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Édito
Un dernier numéro de la Plume d'Hermès avant les examens et les grandes vacances.
Ce numéro s'ouvre sur un article consacré à la chapelle du lycée Saint-Martin, qui livrera quelques secrets. Ensuite, les lecteurs pourront se rendre en pensée , non loin de là, au jardin du Thabor. Les plus voyageurs pourront aussi s'éloigner du centre-ville à bord de la ligne b du métro.
Deux articles permettront de laisser libre cours à quelques réflexions : que penser en effet de la domestication des animaux et des végétaux ? Et si l'on osait dépasser les propos convenus des conversations pour aller plus loin ?
Les préoccupations du quotidien reprendront leurs droits avec l'analyse des répercussions de la guerre au Moyen-Orient sur le prix du carburant à la pompe, alors que, plus légèrement, le football et la prochaine coupe du monde occupent déjà les esprits.
La culture est à l'honneur. Ainsi, (re)découvrira-t-on le fascinant Roi Arthur, dont on ne sait s'il exista vraiment. Les problématiques climatiques au cœur de la saga au succès planétaire 5 mondes, de Mark Siegel, feront réfléchir, alors qu'on ne résitera pas au plaisir de se laisser emporter dans Le monde de Narmia. On prendra aussi la mesure du « raz-de-marée bandes dessinées mangas », à l'assaut des étagères et des vitrines des librairies.
Par ailleurs, Diane Seynave permettra au lecteur de suivre ses démarches en vue de faire reconnaître la qualité de « Juste parmi les nations » à sa grand-tante qui sauva des enfants juifs lors de la Shoah.
On verra également comment il est souvent utile d'accepter ses émotions pour se connaître mieux et se construire.
Enfin, l'article sur Barcelone, ville accueillante aux étudiants de tous pays, donnera peut-être envie aux futurs bacheliers de s'informer sur ses nombreuses propositions d'études.
Toute l'équipe du JDL vous souhaite une bonne lecture et de belles vacances d'été.
Jane ETIENNE,
rédactrice en chef, Quartier Ste-Anne.
Le prix du carburant explose
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Le blocus du détroit d'Ormuz fait flamber le prix des carburants pour des millions d'utilisateurs. Ce prix élevé risquant de perdurer, la situation génère beaucoup d'inquiétude dans la population .
Les petits secrets de la chapelle
Les élèves et les adultes du lycée voient la chapelle tous les jours et y vont parfois. Mais quels sont les secrets de ce lieu que nous connaissons tous ?
Construite de 1868 à 1870, la chapelle a plus de 150 ans ! Avec une si longue durée de vie, il y a forcément de nombreuses anecdotes, dont certaines assez surprenantes.
Une chapelle pleine de surprises
La chapelle a eu plusieurs rôles, en parallèle avec sa fonction de lieu de culte, depuis sa construction. Elle a servi de CDI pendant un temps et aujourd'hui les archives du lycée et les réserves de papier pour les impressions y sont rangées.
Mais à part ces informations anecdotiques, elle cache de vraies surprises. Par exemple, dans une des parties latérales de la chapelle, il y a un faux corps en cire qui contient quelques reliques, représentant saint Théophile, qui est mort jeune. Dans le mur derrière ce corps se trouve une relique mémorielle importante : le coeur du père Blanchard, fondateur du lycée. Cet organe a été choisi plutôt qu'un os car il a « laissé son cœur à son œuvre ».
Plus mystérieux, il y a un placard dont la clé a été perdue. Peut-être renferme-t-il quelque chose, qui sait ?..
Pour les amateurs d'instruments de musique, l'orgue de la chapelle est très beau, bien qu'il ne fonctionne plus depuis longtemps.
Et maintenant ?
La chapelle accueille trois grandes messes par an : pour Noël, à l'entrée du Carême et pour Pâques. Elles rassemblent environ 500 élèves lorsqu'elles ont lieu sur les heures de cours, tandis que hors cours, elles ne regroupent qu'une cinquantaine d'élèves. Chaque année, environ sept baptêmes ont lieu au lycée. Certains baptisés ont eu cette envie après avoir assisté à une grande messe.
