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L’actualité en ébullition au lycée
Culture, sport, réflexions et découvertes : l’actualité racontée par les élèves.
Ce 14ème numéro reflète la richesse et la diversité de nos préoccupations, de nos passions et de nos réflexions. À travers ces pages, nous avons voulu montrer que l’actualité n’est pas seulement une affaire de grands titres ou de débats politiques : elle se vit aussi dans nos couloirs, sur nos terrains de sport, dans nos salles de classe, dans notre ville mais aussi dans nos réflexions.
Nous vous proposons dans ce journal une rencontre inspirante : l’interview de Mustapha Zem, qui nous rappelle que derrière chaque parcours se cache une histoire faite de choix, de combats et de convictions. Dans le même esprit, nous vous proposons une plongée dans les grandes questions de société : l’intelligence artificielle, la monnaie, l’apolitisme des jeunes... De nombreuses questions auxquelles nous répondons.
L’actualité locale n’est pas en reste, avec l’aéroport et l'ouverture d'une usine Safran à Rennes. D'autre part, l'actualité se vit également dans nos couloirs, avec les nouveautés au lycée et les témoignages d'élèves racontant leur journée au lycée.
Enfin, la culture et les passions occupent aussi une place essentielle : la photographie, les échecs, la musique, Noël sous les tropiques… autant de façons de dire que la créativité est une force vive. Et bien sûr, le sport, avec le championnat de cross et une réflexion sur la place de l'activité physique chez les jeunes.
Ce premier numéro de l'année 2026, marque avant tout notre énergie mise en mots. Sport, culture, société, actu locale et mondiale : tout ce qui nous fait vibrer est ici.
À vous maintenant de plonger dans l'actualité… et de sentir battre le cœur du lycée Frédéric Ozanam ! Bonne lecture !
Elodie DEBAINS (TC)
Oz' vous emmène dans le quotidien des élèves
| N° 14 - Janvier 2026 | www.ozanam.bzh |
Un parcours d'excellence pour tous
De la 6ème au bac+3, l'ensemble Frédéric Ozanam propose un vaste choix de formations.
Le lycée général et technologique propose 8 spécialités en voie générale (HLP, HGGSP, LLCE, SES, MATHS, PC, SVT et SI) et 3 en voie technologique (STI2D, STL et STMG).
Le lycée professionnel quant à lui propose 11 diplômes : DNB voie professionnelle, CAP, Baccalauréat Professionnel ; dans 6 secteurs d’activités issues de l’industrie, du bâtiment, de l’environnement, du commerce et de la vente.
Enfin le campus est composé d’un pôle d’enseignement supérieur (statut étudiant) et d’un centre de formation (statut apprenti et formation continue). Il propose 7 sections de formation BTS (Bac+2) et 1 Bachelor (Bac + 3) dans le secteur de l’industrie et du commerce. Le campus comprend également un bac professionnel en apprentissage (MV).
David JOLIVET
Quatre élèves, quatre journées différentes au lycée Ozanam
Adrien, Ylies, Maël et une autre lycéenne témoignent.
C'est une question vaste, car comme nous le savons, Ozanam est un campus qui englobe diverses formations. De la voie générale, technologique en passant par le professionnel et les études supérieures, j'ai mené mon enquête. Pour cela, j'ai interviewé 4 profils d'élèves, tous différents.
En premier lieu, nous avons Adrien élève en seconde, en « 2MV2 », correspondant à la voie professionnelle "maintenance des véhicules".
Pourquoi as-tu choisi cette filière ?
« Je l'ai choisie car je fais de la mécanique depuis pas mal de temps et je suis dans une écurie en sport auto, plus précisément le Kart Cross. J'ai commencé l'année de seconde en voie générale à Ozanam pour finalement bifurquer en voie professionnelle par recrutement. J'ai un proche qui a un garage et avec lequel je passe beaucoup de temps sur la mécanique. Le week-end, j'enchaîne avec lui sur le circuit pour des compétions de Kart Cross .
Quels sont tes horaires et tes enseignements ?
« On a 12h d'enseignements professionnels dont 4h avec un professeur en salle. Pour comprendre à quoi sert chaque pièce, le fonctionnement d'un moteur et l'optimisation. Puis dans la semaine 8h reparties en 2 jours, ne comprenant que de la pratique. Ce que j'aime c'est que même dans les matières ditent « générales » on va parler de mécanique. Par exemple, en maths on va apprendre les calculs qui vont nous servir dans ce métier. Chaque notion est basée sur l'enseignement professionnel. Après, il faut savoir que nos journées sont plus longues qu'en général où très souvent je commence à 8h30 pour finir à 17h30. »
Voici maintenant une élève de seconde qui enchaîne patinage artistique (5 fois par semaine) et cours, en voie générale. On lui a simplement posé une question :
Raconte nous ta journée !
