
Pour avoir un rendu optimal, mettez votre affichage à 100 % (Ctrl + 0).
Édito
Au coeur d'un second trimestre traditionnellement dense, ce numéro aux thématiques variées apportera à ses lecteurs, nous l'espérons, un agréable moment de détente.
Dès la première page, l'eau à la bouche viendra peut-être aux gourmands car la rédactrice y évoque la très appréciée vente de cookies au lycée. Au fil du numéro, on découvre d'ailleurs que cuisiner peut s'avérer une activité propice au bien-être et à la sérénité. Le rire fait lui aussi des miracles pour la santé.
On prend également soin de la nature et on la répare lorsqu'elle est blessée.
On mesure aussi en feuilletant ce numéro la passion de la jeunesse pour la culture. On la devine à travers son goût de la littérature qui fait mentir l'idée répandue d'un désamour à l'égard de la lecture, ou à travers l'analyse des interactions entre réseaux sociaux et cinéma.
Par ailleurs, il est aussi question des avancées scientifiques, notamment dans la recherche contre le cancer.
Le sport n'est pas oublié : Jeux olympiques d'hiver en Italie et engouement français pour la course à pied sont évoqués.
On voyage au Maroc à la découverte de ses talents et à New York, ville magnifiée et célébrée par le septième art.
Par ailleurs, combien est-il profitable de faire une pause dans nos vies tourbillonnantes pour écouter le silence qui souvent, pourtant, dérange et déconcerte, pour regarder tomber la neige par les fenêtre du lycée lors d'un après-midi de janvier, ou pour réaliser avec une certaine stupeur que 25 années ont déjà passé, si vite, depuis l'an 2000. Enfin, un autre temps sur arrêt permet également de prendre conscience du bénéfice de la médiation quand la société et les conflits s'emballent.
Toute l'équipe du JDL vous souhaite une bonne lecture !
Jane ETIENNE,
rédactrice en chef,
Quartier Ste-Anne.
Les cookies du lycée font recette
Page 2
Le franc succès de ces ventes ne se dément pas depuis le lancement de l'opération en 2022.
Se laisser surprendre par la neige
A la fin des cours chacun découvre avec joie un environnement quotidien transformé, soudain embelli par la neige généreusement tombée.
Il faut l'avouer, la neige nous aura causé bien des distractions et des envies de photographier notre lycée au fil de ces heures enneigées... Les nez se sont écrasés contre les vitres pour ne rien rater d'un spectacle plutôt rare en Bretagne.
Lorsqu'est arrivée l'heure de la sonnerie, des groupes d'élèves surexcités se sont élancés dans de folles glissades, ou livrés à des batailles de boules de neige sur la cour.
A l'intérieur, bien au chaud, on entendait retentir les éclats de rire, les cris joyeux. Instants d'insouciance...
Madame ETIENNE,
professeure documentaliste, Quartier Ste-Anne.
Tout sur le succès des cookies du lycée
La vie secrète de ces petits gâteaux qui font les délices des élèves et des adultes.
Cookies aux pépites de chocolat, au caramel, aux chouchous, toutes ces sortes de cookies sont vendues au foyer du sous-sol, pour 1 € le matin quatre fois par semaine.
Origine de la vente
L'idée est venue de la vente de pains au chocolat qui avait lieu au lycée avant la crise Covid.
Il y a eu deux ans sans vente après la crise, et en 2022, les élèves du Bureau des élèves (BDE) ont mis en place cette vente de cookies que nous connaissons aujourd'hui.
Les cookies viennent de l'entreprise Big cookies, et une centaine de cookies sont achetés chaque jour de vente. L'argent collecté sert à financer les activités de l'animation du lycée, à acheter du matériel et à acheter des lots, par exemple pour le blind test et le loto.
Des retours très positifs
« C'est une bonne chose, les élèves sont très contents, ça met une petite animation le matin. » dit Mme Le Floch, responsable du BDE.
« C'est bien, j'adore les cookies, ils sont pas chers et en plus il y a plein de choix. Les meilleurs, pour moi, ce sont ceux au caramel ! » partage Camille, élève de seconde.
