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La découverte d'un lieu oublié, chargé d'histoire
Partez avec nous à la découverte d'un lieu autrefois connu de tous mais qui semble peu à peu sombrer dans l'oubli. Retraçons son histoire pour mieux le comprendre.
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Un débat sur l'interdiction du téléphone dans les lycées
Essayons d'y voir un peu plus clair sur un débat qui secoue les établissements scolaires ainsi que les lycéens depuis quelques temps déjà.
| N° 1 - Février 2026 | https://www.citescolairejeanguehenno-fougeres.ac-rennes.fr/ |
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L'expérience d'une élève de l'établissement en Erasmus
Une envie d'explorer le monde ? C'est ce que vous propose cet article en partant à la découverte du programme Erasmus par l'experience personnelle d'une élève.
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L'ouverture de la cafétéria par la MDL
Venez découvrir avec nous l'ouverture de la cafétéria du lycée. Découvrez comment un tel projet a pu aboutir ainsi que les horaires d'ouverture si vous voulez venir y faire un tour.
Rory Grugan et le football gaélique à la conquête de l'Ouest
Rory Grugan est un joueur irlandais de football gaélique, un sport très populaire en Irlande. De passage à Jean Guéhenno, nous l'avons interviewé.
C'est quoi le foot gaélique ?
C'est un sport de ballon créé au XIXe siècle par les irlandais. Deux équipes de quinze joueurs s'affrontent pour une durée de 60 minutes sur un terrain de 140m de long par 90m de large. Ils peuvent marquer des points en réalisant un but comme au football ou bien en faisant passer la balle entre les deux poteaux comme au rugby. Les joueurs peuvent jouer au pied tout comme à la main et ainsi dribbler. C'est donc un sport qui mêle à la fois football, rugby et basket. Il s'inscrit aujourd'hui comme le sport national irlandais (en plus du hurling, un autre sport gaélique).
Pouvez-vous vous présenter ? Que faites-vous en France ?
Je m’appelle Rory Grugan, j’ai 34 ans, et je suis joueur de football gaélique mais également professeur de français dans un lycée irlandais. Je suis en France dans le cadre d’un projet de promotion du football gaélique avec Gaelic Games Europe. Durant huit semaines, je vais me rendre dans différents clubs et écoles partout en France afin de développer la pratique du football gaélique auprès des jeunes français. Je débute ce projet d’abord en Bretagne, c’est donc pourquoi je suis ici.
Quel est votre parcours dans ce sport ?
J’ai commencé ce sport à l’âge de cinq ans. En Irlande, le football gaélique fait partie de notre identité et de notre vie quotidienne. Il se joue depuis les années 1890 et s'inscrit comme le sport national irlandais. Il existe trente-deux comtés en Irlande, nous jouons toujours dans celui où l'on est né, c’est important pour la notion d’identité très présente dans ce sport. Lorsque nous débutons, on joue d’abord avec un petit club rural appartenant à notre comté . Le mien était celui de Ballymacnab dans le comté d’Armagh. Grâce à mon bon niveau, j’ai pu être sélectionné une fois plus âgé au sein de l’équipe du comté d’Armagh. Cela fait quatorze ans que je joue pour cette équipe à haut niveau. Toutefois, j’aime le sport de manière générale, j’ai donc également pratiqué le basket, le football et j’aime jouer au golf régulièrement.
À quelle fréquence vous entraînez-vous ?
Cela dépend du mois de la saison. Mais globalement, nous nous entraînons cinq à six fois par semaine. Ce qui est contraignant, c’est qu’il n’existe pas de statut professionnel au football gaélique.
Malgré notre haut niveau, nous restons amateurs.
Pour ma part, je suis professeur de français à côté mais il y a aussi dans l’équipe des médecins, des ingénieurs, etc… Il faut donc savoir aménager son emploi du temps professionnel pour pouvoir assister aux entraînements les soirs en semaine et aux matchs les week-ends.
Si cela était possible, souhaiteriez-vous obtenir un statut de joueur professionnel ?
Non, il me semble important de perpétuer la valeur d’identité régionale qui est chère au football gaélique. Aucun marché de transfert de joueurs ne doit exister entre les différentes équipes du pays. Il est évident cependant que pratiquer à haut niveau avec le statut d’amateur est difficile. On est parfois contraint de refuser des opportunités professionnelles à cause de notre implication importante dans le football gaélique. Financièrement, ces contraintes pèsent. Mais malgré les difficultés que cela peut entraîner, je souhaiterais conserver le statut d’amateur.
