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Édito
Des artistes
Dans nos MFR, grâce à l'alternance des temps en entreprise et des temps d’école, nous souhaitons que les jeunes acquièrent des responsabilités, s’engagent, s’expriment. Les rencontres avec les professionnels lors des différents stages, les visites d’études, les voyages à l’étranger (voir page 8) ou les interventions d’autres acteurs du monde associatif, politique, social sont nombreuses tout au long de leur parcours de formation. Tout cela, nos équipes pédagogiques le « pilotent ». Les élèves et les apprentis sont invités à imaginer des projets, organiser et participer à des actions dans le but de développer des compétences professionnelles et psychosociales (voir page 6). Nous leur proposons d'être les acteurs de leur formation. Mais être acteur, n’est-ce pas être un artiste ?
Deviennent-ils alors des artistes ? Je ne répondrai pas à cette question mais ce que j’ai découvert en lisant les articles de ce nouveau numéro de MFReporters, c’est qu’ils ont du talent, de nombreux talents que nous n’imaginons pas. Pour certains, c’est une passion exercée dans des activités de loisirs ou sportives (voir page 4), et pour d’autres c’est dans l’exercice de leur métier comme ces jeunes qui ont concouru pour le titre de Meilleur Apprenti Jardinier Paysagiste de France (voir page 5).
J’ai observé aussi que lorsqu’on leur propose de s’exprimer grâce à un art, ils nous confirment, si besoin était, que l’art et la culture sont indispensables à la formation de l’esprit critique des jeunes, à la construction d’un sens politique (au sens noble du terme). La page 2 nous parle de théâtre, de photographie, de Bad Bunny et la page 3 vient faire écho aux sujets et réflexions de cette même page !
Je ne suis pas un artiste, peut-être ai-je quelque talent mais ce dont je suis sûr, c’est que me laisser aller au spectacle que nous offre le travail au quotidien avec les jeunes me ravit ! Ce sont des artistes !
Hubert HOUGNON
Directeur de la Fédération départementale
Comprendre le monde pour s'y faire une place
À travers l'art, le théâtre ou les sorties, les jeunes de MFR affinent leur sens critique et apprennent à devenir des citoyens éclairés.
| N° 34 - Août 2026 | www.mfr-loireatlantique.fr |
Camouflage et dissimulation : quand l’art se fond dans le décor
La classe de Première Bac Pro SAPAT découvre la photographie sous un angle original.
Dans le cadre du module Pratique Artistique, nous avons participé à un projet photographique intitulé « Camouflage et dissimulation ». Accompagnés par Romain Louvel, artiste plasticien, nous avons exploré les différentes étapes de création d’une photographie.
Avant de réaliser nos propres images, nous avons découvert plusieurs notions essentielles : le cadrage, la composition, la mise en scène, les angles de vue ou encore le hors-champ. À travers de nombreux exercices pratiques, nous avons appris à construire une image, à guider le regard du spectateur et à transmettre une émotion ou une idée.
Devenir une partie du paysage
L’objectif final consistait à réaliser deux photographies : l’une dans un environnement naturel et l’autre dans un environnement architectural. Nous devions nous fondre dans le décor grâce à notre posture, aux couleurs choisies et à la mise en scène, sans simplement nous cacher derrière un objet.
Pour y parvenir, nous avons dû observer attentivement notre environnement, imaginer des scénarios, préparer des accessoires et réfléchir à chaque détail. Certaines réalisations jouaient sur l’illusion d’optique tandis que d’autres cherchaient à surprendre le spectateur en dissimulant des personnages dans l’image.
Ce travail nous a permis de comprendre qu’une photographie ne se limite pas à appuyer sur un déclencheur : elle se construit et raconte une histoire.
Une expérience collective et enrichissante
Ce projet nous a également appris à travailler en équipe. Chaque groupe a dû partager ses idées, faire des choix communs et s’adapter aux contraintes rencontrées lors des séances.
Soline témoigne : « J’ai réussi à travailler en groupe en compagnie de camarades avec qui je n’avais jamais travaillé. Nous avons réussi à nous intégrer dans la nature et avons été très investis. »
Nous avons aussi développé de nouvelles compétences techniques et artistiques. Loan résume ainsi son expérience : « Le projet m’aura apporté un savoir et des notions en photographie. C’est un moyen de s’exprimer puissant lorsqu’il est bien structuré. »
Bien sûr, tout n’a pas toujours été simple. Trouver des idées originales ou respecter toutes les contraintes demandait parfois beaucoup de réflexion. Comme le souligne Lola : « Ce que j’ai trouvé plus compliqué, était de trouver une idée originale pour se démarquer des autres. »
Au final, cette expérience nous a permis de découvrir le monde de la photographie, de développer notre créativité et de porter un nouveau regard sur les images qui nous entourent.
La classe de 1ère Bac Pro SAPAT
MFR de Saint-Père-en-Retz
Un voyage théâtral et musical à bord de l’Orient-Express
Notre classe a embarqué dans une aventure artistique autour du célèbre roman d’Agatha Christie.
Cette année, notre classe Première Bac Pro SAPAT de la MFR de Saint-Père-en-Retz a vécu une expérience artistique unique : une adaptation théâtrale et musicale du célèbre roman Le Crime de l’Orient-Express d’Agatha Christie. Entre écriture, jeu de scène et chant, ce projet collectif nous a permis de nous dépasser et de prendre confiance en nous.
Une création collective portée par toute la MFR
Tout au long de l’année, nous avons travaillé à la réécriture de l’œuvre afin de créer une adaptation fidèle à l’intrigue originale tout en y apportant notre créativité. Mardi 9 juin 2026, la salle était comble à l'Espace Culturel Saint-Roch de Saint-Père-en-Retz, où nous avons présenté notre spectacle devant nos familles et amis, mais aussi des maîtres de stage ainsi que l'équipe et plusieurs partenaires de la MFR. L’émotion était au rendez-vous !
Comme le rappelle Annabelle Sol, formatrice, qui porte ce projet avec David Massé : « Ce travail d’une année a mobilisé une bonne partie de l'équipe (moniteurs, cuisinier, secrétaire…) Les élèves ont écrit la pièce à partir du film, il fallait qu’on y retrouve tous les éléments de l’intrigue. Chacun, sur scène, a fait avec ses compétences. Beaucoup se sont révélés. Ce projet est aussi le moyen de prendre confiance et il est fédérateur. »
Le travail autour du chant, mené avec l’École de musique intercommunale de Saint-Brévin-les-Pins, a également été un élément fort du projet. Stéphane Lécuyer, professeur de musique, témoigne : « Ce sont les élèves qui ont choisi les chansons. Ils avaient leurs idées et il a fallu les intégrer à la pièce. J’ai vraiment apprécié de travailler avec des ados et une super classe. »
Une expérience qui nous fait grandir
Au-delà du spectacle, cette aventure nous a permis de sortir de notre zone de confort et de gagner en assurance.
Soline témoigne : « Le théâtre m’a fait prendre confiance en moi et m’a appris énormément. C’est une expérience magique dont je me souviendrai toute ma vie. ».
Fanny ajoute : « J’ai beaucoup apprécié cette expérience car elle m’a permis de prendre davantage confiance en moi. Avoir joué cette pièce de théâtre a aussi renforcé l’esprit d’équipe de la classe. ».
Ce projet restera pour nous une aventure collective marquante et inoubliable, faite de travail, d’émotions et de partage.
Classe de 1ère Bac Pro SAPAT
MFR de Saint-Père-en-Retz
Bad Bunny aux Grammy : quand la musique fait tomber les frontières
La victoire de Bad Bunny face aux tensions sur l’immigration vue par les jeunes 3e de Riaillé.
Lors des Grammy Awards, Bad Bunny a remporté l’Album de l’Année avec un projet exclusivement en espagnol, une première historique.
Maéla : « C’est trop fort, il chante en espagnol et il gagne quand même, ça prouve qu’on peut être soi-même et réussir ! »
Maël : « Avant, on ne voyait que des artistes américains en mode pop-rock. Là, Bad Bunny représente plein de cultures, c’est trop bien. »
Pour les jeunes, ça veut dire que tu peux venir d’ailleurs, parler une autre langue que l'anglais, et quand même être "au top du monde".