« La vente permet à ceux qui finissent tard de s'acheter un goûter, c'est super. Et puis entre nous, qui n'aime pas les cookies ? » dit Léa, élève de seconde également.
N'hésitez pas à venir goûter les cookies et participer à la vie du lycée !
Elsa COUVERT, 2C,
Quartier Ste-Anne.
Cuisiner, une solution pour rester zen
Cuisiner tous les jours peut paraître fatigant, mais procure plus de bienfaits que ce que vous pensez !
La cuisine est une activité très subjective. En effet, selon notre personnalité ou nos centres d'intérêts, on peut voir la cuisine de diverses façons, radicalement différentes. Elle peut être un fardeau, un besoin, ou simplement nécessaire, mais la cuisine fait partie, plus ou moins, de notre quotidien. Et, malgré tout, elle est remplie d'avantages pour votre corps !
Pour l'esprit et la santé
Faire à manger peut être une manière de se détendre et on accorde beaucoup de bienfaits à cette activité.
Premièrement, la cuisine permet de réduire le stress. En effet, suivre une recette sans forcément se prendre la tête est une façon de relâcher la pression, et les actions répétitives présentes dans la cuisine, telles que couper ou éplucher des ingrédients, peuvent être apaisantes pour l'esprit. On remarque aussi que cuisiner stimule la créativité, lorsqu'on invente ou ajuste des plats selon nos envies pour que ceux-ci soient le plus délicieux possible.
Enfin, une fois la recette achevée, les assiettes dressées et toute la cuisine rangée, notre cerveau ressent un sentiment d'accomplissement, d'une tâche finie, ce qui améliore la confiance en soi ! Mais se faire à manger permet aussi de contrôler ce que l'on mange, avec des aliments de qualité, et de connaître tout ce qui se trouve dans notre assiette !
Une activité qui rassemble
La cuisine est un moment de partage, que ce soit un échange de connaissances et de recettes, ou bien des petits moments heureux passés avec ses proches, ce sont des bons souvenirs créés. Et, si l'on fait attention à ce qu'elle reste une source de plaisir, il y a toujours une bonne raison d'aller aux fourneaux !
Diane GRAVELEAU, 2E, Quartier Ste-Anne.
Le rire : un super-pouvoir insoupçonné
Et si un fou rire pouvait réduire le stress, renforcer nos liens et aider à guérir ?
Saviez-vous qu’une blague est perçue comme plus drôle lorsqu’elle est racontée en riant ? C'est ce que révèle le podcast « 15 minutes de plus — Peut-on rire de tout ? Oui, mais avec humour » sur France inter.
Les bienfaits insoupçonnés du rire
Lorsqu’on voit quelqu’un rire aux éclats, difficile de ne pas l’imiter. Car oui, rigoler c’est contagieux… et universel ! C’est en partie pour cela qu’il permet de forger plus facilement des liens, mais pas seulement. En effet, lorsque nous rions, c’est comme une onde qui traverse notre corps et qui nous détend. Durant cette secousse nos abdominaux se contractent et massent notre ventre, ce qui va stimuler la digestion. Notre respiration se fait plus profonde et notre cerveau libère des endorphines, substances qui réduisent le stress, l’anxiété ou encore la dépression. Bref, le rire c’est magique.
Le yoga du rire
En 1995, un médecin indien nommé Madan Kataria crée le yoga du rire ou « Hasya Yoga », pratique combinant rire simulé et techniques de respirations. Effectivement, le cerveau ne parvient pas à différencier un rire authentique et un rire simulé. À ce jour, le yoga du rire a trouvé sa place dans plus d'une centaine de pays et se pratique au sein d'écoles, d'entreprises ou d'hôpitaux. Il permet d’améliorer la santé physique, mentale et émotionnelle.