Que pensez-vous à propos du développement du football gaélique en dehors de l’Irlande ?
C’est un sport qui se développe. Il y a déjà beaucoup de clubs partout dans le monde, c’est assez impressionnant, vous n’imaginez même pas. Cependant, dans ces clubs à l’étranger, la plupart des joueurs sont en réalité d'origine irlandaise, c’est un moyen de se réunir autour de leur culture. Pour autant en France, le football gaélique se développe bien surtout auprès des français, en Bretagne notamment.
Les Bretons s'attachent plus facilement à ce sport grâce aux racines celtes communes que partagent la région avec l’Irlande.
Auparavant, on pouvait remarquer un écart de niveau entre des équipes irlandaises et d’autres françaises mais aujourd’hui cet écart s’est rétrécit. Prochainement, il pourrait être possible qu’une équipe française puisse rejoindre les championnats irlandais comme celui du “All Ireland Junior”.
Quel est pour vous le meilleur souvenir depuis le début de votre carrière sportive ?
L’année dernière, en juillet 2024, nous avons remporté le All Ireland pour la deuxième fois dans l’histoire du comté d’Armagh. Ce fut sans doute le meilleur moment sportif de ma vie.
J’ai réalisé le rêve de beaucoup de jeunes qui commencent le football gaélique.
Nous avons remporté ce titre au stade Croke Park à Dublin devant 82 000 spectateurs. L’ambiance avait vraiment quelque chose de spécial.
C’est quoi l’All Ireland ?
C’est le championnat d’Irlande de football gaélique. Il a lieu chaque année et confronte les trente-deux comtés irlandais. À titre de comparaison, certains disent que gagner le All Ireland, c’est comme remporter la Ligue des champions.
Quels sont vos objectifs futurs ?
Jouer à haut niveau après l’âge de 34 ans devient difficile, je réfléchis à prendre ma retraite d’ici quelques années. Je souhaite tout de même recommencer en janvier la saison prochaine avec mon équipe et viser encore ce championnat (All Ireland).
À part ça, je voudrais bien être entraîneur au sein de mon club ou bien dans d’autres régions selon les opportunités.
Et devenir entraîneur en France, serait-ce envisageable ?
Oui, pourquoi pas ! J’adore venir en France et parler la langue. Ma vie et ma famille sont en Irlande, donc entraîner en France reste à voir. Mais on ne sait jamais.
Comment êtes-vous devenu professeur de français ? Aviez-vous envisagé d’autres métiers ?
J’ai toujours aimé le français, j’avais choisi cette option lorsque j’étais lycéen. Mes parents apprécient également ce pays, je suis déjà parti avec eux en vacances en Bretagne ou dans le sud de la France. J’ai donc un attachement particulier avec la France et sa langue.
Pendant longtemps je souhaitais être journaliste sportif en raison de mon attrait envers la littérature et le sport. Toujours en lien avec l’univers sportif, j'ai également pensé au métier de kinésithérapeute. Finalement, mon choix de devenir professeur de français s’est confirmé au cours de mes études. J’ai vécu un an en Bretagne près de Vannes dans le cadre de ma licence. Je travaillais en tant qu’assistant anglais à l’intérieur d’un lycée, c’est en partie cette expérience qui a confirmé mon envie d’être professeur.
Suite aux entraînements auxquels vous avez participé ici, il y a-t-il des différences entre le jeu irlandais et celui français ?
Beaucoup de français ont commencé plus tardivement que les irlandais. Évidemment, il faut plus de temps pour maîtriser la technique du football gaélique et les gestes qui viennent donc aussi moins naturellement. Mais honnêtement, lorsque je me suis rendu l’année dernière aux championnats d’Europe à Lyon, j’étais très impressionné par le niveau français.
Avez-vous une inspiration dans ce sport ?
Kieran McGeeney a été une grande source d’inspiration. Il est l’entraîneur de notre équipe, celle du comté d’Armagh depuis onze ans maintenant. C’est également lui qui était capitaine de l’équipe en 2002, lorsqu’elle a remporté pour la première fois le titre du All Ireland.
Et pour terminer, une chanson que vous conseillez aux lecteurs ?
