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Pages 3 et 9
Zoom sur le bac pro sapat
Les élèves racontent : stages, activités, projets.
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L'environnement : un sujet
Un élève partage ses réflexions sur le changement climatique.
Édito
Le Courrier de Saint Ex anime chaque 1er trimestre d'une année scolaire et représente un temps fort pour nos élèves des lycées de La Guerche de Bretagne et de Vitré dans la construction de ce nouveau numéro annuel. En effet, il convient de se plonger intensément dans l'activité du journalisme pour des élèves de seconde générale et technologique et de service à la personne et aux territoires, accompagnés par des enseignantes mais aussi M. Chopin, présent depuis le début de cette aventure.
C'est toujours avec enthousiasme que je découvre les thématiques qui sont abordées. Ces lectures sont toujours aussi enrichissantes. Pour cette sixième édition, vous lirez ainsi les passions étonnantes de nos élèves, du judo au badminton en passant par des sports plus extrêmes ou encore le sport mécanique, l'archéologie sous-marine... Ne dévoilons pas tout, je vous laisse le soin et le plaisir de découvrir toutes ces passions. Elles démontrent une nouvelle fois, s'il fallait le préciser, que le sport est un élément clé de l'épanouissement des jeunes. Au lycée, nous y contribuons dans tous les parcours de formation et plus encore, grâce à la pratique sportive optionnelle dispensée en seconde générale et technologique et en filière STAV sur Vitré ! Les enjeux climatiques représentent aussi une forte préoccupation qui nous interrogent au quotidien et c'est également le cas chez les plus jeunes. Donner un espace pour s'exprimer est l'un des objectifs majeurs de ce projet de journal.
Un grand merci à tous ces jeunes qui nous permettent ainsi d'avoir un très bel outil de communication à vous proposer afin de mettre en avant nos activités. Je vous souhaite une bonne lecture !
Anthony PASCUAL
Directeur des Lycées St Exupéry
de Vitré et
de la Guerche de Bretagne
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En visite à l'artothèque
Pour en savoir plus sur cet espace vitréen dédié à l'art contemporain
Des lycéens passionnés
Pages 6-9
Judo, volley, badminton, voile mais aussi mécanique, archéologie sous-marine... : les lycéens racontent leurs passions avec enthousiasme. Des passions sportives dans la majorité des cas qui semblent parfois assez exceptionnelles. Souvent, ces lycéens se sont passionnés depuis leur petite enfance : joie, bonheur, des connaissances, engagement, émotions, épanouissement, des efforts pour progresser... c'est tout un ensemble de sensations qui structurent joliment le temps.
| N° 6 - Janvier 2026 | www.groupesaintexupery.fr |
Venues d'ailleurs, elles travaillent au lycée
Elles sont quatre et viennent du Brésil, de Pologne, de Georgie. Nous vous les présentons.
Mme Mako, originaire de Géorgie, rêvait de vivre en France. Elle donne des cours d'anglais aux collégiens. Mme Croüs et Mme Chilou, Polonaises, sont respectivement assistante de direction et professeure de français. Toutes deux souhaitaient venir en France. Professeure de biologie, Mme Michel est arrivée du Brésil en 2017, après s'être mariée à un Français. Enfant, elle souhaitait devenir biologiste marine. Finalement, ce sera enseignante et elle aime ce métier.
Certaines ont démarré l’apprentissage de notre langue dans leur pays d’origine. Ainsi, Mmes Croüs et Chilou ont découvert la langue française au lycée avec 6h et 10h de cours par semaine. Elles ont poursuivi avec des études de FLE (Français Langue Etrangère). Mme Croüs est venue compléter sa formation à Paris, puis s'est réorientée vers un BTS de gestion avant de venir au lycée St Exupéry de Vitré. Mme Chilou pensait devenir enseignante en Pologne. En 2003, elle est venue à Nantes pour parfaire son français d'écolier et n'est pas repartie ! Mme Mako est venue grâce au programme Erasmus et est restée par amour.
Mme Mako parle 5 langues : c’est le français qu’elle trouve le plus beau. Mme Michel est la seule à trouver notre langue facile à apprendre car la sienne, le portugais, est d’origine latine comme le français qu'elle a commencé à apprendre un an avant son arrivée en France. Toutes sont ravies de vivre ici .
Noémie LEGENDRE,
Domitille BROHAN
2de GT
Les jeunes et l’actu, ma petite enquête
Les réseaux sociaux, source primée par mon échantillon.
Les adultes pensent généralement que les jeunes ne s’informent pas beaucoup sur l'actualité. Pour prouver le contraire, j’ai mené une enquête au sein du lycée. en élaborant un questionnaire destiné à tous les élèves. 93 d'entre eux ont répondu.
Que nous disent-ils ?
Que 90,3 % s’informent, 19,4 % s’informent tous les jours, 51,5 % plusieurs fois par semaine et 19,4 % une fois par semaine.
Sans surprise, ce sont les réseaux sociaux qui viennent en tête des médias les plus utilisés par les jeunes pour s'informer. Viennent ensuite la télévision, suivi de la radio, puis le moteur de recherche et pour finir le journal papier.
Les sujets qui intéressent les jeunes sont d'abord le sport et la politique, puis l’économie, les informations locales. Les animaux et l’environnement sont également souvent cités.
Trois élèves de terminale me confirment qu’ils s’informent tous les jours, plutôt avec la télévision et sur les réseaux sociaux. Un élève de 2nd GT, Loukas explique que pour lui, s'informer est indispensable. Ces chiffres et témoignages remettent en cause les préjugés de certains adultes.
Les jeunes s’informent, certes majoritairement sur internet, et avec des centres d’intérêt sans doute différents de ceux des adultes.
Gaspard ATHENOUR
2de GT
L’artothèque l'art pour tout le monde.
Pour en savoir plus sur l'artothèque, Pierre et Eliott ont rencontré Nelly Chomienne, responsable des publics.
Le CDI du Lycée propose des œuvres d’art prêtées par l’artothèque de Vitré Communauté.
L’artothèque est un lieu d’exposition dédié à l’art contemporain, mais aussi un lieu d’emprunts. Le Lycée Saint Exupéry en profite donc.
Pour information, l’artothèque de Vitré a été créée en 1983 sous l'impulsion du ministère de la culture et la volonté municipale de Vitré.