Le cas Norman Cousins
En 1964, Norman Cousins est touché par la spondylarthrite ankylosante, une « grave et douloureuse maladie ». D'après les médecins, il a une chance sur cinq cents de guérir. Autant dire que ses chances étaient horriblement minces. Mais Norman ne le voit pas du même oeil. À l'annonce de cette nouvelle, il décide de quitter l'hôpital afin de prendre les choses en main. Il s'installe dans un hôtel, visionne des films comiques et réduit son traitement à de fortes doses de vitamine C. Au bout de quelques mois, les résultats sont stupéfiants ! Il retrouve alors un état de santé satisfaisant et devient un célèbre spécialiste thérapeutique.
Finalement, un rire, simple en apparence, peut jouer un rôle essentiel dans notre équilibre.
Louise COURCOUX, 2C,
Quartier Ste-Anne.
Et si le cancer perdait l'équilibre ?
Et si la recherche changeait d’angle ? Une hypothèse scientifique explore les fragilités des cellules cancéreuses.
Pendant des décennies la lutte contre le cancer a été conçue comme un combat frontal, fait d’offensives brutales. Attaquer la tumeur, la détruire, l’éradiquer. Une bataille, menée avec des armes de plus en plus précises. Mais si, au lieu d’assaillir le cancer de toutes parts, la recherche choisissait une autre voie : observer le cancer comme un système instable, constamment contraint de s’adapter pour survivre.
Une piste prometteuse
En 2017, une découverte d’importance est venue rebattre les cartes. Elle est portée par le chimiste Raphaël Rodriguez, directeur de recherche au CNRS et chef de laboratoire à l’Institut Curie.
Ces travaux s’inscrivent dans un effort de recherche mené sur près de sept ans. Leur objectif n’est pas de remplacer les traitements existants, mais d’accroître la vulnérabilité des cellules cancéreuses, notamment face à la chimiothérapie. L’enjeu est majeur : les métastases sont capables de s’adapter et de changer d’identité « comme des caméléons » dit Raphaël Rodriguez. Elles utilisent notamment le fer pour survivre dans des environnements hostiles. Cette capacité d’adaptation leur permet souvent de résister aux traitements à l’instar de la chimiothérapie. En exploitant cette dépendance, les chercheurs essayent d'induire un stress oxydant suffisamment intense pour provoquer l’effondrement de la cellule cancéreuse.
Quoique l’impact de cette avancée reste impossible à quantifier, elle ouvre la voie à de grands espoirs. Ce changement de perspective offre ainsi une compréhension supplémentaire des cellules métastatiques réfractaires aux traitements conventionnels.
Face au cancer, elle laisse entrevoir de nouvelles manières d’agir.
Sihem GRICHE--DÉZENAIRE, 1G,
Quartier Ste-Anne.
Le Maroc, un pays aux nombreux talents
Le Maroc prend de plus en plus de place sur la scène internationale, tant sur le plan géopolitique, commercial que sportif.
Aujourd'hui, le Maroc ne se fait plus remarquer seulement au Maghreb mais il est aussi devenu un pays important en Afrique et dans le monde. Grâce à sa diplomatie, ses projets économiques et son image moderne, le Maroc attire l'attention et renforce ses liens avec de nombreux pays.
Un pays au centre d'échanges
Le Maroc occupe une bonne position géographique entre l'Afrique, l'Europe et le monde arabe. Mais ce n'est pas seulement cette position qui compte. Le pays noue en effet des échanges et collabore avec d'autres États.
Le ministère français de l'Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique rappelle qu'en 2024, l'Europe est le principal partenaire du commerce extérieur marocain avec 62 % des échanges. Le Maroc cherche donc à être un acteur incontournable et respecté dans les grands projets internationaux.
Implication importante dans le foot
Entre 2025 et 2026, le Maroc s'affirme également comme l'une des nations les plus en vue dans le football africain et arabe. Il s'engage dans de nombreuses compétitions importantes, tant chez les seniors que chez les jeunes, sans oublier le football féminin et le futsal. Lors de la Coupe d'Afrique des Nations 2025, le Maroc figurait parmi les équipes les plus attendues.
