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| N° 15 - Mai 2026 | www.ozanam.bzh |
Jeunesse, engagement, avenir : Françoise Gatel nous répond
Page 9
De la scène au monde, il n'y a qu'un pas...
Un voyage entre découvertes, rencontres et réflexions.
Ce nouveau numéro va vous emmener aussi bien sur un circuit automobile qu’aux portes de la Lune ! Bienvenue dans cette quinzième édition qui invite à la découverte, portée par la curiosité et l’envie de comprendre ce qui nous entoure.
Au fil des pages, vous croiserez des univers très différents, mais tous animés par la même énergie. Les 24h du Mans, l'astronomie et la mission Artemis 2 nous ouvrent des horizons où la technique et l’audace se rencontrent. À l’opposé, le concours Calliope nous ramène à quelque chose de plus intime : une voix qui s’élève, un mot choisi, une idée qui prend forme : "Et si un artiste était une artiste ?". Deux manières d’explorer le monde, deux façons d’oser.
Certaines pages nous invitent à nous faire voyager, notamment au Sénégal. D'autre part, Oz' est parti à la rencontre du journaliste Arnaud Huchet, présent lors de la dernière Coupe du monde de football, une rencontre qui éclaire d’ailleurs ce lien subtil entre sport, société et enjeux mondiaux.
Mais ce numéro s’ancre aussi dans ce qui fait notre quotidien. Dans nos couloirs, nos projets, nos engagements, nos villes : l’APEL et l'association Coup de Théâtre à Chantepie en sont de beaux exemples, tout comme l’écriture-refuge, où chacun peut trouver un espace pour souffler, réfléchir, se recentrer.
Enfin, deux voix singulières se dévoilent : Allan Théo et madame Françoise Gatel, qui partagent chacun un parcours marqué par des choix, des doutes, des convictions. Deux trajectoires différentes, mais une même envie de transmettre et d’éclairer.
À vous maintenant de parcourir ces pages, de rencontrer ces regards, et de sentir, à travers eux, battre ce qui nous anime.
Elodie DEBAINS (TC)
Un riche voyage humanitaire au Sénégal
Onze élèves ont vécu une expérience inoubliable lors d'un séjour de deux semaines.
Du 4 au 19 avril 2026, onze élèves de première (Elsa, Pauline, Lila et Alice) et de terminale (Miya, Eléonore, Cyane, Manon, Maïwenn, Blanche et Apolline), accompagnées de deux accompagnatrices, Anne-Yvonne Le Cloirec, qui organise depuis de nombreuses années des stages éducatifs au Sénégal , ainsi que de Eva Joly, porteuse du projet, sont parties au Sénégal dans le cadre d'un voyage humanitaire. L'objectif de ce séjour était double : faire l'école à des enfants sénégalais de 3 à 12 ans et découvrir une nouvelle culture afin de vivre une expérience inoubliable.
Pour préparer leur mission, les élèves ont dû effectuer des ventes de tot-bags (sacs en toile portés à l'épaule), afin de financer le matériel humanitaire.
Une expérience humanitaire inoubliable
Le voyage s'étalait sur deux semaines distinctes : d'abord, les lycéennes ont séjourné à Khombole, une ville d'environ 23 000 habitants située à deux heures de route de Dakar, où la température avoisine les 35-40°C, au printemps. Elles ont découvert le mode de vie sénégalais et fait de merveilleuses rencontres. Les Sénégalais sont très généreux et accueillants. De plus, durant cette semaine, elles ont donné des cours à des élèves de CM2 et organisé des activités de motricité comme des parcours ou des chasses au trésor. Les élèves sont très sérieux et appliqués dans leur travail. Ils ont conscience qu'il faut fournir des efforts scolaires pour réussir. En effet, au Sénégal, 60 % de la population a moins de 25 ans, et les jeunes sénégalais mettent tous les atouts de leur côté pour trouver un futur emploi.
Enfin, lors de la seconde semaine, les élèves sont retournées à Dakar pour enseigner à des maternelles, dans l'école privée catholique du Bon Samaritain et pour rencontrer des apprenties couturières. Le matin, les enfants suivaient en classe des activités manuelles et de motricité que l'on pouvait organiser grâce au matériel humanitaire. L'après-midi, les quatre élèves de Première et sept de Terminale se rendaient au centre de formation où des jeunes filles apprenaient la couture.
Ce voyage humanitaire a été très riche en émotion et en découverte. Le groupe Ozanam était complétement intégré dans la culture sénégalaise, grâce à leur cuisine (mafé, yassa, thiebou diem...), mais aussi par leur façon de manger, notamment à même dans le plat. Les habitants de Dakar vivent simplement, et la ville renvoie une atmosphère dynamique. Il y a de la joie et une culture très ancrée dans le sport, notamment le football.
La religion est aussi très présente dans le quotidien des Sénagalais. 90 % de la population sénégalaise est musulmane.
Les élèves et accompagnatrices du lycée Frédéric-Ozanam ont passé le séjour en compagnie d'un prêtre roumain et ont été logées la dernière semaine dans une paroisse chrétienne.
Alice COTÉ (1A)
Des expériences très formatrices...
Au cours de notre première année de lycée, nous avons pu effectuer de nouvelles expériences grâce à plusieurs sorties organisées par l'établissement. Sur le temps scolaire nous avons découvert de nouveaux lieux, de nouvelles personnes, de nouvelles langues... Tout cela nous a permis d'acquérir des savoirs multiples, jusqu'à même, nous découvrir nous. Comme nous le dirait Albert Einstein " La connaissance s'acquiert par l'expérience, tout le reste n'est que de l'information".
