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| N° 0 - Avril 2026 - Les élections municipales | https://lycee-basch.fr/ |
Au lycée Basch, les lycéens enquêtent sur les municipales
Une échéance importante de la vie démocratique
Ce rendez-vous électoral a été l'occasion pour nous, lycéens, de prendre conscience de l'importance de cette élection et du rôle d'une municipalité.
Alors qu’à Rennes et dans toute la France, les citoyennes et citoyens étaient appelés à choisir leurs équipes municipales, nous, lycéennes et lycéens du lycée Victor et Hélène Basch, avons eu l’opportunité de nous questionner sur cette échéance importante de la vie démocratique.
Entre participation et abstention, perception des maires comme figure centrale de la démocratie locale et difficultés liées à la fonction, nous avons cherché à comprendre les enjeux de cette élection.
Nous sommes allés à la rencontre d’élus ou d’anciens élus pour les interroger sur leurs expériences et comprendre la réalité de la fonction.
Nous avons interviewé des jeunes majeurs qui votaient pour la 1ère fois – ou qui s’abstenaient !- en essayant de comprendre comment ils et elles vivaient cette expérience.
Nous nous sommes questionnés sur les pouvoirs d’une municipalité et avons cherché à comprendre comment une équipe municipale peut « changer la vi-ll-e », comme le titrait le magasine Alternatives économiques dans son numéro de mars dernier.
Nous avons eu envie de rêver un peu aussi, en demandant à des enfants de s’imaginer dans la peau d’un maire…
Ce travail a été une aventure de terrain !
L'équipe de rédaction
Les jeunes, abstentionnistes ?
L'abstention est un phénomène important de la vie démocratique, qui touche particulièrement les moins de 35 ans.
C’est quoi l’abstention ?
L’abstention est le fait de ne pas voter lors des élections ou au cours de toute autre procédure consultative malgré une inscription sur les listes électorales.
Quel taux d’abstention des élection municipale à Rennes en 2026 ?
Le premier tour des élections municipales du 15 mars 2020, organisé à la veille du confinement, avait déjà été marqué par une forte abstention (55,3 %). En 2026, la participation semble s’être légèrement redressée, même si l’abstention reste importante.
À Rennes, lors du premier tour le 15 mars 2026, la participation atteint 58,28 % (contre 41,72 % d’abstention).
Dans les communes autour de Rennes, les niveaux de participation varient : elle est relativement élevée à Montgermont (66,98 %), Melesse (65,76 %) ou Gévezé (64,54 %), tandis qu’elle est plus faible à La Mézière (45,51 %) et à La Chapelle-des-Fougeretz (47,24 %).
Ces écarts montrent que, malgré une légère mobilisation, une part importante des électeurs continue de ne pas se rendre aux urnes, ce qui relance le débat sur la possibilité de rendre le vote obligatoire afin de renforcer la participation démocratique.
Les jeunes, en moyenne plus abstentionnistes
Parmi les abstentionnistes, les moins de 30 ans représentent une part importante. Toutes élections confondues, les 18-24 ans sont presque 24 % à ne jamais voter (selon l'Observatoire des Inégalités - Insee).
Cela s'explique par le fait que les jeunes changent plus fréquemment de lieu de vie, et qu'ils ne font pas toujours la démarche de se réinscrire sur la bonne commune. Mais aussi parce que nombreux sont ceux qui pensent que voter ne sert à rien, que la politique est un monde qui leur est étranger, comme l'explique la sociologue Anne Muxel.
Néanmoins, les chiffres de l'Insee nous montrent que l'attitude la plus répandue chez les personnes de 18 à 40 ans est le vote par intermittence : une fois je vote, la fois suivante, non.
Voter : un acte d’influence locale
Pourtant, le vote municipal demeure un levier concret. À Rennes, les décisions prises par la mairie influencent directement la vie des habitants : développement des transports publics, politiques de logement, aménagement des espaces verts ou encore gestion des écoles.
Participer au scrutin, c’est donc peser sur des choix tangibles, parfois visibles dès les premières années du mandat.
L’abstention : un signal politique ?
Cependant, certains citoyens revendiquent l’abstention comme une forme d’expression politique. Ne pas voter serait, selon eux, un moyen de marquer leur désaccord avec l’offre politique existante. Mais cette position soulève une contradiction : en s’abstenant, les électeurs laissent les autres décider à leur place, réduisant mécaniquement leur capacité d’influence sur les décisions locales.
Ferdinand et Ishan
Et vous, votre première fois ?
Un bulletin, une enveloppe… et beaucoup d’incertitudes.
À 18 ans, le premier vote
Entre hésitation, influence familiale et sentiment citoyen, des jeunes racontent leur entrée dans les urnes à Rennes.
Passer pour la première fois dans l’isoloir marque une étape importante de la vie citoyenne. Pourtant, entre manque d’informations, pression de l’entourage et désintérêt pour certaines élections, les jeunes ne vivent pas tous ce moment de la même façon selon des témoignages.
Au lycée Victor-Hélène-Basch, plusieurs jeunes majeurs lycéens ont accepté de raconter leur première expérience de vote. Entre engagement hésitant et choix parfois approximatifs, leurs témoignages révèlent une réalité nuancée.
