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De la plage aux salles d'opération
Le sang du simple « ver des pêcheurs » pourrait bientôt révolutionner la transfusion sanguine et la cicatrisation grâce à son fort pouvoir oxygénant et à sa compatibilité avec tous les groupes sanguins. À lire en page 3.
L'artiste féminine francophone la plus écoutée en France en 2025
L’un des secrets les mieux gardés du vivant
| N° 34 - Mai 2026 | www.lycee-notredame.fr |
Vidéoprotection : sécurité renforcée ou liberté menacée ?
En 1949, George Orwell imagine dans 1984 une société totalement surveillée, où « Big Brother » contrôle les citoyens en permanence.
Aujourd’hui, nous ne vivons pas dans le monde d'Orwell, mais les caméras de vidéoprotection sont omni présentes dans notre quotidien. Nous parlons d'environ 1 milliard de caméras de surveillance installées dans le monde, dont une large majorité dans certains pays comme la Chine, selon différentes estimations.
Renforcer la sécurité
Installées dans les rues, les transports ou les commerces, elles ont pour objectif principal de renforcer la sécurité. Leur présence peut dissuader certains actes de délinquance comme les vols ou le vandalisme, et permet d’intervenir rapidement en cas d’incident. Elles sont aussi utiles pour les enquêtes, car les images enregistrées peuvent aider à identifier des suspects ou reconstituer des faits. Enfin, elles rassurent une partie de la population (entre 60 % et 80 %), qui se sent davantage protégée.
Une utilisation abusive
La vidéoprotection présente néanmoins des inconvénients. Elle peut porter atteinte à la vie privée, en donnant l’impression d’être constamment observé. Il existe également des risques d’abus ou de piratage des images. De plus, son efficacité est parfois discutée, car elle ne supprime pas toujours la délinquance.
La vidéoprotection est un outil utile, mais qui doit être encadré. Comme le montre 1984, le danger apparaît lorsque la surveillance devient excessive. Il est donc essentiel de trouver un équilibre entre sécurité et liberté.
Hugo Poulin. BTS UCG1
Calvin Chauvelon. BTS UCG1
Trois candidats de NDE sélectionnés
Le concours d’éloquence ou comment trouver sa voix.
Cette année, le lycée a participé à la 38ᵉ édition du concours d’éloquence autour du thème « Il n’est pas nécessaire d’éteindre la lumière de l’autre pour que brille la nôtre ». Encadrés par Mmes Guelzec et Groslière, plusieurs élèves ont écrit et présenté un discours personnel devant un jury et un public. Pour l’une des participantes, l’inscription était d’abord un défi : vaincre sa peur de parler en public. Elle pensait l’éloquence réservée à des personnes déjà très à l’aise, mais découvre rapidement que tous les profils peuvent participer et progresser.
Un réel enrichissement personnel
Derrière quelques minutes de discours se cache un travail régulier : rédaction pendant les vacances de Noël, puis une séance hebdomadaire pour retravailler le texte et la manière de le dire, complétée par un peu de préparation personnelle. Malgré cet investissement, l’expérience reste agréable et motivante. Contrairement aux idées reçues, le concours est accessible à tous. Il ne nécessite pas forcément de très bonnes notes. Le sujet personnel aide à trouver des idées, même si la principale difficulté, surtout en Terminale, reste l’organisation du temps. Au final, l’expérience est très positive car elle permet de gagner en confiance, d’améliorer son aisance à l’oral, des compétences utiles pour le bac comme pour la suite des études. À ceux qui hésitent, une participante conseille de regarder le documentaire "À voix haute" et d’écrire un texte qui nous ressemble. Le plus important reste de se faire plaisir et d’oser tenter l’expérience.
Maillard Yoen. T2
Rédacteur en chef adjoint
Des vers marins au secours des grands brûlés
C'est un petit ver que l'on trouve dans le sable des plages de l’Atlantique et de la Manche. Même s'il semble ordinaire, ce ver possède un secret biologique incroyable : son sang contient une forme d'hémoglobine spéciale. Celle de l’arénicole est capable de transporter 40 fois plus d'oxygène que celle des humains.
Des scientifiques ont découvert cette hémoglobine qu’ils ont appelée M101. C’est comme un nom de code pour cette molécule très efficace. Ils ont réussi à l’utiliser pour fabriquer un gel ou un pansement. Ce pansement est constitué d'une réserve d’oxygène qui aide la peau à guérir plus vite quand elle est brûlée.
