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| N° 33 - Janvier 2026 | www.mfr-loireatlantique.fr |
Apprendre et réussir autrement
Les parcours de trois jeunes des MFR de Loire-Atlantique ont été récompensés lors du Prix de l'Apprentissage 2025. Lire en page 6.
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Un lien essentiel avec les entreprises
Apprenants et professionnels réunis à Machecoul pour une Journée des partenaires
Édito
Cadeau !
Le journal MFReporter est un cadeau. Ce numéro, construit avant Noël pour une parution en janvier, est un très beau présent. En effet, voilà bientôt une décennie que j’ai pour mission d’écrire l’édito. J’ai aussi l’immense plaisir d’animer le comité de rédaction… encore un cadeau. C’est à ce moment que je découvre les sujets proposés par les jeunes avec les équipes des MFR. Dans ce numéro, voilà ce qui a retenu leur attention : Gaza, Octobre Rose, Ukraine, théâtre, écologie, migrants, génocide, intergénérationnel… Nous leur donnons carte blanche pour s’exprimer, écrire et ils sont accompagnés pour rester critiques, ne pas juger…
Et les articles ? Je les garde précieusement ou plutôt non, je souhaite les partager avec vous, lecteurs assidus ou de passage. Ce sont des cadeaux impossibles à revendre dès le 26 décembre sur un site de petites annonces gratuites et l'Intelligence Artificielle n’en est pas l’auteure.
J’ose alors l’impératif : lisez la page 2 « Regards sur le monde » ! Les jeunes nous invitent au devoir de mémoire, nous parlent de respect, de justice et de solidarité. Ces valeurs sont très présentes au sein de la jeune génération. Nous les retrouvons aussi dès lors que nous leur proposons des projets artistiques (page 4) ou écologiques (page 5). Même lorsqu’ils nous racontent leur formation et l’apprentissage de leur métier (page 7), leurs propos témoignent de leur envie d’agir, d’être en relation avec les autres, quelle que soit leur génération. Attardez-vous aussi sur l'article page 6. Grâce au Prix de l'Apprentissage, vous devinerez, au travers des parcours de Maude, Lindy et Quentin, combien, parfois, ce n'est pas si simple d'être jeune. Les équipes éducatives qui les accompagnent m'ont dit combien ils sont courageux. Eux, ils nous livrent avec pudeur leurs difficultés et, avec le sourire, leurs rêves. Encore un cadeau !
Alors oui, voilà un présent que je vous invite à découvrir et à partager en ce début d’année.
Hubert HOUGNON
Directeur de la Fédération départementale
Génocide : ce mot très fort pose question
Que comprennent les jeunes de 14 ans de ce mot très utilisé aujourd'hui ?
Le mot génocide apparaît souvent dans les manuels, les documentaires, ou encore dans les actualités. Pour beaucoup de collégiens, c’est un terme qu’on connaît… sans vraiment savoir ce qu’il implique.
Comment réagissent les jeunes ?
« Quand j’entends le mot “génocide”, j’ai tout de suite le sentiment que c’est pire qu’une guerre » dit Elya, 14 ans.
« Mais est-ce qu’on peut dire génocide si des gens meurent juste à cause des combats ? Où est l’intention ? » ajoute Gabin, jeune en 4e.
« Ça me rend triste parce que ça parle d’un peuple entier, pas juste de soldats ! » s’inquiète Adèle, aussi en classe de 4e.
Pourquoi c’est important d’en parler ?
Pour beaucoup, découvrir les génocides, c’est aussi comprendre le rôle de la mémoire : « On ne peut pas faire comme si ça n’était jamais arrivé. Si personne ne se rappelle, ça peut recommencer », affirme Maxime, 14 ans.
Les jeunes réagissent souvent avec empathie. Ils s’identifient aux victimes, parfois à leur âge, à leurs rêves interrompus.
Étudier, parler des génocides n’est pas seulement une leçon d’Histoire : c’est aussi une éducation à la tolérance, dans un monde où les réseaux sociaux diffusent rapidement des rumeurs, des discriminations ou des propos racistes. Les jeunes doivent être capables de percevoir le danger.
Et Gaza dans tout ça ?
Ces derniers mois, plusieurs organisations très importantes (comme Amnesty International) ont analysé la situation à Gaza dans le cadre de la guerre menée par Israël en riposte aux attaques du Hamas le 7 octobre 2023 et affirment que certaines actions pourraient correspondre à la définition juridique d’un génocide.
Amnesty International parle « d’une intention de détruire physiquement » une partie de la population palestinienne.
« Des personnes âgées, des femmes, des enfants, des bébés ! Quel danger ils représentent quand ils sont désarmés ?! C’est une boucherie, un vrai génocide selon moi. » s’exclame Tyanis, 14 ans.
En conclusion, pour nos jeunes 4e, parler des génocides, c’est apprendre à dire non à l’injustice et oui au respect.
La classe de 4e
MFR du Val d'Erdre
Le parcours de Yulia, jeune ukrainienne
Yulia est une jeune de notre âge, 17 ans, arrivée depuis peu. Elle est très timide et nous sourit gentiment. Sa timidité est accentuée par le fait qu'elle parle très peu le français. On a décidé de l'accueillir et de lui parler pour qu'elle se sente plus à l'aise ; on imagine bien que c'est difficile d'arriver dans une nouvelle école en cours d'année, sans connaître personne. En discutant, on apprend que Yulia est Ukrainienne et qu'elle vient de Marioupol. Cette ville est malheureusement connue pour être complètement détruite et occupée par les troupes russes. On sait maintenant pourquoi Yulia est en France : elle a fui son pays en guerre, et ça nous a beaucoup touchées.
On utilise le traducteur de notre téléphone pour parler avec Yulia. Et, là, elle nous explique que cela fait trois ans qu'elle est arrivée en France avec sa maman , son frère et sa sœur. Elle a mis du temps à s'habituer à notre pays, mais maintenant ça va mieux.
Elle nous confie que depuis que la guerre a commencé en Ukraine, elle est traumatisée par les bruits forts, elle sursaute et a très peur.
L'internat est nouveau pour elle, alors avec Charlotte, on lui a proposé de l'accueillir dans notre chambre. On sait que ça prendra du temps, mais nous avons envie de l'aider et de la rassurer.
Charlotte et Laure-Line
1ère Bac Pro MCV
MFR Châteaubriant
Octobre rose : nos élèves de 1re Bac Pro SAPAT se mobilisent !
Dimanche 5 octobre 2025, nos élèves de 1re Bac Pro SAPAT ont pris part à la Marche Rose Solidaire, organisée par l’association 3 Roses Solidaires à Saint-Père-en-Retz.
Ce projet est né l’an dernier lors d’une rencontre entre Annabelle Sol, formatrice, les associations locales et des élus, autour de la sensibilisation au cancer du sein. Les élèves ont bénéficié d’interventions de professionnels, comme Françoise, ancienne sage-femme et membre de l’association Les Roses de Retz qui les a initiés aux gestes de l’autopalpation.