“The Fields of Athenry” de The Dubliners. C'est une chanson très connue en Irlande. Elle est souvent chantée par le public lors de matchs, comme ceux de rugby par exemple.
Mérédith JUBAN, TGB
Causons Costume COSPROP
Cosprop c'est 60 ans de création passionnée de costumes. Leur 108 participations à des productions audiovisuelle en témoigne dans une exposition au fashion and textile museum de London.
Cette société a œuvré pour des films connus, tels que Guerre et Paix de David Conroy en 1972, Titanic de James Cameron en 1997, ou encore Pirates des Caraibes La Médiction du Black Pearl de Gore Verbinski en 2003, mais aussi pour Game of Thrones de David Benioff et D.B. Weiss de 2011 à 2019. Les acteurs, les couturières et designers, travaillent ensemble pour être au plus proche des rôles tout en faisant des habits et accessoires pratiques pour le tournage. Il y a plus de 40 experts diverses techniques et John Bright le fondateur, qui font ensemble des costumes avec une précision manuelle. En 60 ans, c'est 274 travailleurs qui ont pu étudier ou réutiliser des éléments de leur collection de 1 008 000 vêtements d'époques et de films, théâtre....
On trouve, par exemple, dans cette exposition, un costume porté par Meryl Streep pour Les filles du docteur March de 2019. La styliste, Jacqueline Durran, a peut-être voulu faire apparaître le personnage comme plus mystérieux et sévère en optant pour ce taffetas et cette soie de couleur froide, le violet. Ainsi avant même que le personnage ai prononcé ses premiers mots le costume nous a déjà donné une image du personnage.
Marine LE DOARE, TGD
La fin du SNU, un successeur ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀ déjà en chantier⠀
En 2025, le gouvernement met fin au SNU (Service National Universel). Sébastien Lecornu, actuel Premier ministre, officialise son arrêt en évoquant une généralisation impossible, un coût trop élevé et un modèle inefficace.
Le SNU, programme lancé en 2019 destiné aux garçons et aux filles de 15 à 17 ans via un stage de cohésion au départ puis via des missions d'intérêt général pour ceux qui souhaitent aller plus loin vit actuellement ses derniers instants.
Le SNU serait-il donc abandonné ?
Pas totalement. En effet, à l’heure actuelle, aucun séjour de cohésion n’est programmé pour l’année 2026 et le site officiel sera définitivement clos à la fin de cette même année. Cependant l’État cherche toujours à convaincre ceux ayant déjà effectué ce dernier de s’engager dans une mission d'intérêt général.
De plus, l’État a d'ores et déjà créé un “successeur” au Service National Universel.
Ce dernier, baptisé SMV pour Service Militaire Volontaire visant une catégorie de la population plus âgée en ciblant les individus âgés de 18 à 25 ans.
Ainsi le remplacement du SNU par le SMV en période d’instabilité mondiale peut-il être perçu comme une volonté de remilitariser la France par la jeunesse ? Les jeunes ne semblent pourtant pas très réceptifs. En effet , d’après un sondage réalisé sur une trentaine d’élèves, moins de 20 % d’entre eux sont prêts à s’engager dans ce dernier et certains le perçoivent même comme un signe annonciateur de conflit en France.
Au vu du contexte actuel et des déclarations de l’actuel Chef d'état-major des armées Fabien Mandon datant du mardi 18 novembre 2025 où ce dernier déclare qu’il faut “accepter de perdre nos enfants” les inquiétudes des jeunes se renforcent bien que l’État se veut rassurant et ne présente pas pour le moment le projet d'une généralisation et d'une obligation du Service Militaire.
Evan DETRAIT, PGG
J'ai fait Erasmus. Pourquoi pas vous ?
Après ce question-réponse qui suit, vous en saurez davantage sur ce programme permettant de voyager partout en Europe grâce aux fonds européens « Erasmus ».
C'est quoi Eramus ?
Je vous dirai que c'est un programme profitant aux élèves motivés à voyager seul pendant une durée plus longue que d'habitude. En fait, on remplit certains papiers donnés en vie scolaire, incluant une lettre de motivation faite par nos soins. Je dirais même qu'elle est la clé du succès ; à condition qu'elle soit originale, complète et qu'elle vous ressemble.
Qu'est ce qu'il se passe ensuite ?