Pour conclure, la chapelle du lycée Saint-Martin est « un lieu magnifique, à découvrir et à vivre » selon M. Boulant, responsable de la pastorale.
Elsa COUVERT, 2C,
Quartier Ste-Anne.
Le Thabor, un jardin aux mille merveilles
Bien plus qu’un simple espace vert, le parc du Thabor a de nombreux aspects, que vous ne connaissez peut-être pas tous.
Rennes a de nombreux lieux emblématiques, et le parc du Thabor en fait partie. Inauguré en 1867, ce parc de dix hectares renferme différents espaces, comme un jardin à la française, un parc à l’anglaise, une volière et une roseraie.
Au printemps, les lieux sont tout simplement magnifiques. Les feuillages et leurs différents verts s'allient aux arbres en fleurs pour former ce merveilleux spectacle de la nature digne d'une oeuvre d'art.
Ses différents aspects
Initialement, le Thabor était un jardin potager et d'agrément pour les moines de l'abbaye Saint-Melaine, aujourd'hui reconvertie en église. Il a été maintes fois agrandi et de nombreux changements y ont été faits. Le parc accueille aussi des expositions.
Des visiteurs divers
Le public qui le fréquente est très varié, les plus âgés comme les plus jeunes apprécient une agréable balade au milieu des plantes ; et, quand la météo le permet, c’est un plaisir de s’installer tranquillement sur un banc et de profiter de l’instant en écoutant les oiseaux. Des photographes amateurs apprécient également ce décor. « Le lieu est magnifique peu importe la saison. Je redécouvre le parc chaque fois que j'y vais », dit Léa, élève du lycée Saint-Martin qui y va souvent pour se balader ou prendre des photos.
N'hésitez pas à y faire un tour durant une journée ensoleillée !
Elsa COUVERT, 2C,
Quartier Ste-Anne.
Réglementer l’usage des réseaux sociaux ?
Leur utilisation par les jeunes inquiète à tel point qu'une proposition de loi pourrait fixer la majorité numérique à 16 ans. Mais le sujet fait débat.
Dans notre société ultra connectée, les réseaux sociaux façonnent et influencent le quotidien des jeunes, redéfinissant ainsi les relations entre eux. On remarque chez les jeunes une forte dépendance aux écrans et particulièrement aux réseaux sociaux, ce qui inquiète le gouvernement. En effet, aujourd'hui la majorité des collégiens et lycéens ont accès au téléphone et aux réseaux sociaux, parfois trop tôt, causant des dommages sur leur santé : augmentation de l'anxiété, troubles du sommeil, altération de leur santé mentale.
Réformes en vue
Ainsi le ministère de l'Education nationale a décidé de nouvelles réformes visant les adolescents pour atténuer ces effets négatifs en limitant l'accès aux réseaux sociaux. Le président de la République est à l'origine d'une proposition de loi fixant la majorité numérique à 16 ans, et interdisant les médias qui pourraient nuire à la santé mentale. Le 31 mars dernier, les sénateurs ont également approuvé l'interdiction des téléphones portables dans les lycées à partir de la rentrée prochaine. On attend la loi qui fixera la majorité numérique à 16 ans et interdira l'usage du téléphone portable dans les lycées.
Réactions controversées
Les réseaux sociaux font désormais partie de la socialisation, de l’expression et de l’accès à l’information des adolescents. Il est donc urgent de les accompagner pour qu’ils développent un regard critique, apprennent à se repérer en ligne et accèdent à des contenus adaptés à leur âge et à leur maturité.
Ces propositions de lois suscitent de nombreuses réactions surtout chez les jeunes, majoritairement et ironiquement via les réseaux sociaux. En effet certains craignent des détournements : fausse déclaration d’âge, usage de VPN ou encore migration vers des applications non concernées par la loi.
Réguler ces plates-formes addictives devient une nécessité, mais la restriction de leur usage ne résoudra pas tous les problèmes. Il faut donc accompagner les jeunes dans leur utilisation pour préserver leur sécurité numérique.
Mia RIPLEY, 1G, Quartier Ste-Anne.
La domestication du vivant, un progrès ?
On rappelle que le vivant désigne les animaux et les végétaux et la domestication, le contrôle de ces derniers.