Avec Eliott, nous avons rencontré Nelly Chomienne : l’échange a été riche.
L’espace de création et d'exposition, également lieu de prêt, nous a paru extrêmement grand.
Mme Chomienne nous a expliqué que les œuvres proviennent surtout d’achats. Il y a aussi des dons d'artistes et de collectionneurs privés. Des artistes viennent peindre également dans l’artothèque par exemple, Patricia Cartereau. Ce sont alors des œuvres éphémères. Le support redevient regulièrement neutre pour recevoir de nouvelles créations.
Nous comprenons que le but de l'artothèque est de mettre toute personne en relation avec l'art contemporain. L’entrée étant gratuite, les horaires précis connus du public, il est aisé pour les particuliers, comme les groupes (scolaires, entreprises…) d’emprunter des œuvres pour une durée définie, jusqu'à 4 mois.
La médiatrice accueille des usagers, des artistes et des groupes scolaires. Les groupes peuvent découvrir les expositions et participer à des ateliers : l’objectif est de créer un environnement propice aux échanges entre public et art contemporain. Chacun apprend alors à exprimer sa sensibilité.
Son rôle est donc indispensable.
L’artothèque est très ancrée dans le paysage culturel de Vitré. C’est un lieu qui rend accessible l’art contemporain, un lieu de promotion, un lieu pour construire son goût.
Pierre BOUVIER,
Eliott COMBEDAZOU
2deGT
Le bac Sapat est épatant !
« Service aux personnes et animation du territoire », ce bac pro comprend des matières spécialisées et 6 semaines de stage par an. Témoignages d'élèves.
Les stages, une découverte pas comme les autres
Les élèves de terminales expliquent que les périodes de stage les amènent à voir du concret, c'est une première expérience, une autre forme d’apprentissage. De plus, cela leur permet d’enrichir leur CV et de découvrir un nouveau public. En outre, dans les structures, les stagiaires apportent de l’aide, des nouvelles idées, leurs fraîches connaissances et un point de vue extérieur. Enfin, depuis 3 ans, de l’argent leur est remis car leur stage est maintenant indemnisé.
En général, les stages les plus appréciés par les élèves sont ceux qui sont effectués dans les crèches, MAM (maison d’assistantes maternelles) et les écoles primaires. « J’ai adoré mon stage à la micro crèche car on prend le temps avec chaque enfant et on fait souvent des activités dehors. » nous explique Jeanne, élève de terminale.
Des élèves de SAPAT ont cependant fait part de difficultés pour trouver un stage. Beaucoup veulent en effet se diriger vers le secteur de la petite enfance. Or, les structures prennent peu de stagiaires, surtout les crèches où il y a beaucoup de demandes. Pour trouver un stage, certains font appel à leurs connaissances.
Quelques élèves ont aussi pu profiter du programme Erasmus, c’est une opportunité de faire un stage dans un pays européen financé par l’Union européenne. L’année dernière, Irina et Clara sont parties au Portugal : « On était dans un parc d’activités pour enfants de 4 à 10 ans, à Lisbonne. On logeait dans un Air bnb, on était indépendantes. Cela nous a appris à gérer notre argent et nous rendre plus autonomes. ».
Les SAPAT :
toujours en action
Tout au long de leur formation, les élèves participent à différentes activités à l’extérieur du lycée tel que l'encadrement de la manifestation sportive de l’UGSEL (Union générale sportive de l’enseignement libre). En juin, cette association de sport scolaire a regroupé toutes les écoles primaires d'Ille-et-Vilaine à Liffré. Les élèves de première Sapat étaient présents à cette journée : « J’ai adoré cette expérience, cela consiste à encadrer un groupe d’enfants pendant une activité sportive ».
Très formateur !
Mathilde PERRUDIN,
Louise ANTIN
2deGT
Le Judo, un sport intense !
J’ai 15 ans et je suis passionné de judo, sport que je pratique à Vitré.
Le Judo est un sport de combat d’origine japonaise créé par Jigoro Kano. Il se pratique à mains nues, sans porter de coup. Le but est de faire tomber l’adversaire, de l’immobiliser avec des prises spécifiques. Il faut un équipement appelé « Kimono », qui signifie « tenue à porter sur soi », c’est une veste et un pantalon blanc en tissus épais. Le plus important pour pratiquer ce sport, c’est d’avoir un tatami, qui est un grand tapis épais pour amortir les chutes. Le judo est un sport mixte, même si généralement il y a plus de garçons que de filles.
Je pratique ce sport à Vitré depuis que j’ai 4 ans. C’est l’âge minimum pour en faire. Entre-temps, j’ai arrêté pendant 2 ans pour faire de l’athlétisme car je voulais changer de sport, mais je me suis rendu compte que le judo me convenait davantage. J’aime le judo car je me donne à fond. Cette pratique permet de canaliser son énergie car il y a beaucoup de techniques. Cela demande beaucoup de concentration. Pendant l’entrainement, on commence par saluer le Sensei « qui est la personne qui nous enseigne des techniques » en se mettant à genou et en se penchant vers l’avant. Puis, on s’échauffe autour du tatami (pas chassés, chute avant, chute arrière). Le Sensei nous montre une technique et nous nous mettons par 2 pour la reproduire. A la fin du cours, nous faisons du renforcement musculaire et nous donnons une poignée de main au Sensei.
Pour monter en grade, nous changeons de ceinture généralement une fois par an. Les ceintures sont de différentes couleurs (blanc, blanc jaune, jaune, jaune orange, orange, orange vert, vert, vert bleu, bleue, marron, noir, rouge et blanche et rouge). Pour changer de ceinture, le Sensei nous donne une feuille avec le nom des techniques à maîtriser pour chaque niveau. Par deux, nous devons les reproduire devant le Sensei. En fonction de ce qu’on a retenu pendant l’année, le Sensei valide le changement de ceinture ou pas. Le comportement compte aussi car il faut être assidu, aller aux compétitions et aller aux entrainements. Le respect de l’adversaire est primordial. Moi, je suis rendu à la ceinture verte.
En compétition, les combats ne durent pas très longtemps mais ils sont très intenses. Il y a des mots spécifiques, exemple (hajime qui signifie départ, mate qui signifie stop).
Pour terminer j’espère que ça vous a donné envie de pratiquer le Judo.