De cette rencontre est née l’envie de s’impliquer encore davantage : la classe a créé un flashmob et partagé la chorégraphie sur les réseaux sociaux. L'objectif était d'inviter le plus grand nombre à prendre part à la Marche Rose Solidaire pour sensibiliser à ce cancer qui est le plus répandu chez les femmes, avec plus de 913 000 personnes atteintes en France. Une journée de solidarité et de partage
Le jour J, élèves et membres de l’équipe pédagogique se sont joints aux 600 marcheurs qui ont coloré Saint-Père-en-Retz de rose et participé à ce moment de partage et de solidarité.
Emmi raconte : « J’ai voulu participer pour soutenir la cause, faire un don et partager un moment avec mes amis. C’était une belle expérience, pleine de convivialité et d’apprentissage, notamment grâce aux interventions sur l’autopalpation. Je reviendrai sans hésiter l’an prochain ! »
« J’ai marché avec ma mère et c’était un super moment à partager. Voir autant de monde mobilisé, dans la marche comme dans la danse, m’a rendu fier de notre implication. J’ai participé pour sensibiliser les gens autour de moi, et je le referai avec plaisir », ajoute Swann.
Le projet se poursuivra : les associations continueront de proposer des interventions. Elles ont invité la classe de Seconde Bac Pro SAPAT à la projection du film "De plus belle" au théâtre Saint-Roch.
La classe de 1re Bac Pro SAPAT
MFR Saint-Père-en-Retz
Des streamers au grand cœur
Les streamers proposent des "lives" pour divertir leurs communautés, partager leurs découvertes et expériences, le plus souvent dans le domaine des jeux vidéos, mais aussi de la musique ou même de la pêche ! Leurs contenus sont diffusés sur leurs propres chaînes, des plateformes telles que Twitch, YoutubeGaming, Streamlabs. Un streamer doit fidéliser ses spectateurs et créer une interaction avec eux.
Les lives caritatifs
Ils sont nombreux à proposer des événements caritatifs de grande ampleur. Stream for Humanity, porté par le streamer Amine, récolte des fonds pour lutter contre la faim dans le monde.
ZEvent est un marathon caritatif en ligne : les streamers diffusent du contenu en direct pendant trois jours en proposant une liste de "donation goals" (objectifs de dons), c'est-à-dire des défis qu'ils vont relever en direct contre une somme d'argent que les "viewers" (spectateurs) vont engager.
Nouvelle génération engagée
Pour exemple, rejoindre Paris depuis Montpellier à pied, se faire tatouer le dos, etc. La cagnotte a atteint la somme record de 16 179 096 € en 2025, d'après le Huffington Post. Les fonds seront redistribués à des associations comme la Ligue contre le cancer, Le Rire Médecin, l'Envol afin d'aider les patients, les aidants et offrir des colonies de vacances à des enfants hospitalisés.
Les jeunes de 4e
et CAP1 Vente
MFR Châteaubriant
Le 11 Novembre vu par les jeunes
Indifférence, curiosité, ou encore importance du devoir de mémoire... La date anniversaire de l'armistice de 1918 suscite des réactions diverses.
Chaque année, le 11 novembre, la France commémore l’Armistice de 1918, qui mit fin à la Première Guerre mondiale. Dans les villes et les villages, on dépose des gerbes, on observe une minute de silence… Mais en 2025, est-ce que cette journée parle encore vraiment aux jeunes ?
“On en entend parler, mais on ne se sent pas concernés”
A la MFR de Riaillé, beaucoup de jeunes connaissent la date, mais pas toujours sa signification précise.
“Je sais que c’est pour la fin d’une guerre, mais j’avoue que j’oublie toujours laquelle !”, sourit Mélina.
“C’est un jour férié, donc on est contents, mais on ne pense pas forcément à pourquoi on ne va pas en cours”, ajoute Steven.
Pour certains, le devoir de mémoire est loin de leurs préoccupations quotidiennes : “C’est difficile de se sentir touché par quelque chose qui s’est passé il y a plus de cent ans. On n’a plus de lien direct avec cette époque”, explique Titouan.
“Mais si on oublie, on recommence”
D’autres, au contraire, pensent qu’il est essentiel de continuer à se souvenir collectivement.
“Mes arrière-arrière-grands-parents ont vécu la guerre, alors pour moi, c’est pas juste du passé, c’est une histoire de famille”, raconte Rose.
“On a besoin de ces moments pour se rappeler que la paix n’est jamais tout à fait gagnée. Même si on vit dans un autre monde aujourd’hui, les mêmes erreurs peuvent revenir”, ajoute Audric.
La monitrice d’histoire-géo, Mme V., partage ce point de vue :
“Le 11 novembre, c’est un rappel des valeurs de solidarité, de courage et de paix. Et ces valeurs-là, elles ne vieillissent pas.”
Se souvenir, mais autrement ?
Les jeunes Mineurs Non Accompagnés qu’accueille la MFR ont un avis et une expérience un peu différente du souvenir collectif.
« Chez nous, en Guinée, la mémoire, c’est la fête ! On fête ensemble quelque chose pour s’en souvenir, comme l’indépendance de notre pays par exemple ou bien l’agression portugaise », explique Daouda.
Cette dernière réflexion pose la question du ton peut-être un peu trop solennel, trop « adulte » des cérémonies commémoratives : « Les jeunes pourraient se sentir plus concernés s’ils étaient impliqués dans des projets comme des expos, des vidéos ou même des chansons » estime Mme V.
Entre indifférence, curiosité et envie de comprendre, les jeunes oscillent entre distance et engagement. Mais une idée revient souvent : le souvenir n’a de sens que s’il nous parle aujourd’hui.
Les 3e et CAPa 2
MFR du Val d'Erdre
Un nouvel agent de maintenance à la MFR de Carquefou
Ludovic avait besoin de retrouver du sens...
Ludovic est arrivé récemment à la MFR de Carquefou, après un premier parcours dans le secteur social et éducatif où il a exercé en tant que cadre.« L’épisode du Covid a été pour moi un moment de réflexion : j’avais besoin de retrouver du sens, du concret, du mouvement » confie-t-il.
Cette prise de conscience l’a poussé à se réorienter vers les métiers du bâtiment. Il s'est alors formé à la MFR de Riaillé comme Ouvrier Polyvalent en Éco-Construction, puis a enchaîné différentes expériences qui l'ont beaucoup enrichi.
Cependant, il a constaté « qu'une dimension sociale lui manquait au quotidien sur les chantiers ».
Ses fonctions à la MFR
Ce besoin de lien l’a naturellement conduit jusqu’à son poste d’agent de maintenance à la MFR de Carquefou. Ludovic prend en charge des travaux variés dans un cadre qui fait véritablement sens pour lui : « J’apprécie particulièrement la proximité avec les salariés, les apprenants et les nombreux partenaires qui font vivre la MFR au quotidien ».
C’est un environnement où l’on croise du monde, où l’on échange, où l’on construit ensemble.
Son ressenti
Sa prise de poste s’est passée en douceur, comme il le souligne : « J’ai été très bien accompagné par Bertrand Gouraux, mon prédécesseur, qui s’est montré disponible et bienveillant ».