« J'habite à Thorigné Fouillard, à côté de Cesson-Sévigné. Le lundi je me lève généralement vers 6h45 puis prend mon bus à 7h30 à cause des bouchons. Ce jour-là, on a l'heure DS (devoir surveillé) sur notre emploi du temps de 16h30 à 17h30. Les professeurs prennent le choix de nous mettre ou non une évaluation toutes matières confondues sur cette heure là. Ce n'est pas obligatoirement toutes les semaines mais c'est irréfutable en fin de chapitre. 17H30 passé, ma mère me récupère pour aller au patinage. Je me change directement dans la voiture par manque de temps. Je finis la session d’entraînement à 19h15. Dans la semaine je participe aussi à du bénévolat dans le club. Ma journées se terminent généralement quand je me couche vers 23h après une session devoirs de 45 min en moyenne. »
Enfin, Ylies, cycliste amateur et interne nous raconte son choix : intégrer la section cyclisme à Ozanam.
Pourquoi as-tu fait ce choix ?
« Pour pouvoir continuer le vélo même au lycée avec une bonne équipe et un bon encadrement. De plus, le groupe est assez hétérogène, il est donc ouvert à tous. »
Quel est la fréquence de tes entrainements avec cette option ?
« On s'entraine le mardi presque deux heures, le mercredi 2h30 (ou plus ou moins cela dépend aussi des semaines) puis le jeudi, 1h30. Tout ça le soir vers 18h sauf le mercredi en début d'après-midi. Cette section est donc fortement compatible avec l'internat car il nous permet de garder un bon rythme entre cours, devoirs et sport. »
Comme nous le dit Maël, interne depuis 2 ans, l'internat "c'est comme la maison mais avec ses potes". Mais il comprend des contraintes. "A 7h on est levé et le bâtiment ferme à 7h45. Peu importe si on commence à 9h30 ou plus, c'est pareil pour toute la semaine. On n'a pas accès à nos chambres avant 17h30 et une heure d'étude est obligatoire à partir de cette horaire là, pour un couvre-feu à 22h. Néanmoins cela permet de nous former une famille tout en nous garantissant un bon niveau de temps personnel sur le travail scolaire. Sans parler des activités proposées comme le ciné qui sont plutot cool".
Vous l'avez compris la journée d'un lycéen est bien remplie entre sport, activité(s) extra(s) scolaire(s) et enseignement. A vous de chosir comment colorer votre parcours !
Lilou POUZET (2C)
En 2026, un projet d'émission de radio au lycée Ozanam
La section radio envisage des podcasts thématiques.
Interview d'Élodie Debains, en terminale C, instigatrice du projet.
Hortense : Concrètement, la section radio, c'est quoi ?
Élodie : L'objectif, c’est de faire une émission par mois. Ce serait autour de diverses thématiques sous forme de podcasts ou de webradio. Les podcasts seraient diffusés sur le site du lycée. En ce moment, je sais qu'il y a beaucoup d'élèves intéressés par le projet.
C’est la section journal qui s’en occupe ?
C’est plutôt un partenariat, parce qu’en fait, on n’aborderait pas du tout les mêmes thèmes que ceux du journal.
Ce serait donc, par exemple, sur le harcèlement ou autres ?
Oui, c’est ça, mais pas seulement. En fait, chacun va aborder les thèmes qu’il souhaite traiter, donc vraiment des thèmes libres.
Et ce serait dirigé par des élèves ou plutôt par la vie scolaire ?
Ce serait David, de la vie scolaire, qui s’en chargerait.
Qu’est-ce qui te passionne dans la radio ?
Ce serait le fait d’aborder différents thèmes, d’ouvrir des regards sur des sujets qui me semblent importants, de dépasser l’idée générale.
Et tu n’as pas peur que la section radio et la section journal reviennent sur les mêmes thèmes ?
Élodie : Je ne pense pas, parce qu’un podcast durerait dix minutes par article environ, mais on peut aussi avoir des formats beaucoup plus courts ou longs, en fonction des besoins et des envies. On peut dire beaucoup plus de choses à la radio que dans un article, où l’on est limité par le texte. Alors qu’en radio, on peut parler avec moins de contraintes et détailler bien plus le sujet. Je pense aussi que certains développeront des sujets déjà abordés dans le journal, mais sans les traiter de la même manière. L’objectif n’est pas de reprendre les articles déjà écrits.
Hortense : Eh bien, je pense que beaucoup de monde sera content d’avoir un podcast en plus, sachant que dans le journal du lycée il n’y a pas beaucoup d’éditions. Peut-être que le podcast aura plus de popularité aussi.
Élodie : Oui, ça peut être un moyen plus moderne d'aborder plein de choses !
Hortense : Merci d’avoir bien voulu répondre à mes questions, Élodie, et on a hâte de voir le projet aboutir.
Si tu es intéressé(e) par le projet, viens te renseigner à la vie scolaire LEGT !
Hortense BUSSIERE (1STL)
De l’accident à l’écriture : comment transformer une épreuve en force ?
À la découverte de Mustapha Zem, l'homme qui écrit pour se relever.
Dans son roman poignant Les pas perdus, Mustapha Zem nous livre un récit personnel et bouleversant, marqué par un accident qui transforme sa vie. C’est dans la douleur qu’il trouve le chemin de l’écriture, celle qui soigne, celle qui redonne du sens et qui reconnecte à soi. C’est de cette reconnexion avec lui-même que naît sa passion pour l’écriture et son premier roman, paru en 2022. J’ai eu la chance d’interviewer cet auteur franco-marocain, touchant, et aux mots réconfortants.
Comment résumeriez-vous votre roman Les pas perdus ?