L’ICE, Trump et l’ambiance pas cool aux États-Unis
Aux États-Unis, c’est super tendu avec l'U.S. Immigration and Customs Enforcement (ICE).
« J’ai vu des vidéos où ils arrêtent des familles. On dirait des criminels alors qu’ils veulent juste vivre mieux. » lance Nathan avant d'ajouter : « Franchement, l’ICE ça fait peur. T’as l’impression que si t’es pas né au bon endroit, t’as pas le droit d’exister. »
Et puis il y a Donald Trump...
Diego : « Trump il parle toujours contre les immigrés, comme si c’était eux le problème. Alors que c’est eux qui font tourner le pays ! »
Anaïs : « Il met la haine entre les gens, au lieu de rassembler. »
La mixité, c’est la vraie force de l’Amérique
Les jeunes sont d'accord pour dire que les USA ont toujours été un pays de migrations. Des Européens, des Africains, des Latino-Américains, des Asiatiques… Tout le monde est venu réaliser son rêve américain.
Selma affirme que « sans les immigrés, les États-Unis n'existeraient même pas comme aujourd’hui ». Et Ilan ajoute que « la mixité, c’est ce qui rend la musique, la bouffe et la culture trop stylées. »
Bad Bunny est la preuve que le mélange des cultures, ça crée du beau, du fort, du nouveau.
Les 3e
MFR de Riaillé
Concours photo « Place aux jumelages »
Un objectif, trois pays et une magnifique leçon de partage.
Dans le cadre de l'événement « Place aux jumelages », les élèves de la MFR de Carquefou et de l'UEE (Unité d'Enseignement Externalisée), ont bousculé les frontières à travers un grand concours photo transfrontalier.
Un thème, trois pays, mille regards
Sous l'intitulé « Ma ville et son environnement », ce défi créatif a connecté Carquefou à ses villes jumelles : Alella (Espagne) et Racovița (Roumanie).
L'objectif ?
Inviter les collégiens et lycéens du territoire à poser un regard neuf sur leur quotidien et à immortaliser leurs « pépites visuelles ».
« C’était cool : on a découvert des endroits où on passe sans les voir », confie l'un d'entre eux, jeune photographe en herbe.
L'inclusion au cœur de l'objectif
Cette année, le concours a pris une dimension toute particulière en s'inscrivant au cœur d'une semaine inclusive associant la MFR de Carquefou et les élèves en situation de handicap de l'Unité d'Enseignement Externalisée (UEE).
En mixant les publics et en favorisant l’entraide autour de la création artistique, ce projet a permis de briser les barrières de l'isolement ou du handicap.
Ensemble, l'œil aux aguets, les élèves ont arpenté les rues carquefoliennes, prouvant que le langage de l'image et de la sensibilité est universel.
Ils ont choisi de photographier les grenouilles car elles font partie du patrimoine culturel de Carquefou. Sur cette même place, ils ont photographié l'eau en donnant une impression de nager dedans et ont également choisi de photographier la statue de l'homme content avec un point de vue qui leur fait imaginer que l'homme souffle sur le lampadaire.
Un final festif et haut en couleur
Après la clôture des envois le 1er avril dernier, le point d'orgue de cette édition a eu lieu le samedi 25 avril. L'Espace Jules-Verne s'est paré des couleurs catalanes et transylvaines pour accueillir la 3e édition de "Place aux jumelages".
Les Secondes Bac Pro CGEA
MFR de Carquefou
Une journée au cœur de l’Histoire
La classe de Troisième sur les traces du Débarquement.
En février 2026, les jeunes de 3e de la MFR de Châteaubriant ont eu l’opportunité de vivre une expérience aussi enrichissante qu’émouvante en se rendant en Normandie, sur les plages du Débarquement. Cette sortie pédagogique avait pour objectif de donner vie au programme d’histoire en permettant aux élèves de découvrir ces lieux emblématiques directement sur le terrain.
La vie des soldats
La journée a débuté par la visite guidée du musée d’Utah Beach. Accompagnés d’un guide passionné, les jeunes ont pu observer de nombreux objets d’époque : véhicules amphibies, avion, moto, barge ayant servi lors du Débarquement, mais aussi des armes, des uniformes et divers équipements militaires. Cette immersion concrète leur a permis de mieux comprendre les conditions dans lesquelles les soldats ont débarqué le 6 juin 1944.
Recueillement et mémoire
L’après-midi, ils se sont rendus à Colleville-sur-Mer pour visiter le cimetière américain. Ce lieu de mémoire, impressionnant par son étendue et son alignement de stèles blanches, a marqué les élèves par sa solennité. Ce temps de recueillement a permis de mettre des visages et des destins derrière les événements étudiés en classe.
Enfin, la journée s’est achevée à Arromanches-les-Bains, où les jeunes ont découvert l’histoire de la construction du port artificiel. Profitant de la marée basse, ils ont eu la chance de s’approcher des « beetles », ces impressionnantes structures mises en place par les Alliés pour permettre le débarquement du matériel. Une observation concrète qui a aidé à mieux comprendre les enjeux logistiques de cette opération militaire d’envergure.
Cette sortie, selon Azilis, était "une très bonne idée, j'ai appris beaucoup de choses" et pour Cali, "c'était stylé de voir tout ce qui s'est passé ! "
La classe de Troisième
MFR de Châteaubriant
A Nantes, les archives départementales s'ouvrent aux jeunes des MFR
Découverte par les élèves de Bac Pro de la réalité des déportations des gens du voyage.
Le 21 janvier 2026, les deux classes de Bac Pro horticole et Aménagement paysager de la MFR de Machecoul ont visité les archives départementales de Nantes.
Raphaël témoigne :
« Nous étions accompagnés par plusieurs formateurs. L’objectif de cette journée était double : découvrir le lieu et travailler sur la déportation des gens du voyage pendant la Seconde Guerre Mondiale. »
Un premier travail en classe
Les élèves de notre classe ont donc travaillé depuis le premier trimestre sur la déportation des gens du voyage en partenariat avec Julien Sélénet et Christophe Sauvé, tous deux en lien direct avec le relais des gens du voyage à Bouguenais. C’est un lieu où les personnes peuvent venir chercher leur courrier et exposer leurs besoins. Nous avons travaillé sur ce thème dans plusieurs cours : en français à travers l’étude de textes et l’étude du film "Liberté" de Tony Gatlif, et en histoire à travers l’étude de documents. Nous avons donc appris que pendant la Seconde Guerre Mondiale, des familles ont été déportées au camp de Moisdon-la-Rivière dans des conditions épouvantables, qu’ils étaient considérés comme des citoyens de seconde zone avec peu de liberté. Certains sont morts dans le camp, d’autres ont été déportés à Auschwitz.
A la découverte des Archives départementales
Le jour de la visite des archives, nous étions répartis en petits groupes de 3 ou 4 et nous avons travaillé sur des documents sélectionnés par Julien Sélénet et Gildas Couvreux, archiviste. Ces documents racontaient l’histoire de la famille Schmidt, dont beaucoup de descendants vivent encore dans la région nantaise. Cartes d’identité, carnets de circulation à faire tamponner lors de leurs déplacements, lettres de délation, lettres de Mr Schmidt suppliant la police de lui restituer ses chevaux et sa roulotte... Chaque document devait être étudié à partir d’un questionnaire puis mis en commun. Nous avons beaucoup appris ce jour là, et notamment sur le rôle des archives grâce à Mr Couvreux, qui nous a expliqué un tas de choses. Saviez-vous que les archives contiennent 43 kilomètres de documents, et que leur conservation exige une surveillance très importante ? Nous avons ressenti l’immensité des lieux et sa complexité. Nous avons également éprouvé le parfum des documents qui change selon l’époque. C’était vraiment très intéressant.
Végétalisation du centre de Nantes
Le midi nous avons pique-niqué dans le jardin japonais de l’île de Versailles. C'était une très belle découverte.
L’après-midi, nous sommes partis dans le centre de Nantes pour observer la végétalisation de la ville.
Nous avons passé une très bonne journée. Certains n’étaient jamais allés en ville.