La force des vers marins
Quand une personne est gravement brûlée, sa peau est abîmée et les petits vaisseaux sanguins sont détruits. Dès lors, l’oxygène n’arrive plus correctement jusqu’aux cellules. Or, les cellules en ont besoin pour se réparer. Sans oxygène, la peau ne cicatrise plus. Les blessures restent ouvertes, les risques d’infection augmente.
Des chercheurs de l'entreprise française Hemarina ont eu l'idée d'utiliser la force des vers marins .
Cette innovation a déjà donné des résultats spectaculaires. Par exemple, en 2023, un homme gravement brûlé a été soigné au CHU de Nantes.
Grâce au gel appliqué régulièrement, sa peau s’est réparée beaucoup plus vite que prévu. Certaines zones ont même guéri sans avoir besoin de greffe.
Une révolution pour la médecine
Cette découverte ne sert pas seulement pour les brûlures. Elle est aussi utilisée pour conserver des organes comme le cœur ou les reins avant une greffe, en leur apportant de l’oxygène.
Aujourd’hui, ces vers marins sont même élevés spécialement pour aider la médecine.
Un simple ver marin peut donc aider à sauver des vies. Grâce à lui, les médecins disposent d’une nouvelle solution pour soigner les grands brûlés et améliorer la cicatrisation, sans parler des greffes. Une preuve que la nature peut inspirer des progrès médicaux étonnants.
Ebru Ozdemir. BTS UCG1
APL l’inquiétude des étudiants étrangers
Entre pressions politiques et menaces budgétaires, l'aide au logement vacille. Pour les étudiants étrangers, perdre l'APL, c'est choisir entre manger et étudier.
En France, le logement représente le premier poste de dépense des étudiants. Pour beaucoup d’internationaux, l'Aide Personnalisée au Logement (APL) est le filet de sécurité indispensable pour boucler le mois. Pourtant, ce droit fait régulièrement l'objet de débats politiques intenses. Entre volonté d'économies budgétaires et principes de solidarité, la question divise.
Un débat qui s'enflamme
Le débat a explosé lors de la Loi Immigration, fin 2023. Des partis comme le Rassemblement National (RN) et Les Républicains (LR) ont défendu la « préférence nationale », voulant conditionner les APL à 5 ans de présence en France. À l'opposé, le camp présidentiel et la gauche ont dénoncé une mesure précarisant les talents internationaux. Bien que le Conseil Constitutionnel ait annulé cette restriction en janvier 2024, l'idée revient régulièrement lors des votes du budget à l'Assemblée.
Le but affiché est de réduire les dépenses de l'État dans un contexte de crise budgétaire. Aux risques de précariser une population déjà fragile qui ne bénéficie pas toujours du soutien financier de sa famille restée à l'étranger.
Une question de survie pour les étudiants
Pour comprendre l'impact concret d'une telle réforme, nous avons interrogé deux étudiants concernés par ces mesures.
« Sans mes 150 € d'APL, je ne sais pas comment je mangerais à la fin du mois. Mon loyer prend déjà 70 % de mon budget. Supprimer cette aide, c'est nous dire qu'on n'est plus les bienvenus », confie Mamadou Alpha LY, étudiant d’origine sénégalaise en 2ème année de BTS SIO.
Pour Sephora, étudiante congolaise en 3ème année de Gestion des Entreprises, la crainte est avant tout académique :
« Si je perds l'APL, je devrai stravailler plus d'heures par semaine à côté de mes cours. Mes notes vont forcément en pâtir. On vient ici pour réussir nos études, pas pour devenir des travailleurs précaires. »
Quel avenir pour l'attractivité française ?
Bien que la suppression totale ne soit pas encore actée, la menace plane régulièrement lors des réformes budgétaires. Supprimer les APL pour les étrangers poserait une question fondamentale : l'université française veut-elle rester attractive à l'international ? Si étudier en France devient un luxe réservé aux plus aisés, le rayonnement culturel et scientifique du pays pourrait en prendre un coup définitif.
Maguette Diop. BTS UCG1
Theodora, la boss lady qui casse les codes
Entre 2025 et 2026, il y a un « avant » et un « après » Theodora. La chanteuse aux records est devenue en quelques mois une incône chez les jeunes, par ses prises de paroles engagées et ses sons entrainants.
Théodora, une nouvelle vision musicale
De son vrai nom Lili Theodora Mbangayo Mujinga née en Suisse à Lucerne, Theodora, issue d'une famille immigrée congolaise, a construit sa musique avec les différentes influences des nombreuses régions du monde dans lesquelles elle a emménagé. De la Réunion à la Grèce en passant par le Congo puis en France hexagonale (Rennes, Bordeaux et Fougères). Différentes régions dont elle parle beaucoup dans son univers. De la mise en scène aux sonorités, elle produit un mixage culturel au centre de son art.