Premier témoignage
Grâce à nos professeurs, Erasmus et les représentants du lycée nous avons pu faire ces découvertes, ces voyages et ces bons moments, ensemble. J'ai recueilli plusieurs témoignages d'élèves en seconde GT, dont une lycéenne en seconde E qui a été sélectionnée avec sa classe d'italien pour un concours de courts métrages : "Durant cette expérience j’ai pu en apprendre plus sur le monde du cinéma, j’ai pu aussi voir l’organisation derrière un simple court métrage et cela a permis de me rendre compte de la charge de travail dans ce domaine. Cette production était sur le thème de l’hospitalité, on a voulu faire un court métrage multiculturel en y incluant une correspondante italienne. J’ai bien aimé participer à ce projet et avoir eu la chance de faire partie du concours Philoxenia (NLDR,lire par ailleurs). Quand on a rejoint nos correspondants en Italie, notre groupe a découvert plein de nouvelles choses sur le pays. Nous sommes aussi allés dans une basilique qui est située sur le plus beau spot de Bologne et on est rentré dans la culture italienne notamment en faisant des pâtes (tortellinis). C'était très enrichissant".
D'autres témoignages
Louane, qui a participé à un échange en Espagne, en ressort changée : "j'ai surtout apprécié l'ambiance et le lien que l'on a créée avec nos familles. Les horaires espagnols sont aussi intéressants à découvrir, comme les cours se terminent à 15h".
Quant aux sorties scolaires organisées en lien avec notre programme, nous sommes allés à Jublains (Mayenne), où nous avons découvert les vestiges d'une cité romaine. "On a pu passer de nos cahiers à la vision en vrai de ces monuments datant d'un autre temps" affirme Gabrielle. Quoi de mieux que d'avoir des cours instructifs, en plein air ?"
En SVT, Clémentine raconte la sortie au Mont-Saint-Michel : "Cette expérience intéressante nous a permis de mieux comprendre l’histoire et l’architecture de ce monument emblématique tout en profitant d’un cadre naturel. Nous avons effectué la traversée de la baie accompagnés d’un guide. Nous avons marché dans les grands espaces de sable autour du Mont, en observant un superbe paysage. Nous avons également découvert le barrage situé sur le Couesnon et pu découvrir son utilité".
Lilou POUZET (2C)
« Et si l'artiste est une artiste ? »
Le samedi 14 mars 2026 a eu lieu la 34ème édition du Concours d'éloquence Calliope.
Ce concours réunissant tous les établissement scolaires privés de Bretagne a eu lieu au lycée Saint-Vincent Providence et avait pour objectif de départager 26 élèves lors d'un discours préparé d'une durée de 9 minutes. Le thème de cette année était "Et si l'artiste est une artiste". Le sujet avait pour but de nous questionner sur la place de la femme dans l'art et le fait qu'elle ne soit seulement représentée qu'en tant que muse et non en tant qu'artiste. Le sujet était féministe et assez inspirant, c'est une question d'actualité qui permet de rappeler à quel point les femmes ont été effacées et que leurs travaux ont été usurpés et qu'elles étaient seulement synonymes d'inspiration et non d'incarnation.
Le matin se sont déroulées les auditions devant un jury de 6 professeurs dont 1 de philosophie.
Après l'audition, 6 élèves ont été sélectionnés pour performer dans l'auditorium du lycée et pour être départagés. Il fallait improviser un discours qu'ils avaient préparé 30 minutes avant, dont le thème était :" quand les poules auront des dents". C'est après cette phase de sélection que nous avons découvert la grande gagnante, une élève du lycée Saint Martin. C'était la première fois depuis longtemps que le lycée Ozanam n'avait pas eu de candidats pour la phase finale du concours. Nous étions 2 élèves à représenter le lycée, Danaël et moi-même.
Cette expérience était très enrichissante et m'a permis de réaliser à quel point l'art oratoire et l'éloquence sont des expériences nécessaires pour notre vie future. L'aide de mes camarades et de mes professeurs de HLP m'ont été très bénéfiques, j'ai pu faire de nombreuses répétitions pour être prête le jour J. J'ai également pris beaucoup de plaisir à performer mais aussi à écrire mon discours. J'ai pu montrer à mes proches de quoi j'étais capable et je trouve que c'est une épreuve qui montre vraiment les bénéfices du dépassement de soi, car au final on ne perd rien, on gagne juste en expérience et en assurance, ce qui est très positif dans la vie en général. Donc je recommande à toutes les personnes qui liront cet article, si elles en ont la chance un jour, de participer à un concours d'éloquence car c'est une expérience unique qui permet d'en ressortir plus grandi et réfléchi. Elle permet de se questionner notamment sur des sujets auxquels on n'aurait pas réfléchi en temps normal.
Ci -dessous un extrait de mon discours :
"Puis vient la phase à laquelle chaque artiste est confrontée, le moment où les mots ne viennent plus, où les couleurs sont toutes horribles, où le coup de pinceau détruit l'œuvre, où le pas de danse te fait tomber, où la note de musique ne fait que résonner. Ce moment où l'œuvre devient incertaine aux yeux de l’artiste. La remise en question et le manque d’inspiration : comment y remédier, comment la corriger comment arrêter le stress, les tremblements et le claquement des dents, l’attente la pression...
Comment choisir le meilleur moyen d’inspiration ? "
Emma SAUTRON (TA)
Politique et avenir : le message de Françoise Gatel à notre génération
La ministre de l’Aménagement du territoire retrace son parcours de « citoyenne engagée » et adresse un message fort à la jeunesse. Interview exclusif.
Figure politique bretonne devenue ministre, Françoise Gatel porte un regard lucide sur deux combats qui lui tiennent à cœur : la visibilité des femmes dans la vie publique et l’engagement des jeunes en politique. Dans un échange franc, elle raconte les obstacles, les progrès, et ce qu’elle attend de la nouvelle génération pour réinventer l’avenir démocratique.
Qu'est ce qui vous à donné envie de vous engager en politique ?
Je me considère avant tout comme une citoyenne engagée. Dans ma famille, l’implication a toujours été naturelle : associations, écoles, sapeurs‑pompiers volontaires… J’ai grandi dans cette culture du service. En arrivant à Châteaugiron, je me suis investie dans l’association des parents d’élèves, puis j’ai été sollicitée pour rejoindre le conseil municipal. De fil en aiguille, j’ai été adjointe, puis maire, puis présidente de la communauté de communes et de l’association des maires d’Ille‑et‑Vilaine.