Les premières traces de domestication datent de la révolution néolithique, il y a un peu plus de 15 000 ans. Les foyers de la révolution néolithique et donc de la domestication, sont le Proche-Orient, la Chine, le Mexique, le Pérou et l'Afrique subsaharienne.
Elle s'est par la suite étendue par le biais d'échanges commerciaux et de mouvements migratoires. Cela a conduit à l'introduction de nombreux aliments comme le maïs et la pomme de terre dans de nouvelles régions du monde. Les animaux participèrent aussi à ces migrations, comme le cheval en Amérique.
Grâce à la domestication, une redistribution à l'échelle mondiale des espèces animales et végétales a eu lieu. C'est une avancée pour l'Homme, qui peut désormais utiliser la nature à sa guise.
Cependant, l'introduction de nouvelles espèces, animales ou végétales, a un impact important sur la biodiversité. L'arrivée de nouvelles espèces dans un nouveau milieu peut amener des perturbations des écosystèmes, et causer la disparition d'espèces locales. Le cas du dodo
Le cas du dodo est significatif. Après l'arrivée des Européens sur l'île Maurice, il disparaît en moins de cent ans, en partie à cause des animaux domestiques amenés d'Europe qui se nourrissent de ses œufs. Ainsi, malgré le développement survenu grâce à la domestication, son impact peut être destructeur pour l'équilibre des écosystèmes.
Neussayba OUALI, TJ,
Quartier Ste-Anne.
Parler ne suffit pas
À peine arrivé au lycée qu’elles commencent déjà : ces conversations répétitives construites autour des “salut, ça va ?”, des mots que l’on répète à chaque rencontre, souvent plus par politesse que par réelle envie de savoir. Ces petites phrases anodines, qu’on appelle du small talk, sont très utiles pour lancer la conversation sur un sujet léger et instaurer un climat serein.
Débattre fait peur
Mais à force, on finit par s’y enfermer. Avoir de vraies discussions devient alors difficile. Débattre et parler de ce qui compte vraiment nous fait peur : en se dévoilant, on prend le risque d’être jugé, mal compris, ou de créer un malaise. Alors, on évite les sujets profonds, par facilité. Pourtant, pouvoir échanger réellement avec quelqu’un est très enrichissant et permet de créer des relations sincères. Et si nous osions ?
Emilie CORVOL, 2E,
Quartier Ste-Anne.
Carburant : quand conduire devient un luxe
Au-delà d'une crise passagère, le carburant cher s'impose comme une réalité durable.
Chaque passage à la pompe rappelle une réalité : le prix du carburant s'enflamme. Ces quelques centimes de plus, en apparence insignifiants, ont des conséquences importantes...
Un contexte particulier
Les tensions au Moyen-Orient ne restent jamais confinées à leur territoire : elles se diffusent, presque instantanément, aux économies du monde entier. En effet, la région s'inscrit comme capitale énergétique de la planète, accueillant des acteurs majeurs comme l’Iran qui contrôlent des points de passage stratégiques tels que le détroit d’Ormuz. Au moindre signe d’instabilité, toute l'industrie pétrolière vacille. La fragilité de cet espace menace à l'échelle mondiale de ralentissement les exportations. Un simple blocage suffit d'ailleurs à faire naître une inquiétude sur les marchés.
Or, en matière de pétrole, l’inquiétude a un prix. Les anticipations s’emballent, les prix s’élèvent, et de toute cette agitation résulte un carburant plus coûteux.
Cette hausse ne s’arrête pas à la pompe : elle contamine l’ensemble de l’économie. Transport, production, distribution... Tout dépend de cette énergie devenue si chère.
Ainsi, d’un conflit localisé naît une onde de choc globale, transformant une tension géopolitique en réalité quotidienne.
Un avenir incertain
Hélas, selon les spécialistes, la situation ne s'améliorera pas de sitôt. Lors d'une interview menée par Europe 1, le PDG Michel-Edouard Leclerc estime « au moins six mois, peut-être jusqu’à l’hiver prochain, de crise énergétique devant nous ». On pourrait parler dans un futur proche d'effet plateau, avec des tarifs qui stagnent, mais toujours aussi coûteux. Par définition, ce phénomène ne s’inscrit pas comme une pause mais comme une nouvelle réalité, celle d'une énergie chère et dépendante des tensions géopolitiques. Ainsi, la question n'est plus de savoir quand les prix vont finalement redescendre mais comment nous allons nous y adapter.
