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N° 32 - Janvier 2024 - Portes Ouvertes | www.lyceehotelier.com |


Ils ont ouvert leur café-restaurant
J’ai fait un bac pro à La Guerche en 2008, puis un BTS à Dinard. Pour la gestion, l’économie, le droit, il fallait s’accrocher. On était trois, les autres venaient de bacs techno ou généraux. Mais en pratique, on alignait tout le monde. Travailler en équipe, gérer des commis, ça, on savait le faire !
Cuisiner "proche des gens"
J'ai bougé : six mois en humanitaire à Djibouti, avec une amie, une super expérience. Dans un bistrot à Levallois-Perret, avec un chef exceptionnel, dur, mais doué, qui travaillait les produits frais. Le gastro, ce n’est pas mon truc, moi j’aime cuisiner proche des gens. Et Paris, c’est une ouverture culturelle incroyable, on a fait des théâtres, des expos, on en a bien profité. À Pornichet, avec ma meilleure copine, j’ai été cheffe de partie puis second de cuisine
Une histoire de copains
J'étais avec Quentin en BEP, on s'était toujours dit qu'on ouvrirait un resto ensemble. Un de nos copains enterrait sa grand-mère à Pocé-les-Bois, on est allés boire un pot au café ; le propriétaire voulait vendre. On s’est décidés en 30 mn… La création d’entreprise, ça me paraissait beaucoup plus compliqué que ça ne l’a été. À la Chambre de Commerce et d’Industrie de Vitré, on a été bien accompagnés, on a eu des financements. Il ne faut pas hésiter à demander.
On a démarré le 13 janvier 2020. En mars, on était confinés... On a pu rester ouverts parce qu’on avait le tabac, et on a fait des plats à emporter. Ça nous a permis de passer du temps avec les gens, ça fait du bien d’oublier nos téléphones et de ramener du contact !
Dans la vie, il prendre les choses, en fait. Il y a des opportunités, il faut les saisir.
Sophie TOUCHARD
Cuisinière à Londres, Marine témoigne
"Après mon bac pro à La Guerche, j’ai fait un BTS chez Ferrandi, à Paris. J’étais en alternance chez Pierre Gagnaire, au Gaya*. Le rythme est intense, mais l’ambiance en cuisine est géniale, c’est comme une famille. Après une mention complémentaire en pâtisserie, je suis passée au restaurant ***, toujours chez Pierre Gagnaire. Puis j’ai eu envie de reprendre la cuisine, et aussi de voyager, et depuis trois mois, je suis à Londres.
Partir à l'étranger
Je travaille au Sketch, un grand établissement avec plusieurs restaurants : un tea-time, un gastro : le Lecture room***, où je suis, et un autre qui fait des brunches et des soirées à thème. Il y a beaucoup d’étrangers : dans mon équipe, sur quatorze employés, douze nationalités différentes !
Partir à l'étranger demande de l'organisation. Maintenant que l’Angleterre est sortie de l’Union européenne, c’est plus difficile d’y entrer. J’ai déboursé plus de 1800 € pour le visa (plus de 1000 €), la sécurité sociale (600 pounds, sans compter la mutuelle) et les tests d’anglais, obligatoires : il faut le niveau B1. Mais une fois réglée la question des papiers, les déplacements vers la France sont simples, surtout avec l’Eurostar.
J'ai trouvé ma voie
Je suis contente d’avoir trouvé ce que je voulais faire : je vois tant de personnes qui se cherchent, et je trouve ça triste. J’ai beaucoup apprécié mes années au lycée de la Guerche, où j'ai énormément appris, en particulier grâce aux concours. Je suis restée en contact avec les profs, et je suis le lycée sur les réseaux sociaux.
Un conseil à donner aux jeunes ? Foncer ! Il faut en profiter tant qu’on peut le faire. Moi, j’ai saisi l’occasion, et je ne regrette pas une seconde !"
Marine FAVERAIS