À force de travailler sur l’action locale, j’ai vu que certaines lois compliquaient la vie des élus. C’est ce qui m’a conduite au Sénat : l’envie d’agir là où les lois se construisent, pour améliorer concrètement le quotidien des territoires et des élus. Aujourd'hui, je continue mon implication dans cette cause à travers mon poste de ministre à l'Aménagement du Territoire.
Quelles ont été les étapes les plus difficiles et les plus formatrices ?
Lorsque je me suis engagée à Châteaugiron, je n’ai pas rencontré de véritables obstacles. Les choses ont changé quand j’ai intégré la communauté de communes du Pays de Châteaugiron, alors adhérente à l’Association des intercommunalités de France. On m’a placée au “bureau des femmes”, une instance créée surtout pour donner l’illusion d’une représentation féminine et refléter une société plus égalitaire qu’elle ne l’était réellement.
Je me souviens très bien de notre première réunion : nous étions une quinzaine de membres réunis. Comme tout le monde, je levais la main pour intervenir sans couper la parole. Mais personne ne remarquait que je voulais parler. J’étais comme invisible. J’ai dû m’avancer pour que le président me voie. C’est là que j’ai compris à quel point la présence des femmes restait perçue comme inhabituelle, et combien notre univers politique demeurait profondément masculin. Ce jour-là, j’ai pris conscience qu’il restait encore beaucoup à transformer.
Quels sont, selon vous, les combats prioritaires aujourd'hui ?
Les femmes doivent pouvoir suivre leur route, et les jeunes filles doivent être libres de viser ce qu’elles veulent : ingénieure, astronaute, maçonne, charpentière ou présidente de la République. Rien n’est impossible. On ne doit jamais s’interdire un rêve. Le reste, c’est du travail ; et les filles n’en manquent pas.
Un autre exemple, à 18 ans, on peut déjà être conseiller municipal. L'enjeu d'aujourd'hui, est de rendre cet engagement accessible. L’égalité d’accès des femmes aux métiers qu’elles convoitent demeure un combat actuel prioritaire.
Je pense que le jour où on ne parlera plus du droit des femmes, c'est que l'on sera rentré dans un monde normal.
C’est à vous, la jeunesse, d’agir. Informez-nous, et à nous ensuite de prendre le relais. Je ne pense pas que les freins viennent du fait d’être une fille ou un garçon, mais plutôt du lieu où l’on vit. Quand on habite une petite commune au centre de la France, que le lycée est déjà loin, et qu’on rêve d’une grande école de commerce ou de médecine, cela implique de quitter ses amis, trouver un logement, un moyen de transport… Ce sont ces obstacles-là qui peuvent briser un destin. Je travaille justement pour que les habitants des villes moyennes, comme Vitré ou Redon, puissent accéder à des formations supérieures, par exemple une première année de médecine.
Qu'est-ce qui vous à sensibilisée à ces enjeux ?
Je m’appuie sur ce que j’observe, ce que je lis, ce que je vois à la télévision, et surtout sur ce que je découvre lors de mes déplacements dans 56 départements. Je rencontre des profils très différents : chefs d’entreprise, élus, habitants… J’ai vu des initiatives incroyables, comme une résidence mêlant jeunes non accompagnés et personnes âgées, ou encore le campus connecté de Nevers, dans la Nièvre.
Quel message aimeriez-vous transmettre à la jeunesse ?
Le destin de chacun doit pouvoir être choisi et voulu. Ce n’est pas toujours simple, mais la République doit le permettre. Et pour cela, chacun doit prendre sa part. On ne peut pas se contenter de regarder et de critiquer : il faut agir. J’aime beaucoup cette phrase du président américain Kennedy : “Ne te demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, mais ce que tu peux faire pour lui.” Que l’on soit un homme ou une femme, rien n’est facile. C’est en osant prendre sa place que les choses changent. Le football féminin en est un bon exemple : c’est parce que les femmes ont investi le terrain que leur présence est devenue normale. Il faut s’engager, se dépasser, et oser.
Propos recueillis par
Elodie DEBAINS (TC)
Un parcours sensible où la musique est un combat pour exister
Partons à la rencontre du chanteur Allan Théo !
Allan Théo, un artiste emblématique des années 90, est un véritable maître de la lumière. En insufflant une énergie positive à travers sa passion, il établit un lien d'échange. Dans cette interview, il dévoile sa lutte pour créer sa propre musique, ainsi que son affection pour cet art qui est devenu, à présent, sa raison d'être. Je suis parti à la rencontre d’un artiste qui ne veut pas seulement chanter, mais rassembler.
Vous avez découvert votre amour pour la musique vers l’âge de 13 ans grâce à la flûte de pan et le piano. Comment expliquez-vous cette passion ?
C’est étrange parce que j’ai toujours eu de la musique dans ma tête, c’est-à-dire qu’enfant, j’entendais, je dansais et je marquais le rythme de musique que je ne connaissais pas. Ce n’étaient pas des musiques connues ou qui passaient à la radio mais je m’amusais à taper le rythme sur des tables... Puis très vite, j’ai voulu apprendre à jouer d’un instrument et j’ai commencé à faire les mélodies que j'imaginais sur un piano. Très vite, les gens que j’avais autour de moi venaient me voir et me disaient qu’ils ressentaient beaucoup d’émotions. Un dialogue se créait alors et c’est comme cela que j’ai trouvé ma place dans la musique. Je ne sais pas pourquoi, la musique a été mon premier moyen de communication à tel point que lorsque je me mettais au piano, je pouvais draguer les filles, moi qui ne savais pas faire le malin. Quand je jouais, on m’écoutait et je pouvais enfin transmettre des choses.
Vous avez traversé plusieurs univers musicaux depuis vos débuts. Comment décririez-vous votre évolution en tant qu’artiste ?
