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Semaine banalisée pour les CAP1
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Carte blanche
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En Normandie avec les CAP2
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Passion cuisine
| N° 37 - Juin 2026 | www.lyceehotelier.com |
S’engager aujourd’hui pour valoriser les métiers de demain
Les métiers de la restauration et de l’hôtellerie sont des métiers de passion, d’exigence et de transmission. Au sein de notre lycée, nous constatons chaque jour l’investissement et l’engagement des jeunes dans l’apprentissage de leur futur métier, qu’il s’agisse de la cuisine, du service en salle, de la commercialisation ou de l’hôtellerie.
Cette implication ne naît pas par hasard. Elle se construit grâce à la curiosité, à la motivation et à l’envie de progresser. Ces qualités sont encouragées et développées par une équipe enseignante et des personnels engagés, qui accompagnent les élèves dans leur parcours de formation. Elles sont également soutenues par les nombreux partenaires et professionnels de la restauration qui partagent leur savoir-faire et leur expérience.
Tout au long de l’année, cette dynamique prend vie à travers des projets culturels, artistiques et professionnels, des master classes, des travaux pratiques délocalisés, des rencontres avec des chefs, des hôteliers et des entrepreneurs, ainsi que de nombreuses expériences de terrain. Ces actions permettent aux élèves de découvrir la richesse de leur secteur d’activité, d’élargir leurs horizons et de donner du sens à leurs apprentissages.
Créativité et professionalisme
L’engagement des jeunes dans ces projets renforce leur confiance, développe leurs compétences et nourrit leur ambition. Il contribue également à faire évoluer le regard porté sur les métiers de la restauration et de l’hôtellerie. Ces professions, essentielles à notre économie et à notre art de vivre, retrouvent ainsi toute leur noblesse et leur attractivité.
En valorisant le talent, la créativité et le professionnalisme de nos élèves, nous participons collectivement à donner un nouveau blason à ces métiers d’excellence. Plus que jamais, l’avenir de la restauration et de l’hôtellerie se construit grâce à une jeunesse motivée, curieuse et prête à relever les défis de demain.
Sophie RAULET,
Chef d'établissement
« Je m'étais dit qu'un jour j'enseignerais... »
Depuis janvier, Vincent Chevrier remplace Nadine Masala en Commercialisation et Services en Restauration (CSR).
« J'ai passé mon bac professionnel à Saint-Méen-le-Grand, puis un BTS Mercatique et gestion hôtelière à Dinard. En 2005, j'ai intégré le Brit Hotel de Rennes, où j'ai été responsable de salle, puis adjoint de direction, et en 2013 j'ai pris la direction de l'établissement, un rythme intense pendant 15 ans. En 2020, j'ai eu besoin de souffler, je suis entré au restaurant À la Part de Cesson, et puis l'occasion s'est présentée de venir enseigner ici. J'avais toujours eu dans un coin de ma tête qu'un jour j'enseignerais.
Donner de la confiance
Cela m'oblige à revoir mes classiques, qui sont un peu rouillés, mais c'est tout l'intérêt. Je veux apporter aux élèves un vécu, un savoir-être, un regard plus actuels sur le métier, et surtout leur insuffler du dynamisme. Ce qu'on attend d'eux en entreprise, c'est prendre en compte une problématique, un inattendu, gérer un rang directement, je veux leur donner de la confiance et du rythme. Et les ouvrir à d'autres formes de restauration que le gastronomique. Les comportements ont beaucoup changé, les temps de repas sont de plus en plus courts, le client s'oriente plus vers le plat du jour, ou la carte, que vers le classique entrée-plat-dessert.