“C’est un roman qui se déroule sur environ 40-50 ans, où le but était de raconter mes souvenirs. Il s’agit d’un livre d’introspection et d'autothérapie sur moi et sur mon rapport aux autres, sur ma famille, sur mon époque, sur un jeune enfant doux et obéissant, puis sur un adulte qui va se questionner sur le sens de sa vie, savoir s’il a su désirer sa vie et être maître de ses choix. C’est dans la dernière partie de mon livre que j’aborde cette partie de ma vie qui s’effondre face à un traumatisme crânien, où s’enchainent le divorce, la perte de mon emploi, des lésions cérébrales qui vont m’amener à être un être absolument odieux et agressif. Par cette attitude, je vais non seulement surprendre et choquer mon entourage, même presque les faire fuir.”
Comment espérez-vous que votre roman impacte vos lecteurs ? Y a-t-il un message particulier que vous souhaitez qu’ils retiennent ?
“Mon message n’était pas tant de me lamenter sur ce qui m’est arrivé. Certes, je suis tombé au plus profond des ténèbres. Mais mon message est plutôt universel, c’est un message d’espoir. Après les événements difficiles, il y a une phase de reconstruction, tel un phénix qui renaît de ses cendres, il y a un travail à faire sur soi. Dans ce livre, j’ai voulu m’interroger sur ”Qu’est-ce que la vie a voulu me donner ?”, “Pourquoi la vie me disait de tout remettre à zéro ?”. Dire “Ne lâchez pas aux lecteurs !". Aujourd’hui, les souffrances sont encore présentes, mais écrire m’aide à les surpasser. Le but n’est pas de faire en sorte que ces blessures n’existent plus mais plutôt que ces blessures ne contrôlent plus ma vie.
Pensez-vous que l’écriture peut être un outil pour réconcilier les générations et les cultures ?
“Oui, bien sûr ! Dans mon roman, l’accident n’est que la colonne vertébrale. J’aborde également des dimensions politiques, culturelles et religieuses. Comment vit-on cette double culture ? Quand un enfant est né en France, qu’il va grandir en France, qu’il va faire toute sa scolarité en France mais que chaque été, il va en vacances au Maroc rejoindre sa famille. Dans mon livre, je fais un parallèle avec le contexte actuel qui est tendu et angoissant. Je montre également l’arrivée du populisme et du racisme des années 1970-1980 en faisant un parallèle avec le monde stigmatisé des banlieues d’aujourd'hui. Je raconte avant tout des faits, une réalité”.
Est-ce que le contexte social actuel influence votre manière d’écrire ?
“Le contexte actuel n’influence pas ma façon d’écrire, il m’inspire. A 58 ans, je ne pensais pas vivre dans ce contexte, animé par la montée du racisme et de la peur. Je veux dire à mes lecteurs de ne pas se faire manipuler, de ne pas se laisser distraire par le contexte et les mensonges. Ce qui se passe aux États-Unis par exemple, me choque : le port des armes ou encore la montée de la méfiance envers ses amis, ses collègues. Le principal danger, aujourd’hui, c’est la désinformation. Je suis un citoyen qui s’inquiète”
Avez-vous d’autres projets littéraires en cours dans la continuité de ce roman ou dans un registre différent ?
“Mon 2ème livre est terminé, il est en cours de validation par mon éditeur. Je l’ai terminé depuis 4-5 mois. Ce que je vais vous dire, je ne l’ai encore révélé à personne, aucun média, pas même à mes proches. Mon second roman est une histoire fictive où je raconte l’histoire de Mathieu et de sa femme Julie. Mathieu est un homme travaillant dans le monde de l’entreprise, du management précisément, qui est un milieu toxique. Mathieu va vivre un burn-out. Ce livre révèle un contexte d’opportunisme et de solidarité, mélangeant divers sujets dans un contexte politique et social particulier. Cette fiction, je l’ai écrite à la façon de George Orwell”
Si vous avez été touché par le portrait de Mustapha Zem, vous pouvez retrouver son roman autobiographique Les Pas Perdus éditions JC Lattès, dans la collection La Grenade, et qui compte 384 pages en librairie ou encore l'adaptation cinématographique de sa vie, Les Miens, réalisée par Roschdy Zem et sorti en 2022.
Elodie DEBAINS (TC)
Les élèves et le sport
Au moins 60 minutes d’activité physique par jour : telles sont les recommandations formulées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS, 2020) pour les adolescent(e)s.
Pourquoi ces recommandations ? Parce que la pratique régulière d’une activité physique (AP) induit des bénéfices sur la santé. La Haute Autorité de Santé, en 2022, dresse la liste des bénéfices de l’AP pour la santé des adolescent(e)s : amélioration du rendement scolaire, des aptitudes cardio-respiratoires et musculaires, de l’état osseux, du statut pondéral, ou encore de la santé mentale. La campagne « Tu savais que… », conçue par l’Union nationale du sport scolaire (UNSS) Bretagne avec l’appui du Pr François Carré et du Dr Sophie Cha, propose alors des supports ludiques et scientifiquement validés pour sensibiliser les jeunes et la communauté éducative aux enjeux de l’activité physique.