Je dis souvent que si j’étais mon propre manager, je deviendrais fou car je change toujours de style. Ce qui se fait très rarement dans ce milieu. A mes débuts en tant que chanteur reconnu, j’ai compris qu’il fallait combiner musique et business pour y arriver. J’étais encadré par une équipe, on m’a fait faire des chansons efficaces, et puis elles ont été diffusées à la radio. Les concerts ont suivi, mais aussi les fans qui connaissent et chantent mes chansons. Enfin, j’ai reçu des disques d’or et j’ai été plébiscité en tant qu’artiste. Mais, comment pourrais-je dire ça ? Je ne pouvais pas faire qu’un style de musique. Je voulais continuer à explorer. D’autant plus que c’est devenu mon métier. Mais comme j’étais très connu et que je possédais une maison de disque, un manager...etc. Tout ce monde a tout fait pour que je reste dans un seul style. Surtout en France, les artistes restent dans leur registre. J'étais donc face à un choix et j’aurais pu continuer ce métier en faisant ce que l’on me disait de faire. C’était très confortable car on ne se pose alors pas de questions et les chances de réussir sont grandes. Ton entourage professionnel réfléchit à ta place en matière de marketing et ils te disent : « Faut plutôt faire quelque chose dans ce style, et puis on va communiquer comme ça ».
Pourtant, j’étais tenté de faire ma propre musique même si je savais que cela allait être très compliqué.Pour moi, c’était abandonner ma liberté. Je voulais considérer ma musique comme un terrain de jeu et non, un métier.
En quoi la musique a-t-elle été un combat dans votre vie ?
J’ai besoin de jouer, de m’amuser, de sauter en l’air, d’être fier de moi et d’être en studio. J’ai envie de me retrouver sur scène et de me connecter avec le public. Ce qui m’anime, c’est ma musique. Ce que l’on me dit de faire, j’en suis incapable.
Pendant un an et demi, j’ai été en procès par rapport à mon premier album, pour me libérer de l’équipe qui m’entourait et faire ma propre musique. C’était une bataille, mais je n’avais pas le choix. Quand on est une super star, on ne peut pas revenir en arrière. J’avais beau être interdit bancaire comme je l’ai été et dormir chez des potes parce que je ne pouvais plus payer mon loyer, tu ne peux pas revenir en arrière. Je devais retrouver ma liberté. Je meurs lorsque l’on cherche à me diriger. C’est pour moi la source de la passion. Quand j’ai découvert ma passion, j’ai dû y calquer ma raison de vivre. Ma musique fait partie de mon identité depuis que je suis tout petit.
Est-ce qu’il y a un message que vous voudriez transmettre à celles et ceux qui vous suivent depuis vos débuts ?
On sous-estime vraiment la musique et l’importance de nous retrouver sur le même rythme et dans la même énergie. Peu importe qui on est, l’image que l’on a, ce que l’on croit. Aujourd’hui, j’ai la sensation que la musique est le moyen de retrouver de l’humanité, de se retrouver entre êtres humains, avec quelque chose d’instinctif et de tribal ; loin de tous nos problèmes. J’appelle à une révolte lumineuse. C'est savoir, être déterminé, et toujours rire avec ses amis. C'est danser et chanter à tue-tête. Face à la haine, c'est lancer à la face du monde que rien ne ternira notre rage de vivre.
Y a-t-il un souvenir de concert ou de rencontre avec un fan qui vous a particulièrement marqué ?
Après la sortie du titre Emmène-moi, j’ai rencontré une fan. Elle m’avait donné une sorte de ruban avec des traits ondulés. Je m'interrogeais sur la nature de ce ruban. Et puis elle m’a dit : “Ce sont les battements de mon cœur.” Elle m’a expliqué qu’elle venait de se faire greffer un nouveau cœur et au moment où elle s’était réveillée et qu’elle a fait son premier électrocardiogramme, il y avait mon titre qui passait sur son écran de télévision. J’ai trouvé ça extraordinaire. Pour moi, c'était un vrai cadeau.
Commentaire
Allan Théo n’est pas seulement un artiste, il est le témoin d’un combat intérieur et extérieur, celui de faire vivre sa passion dans un monde qui parfois l’oublie. Sa musique, sa sincérité, son côté showman et son talent de danseur font d’Allan Théo une personnalité au grand cœur. Des titres comme Emmène-moi ou Du vent, aux rythmes les plus dansants de son co-single Morena ; ce chanteur de 54 ans, originaire du Cher, nous rappelle que la musique peut faire sourire, danser ou pleurer, mais surtout qu’elle peut porter un combat intime et sincère. En dehors de la musique, Allan Théo puise son énergie dans le sport et la lecture, deux espaces où il retrouve la même exigence et la même quête de sens. Des activités qui, selon lui, nourrissent sa créativité et renforcent sa détermination à rester fidèle à sa propre voie artistique.
Elodie DEBAINS (TC)
L'écriture, « un refuge dans des mots »
Pour beaucoup, la rédaction est avant tout une corvée, un devoir. Mais pour certains, c'est une passion qui mérite d'être partagée.
Quand on pense à l’écriture, on se limite souvent aux commentaires de français ou aux développements construits d’histoire. C’est en tout cas ce qui revient souvent dans les différentes conversations que je peux avoir avec des élèves de mon entourage. J’ai néanmoins rencontré des élèves de première générale qui ont décidé d’utiliser leur imagination pour faire d’une page vierge un récit fantastique : une manière d'exprimer leurs opinions sur le monde qui les entoure. Dans le cadre du journal du lycée, je suis donc allé à la rencontre de deux jeunes écrivains, Maéva L. et Nathan L., élèves de Première A, pour leur poser quelques questions.