Aujourd’hui, Ludovic continue à trouver ses repères et est heureux d’évoluer dans un lieu où de nouveaux projets pédagogiques voient le jour.
Chaque mardi matin, il partage un temps privilégié avec Corentin, un jeune de l’UEE (Unité d'Enseignement Externalisée, un dispositif qui permet à des jeunes en situation de handicap intellectuel de fréquenter un établissement scolaire) : « Ensemble, nous travaillons à embellir les espaces extérieurs de la Charmelière, c’est un rendez-vous que j'apprécie particulièrement ».
Ludovic a su transformer sa réorientation professionnelle en une véritable mission : œuvrer au quotidien dans un lieu qui conjugue apprentissage, échanges et réalisations concrètes.
Ludovic
MFR Carquefou
L'accueil des élèves allophones à la MFR de Châteaubriant
Mieux communiquer pour mieux se comprendre.
Depuis plusieurs années, la MFR accueille des jeunes allophones, c'est-à-dire dont la langue maternelle n’est pas le français. Ils sont pour la plupart issus du Maghreb, de l'Afrique occidentale, du Moyen-Orient, et des pays de l'Est. Les jeunes ont pour objectif d'apprendre le français et de se former afin d'accéder au métier de leur choix.
Deux classes leur sont dédiées, selon leur niveau de français ; ils sont accompagnés par leur responsable de classe, Mme Hajji, formatrice en alphabétisation/Français Langue Etrangère (FLE). Cinq autres moniteurs interviennent aussi en Anglais, Education Morale et Civique, Maths, Prévention Santé Environnement.
L'intercompréhension est souvent utilisée, c'est à dire l'étude des points communs et différences entre les langues des jeunes et la langue française, pour mieux en comprendre le fonctionnement. Les jeunes apprécient beaucoup de nous apprendre des mots et de nous entendre les prononcer. Il est important de conserver l'utilisation de leur langue, même si en cours ils doivent utiliser le français.
Quant à l'alphabétisation, au-delà de l'apprentissage des lettres, de l'écriture et de la lecture, elle permet d'être plus compréhensif, de montrer plus d'empathie, d'exprimer des souhaits et de mieux accepter les règles du vivre-ensemble.
Mme Hajji, au tout début d'année, a expliqué le règlement intérieur de la MFR en arabe.
Les images et pictogrammes sont aussi utilisés pour favoriser la compréhension ; au réfectoire, l'équipe cuisine a réalisé une affiche pour expliquer le dressage des tables.
Des ateliers cuisine sont également proposés afin que les jeunes préparent eux-mêmes des plats typiques de leurs pays. C'est l'occasion d'apprendre les noms des ingrédients et des ustensiles en français... Lors de veillées, tous les jeunes goûtent les plats après une brève présentation en français par les jeunes allophones.Ces veillées culinaires ont un véritable succès auprès de tous et favorisent l'inclusion.
Les jeunes de 3è C, 3è D
et Mme Hajji
MFR Châteaubriant
De nouveaux visages à la MFR d’Aigrefeuille sur Maine
A la rentrée 2025, la MFR a accueilli de nouveaux élèves, membres du conseil d’administration et salariés. Autant de changements qui renouvellent l’élan collectif de la structure.
Nous leur avons posé cette question : "Qu'est-ce qui a motivé votre choix pour cette MFR et comment vous sentez-vous ?"
Elie : élève en classe de 4e
« Mon papa a fait une partie de sa scolarité dans cette MFR. Il en garde une très belle expérience et sa réussite professionnelle est pour moi un exemple que j’aimerais suivre. Il m’a donc conseillé de venir ici. Je me sens comme chez moi à la MFR, nous travaillons dans une ambiance agréable. »
Classe de seconde
Les élèves de seconde ont choisi la MFR d’Aigrefeuille car la formation correspond à leur orientation future. Elle leur permet d’affiner leurs choix professionnels et l’alternance est pour eux une vraie source de motivation. Ils trouvent le rythme plus équilibré qu’en formation générale, apprécient l’ambiance familiale en vie résidentielle et la proximité avec les moniteurs.
Madame Barbé : conseil d’administration
« Ma fille a connu un parcours scolaire semé d’embûches. Lorsqu’elle a intégré la MFR en 3ᵉ, ce fut un immense soulagement : elle a repris confiance en elle et compris qu’elle n’était pas seule. Très vite, elle s’est sentie à sa place, entourée de jeunes ayant, comme elle disait, leurs “casseroles”, et ce n’était plus un problème. Touchée par cette approche qui permet de réussir autrement, j’ai souhaité m’investir pour que ce réseau continue à redonner espoir à d’autres jeunes. J’apprécie particulièrement que le conseil d’administration soit composé de parents, ce qui renforce le lien entre les familles et l’établissement. »
Céline : monitrice
« Je viens d’une ancienne Maison Familiale située au sud Loire, qui a malheureusement fermé ses portes. Ce changement m’a poussée à me lancer dans une nouvelle aventure, découvrir une nouvelle équipe, une nouvelle formation et un nouveau territoire. J’adore mon métier, alors pouvoir continuer à l’exercer tout en vivant quelque chose de différent me comble vraiment. Dès mon arrivée, je me suis sentie très bien accueillie par l’équipe. J’aime profondément l’esprit des Maisons Familiales, cette ambiance conviviale et cette proximité avec les jeunes et les familles. Aujourd’hui, je suis heureuse d’avoir fait ce choix. Il me permet de rester fidèle à mes valeurs tout en me renouvelant dans ma pratique. »
À la MFR d’Aigrefeuille, chacun trouve sa place dans un esprit de convivialité et de solidarité, notamment en vie résidentielle, où les valeurs MFR prennent tout leur sens.
Louisa,
apprentie en BTS communication MFR d'Aigrefeuille
Animateur en gérontologie : une formation humaine et solidaire
À la MFR de Saint-Père-en-Retz, l'objectif de la formation Animateur en Gérontologie est de préparer des professionnels capables d’accompagner et d’animer le quotidien des personnes âgées, en favorisant leur bien-être, leur lien social et leur épanouissement.
Accessible à tout public en reconversion ou en quête de sens, cette formation conjugue savoir-faire et savoir-être, alternant cours théoriques et périodes de stage sur le terrain.
Mais au-delà des compétences professionnelles, c’est avant tout une aventure humaine.
Un groupe riche en parcours et en expériences
S'il fallait retenir les témoignages de nos 14 stagiaires, âgés de 17 à 61 ans, on y retrouverait l'expression de la richesse de cette formation et de la diversité du groupe : « Dans cette formation, on apprend ensemble, on s’enrichit de nos différences, on avance dans la bienveillance et la légèreté.
Adultes de tous âges et horizons, on forme un groupe uni, où l’entraide et le partage d’expériences font notre force.
Les formateurs s’adaptent, le groupe évolue, chacun trouve sa place. On rit, on échange, on grandit.
Ici, on ne se contente pas d’apprendre : on vit une belle aventure humaine, où ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous différencie.