De plus, la Coupe arabe FIFA 2025 a mis également en lumière le Royaume sur la scène arabe avec la victoire du Maroc sur la Jordanie. Le pays est aussi présent au Championnat d'Afrique des Nations, réservé aux joueurs du championnat national : il remporte le championnat lors du match contre Madagascar, le 30 août 2025.
On peut aussi mentionner les équipes U17, U20 et U23 du Maroc, qui participent avec brio à divers tournois africains et aux qualifications.
Tasnime OUALI, 2A,
Quartier ste-Anne.
Tiktok et le cinéma, liés par la culture
Du scroll au tapis rouge : quand Tiktok rencontre Hollywood.
En quelques années, les réseaux sociaux sont devenus un acteur majeur de la culture, au point de transformer la manière dont les films sont vus et diffusés. L'un des réseaux le plus important est bien évidemment le géant Tiktok qui entretient une relation étroite avec la cinématographie : d'ailleurs chacun influence l'autre.
En effet, les films que nous regardons aujourd'hui voient leur promotion influencée ainsi que leurs musiques diffusées. Les studios de cinéma analysent désormais les tendances Tiktok pour s'adapter et plaire à leur public tout en diffusant des bandes-annonces prédécoupées pour les réseaux sociaux, pensées pour devenir virales afin d'améliorer et de moderniser leur système de communication.
Ces vidéos réutilisent également les bandes son originales afin de les rendre connues de tous même parfois avant la sortie des films.
Des films comme Barbie, L'Amour Ouf ou des séries comme Gossip Girl, Stranger Things deviennent cultes grâce à des extraits remixés, des playbacks ou encore des avis publiés par des influenceurs.
En effet, de nombreuses musiques de films explosent grâce aux challenges et danses Tiktok, comme Zootopie ou encore la série Mercredi .
De plus, les extraits de films qui deviennent des mèmes ou des trends (en reprenant des répliques ou des gestes) permettent de faire vivre le film autrement et de le faire connaître d'une manière plus ludique et plus accessible.
Des conséquences positives
Ces films attirent alors un public plus jeune, guidé par l'envie de comprendre et connaître les références utilisées par les réseaux sociaux. Les adolescents sont la cible de ces contenus et vont participer à la tendance en allant les visionner. Tiktok permet aussi aux utilisateurs de partager leurs avis instantanément et à un large public, ce qui favorise le bouche-à-oreille.
Cette influence ne marche pas à sens unique. Le cinéma façonne les réseaux sociaux. De nombreuses tendances Tiktok naissent directement de films ou de séries. Alors se développent des créateurs de contenus autour de cela.
Aujourd'hui, le cinéma ne se contente plus de raconter des histoires sur grand écran ; il façonne les tendances, s'en inspire, prouvant qu'Hollywood et les plates-formes comme Tiktok se construisent désormais ensemble. Mia RIPLEY, 1G, Quartier Ste-Anne.
Quand jeunesse et lecture se rencontrent
À l'ère de la connectivité, la lecture cherche un refuge chez le public juvénile.
Souvent considérée comme marginale dans cette société de technologies, la lecture se réinvente grâce aux générations nouvelles. Derrière les idées reçues se cache une vérité plus nuancée : non, le livre n'est pas mort, la jeunesse lit simplement différemment...
Si notre civilisation a été profondément marquée par l'émergence du numérique, le monde du livre n'a pas été épargné. De nouveaux supports Aujourd'hui, le papier laisse place au digital. Entre smartphones, tablettes, ebooks et nouvelles plate-formes, la jeunesse innove. Créé en 2006, Wattpad connaît son apogée au milieu des années 2010. Ce réseau social pour écrivains et lecteurs amateurs devient progressivement le terrain de jeux des adolescentes créatives. Bien que ce média discret apporte un souffle nouveau au monde de la lecture, il ne protège pas toujours les auteurs amateurs de critiques parfois virulentes, ni son jeune public des contenus sensibles, voire explicites, mal catégorisés.
Aujourd'hui, les réseaux sociaux s'imposent comme « arbitre du livre ». Ils innovent, façonnent, influencent et dictent l'avenir de la lecture chez la jeunesse.