La réalité du terrain
Durant mes études, j'ai passé plusieurs concours et j'encourage les jeunes à le faire, c'est un moyen de se dépasser, et la relation avec le professeur n'est pas la même. Et je voudrais les attirer vers la salle, alors que beaucoup ne voient que par la cuisine. Les émissions vendent du rêve, mais dans l'entreprise, il faut exploiter son produit au mieux, réutiliser les restes, limiter les pertes, limiter la consommation d'énergie, d'eau. On produit pour 40, on a 25 clients, qu'est-ce qu'on fait du reste ? La réalité du terrain n'est pas celle de la télévision. »
Propos recueillis par BBD
Éric Chopin : « écrire, c'est choisir »
Le jeudi 21 mai, les élèves qui ont participé à la rédaction de notre journal ont rencontré Éric Chopin, notre journaliste référent. Journaliste professionnel d'Ouest-France, aujourd'hui en retraite, son rôle est de relire les articles et d'apporter des indications et des axes d'amélioration d'ordre journalistique, il est responsable de quelques-uns de nos titres les plus percutants ! L'échange a été riche.
Kenzo : "J'ai trouvé dommage de ne pas pouvoir tout mettre." Éric Chopin : "Écrire c'est choisir. Surtout dans un journal, car il y a peu de place. Ce qui aide à "boucler" l'histoire, c'est la notion d'angle."
Agathe "J'ai trouvé intéressant et très touchant d'écrire sur son prochain, de connaître un peu plus sur la situation de Baptiste en l'ayant interviewé." Jean-François : "Écrire un article, ce n'était pas mon projet, mais je suis content de l'avoir fait et d'avoir abouti à quelque chose. C'était la première fois que j'écrivais vraiment, et j'ai bien aimé l'expérience."
Éric : "Les journaux de lycée ne sont pas faits pour reproduire ce qui est écrit ailleurs, ce qui m'intéresse, c'est vous, qui faites l'effort de vous intéresser à un sujet, même si, pour vous, écrire est difficile, même si vous faites des fautes. J'espère que cette expérience vous aidera à savoir ce qu'est une information, et vous apportera un autre regard sur les journaux, où les articles sont écrits par des professionnels, formés pour ça, et qui respectent des règles. Soyez des lecteurs attentifs et surtout, vérifiez !"
BBD
Baptiste chez les « Quatre Garçons »
Le lycéen pro témoigne sur son stage dans un restaurant guerchais. Envoyez !...
En lycée pro, on fait des stages dans des restaurants : des Périodes de Formation en Milieu Professionnel (PFMP). C'est une bonne façon de découvrir le monde du travail, en particulier les horaires. Dans l'hôtellerie-restauration, on travaille midi et soir, jours fériés et week-ends.
Fin janvier, j’étais aux Quatre Garçons, à La Guerche-de-Bretagne : mon premier semi-gastronomique. J’étais en service en salle. Les restaurateurs, de plus en plus, s’orientent vers la prise de commande numérique, sur téléphone ou sur tablette. C’est plus simple à lire que les bons, et plus rapide. On saisit tout : entrées, plats, desserts, boissons. Si les clients prennent un apéritif, on attend qu’ils aient terminé pour valider les entrées, et cela informe la cuisine. Une cloche sonne au passe pour avertir le serveur qu’il peut envoyer, c'est-à-dire que le plat est prêt et qu'il peut l'apporter sur table. Quand les desserts sont presque terminés, on propose des boissons chaudes.
Champagne et roses !
Pour la soirée de la Saint-Valentin, les tables étaient nappées, avec une rose sur chacune. C’était un menu unique. La prise de commande était donc simplifiée, on avait seulement à envoyer au fur et à mesure. Et durant toute la semaine, on offrait aux couples une coupe de champagne.
Il faut s’adapter à la clientèle. Tous n'ont pas le même rythme. Certains sont pressés, car ils travaillent et veulent manger rapidement. D’autres veulent prendre plus de temps, profiter du repas pour être ensemble, discuter, et passer un bon moment.
J’ai appris à servir des adultes que je ne connaissais pas. Ça peut être impressionnant, on peut faire des erreurs, ou parler de manière inadaptée. Au lycée, les clients sont surtout des élèves, ou des professeurs.
Baptiste PERROIS,
CAP 1 CS HCR
Remise des diplômes et retrouvailles...
Le jeudi 5 février s'est déroulée au lycée la remise des diplômes. Notre envoyé spécial, Baptiste, était présent. Témoignage.