On nous prévient, par l'intermédiaire d'un mail, que notre dossier a été sélectionné pour recevoir une bourse afin de partir dans un pays. Et là, ensuite, c'est le moment d'envoyer des mails à un maximum d'écoles étrangères qui potentiellement vous accueilleraient.
Comment ça s'est passé pour moi ?
Tout s'est passé très vite. J'ai envoyé des mails le lundi et déjà le mercredi, j'avais deux réponses favorables. Cependant cette situation n'est pas la même pour tout le monde. J'ai eu de la chance.
Chez qui part-on habiter ?
Le lycée qui nous accueille contacte une famille pour nous, qui sera rémunérée par la bourse qui nous aura été donnée. Il ne faut pas se soucier d'être mal reçu puisque ces familles sont toujours motivées et enjouées à l'idée de nous héberger. Dans mon cas, j'ai donc été dans une famille finlandaise habitant à 5 minutes à pied du lycée, dans la ville de Mäntsälä.
Qu'est ce qu'on fait pendant un séjour Erasmus ?
Globalement, on se met à la place d'un lycéen originaire du pays qu'on visite. De ce fait, je suivais Säde, une lycéenne âgée d'un an de plus que moi, en cours d'anglais, de maths, de géographie ou en classe d'art. Dans plusieurs de ces cours, j'ai présenté la France avec un diaporama et les lycéens avaient l'air plutôt satisfait de celui-ci. Après réflexion, j'allais beaucoup en classe d'art, la prof était vraiment sympa. J'avais remarqué une maison lors d'une promenade qui me semblait typique. Cette maison, je l'ai peinte au fil de mon voyage de deux semaines (c'est une peinture que vous pouvez retrouver au CDI).
C'est quoi la météo en Finlande ?
Dès qu'on a commencé à survoler la Finlande depuis l'avion, des averses ont commencé. Chaque jour, la pluie imposait sa présence excepté le 4 Novembre, soit le jour de mon anniversaire spécialement, où le soleil rayonnait pendant toute la journée. Malheureusement, contrairement à ce qu'on aurait pu espérer, il n'y a pu eu de neige (seulement deux jours après mon retour en France, la neige faisait rage).
Y-a t'il des différences entre le quotidien des Français et celui des Finlandais ?
Au lycée, les cours commencent à 8h30 et se terminent au maximum à 15h. Les élèves utilisent tous des ordinateurs que le lycée peut prêter. Le self se compose d'une entrée et d'un plat à disposition, c'est-à-dire, gratuits. Au plein milieu d'un cours, pour se dégourdir les jambes, le professeur propose de faire un tour du lycée à pied. Comme si, votre professeur d'Histoire-Géographie, au milieu d'un cours de 2h, vous disez de descendre les escaliers du bâtiment A et de remonter les suivants avant de revenir en classe. Dans la vie quotidienne, toute habitation finlandaise comporte une pièce où un sauna s'y trouve ; même si le logement est un appartement (et oui dans l'appartement où j'étais, il y avait un sauna).
Qu'est ce qu'on fait pendant un temps libre ?
Je me baladais dans la ville, ou dans des magasins, à la recherche de réelles cartes postales. Par ailleurs, il vous faut savoir que la vie finlandaise est plus chère qu'ici. Aussi, j'allais avec Säde à un centre en quelque sorte de loisirs pour 17-25 ans, où des instruments de musique, de la nourriture et des jeux de société étaient à disposition. C'est là-bas que j'ai découvert le jeux "Carcassonne".
Comment sont les Finlandais en général ?
Ce sont des personnes posées, qui ne se prennent pas la tête. Les lycéens sont plutôt réservés, non curieux, on dirait qu'ils ne valorisent pas l'originalité et l'audace et n'hésitent pas à faire autre chose que du cours sur leur ordi. Mais, ce sont des gens très polis et sûrs d'eux cependant.
C'est comment Halloween en Finlande ?
Il faut savoir que je suis allée en Finlande du 26 Octobre au 9 Novembre donc pendant Halloween et mon anniversaire. Les enfants ne vont pas frapper aux portes des voisins, mais organisent plutôt des "Halloween party" pour se retrouver entre amis et regarder un film d'horreur plus ou moins effrayant. De mon côté, Säde avait invité des amies pour qu'on mange, l'on joue et l'on regarde un film (dans mon cas : Edward aux mains d'argent).