Une formation caméléon, un groupe solidaire, une expérience qui marque. »
La promotion 2025-2026
en formation Animateur
en Gérontologie
MFR Saint-Père-en-Retz
Les élèves de Bac Pro SAPAT brillent sur scène
En revisitant des classiques littéraires, version comédie musicale !
En fin d'année scolaire, nous avons présenté sur la scène de l’espace culturel Saint-Roch de Saint-Père-en-Retz un spectacle mêlant théâtre et musique : une version moderne et originale des Femmes Savantes, qui a marqué notre classe autant que le public.
Une préparation collaborative
Tout au long de l’année scolaire, accompagnés par nos formateurs Annabelle SOL et David MASSÉ ainsi que par l’École de musique de Saint-Brévin-les-Pins, nous avons travaillé à la réécriture de la pièce de Molière. Comme l’a souligné Camille, « nous avons avancé tous ensemble en collectif », et pour beaucoup, cette préparation a été une véritable révélation. Louna résume bien l’esprit du projet : « cela a renforcé les liens entre nous et les formateurs et nous a permis d’acquérir un savoir-faire et un savoir-être remarquables ».
Une prestation riche en émotions
Nous avons alterné scènes théâtrales en costumes, moments de chorale et accompagnements à la guitare ou au piano. Certains membres de l'équipe se sont même lancés dans des solos. « Une expérience riche en émotions », rappelle Océane, tandis qu’Amandine souligne que ce projet « nous a permis de prendre confiance en nous ». Pour d’autres, comme Éléa ou Anaïs, le théâtre a été un véritable tremplin pour être plus à l’aise à l’oral. Shanice, qui tenait l’un des rôles principaux, se souvient d’un défi impressionnant mais soutenu par la force du groupe : « on était tous là les uns pour les autres ».
Familles, partenaires et membres de l’équipe éducative ont répondu présents, contribuant à faire de cette soirée « un moment qui a renforcé nos liens » selon Louane. Fanny retient quant à elle « une expérience incroyable qui aide à se positionner dans un collectif et valorise autrement notre formation ».
Une suite déjà annoncée
Après le succès de cette première aventure artistique, un nouveau projet est déjà prévu : le mardi 9 juin 2026, ce sera au tour d’Agatha Christie d’être revisitée avec Le Crime de l’Orient-Express. Les élèves de 1ère Bac Pro SAPAT poursuivent ainsi ce travail mêlant théâtre et musique afin d’offrir une nouvelle soirée mémorable.
Les élèves de Terminale
Bac Pro SAPAT
MFR Saint-Père-en-Retz
L'action pour PROpulser les générations !
Les terminales SAPAT organisent une semaine intergénérationnelle entre enfants et personnes âgées.
Durant la semaine du 20 au 24 octobre, dans le cadre de l'Action pro, les alternants de la MFR d'Aigrefeuille-sur-Maine ont organisé un projet intergénérationnel en collaboration avec les enfants du centre de loisirs et du multi-accueil ainsi que les résidents de l'EHPAD "Mon Repos" de la commune. Ce projet, débuté en année de première, avait pour but de créer des liens entre les générations à travers des activités partagées, comme des jeux, des ateliers manuels ou des moments d'échanges.
En mode projet...!
Pour commencer, nous avons divisé la classe en deux groupes : 13 avec les personnes âgées et 13 en petite enfance. Par la suite, nous avons cherché des activités adaptées à notre public puis nous avons contacté les deux partenaires principaux : l’EHPAD « Mon Repos » et le Multi-accueil « Les Cabanes de Filomaine ». Nous avons ensuite créé les plannings pour pouvoir les afficher dans chaque structure, appelé d'autres partenaires pour demander les devis selon les activités proposées, calculé des montants par rapport au budget alloué. Pour finir, nous avons informé les familles du projet.
Du côté des aînés
Le planning prévu était dynamique ! Dès le lundi, nous avons emmené les résidents danser à la boîte de nuit "Le Macumba" à La Roche Sur Yon, puis ils ont découvert le bowling sur la Wii le mardi après-midi. Le mercredi était une journée intergénérationnelle au sein de la résidence. Le jeudi, nous avons mangé dans un fast-food. Et, pour finir, nous avons organisé un petit-déjeuner atypique le dernier jour.
Du côté des cadets
Le programme était aussi chargé du côté du centre de loisirs ! Nous étions répartis en 5 groupes et nous avons proposé des activités variées pour la semaine en fonction des âges des enfants, de leurs attentes et de leurs besoins : de la peinture, des jeux de mémoire ou encore la réalisation de masques sur le thème d'Halloween. « J'ai beaucoup apprécié cette semaine, les activités se sont bien déroulées. Cette semaine m'a permis de me mettre en immersion, c'est-à-dire dans la peau d'un animateur. Les enfants étaient heureux et très investis », raconte Lilou G.
Le mélange des générations
La journée entière du mercredi a été consacrée à l’intergénérationnel, un moment riche en émotions et en partage. Enfants et résidents de l’Ehpad se sont retrouvés pour profiter d’activités variées, mêlant rires, découvertes et tendresse grâce à l'intervention de l'association "Les Anes Alphas Bêtes"
La journée a débuté avec le groupe des plus jeunes du centre de loisirs. Au cours de la matinée, nous avons séparé les enfants en trois groupes. Ils ont pu découvrir les ânes à travers différentes activités. Ils ont participé à un concours de dessin sur le thème de l’âne, à une promenade au sein de l’Ehpad accompagnés de deux ânes et d’un chien, favorisant ainsi la rencontre et l’échange avec les résidents. Ils ont également eu l’occasion de brosser et caresser un « Bardot » qui est un âne croisé cheval, nommé Einstein, ainsi que de faire un jeu de mémoire sur les animaux de la ferme.
L’après-midi s’est poursuivi avec le groupe des plus grands du centre de loisirs, réparti en trois sous-groupes. Autour de jeux en bois traditionnels, petits et grands ont pu s’affronter amicalement, partageant ainsi un moment de convivialité et de détente. Lors du goûter, les plus grands ont été invités à voter pour le plus beau dessin d’âne réalisé par les plus jeunes dans la matinée, clôturant ainsi cette journée intergénérationnelle sur une note chaleureuse et joyeuse.
Une expérience
immersive unique
Au delà des objectifs de formation et des compétences développées durant ce projet, cette semaine mêlant les générations a été l'occasion de renforcer les liens et de souligner l’importance de ces moments de partage, précieux pour les enfants comme pour les résidents. Ces rencontres ont permis à chacun de vivre un moment de convivialité : petits et grands, sans oublier les invités à quatre pattes !
La classe de Terminale SAPAT
MFR Aigrefeuille sur Maine
Exploration créative sur les traces de Charles Milcendeau
En septembre, notre classe a participé à une activité originale autour de l’autoportrait. Pour commencer, nous nous sommes rendus au musée Milcendeau, à Soullans, un lieu dédié au peintre vendéen Charles Milcendeau. Ce musée nous a plongés dans son univers unique, marqué par des portraits expressifs, des paysages réalistes et un attachement profond à la Vendée. Nous avons pu admirer plusieurs de ses œuvres, notamment ses portraits et autoportraits (d'autres photos de cette visite figurent dans le diaporama de la version numérique de notre journal).