Une première fois déstabilisante
Pour une jeune lycéenne interrogée, le souvenir reste flou : « C’était étrange, je ne savais pas trop ce qui m’arrivait. »
Venue voter pour les élections municipales à Rennes, elle explique s’être retrouvée face à onze listes différentes, rendant le choix difficile. Malgré une préparation en amont, elle dit avoir étudié les listes mais le moment reste déstabilisant, notamment par manque d’accompagnement lors du vote.
Le poids des parents
Comme beaucoup de jeunes, elle reconnaît avoir été influencée : « Oui, un peu par mes parents… je ne savais pas trop quoi choisir. »
Un constat partagé par plusieurs étudiants interrogés. Dans un groupe de BTS, certains admettent que leur premier vote a été guidé par leur entourage, tandis que d’autres revendiquent une décision personnelle.
Entre engagement et distance
Aucun des jeunes interrogés ne se dit engagé dans un parti politique. Pourtant, certains s’impliquent ponctuellement : l’un d’eux raconte avoir déjà distribué des tracts pour un mouvement de gauche. Selon les votants, la préparation varie : certains étudient sérieusement les programmes, d’autres reconnaissent voter « le moins pire ». Dans ce même groupe, l’un plaisante en disant d’un ton léger : « Je me suis senti citoyen… mais en rigolant. »
Voter… ou s’abstenir
Tous ne franchissent pas le pas. Un étudiant explique ne pas avoir voté faute de papiers nécessaires ; l’accès à la nationalité française peut être compliquée et certains ne sont pas inscrits sur les bonnes listes. Un autre évoque un manque d’intérêt : « Il n’y avait qu’une seule liste, c’était déjà joué. »
Un acte important, mais pas décisif
Pour beaucoup, le vote reste un geste important… mais pas toujours déterminant. « C’est important, mais ça ne change pas une vie », résume une jeune électrice. D’autres estiment que les municipales sont perçues comme moins essentielles que les présidentielles.
Ces situations illustrent les limites de la participation chez les jeunes, entre contraintes administratives et sentiment d’inutilité.
À l’inverse, un étudiant insiste : « Ça peut changer des vies, voire en sauver. »
Entre conviction, doute et réalisme, le premier vote marque surtout le début d’un rapport personnel et parfois fragile à la démocratie.
Jade MELLANO,
Jeanne ROLLAND,
Colin ROUSSEAU-GUEUTIN
Sources : Micro-trottoirs réalisés au lycée Victor & Hélène Basch auprès de jeunes majeurs, étudiants en BTS ou lycéens.
Qui sont nos élus ?
Si les élus locaux nous semblent proches de nous, sont-ils pour autant représentatifs de la diversité de la société ?
La lente percée des femmes à la fonction de maire
En 2026, la France compte 34 948 maires. Ce chiffre correspond pratiquement au nombre de communes car chaque ville élit un maire sauf pour celles dites « mortes ». Rennes métropole compte 41 communes, sur lesquelles 41 maires ont été ou seront désignés prochainement.
Sur environ 35 000 mandatés, seulement 7 371 sont des femmes. Ainsi, seules 11 villes sur 4 ont une femme comme représentante. Pourtant, depuis 1959, le nombre de figures féminines a considérablement augmenté. Dans les années 1960 et 1970, les femmes ne représentaient que 2 % des maires environ. Cette proportion est passée à 16 % en 2014 et 20 % en 2020.
Il est intéressant de noter que les femmes maires sont en moyenne plus jeunes que leurs homologues masculins : 59,3 ans pour les femmes, contre 61,9 ans pour les hommes.
Des maires issus de catégories sociales plus élevées que la moyenne, et plus âgés
En France, les maires ne reflètent pas toute la population. Certaines catégories sociales sont davantage représentées que d’autres. Les cadres sont très présents parmi les maires. Ils dominent surtout dans les grandes villes françaises. Les agriculteurs sont aussi nombreux dans les communes rurales.
En revanche, les ouvriers sont peu représentés. Les employés sont aussi minoritaires parmi les maires. Ces catégories sont pourtant nombreuses dans la population française. Cette situation montre un déséquilibre dans la représentation politique.
Beaucoup de maires sont également des retraités.
Ces données correspondent au portrait-robot du maire, dessiné par l'Insee : selon cette institution, le maire français prend la figure d'un homme de 60 ans, s'appelant Michel, Philippe ou Alain, retraité, ancien cadre.
Cela peut poser la question de la prise en compte des intérêts des différentes catégories de la population : les classes populaires, mais aussi les plus jeunes... Le vote à 16 ans changerait-il les choses ? (voir notre rubrique En débat, p 5).
Des électeurs aux profils variés
En France, le profil des électeurs montre des différences notables selon le genre et l’âge.Les femmes votent plus que les hommes (52,6 % contre 47,4 % pour les hommes). En ce qui concerne l’âge, la moyenne des électeurs se situe entre 45 et 55 ans. Les personnes âgées de plus de 70 ans votent majoritairement, tandis que seulement 17 % des moins de 24 ans sont des électeurs selon l’Insee (voir aussi notre analyse en p 3).
En 2020, dans un contexte d'épidémie de Covid, moins d'électeurs se sont déplacés aux urnes. En 2026, il y a eu à peu près1 58 % de participation. Il y a donc un retour partiel des électeurs mais cette valeur reste faible par rapport aux élections de 2014.