"En effet, j'ai reçu ce jour-là mon diplôme de CAP PSR, avec mention Assez Bien.
Au début, Mme Raulet a félicité tous les élèves d'avoir bien travaillé pour réussir leurs examens. Tous les niveaux étaient représentés : CAP cuisine, PSR et service ; bac pro cuisine, et service ; également les BTS, et les mentions complémentaires : accueil-réception et pâtisserie.
Les professeurs principaux concernés étaient présents, ainsi que les parents.
Avec Mme Raulet, j'avais choisi des musiques adaptées à la situation, et j'ai lancé la playlist après son discours. C'était fait pour créer une ambiance festive, et rappeler aux anciens élèves leurs bons moments passés au lycée.
Ça a été l'occasion pour eux de retrouver leurs professeurs, ces derniers ont pris des nouvelles, et demandé dans quels établissements ils travaillaient. Pour ma part, j'ai été content de revoir Aaron et Charles, mes camarades de CAP PSR, avec qui je m'entendais vraiment bien.
Quand la cérémonie a été terminée, la chef d'établissement a invité tout le monde à partager un vin d'honneur avec des petits fours préparés au lycée, bien sûr !
Baptiste PERROIS, CAP1 CS HCR
La « suite Liz Taylor » est ... Royale !
Les CAP2 visitent l’Hôtel Royal 5* et l’Hôtel du Golf 4* du groupe Barrière à Deauville.
« Vendre de l’émotion »
Construit en 1913, l’Hôtel Royal borde la grande plage de Deauville. Il accueille des clients VIP lors de grands événements internationaux comme le festival du film américain, le G8… S’appuyant sur une équipe de 30 CDI et une centaine de saisonniers, le directeur de l’établissement et la responsable RH affichent clairement l’objectif : « Nous vendons de l’émotion à nos clients, la qualité du parcours client est notre priorité ».
« 2500 à 5000 € la nuit »
Tout est pensé pour répondre sur place aux moindres désirs du client : restaurant, piscine, spa, thalasso, casino... Les chambres et suites sont facturées entre 2500 et 5000 € la nuitée. Elles portent des noms évocateurs, comme les suites « Amicalement Vôtre » et « Liz Taylor » que nous avons visitées.
Avec sa vue imprenable sur la plage, la suite "Liz Taylor" est décorée dans un bleu spécialement inspiré de la couleur des yeux de l’actrice jusque dans les pampilles de verre qui ornent le lustre du salon. Au mur, un portrait de l’actrice ainsi qu’un courrier écrit de sa main ajoutent au charme du lieu.
Elie : "J'ai aimé visiter les suites et voir le nombre de célébrités qui ont séjourné à l'hôtel Royal !".
« Fragrance signature »
Construit en 1929, l’Hôtel du Golf domine la ville. Chaque année, il accueille une clientèle d’habitués gravitant dans le monde du cheval à l'occasion des ventes de pur-sang Arqana réputées au niveau mondial. Les clients fortunés, en quête de discrétion, trouvent dans cet hôtel l’écrin parfait pour un séjour exclusif le temps de conclure leurs transactions.
Tristan : "J'ai préféré l'Hôtel du Golf pour sa décoration et surtout pour son panorama et sa vue dégagée depuis les suites. J'ai été surpris que le personnel ait été très abordable."
Partout dans les deux établissements, une senteur boisée et légèrement épicée flotte dans l’atmosphère. « C’est notre fragrance signature, créée spécialement pour tous nos établissements » nous explique-t-on. Jouer sur les sens du client, c’est aussi ça créer l’émotion qui donnera au client l'envie de revenir !
Les élèves de CAP2.
Véronique BRANDON,
professeure de maths-sciences
6 Juin 1944 : encore des vestiges !
Accompagnés de Corine, notre guide conférencière, nous avons découvert le Débarquement autrement.
Autour des imposantes batteries de Longues-sur-Mer, notre guide nous présente le fameux foulard d'évasion. Carré de tissu imprimé avec une carte de France et les axes routiers principaux de l'époque, il permettait aux aviateurs de "s'échapper" plus facilement si leur avion était abattu.