À la découverte de soi à travers l’art
Inspirés par cette visite, nous avons ensuite tenté de reproduire une œuvre de Milcendeau avant de créer notre propre autoportrait. Guidés par l’artiste peintre Frédéric Mercier, nous avons pu laisser parler notre créativité tout en avançant dans la construction de notre portfolio, un outil essentiel pour réfléchir à notre projet professionnel. Éléa évoque « une activité qui change », tandis que Océane souligne qu’il était « très intéressant de découvrir de nouvelles choses et de réaliser son autoportrait avec quelqu’un de qualifié ». Sakura parle d’une « véritable découverte de soi et de la classe ». Louna décrit un projet « révélateur, qui nous a permis de nous voir sous une autre forme et d’apprendre à mieux nous connaître ».
Un moment de cohésion
La journée s’est ensuite poursuivie sur la côte vendéenne, où un temps de cohésion a permis de renforcer les liens au sein du groupe.
La classe de Tale Bac Pro SAPAT
MFR Saint-Père-en-Retz
Les 4e passent à l'action !
Depuis la rentrée, notre emploi du temps à la MFR Val de Logne est bien rempli : des temps d'activités en classe, des temps de visite, des temps d'atelier de découverte professionnelle, et des temps d'animation en veillée.
Nettoyage et peinture
La première semaine, on a découvert la Maison familiale : qui était qui, qui faisait quoi, comment s'organisaient nos journées, avec qui on allait passer notre année... Et dès la deuxième semaine, on s'est mis en action ! Dans la demi-journée prévue pour la pratique "atelier découverte pro", on a relooké notre salle de classe en utilisant pinceaux, peinture et bandes de masquage. Puis, c'est l'extérieur du foyer qu'on a nettoyé en troisième semaine, avant de peindre les poteaux et les poutres du passage couvert en rouge.
Fabrication de bancs et tables en palettes
Pendant les temps de veillée, Anne-Marie, l'animatrice surveillante de nuit, nous a proposé de fabriquer des bancs et des tables pour compléter l'aménagement du foyer. On était tous partants pour ce projet. On a pu profiter de l'atelier et de ses outils pour désosser les palettes. On a hâte maintenant de voir nos réalisations bien finies pour en profiter ! Sachant que des temps forts, autour d'Halloween, par exemple, nous ont aussi bien occupés.
Ce qui est sûr, c'est qu'on est tous bien contents de toutes ces activités qui nous permettent de bien vivre à la MFR !
Les 4e d'orientation
MFR Val de Logne-Legé
Eco-construction pour les CAP IMTB
Découverte de la construction écologique et matériaux naturels.
Le 25 septembre, notre groupe de CAP IMTB (Intervention Technique en Maintenance des Bâtiments) 1re année de la MFR de Carquefou est partie passer l’après-midi à la MFR de Riaillé.
« Nous étions contents de participer à cette sortie, car nous voulions en savoir plus sur la construction écologique et les matériaux naturels ».
La visite du site
Nous avons commencé par la visite des bâtiments écoconstruits.
Nous avons découvert une serre en briques de terre cuite et un foyer dont les murs sont faits avec différentes matières et couleurs. Cela permet de voir les différentes techniques possibles pour construire avec des matériaux naturels.
Ensuite, nous avons visité le centre de fabrication écoresponsable de la MFR, où sont créées différentes sortes de briques écologiques.
Les activités pratiques
Nous avons ensuite participé à plusieurs ateliers pratiques.
La première activité consistait à fabriquer des briques avec de la terre, de l’eau et du sable. Pour cela, nous avons utilisé une machine appelée la "Pressaterre", qui compresse le mélange pour former une brique. Ces briques doivent ensuite être cuites pour devenir solides.
Dans un second atelier, nous avons fabriqué un autre type de briques, plus simples et économiques, à base de paille, d’eau et de terre. Celles-ci étaient façonnées à la main dans des moules, sans machine.
C’était intéressant de comparer les deux méthodes et de voir la différence de texture et de solidité entre les briques.
La construction du mur
Pour terminer la journée, nous avons appris à monter un mur avec des briques déjà cuites. Cet exercice nous a permis de comprendre la technique d’assemblage et la précision nécessaire pour construire un mur droit et solide.
C’était une activité à la fois technique et formatrice. Elle demande de la patience et du travail en équipe.
Ce que nous avons retenu
Cette visite nous a permis de découvrir un nouveau mode de construction, plus écologique et durable, qui utilise des matériaux naturels.
Nous avons appris qu’il est possible de construire des bâtiments solides tout en respectant l’environnement.
Par exemple, une crèche à Petit-Mars utilise des murs en terre cuite, comme ceux que nous avons vus à la MFR de Riaillé.
Notre ressenti
Malgré quelques averses pendant la journée, nous avons beaucoup apprécié cette sortie.
Le cadre naturel et accueillant de la MFR nous a plu, tout comme la fabrication des briques avec la "Pressaterre", qui était une expérience originale et intéressante.
Nous avons beaucoup aimé participer à cette activité, car elle nous a permis d’apprendre des choses concrètes sur la construction et de découvrir comment on peut bâtir en respectant l’environnement. Cette sortie nous a donné envie d’en apprendre plus sur l’écoconstruction et ses avantages pour l’avenir.
CAP IMTB 1re année
MFR Carquefou
Une lumière nouvelle sur la formation
La rénovation en cours des locaux de la MFR de Saint-Etienne de Montluc par les apprentis en BTS Electrotechnique.
À la MFR de Saint-Étienne de Montluc, les semaines passées ont été rythmées par un chantier d’envergure : la rénovation complète de la salle jaune et de l’atelier BTS.
Derrière ce projet, un objectif clair : moderniser les espaces tout en offrant aux élèves une expérience de terrain, proche des conditions réelles d’un chantier professionnel.
La salle jaune : précision, patience et câblage millimétré
Autrefois simple salle de cours, la salle jaune a fait peau neuve. Les élèves ont commencé par une étude complète : repérage des anciens circuits, calculs de puissance, schémas de câblage, estimation du matériel. Avant même de toucher un tournevis, il fallait planifier.
« On a vite compris que la préparation, c’est déjà la moitié du travail », explique un jeune.
Les apprentis ont ensuite posé une goulotte périphérique accueillant seize prises électriques et seize prises RJ45, destinées à connecter chaque poste de travail lors des examens. Découper, percer, fixer, raccorder, tester : un travail de précision, mené en binômes.
Au cœur de la salle trône désormais une baie de brassage — une sorte de coffret électrique pour l’informatique — où toutes les prises RJ45 convergent. Chaque câble y est repéré, serti, vérifié. « C’était notre centrale nerveuse », sourit un apprenti. « Tout devait être parfait, sinon rien ne marchait. »
Enfin, les élèves ont remplacé l’ancien éclairage à néons par des dalles LED encastrées dans un faux plafond. L’installation est complétée par un détecteur de mouvement et un capteur de luminosité : la lumière s’adapte désormais automatiquement à la présence et à la clarté ambiante.