Un scrutin test avant les présidentielles
Par rapport à il y a 6 ans, le scrutin est beaucoup plus nationalisé. Ce vote est vu comme un « test » avant les élections présidentielles de 2027.Il y a de nouveaux rapports de force, comme la montée de certains partis ou encore la recomposition gauche/droite. Les enjeux nationaux sont donc plus forts qu’en 2020.
L’écologie est toujours importante mais portée par plusieurs partis. A Rennes, trois partis proposaient explicitement un programme écologiste, et pour la première fois, le Parti socialiste et Europe écologie se sont présentés sur une liste commune dès le 1er tour.
Neela, Célian et Ewen
Le dépouillement, un temps démocratique
Le dépouillement est une étape importante du scrutin. Il permet de compter les votes afin de déterminer les résultats de manière juste et transparente.
A la fermeture du bureau de vote plus personne ne peut voter. L’urne est alors ouverte en présence de plusieurs personnes : les assesseurs, des citoyens volontaires qui sont appelés les scrutateurs et parfois des observateurs. Cette présence permet de garantir que tout se déroule correctement.
Vérifier...
Avant d’ouvrir les enveloppes, on vérifie le nombre de votants en comptant les signatures sur la liste d’émargement. Ce nombre est comparé avec celui des enveloppes dans l’urne. Cette étape est appelée le dénombrement des émargements.
Ensuite commence le dépouillement à proprement parler. Les enveloppes sont réparties sur plusieurs tables appelées « tables de dépouillement ».
... et compter !
Sur chaque table au moins quatre personnes travaillent ensemble sous la surveillance des membres du bureau de vote. Les résultats sont notés sur une feuille de pointage. Chaque vote est donc vérifié par plusieurs personnes, ce qui limite les erreurs ou les fraudes.
Les bulletins blancs (sans nom) et nuls (déchirés, annotés ou incorrects) ne sont pas comptabilisés.
Une fois que toutes les enveloppes ont été ouvertes et que tous les votes ont été lus, les résultats sont additionnés pour chaque candidat. Ces résultats sont ensuite vérifiés plusieurs fois pour s’assurer qu’il n’y a pas d’erreurs.
Ils sont ensuite envoyés aux services de la préfecture, chargés de recenser les votes.
Gabriel, Zoul et Marwan
Le vote à 16 ans : des positions variées
En France, la question de l’abaissement de la majorité électorale à 16 ans divise la classe politique. Plusieurs partis et personnalités se sont positionnés clairement.
Une revendication pour les droits de l'enfant
À l'approche des élections municipales, l'UNICEF a une nouvelle fois soutenu l'idée d'ouvrir le droit de vote aux 16-18 ans. Cette institution, dont la Convention internationale des droits de l'enfant reconnait le droit des enfants de participer à la vie démocratique de leur pays, a donc lancé une nouvelle campagne « Vote à 16 ans aux élections municipales : parce que les jeunes ont une voix ! ». À travers celle-ci, l'UNICEF appelle les partis politiques à se positionner et à intégrer ce changement dans leurs programmes.
En Europe, seules l'Ecosse et le Pays de Galles ... à valider !
Comment les différents partis politiques se positionnent-ils en France ?
À gauche, des partis politiques favorables à l'abaissement de l'âge du droit de vote
La France Insoumise (LFI), le Parti Socialiste (PS) et Europe Écologie Les Verts (EELV) sont favorables à cette mesure. Jean-Luc Mélenchon, Anne Hidalgo et Yannick Jadot ont inscrit cette proposition dans leurs programmes, arguant que cela permettrait de « rajeunir le corps électoral » et de donner une voix à la jeunesse, souvent en première ligne sur des enjeux comme le climat ou les inégalités sociales. Pour eux, à 16 ans, les jeunes ont déjà des responsabilités (travail, autorité parentale, etc.) et devraient pouvoir participer aux décisions qui les concernent.
Au centre et à droite, des positions variées
Le Modem a également manifesté son intérêt, avec des élus locaux et nationaux appelant à expérimenter le vote à 16 ans pour les élections municipales.
La majorité présidentielle (Renaissance) et Les Républicains (LR) restent plus réservés. Emmanuel Macron s’est déclaré « pas opposé » à l’idée, mais sous condition d’une hausse de la participation des jeunes aux scrutins suivants. (ajout : cela semble cependant difficile de conditionner un droit aujourd'hui à un engagement pour demain). Le parti Les Républicains (LR), traditionnellement attaché à la majorité à 18 ans, n’a pas officiellement soutenu la mesure.
Illan et Sacha
Et vous, voulez-vous voter à 16 ans ?
Parmi les premiers concernés, la question du vote à 16 ans ne fait pas l'unanimité. Les arguments sont divers.
Une question clivante
La question de l'abaissement de l'âge du droit de vote est ancienne. Lorsque nous avons posé la question au sein de nos groupes d'amis, nous avons constaté que nous n'étions pas tous d'accord. Nous avons donc décidé d'élargir notre regard et de mener l’enquête auprès de vingt élèves du lycée VHB. Résultat : une majorité de douze élèves s’y oppose. À l’inverse, huit élèves se déclarent favorables à cette mesure.