Tout commence pendant la pandémie de Covid-19. Alors en école de prépa Droit et Économie à Vannes depuis 2020, elle commence début 2021 ses premiers sons avec son frère Jeez Suave tout en poursuivant ses études qu'elle arrêtera en début 2022. Ses parents lui donnent alors 2 ans pour réussir. Elle débute avec son premier clip "Le Paradis se trouve dans le 93" qui n'enflamme pas le public. Elle persiste et tout bascule une première fois en 2024 avec son titre "FNG" qui sort en février, lui permettant de commencer à gagner sa vie.
Kongolese sous BBL, un vrai tube
C'est surtout le 27 septembre 2024 qu'elle sort "Kongolese sous BBL". Ce titre devient vite viral sur les réseaux sociaux.Theodora ne s'arrête pas là, elle ne veut pas être l'artiste d'un titre. Elle enchaîne en novembre 2024 avec la publication de sa mixtape (compilation de chansons) "Bad Boy Lovestory" qu'elle rééditera en 2025 avec un nouveau nom, "Mega BBL", composé de nombreuses collaborations telles que Guy2Bezbar, Luidji, Juliette Armanet et même le pianiste Chilly Gonzales. Parallèlement en février 2025 son titre Kongolese sous BBL est élu disque de platine comme les titres « Ils me rient tous au nez », « Fashion Designa », « PAY » et « Zou Bizou ». Elle devient alors la première artiste non-antillaise à avoir un disque de platine sur du Bouyon (danse et musique traditionnelles antillaises). Son entrée sur la scène nationale française fut marquée par la validation de 300 experts aux "Victoires de la Musique" où elle obtient 4 récompenses, comme révélation féminine de l'année. Elle n'a honte de rien et incarne une hyperféminité décomplexée que l'on retrouve dans son univers très engagé politiquement comme contre le facisme et l'extrême droite. Elle prend souvent la parole pour dénoncer. On peut retenir par exemple qu'elle disait dans un interview pour BillBoard : « Cette industrie n'est pas anti-filles mais anti-femmes, elle adore les petites filles dociles, les poupées, mais pas la femme qui vient récupérer son dû. »
Sacha VALLE. 2nde5
Les habitats jeunes, une solution pour le logement ?
À l’approche de la fin de leurs études, de nombreux jeunes se trouvent confrontés à la nécessité de trouver un logement. En France, il y a pour solution les résidences des jeunes. Ces établissements offrent des chambres temporaires (24 mois) meublées avec un coin cuisine ou une kitchenette, généralement individuelles, souvent situées à proximité des lieux de formation.
Pour être éligible, il faut avoir entre 16 et 25 ans. Ensuite, il est essentiel d'avoir un projet professionnel, tel qu'un contrat de travail d'une durée supérieure à 6 mois, qu'il s'agisse d'études ou d'un projet d'apprentissage.
Ces résidences, nous pouvons les retrouver un peu partout en France.
Combien cela coûte ? Le coût des logements varie principalement à cause des charges externes. Les tarifs des loyers, charges comprises, sont en moyenne de 410 €. Ensuite les charges externes varient selon les services proposés par certaines résidences. Par exemple, ces services peuvent offrir une restauration sur place, des animations, le Wi-Fi, une salle de sport, ainsi que des éducateurs sociaux pour nous aider avec nos formalités administratives.
Les résidences de jeunes représentent une solution adaptée pour les étudiants cherchant l'autonomie et un bon cadre social, pour un prix abordable.
Arezki REZZOUG. BTS UCG1
La légende du gaming Gotaga
Le joueur Gotaga dénommé Corentin Houssein, né le 7 septembre 1993 à Mantes-la-Jolie, commence à s'intéresser aux jeu vidéo vers 8 ans avec sa première XBOX. A 12 ans, il se lance sérieusement dans le gaming et participe à ses premiers tournois. Il crée sa chaine YouTube en 2008 et se fait connaitre sur le jeu Call Of Duty. À 15 ans, il se lance sérieusement dans les compétitions et gagne son premier tournois à Calais.
Corentin Houssein rejoint alors plusieurs structures d'Esport comme Millenium, Against All Authority. Il rejoint ensuite Vitality et devient une des figures centrales de l’équipe.
A son actif il a des dizaines de compétitions remportées sur Call Of Duty. Grâce à ces tournois il devient le joueur console le plus titré de France. Son style de jeu lui vaut le surnom de "The French Monster". En 2016 il décide de quitter Call Of Duty pour se lancer dans Fortnite qui fait exploser encore plus sa carrière de joueur pro. En 2020 il décide de quitter la scène Esport pour se lancer en tant que streamer et créateur de contenus sur les plateformes YouTube et Twitch.