Cet élan inédit se matérialise notamment avec l'émergence de la tendance Booktok, apparue en 2020 et en constante expansion en France.
Ce phénomène, très pris au sérieux par les maisons d'édition, mobilise des influenceurs, parfois très reconnus, pour la publication de vidéos courtes et dynamiques favorisant l'échange et la communication sur leurs coups de cœur littéraires.
Sur TikTok, 15 millions d’utilisateurs actifs propulsent certains genres au sommet des ventes. La littérature jeunesse, la fantasy, la science-fiction, les mangas et surtout la romance contemporaine, déclinée en de nouveau sous-genres comme la romantasy ou la new romance, séduisent particulièrement.
Si la baisse tendancielle de la lecture inquiète, elle ne s'efface pas complètement, elle se transforme plutôt qu'elle s'éteint.Eurydice MONPAS, 1G, Quartier Ste-Anne.
Deux héros parallèles : Hercule et Arthur
En cours d'histoire, dans des livres, dans des châteaux, des pays, nos routes ont forcément croisé celles de ces deux personnages. Deux histoires qui se ressemblent.
Tout d'abord, remarquons que ces deux héros ont eu une conception mouvementée ! Pour le cas du Roi Arthur, son père, Uther Pendragon, a demandé au mage Merlin, de lui donner l'apparence de Gorlois, duc de Tintagel, afin de pouvoir passer une nuit avec la belle Ygraine de Cornouailles. Neuf mois plus tard naît celui qui deviendra le célèbre Roi Arthur.
Hercule est aussi né d'un adultère. Zeus, le plus puissant des dieux, tombe amoureux de la belle Alcmène, mais celle-ci reste fidèle à son mari Amphitryon. Zeus décide alors de prendre l'apparence de son mari et passe une nuit avec Alcmène. C'est ainsi que naquit Hercule, demi-dieu doué d'une force extraordinaire.
Deux quêtes
Le Roi Arthur et Hercule ont tous les deux eu une quête dans leur vie. Le Roi Arthur et ses chevaliers, sont partis à la recherche du Graal, vase sacré dans lequel Joseph d'Arimathie aurait recueilli le sang du Christ. C'est la fameuse quête du Graal. La légende raconte que Merlin est à l'origine de cette recherche.
Douze travauxQuant à Hercule, il a dû effectuer 12 travaux afin de réparer son crime. En effet, pris d'un accès de folie, il a assassiné sa première femme, Mégara et ses enfants. L'oracle de Delphes lui ordonne donc de se mettre au service de son cousin, Eurysthée, roi d'Argolide, qui lui commande ces 12 travaux. À l'origine, il n'y en avait que 10, mais Hercule a triché et a dû en faire deux de plus. Ses 12 travaux sont les suivants : tuer le lion de Némée, tuer l'hydre de Lerne, courir plus vite que la biche de Cérynie, capturer le sanglier d'Erymanthe, nettoyer les écuries d'Augias, tuer les oiseaux du lac de Stymphale, dompter le minotaure de Minos, capturer les juments de Diomède, rapporter la ceinture d'Hippolyte, voler les bœufs de Géryon, rapporter les pommes d'or du jardin des Hespérides et, enfin, descendre aux Enfers et enchaîner le chien Cerbère.Qui a copié qui ?
Certains diront que les Celtes ont copié l'histoire d'Hercule, et l'ont modifiée. Peut-être qu'ils ont raison, peut-être... Mais d'autres persistent à croire que ces deux histoires ont été écrites à partir d'un même fonds mythologique, qui serait européen. D'autres encore vous diront que de toutes façons, ce ne sont que des légendes. Peut-être. Mais ceci est une autre histoire...
Hermine ARCADE, 2E,
Quartier Sainte Anne.
« Faire en sorte que la nature aille bien »
Philippe de Lorgeril, sylviculteur à Bruz (Ille-et-Vilaine), a participé en septembre 2025 à une opération de reboisement en forêt de Brocéliande.
Par qui cette action a-t-elle été mise en place et pourquoi ?