Les arguments pour : lutter contre l’abstention
Les élèves « POUR » mettent en avant qu'il s'agit d'une implication concrète dans la vie citoyenne, plus que la simple participation aux cours d'enseignement moral et civique.
Ils estiment que si les jeunes sont appelés aux urnes dès 16 ans, ils se mobiliseront plus et feront baisser l’abstention.
C'est en effet le cas : en Autriche, par exemple, le niveau d’intérêt politique des 16-17 ans est passé de 31 % à 62 % après l’abaissement de la majorité électorale.
Cet effet sur la participation peut s'expliquer par le fait que les jeunes deviennent électeurs alors qu'ils sont encore au lycée, donc encadrés et incités par leurs enseignants.
Une fois cette habitude prise, elle a plus de probabilité de rester.
Enfin, certains estiment que cela permet de reconnaître les préoccupations des jeunes. "Moi, je n'ai pas envie que si le monde va mal, je reste à le regarder ! Je veux décider aussi !", affirme par exemple un jeune homme.
Les arguents contre : un manque de maturité politique
Certains jeunes et observateurs estiment qu'à 16 ans, les opinions politiques ne sont pas toujours stabilisées, et qu’elles peuvent être influencées par la famille ou les réseaux sociaux.
Cependant, nous savons que le vote est, presque toujours, une histoire d'influence : même devenus adultes, la plupart des citoyens votent comme leurs parents, ou pour une tendance politique proche. C'est ce que montre Anne Muxel dans son documentaire Famille, dispute et politique (2012), dont nous avons vu un extrait en cours.
Ces exemples montrent que l’engagement des jeunes électeurs peut dépasser les attentes, mais le débat reste ouvert : faut-il franchir le pas en France ?
Sacha et Ilan
Conseiller municipal, un rôle important
Nous avons eu le privilège de rencontrer et d’interviewer Mme Marielle Deport, ancienne conseillère municipale élue trois fois. Aujourd’hui, elle travaille au lycée Victor Hélène Bash, à Rennes, en tant que proviseure adjointe.
C’est quoi un conseiller municipal ?
« La mission d’un conseiller est multiple. Le travail se fait en équipe pour se partager les tâches. Mais cela est plus qu’un travail, c’est un réel investissement. Le conseiller a été élu par les habitants de sa commune. Il les représente donc et va à leur rencontre. Certains problèmes rencontrés peuvent générer des commissions sur des thèmes ou sujets précis. De ce fait, il aide le maire.
L’importance de s’impliquer en votant
La France est une démocratie. Le peuple a la chance de pouvoir élire ses représentants. Les habitants font donc confiance aux élus, ceux-ci doivent être à l’écoute et tenir leurs engagements. Chacun peut avoir un besoin dans sa commune, il est important de savoir à qui s’adresser dans ce cas.
Durée d’un mandat
Le mandat d’un conseiller municipal est d’une durée maximale de 6 ans.
Marielle Deport quant à elle a été élue trois fois et son premier mandat a exceptionnellement durée 7 ans car l’année où elle a été élue, il y avait trop d’élections. Elle a donc exercée cette mission pendant 19 ans.
L’implication d’un conseiller dans une liste
Les listes peuvent avoir une orientation politique, ou au contraire ne pas avoir d’étiquette. En exemple, Mme Deport, élue à Châteaugiron, n’était affiliée à aucun parti. La sensibilité politique était un peu différente entre les conseillers. Connaître son pouvoir et son rôle est important : les conseillers ne changent pas les lois, mais les font appliquer.
Comment se présenter sur une liste ?
Pour se présenter, les personnes volontaires constituent une liste. Celle-ci sera ensuite déposée à la préfecture. Au moment des élections municipales, tous les habitants ont le devoir d’aller voter.
L’investissement du conseiller dans sa commune
Le conseiller municipal est impliqué dans sa commune. Il connaît donc son fonctionnement : routes, écoles… C’est cette connaissance qui peut l’amener à proposer des projets, des améliorations, les habitants peuvent également l’interpeler pour faire remonter des dysfonctionnements. Sa mission principale est d’aider et de résoudre les problèmes. Dans certains cas, le futur conseiller peut être repéré dans des associations dans lesquelles il est bénévole. Cela témoigne donc bien d’un réel investissement pour la commune.
L’aspect négatif du rôle d’un conseiller
Cette mission est très prenante. Elle demande une bonne organisation et un grand niveau d’engagement. Certaines réunions ont lieu le soir, parfois loin de la commune. Il peut arriver de devoir partir en déplacement pour des formations. Cela impacte donc forcément la vie de famille. Le temps personnel à la maison peut être réduit. Des missions sont plus difficiles que d’autres : annonce de décès, participation au relogement de personne suite à un incendie… De plus, les interactions avec les habitants peuvent parfois être difficiles, on ne peut pas plaire à tout le monde. Les conseillers municipaux, malheureusement, peuvent être exposés à des dangers comme les insultes ou les agressions ».
En conclusion, la mission de conseiller municipal a un rôle très important pour la commune. C’est un travail d’équipe. Cela demande d’être très impliqué dans son travail, organisé, c’est une mission avec de nombreux avantages, mais aussi quelques fois des inconvénients et des dangers.