Eurydice MONPAS, 1G, Quartier Ste-Anne.
Coupe du Monde, un tournant pour le foot ?
La Coupe du Monde de football 2026 se tient au Canada, au Mexique et surtout aux États-Unis, qui ont différentes habitudes en terme de spectacle.
Pour la première fois, la compétition accueillera 48 équipes au lieu de 32. Le tournoi promet d’être le plus vaste jamais imaginé. Cette édition est déjà vue comme une démonstration de puissance des États-Unis, qui accueilleront la plupart des matchs.
Ils disposent d’infrastructures gigantesques, de stades ultra-modernes et d’une culture du divertissement profondément ancrée. Autrefois vu comme un sport mineur, le football est devenu aujourd’hui une vitrine économique et médiatique majeure outre-Atlantique.
Le sport aux États-Unis va bien au-delà d’une simple performance athlétique.
Les grands événements sportifs américains sont conçus comme des spectacles, mêlant musique, publicité, animations et expériences immersives pour les spectateurs. La Coupe du Monde 2026 pourrait s’aligner sur cette logique. Plusieurs experts prévoient des cérémonies plus longues, une présence accrue des sponsors et des dispositifs de divertissement inspirés du Super Bowl. Cette évolution modernise le football pour certains. D’autres craignent qu’elle ne dénature l’essence populaire du sport.
Impact économique colossal L’organisation de la Coupe du monde 2026 devrait rapporter des milliards de dollars de recettes. Les villes qui accueillent l’événement tablent sur une forte augmentation du tourisme, de la consommation et des investissements. Les USA ont l'expérience de l'organisation de manifestations internationales. Les infrastructures de transport, les hôtels, les complexes sportifs sont déjà préparés pour des affluences massives de visiteurs. Les droits de télévision et les contrats publicitaires devraient battre des records. Cette dimension économique renforce l’idée d’une Coupe du Monde davantage conçue comme un produit mondial que comme une simple compétition sportive. Milo GUIONIN KOSSMANN, 2C, Quartier Ste-Anne.
5 Mondes, la saga interplanétaire
Cette bande dessinée écrite et illustrée par cinq artistes, Mark et Alexis Siegel, Xanthe Bouma, Matt Rockfeller et Boya Sun, met en scène une planète et ses quatre lunes, sur lesquelles cohabitent différents êtres vivants.
Ces cinq Mondes sont en proie à de grandes catastrophes. En effet, le Simulacre, un monstre qui corrompt les humains, est de retour ! De plus, les Mondes se réchauffent sans que l'on sache pourquoi...
Une épopée écologique
Afin de rééquilibrer les cinq Mondes, Oona, An Tzu et Jax doivent allumer les phares érigés sur chacun des Mondes, sans quoi les astres continueraient de surchauffer et les cinq Mondes pourraient disparaître !
Un intéressant parallèle avec le réchauffement climatique que vit aujourd'hui notre planète, qui permet d'ouvrir les yeux sur les ravages de la pollution et la gravité de ce phénomène.
Des dessins magnifiques, trois héros intrépides, une histoire bouleversante, cinq Mondes en train de disparaître, une quête pour sauver la galaxie, et... probablement votre prochaine lecture pour cet été !
Diane GRAVELEAU, 2E,Quartier Ste-Anne.