Santé Publique France accorde une attention particulière à la santé des adolescent(e)s et notamment des lycéen(ne)s puisque selon la stratégie Nationale Sport-Santé, près de 80 % des adolescent(e)s ne respectent pas les recommandations. Par ailleurs, le temps d’écran est très élevé et constitue un indicateur très préoccupant.
Les actions visent donc à promouvoir un mode de vie actif et en particulier en milieu scolaire (santé.gouv.fr). L’environnement scolaire joue un rôle dans la pratique d’AP des adolescent(e)s puisque 8 sur 10 d’entre eux (elles) déclarent effectuer au moins 2h d’EPS dans la semaine (enquête Esteban, Étude de Santé sur l’Environnement, la Biosurveillance, l’Activité physique et la Nutrition). L’EPS est un élément-clé pour intégrer le mouvement au lycée, mais elle ne peut malheureusement, à elle seule, répondre aux recommandations nationales. Les établissements scolaires réfléchissent alors au développement des offres de pratiques sportives hors-EPS.
Ainsi, au Lycée Frédéric-Ozanam, en plus des 2h d’EPS hebdomadaires, les élèves peuvent s’inscrire à des cours de sport proposés par l’Association Sportive du lycée. Tous les jours, entre 12h30 et 13h30, des séances du musculation, badminton, escalade, futsal, cardiofitness et plus encore sont dispensées. Ces activités sportives et de loisirs sont proposées à l'ensemble des élèves de l'établissement. Par ailleurs, le lycée fait également partie des structures d’entraînement et de formation du Pôle Espoir Cyclisme Bretagne, ce qui permet à certains élèves de concilier sport de haut niveau et études. Le groupe scolaire ne s’arrête pas là, puisqu’un éducateur anime, pour les élèves internes volontaires, une séance de sport après le repas. Le lycée constitue donc un levier essentiel pour promouvoir l’activité physique des élèves.
Siloé MOREL (1A)
Le cross, rendez-vous majeur de l'automne
Le 5 novembre 2025 a eu lieu le cross départemental UGSEL à Saint-Onen-La-Chapelle en Ille-et-Vilaine. Sept lycéens d'Ozanam et de nombreux collégiens s'y sont rendus pour représenter leur établissement et pour s'amuser. Ce cross, qui a lieu chaque année, a pour but de rassembler tous les élèves de différents collèges et lycées, pour créer des liens d'amitié grâce à la pratique du sport. Le cross, c'est un effort en pleine nature, où il faut faire preuve d'endurance et de vitesse.
A notre arrivée sur place, nous avons déposé nos affaires, récupéré les dossards, puis nous avons déjeuné pour faire le plein d'énergie, avant les épreuves. Ensuite, nous sommes partis faire la reconnaissance du parcours. C'est un moment important car cela permet de repérer les difficultés du circuit.
Savoir jouer des coudes
Après, vient l'heure de la course, et en l'occurrence celle des cadettes et juniors filles. Au départ, on est toutes en ligne et c'est assez stressant, car on ressent un silence pesant et le pouls s'élève. Quand le coup de pistolet du starter retentit, la course s'emballe. Il est essentiel de prendre un départ dynamique, mais pas trop rapide pour ne pas gaspiller toutes ses forces d'entrée. Il faut essayer de bien se placer, jouer des coudes, s'accrocher, pour espérer rester au contact de la tête de course. Car cela est essentiel en vue du classement final.
Quatre qualifiés aux championnats de Bretagne
Quand il y a une montée, il faut relancer l'allure pour distancer les adversaires, mais penser à récupérer dans les descentes. La météo ayant été clémente les jours précédant le cross, le terrain était sec, ce qui constitue un avantage pour la majorité des participants. Dans ces cas-là, on dit que le parcours est roulant.
A l'issue de ce rendez-vous départemental lançant la saison hivernale, quatre athlètes du lycée Frédéric-Ozanam, Manon Manceau, Amandine Weber-Modar et Alice Coté chez les filles et Enzo Travers chez les garçons ont décroché leur qualification pour les championnats régionaux. "C'était dur, mais j'ai rassemblé mes forces dans les derniers mètres pour sprinter, c'est cela qui m'a permis de me qualifier", reconnaît Amandine Weber-Modar. Elle a disputé, comme ses camarades qualifiés les championnats de Bretagne de cross, également organisés sur le site de Saint-Onen-La-Chapelle, le 19 novembre. Et comme chaque saison, l'élite régionale sera invitée aux championnats de France. Elian Bougeard, qui n'a pas pu participer aux départementaux, s'est classé 8e et était l'unique représentant de notre établissement lors des championnats de France qui se sont tenus le 9 décembre dernier à La Chapelle-sur-Erdre.
Alice COTÉ (1A)
Un soir sur le Nil
Un moment de paix au milieu du désert.
Lors d’une croisière sur le Nil, en février 2024, j’ai vécu un moment de tranquillité indescriptible.
Cette photo capture cet instant ; on y voit une petite mosquée qui domine le désert, elle a l’air isolée et paisible, comme si elle entendait seulement le son du fleuve.
L’eau reflète la lumière dorée du coucher de soleil. On peut remarquer aussi un discret nuage de fumée noire dans le ciel, j’ai appris par la suite qu’il provenait de déchets agricoles brûlés un peu plus loin.