Pour Maéva qui écrit depuis ses 8 ans, la rédaction est avant tout un plaisir, née de son amour pour la lecture et des classes de primaire centrées autour de la création et de l’invention d’histoires. Elle a eu l’occasion de publier son premier roman, Onia et les étoiles, sur l’application Wattpad, ce qui est déjà une très grande réalisation. En continuant à écrire au moins une fois par semaine, elle a trouvé sa manière à elle de partager ses idées et ses opinions : « c’est un peu un refuge » me confie-t-elle. L’important n’est pas le nombre de lignes ou de pages, mais de prendre le temps de se concentrer sur soi, sur ses émotions, afin d’arriver à un résultat final qui nous plaît et qui pourra peut-être plaire à d’autres.
« Je trouve beau que l’écriture a aussi un impact sur la vie des personnes qui lisent". conclut Maeva.
Souhaitant depuis tout petit réaliser de grands projets d’écriture, Nathan, lui, s’est lancé il y a environ un mois dans la rédaction d’un roman d’aventure fantastique. Si l’important est de s’amuser avant tout, se fixer des défis permet souvent d’être encore plus fier du résultat. Sans évoquer les différents avantages évidents pour les épreuves de français de fin de lycée, il voit également dans son roman une manière de personnifier ses émotions, afin de mieux les comprendre, ou tout simplement de faire le tri dans ses idées.
« Lors des scènes de combat, par exemple, je me bats aux côtés du personnage. Les émotions ressenties lors de la lecture d’un livre sont les mêmes que celles que l’on ressent lorsqu’on l’écrit ». souligne Nathan.
Vous l'aurez compris, au delà des intérêts scolaires, l'écriture offre des possibilités infinies. Alors, pourquoi ne pas se lancer ? Sous la forme de poèmes, de romans... il en faut parfois peu pour faire les plus belles histoires.
Thibault MARIVAIN (1B),
avec l'aide précieuse de
Maéva Louveau
et Nathan L'Hostis.
Présentation des cercles de lecture : bien plus que lire ensemble
Depuis le mois de septembre, des cercles de lecture sur les grandes premières du théâtre français sont mis en place par Françoise Gomez, présidente de l'Académie Populaire du Théâtre et des Arts du Récit (APTAR).
Ces cercles, disponibles à distance en visioconférence, réunissent des adhérents de l'APTAR, 15 lycéens de la classe de 1A du lycée F. Ozanam, accompagnés par leur professeure de français Madame Le Goff et d'autres lycéens du lycée P. Gauguin de Tahiti, accompagnés par leur professeure de théâtre Madame Jaafouri.
Le format combine la lecture d'extraits d'oeuvres et un éclairage sur le contexte culturel et littéraire de ces oeuvres. Il offre ainsi une opportunité d'enrichir sa culture générale, de découvrir des oeuvres patrimoniales et de s'exercer à la lecture expressive en dehors du cadre de la classe, un entrainement particulièrement formateur pour l'oral de français.
Il permet également d'échanger avec des spécialistes invités. Accessibles à tous, ces cercles de lecture donnent enfin lieu à l'obtention d'une certification appelée APTAR.
Ces ateliers interactifs sont donc l'occasion d'échanges autour de différentes pièces de théâtre qui ont marqué la littérature française. Les cinq ateliers sont répartis sur l'année scolaire et durent de 18h30 à 20h30, ils sont donc placés sur le temps personnel des élèves.
Ces cercles de lecture ont permis de découvrir Le Cid de Corneille, en compagnie de Liliane Picciola, présidente du mouvement Corneille et professeure émérite à Paris Nanterre ; Le Mariage de Figaro de Beaumarchais, pour lequel sont intervenus Thibault Julian, maitre de conférences à l'université Lumière Lyon 2 et Virginie Yvernault, maitresse de conférences à la Sorbonne ; Hernani de Victor Hugo, et sa fameuse bataille ; Cyrano de Bergerac en présence d'Alexis Michalik, acteur dramaturge, metteur en scène et réalisateur du film Edmond puis Juste la fin du monde, célèbre oeuvre de Jean-Luc Lagarce, en présence de François Beurreur, metteur en scène et acteur français.
Ces visioconférences sont donc exclusives et donnent donc la chance aux élèves y participant d'acquérir des compétences. Nous espérons que cet article donnera aux futurs élèves de premières l'envie de partager cette expérience.
Siloé MOREL (1A)
Alxandra ZIAJA (1A)
Coup de théâtre : plus qu'un passe-temps
Je témoigne de mon engagement dans cette association cantepienne qui crée et joue.
Coup de Théâtre : créer ensemble, jouer ensemble
Parfois, une activité extrascolaire devient plus qu’un simple passe-temps. Pour moi, ce fut l’association Coup de Théâtre, installée à Chantepie au complexe des Deux Ruisseaux. J’en ai entendu parler pour la première fois grâce à un ami du lycée, membre depuis des années. Intriguée, je lui ai demandé comment s’inscrire et il m’a transmis le numéro de Clémence Harel, la présidente. Quelques démarches plus tard, je rejoignais officiellement le groupe adulte, accessible dès la seconde.
Dès les premières séances, l’ambiance m’a surprise. Le groupe rassemble des personnes très différentes, mais toutes prêtes à jouer, réfléchir, improviser et se lancer. Les débuts sont consacrés à des exercices d’improvisation, histoire de briser la glace et d’apprendre à fonctionner ensemble. Ces moments-là permettent déjà de sentir l’énergie du groupe, entre fous rires, idées inattendues et petites révélations personnelles.
Puis vient la grande question de l’année :quelle pièce allons-nous jouer ou créer ?
Car oui, dans cette association, nous ne nous contentons pas d’adapter Shakespeare ou Molière. Nous imaginons nos propres pièces, de l’histoire jusqu’aux personnages, en passant par les scènes, les dialogues et la mise en scène. Tout se construit petit à petit, avec les idées de chacun, parfois chaotiques, souvent brillantes. Pour quelqu’un qui n’avait jamais joué sur scène, c’est à la fois impressionnant et grisant de participer à la naissance d’un spectacle.