Mathias LE COGUIC 2de GT
Le badminton, un sport qui étonne !
Je témoigne de ma passion pour une activité physique énergivore !
On ne s’ennuie pas au badminton ! On n’arrête jamais d’apprendre et l’on peut toujours s’améliorer ! Pour ma part, j’ai débuté le badminton en cinquième à l’AS (Association Sportive) de mon collège. Cela m’a très vite intéressé et j'ai décidé de m'inscrire à une association proposant ce sport dans mon village. Pour progresser, je me suis ensuite inscrit au club de la Vitréenne Badminton en troisième où j’ai commencé des compétitions en interclub sans faire de classés.
Les classés sont des tournois qui comptent dans le classement (de Non Classé à National 1). Cette année, je continue l’interclub et j’ai pour objectif de faire plus de compétitions en classés. Je préfère jouer en simple (tout seul) parce que j’ai du mal à communiquer avec un coéquipier, ce qui est le cas de beaucoup de personnes. Ce sport me plaît car c’est un sport très rapide (c’est le sport le plus rapide du monde, avec un record de smash à plus de 565 km/h !) et cela nécessite beaucoup d’énergie. Cela me permet de bien me dépenser et j’adore cette sensation de vitesse.
Le badminton est un sport de salle car dehors le vent gêne le volant et de plus il faut un sol plat et adhérent avec les délimitations des terrains. Bien sûr, il existe des déclinaisons comme le speedminton où il n’y a pas de filet et le terrain est remplacé par des carrés où l’on doit envoyer le volant, qui est plus petit et plus lourd pour mieux résister au vent. Il y a également le beach badminton (badminton de plage). Le badminton est un sport plutôt accessible, la licence coûte 100 euros et l’équipement reste sommaire : une raquette et des chaussures adaptées « no marking », c’est-à-dire qui ne marquent pas le sol. Côté salle, il faut juste des poteaux, des filets, des volants et les délimitations des terrains. Il y a deux limites de terrains : les terrains de doubles qui sont légèrement plus larges car l’on joue à deux dessus et ceux de simple où l’on joue tout seul. En résumé, je suis heureux d’avoir trouvé le sport qui me convient et je m’y épanouis.Loukas Chacha-G 2de GT
Le volley-ball, que d’émotions !
J’ai commencé le volley-ball à 4 ans plus exactement, j’étais inscrit au baby volley. En parallèle, je pratiquais le football en club. J’ai poursuivi ces deux disciplines jusqu’en 6e. En rentrant au collège, j’ai intégré la section volley. En revanche, en club, j’ai quitté le volley pour poursuivre le football avec mon frère pendant deux ans. En 4e, je me suis finalement consacré complètement au volley-ball en me réinscrivant au club de volley dans lequel j’avais débuté auparavant.
Durant la première année, nous avons été champions de Bretagne en championnat et nous avons remporté la coupe de Bretagne. En section volley avec le collège, nous avons été également champions de Bretagne UGSEL. L’année dernière, nous avons réalisé un parcours en Coupe de France mémorable en atteignant le 7e tour. Nous sommes allés à Rouen, Tours et Paris, nous avons battu le record du club : nous étions classés dans les meilleures équipes de France.
Ce qu'il faut savoir
Sur un terrain de volley, il est obligatoire d’être 6. Les règles sont différentes du sport de plage qu'est le Beach volley. La force collective est très importante dans ce sport de même que la communication. Il faut rester lucide malgré la fatigue et avoir de nombreux réflexes. Un match dure en moyenne 1h et demi. Et pour remporter un match il est obligatoire de remporter 3 sets.
Mes ressentis
J’ai eu de nombreuses émotions durant ces évènements extraordinaires : au championnat de France au collège Ste Marie de Vitré, les nombreux spectateurs collégiens m'ont surpris par leur enthousiasme. Ensuite, avec mon club, nous avons réalisé un superbe parcours en coupe de France. J’ai ressenti de la joie, de la surprise pendant ce parcours mais de la déception à Paris, au moment du 7è tour de coupe de France quand nous avons été éliminés.
Mon engagement
Je suis engagé différemment dans mon club. J’encadre des U9 et U11 pour participer à leurs entrainements le mercredi. J’ai participé également à une formation d’arbitrage : cela me permet maintenant d’arbitrer des matchs plus importants. Mon père et ma soeur sont aussi impliqués au sein du club en tant que président et encadrante du baby volley le samedi matin.
Dans les nombreux clubs aux alentours, des tournois sont organisés pendant les vacances : ces événements me permettent de faire découvrir à mes amis la discipline et cela crée des moments conviviaux et amusants.
Clément LANSADE-BOUTRUCHE2de GT
La glisse sur l'eau, avec les dauphins...
Domitille nous raconte sa passion de la voile, vécue depuis 9 ans !
J'ai 15 ans et une passion plus que tout : la voile. J’ai débuté sur le plan d’eau de La Chapelle Erbrée près de Vitré, avec ma sœur.
Aujourd’hui je pratique tous les samedis, dans le club de la SNBSM (Société Nautique de la Baie de Saint-Malo).
Ce que j’adore dans ce sport, c’est la sensation de glisse sur l’eau, le cadre environnemental avec parfois les dauphins qui sont autour de moi. C’est toujours magique d’en voir !
Durant ces années, j’ai pratiqué 2 supports différents dans la série des dériveurs. Le dériveur est un bateau qui a une seule coque, seules les dimensions changent.
Pour commencer, j’ai fait 8 ans d’optimist, le bateau des débutants.
L’optimist est un petit bateau qui permet d’apprendre les bases de la voile. C’est-à-dire s’orienter (Nord, Sud, Est et Ouest), lire le courant sur l’eau… Il est adapté dès le plus jeune âge parce qu’il est pratique à utiliser et stable, il pèse 35kg pour une longueur de 2.36m et une largeur de 1.26m.
Le laser, lui, est un peu plus gros car il pèse 60kg, pour 4.23m de long sur 1.43m de largeur avec une voile (morceau de tissu) de 4.7m2. Il est plus technique car il est plus adapté pour les jeunes à partir de 15 ans jusqu’à un certain âge. Il demande un peu plus de capacité physique et de la stratégie.