Quinze ans après, le Monde de Narnia revient sur grand écran
Les fans du Monde de Narnia vont retrouver leurs personnages préférés sur grand écran cette année. La saga de C.S. Lewis, ami de J.R.R. Tolkien et pionnier du genre fantastique, suit les aventures d’une fratrie britannique au cœur d’un univers merveilleux. Adapté à l’écran en 2005, Le Lion, la Sorcière blanche et l'Armoire magique est très connu, mais beaucoup ignorent qu’il ne s’agit pas du premier tome de la série, mais du deuxième. Lewis a écrit dès 1950 l’histoire de son monde merveilleux en sept tomes, depuis sa genèse, Le Neveu du Magicien, jusqu’à sa destruction (La Dernière Bataille).L'épopée "narmienne" Bien avant l’arrivée des quatre Pevensie et leur combat contre la Sorcière, d’autres humains ont participé à l’histoire « narnienne ». Ce premier récit, aux résonnances bibliques, est essentiel pour comprendre l’origine des personnages et des décors : d’où vient la Sorcière, quel est le rapport entre une armoire et la magie, qu’a à voir un lampadaire avec Narnia… ? C’est le bon moment pour (re)lire ce livre, puisqu’un film est en préparation. Réalisé par Greta Gerwing, il devrait sortir en novembre 2026, et rassemblera des acteurs bien connus comme Meryl Streep ou encore Daniel Craig.
Si Narnia continue de faire rêver enfants et adultes, c’est sûrement pour ses valeurs universelles et l’intemporalité du combat contre le Mal. Dans un monde parfois un peu gris et froid, quoi de plus exaltant que des chevauchées épiques, et des combats au service du Bien et du Beau ? Ajoutez à cela de la magie et des animaux qui parlent, et l’enchantement opère !
Gabrielle TRILLAT, 2E,
Quartier Sainte Anne
Arthur : légende ou vérité historique ?
Si le plus grand des rois n'avait jamais existé... mais peut être un peu quand même ?
Tout le monde connaît le roi Arthur, ce célèbre souverain entouré de chevaliers courageux. Entre Excalibur, l'épée magique, et la quête du Graal, son histoire a traversé les siècles. Mais d'où vient cette figure mythique ? Les premières traces écrites remontent au Moyen âge, notamment dans les chroniques et les récits de poètes. Très vite Arthur devient un symbole : celui d'un roi idéal, juste et courageux, capable d'unir son peuple. Une histoire sans cesse revisitée
Certains historiens pensent qu'Arthur pourrait vraiment avoir existé. Il ne serait pas un roi au sens classique du terme, mais plutôt un chef de guerre breton ayant combattu les invasions saxonnes aux Ve et VIe siècles. A cette période troublée, il est possible qu'un leader courageux aie marqué les esprits en repoussant les attaques.
Cependant, les preuves sont rares et indirectes. Aucun document contemporain ne confirme clairement son existence. Les récits que nous possédons ont été embellis au fil du temps, mélangeant faits historiques et imagination.Tout cela rend difficile de distinguer la réalité de la fiction.
En réalité, le roi Arthur est peut-être un mélange des deux : un personnage inspiré de faits réels, mais largement transformé par l’imagination collective. Les légendes arthuriennes ont évolué au fil du temps, chaque époque ajoutant ses propres valeurs et idéaux, comme le courage, la loyauté ou la justice.
Aujourd’hui encore, Arthur continue de faire rêver. Films, séries, livres… son histoire est sans cesse revisitée.
Mythe façonné par les siècles ou reflet déformé d’une réalité oubliée, le roi Arthur continue de fasciner. Qu’il ait existé ou non importe peut‑être, mais moins que ce qu’il incarne : l’idéal d’un souverain juste, le rêve d’un âge d’or et la force des récits qui traversent le temps. Entre archives fragiles et légendes flamboyantes, Arthur demeure insaisissable, quelque part entre l’Histoire et l’imaginaire. Et c’est sans doute là que réside sa véritable immortalité.
Hermine ARCADE, 2E,
Quartier Ste-Anne.
La bravoure des Justes honorée
Pour permettre à sa grand-tante d'être reconnue par Yad Vashem, Diane Seynave est à la recherche des enfants juifs sauvés par sa parente.
Depuis plus de deux ans Diane Seynave récolte des informations et constitue un dossier sur sa grand-tante, Anne-Marie de Courtivron. Cette femme accueillait des enfants dans sa demeure à Tazilly. De cette manière, la Croix rouge et l’assistante sociale redirigeaient les jeunes orphelins vers le pensionnat de « La Demoiselle ».
Durant la Seconde Guerre mondiale, elle a aussi participé au sauvetage des juifs, en mettant à l’abri des enfants. C’est pourquoi Diane Seynave cherche à la faire reconnaitre « Juste parmi les nations » par Yad Vashem, l'institut international pour la mémoire de la Shoah.