Et toute cette création mène à un moment que nous attendons tous : la représentation de fin d'année, début juin, où nous montons sur scène devant un vrai public. C’est le moment où tout prend vie, où le travail de l’année se transforme en émotions partagées. Une sorte d’aboutissement, mais aussi un début, parce qu’on en ressort toujours avec l’envie de recommencer.
Dans Le bal des vautours, les masques tombent et les instincts se révèlent. Autour d’un héritage convoité, chacun joue sa partition… mais jusqu’où peut-on aller pour en obtenir une part ? Entre tension et ironie, cette pièce plonge le spectateur dans un huis clos où la confiance vacille et où chaque geste peut trahir une ambition cachée.
Hortense BUSSIERE (1STL)
Prix Philoxenia : Ozanam en finale !
Des élèves ont réalisé un court-métrage sur le regard et le geste hospitalier, en lien avec un échange scolaire italien.
Le prix Philoxenia est un prix portant sur l'hospitalité, auquel des élèves de seconde, première et terminale participant à un échange scolaire avec Bologne (Italie) et faisant italien en LV2 ont pu participer.
Ce prix est organisé en partenariat avec l'Enseignement catholique. Les élèves et leur professeur d'italien Mme Zilio souhaitaient faire réfléchir à cette notion d’hospitalité en lien avec ce que les élèves allaient vivre lors de l'échange scolaire avec Bologne.
"L’idée de participer au Prix Philoxenia s’est alors imposée à nous, explique Mme Zilio. Car "Philoxenia, ça signifie l’amour de l’étranger en grec".
Mais pour réussir à ne pas dépasser les 5 minutes de temps réglementaire, il fallait une structure. Pour structurer ce projet, le lycée a donc fait appel à un scénariste et réalisateur professionnel, Stéphane Cazes, installé à Rennes. Il a permis aux élèves de découvrir comment était formé un film et comment en créer un.
Très vite, les idées ont fusé. Au début, c’était compliqué de se mettre d’accord, parce que les idées étaient multiples.
Mais après plusieurs séances autour de la création du scénario, le tournage a pu commencer.
Le court-métrage "Le poids d'un regard, la force d'un geste" raconte l’histoire d’une lycéenne italienne, issue d’un milieu favorisé, qui arrive en France pour un échange. Avec sa correspondante française, elle découvre un autre visage de la réalité sociale : celui d’un homme sans domicile fixe. Peu à peu, son regard change. Le geste d’hospitalité prend forme : elle l’aide à décrocher un entretien d’embauche dans un magasin voisin.
Lors de ce tournage entre le lycée et la gare de Cesson-Sévigné, certains ont joué devant la caméra, d’autres ont préféré rester en coulisses.
La correspondante d'une des élèves y a par ailleurs participé en jouant le rôle de l'italienne.
Une fois finalisé, le court-métrage a été envoyé pour participer au concours.
Durant le voyage à Bologne, la nouvelle tombe, "Nous sommes finalistes".
Un appel pour obtenir des votes est organisé.
Suite à cette nouvelle, 3 élèves sont partis à Paris pour assister à la remise des prix.
Au final, pas de prix à la clé mais de magnifiques moments de convivialités, de partages et de découvertes multiples sur le cinéma et l'hospitalité.
Alice YVERT (1B)
L'APEL, qu'est ce que c'est ?
Découvrons l'association des parents d'élèves du lycée.
Dans notre lycée, certains acteurs de la vie scolaire restent peu visibles, mais jouent pourtant un rôle important.
C’est le cas de l’APEL (Association des Parents d’Élèves de l’Enseignement Libre).
Composée de parents bénévoles, l’APEL s’implique tout au long de l’année pour soutenir les élèves et les projets du lycée. Derrière de nombreuses initiatives, elle contribue notamment au financement d’activités comme les voyages scolaires ou certains projets éducatifs.
Parmi les actions mises en place, la vente de sweat aux couleurs du lycée occupe une place importante. Proposés aux élèves à la petite p’OZ, ces sweat gris arborant le logo du lycée permettent de financer une partie des projets scolaires tout en renforçant le sentiment d’appartenance à l’établissement des élèves.
Au-delà de ces actions, l’APEL joue aussi un rôle de lien entre les familles et l’équipe éducative. Elle participe ainsi, de manière discrète mais efficace, à la vie du lycée.
Même si elle reste peu connue des élèves et des parents, l’APEL n’en demeure pas moins un acteur du quotidien scolaire grâce à la dizaine de parents bénévoles qui s'en occupent.
À l’avenir, mieux faire connaître l’APEL auprès des élèves et des parents pourrait permettre de valoriser davantage ses actions et d’augmenter la participation à celle-ci. Car derrière ces initiatives, c’est un groupe de bénévoles engagés qui contribue, au quotidien.
Clément BOCQUENÉ (1B)
L'équipe de vie lycéenne, c'est quoi exactement ?
Quand les élèves prennent les choses en main.
L'équipe de Vie Lycéenne aussi appelée CVL (Conseil de Vie Lycéenne), existe au lycée Ozanam depuis maintenant 3 ans. Encadrée par les responsables de vie scolaire des deux pôles (LEGT et LP), cette instance est ouverte à tous les élèves volontaires qui souhaitent participer activement à la vie du lycée et de faire entendre leurs voix.
Des projets solidaires au cœur de l’engagement
L’une des missions principales est l’organisation de projets solidaires. Tous les ans, l'équipe sélectionne des associations et propose diverses actions : la collecte de jouets et d’aliments en décembre, le bol de riz et la vente de tulipes. Les dons récoltés soutiennent des associations locales et parfois internationales.
Améliorer le cadre de vie au lycée
Lors des réunions, les membres échangent leurs avis sur le fonctionnement de l’établissement grâce aux retours des lycéens et proposent des idées qui amélioreraient le quotidien de tous. Parmi les réalisations marquantes : la création du foyer en 2024, un espace pensé par et pour les lycéens.