En 2025, j'ai commencé le laser. Ce que je trouve plus facile, c’est quand il n’y a pas beaucoup de vent car on se fait moins "envoler" par le bateau. Et ce qui est plus compliqué, c’est de lutter contre les conditions météorologiques.
Cet été, j’ai pu être sélectionnée aux championnats de France de laser, à Martigues (dans le sud de la France).
Ce sport est vraiment devenu une passion, car pour moi qui viens de la ville c’est très original. D’ailleurs, depuis 9 ans, je n’ai pas changé de sport. C’est devenu un véritable coup de cœur, et si aujourd’hui je devais changer de sport, je ne saurais même pas quoi choisir.
Domitille BROHAN 2de GT
Deux as de la mécanique moto !
Evan et Ernest ont tout appris en mettant les mains dans le cambouis...
Elèves de 2nd GT au lycée Antoine de Saint-Exupéry à Vitré, nous avons tous les deux la même passion : la mécanique moto. Pour nous la mécanique c’est de la logique, de la pratique, l’odeur de l’essence et le fait d’utiliser ses connaissances et de réussir seul. Bien sûr, il faut aimer les activités manuelles ! L'un parle de l'autre et réciproquement.
Ernest a commencé la mécanique grâce à ses copains eux aussi passionnés et surtout à leurs 2 roues 50cc. Au départ, ses parents n’étaient pas d’accord qu’Ernest ait un cyclomoteur car il était jugé trop dangereux. Mais après négociation, il a réussi à obtenir une mobylette Motobécane cady M1PTR. Un véhicule à restaurer car ce qu’il préfère ce sont les vieilles mobylettes qui sentent le mélange essence, huile à la fraise. « Pour le moment, je ne peux pas rouler avec car elle n’est pas homologuée. Et, de toute façon, je n’ai pas encore le permis ! »
A 14 ans, Evan lui a acheté une moto Rieju mrt 50 sm. Au départ, pour lui c’était avant tout un mode de déplacement : aller en cours, aux entrainements, etc… Sauf qu’à force de bricoler sur sa moto, il a fini par adorer la mécanique et de fil en aiguille, il a eu envie de modifier sa moto pour la rendre plus performante. Son projet est maintenant d'acheter une mobylette afin de la rénover entièrement comme le faisait son oncle dans sa jeunesse.
Nos connaissances en mécanique se sont développées grâce notamment à notre entourage (le père d’Evan a une formation en mécanique). Malgré tout, les pannes restent possibles comme le jour où Evan est tombé en panne sèche à Vergéal et il a dû pousser son engin sur 5 km car personne ne pouvait venir le chercher. Un jour, Ernest a cassé son carburateur (pièce qui sert à gérer le débit d'essence arrivant dans la chambre de combustion). Mais, une fois le nouveau carburateur installé, la mobylette ne démarrait pas. Il lui a fallu de nombreux jours de réflexion, d'analyse, d'essais et de réglages pour trouver la panne et réparer.
Ernest BLANDEAU,
Evan COILLOT
2de GT
Du karting à la formule 1, à fond sur l’accélérateur !
Eliott est fan de Formule 1 et parfois pilote de karting. Il nous en dit plus sur cette passion du sport mécanique.
Son pilote préféré est Max Verstappen, pilote néerlandais, quatre fois champion du monde. Son équipe préférée, Ferrari qui a marqué l’histoire de la F1, le fait rêver. « Las Vegas, circuit urbain, me transporte dans l’ambiance nocturne, d’une course parallèle entre les casinos et les célébrités venues en masse. » dit-il. Eliott pourrait remplir des pages entières sur l’histoire de la F1,en commençant par le 1er champion du monde de F1 en 1950, Guiseppe Farina sur Alfa Roméo au grand-prix de Grande-Bretagne à Silverstone jusqu’à l’accident de Romain Grosjean en 2020 au grand-prix de Bahreïn où sa voiture a pris feu. Sinon, dans l’histoire de la F1, le plus marquant pour moi reste le grand-prix du Brésil en 2003 pour ses conditions météorologiques épouvantables (pluies diluviennes) qui ont provoqué de nombreux accidents. Même les plus grands champions comme Michael Schumacher se sont fait surprendre. La saison est terminée, elle a été particulière : La réglementation technique actuelle change. La McLaren a été au-dessus du lot. A partir de 2026, de nombreux changements techniques vont intervenir sur le châssis, le moteur. Cela va sûrement rebattre les cartes. De plus, de nouvelles équipes vont entrer dans la compétition : Audi et Cadillac. Côté championnat pilote, Lando Norris a été sacré champion du monde lors de la derrière course : derrière lui Max Verstappen et Oscar Piastri. Côté constructeur, McLaren est sacrée champion constructeur devant Mercedes, Red Bull et Ferrari. Tellement passionné par la course, Eliott fait du karting. « J’ai toujours voulu en faire par curiosité depuis que j’ai commencé à regarder la f1 " . Cette passion lui est venue grâce à ses parents fans de Moto GP et F1. J’ai débuté à 11 ans, c’est devenu une passion ; « on me dit doué ». J’ai déjà participé à deux compétitions : ma première en 2024 à Lamballe dans les Côtes d’Armor. J’étais stressé car il pleuvait. J’ai fait une mauvaise qualification, je suis parti 16ème. J’ai terminé 9ème de la 1ère course grâce à une belle remontée. Et pour la 2ème course grâce à un bon rythme j’ai terminé 5ème. J’ai participé à une seconde compétition sur piste sèche, j’ai commencé 11ème et fini 8ème. Je m'améliore et continue à m'imaginer dans ce monde automobile.
Eliott COMBEDAZOU,
Pierre BOUVIER 2de GT
La pollution quotidienne d'un Français
Même sans s’en rendre compte, chacun de nous émet du CO₂ chaque jour : usage de l’électricité, chauffage, transports, alimentation, eau, numérique ou gestion des déchets.
Dès le réveil, nos gestes ont un impact : consommation d’eau sous la douche, utilisation d’appareils électriques, cuisson des aliments ou gaspillage alimentaire. Même les appareils en veille augmentent notre consommation.
Les déplacements restent parmi les principales sources d’émissions : même un court trajet motorisé pèse dans la balance, d’où l’intérêt de privilégier marche, vélo ou transports en commun. Le numérique devient également un poste majeur : envoi de mails, streaming, stockage et fonctionnement des data centers. L’IA, très gourmande en eau et en énergie, participe aussi à l’augmentation de la consommation des grandes entreprises technologiques.