L’atelier BTS : un espace technique repensé
Pendant ce temps, les étudiants de BTS modernisaient leur propre atelier.
Ils ont remplacé l’ancien éclairage par des dalles LED puissantes, posé les BAES (blocs d’éclairage de sécurité) et remis en état plusieurs machines pédagogiques.
L’un des défis majeurs a été la remise en service d’une machine automatisée de tri de colis, équipée d’un automate programmable. Après diagnostic, nettoyage et reprogrammation, elle fonctionne à nouveau.
« On ne pensait pas y arriver, mais on a lu la doc, testé, appelé le service client pour les panneaux LED… et tout a fini par marcher », raconte Adam, visiblement fier.
Les élèves ont aussi réactivé une maquette de portail coulissant et installé une nouvelle baie de brassage dans l’atelier, permettant de relier tous les postes de travail.
Le chantier comme salle de classe
Ce projet, étalé sur plusieurs semaines, a surtout permis aux jeunes de vivre la réalité d’un vrai chantier. Chaque matin, il fallait s’organiser : répartir les rôles, anticiper les retards, vérifier le matériel.
« On a appris à travailler ensemble, à planifier et à se faire confiance », explique Clarence, visiblement satisfait du résultat.
L’aspect relationnel n’a pas été en reste. « Quand on a dû appeler le fournisseur pour les LED, on a découvert la communication professionnelle : être clair, poser les bonnes questions, comprendre les réponses techniques », raconte Adam.
Noah retient surtout la diversité du travail : « C’était bien. On a touché à tout : électricité, réseau, domotique. Ce n'était jamais monotone. »
Et Maxime conclut : « Ce n’était pas juste instructif, c’était concret. À la fin, tout fonctionne, et tu sais que c’est toi qui l’as fait. »
Un symbole de la pédagogie MFR
Aujourd’hui, la salle jaune et l’atelier BTS n’ont plus grand-chose à voir avec ce qu’ils étaient. L’éclairage est uniforme, les câbles parfaitement ordonnés, les prises fonctionnelles. Chaque détail reflète des heures de travail, de patience et de rigueur.
Mais, au-delà du résultat, ce chantier illustre l’esprit de la MFR : apprendre en faisant. Les élèves n’ont pas seulement rénové leurs lieux de formation ; ils ont acquis une expérience réelle, mêlant technique, organisation et travail d’équipe.
« Quand on voit le résultat, on se dit qu’on a vraiment servi à quelque chose », confie l’un d’eux.
Ces espaces modernisés accueilleront bientôt de nouveaux élèves qui, sans forcément le savoir, bénéficieront du fruit de ce travail collectif. Une lumière nouvelle éclaire désormais la salle jaune et l’atelier BTS — celle, bien réelle, des dalles LED, mais surtout celle, plus discrète et plus précieuse, de la fierté du travail accompli ensemble.
La classe de BTS2 2025-2026
MFR Saint-Etienne de Montluc
Quentin, apprenti menuisier
« Je suis apprenti en première année de BP Menuisier à la MFR de Clisson et je viens d’obtenir le 3e prix de l’encouragement (Prix de l’apprentissage). Je vais vous expliquer mon parcours.
Après avoir fréquenté un collège général dans lequel je n’en pouvais plus d’être tout le temps en cours, je suis venu à la MFR de Clisson pour faire une 3ème en alternance. C’était un véritable pari, car je faisais 160 kilomètres en train toutes les semaines pour suivre cette formation. J’ai choisi cet établissement car il est spécialisé en menuiserie, et le travail du bois, c'est ma passion depuis toujours.
De 4 m² à 20 m²
Dès l'école primaire, je me suis installé un tout petit établi dans la salle de linge de la maison. Après, je suis allé dans la salle à crêpes un peu plus grande. Et oui, en Bretagne, dans beaucoup de maisons, il y a une pièce dédiée à notre spécialité ! Aujourd’hui, je suis dans le garage et je me suis équipé petit à petit d’outils professionnels (dégauchisseuse, raboteuse, scies sous table, à onglet et sur rail, ponceuses à ruban, orbitale et stationnaire, affleureuse, défonceuse, perceuse sur colonne…)
Je travaille dans une entreprise pas loin de chez moi qui s'appelle Culaud Moulures. Ils m'ont accompagné tout au long de mon CAP, que j'ai obtenu en juin 2025. Deux moniteurs m’ont parlé du Prix de l’apprentissage. J’ai rempli un dossier, j’ai reçu une invitation sans savoir le prix qui allait m’être décerné. Je l’ai découvert le 29 septembre 2025 en allant à la Préfecture de Nantes. Mes parents étaient super fiers de moi. »
Quentin Guyot
MFR Clisson
Prix de l’apprentissage 2025
Lundi 29 octobre, trois élèves d'Aigrefeuille-sur-Maine ont été à l’honneur lors de la prestigieuse cérémonie du Prix de l’Apprentissage organisée à la Préfecture de Nantes.
Cet événement annuel a pour vocation de valoriser les parcours exemplaires de jeunes engagés dans la voie de l’apprentissage. Parmi les lauréats de cette édition, Lindy et Maude, deux élèves de la MFR d’Aigrefeuille-sur-Maine, se sont particulièrement distinguées.
Lindy, une ancienne élève récompensée par le Prix de l’encouragement
Lindy, actuellement en formation BTS Économie Sociale et Familiale (ESF) à Nantes et en apprentissage en animation à l’EHPAD Korian Bois Robillard a reçu le Prix de l’Encouragement, une distinction qui vient saluer son parcours scolaire, construit avec persévérance, professionnalisme et une joie de vivre communicative.
« Je pensais que mon parcours ne serait pas une grande réussite. J’ai enchaîné les déceptions personnelles et je ne pensais jamais m’en relever. Puis, j’ai commencé à accepter de ne pas pouvoir être parfaite et de me faire accompagner. J’ai découvert la formation SAPAT, en alternance à la MFR d'Aigrefeuille-sur-Maine, ce qui me convenait parfaitement. J’étais agréablement surprise du plaisir que j’éprouvais en allant au travail et à l’école et de mes superbes notes. Cette formation m’a permis de m’épanouir tant sur le plan scolaire que professionnel et de reprendre confiance en moi. C’est comme ça que j’ai repris goût à la vie, que j’ai retrouvé ma flamme intérieure et mon sourire pétillant. Avoir reçu le prix de l’encouragement en première place me permet de croire encore davantage en mon parcours, de poursuivre mes projets avec motivation et de continuer à donner le meilleur de moi-même. »
Son investissement a été récompensé en juillet 2025 par l’obtention de son Baccalauréat décroché avec la mention Très Bien.
Maude, 3e Prix du Mérite
Actuellement élève en Terminale Bac Pro SAPAT Maude a, quant à elle, obtenu la troisième place du prix du mérite. Ce prix récompense son parcours scolaire prometteur débuté depuis la 3ème à la MFR d’Aigrefeuille-sur-Maine.
« Ce prix me permet de voir à quel point j’ai pu progresser et montrer que malgré les difficultés, on peut y arriver ».