Les élèves de Bac Pro
MFR de Machecoul
Les 1re CGEA de Carquefou mobilisés pour les Droits Humains
Le métier d’agriculteur, ce n’est pas seulement travailler la terre ou gérer un troupeau, c'est aussi être un citoyen du monde. C’est avec cette idée en tête que notre classe de 1re Bac Pro CGEA a travaillé sur un dossier consacré aux libertés fondamentales, avant de rencontrer les membres d'Amnesty International.
Un dossier concret pour une cause réelle
« Durant nos cours d'éducation socioculturelle, disent les jeunes, nous avons analysé des cas de personnes dont les droits sont bafoués à travers le globe. Ce travail de recherche nous a permis de comprendre que derrière chaque statistique, il y a des visages : des militants écologistes, des journalistes ou des citoyens qui luttent pour leur liberté. En étudiant ces dossiers, on se rend compte que cela touche aussi le monde rural et l'environnement partout sur la planète ».
De la théorie à l'action
Lors de l'intervention, les bénévoles d'Amnesty ont expliqué comment une simple lettre peut changer une vie. Ils ont présenté les méthodes de l'association . D'abord, l'enquête afin de vérifier les faits sur le terrain. Ensuite, l'alerte qui permet d'informer l'opinion publique. Enfin, l'action par le biais de pétitions et de courriers aux gouvernements.
Les élèves ont pris la plume pour soutenir des personnes injustement emprisonnées, condamnées à mort ou torturées. Un geste qui prend tout son sens quand on sait qu'Amnesty parvient à faire libérer des milliers de prisonniers d'opinion chaque année.
Pourquoi s'engager en tant que futurs agriculteurs ?
Cette rencontre a rappelé que l'agriculture de demain devra être humaine et respectueuse des droits de chacun. Que ce soit sur la question du droit à l'eau, de la propriété des terres ou des conditions de travail, les enjeux sont intimement liés aux droits humains.
Un grand merci aux bénévoles d'Amnesty International pour leur temps donné et le partage de leur passion de la justice !
Recueilli auprès des élèves
de 1re Bac Pro CGEA
MFR de Carquefou
Macron-Poutine : une guerre secrète
Vladimir Poutine s’est adressé aux Français dans une vidéo, insultant au passage Emmanuel Macron. C’est ce qu’indiquent de nombreuses publications très virales sur les réseaux sociaux.
Info ou intox ? C’est FAUX, les sous-titres de la vidéo ont été inventés. Néanmoins le président du Kremlin pense encore et toujours à l’Europe.
Ces intox se multiplient, ces dernières semaines, vis-à-vis du président français. Soyez donc prudents avec les réseaux sociaux et vérifiez bien vos sources en les croisant. Autre conseil : regardez si les sites sont privés ou publics. Si c’est public, il y’a plus de chance que ce soit vrai et impartial.
Pour pouvoir rédiger cet article, nous avons voulu contacter le Président de la République via le numéro de téléphone de l'Élysée, qui nous a redirigé sur un autre site, malheureusement sans réponse à ce jour.
Alban et Leny
MFR de Clisson
Le théâtre au service du travail de mémoire
Le mardi 3 février 2026, les élèves de la classe de 3e professionnelle de la MFR de St-Étienne de Montluc se sont rendus à la salle de l’Amicale laïque à Couëron avec leurs moniteurs d’histoire-géographie et français pour développer des saynètes sur le thème de la Seconde Guerre Mondiale.
La Seconde Guerre Mondiale au programme d’histoire ? Le théâtre au programme de français ?
Sortons de la classe, allons rédiger et jouer nos saynètes sur le thème de la guerre sur la scène de la salle de l’Amicale laïque à Couëron ! C’est ce que nous ont proposé nos moniteurs de français et d’histoire-géographie. Nous avons accepté de relever le défi !
Pas une minute à perdre !
Nous avons commencé par une activité brise-glace très drôle et exigeante, nommée « La machine infernale ». Il s'agissait de communiquer sans parler, uniquement avec un geste et un son, choisis individuellement mais devant être mis en relation les uns avec les autres. Pas si facile que cela en a l’air ! Puis, nous avons créé des groupes pour le travail d’écriture des saynètes, à savoir trois familles, française, allemande et polonaise juive, à trois moments : avant, pendant et après la guerre. Pour jouer ces trois familles à ces trois moments, il nous fallait incarner un père, une mère et un fils avec des réalités différentes et des convictions distinctes. Pendant que certains groupes s’attelaient à l’écriture, d’autres participaient à des ateliers de théâtre pour gagner en aisance sur scène. Nous avons alterné les activités tout au long de la matinée.
Tous en scène !
Ensuite, il n’était plus question de reculer, il fallait monter sur scène ! Surtout que nous étions filmés et pris en vidéo. Il nous fallait donc être de vrais comédiens de théâtre ! En conclusion, nous avons passé une agréable journée. Nous avons pris beaucoup de plaisir, tout en apprenant comment écrire une saynète et comment s’est déroulée la Seconde Guerre Mondiale. Le travail de mémoire est en bonne route !
La classe de 3e pro
MFR de Saint-Étienne-de-Montluc
D'incroyables talents à la MFR de Châteaubriant
C'est souvent au détour de conversations dans les couloirs ou sur la cour que les jeunes viennent vers les moniteurs et se confient sur leurs savoir-faire.
Pêche et Parkour
« Vous voulez voir, Madame, ce que je pêche ? » et là, c'est Tom en photo, qui tient dans ses bras une énorme carpe, aussi grande que lui !
"Et moi, je fais des cocktails super beaux avec des strates de couleurs. » Pour prouver son talent, Hugo nous propose une démonstration d'ici la fin d'année scolaire.
« Un jour, je serai cascadeur professionnel, c'est sûr ! et je vais retenter ma chance pour intégrer l'école du Puy du Fou. En attendant , je kiffe le parkour, vous voulez voir mes vidéos ? » C'est Enzo, jeune de CAP1 Vente et figurant dans le spectacle Son et Lumière "Dans la nuit la liberté" à Trans-sur-Erdre.
De futures chanteuses
Lilou, jeune de 1re vente, qui a une voix en or, et dont le rêve est de faire carrière dans la chanson, nous partage l'avancée de son parcours, avec l'important soutien de ses parents, qui sont ses premiers fans : « Au fait, je voulais vous dire, je monte à Paris ce week-end avec mes parents pour des enregistrements en studio et des shootings photos, d'ailleurs, vous ne voulez pas chanter "Die with a smile", avec moi ? »
Ninon affirme : « Je suis imbattable en blind test ! » Cela s'est vérifié lors d'une veillée en raflant tous les points ! Lors de l'assemblée générale de la MFR, Lilou et Ninon sont montées sur scène, accompagnées de camarades au piano, à la batterie et d'Anthony Vitet, directeur, à la basse.
Poèmes, danse, dessin, couture, lecture
Emmeline écrit de magnifiques poèmes d'amour, Raimundo pratique une danse populaire portugaise et lit des livres sur les émotions, car plus tard, il veut être psychologue. Matias me confie timidement ses dessins, quel coup de crayon ! Naila a fabriqué sa propre trousse en tissu aux coloris africains, elle la pose fièrement sur sa table en cours.
Soline est passionnée de livres, elle a d'ailleurs rencontré le Conseil d'Administration de la MFR, afin de lui proposer son projet d'ouverture d'une bibliothèque et d'un espace lecture cocoon. Son projet a été validé ! Beaucoup de travail l'attend : remise en état des livres, étiquetage... mais Soline est persévérante. Encore tant de jeunes talents à mettre à l'honneur ! Rendez-vous dans un prochain article, pour découvrir d'autres jeunes aux parcours tout aussi inspirants !
J.Belleil, monitrice épatée MFR de Châteaubriant
Suite des échanges sur la transmission du savoir au Bénin
Nicolas et Aurélien, deux maîtres d'apprentissage, profitent d'un séjour au Bénin avec les BP2 pour échanger sur la transmission du savoir.
Le savoir-être
« C'est un des critères de recrutement les plus importants pour l'entreprise, estiment les deux professionnels. C'est aussi une nécessité pour que l'apprenti puisse évoluer professionnellement. » Des consignes sont données sur le respect et la politesse lors de chaque chantier.
