes de défenses, tuantde nombreux soldats colombiens et vénézuéliens. Puis la CIA et l'arméeont coupé le réseau électrique, plongeant toute la ville dans le noir. L'armée de l'air d'avions s'est chargée d'éliminer l'escadron ennemi afin de contrôler tout l'espace aérien.
Le premier hélicoptère, avec à son bord le planificateur de la mission, a été touché par le feu vénézuélien. Le pilote a été blessé - ce qui a mis en danger la mission ainsi que les 80 soldats engagés. L'hélicoptère a toutefois pu atterrir sur l'USS Gerald R. Ford, un porte-avions de 332 mètres positionné au large des côtes vénézuéliennes, avec à son bord une flotte aéronavale.
La garde privée du dictateur a tenté de défendre sa maison. Mais une fois la porte de la chambre forcée à l'explosif, les soldats américains ont réussi à capturer Maduro et sa compagne.
« C’était l’une des démonstrations les plus impressionnantes, efficaces et puissantes de la force et de la compétence militaire américaines de l’histoire américaine », a proclamé Donald Trump après le retour de ses troupes. Environ 40 Vénézuéliens et 32 Cubains ont été tués tandis que l'armée américaine n'a déploré aucune perte.
Pourquoi cette attaque ?
Cette mission est classée comme une mission anti-terroriste et Maduro est qualifié de narcoterroriste (trafic de drogue).
Les États-Unis ont lancé la mission Souther Spear en août 2025. Une opération qui visait à démembrer le réseau criminel supposé associé au gouvernement vénézuélien. Trump accuse aussi Nicolas Madurotruqué l'élection présidentiellesau Venezuela.
Mais Trump est aussi intéressé par ce pays qui contrôle une partie du pétrole internationale.
Nouveau président vénézuélien et conséquences aux États-Unis
« Le nouveau gouvernement du Venezuela est maintenant dirigé par Delcy Rodriguez. Elle paiera plus cher que Maduro si elle ne fait pas ce qu'il faut » a déclaré Donald Trump dans une interview accordée au magazine The Atlantic. Le but de ces pressions de Trump est de s'allier avec le Venezuela.
Les Républicains soutenant le président américain s'interrogent sur cet acte. Marjorie Taylor Greene, ex-fervente militante du mouvement MAGA a quitté le parti présidentiel américain et affirmé « Beaucoup de partisans MAGA pensaient avoir voté pour mettre fin aux interventions américaines à l'étranger, nous nous sommes vraiment trompés. »
Cela prouve peut-être que Donald Trump va trop loin, comment compte-t-il retrouver la confiance des républicains américains ?
Jules Lefebvre
Jonathan Wermeil, mon alter ego
J.W. est ma création. Dans le film Alea jacta est, comme dans la vraie vie, ses mots et ses pensées sont les miennes.
Jonathan Wermeil est un nom poétique ou pathétique si l’on change de point de vue. Un univers entier créé pour vivre devant une caméra. C’est ce que je fais, écrire une histoire autour d’un personnage. JW. Les initiales assassines d’un de mes protagonistes. Car oui, il y en aura plusieurs et chacun est fait en sorte qu’il puisse devenir le héros de l’univers où JW ne serait qu’un personnage secondaire, toutefois inoubliable, et inévitable.
Depuis quand ?
Cela n’est pas la première fois que ces initiales se font entendre. En effet, à la fin de l’année 2024, je commence à écrire mon premier scénario, avec John Wilson en personnage principal. Après ce four, j’ai voulu repartir sur quelque-chose de nouveau tout en gardant l’idée de base : un tueur. Cette idée peut paraître bateau, certes, mais celle-là est différente, elle vient de moi.
L'histoire ?
Quant à l’histoire, elle débutera au cours de l’année 2027, lorsque Jonathan finit son adolescence. Seulement, lors d’un jour presque comme un autre, sa petite sœur Aurore meurt. C’est alors que Jonathan, cherchant des réponses, se met en marche dans une aventure plus grande que lui.
Ses aventures, calquées à son enfance et à la mémoire de feu sa sœur, feront naître John Wilson, antithèse de Jonathan. Fondamentalement les mêmes mais à jamais opposés ; l’un est encore un enfant, l’autre est fatigué. C’est donc à la mort d’Aurore, et à la naissance de John Wilson, que les dés vont être jetés dans le film Alea jacta est.
Néanmoins, je veux débuter cette histoire avec un court métrage. Donc j'en écris un, lequel servira de teaser à Alea jacta est, mettant en scène les trois protagonistes de cette histoire, surnommés la « trinité » de cet univers, Aurore, Jonathan et Charlie. Cette courte histoire, ne représentant que quelques heures de leur vie, exposera le dernier jour de la vie d’Aurore.