Sérieuse, volontaire et courageuse face à sa malformation de Chiari, pour laquelle elle a été opérée l’an dernier, elle a su tirer parti de son parcours à la MFR pour évoluer aussi bien sur le plan personnel que professionnel, développant au fil des années une maturité et une confiance en elle de plus en plus solides.
En effet, élève surveillante depuis deux ans, Maude contribue à la vie de l’établissement en s’investissant avec rigueur et responsabilité dans les missions qui lui sont confiées. Bien que Maude nourrisse depuis plusieurs années l’objectif de devenir ambulancière, elle reste curieuse et ouverte à la découverte d’autres métiers grâce à la richesse de ses stages. Elle est notamment en stage « examen » cette année à l’EHPAD Mon Repos d’Aigrefeuille-sur-Maine dans le but d’explorer le métier d’animatrice en gériatrie, élargissant ainsi son regard sur le secteur médico-social.
À quelques mois de l’obtention de son baccalauréat, Maude poursuit ses efforts avec assiduité, consciente des enjeux de cette année charnière.
Coralie, Maude et LindyMFR Aigrefeuille sur Maine.
Des mini-projets à la MFR
Les mini-projets c'est quoi ? Ce sont des mercredis après-midi durant lesquels des parents viennent partager un moment autour d’un atelier qui met en avant une compétence qu'ils affectionnent. L'année passée, cinq séances de quatre heures en petit groupe (six élèves maximum accompagnés d’un parent) ont ainsi pu être proposées. Les domaines comme la maçonnerie, l'électricité, la mécanique, le service ou encore la restauration, sans oublier le paysagisme, ont pu être pratiqués par les jeunes. Le bilan a été positif pour tous.
Ces moments d'échanges ont été riches et ils ont permis de faire découvrir des secteurs professionnels aux élèves de 3e, voire même de les aiguiller dans leur orientation. Quant aux parents, ils ont apprécié de partager un moment de partage avec les jeunes, et de susciter leur envie de découvrir un nouveau domaine professionnel. Les 3e
MFR Clisson
La transmission du savoir, un vaste sujet…
Et d’ailleurs, de quel savoir parle-t-on ? Savoir-être, attitude, comportement ou savoir-faire, compétence, aptitude…
Les éducateurs, professeurs, instituteurs, enseignants, moniteurs essaient tout au long de leur carrière d’améliorer cette transmission. Ils se remettent souvent en question, renouvellent leurs méthodes mais ne peuvent trouver une solution universelle. De nombreuses pédagogies existent, peut-être une par individu, comment faire avec un groupe de 20, de 30 ? Et si la réponse ne venait pas, en partie, de ceux qui reçoivent ce savoir ? Et d’ailleurs, de quel savoir parle-t-on ? Savoir-être, attitude, comportement ou savoir-faire, compétence, aptitude…
Nous avons donc enquêté et interrogé quelques jeunes apprentis à ce sujet. Voici leurs témoignages :
« Pour apprendre un métier, une notion d’histoire ou un théorème de maths, nous pensons qu’il faut suivre plusieurs étapes :
1° Démonstration de la personne qui sait (maître d’apprentissage, moniteur…) avec des explications.
2° Observation de cette même personne quand nous réalisons l’activité. On a le droit à l’erreur, c’est comme ça qu’on apprend (plus facile à la MFR car on ne travaille pas pour un client !)
3° Suivi tout au long de la formation et explications de nouveau si besoin.
Pour nous, un bon maître d’apprentissage doit prendre du temps sur son travail pour le consacrer à l’apprenti qui, lui, doit gagner sa confiance. Le maître d’apprentissage doit réprimander son apprenti tout autant que le féliciter. Il doit être à l’écoute, patient et expérimenté. Le plus important, c’est qu’il y ait un respect mutuel.
L’apprenti apporte lui aussi à l’entreprise : il fait souvent des tâches ingrates (ménage…), il est main d’œuvre (aide au quotidien, gain de temps…), il remet en question certaines pratiques et apporte de nouvelles méthodes de travail, il rappelle certains souvenirs de l’école, il est la relève, l’avenir de la société ! »
Profitant de deux voyages d’étude à l’étranger, il nous semble intéressant d’interroger les pratiques d’autres pays. Mirella, Maria et Loredana (professeurs de lycée en Roumanie) ont apporté leurs témoignages sur ce sujet :
« Au-delà des savoirs académiques, nous essayons de transmettre des leçons de vie, de l’empathie aux jeunes… des savoir-être indispensables pour devenir des citoyens. Si nous étudions un roman, nous comparons les personnages fictifs à des personnes actuelles, ce qui donne du sens pour les élèves. Nous prenons le temps d'apporter une conclusion à la fin d’une activité. Nous donnons des responsabilités aux jeunes pour qu’ils gagnent en autonomie : recherche individuelle, projets de groupe et interdisciplinaires…
Concernant les compétences professionnelles, les élèves doivent d’abord beaucoup observer et le professeur expliquer le geste. Ils ont besoin d’encouragements pour la confiance mais aussi assumer leurs actes pour progresser et devenir plus matures. Ils ont 9 à 10 semaines de stage en entreprise par an pour apprendre le métier. Ils travaillent aussi dans leur famille (week-end et vacances). C’est leur implication et leur réussite qui font notre satisfaction ! »
Pour aller plus loin dans cette réflexion, dans un futur article, les maîtres d’apprentissage expliqueront comment ils transmettent leurs compétences.
Les CAP2
MFR Clisson
À la découverte de l'atelier des boulangers pâtissiers
Plongée dans les coulisses où se fabriquent pains et douceurs.
Tous les jeudis, les apprentis apportent leur production de pains, viennoiseries, et pâtisseries au magasin pédagogique de la MFR. Ce rendez-vous est devenu un incontournable. Les gourmands de tous âges s'y retrouvent ! Allons voir les coulisses de nos futurs artisans et découvrir l'atelier de la MFR, situé aux abords de la ville. Un atelier bien équipé
L'atelier est en location et la MFR l'a entièrement équipé avec tous les matériels et ustensiles nécessaires, à savoir les fours, les chambres de pousse, la chambre froide, les batteurs, balances, bacs et tout le petit matériel, sans oublier les ingrédients de base.
La journée de pratique
La journée démarre par le passage au vestiaire, où chacun s'équipe avec sa tenue professionnelle, sa mallette d'ustensiles et l'indispensable lavage des mains.
Après vérification par M.Gréaud, moniteur technique, les jeunes sont répartis en groupes de trois. Chaque groupe se voir attribuer une fiche recette, avec une production à réaliser.
Rigueur et concentration
Le moniteur commence par la démonstration, et les groupes peuvent ensuite commencer la fabrication sous le regard attentif de leur chef. Chaque jeune a un numéro, et sur chaque croissant ou pain fabriqué par le jeune, une petite étiquette porte son numéro. Ainsi, M.Gréaud peut évaluer le travail des jeunes, en se basant sur l'aspect visuel du produit fini.