Les appareils ménagers (lave-linge, four, lave-vaisselle…) sont fortement énergivores et une utilisation plus raisonnée peut réduire l’impact global.
L’empreinte carbone varie fortement selon nos choix : un repas végétarien émet moins d’1 kg de CO₂, tandis que la fabrication d’un smartphone dépasse 80 kg (Source : notre-environnement.gouv.fr).
L’empreinte écologique, créée dans les années 1990, mesure la pression humaine sur les ressources naturelles. En 2025, elle équivaut à environ 1,8 planète Terre pour maintenir notre rythme de consommation (Source : gazdaujourdhui.fr).
Toutes les activités humaines émettent des polluants : industrie, transports, agriculture, chauffage ou traitement des déchets. Réduire notre impact passe notamment par la lutte contre trois habitudes très polluantes : gaspillage alimentaire, achats inutiles et cryptomonnaie.
Ces données soulignent l’urgence d’agir au quotidien pour limiter notre empreinte environnementale (Sources : librairie-permaculturelle.fr, airparif.fr).
Marielle JULLIOT
Changement climatique : Clément témoigne
Elève de 2nd GT à Vitré, il partage ses réflexions sur le réchauffement du climat après le festival Alimenterre.
Le 25 novembre dernier, tous les élèves du lycée de Vitré ont participé au Festival Alimenterre. L'objectif était, à travers notamment des ciné-débats, d'amener chacun à s'informer et réfléchir sur l’alimentation et son impact sur l'environnement. Ces questions sont importantes et certains élèves se sentent particulièrement concernés. Ainsi, Clément élève de 2nd GT, nous a partagé ses réflexions sur le changement climatique. « Depuis que je suis tout petit, j’ai grandi avec cette préoccupation. Au cours de ma scolarité, j’ai eu de multiples occasions d’en parler et d’approfondir ma connaissance de ce sujet important. Les réseaux sociaux et les médias nous renseignent beaucoup. »
Certaines personnes sont climatosceptiques, elles refusent de croire au réchauffement climatique ! Pour Clément, c'est pourtant une réalité scientifique.
« J’arrive à percevoir les conséquences directes du réchauffement climatique, j’en suis conscient et je me sens concerné. » Elles sont nettement visibles aujourd’hui. « Je vois les conséquences du réchauffement en France" dit-il. Ainsi, "Même si la neige est présente dans les montagnes, de nombreuses stations de basse altitude sont obligées de fermer. Les étés sont aussi secs, trop humides ou trop rudes. » explique Clément. Alors que faire ?
Il pense que chacun peut agir. « Quand c'est possible, on peut se déplacer à vélo ou à pied, acheter des produits locaux qui utilisent moins de transport, avoir aussi des panneaux solaires pour alimenter sa maison..." Les idées ne manquent pas pour préserver l'environnement et limiter l'impact des activités humaines.
Enfin, il reste important d'en parler « avec ses copains mais surtout avec ses parents" ajoute Clément, "personnellement les miens mettent en place beaucoup de choses contre le réchauffement climatique. »
Evan COILLOT,
Ernest BLANDEAU
2de GT - Vitré
Les stéréotypes, une évidence ?
Les stéréotypes : comment influencent-ils notre vision du monde ?
Dans notre quotidien, on entend souvent des phrases comme "Les garçons sont plus forts en sport", "Les filles sont plus calmes", "Les garçons sont plus courageux", "Les filles aiment le rose"ou encore "Les garçons aiment les voitures".
À force d’entendre et de répéter ces idées, que ce soit à l’école, dans les médias ou même entre amis, on finit par les considérer comme normales. C’est ainsi que les stéréotypes se diffusent et s’installent dans nos façons de penser.
Un stéréotype, c’est une idée déjà toute faite ou un préjugé qu’on a sur un groupe de personnes, comme les filles et les garçons, ou sur certaines cultures, sans
vraiment connaître la personne ni ce qu’elle est réellement.
Au lycée, les stéréotypes sont encore très présents. On pense souvent que les garçons sont meilleurs en sport et mathématiques et que les filles réussissent mieux en langues ou en matières littéraires. Ces idées influencent aussi le choix des filières : beaucoup de garçons vont vers la mécanique ou l’informatique, tandis que les filles se tournent vers le social ou le soin. Ces stéréotypes peuvent empêcher certains élèves de choisir ce qui leur plaît vraiment.
Comment lutter contre les stéréotypes ?
Il faut prendre son temps pour comprendre les autres et ne pas juger trop vite car chacun a son histoire, ses expériences et sa manière de voir le monde. Prendre le temps de comprendre les autres, c’est aussi reconnaître que nos différences sont une richesse, pas un obstacle.
DAMIAN RUSU
Mannequinat : une cage dorée
Une discrimination de la normalité.
Nous grandissons entourés d'images de mannequins tous plus beaux les uns que les autres mais qu'en est-il de la face cachée de ce métier ?
D'après le témoignage de Victoire Maçon-Dauxerre, ex- mannequin dans son livre "Jamais assez maigre" aux éd.Les Arenes (18 €), quand vous entrez dans une agence de mode, on ne vous demande que vos mensurations. Si elles ne conviennent pas : régime sec. Victoire est passée d’une taille 36 à du 32-34. Maigrir rapidement est une chose que les mannequins prennent l'habitude de faire, via des techniques très douteuses et qui ont des revers pervers : une obsession du corps et de la maigreur. "On n'est plus un humain, mais un objet, un cintre” Victoire, comme de nombreux mannequins, est rentrée dans une boucle infernale car même lorsqu'elle perdait du poids, elle avait l’impression de ne jamais être assez maigre : l'anorexie mentale était son quotidien.
L'image publique, glamour est idéalisée et fausse : l'envers du décor montre des sacrifices inhumains sans réussite obligatoire au bout. C'est une image que le monde de la mode ne souhaite pas montrer car moins flatteuse, moins vendeuse, mais qui doit nous faire réfléchir sur les jugements que nous portons sur nos corps et sur autrui. Aujourd'hui, Victoire va mieux.
Lilou Ortiz MARTINEZ
Le sommeil et les jeunes
Quelles sont les causes du changement de sommeil à l’adolescence ?