Reconnaître l'héroïsme
Diane Seynave a pour objectif de mettre en avant l’héroïsme de sa grand-tante. Mais cette reconnaissance n’est pas si facile pour autant. Elle doit fournir au moins un témoignage d’un survivant ayant vécu chez Anne-Marie de Courtivron au-delà de l’âge de 5 ans. Non seulement il faut pouvoir retrouver ces personnes, et qu'elles acceptent de parler.
La reconnaissance des Justes
Elle n’est pas la seule à entreprendre ces recherches : depuis 1963, date de création de Yad Vashem, 28 707 personnes ont été reconnue Justes dont 4 303 en France. L’organisme de Yad Vashem a été créé pour témoigner la reconnaissance du peuple juif à ces non-Juifs ayant risqué leur vie pour les sauver durant la période de la Shoah. Les personnes reconnues reçoivent une médaille et un diplôme d’honneur, et en parallèle leurs noms sont inscrits sur le Mont du souvenir à Jérusalem. Pour conclure, rappelons les propos de Julian Aleksandrowicz, un médecin juif polonais sauvé par Alesksander Rosland : « Sa finalité serait de montrer aux jeunes du monde entier (…) que le principal objectif de l'humanité est que les plus forts viennent en aide aux plus faibles (…) Nous savons que l'avenir du monde dépend de la sagesse de la coexistence et des valeurs que nous inculquerons aux jeunes générations (…). »
Lucie MAËS, 1J,
Quartier Ste-Anne.
Les rayons des librairies pris d'assaut
Envie de se cultiver, de se détendre, et d’être à la mode ? Les bandes dessinées et les mangas sont au top des ventes.
Depuis plusieurs années déjà, les bandes dessinées investissent nos rayons. Appréciés des plus jeunes, ces livres tendent à se diversifier. Ludiques, imagées, les BD « classiques » sont peu à peu concurrencées par les mangas.
C’est au XIXe siècle, sous l’impulsion de Rodolphe Töpffer, un dessinateur suisse, que la bande dessinée fait sa première apparition en Europe. Présente dans les journaux des XIXe et XXe siècles, elle connaît une renaissance dans les années 60. Jusqu’alors considérée comme un sous-genre de la littérature, elle conquiert les rayons. Pour les enfants et les adultesD’abord présentée comme un genre accessible aux enfants, elle attire de plus en plus les adultes. En effet, traitant de sujets variés, allant de l’histoire fantastique à la bataille historique, elle capte des lecteurs dont l'âge moyen est d'environ 34 ans.
Ayant bénéficié d’une croissance fulgurante entre 2010 et 2020, la BD s'est forgée une place de choix dans nos rayons. Néanmoins, la crise du Covid-19 a mis à mal le secteur de la BD « classique » mais a fortement profité à son cousin : le manga. Cette BD japonaise vient bouleverser le marché français. Une lecture de droite à gauche et des dessins en noir et blanc forgent l’identité de ce livre unique en son genre. Deuxième lectrice après le Japon, la France confirme donc son intérêt pour les mangas et les adopte pleinement dans ses rayons.
Ainsi, plutôt que de laisser de côté un épais roman pendant des mois, lisez des BD, en une soirée. Vous serez captivé !
Clémence LAMOUREUX, TF, Quartier Ste-Anne.
Le métro b de Rennes : un vrai plus pour la ville
La ligne b est inaugurée le 20 septembre 2022, après plusieurs années de travaux. L'idée de cette seconde ligne émerge dès les années 1980, avant même l'ouverture de la ligne a. Ce projet est lancé pour compléter la ligne a déjà existante et améliorer les déplacements dans toutes les communes de la métropole. Elle s'inscrit dans une stratégie qui vise à désengorger le réseau de transports en commun et à fluidifier la circulation en centre-ville. La ligne traverse les communes de Saint-Jacques-de-la-Lande, Rennes, Cesson-Sévigné du sud-ouest au nord-est. Ce métro est réputé pour être moderne, rapide et sans conducteur, avec des rames confortables et silencieuses. En effet, malgré deux pannes graves en deux mois d'intervalle en 2023 qui conduisent à un arrêt de la ligne pendant six mois, la ligne b remporte un vif succès avec, dès 2022, 80 000 voyages par jour !