La vision des jeunes
A l'atelier, il n'y a jamais de temps mort ; en effet, pendant la cuisson, les apprentis nettoient, rangent pour poursuivre avec d'autres productions. Selon Tom : "c'est une coupure dans la semaine à la MFR , car après la technologie et les cours généraux du lundi et du mardi, suivent les ateliers pratiques du mercredi et du jeudi. C'est une manière de finir la semaine avec ce qu'on aime le plus : la pratique."
Mohamed et Abdoulaye, quand ils fabriquent leurs pains ou gâteaux, gardent en tête que : "Ce qu'on fabrique va être vendu et être dégusté en famille ou amis, et c'est très valorisant pour nous. Il faut que cela soit beau et bon !"
Les CAP 1 et 2
boulangers pâtissiers
MFR Châteaubriant
Parler de son métier de conducteur d'engins agricoles
Cinq jours à la Foire des Minées de Challans, en septembre 2025, avec maquettes de moteur et diorama.
La préparation
Apprendre son métier et l'exercer avec passion chez son maître d'apprentissage, c'est l'habitude dans une formation par alternance. Mais se préparer à l'expliquer aux visiteurs de la foire artisanale, commerciale et agricole des Minées à Challans, et surtout préparer le stand pour avoir des supports attractifs, ce n'était pas une mince affaire ! Dès la fin de l'année scolaire dernière, nous avons réfléchi à ce que nous allions installer.
Les travaux agricoles
Nous avons pensé représenter tous les travaux agricoles qui nécessitent la conduite d'engins en toute sécurité, de la préparation du sol avec déchaumeur.... à la récolte avec moissonneuse-batteuse, ensileuse... en passant par le semis avec semoir... pour en arriver à l'alimentation animale avec chargeuse-désileuse... L'idée nous est venue de faire un diorama, c'est à dire une maquette à l'échelle, avec nos miniatures.
La maintenance
Mais conduire, ce n'est qu'une partie de notre métier de conducteur d'engins. Savoir faire les bons réglages, maintenir en bon état notre matériel et le réparer est aussi très important. On a donc souhaité aussi transporter des maquettes de moteur de l'atelier.
Les échanges
C'était chouette de discuter avec des personnes intéressées, parfois retraitées, souvent passionnées. Certains, sans nous le dire, testaient nos connaissances :) Une bonne occasion pour se tester avant le BAC !
1re et Terminales
Bac Pro Agroequipement MFR Val de Logne - Legé
La MFR de Carquefou en voyage à Paris
Séjour riche et formateur pour nos apprenants « Animalier en parc zoologique » (APZ).
Pendant trois jours, nos apprenants en formation "Animalier en parc zoologique" ont découvert les coulisses des plus grands sites parisiens dédiés à la faune sauvage.
La première journée a débuté à la Ménagerie du Jardin des Plantes, véritable institution du Muséum national d’histoire naturelle, avant de se poursuivre à la Grande Galerie de l’Évolution, lieu incontournable pour comprendre la diversité du vivant.
Le lendemain, le programme a mené une partie du groupe au Parc zoologique de Paris, où les participants ont pu observer de près la gestion des différents biotopes et rencontrer des équipes passionnées.
L’autre groupe a été reçu au Wow safari de Thoiry, site où la découverte se vit en immersion au plus près des animaux.
Durant ce séjour, les apprenants ont eu l’occasion d’échanger avec de nombreux professionnels du secteur animalier.
Une immersion unique dans les lieux emblématiques
Soigneurs, responsables animaliers et experts en conservation ont partagé leur savoir-faire, leur quotidien et les défis liés à la protection de la biodiversité.
Ces échanges privilégiés ont permis de mieux comprendre les enjeux du métier.
Le vendredi, le voyage s’est conclu par la visite de l’Aquarium de la Porte Dorée, lieu emblématique consacré au monde aquatique. Une étape qui a enrichi les connaissances des participants.
Cohésion, découverte et réseau professionnel
Au-delà des visites, ce séjour a renforcé la cohésion du groupe : un esprit d’équipe et une dynamique collective se sont naturellement installés entre les apprenants.
Ces trois jours auront aussi été l’occasion de tisser un réseau professionnel précieux, essentiel pour leur avenir dans les métiers animaliers.
En alliant visites, rencontres et découvertes, cette immersion a offert une expérience complète, entre théorie et pratique, confirmant la passion de chacun pour un métier exigeant mais profondément porteur de sens.
De retour d’une expérience inoubliable, les futurs soigneurs animaliers affichent un enthousiasme communicatif.
Entre rencontres avec des professionnels, observation des espèces et immersion dans leur futur univers de travail, chacun a pu approfondir ses connaissances et confirmer sa vocation. « Ravis et enchantés », comme ils le soulignent eux-mêmes, les apprentis soigneurs repartent riches de découvertes qui marqueront sans doute la suite de leur parcours.
Animalier en Parc ZoologiqueMFR Carquefou
Journée des partenaires à la MFR de Machecoul
Un partage sur les 5 sens pour entretenir les liens entre entreprises et alternants.
Vendredi 19 septembre, la MFR-CFA de Machecoul a organisé une journée de partage entre les entreprises partenaires, les élèves, les formateurs et les administrateurs. Les élèves ont choisi de travailler sur les cinq sens pour la reconnaissance des végétaux.
Un travail en cinq ateliers
Cinq ateliers, chacun axé sur un des cinq sens, ont permis aux participants de découvrir la richesse du domaine de formation du site de la Forêt, particulièrement riche en arborescences végétales. Ces activités, ludiques et interactives, ont permis une meilleure connaissance des lieux, de développer les sens de l’observation et, autour du cocktail, d’entamer des échanges fructueux avec les professionnels du territoire.
Louane et Gabin (Apprentis de Terminale Bac Pro) nous donnent leur ressenti sur la journée Partenaires
Les deux apprenants ont exprimé un avis très positif sur la journée des partenaires organisée avec les professionnels, maîtres d’apprentissage et maîtres de stage du secteur du paysage, de l’horticulture et du maraîchage.
Ils ont particulièrement apprécié l’ambiance conviviale de l’événement, qui leur a permis de rencontrer et d’échanger dans un autre contexte avec les professionnels du métier.
Les ateliers animés autour de la reconnaissance des végétaux ont été un moment fort de la journée. En mobilisant les cinq sens, Louane et Gabin ont vécu une approche plus vivante et interactive de leur métier et plus précisément sur la partie reconnaissance des végétaux. Ils ont souligné la qualité de l’accompagnement des animateurs et la dynamique instaurée pendant les activités.
Apprenants et professionnels main dans la main
Le mélange des équipes, réunissant apprenants et professionnels, a également été très apprécié. Cette organisation a favorisé des rencontres nouvelles et a encouragé les élèves à prendre la parole et à développer leur aisance à communiquer devant des adultes du métier.
Conserver des liens privilégiés
Louane et Gabin retiennent de cette journée un moment enrichissant et formateur. Ils encouragent la MFR de Machecoul à reconduire plus souvent ces moments qui nous rappellent l’importance de l’accompagnement des partenaires dans le parcours des jeunes. Il est primordial de conserver ces liens privilégiés entre les entreprises et les apprenants en alternance.
MFR Machecoul