Tous en tenue !
Après un essayage de casques pour deviner lequel correspond à quelle nation (Canada, France, Royaume-Uni, Allemagne), voici les vraies tenues de soldats à essayer. Nos trois modèles sont Keilyan qui porte une tenue de soldat, Gabriel qui porte tenue et matériel de sergent,et Aymeric qui porte une tenue et matériel d'officier. Le verdict est sans appel ! Gabriel : "Les vêtements des soldats ne sont pas pratiques, ils grattent". Keilyan : "On avait froid avec la tenue des soldats. Sans parler du poids du matériel, dont les 7 kg de la mallette téléphone" !
Arromanches
Dernière visite de la journée, Arromanches et son port flottant. Kais : "On pouvait encore voir des restes de constructions dans l'eau qui faisaient 10 à 15m de haut sur plusieurs kilomètres de long, tout rouillés par l'eau et le temps". Colyne : "Le fait de voir encore quelque chose d'aussi vieux est émouvant."
Les élèves de CAP2
Des pommes mais pas que...
Le voyage est aussi l'occasion de découvrir ou redécouvrir certains produits emblématiques normands : beurre, crème, lait, pommes, produits de la mer...
Caramels d'Isigny
A la coopérative d'Isigny, nous visitons les ateliers de production des fameux caramels. La recette est simple : lait d'Isigny, beurre AOP d'Isigny, crème AOP d'Isigny, sucre de betterave, glucose. Le tout est cuit dans des cuiseurs en cuivre des années 50, puis refroidi, moulé à la main, et enfin découpé en petit caramels emballés mécaniquement. Evidemment, nous avons eu droit à une dégustation bien appréciée, puis place aux achats à la boutique !
Métier : patron-pêcheur
A la faveur d'une visite du port de Grandcamp-Maisy, nous découvrons la pêche à la Saint-Jacques avec Pierre-Alain, patron pêcheur, et son équipage, dont Noa, 18 ans, en Bac Pro métiers de la mer. Les pêcheurs partent en mer pour 24h de pêche très réglementée. Ils utilisent des dragues métalliques dont le maillage permet de calibrer les prises. Au retour, après avoir débarqué leur pêche à la criée, ils passeront une bonne partie de la journée à nettoyer et remettre en état leur matériel sur le quai.
La Royale d'Isigny
Nous découvrirons que certains produits de la mer normands sont très réputés. C'est le cas de la Royale d'Isigny , une huître de la baie de Veys, reconnue par des guides renommés.
Les élèves de CAP2
Les mystères de Brocéliande
Dans la forêt de Brocéliande, l’ambiance est calme et mystérieuse. Le sol est couvert de feuilles rouges et un vent léger souffle dans les arbres. On entend les bruits de la nature et parfois le soleil apparaît entre les branches.
Nous passons aussi près de la "pierre d’histoires", où l’on parle de Gauvain, le beau chevalier. Ensuite nous allons vers la fontaine de Barenton, un lieu célèbre où Merlin rencontra Viviane.
Nous avons beaucoup aimé cette visite car la forêt est pleine de mystères.
Sullivan BONNIER, CAP1 CS HCR
Une semaine de découvertes pour nos CAP
Du 9 au 13 mars, pas de cours ! Mais des sorties hors les murs, et des expériences inédites, partagées entre jeunes et avec les professeurs.
Le 9 mars, à Vitré, la classe de CAP 1 a visité le château, qui est aussi le siège de la mairie.
Puis nous avons déjeuné au restaurant de l’Établissement et Service d’Aide par le Travail (ESAT).
Nous y avons rencontré Charles, un ancien élève du lycée, qui travaille maintenant là-bas. L'ESAT est un établissement médico-social qui a pour objectif l’insertion sociale et professionnelle des adultes handicapés.
Au menu : carpaccio de saumon et Saint-Jacques, pavé de bœuf et frites sauce béarnaise, brioche perdue au caramel beurre salé.