Valentine BLAISE,
Anaelle MALGORN,
Rose BRETONNIERE
Les maires, appréciés mais maltraités
Les maires et conseillers municipaux sont de plus en plus victimes de violence. Pourtant, ils restent les élus préférés des français.
Maires fatigués, maires en danger ?
Nous avons interviewé Claude Jaouen, l’ancien maire de Melesse, qui a fait 2 mandats en tant que maire et qui était président de la communauté de commune du Val d’Île Aubigné. Nous voulions partager son expérience par le biais de cette interview.
Avez-vous trop de travail ? Ou pas assez de temps pour les mettre en œuvre ?
« Oui, du travail en tant qu’élu, il y a les obligations réglementaires auxquelles il faut répondre, par exemple le fait qu'il faut plusieurs années de réflexion avant de pouvoir entamer des travaux ; les citoyens nous sollicitent… En résumé, ce sont des journées d’environ 12 heures : de 9heure a 21 heure du lundi au vendredi, un peu moins le samedi et plus rarement le dimanche… Et puis il faut aussi savoir que cela ne me sortait jamais de la tête : je pensais tout le temps aux problèmes de la mairie. »
Vous avez déjà été agressé physiquement ou verbalement dans la rue ?
« Non, je ne me suis jamais senti sous pression dans la rue, ni physiquement ni verbalement. Sur les réseaux sociaux par contre, oui, mais les gens s’expriment plus facilement sur ces outils et j'ai travaillé avec l'équipe de communication de la mairie pour lutter contre cela. »
Est-ce que c’était une de vos inquiétudes lors de votre campagne ou lorsqu’il vous a été demandé d’être candidat ?
« Non, étant donné la taille de Melesse, cela ne faisait pas parti de mes inquiétudes, je pense que l’on doit être vigilant et conscient de ça dans de plus grandes villes telles que Rennes. Mais très honnêtement, cela ne m’a vraiment jamais inquiété, que ce soit avant ou pendant les mandats. »
Quelles étaient vos motivations pour devenir maire ?
« J’ai toujours été passionné par le travail pour le collectif et pour les autres, j’ai passé la quasi-totalité de ma carrière à France Télécom dans la partie construction de réseaux.
Une fois à la retraite, j’ai d’abord fait partie d’une liste puis de fil en aiguille j’en suis arrivé à être candidat : c’était en accord avec mes valeurs et c’est la plus belle expérience de ma vie.
Je pense qu'être maire, c’est une mission, pas un métier, je trouve cette différenciation importante. »
Elouan THIBAULT-CARPIER,
Louis CHATALAIN
À Melesse, quels enjeux ?
Si les transports et les déchets sont gérés par Rennes métropole, les maires ont un rôle à jouer sur d'autres domaines, également très importants.
Que peut faire un maire ?
Le maire de Melesse ne gère pas les transports ni les ordures ménagères, qui sont gérées par la communauté de communes du Val d'Ille. Cependant, la municipalité se charge de la sécurité et la salubrité publique et plus encore. Le maire d’une commune comme Melesse a aussi un rôle important dans l’urbanisme (délivrer les permis de construire), la gestion des écoles primaires, l’entretien des routes communales, le développement des activités culturelles et sportives.
Les réalisations de l'ancienne équipe municipale
Claude Jaouen et son équipe, au cours de leurs deux mandats, ont réalisé l'aménagement de la ZAC (zone d’aménagement concerté) du Feuil. Ce projet visait à aménager un nouveau quartier avec une diversité de logements, sociaux et individuels, incluant le respect de l’environnement avec une mixité sociale et générationnelle. Le projet prévoyait notamment : environ 28 % de logements sociaux, des logements aidés pour les primo-accédants, des équipements publics et la participation des habitants. Le projet a été lancé pendant le premier mandat (2014-2020). Il a été mis en œuvre durant le second mandat (2020-2026). Ce projet répond à plusieurs enjeux importants : faire face à la croissance de la population, proposer des logements accessibles et limiter l’étalement urbain.
Une nouvelle équipe, de nouveaux projets
A Melesse 65 % des habitants ont voté, ce qui montre un fort engagement des habitants. La liste qui arrive en tête (51 % des suffrages) est celle de Melesse, un nouvel élan avec à sa tête Yves Férey. Cette victoire dès le premier tour donne une majorité stable au conseil municipal, ce qui facilite la mise en place des projets.
Yves Férey souhaite la gratuité des salles pour les associations de Melesse, « Le fait de devoir payer bride les associations pour organiser des repas et donc des recettes ». Il se chargera du problème d’horaires d’éclairage public : « On agira assez vite sur l’éclairage urbain », affirme Isabelle Le Marchand. En effet, plusieurs habitants nous ont dit que cela leur paraissait être un point important, à régler en priorité.
L'équipe municipale souhaite également développer les équipements pour les activités culturelles : ouverture d'une vraie scène de théâtre avec des loges et d'un espace pour la danse.
Ces propositions répondent à plusieurs enjeux locaux : soutenir la vie associative, essentielle dans les petites communes, améliorer la sécurité et le confort et développer l’attractivité culturelle. Cela peut aussi permettre d’attirer de nouveaux habitants et dynamiser la commune.