Le moment le plus marquant de mon séjour ?
Un week-end, on est allé chez les grands-parents de Säde et on a fait l'expérience d'aller dans un sauna à 70-90°C et d'enchaîner avec une baignade dans la mer au pied de la maison. Je n'aurai pas pensé réussir à rester dans l'eau glaciale de la mer et pourtant... Cette expérience je l'ai vécu grâce à Erasmus.
Que retenir de cette expérience Erasmus ?
Je retiendrai qu'une maison en Finlande m’accueillera de nouveau avec plaisir, que j'arrive à m'exprimer en anglais et que ce voyage m'a donné envie de repartir dans un pays étranger lorsque j'en aurai l'occasion. Par ailleurs, ayant participé à des voyages scolaires, je me rends compte que je préfère l'esprit du voyage de groupe au dépend de cette mobilité individuelle.
Cassandre TOULAN, TGA
Scènes Ouvertes au lycée, lâchez-vous !
Depuis quelques années, au moment de Noël, un événement est organisé au lycée, les « Scènes Ouvertes », mais cette année, cela aura lieu le vendredi 13 février !
Ce projet est mis en avant, notamment, grâce à Théodore Galle, élève de terminale générale dans l’établissement, qui a accepté de nous expliquer cet événement dans lequel il a un rôle majeur. Ce dernier est impliqué dans beaucoup de projets au lycée, il est élu au « CVL » (Conseil à la Vie Lycéenne), une instance, où les élèves élus sont en lien direct avec la direction, et où sont débattues toutes les questions concrètes relatives au travail scolaire et aux conditions de vie des élèves dans le lycée. et fait également parti de la « MDL » (Maison des Lycéens), une association visant la mise en place d'action en faveur du bien-être des élèves. Les « Scènes Ouvertes » sont proposées par le « CVL », et soutenues par la « MDL ». Des élèves des « CVL » et des « MDL » des 2 lycées sont à l'organisation
Depuis 2 ans, Théodore participe à l’organisation des « Scènes Ouvertes ». C’est un événement qui a lieu depuis quelques années. Ces dernières ont lieu traditionnellement avant les vacances de Noël. Mais cette année, un changement va avoir lieu, les « Scènes Ouvertes » n’ont pas eu lieu à cette période. La raison, le but de cet événement est de rassembler le maximum d’élèves possibles, y compris ceux du lycée professionnel.Pour que cela soit possible,la date est donc repousser au 13 février.
L’objectif principal des « Scènes Ouvertes » est de permettre aux élèves qui ont un talent en particulier, comme le chant, la danse, des imitations ou encore des plaidoiries, de venir jouer sur une scène installée chaque année dans le gymnase du lycée, devant le reste des élèves. C’est également un moyen pour la « MDL », de faire parler d’elle et aussi pour le « CVL », de permettre aux élèves de « passer un temps convivial ensemble », explique Théodore. Cette idée ne vient pas de lui, mais avec le « CVL », l’année dernière, dans lequel ce dernier est élu, ils ont lancé le projet de faire une deuxième « Scène Ouverte » avant les vacances d’avril.
Mais alors comment imagine-t-on une « Scène Ouverte » ? Eh bien « c’est assez particulier », selon lui. Car évidemment, pour ce genre d’événement, beaucoup de choses sont pensées, et la première fois que Théodore a participé à l’organisation, il ne savait pas trop à quoi cela allait ressembler. « C’est toute de suite très impressionnant », indique ce dernier, lorsque autant de monde est rassemblé dans un seul et unique endroit. Concernant le rendement, comme évoqué précédemment, le « CVL », est plutôt très satisfait. Cela a toujours été « un moment sympathique », explique-t-il. Il y a des talents, chaque année qui se révèlent grâce à de « très belles performances, et c’est toujours un plaisir d’organiser cet événement », ajoute Théodore.
Les « Scènes Ouvertes », auront bien évidemment lieu, à nouveau cette année, mais cette fois-ci, l'événement se déroulera le 13 février.
Timéo CHARDRONNET, TGE
Portable disparu, attention retrouvée ? Le lycée au bout du fil
Depuis plusieurs mois, la question de l’interdiction du téléphone portable au lycée revient au cœur du débat public. Après l’école et le collège en 2018, le gouvernement envisage désormais de durcir les règles pour les lycéens, notamment avec l’expérimentation de casiers sécurisés dans certains établissements. Présentée comme une mesure pédagogique, cette initiative révèle surtout un profond désaccord entre générations.