L'après midi nous avons visité la vieille ville.
Lina MHADHBI et Léa GRIMM, CAP1 cuisine
Visite à l'EHPAD de La Guerche
Les CAP1 Cuisine et PSR ont visité une cuisine de collectivité, aux exigences particulières compte tenu du public auquel elle est destinée.
Nous avons été accueillis par l'équipe, et nous nous sommes mis en tenue professionnelle. Nous avons fait deux groupes pour la visite.
Puis les cuisiniers nous ont expliqué les textures modifiées adaptées aux difficultés des résidents : les manger-main, qui sont des cubes de nourriture gélifiée, l'eau, gélifiée également, pour faciliter la déglutition : nous l’avons goûtée et trouvé qu'elle avait un goût de médicament.
Ils nous ont fait des démonstrations sur le manger-main. Nous avons pu reconstituer du couscous, mais aussi de la salade-vinaigrette ! et, étonnamment, les saveurs étaient bien reconnaissables. Nous avons fini par une dégustation.
Les cuisiniers proposent des soirées à thème : les convives apprécient particulièrement les soirées "Repas chinois".
Nous avons découvert des méthodes de travail différentes des nôtres, en particulier les techniques de découpage, très particulières.
Nous avons ressenti une bonne ambiance, et la volonté de l'équipe d'apporter vraiment du plaisir aux résidents à l'occasion des repas.
Yacin AIT GHERBI, CAP1 PSR
Un hôtel au style étonnant
Nous nous attendions à une visite banale d’un hôtel-restaurant et nous avons été très surpris. de découvrir le Mama Shelter, hôtel**** à Rennes.
La terrasse extérieure annonçait déjà la suite : des plantes, des couleurs, des sofas fleuris ; une ambiance vintage chic, beaucoup de références aux dessins animés des années 80, à côté de mosaïques art déco et de meubles magnifiques.
Ensuite, nous sommes entrés dans le restaurant panoramique avec vue sur la place des Lices, très bien décoré avec une lumière naturelle qui se reflète sur plusieurs miroirs, donnant une impression d’immensité. Nous avons vu aussi le bar à cocktails et la salle de karaoké.
Lého DHAUSSY, CAP1 HCR
Cuisiner des herbes sauvages
À Bais, Marie-Renée Rupin nous a fait découvrir des plantes sauvages comestibles, que nous avons cueilli auprès de chez elle, dans la nature. Il faut faire très attention, car certaines ressemblent à des plantes toxiques : l'ail des ours, par exemple, à ne pas confondre avec le muguet.
Pour d'autres, c'est facile de ne pas se tromper : l'oseille sauvage, le pissenlit, la primevère, le nombril de Vénus, et surtout l'ortie, celle-ci, tout le monde la reconnaît sans problème !
Ensuite, nous avons préparé différentes recettes : du tartare d’ortie, et du pesto d'oseille, à tartiner. Des gougères à l'ail des ours, cuites au four. Une tarte aux fleurs de primevères.
Béatrice BADOUL-DESBOIS,
dame du CDI
Chez les sapeurs-pompiers
Nous avons visité la caserne de La Guerche avec Solène, et notre professeur, M. Méchard, qui sont tous deux sapeurs-pompiers volontaires. Nous avons vu les camions, les combinaisons et le matériel.
M. Méchard : "C'est une manière de rendre service à la population, et ça vous assure une activité physique régulière. Sans les pompiers il n’y aurait pas d’interventions aussi rapides, de plus les services sont gratuits. Les gestes de premier secours devraient être connus de tous, car les premières minutes sont décisives."
Ibrahim NSINGI AGIGI, CAP1 HCR
Street art : radis ou pas radis...
Accompagnés d'un guide, nous avons découvert des oeuvres de street art dans Rennes, exécutées par des artistes comme Touboulik, Ar Furlukin, ou les mosaïques de pixels Space Invaders, un jeu des années 90.