Le sommeil est une succession de 5 à 6 cycles, d’environ 90 minutes qui contiennent tous du sommeil lent léger, lent profond et paradoxal en quantités variables.
Mais à l'adolescence, tout change : Le sommeil se modifie en lien avec la maturation cérébrale et la maturation pubertaire. Il reste pourtant primordial car pour être en forme, 9 heures de sommeil en moyenne restent nécessaires et les contraintes scolaires n'aident pas à conserver ce rythme. Le manque de sommeil devra donc être récupéré le week-end.
A éviter
Tout décalage de sommeil peut avoir des répercussions physiques et intellectuelles. Le manque de sommeil rend irritable, susceptible et agressif. Il peut favoriser une prise de poids et faire baisser les défenses immunitaires. L’exposition, le soir notamment, par le biais d’écrans à la lumière bleue diminue la sécrétion de mélatonine ce qui empêche le sommeil de s’installer. Il faut éviter tout ce qui peut être énervant ou énergisant en fin de journée.
Quelques astuces
Il faudrait, dans l’idéal, dormir 2 heures de plus le week-end et éviter de faire une sieste trop tard ou trop longue pour ne pas dérégler notre horloge interne. Se mettre au lit dans le noir est un essentiel pour respecter le cycle de la mélatonine et privilégier un lieu d'endormissement dédié. On évite donc de regarder un film allongé dans son lit ! Pour le réveil, il faut miser sur un réveil dynamique pour bien entrainer l’horloge biologique et mettre de côté les problèmes de la journée.
On voit donc à quel point il est important de surveiller et chérir notre sommeil car il nous permet de repartir plein d’énergie le lendemain !
Lisy HAIRAULT
L'addiction aux écrans : un problème générationnel
L’addiction ou dépendance aux écrans se désigne par un usage excessif voire permanent qui est difficile à contrôler et à arrêter. Elle peut se faire avec un smartphone, un ordinateur, une tablette, une télévision, un jeu vidéo ou les réseaux sociaux.
Vous souhaitez savoir si vous êtes addict ?
Test très simple : combien de temps tenez-vous sans regarder un écran ? Si le test soulève un sentiment d’anxiété ou d’irritabilité lorsque l’accès est limité, un refus de connaitre que l’on est « accro » aux écrans, une perte d’intérêt pour d’autres activités, interrogez-vous !
Parmi les adolescents âgés de 15-17 ans, une étude du Centre d'Information et de Documentation Jeunesse rapporte qu’ils passent en moyenne 4h43 par jour sur leur téléphone ce qui interroge quant à leur « reste à vivre » dans une journée de 12h !
Quels impacts de cette addiction aux écrans ?
Les troubles du sommeil sont les premiers signes : en effet, la lumière bleue des écrans perturbe la production de mélatonine nécessaire à l’endormissement. Une fatigue visuelle s’installe ainsi qu’une sédentarité inhabituelle pour cet âge et plus grave : un isolement social en perpétuelle hausse, une anxiété et des troubles dépressifs importants.
Pour stopper l’addiction, il faut commencer par prendre conscience de son usage et utiliser les outils intégrés : gérer les notifications, retirer celles qui ne sont pas importantes, réduire le temps d’écran, remplacer le moment face aux écrans par des moments où on peut lire, dessiner, jouer en famille, sortir, faire du sport etc…bref, sortir sa tête des écrans pour voir que le monde existe autour de nous !
Inoée GAUDIN
Octobre rose et Novembre bleu
Dans le cadre de notre formation bac pro SAPAT, notre lycée participe à des actions en lien avec « Octobre rose ».
Le mois d’octobre rose se déroule tous les ans du 1er au 31 octobre.
« Octobre rose » est une communication destinée à sensibiliser les femmes au dépistage du cancer du sein et à récolter des fonds pour la recherche.
Le taux d’augmentation en 10 ans du cancer du sein est passé de 22 465 à 65 892 cas !
Cette hausse est significative de l’importance du dépistage car il permet une prise en charge immédiate et obtient de très bons taux de guérison.
Le taux de guérison du cancer du sein est de 99 % à 5 ans pour un cancer détecté à un stade précoce et seulement 26 % pour un cancer diagnostiqué à un stade tardif. (Source Ameli).
Le symbole de cet évènement est un ruban rose. (Source CBNEWS)
Le mois de « Novembre bleu » se déroule tous les ans du premier 1er au 30 novembre.
« Novembre bleu » est une communication destinée à sensibiliser les hommes au dépistage du cancer de la prostate et de pouvoir récolter des fonds pour les recherches.
Il y a 60 000 nouveaux cas chaque année en France pour le cancer de la prostate, 93 % de taux de survie à 5 ans.
Le symbole de cet évènement est aussi un ruban mais bleu cette fois-ci.
Lorélyne DESCHEPPER
BAC PRO SAPAT : une formation d'avenir et de passion
Qu’est que la filière SAPAT ? Le bac pro SAPAT signifie « Service Aux Personnes et Animations dans les Territoires ». Cette filière s’adresse à qui souhaite travailler dans le domaine de l’aide à la personne (enfant, personne âgée, personne en situation de handicap etc…) et du développement local (service en milieu rural, animation, tourisme, vie associative…).
Contenu de la formation ? Le BAC pro dure 3 ans avec des enseignement généraux mais surtout des enseignement professionnels. Plusieurs périodes de stage en milieu professionnel permettent de nous mettre en situation professionnelle rapidement. L’élève qui s’oriente dans cette formation doit être respectueux, à l’écoute et doit pouvoir appliquer les compétences acquises en stage.
Témoignage : « Je m’appelle Rihanna et j’ai choisi la filière SAPAT parce que j’ai toujours aimé aider les autres. Avant d’arriver en seconde SAPAT, j’ai fait un CAP SAPVER (Service à la Personne et Vente En milieu Rural), qui m’a permis de découvrir concrètement l’accompagnement des enfants, personnes âgées ou des familles. Cette formation m’a vraiment confirmé que le service à la personne était fait pour moi et que je peux y trouver un épanouissement personnel et professionnel. J’aime l’idée d’être utile aux autres et à la société. »
Rihanna OUDIN
La maltraitance en EHPAD : complexe !
Une réalité à corriger pour le meilleur-être des résidents.
Au sein de notre formation, le bac pro SAPAT, il est important de s’informer sur les dérives du système dans lequel nous serons amenés à travailler.