Elle a été organisée par l’Union nationale des entreprises du paysage (Unep), qui regroupe des métiers du paysagisme. Son président pour la Bretagne, Jean-Christophe Chaudet, a mis le végétal, aujourd’hui de moins en moins pris en considération, au cœur de son mandat. Il a donc eu l’idée d’intervenir sur des territoires endommagés par une tempête, un incendie, des maladies… C’est dans ce cadre que ce projet est né.
Concrètement sur le terrain, en quoi cela a-t-il consisté ?
Nous sommes intervenus sur une parcelle qui a brûlé en 2022. Nous avons passé un broyeur lourd pour éliminer la végétation restante sur la parcelle. Puis, nous avons remué les premiers horizons du sol avec un cover crop forestier, un outil utilisé pour l’ameublissement du sol. Enfin, nous avons planté en ligne, en suivant les jalons que nous avions installés en amont.
Comment avez-vous choisi les essences d'arbres ?
Moi, je n’ai rien choisi du tout ! C’est le gestionnaire du propriétaire qui l'a fait. Mais on ne choisit pas les arbres « au pif ». Il a donc d’abord contrôlé la qualité du sol, pour savoir quelle essence pousserait bien dans la parcelle.
Comment les tâches étaient-elles réparties ?
L’Unep avait pour idée « d’offrir » le boisement aux propriétaires forestiers. Nous avons donc estimé le coût, et l’Unep a financé les travaux de sol et les plants. Les arbres ont été plantés par les membres du Bureau de l’association.
Quel a été votre rôle au sein de ce projet ?
J’ai été chargé d’établir le budget. J’ai acheté et fourni des plants, et planté les arbres avec mes collègues. J’ai préparé le chantier et, sur le terrain, j’ai fait en sorte qu'il se déroule bien.
Avez-vous effectué d’autres projets ?
Sur la restauration de propriété, nous n’avons mené que cette action. Nous avons d’autres projets en cours, prévus pour 2026-2027. Et le programme sera un tout petit peu différent.
Pourquoi avez-vous voulu participer à cette action ?
Parce que je suis élu Unep et que je trouve que faire en sorte que la nature aille bien est une bonne idée.
Propos recueillis par
Gabrielle TRILLAT, 2E, Quartier Ste-Anne.
25 années de changements depuis le début du millénaire
Ce siècle est traversé par des transformations rapides et radicales bien plus marquantes que ce qui a été constaté durant l'Histoire. En effet, en un quart de siècle, nos modes de vie ont beaucoup changé, tant dans notre quotidien qu'au niveau planétaire.
La nouveauté majeure : le numérique
Plusieurs technologies indispensables aujourd'hui ont été lancées ces dernières décennies, que ce soit l'Iphone en 2007, les réseaux sociaux avec Facebook, YouTube, Instagram ou Tiktok ou encore plus récemment l'intelligence artificielle. On ne peut oublier d'évoquer la démocratisation de l'internet et son utilisation permanente.
Internet et son développement ont d'ailleurs amené de nouveaux modèles de commercialisation, avec Uber ou Amazon. Ceci a aussi permis de mettre en place de nouveaux modèles de travail tels que le télé-travail.
Des enjeux mondiaux
L'humanité se trouve confrontée à de nouveaux défis majeurs tels que le dérèglement climatique. Les catastrophes climatiques se multiplient. Alors depuis 1995, avec la première COP à Berlin, les Conférences des Nations unies sur le climat se succèdent pour tenter de lutter contre le réchauffement climatique mondial.
Une ouverture culturelle
et artistique
Enfin, les médias sont partout dans notre société, notamment avec la popularisation de Netflix, des plates-formes de streaming et de l'e-sport ou avec la fondation du 3D dans le cinéma.
Neussayba OUALI, TJ,
Quartier Ste-Anne.
« L'objectif est de régler les malentendus »
Interview d'Anne Robin, médiatrice spécialisée en conflits de voisinage.
Anne Robin, est médiatrice et formatrice à l'association Cité et médiation depuis dix ans.
Comment êtes-vous arrivée à la médiation de voisinage ?