Nous avons fait une chasse aux radis, ces céramiques ont été fixées sur les façades par Ar Furlukin pour symboliser les racines des habitants. Quand la municipalité lui a interdit d'en poser de nouveaux, il en a vendu aux habitants pour qu'ils les posent eux-mêmes. A découvrir.
Louis GANDON, CAP1 HCR
Elles lisent de la romance... et alors ?
Elles parlent de livres, se les échangent, se les conseillent. Mais le genre est contesté. Échange entre une professeure documentaliste et ses lectrices.
La Dame Qui Fait Chut : "La new romance, ça ressemble aux romans de Delly de ma grand-mère - ah, Le Candélabre du Temple... Nous adorions ça toutes les deux. Elle est la seule dans ma famille à m'avoir conseillé des livres, car j'étais totalement libre de mes choix, et je lui suis encore reconnaissante de ce partage."
Alexia : "Je suis fan de new romance, ça permet de passer du temps dans un monde idyllique. Au moins une bonne nouvelle dans ta journée : tu sais que tout va bien se terminer. Les hommes prennent soin des femmes, l'image des femmes est positive. Elles ont le droit de connaître leurs fantasmes et de les exprimer mais cela reste très soft."
Raphaëlle :« 50 nuances de Grey », c’était déjà de la dark romance, mais ce n’était pas très connu, sauf d'un petit milieu qui le lisait, et ça n'a pas fait tant d'histoires. Quand le genre a gagné en notoriété, les éditeurs ont vu qu’il y avait de l’argent à faire, et ils ont rajouté un modèle patriarcal qui n’y était pas au début.
Les gens qui critiquent la dark romance ne la connaissent pas. Quand on lit des situations où la femme est soumise, où il n’y a pas de consentement, ce n'est pas qu’on a envie de les vivre, d’être traitées de cette façon ou de se comporter ainsi.
Un lieu pour l'imagination
La lecture, c’est un lieu pour le fantasme, on peut laisser aller son imagination, sans prendre de risque, parce que ce n’est pas réellement en train de m’arriver, d’ailleurs, je ne le voudrais pas ! Ce n'est pas parce que vous lisez des romans de fantasy que vous rêvez de vous transformer en fée, si ?"
LDQFC : Historiquement, quand, dans les milieux aisés, on a encouragé les jeunes filles à lire, c’était une lecture à voix haute, cela permettait un contrôle. Une jeune fille qui lit en silence, allez savoir ce qu'elle a dans la tête ? La lecture, c'est le plus grand espace de liberté.
R. Et pas question, non plus, que les femmes écrivent. Dans La Chronique des Bridgerton, une femme écrit sous un pseudo masculin des romans à succès, et personne ne croit possible qu'une femme écrive, écrive aussi bien, et surtout, gagne autant d'argent en écrivant !
Propos recueillis par BBD
Je pratique le kite-surf depuis trois ans.
Ils s'envolent entre la mer et le ciel. Ce ne sont pas des poissons volants... mais des kite-surfeurs : Donassian vous fait découvrir sa passion.
Le kitesurf est un sport nautique, qui consiste à glisser sur l'eau, debout sur une planche, tracté par une aile en forme de demi-lune. Pour avancer, il faut contrôler son équilibre et sa vitesse, ainsi que la position de l'aile dans le ciel.
C'est un sport extrême, on peut être emporté par une rafale. Mais si le vent tombe, on se retrouve immobilisé. On s'entraide tout le temps. J'aime les sensations fortes que donnent la vitesse et le vent. On peut aller aussi bien à 100 km/h qu'à 20.
J'ai fait du kite à l'île Maurice, sur le lagon, la mer est comme un lac, le vent est régulier à 20 noeuds, il n'y a pas beaucoup de monde, donc on fait ce qu'on veut. Les conditions les plus dures
Quand je pratique à Quiberon et Carnac, je vais moins vite, car c'est plus difficile. La planche risque de s'enfoncer dans la vague au lieu de passer au-dessus. Les conditions en Bretagne sont parmi les plus dures. Les professeurs nous disent que si on y arrive ici, on y arrivera partout : on a les vagues, on a les algues, et quelquefois, on n'a pas le vent qui convient, soit trop, soit pas assez...