Jonathan Wermeil, c’est moi ! Voici ce que je pourrais dire, étant donné que je donne vie à un personnage que je crée. Cependant, même s'il est ma création, il ne serait pas ainsi s’il n’y avait cet univers façonné par une constellation de brillants astres liant leur créativité.
Liam Quiquemelle
Le Prince d’Égypte, un film intemporel
Le Prince d’Égypte un film qui rassemble les générations ?
Connaissez-vous Le Prince d’Égypte ? Ce long métrage réalisé par Brenda Chapman, Steve Hickner et Simon Wells est un incontournable à ajouter à votre liste de films déjà vus. Ce chef-d’œuvre cinématographique vous bercera, vous bouleversera et vous questionnera plus que vous ne l’imaginez.
Petite mise en contexte...
Dans ce monde qui est le nôtre, rythmé par la répression, la haine, la guerre et la déshumanisation, ce long métrage nous permet de nous recentrer sur l’essentiel. En effet, Le Prince d’Égypte n’est pas un film destiné à nous divertir mais plutôt à nous montrer que la haine entre les hommes ne date pas d’aujourd’hui. Le film suit l’histoire de Moïse, un prince égyptien qui découvre ses origines hébraïques. Il est destiné à être le libérateur de son peuple mais est condamné à l’esclavage. Élevé aux côtés de Ramsès II, son frère adoptif, Moïse apprendra la vérité sur son passé et devra faire face à son destin. Inspirée du livre de l’Exode dans l’Ancien Testament, l’histoire aborde des thèmes universels comme la liberté, la foi et la fraternité.
Un chef-d'oeuvre cinématographique
Ce film se distingue également par sa dimension artistique notable. L’animation, époustouflante, donne vie à des scènes, comme celle de l’ouverture de la mer Rouge. La musique, composée par Hans Zimmer, joue un rôle essentiel car elle renforce les émotions et rend les séquences inoubliables.
La dimension actuelle
Aujourd’hui, nous faisons face à de nombreuses formes de répression : le racisme, les conflits armés ou encore les discriminations. Certains jeunes souffrent encore de la haine qu’on leur porte et des populations entières subissent des guerres qu’elles n’ont pas choisies. La haine entre les religions ou entre les peuples reste au cœur de nombreux conflits. À travers son histoire, Le Prince d’Égypte met en lumière ces réalités et nous pousse à réfléchir aux conséquences de ces divisions. Ce film m’a marqué par sa capacité à mêler émotion, spectacle et réflexion. Il ne se contente pas de raconter une histoire : il nous pousse à nous interroger sur nos valeurs, sur la justice et sur notre rapport aux autres.
Plus qu’un simple dessin animé, Le Prince d’Égypte est une œuvre intemporelle qui continue de faire écho à l'actualité. Il nous rappelle donc que les combats pour la liberté et la dignité humaine sont universels.
Maÿlis Griffon
Dictature franquiste : un passé à oublier
Morts, bébés volés, torture et répression, ce pan de l'histoire espagnole a fait des milliers de victimes.
À l’occasion du cinquantième anniversaire de la mort de Franco, l’institut 40 dB mène une enquête sur le rapport entre les générations et le franquisme pour les médias El País et Cadena Ser. Selon cette étude, près de 38,2 % de la génération Z et 28,1 % des millénaux (contre 16,2 % des baby-boomers) affirment que le sujet du franquisme et de la guerre civile est peu - ou pas - abordé dans leur entourage . Pourtant selon l’historien Enrique Moradiello, la guerre civile a causé la mort de près de 735 000 personnes, et la dictature de 100 000 autres personnes. Mais alorscomment expliquer que des périodes aussi importantes de l’histoire de l’Espagne puissent aujourd’hui être ignorées par plus d’un tiers de la jeunesse espagnole ? Quelles sont les causes et les conséquences de cette ignorance sur les jeunes et les victimes ?
Le contexte
Après la mort de Franco en 1975, l'Espagne a débuté une longue transition démocratique. D’abord sous l'égide du successeur désigné par Franco, le roi Juan Carlos, puis sous le gouvernement d'Adolfo Suarez. De ce fait, beaucoup oublient qu’avant cela l'Espagne avait traversé une guerre civile et près de quarante ans de dictature. C'est en 1936 qu'une guerre civile se déclenche. Conservateurs et nationalistes, menés par le général Francisco Franco, se battent côte à côte face aux Républicains et aux Socialistes. Après trois ans de guerre et des milliers de morts dans les deux camps, que les Républicains perdent le pouvoir sur la capitale en 1939. Les nationalistes s’emparent alors de Madrid, Franco devient El Caudillo (le chef), c’est le début d’une très longue et sanglante dictature.