Avant je formais des collégiens à la médiation, ce qui leur permettait de découvrir la culture du compromis. Ça m’a donné envie cette façon de régler les conflits autrement que par la violence.
En quoi consiste la médiation ?
La médiation est très vaste : étymologiquement, médiation signifie "se mettre entre". La plus connue est la médiation familiale et c'est la seule qui nécessite un diplôme car il peut y avoir de réels dégâts.
Ici, nous sommes dans une association spécialisée dans la médiation en voisinage.
Le problème est que cette méthode est encore trop peu connue et elle devrait être bien plus utilisée.
Comment se déroule une médiation ?
Elle repose essentiellement sur le consentement des personnes concernées. Il y a différents rendez-vous, durant lesquels chaque partie exprime son ressenti de la situation. Et, avec leur accord, on peut mettre en place une rencontre. L’objectif est de régler les malentendus et de comprendre le point de vue de l’autre. À la fin, l’idéal est de trouver des solutions pour mieux cohabiter.
Mais parfois l’une des deux personnes refuse la rencontre. Dans ce cas-là, l’association essaie de les renvoyer vers des associations de défense de locataires ou des conciliateurs de justice.
Quelle place prenez-vous dans ce processus ?
Nous ne devons pas prendre parti, c'est essentiel. Sinon nous avons un principe de « Zéro pouvoir » : lors de la médiation, il y a des engagements mais aucun suivi car les médiateurs ne sont pas là pour contrôler.
Enfin, notre seul rôle est d'aider les médiés à trouver leur solution sans l'imposer, c'est important, on appelle cela, la neutralité.
Lucie MAËS, 1J,
Quartier Ste-Anne.
Quand le silence dérange
Dès le saut du lit, le bruit nous happe : le réveil strident, puis les discussions, le grondement de la ville. Nous vivons dans un brouhaha quotidien, un fond sonore si familier que le silence finit par nous déranger. Le moindre « blanc » dans une conversation nous met mal à l'aise, nous donne l'impression de ne plus savoir quoi faire de nous-mêmes. Il nous perturbe, si bien que nous comblons l'espace trop grand qu'il prend par du bruit inutile. Pourtant le silence réduit le stress, aiguise notre concentration, stimule notre créativité... mais il déstabilise. Oui, le silence fait peur. Mais peur de quoi ? De devoir se confronter à nos pensées étouffées par la cacophonie dans laquelle nous vivons ? Et si nous acceptions qu'il n'est pas synonyme de vide, mais de repos intérieur ? Qu'il est nécessaire pour se retrouver ? N'est-il pas temps d'apprendre à profiter du silence, si rare dans nos vies agitées ?
Emilie CORVOL, 2E,
Quartier Ste-Anne.
La course à pied : une nouvelle pratique qui fait fureur
Une nouvelle année est souvent synonyme de bonnes résolutions. Parmi elles, la remise au sport est fréquemment mentionnée. Ainsi, la pratique de la course à pied est en plein essor.
Discipline peu contraignante et nécessitant peu de matériel, "le running » est en vogue. Populaire depuis de nombreuses années, elle se démocratise.
De la catégorie Baby athlé (à partir de 4 ans) à la catégorie Master 10 (80 ans et +), le running rassemble toutes les générations. L'engouement et la démocratisation de ce sport est perceptible au quotidien. Les magasins de sport lui dédient souvent un rayon spécial. Plus concrètement, les coureurs investissent les rues ! Que ce soit seul ou au sein d'un club, ces pratiquants sont de plus en plus nombreux et affichent différentes motivations.
Se fixer un objectif ou plus simplement courir pour une bonne cause, les courses sont de plus en plus prisées. Une démocratisation perceptible lors de « la course aux dossards ». En effet, s'entraîner est une chose, obtenir un dossard en est une autre ! L'ensemble des places qui s'envolent en moins de 5 minutes pour l'Urban Trail de Rennes témoigne de cet engouement ! Ainsi, la course à pied apparaît comme un sport abordable et accessible. Alors chaussons nos baskets ! Clémence LAMOUREUX, TF, Quartier Ste-Anne.