Comment nos aînés sont traités au sein de ces établissements ?
Les EHPAD ont commencé à être nommés ainsi dans les années 2000 notamment grâce à la loi sur l'adaptation de la société au vieillissement de 2002. Auparavant, on parlait de maisons de retraite ou d'établissements pour personnes âgées.
En 2022, le livre de Victor Castanet, « Les Fossoyeurs : Révélations sur le système qui maltraite nos aînés » aux éditions Fayard, a révélé des pratiques abusives au sein de plusieurs établissements privés et cette enquête a provoqué un choc médiatique et une prise de conscience. En effet, le livre mettait en évidence la maltraitance institutionnelle permise par un manque de contrôles réguliers. L’obsession des profits primait sur le bien être de tous, patients comme personnels.
« La maltraitance des personnes âgées est un problème de santé publique important. En 2017, une analyse de 52 études réalisées dans 28 pays de diverses régions a révélé que, au cours de l’année précédente, une personne âgée de plus de 60 ans sur six (15,7 %) avait été victime d’une forme de maltraitance physique ou morale. Toutefois, selon une analyse d’études récemment réalisées sur la maltraitance des personnes âgées en institution 64,2 % des membres du personnel ont déclaré avoir commis un acte de maltraitance au cours de l’année écoulée » car débordés par les demandes. (site de l’OMS)
On voit combien la maltraitance est un sujet complexe car il touche à la fois les résidents et le personnel soignant.
La Haute Autorité de Santé, afin d’éviter de nouvelles dérives, a mis en place plusieurs garde fous que nous pouvons retrouver au travers de son dossier sur la bientraitance et la gestion des signaux de maltraitance en établissement. Une échelle des problèmes permet de statuer sur les différentes situations vécues par tous. Il est de notre devoir de professionnels de mettre ne place un système bienveillant et bloquant toute dérive.
Zohra MORAND
Le trouble de la personnalité borderline ( TPB )
C'est quoi le TPB ?
Le trouble de la personnalité borderline se caractérise par une tendance constante à l’instabilité et l’hypersensibilité dans les relations interpersonnelles, l’instabilité au niveau de l’image de soi, des fluctuations d’humeur et d’impulsivité.
Charles H.Huges a décrit les patients dits "borderline" comme “étant dans des états qui oscillaient toutes leurs vies entre de la démence et de la normalité”.
Mon témoignage :
J'ai été diagnostiqué borderline en avril 2024 et mettre des mots sur ce que je ressentais depuis longtemps m’a permis d’apprendre à me réguler émotionnellement. C’est mon histoire personnelle que je décris et non une généralité. Mes symptômes du TPB sont assez forts, je vis dans une extrême instabilité émotionnelle et mentale. Toutes mes émotions sont décuplées et varient en une seconde.
Quelles répercussions ma vie ?
Les répercussions sur ma vie sont énormes : j’ai eu des comportements autodestructeurs et toxiques, j'aimais à la folie et ne supportais pas le détachement, je déclenchais des crises démesurées que je regrettais mais que je contrôlais pas. Désormais, j’ai beaucoup moins de comportements extrêmes et plus du tout de comportements à risques, j'apprends à m'aimer en premier.
Un dernier mot
J’ai souvent entendu dire que les personnes borderlines étaient folles, toxiques et manipulatrices etc…Nous ne sommes pas folles, nous ressentons juste TOUT , trop fort, trop démesurément, au delà de votre perception. Mais ce « trop » a fait de moi la personne que je suis aujourd’hui et j’en suis fière.
Témoignage d’Y.D
Le handicap à l’école, vaste sujet !
Depuis la loi de 2005, l’inclusion de l'enfant handicapé en milieu scolaire ordinaire est obligatoire. La liste des handicaps est longue et diverse et pour permettre cette inclusion, des aides ont été mises en place mais la diversité des pathologies reste compliquée à gérer pour les établissements.
Il y a 3 grands principes à suivre pour parler d’école inclusive : améliorer l’identification des élèves à besoins éducatifs particuliers, renforcer l’accompagnement des élèves et développer la culture de l’inclusion scolaire chez les personnels. Il existe désormais des AVS (Auxiliaires de Vie Sociale) qui interviennent auprès des personnes les plus fragiles, des AESH (Accompagnant d’élèves en Situation de Handicap) qui sont chargés de l’aide humaine et qui ont pour mission de favoriser l’autonomie de l’élève en situation de handicap. Pour certains enfants dont le handicap est lourd, le passage au collège peut être compliqué dans une classe ordinaire, il existe donc des classes ULIS (Unité localisée pour l’Inclusion scolaire) qui offrent aux élèves une organisation pédagogique ainsi que des enseignements adaptés à leurs besoins. L’inclusion paraît logique mais des difficultés récurrentes sont rencontrées dans les écoles, les travaux d'adaptabilité, souvent trop onéreux ne sont jamais réalisés bloquant l’inclusion de tous.
Chloé HEBERT
Un enjeu national : la santé mentale des lycéens
La santé mentale est l’état mental dans lequel on se trouve à un moment donné. Il est normal qu'il fluctue en fonction des évènements que nous rencontrons mais doit devenir préoccupant lorsqu'il reste négatif trop longtemps, il faut alors en parler.
L’adolescence est une période importante avec des émotions intenses qui peut rendre difficile la gestion d'évènements choquants.
Voici le témoignage de L. qui évoque les sentiments et la souffrance d’une adolescente[LS1] . Il a été fait par la ZEP « Zone d’Expression Prioritaire ».
"Je n’ai pas eu la vie la plus horrible qui soit [...]. Jusqu’à mes 16 ans, je m’estime heureuse d’avoir eu une vie tout ce qu’il y a de plus classique, À l’époque, je n’étais pas une mauvaise personne [...]. Je parle de moi au passé car une partie de moi est morte le jour où on m’a diagnostiqué dépressive… À 17 ans, j’ai fait une dépression sévère [...]. Aucun choc, aucun traumatisme. Rien. Je suis tombée malade petit à petit comme on couve une bonne grippe. Pendant longtemps, il m’a été difficile, voire honteux, de dire que j’ai fait une dépression. [...] La dépression c’est comme si quelqu’un d’autre prenait le contrôle de vos pensées et de vos émotions. Vous dites des choses que vous ne pensez pas. Vous faites des choses que vous ne voulez pas. Le rationnel n’existe plus. [...] Comme pour toute maladie, j’ai été soignée. On m’a mise sous antidépresseurs et j’ai suivi une thérapie. [...] Mais le travail de guérison va bien au-delà des médicaments et de la thérapie. J’ai dû faire toute une rééducation de la vie, des gens, de moi. [...] Ça m’a pris beaucoup d’années avant de m’en remettre. Je pense que c’est un travail à vie. »
Existe-t-il un traitement contre les maladies mentales ?