Pour les partisans de l’interdiction, le téléphone est devenu un frein évident à l’attention en classe. Il détourne les élèves de leur travail, concurrence la parole du professeur et alimente le stress scolaire. Plusieurs études soulignent son rôle dans la dispersion cognitive et le cyberharcèlement. Le neuroscientifique Stanislas Dehaene rappelle d’ailleurs que le cerveau adolescent est particulièrement sensible aux sollicitations constantes, ce qui rend la concentration plus difficile.
Certains élèves partagent ce point de vue. « Quand les téléphones sont interdits, on se concentre mieux et on échange plus entre nous », témoigne une élève de première. Pour elle, cette règle n’est pas vécue comme une punition, mais comme un cadre qui aide à travailler.
Mais l’interdiction ne fait pas l’unanimité. D’autres lycéens estiment qu’elle ne tient pas compte de leur réalité. Le téléphone est aussi un outil d’organisation et parfois de travail scolaire. Des applications comme Kahoot sont déjà utilisées en classe, et une interdiction totale pourrait freiner certains usages pédagogiques.
« On nous demande d’être responsables, mais on nous enlève toute autonomie », explique une élève de terminale. « Le problème, ce n’est pas le téléphone, c’est la façon dont on l’utilise. »
Le débat dépasse donc la simple question du règlement. Les enseignants eux-mêmes sont divisés entre ceux qui réclament une protection claire face aux distractions numériques et ceux qui préfèrent une approche plus éducative. Le sociologue François Dubet souligne que l’école ne peut pas seulement interdire ce qui fait partie du quotidien des adolescents, mais qu’elle doit aussi apprendre à les accompagner.
De plus en plus de spécialistes plaident ainsi pour une éducation au numérique, fondée sur un dialogue entre l’école et les familles. Sensibiliser aux effets des écrans, apprendre à gérer son temps et ses notifications, instaurer des règles cohérentes : ces solutions visent à responsabiliser plutôt qu’à sanctionner.
Le téléphone devient alors le symbole d’une école en tension, partagée entre la volonté de protéger et la nécessité de s’adapter à un monde numérique omniprésent. Interdire peut sembler efficace à court terme, mais ne suffit peut-être pas à répondre aux enjeux plus profonds. Le débat reste ouvert, tandis que les lycéens continuent d’évoluer dans un monde où l’écran fait désormais partie du quotidien.
Théodore GALLE, TGD
Un lieu oublié, un lieu d'histoire
Partons ensemble redécouvrir l'un des lieux emblématiques de l'histoire Fougeraise.
Le château médiéval, le beffroi, le jardin public...
Il s'agit là d'endroits bien connus de la ville de Fougères. Mais et si nous allions chercher un petit peu plus loin que ceux-ci ? Combien d'endroits, pourtant marquant de notre histoire, parsèment notre commune sans que nous en ayons connaissance ? Pas si loin que cela, en nous rapprochant de Laignelet, nous pouvons retrouver un site très intéressant. Pour vous y rendre ? Rien de bien compliqué ; ce lieu se situe en retrait de la route de Gourron et jouxte l'étang de Groslay. Ce lieu, emblématique mais oublié est appelé la Baignade des Verriers. Je doute fort que vous ayez déjà entendu ce nom, méconnu de tous.
Pourtant, cet endroit a été très important durant le XIXème et le XXème siècle. Mais débutons par le commencement ; au XVème siècle une nouvelle industrie émerge dans la commune, il s'agit de la verrerie, une technique de verre soufflé issu d'Italie, plus précisément des Vénitiens. Ces derniers décident de transmettre leur savoir faire à travers l'Europe. Mais la verrerie a besoin de ressources nécessaires afin de prospérer : ressources bien présente dans notre belle région, j'ai nommé un terrain riche en silice, des forêts pour le combustible ainsi que des fougères, dont les cendres mélangées à la silice facilitent la fusion du verre. C'est ainsi que la commune de Fougères devient le principal pôle industriel de production verrière en Bretagne notamment au XIXème et XXème. C'est un pilier économique de la ville en compagnie de cristallerie, et, plus connu, de la chaussure. La verrerie de Laignelet stoppera son activité en 1934 après 370 ans d'activité.