Tasnime OUALI, 2A,
Quartier Ste-Anne.
Barcelone a tout pour plaire aux étudiants
La capitale de la Catalogne est une destination qui fait rêver de nombreux étudiants venus de tous les pays.
Barcelone attire chaque année des milliers d’étudiants internationaux grâce à ses universités réputées, son climat agréable et sa vie sociale animée. Des étudiants de tous horizons arrivent à Barcelone avec le programme Erasmus ou tout simplement pour réaliser leur stage de fin d’année.
Un environnement multiculturel et linguistique
Étudier à Barcelone constitue une immersion totale dans un environnement culturel fascinant. Cette ville possède une histoire très riche, notamment celle des arts, avec ses nombreux artistes de renommée mondiale tels que Pablo Picasso et Antoni Gaudí. Evénements culturels, festivals et expositions contribuent à l'épanouissement des étudiants. Ils ont aussi la possibilité d'apprendre ou de perfectionner leur espagnol, tout en découvrant le catalan pour enrichir leur expérience. La maîtrise de plusieurs langues, de plus en plus valorisée, constitue en effet un atout sur le marché du travail.
Des options multiples
L'Espagne et plus particulièrement Barcelone, offre une grande diversité de programmes en anglais et en espagnol, permettant d'avoir diverses options allant des études de commerce, à l'ingénierie, en passant par l'art. Cette variété attire des milliers d'étudiants du monde entier, attirés par un environnement motivant.
Le pays se distingue également par ses politiques d'éducation inclusive, rendant l'accès à l'enseignement supérieur plus simple et abordable. Ainsi Barcelone est une ville où chaque étudiant peut s'épanouir.
Étudier à Barcelone est bien plus qu'une simple expérience académique ; c'est une immersion totale dans une culture vibrante et dynamique.
Yuvika JEANMARIE, 2C,
Quartier Ste-Anne.
Un podcast pour comprendre les émotions
Les émotions influencent chaque instant du quotidien, même lorsqu’elles restent invisibles ou difficiles à comprendre.
Dans un monde où tout va très vite, les émotions sont souvent mises de côté. Elles peuvent sembler trop fortes ou parfois difficiles à comprendre. Pourtant, elles font partie de la vie de tous les jours. Le podcast Émotions propose justement de mieux les comprendre, en les voyant non pas comme des problèmes, mais comme des indications utiles pour se connaître. Un thème par épisode
Chaque épisode parle de thèmes différents comme la peur, la joie, la honte ou encore la confiance en soi. Le podcast explique ces émotions de manière simple et accessible, en s’appuyant sur des situations du quotidien. Cela permet de mieux comprendre ce que l’on ressent et pourquoi, dans des moments très variés, voire compliqués, de la vie.
Une idée importante qui revient souvent est que les émotions ne sont pas des choses à éviter ou à contrôler totalement. Elles servent plutôt à comprendre ce qui se passe en nous et autour de nous.
Par exemple, la peur n’est pas seulement négative. Elle peut tout au contraire aider à se protéger, à anticiper un danger ou simplement à réfléchir avant de faire un choix.
Des émotions utiles pour se comprendre
Le podcast montre aussi que les émotions peuvent être différentes selon les personnes et les situations. Ce qui paraît anodin pour quelqu’un peut être très fort pour une autre personne. Cela rappelle que chacun ressent les choses à sa manière, et qu’il n’y a pas une seule bonne façon de vivre ses émotions.
À l’adolescence, cette question est encore plus présente. Les émotions peuvent être très intenses, parfois difficiles à gérer ou à exprimer. Il arrive aussi de ne pas toujours comprendre ce que l’on ressent. Pourtant, ces émotions jouent un rôle important dans la construction de soi et dans la manière de voir le monde.
Finalement, Émotions rappelle quelque chose de simple mais essentiel : les émotions ne sont pas là pour compliquer la vie, mais pour mieux la comprendre. Apprendre à les écouter peut aider à mieux se connaître et à mieux comprendre les autres.
Louise COURCOUX , 2C,
Quartier Ste-Anne.