Le bilan sanglant de quarante ans de dictature
Que s'est-il passé duant ces quarante années de dictature ?Premièrement, comme tout bon dictateur, Franco interdit toute pluralité politique.De ce fait seul son propre parti, la Phalange, est légitimé. D’autre part, plusieurs libertés acquises sous la Seconde République sont restreintes, comme la liberté de culte, la liberté de la presse, ou encore la liberté d’expression. Alors, dans un État autoritaire et conservateur, les opposants politiques sont emprisonnés, torturés, assassinés. Aujourd’hui en Espagne, on estime le bilan du franquisme à 4 265 fosses communes et 57 911 victimes. Seulement, aucune étude sérieuse n’a été menée par le gouvernement, ce nombre reste donc incertain.
La terrible histoire des bébés volés
Si cette idée peut sembler tout droit sortie d’une terrible dystopie, c’est pourtant la réalité de près de 30 000 nouveau-nés, qui ont été volés à leurs mères tout juste après leur naissance. En effet entre 1940 et 1980,dans les familles républicaines des enfants sont déclarés comme étant mort-nés avant d'être confiés à des familles franquistes ou à des religieux. Ce afin d'éviter qu'ils ne soient "endoctrinés” par leurs parents. Cette affaire longtemps ignorée à refait surface en 2018 après un procès contre le Dr Eduardo Vela, unancien gynécologue accusé d'avoir volé un bébé en 1969 pour le confier à une famille adoptive.
Comment expliquer la sympathie à l'égard du franquisme ?
Alors, si tant d'horreurs ont été commises durant la dictature, comment expliquer qu'en 2025 près de 20 % des jeunes âgés de 18 à 24 ans estiment que la dictature était un « bon » ou un « très bon » régime ? Premièrement, la transition démocratique entamée dès la mort de Franco en 1975 a été très progressive. Alors, contrairement à un pays comme l’Allemagne qui a rejeté le nazisme car la transition entre le régime totalitaire et la démocratie s’est faite très rapidement, en Espagne beaucoup d’habitants n’ont pas immédiatement rejeté le franquisme, et continuent aujourd’hui de décrire cette époque comme une période “pas si terrible”.
L’oubli, une solution ?
Ce qui a principalement contribué à la banalisation et à la légitimation de ces désastres , c’est la loi d'Amnistie. Une loi adoptée par le parlement le 15 octobre 1977, qui a permis à la fois la libération des prisonniers politiques, mais qui a également garanti l'impunité à ceux qui avaient participé à des crimes pendant la guerre civile et le régime franquiste. C’est à cause de cette dernière que l'État n’entame pas de recherches sur le nombre réel de morts ni sur le nombre exact de bébés volés durant la dictature. Malheureusement cette loi est aussi responsable de l’ignorance de beaucoup de jeunes concernant cette période. En effet, à cause de cette loi, les programmes scolaires survolent les événements de la guerre civile et de la dictature. De ce fait les Espagnols ont fini par éviter d’évoquer ce sujet avec leurs enfants et petits-enfants, persuadés qu’il valait mieux simplement oublier. Pourtant, à une époque où la démocratie est en recul et où l’extrême droite attire de plus en plus de partisans, il est important de ne rien oublier, et de se rappeler le passé pour ne pas commettre à nouveau les mêmes erreurs.
Que faire ?
Oublier en espérant que "cela" n'arrivera plus ? Ignorer les victimes en quête de justice ? Malheureusement, ces solutions n’ont pas porté leurs fruits jusqu’à présent. En réalité il n’y a qu’une véritable solution pour éviter de reproduire les erreurs du passé : partager, témoigner, éduquer, et ne pas oublier de réparer et de rendre justice aux victimes. Ce travail de mémoire doit être collectif, sans quoi l’humanité continuera sans cesse de reproduire des abominations au fil des siècles. C’est d’ailleurs pourquoi depuis 2022 le gouvernement espagnol se penche sur une loi relative à la mémoire démocratique. Elle vise à la réhabilitation des victimes de la guerre civile espagnole et du régime franquiste. Ce travail passe par le financement de fouilles et d'exhumations dans les fosses communes. Ainsi que par la reconnaissance du statut de victime pour les « bébés volés » sous le régime franquiste. Enfin, par la création d'un parquet dédié aux enquêtes sur les violations des droits humains commises durant la guerre civile et la dictature. Chacune de ces mesures symbolise un pas en avant pour la lutte contre la dictature, mais aujourd’hui c’est à chacun de poursuivre ce combat.“Ceux qui ne peuvent se souvenir du passé sont condamnés à le répéter et à commettre les mêmes erreurs”. George Santayana.