Les membres de l'équipe sont actifs tout au long de l'année ; à Noël, des activités créatives sont proposées sur le temps du midi (cartes de vœux, karaoké, concours des talents) et ils participent à la mise en place des projets comme cette année avec « l’arbre des mots » dans le hall Europe.
Témoignage
« Depuis la création de l’équipe de vie lycéenne, j’ai le sentiment d’être plus écoutée par le lycée et de pouvoir mener de vraies actions ! Je pense que toutes les actions qui ont été mises en œuvre permettent de faire vivre le lycée et de proposer des temps agréables pour les élèves. Et la création du compte Instagram cette année, nous permet de partager nos actions et de laisser les lycéens s’exprimer davantage. » (Jade Guilloux, membre de l'équipe de vie lycéenne).
Pour rejoindre l'équipe ou suivre leurs actions, retrouvez-les sur leur compte Instagram @equipevielyceenne.oz ou contactez les RVS !
Anaé TRAVERS (TC)
L'astronomie,de plus en plus précise
Depuis toujours, cette science nous aide à comprendre l’Univers et ses origines.
L’astronomie est la science qui étudie l’Univers et tout ce qu’il contient, comme les étoiles, les planètes, les galaxies et les autres objets célestes. C’est l’une des plus anciennes sciences, car dès l’Antiquité, les humains observaient le ciel pour se repérer dans le temps et dans l’espace. Aujourd’hui, grâce aux progrès technologiques, les scientifiques peuvent observer l’Univers avec beaucoup plus de précision.
Dans le système solaire, il y a le Soleil, une étoile autour de laquelle tournent huit planètes. La Terre est la seule planète connue à abriter la vie. D’autres planètes, comme Mars, intéressent les scientifiques car elles auraient pu accueillir de l’eau dans le passé. Jupiter est la plus grande planète du système solaire et possède de nombreuses lunes. Saturne est célèbre pour ses anneaux spectaculaires, visibles avec un télescope. Plus loin, Uranus et Neptune sont très froides et éloignées du Soleil.
Au-delà du système solaire, il existe une immense quantité d’étoiles regroupées en galaxies, de très grands ensembles. Notre galaxie s’appelle la Voie lactée et contient des milliards d’étoiles et de systèmes planétaires. D’autres galaxies encore plus éloignées existent aussi, parfois très différentes de la nôtre.
Les astronomes utilisent des télescopes pour observer le ciel, certains sur Terre et d’autres dans l’espace. Ces outils permettent de voir des objets très lointains et très anciens et d’étudier la formation des étoiles et des planètes. Les scientifiques cherchent aussi à comprendre l’origine de l’Univers. La théorie du Big Bang explique qu’il a commencé il y a environ 13,8 milliards d’années et qu’il est en expansion.
L’astronomie étudie également les trous noirs, les comètes et les astéroïdes. En résumé, elle permet de mieux comprendre l’Univers et notre place à l’intérieur, en montrant que la Terre est une petite planète dans un Univers immense.
Pour ceux qui s’intéressent à l’astronomie, il existe une application appelée Sirius Stars (gratuite), qui permet d’observer le ciel facilement en identifiant étoiles, planètes et constellations, et de suivre les actualités astronomiques.
Charles GENESTINE (2B)
Artémis II, le début d'une nouvelle course à la Lune
Le 6 avril 2026, l'équipage de la mission Artémis II a survolé la Lune, une première depuis 50 ans.
Tout commence durant la guerre froide, une course à l'espace débute et les États-Unis lancent le programme Apollo avec pour objectif d'envoyer des hommes sur la Lune. Dans la nuit du 20 au 21 juillet 1969, Neil Armstrong et l'équipage Apollo 11 posent le pied sur le sol lunaire pour la première fois. D'autres missions se sont succédées et personne n'est jamais revenu vers la Lune depuis Apollo 17 en décembre 1972.
50 ans plus tard, les États-Unis veulent retourner sur la Lune pour y rester plus longtemps, à travers le programme Artémis. En effet, le 1er avril, quatre astronautes s'élancent vers la Lune à bord de la capsule Orion. Le lundi 6 avril, le vaisseau se place en orbite lunaire et les astronautes deviennent les êtres humains à avoir voyagé le plus loin dans l'espace. Le canadien et les trois américains ont observé la face cachée du satellite, une éclipse solaire ainsi qu'une collision entre des météorites et la Lune. Arrive ensuite la phase la plus délicate de la mission, le retour sur Terre, qui va prendre plusieurs jours. Le samedi 11 avril, il est 2h, heure française, lorsque la capsule fait son entrée dans l'atmosphère à environ 40 000 km/h. Sept minutes plus tard, le vaisseau amerrit dans l'océan Pacifique, après dix jours de périple.
La NASA travaille désormais sur les prochaines missions d'Artémis dont la quatrième en 2028, qui prévoit un atterrissage sur la Lune.
La Chine est aussi impliquée dans cette course à la Lune. Le programme de l'administration spatiale nationale chinoise, qui se nomme Chang'e, envoie un astromobile sur la Lune depuis 2007, en exploration lunaire. La Chine prévoit elle aussi un séjour avec des astronautes.
Ces missions prouvent progressivement que l'Homme peut aller sur la Lune pour une longue durée. Les agences spatiales de la Chine et des États-Unis prévoient prochainement, des constructions de maisons par des robots sur la Lune, pour permettre à l'humain d'y vivre et respirer.
Léo CARPENTIER (2C)
Des stades aux conflits : comment la géopolitique s’invite dans le sport
Le sport a souvent été présenté comme un espace neutre, mais l’histoire montre qu’il est étroitement lié aux tensions géopolitiques.
Dès les années 1930, la figure de Jesse Owens illustre ce lien. Lors des Jeux olympiques de Berlin 1936, cet athlète afro-américain remporte quatre médailles d’or en athlétisme sous le regard du régime nazi, contredisant directement l’idéologie raciste d’Adolf Hitler. Le stade devient alors un lieu de confrontation symbolique entre sport et propagande.