J’ai pris cette photo car j’étais en admiration par ce calme, au cœur d’une terre pleine de mystère. Au lieu de raconter mon voyage à travers de simples mots, j'ai préféré l'immortaliser pour transmettre et me rappeler de ces petits moments de magie.
Anaé TRAVERS (TB)
La photographie de rue, ça existe....
Saisir des moments instantanés pour montrer la diversité sociale, humaine...
La photographie de rue (« Street Photography » en anglais) est une pratique de la photographie en extérieur, elle se passe presque toujours dans la rue, les transports, les espaces publics. La photographie de rue, souvent spontanée et non mise en scène, vise à saisir des moments dans les espaces publics, révélant ainsi la diversité humaine et les interactions sociales.
Elle offre un regard unique avec attentif aux détails. C’est l’approche développée par des photographes connus comme, par exemple : Robert Doisneau, Eliott Erwitt, Gary Winogrand, Bruce Gilden.
La photographie de rue peut servir d'outil documentaire en capturant des instants reflétant des réalités sociales et culturelles.Comme Henri Cartier-Bresson qui est un street photographe car il photographie la vie quotidienne dans la rue, sans mise en scène, en capturant des instants spontanés appelés « moments décisifs ».Il est aussi documentariste parce qu’il utilise ses images pour témoigner du monde, des sociétés et des événements historiques, notamment à travers ses reportages pour Magnum Photos.
La street photography repose sur le principe simple de la création. L'on peut faire de la street photographie avec son téléphone car l'objectif premier n'est pas d'avoir le meilleur appareil, mais d'obtenir une photo avec un œil artistique, une vraie histoire qui se cache derrière la photo quelque chose d'authentique.
J'ai choisi cette photo, que j'ai prise en 2024 lors de mon voyage à Budapest. C'est là que j'ai commencé la photographie grâce à mon grand-père. Cette photo m'a beaucoup plu, de plus c'est la première photo de street photography que j'ai réalisée.
Charles GENESTINE (2B)
Animation et IA : les enjeux de demain
Les progrès de l'IA sont-ils devenus un outil ou un risque pour les artistes ?
Pour répondre à cette question, j'ai pu rencontrer et interroger M.Jordao, professeur de technologie, I2D au lycée Frédéric Ozanam.
Oz'. Les récents outils automatisés menacent-ils certains métiers dans le secteur d'animation 3D ou permettent-ils de gagner du temps ?
M. Jordao. Ce n'est pas une réelle menace. Par exemple on utilise aujourd'hui l'IA " Chatgpt " pour générer des images, des textes... L'IA va donc nous générer un résultat selon notre demande mais le résultat ne satisfera pas forcément nos attentes. Cela peut alors faire gagner du temps, mais la direction artistique ne va pas forcément être comprise de manière parfaite par l'IA. Les outils automatisés peuvent donc dans certains cas faire gagner du temp, mais ne constituent pas une réelle menace.
Les artistes devraient-ils être rémunérés lorsque leur style est utilisé comme référence par des IA ?
Jusqu'à aujourd'hui les artistes ne touchent pas de droit d'auteur. Je ne vois pas l'intérêt d'une rémunération. Mais cela peut devenir problématique à partir du moment ou des personnes utilisent des oeuvres déjà existantes, afin de s'en servir sans rémunérer les artistes.
Comment les artistes maintiendront-ils une identité artistique forte à une époque oû chacun peut produire des images en quelques secondes ?
Aujourd'hui, l'IA n'est pas capable de produire quelque chose " d'artistique " , elle peut recopier, s'inspirer, mais ne peut pas imaginer de nouveaux contenus artistiques. Un artiste crée, imagine et est donc très différent d'une IA. Cela représente donc tout l'enjeu artistique d'aujourd'hui.Les spectateurs sauront-t-ils distinguer une oeuvre pensée par un artiste d'une production générée par IA ? Est ce que cela est important ?
Pas forcémént. Une IA peut faire du contenu très crédible, et le spectateur ne se rendra pas forcément compte si le contenu a été généré par IA ou pas. Dans les prochaines années, la majorité des entreprises utiliseront des IA pour créer des contenus.
Les productions 100 % générées sont-elles une menace économique pour les studios indépendants ?
Ce n'est pas une réelle menace, puisqu'un contenu 100 % généré par IA donc sans retouches, sans direction artistique risque de produire quelque chose de très standard, voire médiocre.
Alexandra ZIAJA (1A)
Safran s’installe à La Janais : une nouvelle ère industrielle pour Rennes
Vendredi 11 juillet 2025, un événement marque l’histoire industrielle de Rennes : le groupe aéronautique Safran a posé la première pierre de son usine Safran Turbine Airfoils (STA).
Une usine de pointe pour l’aéronautique
Le site, d’une surface de 23 000 m², est conçu pour être éco-responsable. Dès 2027, il produira des aubages de turbines pour les moteurs civils LEAP (Airbus A320neo, Boeing 737 MAX) et militaires M88 (Rafale). L’usine intégrera également un atelier de réparation de pièces aéronautiques, renforçant la chaîne de production et de maintenance de Safran.
500 emplois annoncés
Safran prévoit la création de 200 postes dès les premières années, avec une montée jusqu’à 500 emplois d’ici 2030. Les recrutements cibleront des métiers qualifié : métallurgie, fonderie de précision, maintenance industrielle, inspection et contrôle. Des formations locales seront mises en place en partenariat avec la Région Bretagne et les réseaux de formation professionnelle, afin de répondre aux besoins spécifiques de l’usine.