Il existe des soins pour lutter contre les maladies et troubles psychiques. Cela va des traitements médicamenteux à des techniques psychothérapeutiques comme l'hypnose ou la méditation. Souvent, médicaments et psychothérapies sont combinés. Selon Santé publique France, 27 % des lycéens français déclarent un sentiment de solitude. 24 % déclarent des pensées suicidaires au cours des 12 derniers mois, 13 % déclarent à avoir déjà fait une tentative de suicide au cours de leur vie et environ 3 % une tentative avec hospitalisation. La santé mentale et le bien-être se dégradent au collège et ne s’améliorent pas au lycée. Il faut agir avant qu’il ne soit trop tard ! Alors, pour éviter de se retrouver seul(e) dans ce genre de situation, parlez-en à un adulte de confiance, prenez rendez-vous avec votre médecin traitant ou un/une psychologue. Quelques numéros se trouvent à disposition pour vous aider, vous conseiller.
Comme L., si tu ne te sens pas bien mentalement, prends les mesures nécessaires pour te faire accompagner dans ce trajet de santé mentale, le 3114 est un numéro de téléphone gratuit, accessible 24h sur 24 et 7 jours sur 7.
Lola SAINGENEST
La maltraitance animale, une augmentation qui inquiète
Au cours de ces 10 dernières années, les statistiques ont montré que la maltraitance animale à domicile a fait un bon notable d’environ 30 % entre 2016 et 2021 en France !
Que dire face à ces attitudes qui laissent de trop nombreuses séquelles ?
Visant à éduquer la population à mieux s’occuper des animaux, l’Etat a mis en place des ateliers pédagogiques au travers de la SPA (Société Protectrice des Animaux) et l’ASPAS (association pour la protection des animaux sauvages) dans un objectif de sensibilisation. Grâce aux nombreuses organisations engagées dans la lutte contre la maltraitance animale, de plus en plus de personnes prennent conscience de leurs actes.
Une charte "solidarité-Animal" liste les engagements pour être un maître responsable et incite à la réflexion avant de prendre un animal.
Mais cela ne suffit pas et face à cette hausse d'actes intolérables, L'Etat a instauré des lois avec des sanctions importantes comme 3 ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende ainsi qu’une peine de 20 ans de réclusion criminelle. Il reste à savoir si ces lois seront appliquées.
Evana GEWISS
Ma passion : l'archéologie sous-marine
Comment retrouver les traces de nos ancêtres au fond de la mer !
Ce métier me passionne car il se construit au travers de recherches. L’archéologie sous marine est un métier de découvertes qui permet de trouver des objets, épaves, ou des fossiles et ainsi éclairer la compréhension du passé. Cette passion a débuté il y a deux ans suite à ma découverte d'objets rejetés par la mer.
Chaque découverte permet de mieux comprendre l’Histoire et chaque découverte a sa propre valeur. On met en lumière, on relie, on apprend, on redécouvre. Cela permet de connaitre les histoires et valeurs de chaque découverte, découvrir qui l’a construite ; s’il s’agit d’une sculpture, à qui elle a appartenu.
Ce métier a commencé vers les années 1900. Ces premières recherches ont permis de découvrir « Le navire D’Anticythère », bateau perdu entre 80 et 70 av. J.-C. et qui a révélé une fabuleuse collection de sculptures, d’éléments de mobilier, d’objets et plusieurs dizaines de colonnes en marbre.
Ces découvertes sous-marines permettent de redécouvrir des objets du quotidien et ainsi mieux comprendre l’époque dont ils sont extraits. Ces recherches soutiennent donc la compréhension de notre Histoire.
Ce métier a permis la découverte de trésors mondiaux, tels que la phare d’Alexandrie, permettant de comprendre pourquoi et comment ce phare si célèbre avait disparu. Le célèbre Titanic est sorti de son silence grâce à aux images permises grâce l’archéologie sous-marine.
L'archéologie sous-marine joue donc un rôle essentiel dans la protection et l'étude des monuments submergés, offrant ainsi une clé précieuse pour mieux comprendre notre passé. Cette discipline spécialisée permet de révéler des sites et des vestiges qui, autrement, resteraient inaccessibles ou invisibles en raison de leur immersion sous l'eau.
Mia VRIGNAUD
Harcèlement scolaire : comprendre, agir et protéger
Il existe différents types de harcèlements : le harcèlement verbal (insultes, moqueries, humiliation, rumeurs), physique (coups, bousculades, étranglements, blessures, menaces physiques) social (exclusion des groupes, isolement, manipulation des relations pour que la victime se sente rejetée, mise à l'écart) et sexuel. Dans certains cas, le harcèlement se continue en ligne, cela s’appelle alors du cyberharcèlement
Selon l’Éducation Nationale et l’Unicef, on estime que 10 à 12 % des élèves français sont victimes de harcèlement scolaire, ce qui représente environ 1 à 1,5 million d'enfants et adolescents.
Environ 30 à 50 élèves se suicident chaque année en France, en raison de harcèlement scolaire ou de souffrances liées à des violences à l'école. Cependant, ces chiffres ne sont pas toujours directement attribués au harcèlement, car les causes de suicide sont souvent complexes.
Les conséquences du harcèlement scolaire peuvent être désastreuses, il peut y avoir des conséquence psychologiques (dépression, anxiété, phobies scolaires, trouble du sommeil, perte d’estime de soi,...), physiques (troubles somatiques), et comportementales (élève plus renfermé voir agressif, pouvant adopter des comportements d’automutilation ou de suicide dans le cas le plus extrême). Les élèves harcelés ont souvent des résultats scolaires en baisse et peuvent se sentir incapables de réussir. Le numéro 3018 est le numéro national en cas de situation de harcèlement.
Julie RENAULT GADROY