Sur son site internet, la ville de Melesse indique aussi tout faire pour accueillir les nouveaux habitants, tout en veillant à ne pas devenir « une cité dortoir ». Il s'agit donc de garder une vie locale dynamique.
Les enjeux climatiques également présents
L'avenir se prépare aussi en s'occupant des questions liées au changement climatique. La ville de Melesse va créer plus d'espaces verts pour rendre la ville agréable même en période de canicule. Elle prévoit également un vaste programme de rénovation énergétique pour les habitations les plus anciennes de la commune.
Qu'en pensent les habitants ?
« Je trouve que les projets du maire Yves Férey vont globalement dans le bon sens », affirme un habitant que nous avons interrogé. « Il essaie de développer la commune tout en gardant une certaine qualité de vie, ce qui est important pour les habitants. Par exemple, les initiatives autour des infrastructures et de l’environnement montrent qu’il y a une volonté de préparer l’avenir ». Un autre habitant nous confie avoir lui aussi voté pour Mr Férey car il proposait « plus de projets que l'ancien maire ».
La question des transports toujours en suspens
Une question reste toutefois non traitée : celle des transports. En effet, beaucoup de personnes se plaignent que Melesse ne soit pas désservie par le STAR. Cela est embêtant à la fois pour les jeunes, qui ont plus de difficultés à aller à Rennes, mais aussi pour les personnes qui travaillent, car la fréquence de passage des cars BreizhGo n'est pas aussi élevée que pourrait l'être celle de bus.
Camille STEENACKER,
Lou-Ann DECHY
et Chloé LANDIN
Le BAM, haut lieu de la vie associative
Un espace ouvert à tous
Ouvert en 2021 dans les locaux d'un ancien centre social, le BAM, pour Bâtiment à Modeler, est un lieu associatif qui organise surtout des activités pour les habitants du quartier dans le but de le faire vivre davantage. Il se présente comme "une immense coloc' d'associations".
C'est un lieu dans lequel les habitants entrent librement et peuvent proposer des projets, des activités, ou organiser des réunions pour se rencontrer et discuter. On y trouve des ateliers (créatifs, cuisine, informatique), des événements culturels et des rencontres entre voisins. Une radio a été installée, #Quartierdesondes.
Un animateur-coordinateur, Alexandre Fontaine y travaille en tant que salarié.
L'accueil et la solidarité inconditionnelle
Le lieu propose des douches chaudes - il suffit de demander à l'accueil, elles sont gratuites. Le vendredi, une distribution alimentaire est réalisée. Et tous les mercredis soirs, une "cantine" est organisée par le "Ravitallement des luttes". Ce collectif récupère des invendus chez des maraichers ou ailleurs, et font ensuite la cuisine. Les plats sont distribués à prix libres.
Un lieu d'éducation populaire
C'est un lieu d'éducation populaire, c'est-à dire qui invite les gens à apprendre et à s'apprendre les uns les autres. L'art et la culture y occupent une place importante, sous toutes ses formes : théâtre, chant, danse, ateliers d'arts plastiques...
Pour plus d'info :
https://bam-asso.org/bam-tiers-lieu/
Cleunay, un quartier dynamique et en mutation
Le quartier de Cleunay, à l’ouest de Rennes, est un quartier populaire qui connaît encore certaines difficultés sociales, malgré les changements en cours.
Cleunay, un quartier plein de vie où se mêlent défis, solidarité et espoirs.
À Cleunay, il y a beaucoup d’activités pour les jeunes : centre social, différents ateliers, clubs sportifs et événements. Mais certains ados et jeunes adultes trouvent cela insuffisant et préfèrent simplement « trainer » dehors.
Le quartier possède plusieurs espaces verts, comme le jardin de la Guérinais, mais certains habitants regrettent le manque de grands parcs et déplorent le fait de devoir se déplacer pour se balader.
La sécurité est globalement correcte, mais le soir certains endroits sont moins rassurants : les habitants apprécient la présence policière et les médiateurs, mais estiment que ce n’est pas toujours suffisant. En effet, comme plusieurs quartiers rennais, Cleunay connait des trafics liés à la drogue. Les difficultés du quotidien concernent surtout le stationnement, le bruit, la circulation et parfois la propreté.
Malgré tout, Cleunay reste un quartier vivant, mixte et familial, avec des habitants qui s’adaptent à ses points forts… et à ses défauts.
Des services pour les seniors...
Pour les seniors, des aides existent : des services à domicile, un EHPAD, des lieux pour se rencontrer. Les jardins partagés sont, par exemple, un espace dans lequel se rencontrent pas mal de retraités, qui ont du temps à consacrer au jardinage.
... et pour les jeunes
Pour les jeunes, il est proposé des jobs d’été ainsi que des missions rémunérées. A l'été 2024, des acteurs de l'économie sociale et solidaire (ESS) de Rennes ont aidés des jeunes à monter une coopérative jeunesse de quartier (CJS). Le but de ce projet a été de créer une entreprise coopérative, le temps d'un été. Ce sont les jeunes qui ont décidé des services qu'ils souhaitaient vendre ainsi que des prix. Cela leur a permis de gagner de l'argent et d'apprendre à travailler à plusieurs. La coopérative s'est installée au BAM (Bâtiment à Modeler, voir article ci-contre).