Ne pas avoir peur de la chute
Mais avec les vagues, on peut aussi sauter plus haut pour réaliser des figures, c'est comme un tremplin. Quand je réussis une figure, je suis fier de moi. Cela demande de la patience, car on n'y arrive jamais du premier coup, il me faut parfois quatre heures. Le risque c'est la chute, il ne faut pas avoir peur de se faire mal, sinon on n'essaie pas vraiment.
Donassian OGER-RADENNE,
2de MHR2
Il a proposé un atelier cuisine à l'hôpital
En filière bac pro, les élèves réalisent un chef d'oeuvre, sur le thème de leur choix. Aubin a voulu permettre à des enfants malades, hospitalisés à l'hôpital Sud de Rennes en onco-hématologie pédiatrique, de réaliser un plat gastronomique.
"J'avais cette idée depuis que je suis moi-même sorti du service, et j'avais à cœur de la réaliser. Là-bas, ce n'est pas de la grande cuisine, mais avec les traitements, c'était immangeable. J'ai proposé un plat coloré, et appétissant, parce que, souvent, les enfants ont moins d'appétit. Tout en respectant les contraintes du régime aplasie, qui provoque une baisse des défenses immunitaires : en arrivant, j'ai dû repasser ma tenue, et mettre au lave-vaisselle mon matériel et les assiettes du lycée. Tout a été réalisé dans la cuisine du service, et les produits, offerts par le Super U de Sarah-Bernhardt, ouverts sur place, c'est obligatoire.
Trois goûts diférents
J'avais imaginé des flans de légumes de trois goûts différents, en forme de pièce de puzzle, pour un coté "jeu" : patate douce-carotte, curry, et légumes verts. Accompagné de trois tuiles : une à l'emmental, une salée, colorée en rouge, et une au citron, en forme de tranche. Enfin, une pâte sablée en forme de palette de peintre, avec un peu de ketchup, wasabi et mayonnaise. Six enfants, entre 2 et 18 ans, ont participé à l'atelier, soit pour cuisiner, soit pour manger. Et les soignants ont pu déguster aussi, j'avais prévu pour eux.
Jouer avec la nourriture
Les enfants ont apprécié l'atelier, et V., qui démarrait sa chimio a passé la matinée à cuisiner, alors qu'habituellement elle est malade. Ils ont adoré goûter leurs productions, et un petit a même mis le doigt dans une sauce pour la goûter, et c'était un peu mon souhait : les voir jouer avec leur nourriture, et y prendre plaisir.
J'étais content de revenir dans ce service pour autre chose que les soins, et content que les enfants soient contents !!
Olivier Frouin, professeur de chef d'oeuvre, a accompagné Aubin dans son projet : "J'ai été impressionné par la maturité de ces enfants. J'ai même donné ma toque à V., qui l'a arborée ensuite fièrement dans les couloirs !"
Aubin MACE, TS1C1
Fondu de gâteaux ! Et de... géographie !
Depuis trois ans, j'aime bien regarder l'émission Le meilleur pâtissier avec ma famille. C'est un concours de pâtissiers amateurs. Je trouve que les gâteaux sont jolis, et ça donne envie de les faire. Cyril Lignac est un bon présentateur et Mercotte aussi.
Quand j'ai regardé l'émission, ça m'a donné envie d'apprendre à faire de la cuisine, et je me suis inscrit au lycée en CAP.
Le moment que je préfère, c'est quand on voit les candidats faire les recettes, et aussi quand Cyril et Mercotte goûtent les gâteaux pour le classement. C'est souvent étonnant, il y en a eu un en forme de cerveau, c'est spécial... Un de mes préférés, c'est La Petite Sirène, avec une queue de poisson vert turquoise et un décor marin en pâte à sucre colorée. Et aussi la carte de la France.
Mael GIRAULT, CAP1 PSR
Bien dormir à l'internat... sans portable !
Depuis septembre, Emie dort à l'internat du lycée, c'est une expérience nouvelle pour elle, et elle en est satisfaite.