L'autonomie
Pour Nicolas, le travail du jeune se fait d'abord en binôme avec le maître d'apprentissage qui explique en réalisant la tâche. Puis le jeune est mis en autonomie partielle car le maître d’apprentissage continue de répondre fréquemment à ses questions. Ensuite, on demande au jeune de réfléchir un peu avant de poser des questions afin de gagner en autonomie. Quand le jeune s'investit, il a un véritable rôle dans l'entreprise.
Pour Aurélien, il faut d'abord une courte période d'observation (un mois environ), ensuite former l'apprenti aux machines de l’atelier sur des tâches simples et petit à petit lui donner de plus en plus de responsabilités : « Il faut faire confiance aux jeunes afin de développer leur autonomie », affirme t-il.
Les apports de l'apprentissage
Les maîtres d'apprentissage sont fiers de transmettre leur savoir. Ils estiment rendre ce qui leur a été donné lors de leur propre apprentissage. Encadrer un apprenti fait partie de leur travail. Ils peuvent le former à leurs techniques, dans le but de l'embaucher par la suite. Cela leur permet également de se remettre en question sur leur façon de transmettre et leur capacité à communiquer. « Prendre un apprenti, c'est rarement un avantage économique, mais plutôt un pari sur l'avenir », témoignent ces deux professionnels.
Les BP2
MFR de Clisson
Un jardin pédagogique pour cultiver les savoirs
Dans le parc de la MFR de Carquefou, une zone nord, autrefois délaissée, se métamorphose sous les mains des apprenants en CS Constructions Paysagères.
Objectif : créer un laboratoire de biodiversité à ciel ouvert. Jusqu’à présent, c'était une zone de compostage peu esthétique et un sol capricieux, gorgé d’eau en hiver. « C’est vrai qu’on évitait un peu ce coin-là », concèdent les élèves.
De la contrainte au terrain d'expérimentation
Le projet de 500 m² ne se limite pas à un simple aménagement paysager ; il s’agit de redonner vie au site. Le sol a été assaini, des cheminements sont créés pour rendre l’espace praticable toute l’année, et la gestion des déchets est totalement repensée grâce à la technique du compostage en « lasagnes ».
Le jardin devient un véritable écosystème : plantation de petits fruits (vignes, framboises, fraises), installation d’un poulailler pédagogique pour recycler les déchets et produire des œufs, création de bassins pour attirer la biodiversité locale...
L’apprentissage, les mains dans la terre
Pour les jeunes, ce jardin est le complément idéal des cours théoriques pour apprendre la taille, l'entretien du potager ou la gestion des maladies en conditions réelles. « Pouvoir semer nos propres légumes et comprendre les interactions naturelles grâce aux futurs bassins, c'est beaucoup plus concret qu'un cours en classe ! » s'enthousiasme un élève. Ce projet permet de renouer avec les fondamentaux de la ruralité et de développer des compétences techniques précieuses.
Une aventure collective
Le succès du projet repose sur l’engagement de tous. Chacun a un rôle à jouer : du nourrissage des poules à l’entretien estival, le jardin demande une organisation rigoureuse. Soutenu par des dons de végétaux et une solidarité sans faille, c'est finalement bien plus qu’un espace vert : c’est une véritable leçon de citoyenneté et de respect du vivant.
Le « coin oublié » est en train de devenir un lieu où, collectivement, les élèves ne cultivent pas seulement des fruits, mais aussi leur avenir professionnel.
CS Constructions Paysagères
MFR de Carquefou
Un Bureau des Apprentis à la MFR
Les jeunes créent leur propre instance de réflexion et de création.
Dans un esprit de responsabilisation et d’engagement, la MFR de Saint-Étienne-de-Montluc a décidé de créer une instance représentative des apprentis : le Bureau des Apprentis.
En MFR, on n’a pas de pétrole, mais on a des idées !
« C’est comme ça que tout a commencé pour le projet du BDA de la MFR de St-Étienne de Montluc : par une petite phrase échangée en mai 2024 ».
Contagieuse, cette dernière s’est répétée, amplifiée, elle a grandi et s’est tant propagée qu’à peine trois mois plus tard, elle faisait son entrée à la table des réunions de la MFR. La petite phrase était devenue une grande idée : donner à nos jeunes un outil de création, de partage et d’autonomie au sein de notre structure. Les rendre acteurs de leur réussite, non pas seulement par nos actions, mais par eux-mêmes afin de les associer toujours plus à leur réussite et à l’engagement des MFR. Cependant, à cette belle idée manquaient encore un corps solide et des objectifs bien définis. Heureusement, ce n’est pas l’énergie qui manque parmi les moniteurs. Et, puisque "qui va piano, va sano", les discussions sont allées bon train, nous avons mis à l’épreuve les suggestions, calculé les risques, les coûts, idéalisé les bonnes intuitions et passé à la question les fausses bonnes idées ! ! Quelques mois plus tard, le fruit de nos réflexions était prêt à être cueilli. C’était décidé : « Nous allions mettre en place un Bureau des Apprentis ! ».
Mais alors qu’est-ce que c’est que ce Schmilblick ?
Le Bureau des Apprentis se veut limpide et d’une transparence cristalline. Ouvert à tout apprenti de la MFR, le BDA vise à permettre à ses membres de se réunir afin de discuter et mettre en place des actions correspondant aux attentes de ces derniers, sous réserve de validation par l’équipe encadrante. Concrètement, le champ des possibles est large pour le BDA : action de ventes, animation de veillées, achat de matériels, financement de sorties. Les seules limites sont l’imagination des apprentis et, bien entendu, la validation de chaque projet par l’équipe encadrante. Concrètement, le projet a été lancé auprès des jeunes durant le mois de décembre. Chacun a été invité, sur la base du volontariat, à venir participer à une réunion de préparation à la mise en place du BDA. L’objectif pour les apprentis ? Réfléchir aux modalités d’organisation, à la gestion des roulements de formation, à l’organigramme et à la direction du Bureau. Mais également dessiner un premier jet des projets envisagés. Car si l’idée est belle, elle doit encore devenir convaincante. Notamment auprès du Conseil d’Administration de la MFR qui attend avec impatience que les jeunes viennent défendre leur projet auprès d’eux. Ainsi, durant les mois de décembre et janvier, les apprentis se sont succédé, les lundis soir, afin d’échanger sur leur vision idéale de l’association étudiante : un véritable exercice citoyen ! Et les défis étaient nombreux.
L'objectif du BDA et sa mise en œuvre ?
Améliorer les conditions de formation et de vie scolaire des apprentis. Un premier projet convaincant à présenter au Conseil d'Administration de la MFR de Saint Étienne de Montluc ? Rien de plus simple ! La mise en place d’une vente de viennoiseries et boissons sur un ou plusieurs temps de pause de la semaine. Et pour montrer leur sérieux, les apprentis sont allés s’informer auprès des personnels compétents pour en apprendre davantage sur les possibilités d’achats, de gestion et de stockage de leurs marchandises. Bien sûr, cette idée est comme l’arbre qui cache la forêt, ce n’est que le début d’une envie profonde et prolifique de nos apprentis à imaginer, organiser, mener et faire vivre bien d’autres idées aussi pertinentes qu’originales. Mais chaque chose en son temps ! D’abord, le passage devant le CA qui seul permettra de donner véritablement naissance au BDA…Le jour fatidique arrive…Le projet est présenté…Les membres du CA se concertent…Finalement, la réponse tant attendue…"La création du BDA est validée, l’instance existe, il ne reste plus qu’à la faire vivre !" Pour sa mise en œuvre, un fonctionnement en cogestion avec deux présidents se relayant selon leur semaine de présence est décidé, avec un système représentatif où chaque formation dispose d’une voix. Et si égalité des voix, alors la décision reviendra au président. Enfin,le BDA fera la demande d’un investissement de 100 € à la MFR de Saint Étienne de Montluc. Cette somme aidera à financer leurs actions de vente qui, à leur tour, financeront leurs projets futurs.
La classe de BP1
MFR de Saint-Étienne-de-Montluc
MAF : huit candidats au titre
Huit jeunes en formation "Jardins et Espaces Verts" à la MFR de Machecoul ont participé au concours des Meilleurs Apprentis de France (MAF).
Cette expérience récente, aussi enrichissante qu'exigeante, leur a permis de mettre en valeur leurs compétences professionnelles.