Mais quel est donc le rapport avec la Baignade des Verriers si ce n'est le nom ?
Débutons notre histoire avec une description des lieux. Il s'agit donc d'un bassin d'environ 1 200 m² enfermé entre deux murs principaux d'à peu près 2m de hauteur et de largeur constitués de pierres. Le sol de cette construction n'est pas pavé et simplement composé d'argile et de terre. La caractéristique principale de ce bassin est la présence d'un tunnel creux dont l'intérieur est recouvert d'un mélange de glaise et de terre assurant ainsi l'étanchéité des parois. Il s'agirait d'un système ingénieux permettant à l'eau de s'oxygéner afin qu'elle soit de bonne qualité et de la réchauffer naturellement durant la journée. Cependant quel était l'usage de cet espace ? L'absence de sol pavé laisse penser à la présence de personnes de classe ouvrière ; en effet, vous n'êtes sûrement pas sans savoir que pour qu'une industrie marche il est nécessaire d'avoir des ouvriers. C'est donc la même chose avec la verrerie. Aussi n'oubliez pas que, à l'époque, il n'existait pas énormément d'endroits pour se détendre... En effet vous avez deviné : il s'agit d'un endroit où les verriers venaient se détendre en famille durant leur unique journée de repos, le dimanche. Vous venez de découvrir l'ancêtre de la piscine ! Vous seriez vous imaginé, vous, il y de cela une centaine d'années, vous détendre dans la baignade des Verriers ?
Chloé MAZEAS, PGD
La cafétéria est ouverte !
Depuis jeudi 4 décembre une cafétéria est ouverte au lycée. Elle est le fruit d'un long travail mené par la Maison des Lycéens.
Cette année scolaire marque l'aboutissement du grand projet de la Maison des Lycéens (MDL). Une cafétéria est désormais en service pour toute personne de l'établissement. Sur place, il est possible de consommer des boissons chaudes, froides, ainsi que de manger des collations (compotes, madeleines...). Les prix à l'unité n'excèdent pas un euro. Une carte de fidélité gratuite est même proposée. Après dix passages, une boisson vous est offerte. Il est précisé que les boissons doivent être consommées sur place, du mobilier est à disposition, la cafétéria possède une capacité d'accueil d'environ vingt personnes.
Ce nouveau lieu de vie pour les lycéens n'est pas totalement nouveau, une cafétéria existait déjà avant la crise sanitaire de 2020. C'est il y a trois ans que les membres de la MDL eurent l'idée de remettre en place ce projet. Aidée par Justine LEGRAND, assistante d'Éducation au sein du lycée, la MDL a travaillé longtemps avant de voir aboutir ce projet. L'endroit idéal a été cherché, de nombreuses démarches administratives ont été faites mais surtout l'association lycéenne a investi dans du mobilier. Pour ce faire, elle a contacté l'atelier Le Tournevis situé à Louvigné-du-Désert. Ce dernier collecte des meubles et matériaux destinés à la déchetterie pour les rénover et ainsi leur donner une seconde vie. Un comptoir a été fait sur mesure pour la cafétéria. Les tables, chaises, banquettes ont également été achetées auprès du Tournevis.
Au fil de l'année, le choix des boissons et collations proposées pourrait être amené à évoluer en fonction des retours des lycéens. Pour rester informé au sujet de la cafétéria et des autres évènements de la MDL, il est possible de suivre son compte Instagram : mdl.jg
Horaires
Mardi : 9h à 10h
Mercredi : 10h à 11h
Jeudi : 9h à 10h - 15h à 17h
Mérédith JUBAN, TGB
L'Entre Monde n'attend que vous !
Une nouvelle exposition à la galerie du lycée ? On vous explique tout.
Plusieurs fois dans l'année, l'option arts plastiques ou encore la spécialité arts plastiques, organisent des expositions temporaires. Des travaux réalisés par les élèves ou encore, des sélections d’œuvres peuvent être présentées lors de ces expositions dans la galerie du bâtiment C, à retrouver après la salle d'arts plastiques et la réserve.
Pourquoi vous parler de cela alors que vous ne faîtes sans doute même pas partie de l'option ou de la spécialité ? Je pensais intéressant de vous en parler puisque l'art c'est pour tout le monde, même si s'impliquer dans l'art ne s'exprime que dans "regarder furtivement différentes ouvres".