Un documentaire pour ne pas oublier
Sorti en 2018, l’excellent documentaire d'Almudena Carracedo et Robert Bahar, Le silence des autres, suit le témoignage et le combat de plusieurs victimes de la dictature franquiste, déterminées à rompre ce "pacte de l'oubli” à tout prix. Afin de poursuivre ce travail de mémoire, il peut être intéressant de visionner ce documentaire.
Salma Benhammou
Napoléon militaire, génie ou stratège chanceux ?
Trois des plus grandes puissances militaires de l’époque, un brouillard hivernal et un jeune général d’origine corse, à peine sacré empereur des français.
Nous sommes le 2 décembre 1805, en actuelle Tchéquie, lors de la célèbre bataille d’Austerlitz. À ce moment, trois empires ainsi que leurs armées s’affrontent pour leurs visions de la stabilité en Europe : Napoléon Ier pour la France, François II
de Habsbourg pour l’Autriche et Alexandre Ier pour la Russie.
Mais sur le champ de bataille, c’est le génie français qui va décider du sort de l’Europe…
Contexte : Quand l’Europe entière se ligue contre la France
À ce moment de l’histoire, le Vieux continent est en ébullition.
En effet, la troisième coalition, alliance militaire formée entre le Royaume-Uni, l’Empire de Russie et l’Empire d’Autriche s’unit afin de contrer la Grande Armée. Sur le terrain, cette supériorité numérique se ressent avec d’un côté une armée austro-russe forte de 85 000 hommes, disposant en plus du plateau du Pratzen, c’est-à-dire la clé stratégique de la bataille, volontairement abandonnée par l’armée française à la veille des affrontements. Napoléon, conscient de ce désavantage tactique, choisit donc de feindre la faiblesse en dégarnissant son flanc droit, invitant l’ennemi à attaquer là où il le souhaite.
Une bataille menée avec brio : quand la faiblesse devient une force
À l’aube du 2 décembre 1805, Napoléon observe le champ de bataille et le brouillard qui le recouvre, attendant que les 40 000 coalisés stationnés sur le plateau du Pratzen attaquent son flanc droit affaibli. L’attente n’est pas longue puisque dès 9 heures, ces coalisés attaquent et s’emparent du village de Sokolnitz, position de la droite de l’armée française.
C’est alors que l’empereur des français ordonne au maréchal Soult d’effectuer une manœuvre d’“attaque” sur le plateau dégarni par l’ intervention militaire sur Sokolnitz. Le piège se referme : Napoléon ajuste chacun de ses ordres tel un joueur d’échecs prévoyant plusieurs coups à l’avance.
Du génie certes, mais combiné avec une once de chance
Bien qu’Austerlitz soit une preuve magistrale du génie napoléonien, la victoire n’a pas reposé sur le génie seul. De fait, les facteurs météorologiques comme le brouillard ont masqué les mouvements français et des facteurs décisionnels stratégiques ont amené le commandement coalisé à sous estimer le plateau, ce qui est absurde lorsque l’on sait que les hauteurs étaient soit des clés stratégiques, soit des avantages tactiques. Cela dit, c’est précisément sur cet aspect que Napoléon excelle : il transforme la chance en victoire, exploitant les évènements fortuits en atout stratégique.
Un plan de bataille sans équivoque : la Troisième Coalition n’est plus
À la fin de la journée, la victoire française est scellée et l’armée austro-russe est sévèrement battue : sur 85 000 soldats et 278 canons coalisés initiaux, 13 000 soldats sont morts ou blessés, 11 500 sont prisonniers et 180 canons sont saisis contre un peu plus de 1 300 morts, 4 600 blessés et 573 prisonniers du côté français. Austerlitz devient alors une preuve de plus que l’infériorité numérique n’est pas un frein à la victoire, à condition d’utiliser son environnement (terrain, météorologie) et d’être informé sur son adversaire (nombre, position).
Après, vient la victoire politique
Après le traité de Presbourg le 26 décembre 1805, seul, n’est pas le changement de la carte de l’Europe. Vient aussi le changement de perception de Napoléon, passant du jeune général des campagnes d’Italie et d’Égypte dans les années 1790 à l’un des plus grands stratèges de son époque et de l’histoire.
Arthur Hily