Les épreuves départementales se sont déroulées à la MFR de Machecoul. Les candidats ont dû réaliser différents travaux techniques faisant appel à leur savoir-faire, leur précision et leur capacité d'organisation. Cette journée a représenté une véritable mise en situation professionnelle, demandant aux jeunes autonomie, rigueur et maîtrise des techniques du métier.
Parmi les huit participants, cinq ont été sélectionnés pour représenter leur établissement lors de la phase régionale organisée à Angers. Une belle reconnaissance de leur travail et de leur investissement tout au long de leur préparation.
Même si aucun des candidats n'a obtenu sa qualification pour la finale nationale, tous retiennent de cette aventure une expérience très positive. Au-delà du résultat, le concours leur a permis de développer de nouvelles compétences, d'approfondir leurs connaissances techniques et de gagner en confiance.
« Cette participation nous a poussés à nous dépasser », ont-ils témoigné. La préparation aux épreuves les a amenés à rechercher de nouvelles méthodes de travail, à perfectionner leurs gestes professionnels et à faire preuve d'une plus grande autonomie dans la réalisation des tâches demandées.
Les formateurs soulignent également les bénéfices de cette expérience. Le concours a été un véritable levier de progression pour les apprentis, favorisant le perfectionnement des savoir-faire, le développement de l'autonomie et la valorisation des métiers du paysage.
Le parcours des jeunes démontre que l'expérience acquise lors de ce type de concours constitue une richesse précieuse pour leur avenir professionnel, bien au-delà des résultats obtenus.
MFR de Machecoul
Avec le raconte-tapis, des histoires prennent vie
La lecture est une formidable porte ouverte sur l'imaginaire, la découverte et le partage. Les élèves de 4e de la MFR d'Aigrefeuille-sur-Maine ont éprouvé cette richesse. Ils racontent.
C'est autour de cette conviction que nous avons participé au dispositif Jeunes en librairie, un programme permettant aux collégiens et lycéens de découvrir les métiers du livre et de développer leur goût pour la lecture.
Les bienfaits de la lecture
Tout d'abord, nous avons participé à un brainstorming autour de la question : Pourquoi lire des histoires aux enfants dès leur plus jeune âge ? Ensemble, nous avons mis en avant de nombreux bienfaits : développer l'écoute, enrichir le vocabulaire, stimuler l'imagination, découvrir le monde qui nous entoure et partager un moment calme et rassurant.
Nous avons, ensuite, découvert différentes façons de raconter une histoire : les livres traditionnels, les livres-jeux, les marionnettes, le théâtre, le théâtre d'ombres, le kamishibaï – un théâtre d'images d'origine japonaise – ainsi que le raconte-tapis, un support en tissu permettant de faire vivre un récit grâce à des décors et personnages amovibles.
Accompagnés par Mme Poupard, nous avons travaillé à partir de l'album Papa Poule. Cette histoire raconte les aventures de Paulette, une poule à la recherche d'un endroit paisible pour pondre son œuf. À travers cette histoire tendre, les enfants découvrent des thèmes importants comme l'amour paternel, l'adoption et la tolérance.
Notre raconte-tapis !
Après avoir découvert l'histoire, nous avons créé notre propre raconte-tapis à l'aide de feutrine, de coton de rembourrage et de scratch. Et nous avons particulièrement apprécié cette activité qui nous a permis de développer créativité, patience ainsi que notre esprit d'équipe. Nous avons également réalisé un kamishibaï pour donner vie à l'histoire sous une autre forme.
Durant plusieurs séances d'entraînement, nous avons travaillé notre voix et notre expressivité afin de présenter notre travail le 8 avril à la médiathèque de Clisson. Quinze enfants âgés de 3 à 5 ans, venus du centre de loisirs de Clisson, ont assisté à cette animation. Émerveillés, ils ont découvert de nouvelles façons de lire et d'écouter des histoires.
Pour clore ce beau projet, chacun d'entre nous a reçu un chèque-cadeau de 20 €. La matinée s'est terminée par une visite à la librairie de Clisson où nous avons pu choisir un ouvrage selon nos envies, prolongeant ainsi le plaisir de la lecture.
Les 4e
MFR d'Aigrefeuille-sur-Maine
Soirée palets à la MFR de Legé
Le projet ambitieux de quatre apprentis en 1re Bac pro.
Le vendredi 17 avril 2026, nous avons organisé une soirée palets à l'atelier de la MFR dans le cadre d'un projet collectif à but pédagogique.
Nous avons eu plusieurs idées au départ : organiser un tournoi de sixte, de Fifa, de palets... Mais c'est le palet qui a finalement été retenu puisque Yoann pratique ce sport et peut nous informer sur le déroulement d'un tournoi. Et en plus, on a appris que la MFR avait déjà organisé ce type de soirée.
Planifier l'évènement
Plusieurs étapes ont été nécessaires pour planifier l'événement : on a d'abord commencé par budgétiser les coûts (restauration, boissons, location des palets et des plaques) pour demander la validation du projet au Conseil d'Administration de la MFR, et définir les tarifs des inscriptions et des ventes. On a ensuite sollicité les commerces, les entreprises et les parcs d'attraction locaux pour obtenir des lots pour toutes les équipes présentes au concours. Puis on a réparti les lots et défini les rôles de chacun pour la préparation de la veille et pour le jour J.
Organiser la soirée
Dès le jeudi, on était à pied d'œuvre ! Nous avons commencé par ranger l'atelier, puis on a installé la rubalise pour le parking, on a récupéré les commandes de boissons, de nourriture, le matériel de restauration (friteuse et plancha) et le jeu de la grenouille. Le président et le trésorier de l'association nous ont apporté les planches et les palets prêtés par deux clubs locaux. Et le jour J, dès 18h30, nous avons pu accueillir les premières équipes pour le pointage. Et c'est avec un peu de stress que la soirée a commencé. Une très belle soirée ! Nous sommes très contents d'avoir pu mener notre projet jusqu'au bout, et dans de bonnes conditions.
Pour une reprise d'événement qui n'avait pas eu lieu depuis 8 ans, nous sommes très contents d'avoir réussi à réunir 28 équipes de bons niveaux ce soir-là, dans une ambiance conviviale et familiale. Des membres de l'équipe de la MFR et du Conseil d'Administration étaient là pour nous prêter main forte. Merci à eux !
Yoann, Hugo, Axel, Leny,
1re Bac Pro Agroéquipement
MFR Val de Logne, Legé
Les compétences psychosociales : des citoyens bien dans leur tête et leurs baskets
Se connaître et interagir avec les autres, ça s'apprend !
Les compétences psychosociales, kezako ? C'est l’ensemble des capacités qui permettent à une personne de bien vivre avec elle-même et avec les autres. Plus simplement, ce sont les compétences qui aident à mieux se connaître, gérer ses émotions et son stress, communiquer efficacement, résoudre des problèmes, prendre des décisions responsables, développer des relations positives et faire preuve d’empathie.
Le cadre et l’interconnaissance
Lors du premier atelier, en septembre 2025, nous avons eu l’occasion de co-construire un cadre de travail et de parole basé sur le respect de soi, de ses limites, et, évidemment, sur le respect dû aux pairs. Il était très intéressant d’avoir notre mot à dire sur le cadre et ses limites et de se sentir pleinement écouté et respecté. Par ailleurs, ce premier atelier nous a aussi permis d’apprendre à nous connaître de manière différente et ludique en ce début d’année, par le biais de diverses animations. Par exemple, nous avons eu l’occasion d’exprimer nos besoins à l’instant T et dans la perspective du projet sur les compétences psychosociales, grâce à un jeu de cartes. Les besoins étaient variés : calme, confiance, relation ou encore affirmation...
La connaissance des forces
Lors du deuxième atelier, en octobre 2025, nous avons réactivé le cadre de la première séance ainsi que nos besoins, qui pouvaient être identiques, ou, au contraire, avoir évolué. Puis, nous nous sommes focalisés sur la découverte des forces. En effet, la force ne fait pas seulement référence à une capacité physique mais bien à des compétences mentales et sociales. Une nouvelle fois, nous avons eu recours au jeu et au support des cartes pour pouvoir découvrir et identifier nos forces et celles de nos camarades comme la patience, le courage, l’empathie, la curiosité etc. Nous commencions doucement à mieux appréhender les compétences psychosociales, à mieux connaître les autres, à mieux nous connaître nous-mêmes et à assimiler des outils pour adopter la bonne réaction et la bonne posture en toutes circonstances !