Une implantation tournée vers l’avenir
Safran inscrit ce projet dans une logique de transition écologique : les moteurs LEAP de nouvelle génération réduisent déjà la consommation de carburant de 15 %, et un programme vise une réduction supplémentaire de 20 % d’ici 2035.
Un symbole pour Rennes et la Bretagne
Pour Nathalie Appéré, présidente de Rennes Métropole, « une telle implantation n’a lieu que tous les 20 ans sur un territoire ». Le projet montre la volonté de Rennes et de la Région Bretagne de réindustrialiser La Janais tout en accompagnant la transition écologique.
Clément BOCQUENÉ (1B)
L'aéroport de Rennes lance de nouvelles destinations
À partir de cet hiver, de nouvelles lignes seront inaugurées pour permettre à l'aéroport de Rennes de se relancer.
En effet, depuis le Coronavirus qui avait donné lieu au confinement, l'aéroport de Rennes était en difficulté à cause du manque de liaisons.
L'an passé, l'aéroport de la capitale bretonne a enregistré plus de 500 000 passagers, soit environ 200 000 de moins qu'avant le confinement, avec ses 9 destinations, dont 4 à l'étranger, tels que par exemple Paris et Lyon, Toulouse ou encore Manchester inaugurée le 25 Juin dernier avec la compagnie aérienne, easyJet.
Cependant pour cette année 2025, l'aéroport de Rennes espère une hausse de fréquentation. Lors du premier trimestre, le directeur de l'aéroport rennais, Yannick Bouiller, a observé une légère hausse de passagers.
C'est donc pour cela, que l'aéroport a annoncé il y a quelques mois, à l'occasion du programme d'hiver, 6 nouvelles destinations. Parmi ces nouveautés, on retrouve une seconde ligne vers Toulouse ainsi qu'une vers Montpellier toutes les deux avec la compagnie Volotea mais également des liaisons vers l'étranger, avec Barcelone et Genève (Easy Jet), qui sont deux destinations que l'on retrouvait déjà avant la pandémie du Coronavirus. Autres nouveautés 'Agadir et Marrakech avec la compagnie Transavia. Sur ses 4 destinations, Rennes accueille Agadir pour la première fois.
Grâce à ses nouvelles connections, l'aéroport de Rennes souhaite se populariser pour donner l'opportunité à la population de prendre l'avion au départ de Rennes et ainsi espérer une nette hausse des passagers.
Léo CARPENTIER (2C)
La musique, ou l'ascension du son dans nos vies de lycéens
Aujourd'hui, la musique occupe une place importante dans nos vies : on l'écoute dans les trajets scolaires, en travaillant ou juste pour le plaisir. Mais comment une suite de notes, un chant, ou le son d'un piano influencent à ce point notre quotidien ?
La musique, c’est cet ensemble d’accords que l’on écoute dans le car, pour se détendre avant un contrôle, pour passer le temps ou parce qu’un ami nous a conseillé d’aller voir ce morceau qui vient de sortir. Parfois, on ne ressent rien en écoutant de la musique, peut-être simplement cette sensation d’être tranquille, loin de tout, notre cerveau au repos. Et pourtant, écouter de la musique est une action cérébrale plus complexe encore que le langage.
Alors, comment la musique, commune à de nombreux êtres humains, influence-t-elle notre quotidien et de quelle manière ?
Pour répondre, nous avons interrogé plusieurs lycéens de 1ère, en leur demandant des renseignements sur leurs habitudes musicales.
Sans surprise, l’intégralité des jeunes ayant répondu à notre questionnaire écoutait de la musique tous les jours, dont plus de 80 % avec leur téléphone. Accompagnés par des sentiments de joie, de tristesse ou simplement de paix, l’idée de la musique évoquait aux jeunes interrogés des sensations anti-stress, une sorte de diversion au quotidien. Tous étaient convaincus que la musique avait un impact positif sur leur quotidien, jusqu’à évoquer le principe de « Doliprane sonore »
Mais, alors ? Comment la musique peut-elle à ce point perturber nos émotions ? Il faut savoir dans un premier temps que la musique est un ensemble de signaux sonores : ainsi, ces signaux, sortes de vibrations dans l’air, viennent percuter nos tympans et se propagent dans l’intégralité de notre cerveau. En stimulant nos nerfs, la musique peut alors modifier, en fonction du tempo de celle-ci, notre rythme cardiaque, et engager un processus neurochimique. Le cerveau se met à sécréter des hormones telles que l’endorphine, réduisant grandement la peur ou augmentant la confiance.
La musique agit donc comme un réel régulateur de nos émotions ou comme une sorte d’anti-stress. De nos jours, nous écoutons plus fréquemment notre musique seuls, pourtant il a été observé sur les groupes partageant de mêmes goûts musicaux une « synchronisation des émotions ». Ce phénomène nous montre qu’au-delà de nous détendre, les sons rassemblent depuis plus de 40 000 ans les hommes sous de mêmes sentiments.
Thibault MARIVAIN (1B)
Les Échecs vieux de 2000 ans
À travers les siècles de l'histoire, un jeu mythique.