New York : comment le cinéma a créé un mythe
Depuis plus d'un siècle, New York est l'une des villes les plus filmées et photographiées au monde. Sa célébrité s'explique en grande partie par sa présence constante au cinéma et par son paysage urbain, en particulier, par ses gratte-ciels emblématiques, comme Chrysler Building, également célèbre pour ses lumières et son ambiance nocturne. De plus, l’atmosphère unique de la ville, avec sa foule, ses taxis jaunes et son métro ont servi de décor à des centaines de films qui ont marqué l'histoire du cinéma. Des lieux culte
Les visiteurs reconnaissent immédiatement les lieux rendus immortels par des films culte. Parmi ces lieux se trouve Queen’s , l'un des cinq arrondissements de NYC, où demeure Peter Parker alias, Spider-Man (2002), une trilogie réalisée par Sam Raimi. Comment évoquer les films culte prenant New York pour décor sans mentionner « King Kong » ? Une des stars de ce film des années 1930 restera l’Empire State Building, au sommet duquel le gorille monstrueux réécrit le mythe de la Belle et de la Bête.
À travers le septième art, New York est devenu plus qu'une ville : un mythe. Au cœur de ce décor urbain, New York City est bien plus que des gratte-ciels, elle nous sort de la réalité pour entrer dans un imaginaire collectif.
Yuvika JEAN MARIE, 2C
Quartier Ste-Anne.
Franjo von Allmen, l'élu de Milan 2026
À Milan-Cortina 2026, certains athlètes participent aux Jeux, d’autres y gagnent et entrent dans l'Histoire. Franjo von Allmen appartient déjà à la seconde catégorie.
Depuis plusieurs saisons déjà, le skieur suisse avançait à grandes enjambées vers son destin, sans jamais hausser le ton ni chercher la lumière. À 24 ans, il incarnait cette nouvelle vague suisse façonnée par la rigueur et une capacité rare à répondre présent lorsque la pression devient maximale. Les Jeux d’Hiver italiens allaient le confirmer.
Avant même l’ouverture officielle des Jeux Olympiques, son nom circulait dans les cercles. Pas encore celui d’une superstar médiatique, mais déjà celui d’un coureur que tous les entraîneurs surveillaient. L’hiver précédant Milan-Cortina avait été celui de la confirmation : podiums réguliers en Coupe du monde, constance impressionnante sur les tracés exigeants, et surtout une grande maturité dans la gestion des courses.
Le début de l'accomplissement
Cette fiabilité, il l’a transportée avec lui en Italie. Sur les pentes de Cortina d’Ampezzo, théâtre mythique du ski alpin, le Suisse a immédiatement donné le ton.
Le jour de sa première épreuve olympique, la pression était immense. Il était le favori désigné, sans être unanimement annoncé. Mais von Allmen n’a jamais semblé subir cette pression de l'environnement. Il a livré une performance pleine, maîtrisée de bout en bout. Un champion modeste
Pas de geste inutile, pas de prise de risques inconsidérée. Une course construite avec intelligence, conclue par un résultat qui l’installait définitivement parmi les hommes forts de ces Jeux, grâce à cette médaille d'or en descente hommes, deux dixièmes devant l'italien Franzoni.
Mais au-delà des chiffres et des classements, c’est son attitude qui a marqué Milan-Cortina 2026. Peu de mots, beaucoup d’actes. Pas de célébrations, mais un respect visible pour ses adversaires. Dans une époque où l’image prend souvent le pas sur la performance, et où certains accordent plus d'importance à cette image, von Allmen a rappelé qu’un champion pouvait encore être modeste.
À Milan-Cortina, von Allmen n’a pas seulement remporté des médailles ou signé des résultats. Avec ses trois médailles d'or en une seule édition des Jeux d'hiver, il rejoint le cercle très fermé des huit athlètes à avoir déjà accompli cet exploit. Le record est détenu par Johannes Klaebo avec six médailles d'or en 2026 également. Milo GUIONIN-KAUSSMANN, 2C, Quartier Ste-Anne.