L’identification des émotions
Lors de la troisième séance, en décembre 2025, nous avons reposé le cadre. Ensuite, nous avons repris la thématique des forces et des qualités par le biais d’une animation intitulée " Totem ". Le but était pour chacun d’entre nous de créer un totem, constitué d’une carte animal et d’une carte qualité, qui devait être le plus représentatif possible du receveur. En effet, nous ne créions pas notre propre totem mais celui d’un camarade, comme une preuve d’interconnaissance. Ce jeu permet de dire et d’entendre ce que les autres voient de positif en nous. C’est donc un outil formidable pour renforcer les bases de la relation. Nous avons continué de monter en compétences lors de cette troisième session, qui nous a progressivement conduits à la thématique de la gestion des émotions. Nous avons identifié les émotions universelles, que sont la colère, le dégoût, la surprise, la tristesse, la joie et la peur en les mimant à nos camarades. Dans cette dynamique, nous avons aussi pu exprimer comment nous nous sentions. « Les bras levés, paume vers le ciel » signifiait que nous nous sentions bien, en pleine forme. « Les mains sur les épaules » révélait que nous nous sentions plutôt bien. Enfin, « les mains sur le ventre » envoyait le message que c’était plutôt une journée difficile, un jour sans. Ce n’est pas toujours facile d’identifier comment nous nous sentons, et, surtout, de l’exposer au regard des autres.
Le bilan
Lors d’une dernière séance, en janvier 2026, nous avons repris la thématique de l’identification des émotions. La colère laisse transparaitre un besoin de reconnaissance, de respect, de réparation. La tristesse exprime souvent un besoin de relation, d’estime ou d’être consolé. Quant à la peur, elle traduit souvent un besoin de sécurité, d’être rassuré et protégé. Enfin, la joie invite au besoin de relation, de réalisation personnelle et de partage. Nous devenons des pros des émotions, comme les personnages du dessin animé Vice-versa, et, presque des philosophes !
La classe de 3e
MFR de Saint-Étienne-de-Montluc
La santé mentale vue par les jeunes
Afin de sensibiliser les jeunes à la santé mentale, les élèves de 4ᵉ et une classe de CAPA ont participé à des ateliers en demi-groupes consacrés au bien-être psychologique et à l’importance de prendre soin de soi.
Echanger sur ses émotions
Au cours de ces interventions, les jeunes ont pu échanger sur leurs émotions, mieux comprendre ce qu’est la santé mentale et voir comment mieux la préserver. À travers différentes activités et discussions, ils ont pris conscience que la santé mentale est un élément essentiel de la santé globale, au même titre que la santé physique.
La définition par les 4e
Les jeunes de 4e ont pu donner une définition de la santé mentale : « La santé mentale, c'est quand on se sent bien dans sa tête, qu'on arrive à gérer ses émotions, à faire face aux difficultés de la vie et à bien vivre avec les autres. Ça ne veut pas dire qu'on est toujours heureux, mais qu'on peut demander de l'aide quand ça ne va pas ». Et en Education Socio-Culturelle, ils ont dû réaliser un logo sur le sujet.
Un intérêt tout particulier sur le sujet
Tous les élèves ont rempli un questionnaire faisant un bilan de l’activité.
Ils ont particulièrement apprécié cet atelier, qu’ils ont trouvé intéressant et enrichissant.
Maxime a témoigné : « J’ai appris plein de choses que je ne connaissais pas, notamment sur les autres élèves de la classe. »
Brian a ajouté : « J'ai bien aimé l'atelier parce qu'on a pu parler de nous. »
Suite à cette formation, plusieurs participants ont exprimé le sentiment d’être mieux informés. Comme l’ont dit certains élèves : « Grâce à cette formation, je peux mieux prendre soin de ma santé mentale. »
La classe de 4e
MFR de Machecoul
Quand santé et chantier ne riment pas seulement sur le papier
Partage de connaissances et de compétences avec un étiopathe.
Un étiopathe est un professionnel de la santé qui cherche à identifier la cause précise d’un trouble ou d’une douleur afin de la traiter manuellement.
L’étiopathie est une méthode de soin fondée sur l’analyse des causes. L’étiopathe examine le corps, établit un raisonnement logique pour comprendre l’origine du problème (mécanique, fonctionnel, etc.), puis utilise des techniques manuelles ciblées pour corriger le dysfonctionnement.
Et pour nous ?
Louis Roulin, étiopathe sur la commune de Saint-Etienne de Montluc, est venu nous partager ses connaissances. Il nous a incités à réfléchir sur les gestes et postures à adopter sur un chantier, en tant qu'apprenti électricien, pour prendre soin de sa santé. "Il s'agit, par exemple, d'éviter les troubles musculo-squelettiques mais également de prévenir les risques de blessures et limiter les arrêts de travail liés à des traumatismes articulaires et/ou musculaires", explique t-il.
La réalité physique du métier d'électricien
En effet, le métier d'électricien est un métier physique où l'on doit souvent travailler dans des positions difficiles, porter des charges plus ou moins lourdes et parfois rester longtemps dans la même posture. Par conséquent, si l'on ne fait pas attention, cela peut provoquer des douleurs et/ou des blessures. Concrètement, on peut avoir des douleurs au dos parce qu'on se baisse souvent ou que l'on travaille le dos courbé, ou des douleurs aux épaules et aux bras quand on travaille les bras levés pour installer des câbles ou des luminaires. Il ne faut pas non plus négliger la fatigue musculaire, liée à la sollicitation intense des muscles toute la journée. A force, ces douleurs peuvent devenir chroniques si l'on n'y prête pas attention.
Des pistes d'actions concrètes au quotidien
Dans la culture du bâtiment, en tout cas en France, nous n'avons pas le réflexe de commencer notre journée sur le chantier par un petit échauffement physique alors que cela est tout à fait pertinent et bénéfique. L'effort sur un chantier est, en effet, tout à fait comparable à un effort sportif sur un terrain. On pourrait faire des étirements le matin, s'étirer doucement avec une respiration lente, penser à garder le dos droit quand on porte une charge, plier les jambes et non le dos ou encore alterner les tâches pour ne pas toujours solliciter les mêmes muscles. Cette prévention est essentielle pour éviter les blessures sur les moyen et long termes. En cas de douleurs ou de blessures, il faut aussi penser à aller consulter un professionnel de santé ; cela peut être un kinésithérapeute, un osthéopathe ou bien un étiopathe.
Une nouvelle culture à acquérir
Il s'agit de réflexes à adopter et d'une culture du bâtiment, et, plus globalement, d'une culture professionnelle française à faire évoluer vers ces pratiques peu coûteuses et bénéfiques pour tous !
Les CAP1, CAP2 et 2nde
MFR de Saint-Étienne-de-Montluc
Qu'est ce qui favorise l'amitié ?
Le temps d’une courte matinée, des élèves et apprentis de la MFR de Clisson se sont questionnés sur leur façon de voir l’amitié.
L'Écosystème de l'amitié : où naissent les liens ?
Notre groupe a identifié trois espaces favorisant les rencontres :
Les milieux institutionnels et contraints : l’école et le travail sont des espaces imposés qui se transforment en opportunités de rencontres.
Les espaces de loisirs et de liberté : le sport collectif, les vacances, la plage, les magasins et les boîtes de nuit.
La sphère numérique : les jeux en ligne, les réseaux sociaux, les sites de rencontre, et surtout "les potes des potes" (le réseau par capillarité).
Le Socle de l’amitié
Nous avons tenté de dessiner les bases d’une relation d’amitié durable et trouvé quatre piliers fondamentaux : le respect : c'est la base , le partage qu'il s'agisse de temps, d'activités ou de ressentis, l'humour moteur de la complicité et la gentillesse.
La Géographie des liens : l'importance du "Lieu Public"
Nous avons particulièrement appuyé sur le besoin d'espaces publics gratuits : city stade, skatepark, cafés, places... L'amitié nécessite un espace accessible sans forcément avoir besoin de consommer, pour simplement « être ensemble ».