Les échecs sont nés en Inde il y a 2000 ans par un homme voulant créer un jeu pas comme les autres, qui serait beaucoup joué avec de la difficulté.
Par la suite ce jeu a été repris par les Perses modifiant le nom, les règles et de nombreuses autres choses remettant le jeu en question.
Pour finir le jeu s'est développé dans le monde en continuant à évoluer en devenant le jeu tel que nous le connaissons.
Les échecs sont officiellement le plus grand jeu de stratégie au monde et regorgent de nombreuses techniques et une certaine maitrise du jeu est nécessaire pour pouvoir bien comprendre et ainsi savoir jouer.
Le jeu d’échecs est bien plus qu’un simple divertissement. Il aide à développer la réflexion, la patience et la concentration. Chaque coup demande de penser à l’avance et de prévoir les réactions de l’adversaire. Grâce à cela, on apprend à être plus attentif et à mieux gérer ses décisions.
Les échecs enseignent aussi des valeurs importantes : accepter la défaite, rester calme, et ne pas abandonner. Chaque partie, qu’on gagne ou qu’on perde, est une occasion de progresser et de mieux se connaître.
Pour moi, les échecs représentent un reflet de la vie : parfois il faut prendre des risques, parfois il faut attendre le bon moment. Ce jeu montre que la réussite dépend à la fois de la stratégie, de la patience et du respect de l’autre joueur.
Pourquoi apprécier et jouer aux échecs ?
Aimer et jouer aux échecs, c’est avant tout aimer réfléchir et se dépasser. Ce jeu développe la logique, la concentration et la patience. Chaque partie est un nouveau défi où il faut observer, anticiper et prendre les bonnes décisions.
Les échecs sont aussi un jeu d’apprentissage et de respect. On y apprend à perdre sans se décourager et à gagner sans être orgueilleux. Ils aident à mieux comprendre ses erreurs et à progresser à chaque coup.
En résumé, on aime les échecs parce qu’ils nous font réfléchir, qu’ils nous apprennent la patience et qu’ils nous aident à mieux nous connaître. C’est un jeu complet, à la fois intelligent, éducatif et passionnant. Ainsi si vous voulez jouer aux échecs il existe de nombreux moyens avec des applications ou des livres éducatifs en utilisant par la suite des exercices pour nous faire mieux progresser et ainsi devenir plus fort et peut-être un jour devenir un joueur classé au niveau national voire international.
Mathéo PERROTTET (2C)
La monnaie, un incroyable objet !
La monnaie depuis des siècles est le moteur de nos sociétés, voici son histoire.
De l'antiquité aux temps modernes
Depuis l’Antiquité, la monnaie a joué un rôle essentiel dans l’organisation des échanges. Les Gaulois utilisaient déjà des pièces métalliques, puis la conquête romaine a introduit un système monétaire plus stable. Au Moyen-Âge, la France connaît une grande diversité de monnaies locales jusqu’à ce que les rois capétiens imposent progressivement une monnaie unifiée, symbole de leur autorité.
Son évolution depuis le Moyen Âge
À l’époque moderne, l’apparition des billets de banque et la création de la Banque de France en 1800 facilitent le développement économique. Au XXᵉ siècle, la monnaie évolue encore : le « nouveau franc » de 1960 rétablit la confiance, puis l’euro, adopté en 2002, marque une étape majeure en intégrant la France dans une zone monétaire commune.
La seconde guerre mondiale...
Après la Seconde Guerre mondiale, la monnaie joue un rôle central dans la reconstruction et la croissance. La stabilité monétaire permet aux ménages d’accéder plus facilement à la consommation, à l’épargne et au crédit. La monnaie influence aussi les inégalités sociales : inflation, taux d’intérêt et crises financières ont des effets directs sur le niveau de vie.
L’arrivée de l’euro renforce les échanges entre pays européens et contribue à une plus grande circulation des personnes et des biens, tout en obligeant les États à mieux coordonner leurs politiques économiques.
Les évolutions de la monnaie actuelle
La monnaie semble se diriger vers une forme de plus en plus numérique. Les paiements en espèces diminuent déjà au profit des cartes et des applications mobiles. Les monnaies numériques, comme les cryptomonnaies ou les futures monnaies digitales émises par les banques centrales, pourraient devenir courantes.
Dans les prochains siècles, la monnaie pourrait être totalement dématérialisée et intégrée à des technologies intelligentes, tout en restant au cœur des échanges et du fonctionnement des sociétés humaines.
Danael ERAY MIRANDA (TC)
Apolitisme de la jeunesse ? A voir...
Désintérêt et indifférence ou bien nouvelle forme d’engagement ?
Depuis quelques années, l’idée que les jeunes seraient « apolitiques » revient souvent dans le débat public. Leur faible participation électorale et leur méfiance envers les partis politiques semblent confirmer cette impression. Pourtant, cette vision reste partielle : le rapport des lycéens à la politique évolue, et ce changement ne se résume pas à un simple désintérêt.