Quelques décennies plus tard, pendant la Guerre froide, cette tension prend une forme encore plus explicite. Les Jeux olympiques de Moscou 1980 sont boycottés par les États-Unis à la suite de l'invasion de l'Afghanistan par les Russes. En retour, l’Union soviétique boycotte les Jeux olympiques de Los Angeles 1984. Le sport devient alors un outil diplomatique, voire une arme politique.
Durant les Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina en 2026, un athlète ukrainien participant aux épreuves de skeleton a été disqualifié pour avoir porté un casque rendant hommage à ses coéquipiers morts au combat lors du conflit avec la Russie.
Cet incident met en lumière la difficulté pour les athlètes de rester simplement compétiteurs dans un monde où le sport est devenu un terrain de confrontation politique. Pour les athlètes ukrainiens, chaque performance sur la scène mondiale est teintée par les enjeux de la guerre qui déchire leur pays. Plus qu’un simple acte sportif, leur participation se transforme souvent en un symbole de résistance face à l’agression.
Cet été, la Coupe du monde de football 2026, organisée notamment aux États-Unis, qui se déroulera du 11 Juin au 19 juillet, soulève déjà des inquiétudes. Certains supporters pourraient rencontrer des difficultés pour voyager en raison de tensions diplomatiques ou de restrictions de visas. La participation de l’Iran, par exemple, pourrait être remise en cause, du fait des conflits actuels.
Pol FONTAINE JOSSET (2G)
Jules LE NECHET (2G)
« J'avais l'impression que le stade chavirait »
Rencontre avec un journaliste de Ouest-France, envoyé spécial au Mondial 2026.
La 23e Coupe du monde de football se déroulera du 11 juin au 19 juillet prochain aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique. Cet évènement, qui a lieu tous les quatre ans, rassemblera les meilleures sélections nationales, une seule pourra obtenir le titre de championne du monde. Contrairement aux éditions précédentes où la compétition se disputait avec 32 équipes, il y en aura cette fois 48.
Arnaud Huchet, journaliste sportif à Ouest-France, a déjà couvert deux Coupes du monde, en Russie en 2018 et au Quatar en 2022, et sera de nouveau envoyé spécial, aux Etats-Unis en juin prochain. Il répond à nos questions.
Y a t-il une journée type pour un envoyé spécial à la Coupe du monde ?
Pas vraiment, chaque jour est différent. Le repère commun est cependant les matches. Par exemple, en Russie on pouvait couvrir seulement un seul match par jour, en raison des longues distances dans le pays, entre chaque ville hôte, chaque stade. Contrairement au Quatar, où les distances étaient plus courtes, on pouvait suivre plusieurs matches par jour. Le matin, on écrit pour le journal du lendemain et le site internet, ensuite on se rend au stade pour analyser le match, rencontrer les joueurs et le public. Le rythme est très dense et on a peu de temps pour soi. On peut dire qu'une journée commence à 8 h et se termine vers minuit.
L'ambiance est-elle différente des autres compétitions ?
Oui, surtout avec les Sud-Américains, l'ambiance est incroyable, c'est à vivre une fois dans sa vie. Les Britanniques chantent beaucoup aussi. Mais chaque pays amène son ambiance. On ressent aussi la fraternité entre les équipes au moment des matches, c'est vraiment unique.
Un moment marquant à retenir ?
En 2018, pendant le match opposant l'Argentine au Nigéria, j'ai eu les larmes aux yeux. L'ambiance était vraiment spéciale, j'avais l'impression que le stade chavirait. Les matches de l'équipe de France m'ont aussi marqué, notamment lors de leur demi-finale contre la Belgique en 2018, l'équipe dégageait une énergie incroyable.
Que pensez-vous de la nouvelle organisation avec 48 équipes ?
C'est bien pour les petits pays, mais cela n'a pas vraiment d'intêret pour la compétition. On risque une saturation de football, avec toujours plus de matches et plus de transports en avion, cela enlève l'intérêt de se qualifier pour la Coupe du monde.
Alice COTE (1A)
24h du Mans : ça nous concerne... un peu !
Le lycée forme des futurs professionnels du monde du sport automobile.
Chaque année, la Ville du Mans organise l’une des compétitions les plus mythiques du sport automobile : les 24 Heures du Mans. Créée en 1923, cette course d’endurance consiste à parcourir la plus grande distance possible en 24 heures sur le célèbre Circuit de la Sarthe. Mêlant vitesse, stratégie et fiabilité mécanique, l’épreuve est considérée comme un défi ultime pour les constructeurs et les pilotes.
La 94e édition de cette célèbre course d’endurance automobile a été disputée les 13 et 14 juin 2026 sur le circuit de la Sarthe. Cette édition était très attendue des amateurs de cette course. Les 24 Heures du Mans sont une course d’endurance où le classement final dépend du nombre de tours parcourus en 24 heures.
Pour rappel en 2025, la victoire a été remportée par l’équipe AF Corse avec la Ferrari 499P n° 83, qui a bouclé le plus de tours avec une très faible avance sur ses poursuivants. Derrière, Porsche Penske Motorsport a terminé deuxième, suivie d’une autre Ferrari, montrant une lutte très serrée entre les constructeurs.Et pour Ozaman, quel rapport ?
À Cesson-Sévigné, le lycée Ozanam partage un lien évident avec les 24 Heures du Mans à travers ses formations en bac et BTS Maintenance des Véhicules. Comme dans la célèbre course, les élèves y développent des compétences clés : précision mécanique, diagnostic rapide et travail en équipe.
L’établissement ne se limite pas à la théorie. Il participe à des projets et challenges automobiles, en lien avec des constructeurs et des compétitions techniques. Ces expériences plongent les élèves dans un univers proche de celui du sport automobile.
Sans être directement engagé au Mans, le lycée Ozanam forme ainsi les futurs professionnels capables d’évoluer dans ce secteur exigeant, où performance et fiabilité sont essentielles.
Mathéo PERROTTET (2C)