Peut-être que l'expérience sera reconduite ?
Des changements en perspective
En même temps, le quartier change grâce à des projets pour améliorer les logements et attirer de nouveaux habitants, ce qui pose des défis pour maintenir la mixité sociale. En effet, comme tous les quartiers rennais, Cleunay connait une augmentation de sa population.
La relation avec la mairie
La mairie organise des conseils de quartier et un budget participatif. Ces initiatives, communes à l'ensemble des quartiers de la ville, permettent aux habitants de proposer des projets pour améliorer la vie du quartier. Cela contribue au fait que certains habitants se sentent écoutés. Cependant, d’autres pensent que les décisions sont déjà prises à l’avance.
Patricia EFFEYE BEBINE,
Luciana ASSANI,
Rania LEBAIR
Avec les idées des enfants pour améliorer leur commune en tant que maire, nous avons réalisé un poème...
Si j’étais maire, je rendrais la ville meilleure ;
Des vergers, des chemins parsemés de fleurs
Qui mèneraient à la galerie, rénovée depuis
Où l’on trouverait un laser game et un cinéma.
Un grand aquarium, vitré de haut en bas,
Renfermerait des poissons de toutes tailles.
Le chemin fleuri continuerait alors
Jusqu’à une fête, pour la culture du sport,
Se déroulant dans de nouvelles, meilleures salles.
Il partirait de tous côtés, passant de l’école rénovée
Jusqu’aux nouvelles habitations, grâce aux nouvelles associations.
Si j’étais maire, je rendrais la ville meilleure ;
Ça, je le sais du fond du cœur
Alice, Adèle, Anaëlle
S'ils étaient maire...
Nous sommes intervenues dans une classe de CE2-CM1 afin d'interroger les enfants sur la question suivante : « Et vous, que feriez vous si vous étiez maire ? »
Des enfants attentifs à la vie locale
Ce jeudi 19 mars, nous sommes intervenues dans une classe de CE2-CM1 à l’école du Haut-Chemin, à Pacé.
Après avoir expliqué le rôle d’un maire aux élèves, on leur a demandé ce qu’ils feraient s’ils étaient maires. Plusieurs idées en sont ressorties. Des élèves ont proposé de réaliser des travaux : pour rénover l’école ou une salle de sport délabrée. Certains enfants ont regretté l'incendie de la petite galerie commerciale. Celui-ci a entraîné la fermeture de plusieurs commerces, dont une petite supérette, une boulangerie et d’autres commerces utiles à la vie pacéenne. Les enfants ont proposé de la restaurer.
Plus de solidarité
Les enfants sont aussi attentifs aux inégalités : ils proposent notamment des solutions pour les personnes n'ayant pas de logement. Même si Pacé a signé un programme pour construire des logements sociaux, le plus important de Rennes métropole sur la période, la question du logement reste importante sur la commune.
Pour une ville plus verte et plus colorée !
Ils ont aussi proposé de colorer et verdoyer la ville, ainsi que de mettre en place des espaces verts collectifs : par exemple, des composteurs où chacun viendrait mettre ses déchets compostables et/ou récupérer du terreau pour l’apporter chez soi, pour jardiner.
Nos citoyens en herbe ont également dit qu'ils voudraient organiser plus de festivités dans leur ville.
Anaëlle, Alice et Adèle
Voter, est-ce encore utile ?
« Ne pas aller voter, c’est donner le pouvoir à d’autres personnes de décider à notre place »
Le livre "Voter, est-ce encore utile ?" d'Aminata Dembélé explore la crise démocratique actuelle, marquée par l'abstention, le désenchantement politique, les promesses non tenues et la montée des extrêmes. L’autrice cherche à comprendre les raisons profondes qui poussent tant de citoyens , notamment les jeunes, à s’éloigner des urnes, tout en invitant à réfléchir à la signification réelle de son vote.
L’Objectif de ce court essai : comprendre pourquoi les gens s’abstiennent, hésitent ou doutent du pouvoir du vote.
En 2020, lors des dernières élections municipales, 70 % des 18 à 24 ans se sont abstenus de participer électoralement, ce qui a inquiété Aminata Dembélé. Elle explique que cette abstention n’existe pas seulement par désintérêt mais plutôt par un sentiment de manque de représentation de ces jeunes : beaucoup ont l'impression que la sphère politique ne leur ressemble pas, qu’elle ne les écoute pas et qu’elle ne parle pas en leur nom.
Cette réflexion s’enracine aussi dans son expérience personnelle. Aminata Dembélé est une femme noire qui a souvent été confrontée au regard des autres, à des stéréotypes et à un sentiment d’invisibilité. Dans le podcast « Supplément d’Âme », elle confie qu’elle ne pouvait pas être une « fille discrète » et que son apparence, souvent perçue comme différente, amenait certains à la réduire à des cases. C’est précisément cette expérience du regard et de la mise à l'écart qui nourrit sa réflexion : il est crucial de se faire entendre, de revendiquer sa place dans la société plutôt que de la subir. Pour elle, le vote est un outil d’affirmation, un acte de résistance citoyenne face à l’exclusion et au sentiment d’impuissance.