Il est vrai que de nombreux jeunes se sentent éloignés du fonctionnement traditionnel de la vie politique. Plusieurs enseignants constatent d’ailleurs que peu d’élèves connaissent précisément les programmes des candidats ou les mécanismes des élections. Dans certaines classes, un professeur remarque que « les discussions sur l’actualité passionnent les élèves, mais dès qu’on évoque les partis, beaucoup se sentent perdus ou agacés ». Ce décalage peut donner l’apparence d’un désengagement total, alors qu’il traduit souvent une frustration face à un système perçu comme éloigné des réalités.
Cependant, dès que les enjeux touchent leur quotidien, les jeunes montrent qu’ils ne sont pas indifférents. Dans plusieurs établissements, des mobilisations locales ont émergé. Un élève raconte par exemple : « Je ne m’intéresse pas à la politique en général, mais quand on a voulu supprimer une option qui comptait pour nous, on s’est organisés ». Cette réaction illustre bien que l’engagement existe, mais qu’il se manifeste surtout lorsqu’une situation les concerne directement.
Les réseaux sociaux constituent également un espace d’action privilégié. De nombreux lycéens y créent des pétitions ou des comptes dédiés à des causes qui leur tiennent à cœur, comme la protection de l’environnement ou la lutte contre les discriminations. Un élève impliqué dans un projet de sensibilisation témoigne : « On ne se reconnaît dans aucun parti, mais on veut quand même agir. En ligne, on a l’impression d’être utiles ». Ce type d’engagement, plus spontané et horizontal, s’éloigne des structures politiques traditionnelles jugées trop lentes ou trop rigides.
Les manifestations restent aussi une forme d’expression importante. Beaucoup de jeunes participent à des marches pour le climat, à des rassemblements contre les violences sexistes ou à des mobilisations liées aux conditions scolaires. Même si ces engagements sont parfois ponctuels, ils montrent un réel intérêt pour les grandes questions sociales, guidé moins par l’appartenance politique que par des valeurs fortes : justice, égalité, protection de la planète.
Ainsi, l’apolitisme apparent des jeunes révèle surtout une transformation de leur manière de s’impliquer dans la vie publique. Les lycéens recherchent des actions concrètes, rapides et directement liées à leurs préoccupations. L’enjeu, aujourd’hui, est de reconnaître ces nouvelles formes de participation citoyenne et de mieux les intégrer dans notre fonctionnement démocratique. Plutôt que de reprocher aux jeunes leur éloignement, il s’agit de comprendre comment la politique peut s’adapter à leurs attentes et renouer avec leur volonté d’agir.
Max THÉPAUT (TC)
Noël version tropicale
Un Noël à la Réunion, c'est comment sous 30 degrés ?
"Le matin de Noël, on ne courait pas dans la neige, mais dans le sable sous un soleil brûlant", me raconte mon père, lui-même Réunionnais. Je lui demandais à quel point j'étais curieuse de savoir comment se passait Noël, sous une ambiance aussi tropicale et chaleureuse que celle de La Réunion. Mon père, originaire des DROM-COM, qui a célébré de nombreux Noël ensoleillés a poursuivi son témoignage.
Il existe de nombreuses traditions qui diffèrent de celles de la métropole, et c'est pour cela que je trouvais pertinent de les évoquer.
En cette période de Noël, et donc de grand froid, nous rêvons d'une neige épaisse et bretonne, mais aussi d'un bon chocolat chaud devant un film à la télé. Pourtant, à La Réunion, c'est tout le contraire. Les Réunionnais, eux, rêvent d'une mangue bien juteuse pour se rafraîchir du climat tropical, parce que chez eux la neige n'est pas conviée, car c'est l'été ! Sous 32° et un UV plus élevé que la température de chez nous, les Réunionnais bronzent tandis que nous cherchons à être le plus couverts possible.
La chose que nous attendons le plus à Noël, et je ne parle pas des cadeaux, mais bien du grand repas prévu en ce jour de fête. Tous les convives rient autour d'une grande table préparée par les petits lutins, enfants et adultes mélangés, partageant des retrouvailles, peu importe le pays.
En revanche, les repas ne seront pas les mêmes partout. On privilégiera en France les fruits de mer, c'est-à-dire des huîtres, du saumon fumé en entrée, mais aussi du foie gras et, pour le plat principal, une dinde ou un poulet avec des pommes de terre. Tandis qu'à des milliers de kilomètre, les entrées chaudes sont privilégiées : accras de morue, samoussas et bouchons, avec comme accompagnement du piment chinois ou du piment oiseau qui brûle autant que le soleil. En plat de résistance, un barbecue qui déborde de saucisses et de poulet sera parfait pour accompagner les rires et les anecdotes ennuyeuses de papi. Au dessert peu importe le pays, la bûche glacée est la plus attendue, avec des saveurs plus folles les unes que les autres accordées aux nuances de couleurs diverses qui sont proposés. Mais à la Réunion, les fruits sont mis à l'honneur, parce que durant cette période c'est la saison des litchis, des mangues et du fruit de la passion.
Après un repas digne d'un festin, les Réunionnais s'apprêtent à lancer des pétards et des feus d'artifice plus impressionnants les uns que les autres.
Noël c'est un moment de partage qui permet de rassembler. Personne ne devrait être seul(e) durant cette période de convivialité. Peu importe le lieu ou la saison, Noël ne devrait être que bienveillance, c'est un moment qui permet de réunir au lieu de diviser comme le sont déjà tant de gens de ce monde.
Emma SAUTRON (TA)