Amis, pourquoi ? Amis, comment ? L'amitié, rempart et miroir
A la MFR, nous avons dressé les contours de nos relations d’amitié :
Un espace sécurisant : l'amitié est l’endroit où l'on peut « sortir ce qu'on a sur le cœur » et échapper au jugement.
Nos ami.es, nos miroirs : on cherche son "double" (même âge, mêmes valeurs, mêmes peurs). L'ami.e est celui ou celle qui valide ce que l'on est.
L’espace collectif au service de l’intime : si le sentiment d'amitié est intime, il a besoin de structures sociales (MFR, clubs de sport, réseaux) pour éclore.
La peur du vide : l'amitié est, pour nous, comme le remède à la solitude (« ne plus être seul ») et à l'impuissance (« peur de ne pas pouvoir aider »).
Les 3e
MFR de Clisson
Les élèves, acteurs de leur territoire
Deux initiatives portées par l’envie d’agir et de répondre à des besoins concrets, en allant à la rencontre des habitants et des jeunes.
Cette année, en Terminale Bac Pro SAPAT, nous avons mené deux projets dans le cadre du module MP10. De l’idée à la réalisation, nous avons imaginé, organisé et animé des actions concrètes au service des habitants et des jeunes du territoire. Une expérience riche en découvertes, en rencontres et en apprentissages.
« Des pas et des papotes » : marcher pour créer du lien
Le premier projet, intitulé « Des pas et des papotes », avait pour objectif de favoriser les rencontres et de lutter contre l’isolement des habitants à travers une marche solidaire à Pornic. Pour organiser cet événement, nous avons dû mobiliser de nombreuses compétences : contacter des partenaires, préparer la communication, créer les parcours de marche et mettre en place des animations.
Le jour J, nous étions heureux d’accueillir les participants et de partager un moment convivial autour de marches accessibles à tous et de stands de prévention. Même si la fréquentation a été plus faible qu’espéré, cette expérience nous a permis de comprendre l’importance de l’adaptation face aux imprévus.
Au-delà de l’organisation de l’événement, ce projet nous a permis de comprendre l’importance du lien social sur un territoire comme Pornic, où certaines personnes peuvent se sentir isolées, surtout en dehors de la période estivale. Nous sommes fiers d’avoir participé à une action utile et d’avoir contribué, à notre échelle, à créer du partage et de la solidarité entre les habitants.
Un forum pour informer et accompagner les jeunes
Le second projet nous a conduits à organiser un forum à destination des jeunes de 14 à 25 ans, à Saint-Brévin. Avant de lancer l’événement, nous avons réalisé une enquête afin de mieux connaître les besoins des jeunes du territoire. Les résultats ont mis en évidence un manque d’informations sur plusieurs sujets essentiels : orientation, logement, santé mentale, sécurité ou encore accompagnement.
Nous avons alors construit un forum réunissant différents partenaires autour de plusieurs espaces thématiques. Pendant plusieurs mois, nous avons assuré la recherche de partenaires, la communication, la coordination de la journée et la création de supports d’information.
« Nous nous sommes partagé les tâches pour être bien organisés et dans les temps. Cela nous a permis d’acquérir de nombreuses compétences dans l’organisation d’un projet », témoigne Chloé.
Le jour du forum, nous avons accueilli les partenaires ainsi que les groupes scolaires avant de les orienter vers les différents espaces. Pour accompagner les visiteurs, nous avons également conçu un carnet d’accueil regroupant les informations utiles et les ressources du territoire. Malgré certaines difficultés, notamment la recherche d’une salle adaptée, la journée s’est déroulée dans une ambiance positive et les jeunes présents se sont montrés intéressés.
« Ce projet m’a permis de développer le travail en équipe. Je n’aimais pas parler en groupe mais, grâce à ce projet, j’ai pu prendre confiance en moi », ajoute Océane.
Des compétences pour l’avenir
À travers ces deux projets, nous avons développé notre autonomie, notre sens de l’organisation, notre capacité à travailler en équipe et notre connaissance du territoire. Une expérience concrète qui nous a permis de passer de la théorie à l’action tout en menant des projets utiles aux habitants.
Comme le souligne notre formatrice référente sur ces projets, Gwendoline Hamon : « Les jeunes ont renforcé leurs compétences et gagné en autonomie. »
Une belle illustration de notre engagement au service de notre territoire !
La classe de Terminale
Bac Pro SAPAT
MFR de Saint-Père-en-Retz
Pourquoi parler de sexualité à l’école ?
Les jeunes 4e de la MFR de Riaillé donnent leur avis.
Aujourd’hui, on entend parler de sexualité très tôt : réseaux sociaux, vidéos, séries, discussions entre amis… Pourtant, beaucoup d'entre nous disent manquer d’informations fiables et de lieux où poser leurs questions sans être jugés.
A ce sujet, une de nos camarades de 4e dit que « C’est justement le rôle de l’EVARS (Éducation à la Vie Affective, Relationnelle et Sexuelle) : nous permettre de mieux comprendre notre corps, nos émotions, les relations aux autres, le consentement et la prévention. »
Pour nous, ces temps d’échange ont toute leur place à l’école. « Franchement, on voit plein de choses sur internet, mais on ne sait pas ce qui est vrai. À l’école, au moins, on peut poser des questions. » lance un autre camarade.
Comprendre, prévenir, respecter
Ces séances permettent surtout de mieux comprendre certains sujets importants :le consentement, les relations amoureuses, les moyens de contraception, les infections sexuellement transmissibles, le respect dans le couple, les différences et les orientations.
On est plusieurs à penser aussi que cela aide à lutter contre les idées fausses et les comportements irrespectueux :
« Ça permet de comprendre qu’une blague peut mettre quelqu’un mal à l’aise » rétorque un jeune, qui poursuit : « On apprend le respect, pas juste la sexualité. »
Tout le monde ne peut pas forcément parler librement de ces sujets à la maison. « Chez moi, ce n’est pas un sujet dont on parle. Donc je trouve ça important qu’on puisse en discuter à l’école », affirme une camarade.
Des freins et des gênes… mais un sujet nécessaire
Même si beaucoup trouvent ces interventions utiles, certains reconnaissent qu’il peut y avoir de la gêne : peur du regard des autres, peur de poser une “question bête”, sujets intimes, rires ou moqueries dans le groupe : « Au début, tout le monde rigole… mais après on écoute quand même », dit un jeune de notre classe.
Pour plusieurs d'entre nous, la manière d’aborder les séances est importante. Nous apprécions particulièrement, les échanges sans jugement, les intervenants qui parlent simplement ou encore les groupes où chacun peut s’exprimer : « Quand on peut parler librement sans se faire juger, c’est cool », affirme une autre jeune 4e.
Une éducation pour grandir
Pour nous, jeunes de 4e, parler de sexualité à l’école ne se résume pas à “parler de sexe”.
C’est, surtout, apprendre à se respecter, à respecter les autres, à faire des choix éclairés et à mieux comprendre les relations humaines.
L’EVARS apparaît donc comme un espace d’information, de prévention et de dialogue essentiel pour nous accompagner dans notre construction personnelle.
Les 4e
MFR de Riaillé
À saute-mouton entre générations !
Le SAPAT version nature : des moutons pour cultiver le lien entre les générations.
Le projet "Mouton" s'est déroulé du 16 au 21 mars au sein de la MFR d'Aigrefeuille-sur-Maine en lien avec Noémie, bergère en écopâturage et médiatrice animale. Les élèves de 4e ont pu participer également au projet en créant l'enclos des moutons. Nous, élèves de Terminale, avons accueilli différents publics en leur proposant des animations adaptées et variées autour de cet animal. Les objectifs de ce projet lié au module d'animation étaient de développer l'affectif et l'empathie, éveiller les sens, réduire le stress et apaiser les émotions dans un climat calme.
En avant...
La mise en place de notre action s’est réalisée progressivement. Dans un premier temps, la classe s'est divisée en trois groupes selon le public : crèche, multi-accueil et EHPAD. Nous avons participé à des réunions avec les professionnels. Ces temps d’échange nous ont permis de mieux comprendre les besoins des usagers. Chacun a pu exprimer ses points de vue, proposer ses idées et réfléchir à des solutions adaptées puis définir les objectifs à atteindre. Une visite à la ferme a été effectuée pour mieux comprendre l’environnement des moutons. Nous avons fait des fiches d’activités et affiches pour prévenir les parents, familles et le public des activités organisées.