En résumé, « Voter, est‑ce encore utile ? » est un court ouvrage de 32 pages qui invite le lecteur à réfléchir sur la pertinence du vote. Il rappelle que chaque voix compte et que voter constitue un devoir civique indispensable . Voter, que ce soit à l’école ou lors d’élections nationales ou locales, est un moyen puissant de participer à la vie de notre communauté et de faire entendre la diversité des expériences et des identités qui la composent.
Giuli, Hidaya et Maxence
50 cartes à voir avant d'aller voter
« Il ne s'agit pas de trancher mais de mettre à disposition des éléments pour se faire sa propre opinion ».
Un ouvrage pour éclairer le débat démocratique
Publié en janvier 2022 aux éditions Autrement, « 50 cartes à voir avant d'aller voter » est un atlas géopolitique signé du géographe et maître de conférences Aurélien Delpirou et de l'économiste-statisticien et professeur Frédéric Gilli. Cet ouvrage de 127 pages propose une approche originale : une question, une carte, une réponse.
L'objectif est clair : documenter rigoureusement l'état de la France avec 50 cartes et près de 100 graphiques issus de données statistiques fiables et de travaux récents en sciences sociales, afin de contrer les fake news qui peuvent saturer le débat public.
L'ouvrage s'articule autour de cinq questions majeures qui traversent la vie politique française :
« La France est-elle en déclin ? »,
« C’était mieux avant ? »,
« Un archipel de communautés ? »,
« La politique ne peut plus rien ? »
et « No future ? Transitions à venir ».
Chaque sujet présente un texte et des cartes et/ou graphiques, avec une approche pluridisciplinaire qui insiste sur la nécessité de contextualiser.
Une importance particulière pour les municipales
Pour un électeur, cet ouvrage permet de se faire sa propre opinion sur la situation réelle de la France et de son territoire, comprendre les déséquilibres territoriaux qui peuvent impacter directement sa commune et identifier les vrais défis (services publics, accès aux soins, logement, inégalités,…) plutôt que de se laisser bercer par des idées reçues.
Une approche simple... mais essentielle
Finalement, « 50 cartes à voir avant d'aller voter » constitue un outil précieux pour aborder la question des élections en toute connaissance de cause. Dans un contexte où le débat local est souvent marqué par les idées reçues, cet ouvrage offre une vision nuancée et documentée des réalités territoriales françaises.
C'est une lecture qui peut se révéler bien utile pour tout citoyen qui souhaite comprendre les enjeux de sa commune avant de déposer son bulletin dans l'urne.
Mme NOVOA,
professeure documentaliste
Le Budget participatif des lycéennes et lycéens
Le lycée a été sélectionné avec une dizaine d'autres établissements, pour participer à la seconde édition du budget participatif des lycéennes et lycéens de la Région Bretagne. La région veut ainsi soutenir les initiatives des élèves en proposant un budget de 10 000 euros pour les dépenses d’investissements et de 10 000 euros en dépenses de fonctionnement pour financer des projets sur le thème des enjeux climatiques. En parallèle du dispositif Karta et du Conseil Régional des Jeunes, le budget participatif vise à : sensibiliser aux enjeux climatiques,favoriser l’apprentissage de la démocratie, développer l’action collective et le pilotage de projet,encourager à l’engagement citoyen. Les écodélégués et des élèves membres du conseils de vie lycéenne ont donc réfléchi à différents projets pour le lycée, contacter des experts et des fournisseurs. Quatre projets ont été proposés par le groupe et ont été analysés par les services de la Région Bretagne pour s’assurer de leur visée collective, du respect de l’enveloppe financière et du délai de mise en œuvre. Ils vont être maintenant soumis au vote des élèves, en effet chaque lycéen votera pour le projet qu’il souhaite voir mis en œuvre au sein de son établissement : l'implantation d'une ruche dans le parc du lycée pour sensibiliser à la biodiversité, l'installation de tables de pique-nique afin de profiter des espaces extérieures, la mise en place d'un vélo rechargeur pour faire un peu de sport tout en rechargeant son téléphone et la venue d'un spectacle pour sensibiliser au déreglement climatique. La mise en place de ces projets est prévue l'année prochaine, à suivre donc...
Mme Joulin,
professeure documentaliste
et référente Education
au Développement Durable
La vie au lycée
Le club journal
Le lycée Victor et Hélène Basch dispose aussi de son journal !
Ça Buzz est un journal lycéen, géré principalement par une équipe d'élèves volontaires et les professeures documentalistes.
Concrètement, ce sont les élèves qui prennent la majorité des décisions avant chaque publication d'un nouveau numéro : choix et rédaction des articles, ajout et suppression de rubriques, illustrations,... Les professeures documentalistes sont un renfort pour la mise en page, la relecture et la correction, cette dernière mission incombant également au directeur de publication, notre chef d'établissement, Mr Piron.
Les sujets traités sont divers et variés : actualités du lycée, sorties musicales, interview, événements sportifs,...
Le dernier numéro s'ouvre à l'ensemble du lycée mais la recette reste la même : un journal par les lycéens, pour les lycéens !
Les éditions précédentes sont disponibles sur le site du lycée, rubrique CDI, et le dernier numéro est disponible à la vente au CDI !
L'équipe du CDI