En effet, la galerie, lorsqu'elle est ouverte, peut accueillir tout le monde. Tant les élèves qui n'ont pas tenu en main un pinceau depuis la troisième que ceux qui n'ont pas eu le temps de penser à la création, jugée, trop rapidement, sans intérêt.
C'est le moment de vous remettre au goût des domaines artistiques !
Du 8 janvier au 29 janvier, l'exposition "L'Entre Monde" prend place. Les œuvres que vous regarderez, jugerez, scruterez, critiquerez nous viennent de la collection de la galerie Albert Bourgeois de Fougères, stockées provisoirement à la médiathèque. L'année dernière, avec ma classe d'option arts plastiques, on a monté un projet similaire. Un travail de plusieurs semaines nous a semblé nécessaire afin de proposer l'exposition "Come Home", qui faisait rappeler des éléments de notre chez-soi. Ainsi, lorsque vous vous baladerez dans la galerie, n'oubliez pas l'envers du décor qu'ont réalisé les élèves de seconde option arts plastiques. Après ce détour fait dans la galerie, une activité créative vous sera proposée dans le fond de la salle. N'hésitez pas à vous y rendre avant que l'exposition ne se clôture.
Si le temps, toutefois, vous manque et que l'exposition touche à sa fin avant que vous ne vous liberiez, une prochaine exposition vous accueillera avec plaisir prochainement selon le programme que proposeront les professeurs d'arts plastiques, Mme Gautier et M. Charavel, à leurs élèves.
Cassandre TOULAN, TGA
CVL, MDL : les coulisses de l’engagement lycéen
Au lycée, les possibilités d’engagement sont nombreuses : clubs, associations, instances représentatives. Parmi elles, deux structures occupent une place centrale dans la vie des élèves : le CVL (Conseil à la vie lycéenne) et la MDL (Maison des lycéens). Souvent citées, parfois confondues, elles n’ont pourtant ni le même rôle ni le même fonctionnement.
Lorsqu’on interroge les élèves sur la différence entre les deux, les réponses restent floues. « Le CVL, c’est plus structuré, et la MDL, c’est plus collectif », D’autres reconnaissent simplement manquer d’informations. Cette méconnaissance montre l’intérêt de clarifier le rôle de ces deux instances.
Le CVL, ou Conseil de la vie lycéenne, est une instance officielle de représentation des élèves, on y trouve également des parents d'élèves, des membres de l’administration. Il permet de faire remonter leurs idées et leurs préoccupations auprès de l’administration. Les membres du CVL sont élus et participent notamment à la désignation des représentants des élèves au conseil d’administration. Les réunions servent à discuter de projets visant à améliorer la vie au lycée : création d’espaces dédiés, actions de prévention, enquêtes auprès des élèves, ou encore événements citoyens.
Le fonctionnement du CVL repose sur un travail organisé, avec des comptes rendus, des propositions structurées pour faire aboutir les projets. Une fois élus, les membres travaillent en commissions, au nombre de quatre : communication, temps forts, citoyenneté et self. Chaque commission a un rôle précis, et les élèves choisissent celles dans lesquelles ils souhaitent s’investir. Toutefois, le CVL ne disposant pas de budget propre, il doit souvent s’appuyer sur une autre structure pour concrétiser ses idées : la MDL.
La MDL, ou Maison des lycéens, est une association gérée par des élèves, pour les élèves. Elle dispose d’un budget, d’un conseil d’administration et d’un bureau élus chaque année lors de l’assemblée générale. Son objectif principal est de dynamiser la vie du lycée et de financer des projets.
Selon Justine, AED accompagnant la MDL, « la MDL est une association de lycéens qui permet de rendre possibles de nombreux projets concrets ». Elle est notamment à l’origine de la cafétéria, des scènes ouvertes, du bal de fin d’année ou encore de diverses ventes (tombolas, viennoiseries) destinées à récolter des fonds. Dès qu’un projet nécessite un financement, la MDL joue souvent un rôle central.
En résumé, s’engager dans ces instances permet aux élèves d’acquérir des compétences concrètes : prise de parole, travail en équipe, gestion de budget, organisation d’événements et communication. Au-delà des projets réalisés, cet engagement contribue à rendre la vie lycéenne plus dynamique et participative.
Théodore GALLE, TGD