Les petits d'abord...
Six élèves de la classe avaient pour mission de proposer des activités adaptées pour la journée du mercredi dédiée aux enfants de primaire du centre de loisirs. Ce groupe a pu proposer une activité manuelle pour fabriquer des petits moutons à base de coton et du carton et une activité motrice de yoga près de l'enclos afin de se calmer et de se détendre avant d'y entrer. Les enfants étaient contents et pressés de raconter leur matinée à leurs amis et leurs parents.
Le jeudi, nous avons accueilli les enfants de la crèche d’Aigrefeuille à passer la matinée avec nous. Nous les avons accueillis et nous nous sommes présentés en chanson pour faire connaissance avec eux. Entre pâte à sel et parcours sensoriels, les enfants ont pu éveiller leurs sens en touchant la laine de mouton, du foin ou de l'herbe. Après les activités, les enfants sont allés à la rencontre des moutons dans leurs enclos, où ils ont pu les caresser et regarder Noémie les nourrir. Certains enfants ont exprimé de la peur au début, nous avons dû les rassurer et les porter pour entrer dans l'enclos. Finalement, caresser les moutons ensemble leur a redonné le sourire.
Place aux grands...
L'après-midi du jeudi, nous avons accueilli les résidents dès leur arrivée afin de les mettre à l’aise. Ils étaient au total dix personnes âgées, accompagnées de leurs encadrants. La première activité consistait à entrer dans l’enclos des moutons. Ce moment leur a permis d’être en contact direct avec les animaux, ce qui a favorisé les échanges, la détente et la stimulation sensorielle. Certaines personnes ont pu caresser les moutons et poser des questions, ce qui a rendu l’activité interactive et enrichissante. La deuxième activité était un quiz sur les moutons. Nous avons posé différentes questions adaptées au niveau des participants afin de stimuler leur mémoire et leurs connaissances. Cette activité a permis de créer une ambiance conviviale, avec de la participation et des moments de rire. Les résidents semblaient satisfaits de leur après-midi et cette rencontre a été enrichissante pour tous.
À la fin des activités, nous avons préparé un goûter à partager avec les différents publics. Ces moments de convivialité nous ont permis de discuter, d’échanger et de renforcer les liens entre les participants.
En résumé, la semaine avec les moutons à la Maison Familiale s’est très bien passée. Les différents publics ont très bien réagi vis-à-vis des animaux et ont également apprécié leur venue au sein de la MFR pour participer à des activités avec les jeunes. Noémie, la bergère, était également satisfaite de notre engagement pour ce projet. Globalement, la médiation animale a fonctionné sur tous les publics et même sur nous. D'après les formateurs, nous avions l’air plus calmes que d’habitude !
La classe de TerminaleMFR d'Aigrefeuille-sur-Maine
La mobilité en pleine mutation à Clisson
Entre dynamisme des transports en commun, essor des mobilités douces et nouvelles solutions de covoiturage, le territoire de Clisson confirme son ambition de proposer des alternatives crédibles à la voiture individuelle.
La liaison ferroviaire entre Nantes et Clisson reste plus que jamais un pilier des déplacements du quotidien. Cela s’explique avec près de 49 trains par jour, 15 minutes pour relier les deux villes et une tarification attractive (6 €).
Côté transports routiers, l’agglomération a donné un coup d’accélérateur à son réseau de bus « Heoh ». Plusieurs expérimentations ont été menées entre janvier et février, avec la mise en place de lignes gratuites.
Il reste à espérer qu’à la suite de ces expérimentations, la mairie de Clisson entende les habitants de l’agglomération en pérennisant les lignes vers Gorges et St Hilaire de Clisson. Verdict en septembre 2026.
Parallèlement, les mobilités douces gagnent du terrain. La collectivité affiche clairement sa volonté de faire du vélo un mode de transport du quotidien. Depuis janvier 2026, de nouvelles offres de location de vélos à assistance électrique permettent aux habitants de tester ce mode de déplacement sur la durée. On peut également observer la volonté d’étendre le réseau des pistes cyclables de l’agglomération.
Camille et Nolan
MFR de Clisson
Un projet Plastique à la Loupe profitable !
Les 4e de la MFR de Châteaubriant sont investis dans un projet scientifique avec la fondation Tara Océan.
Notre projet de classe annuel "Plastique à la Loupe" a porté sur la pollution et la préservation de nos littoraux.
Ce projet, organisé par la Fondation Tara Océan, propose à des classes de tous niveaux de participer à une expérience scientifique participative.
En effet, conçue par des équipes scientifiques du CEDRE, le laboratoire d’océanologie du CNRS et le pôle Education de la Fondation Tara Océan, cette initiative a pour objectif de demander aux élèves en France de collecter des données et échantillons de macrodéchets et microplastiques sur les plages de nos littoraux, afin d’en étudier les impacts sur notre environnement et les conséquences pour les êtres vivants.
Nous avons choisi la plage de Pont-Mahé, en Loire-Atlantique, pour prélever différents échantillons qui ont été ensuite triés en classe selon un protocole scientifique strict. Nous avons envoyé nos échantillons aux scientifiques pour analyse de nos données. Nous avons reçu les résultats et il en ressort que notre zone est peu touchée par les micro et macro plastiques, mais que la majorité des déchets provient de l’activité liée à la pêche.
Nous avons participé à une visio-conférence avec la Fondation Tara pour parler de l’impact du plastique sur les océans et de leur préservation.
Ce projet autour de la mer, de la gestion du plastique mais aussi de nos ressources marines, nous a permis de gagner en autonomie et de devenir des jeunes citoyens responsables de leur environnement .
La classe de 4e et leur responsable Mme Thévenin
MFR de Châteaubriant
Cap sur Noirmoutier pour la classe de Seconde Bac Pro SAPAT
Trois jours entre nature, découvertes et engagement citoyen.
Du 7 au 9 avril 2026, notre classe de Seconde à la MFR de Saint-Père-en-Retz a eu la chance de participer à un séjour écocitoyen sur l’île de Noirmoutier. Entre découverte du patrimoine local, activités sportives et actions pour protéger l’environnement, ces trois jours nous ont permis de vivre une expérience riche en partage et en cohésion.
À la découverte de l’île et de ses savoir-faire
Au fil du séjour, nous avons découvert différentes facettes de Noirmoutier. Nous avons visité une écloserie ostréicole afin de mieux comprendre le métier et les enjeux de ce secteur. Une immersion enrichissante qui nous a permis d’échanger avec des professionnels passionnés.
Nous avons également rencontré les artisans de la voilerie Burgaud. Cette visite nous a fait découvrir un savoir-faire local unique et le travail de fabrication des voiles.
Pour compléter cette immersion, nous avons exploré des espaces naturels préservés comme le Polder de Sébastopol et participé à un ramassage de déchets sur la plage de l’Herbaudière. Une action concrète pour sensibiliser chacun à la protection du littoral.
Comme le souligne Agathe : « Le ramassage des déchets nous a montré l’importance de protéger la nature. »
Sensations et esprit d’équipe
Le séjour a aussi été marqué par une initiation au char à voile à Barbâtre. Après avoir appris à monter les chars et à respecter les règles de sécurité, nous nous sommes lancés sur la plage pour découvrir les sensations de glisse.
Kayliah raconte : « On a fait beaucoup d’activités dont le char à voile, une de mes préférées. On a bien rigolé avec les formateurs et il y avait une super ambiance. »
Krystal garde également un très bon souvenir du séjour : « C’était un voyage enrichissant, on a partagé des moments agréables en visite ou lors des veillées. Il faisait super beau. De l’Estran où on dormait, nous avions un accès direct à la plage. »
Un séjour riche de souvenirs
Au-delà des visites et des activités, ce voyage a permis aux élèves de développer leur esprit d’équipe et de renforcer les liens de la classe.
Loris témoigne : « Étant demi-pensionnaire, ce voyage m’a énormément plu car il m’a permis de créer du lien en partageant des moments mémorables lors des différentes activités. »
Entre découvertes, engagement citoyen et moments de partage, ce séjour écocitoyen restera un beau souvenir.
La classe de 2nde
Bac Pro SAPAT
MFR de Saint-Père-en-Retz