À l'internat, je partage ma chambre avec Lina. Je suis d'un naturel calme, et Lina aussi. C'est comme si nous avions rempli notre "batterie sociale" toute la journée, et le soir, nous sommes dans notre cocon. Nous respectons les horaires imposés : à 22 h, nous éteignons et nous dormons. De toutes façons, on nous prend nos téléphones, donc nous ne sommes pas tentées.
Les écrans sont addictifs
C'est vrai que pour certaines personnes, les écrans sont addictifs. Moi, je ne l'utilise que pour appeler mes parents, regarder une série, et un peu pour TikTok, mais pas beaucoup. Alors ça ne me cause aucun souci de donner mon téléphone. Et le matin, je n'ai pas de mal à me lever, je saute même hors du lit. Mais si j'éteins à minuit ou une heure, je sais que ça n’ira pas le lendemain, et ça m’aide à être disciplinée.
En général, je m'endors sans problème, même si j'ai besoin de l'obscurité complète. Mais quand il y a des examens, il y a un peu de stress. Je sais que je peux alors me réveiller dans la nuit, mais je me rendors assez facilement.
...Les garçons...
Le rythme de l'internat filles est bien différent de celui des garçons, qui font du "ramdam" bien après 22 h : ils écoutent de la musique, se chamaillent, sortent dans les couloirs, vont aux toilettes, mais c'est pour voir les copains, ça bouge beaucoup. Ça ne me dérange pas vraiment, au fil de l'année, je me suis habituée. Dans l’ensemble, les filles sont calmes.
L'internat me convient, j'y resterai l'année prochaine. Je m'y sens bien, j'y ai créé mon espace personnel, en particulier grâce à Laurence, notre surveillante d'internat.
Emie LAGANE, 2MHR1
Serveur de table et de... radio en ligne !
Depuis deux ans et demi, Helyes Moulin s'investit dans la radio F. HITS sur internet.
J’ai commencé simple animateur radio, comme tout le monde. Comme je me suis beaucoup investi, on m’a proposé une évolution de poste, en tant que coordinateur d’antenne. Ma mission était de veiller à ce que toutes nos émissions soient cohérentes par rapport à la ligne éditoriale, et d'avoir un œil sur l’équipe, dix animateurs à l’époque.
Puis je suis passé responsable national media, j'assurais le management de l’équipe, 17 personnes, un poste très technique et administratif.
Je faisais aussi de la "pige" : j’écoutais et j’analysais les émissions pour ensuite indiquer aux animateurs des axes d’amélioration. Et je suis passé adjoint de direction auprès de Kelian : gestion des conflits, coordination des 45 bénévoles, et j’assurerai à partir de début juillet des formations certifiantes d’animation radio, sur 2 heures, en visio.
Beaucoup de temps
Ça me demande beaucoup de temps. Je dois tous les jours ouvrir mon PC, sur mon temps libre : pauses, permanences, pour répondre aux questions des bénévoles, qui arrivent plutôt en journée. Le soir, je me réserve du temps pour mes études. Je n'ai pas d'aménagement particulier, en fait, mes professeurs ne sont pas toujours au courant.
La radio se développe grâce à des évènements que nous organisons, comme Star 80, le 19 septembre, une soirée avec DJ et foodtrucks, et Étoiles montantes, une scène ouverte pour faire connaître les jeunes talents, et bien sûr nous diffusons aussi leur musique.
En ligne
F. HITS est une radio en ligne, elle est diffusée via une plate-forme et une application développées par nos techniciens, et les connexions sont comptabilisées. Nous sommes passés de 204 auditeurs en janvier 2025 à ... 217 000 ! en mai 2026.
Au collège, j'ai fait une 4e/3e pro, parce que j'étais intéressé par des métiers très divers, souvent dans l'audiovisuel. J'ai fait des stages en restauration, la cuisine me plaît mais je n'en ferai pas mon métier. En revanche, j'aime beaucoup le côté humain, et le métier de serveur me convient à cause de ça.
Helyes MOULIN, 2MHR1