Corentin Houssein crée plus tard le Gotaga Show Barrière qui comptera plus de 200 000 spectateurs en simultané, ce qui le fait devenir l’un des streameur les plus suivis de France.
Il participe à plusieurs évènements caritatifs comme le Zvent. En 2023 il crée sa propre structure Esport appelée Gentle Mates. Aujourd'hui, il a 33 ans et il continue son ascension vers le haut du classement avec son équipe Gentle Mates.
Alexy PHAM-VAN. BTS UCG1
Ubisoft : un fleuron en perte de vitesse
Depuis début janvier, le leader français du secteur vidéo ludique vit sa période la plus incertaine.
Ubisoft est dans sa passe la plus sombre depuis sa création en 1986 à Carentoir, dans le Morbihan. Le célèbre éditeur de jeux vidéo a connu de nombreux succès tels que Rainbow Six, Ghost Recon, Far Cry et Assassin’s Creed.
Une série noire
Récemment, le studio français annonçait une perte d’environ 1 milliard d’euros sur l’exercice 2025-2026, ainsi que la mise à l’arrêt de la production de plusieurs jeux. L’inflation ne rend pas les choses faciles, car les jeux se vendent moins bien : les joueurs préfèrent se tourner vers le « free-to-play ». Ainsi, les gens n’ont plus envie de payer pour un jeu qui pourrait être gratuit. Une mauvaise gestion interne, ainsi que différents procès, ont également porté préjudice à l’entreprise.
À l’annonce de la nouvelle, le titre a décroché de près de 30 % en une journée, faisant plonger le cours.
Des suppressions d’emplois sont également à prévoir : environ 1 500 postes sont en péril dans les prochains mois.
Une refonte majeure de l'organisation
Il a été annoncé la création de « creative houses » qui seraient indépendantes, avec une gestion complète allant du développement des jeux à la gestion comptable. Ubisoft peut également compter sur le soutien de Tencent (géant chinois du numérique), notamment via la filiale Vantage Studios et un financement de 1,16 milliard d’euros en novembre 2025.
Ubisoft pourrait aussi se résigner à un rachat par un acteur plus important du secteur, comme le géant Electronic Arts, racheté par le fonds public d’investissement saoudien fin 2025.
Le groupe peut également compter sur la mise en place d’une réduction des coûts fixes de 500 millions de dollars sur 5 ans, passant de 1,75 milliard d’euros en 2022-2023 à 1,25 milliard d’euros en 2027-2028 (charges fixes sans lien avec la production).
Le groupe est loin d’avoir dit son dernier mot, mais il va devoir se battre s’il souhaite garder son indépendance et si la France veut rester un poids lourd de l’industrie vidéoludique.
Iwen Champalaune. BTS UCG1
Le plus grand joueur de jeux vidéos de tous les temps
À 29 ans, le sud coréen Lee Sang-hyeok, alias Faker, est actuellement considéré comme le meilleur joueur du jeu vidéo League of Legends (LOL).
Lee Sang-hyeok a rejoint “T1 Esport” à seulement seize ans. Depuis le début de sa carrière il a remporté six championnats du monde dont trois successivement en 2023,2024 et2025. Il est connu pour sa carrière exceptionnelle et sa longévité malgré les changements du jeu. Il est considéré comme le plus grand joueur du monde de tous les temps, également nommé le "Messi" des jeux vidéos.
Il a traversé les époques et est arrivé à la deuxième année compétitive de LoL comme Rookie. Il est désormais le doyen du jeu. Il jouera encore au minimum jusqu’en 2029, fin de la prolongation de son contrat.
Comment devenir le meilleur ?
Il a consacré toute sa vie à sa carrière professionnelle et à s’entrainer pour devenir le meilleur dans ce jeu , une moyenne de douze à quinze heures par jour depuis treize ans.
À la fin de son contrat il est pressenti pour devenir le prochain coach de T1 et poursuivre sa carrière dans un autre aspect du jeu.
Il est une des personnalités publique les plus connues de Corée du Sud au même titre que le footballeur Son Heung-min ou les groupes de K-pop BTS et BLACKPINK.
Son salaire annuel est de huit à dix millions d'euros en plus des parts qu'il possède dans son équipe, environ 3 % sur une valorisation de 230 millions de dollars, ce qui revient à environ 7,5 millions de dollars par an. Selon Liquipedia, encyclopédie Esport, il a gagné environ 2,1 millions de dollars à ce jour rien qu'en jouant à LoL.
Benjamin LE ROCH. BTS UCG1
Le jonglage, de véritables bienfaits pour l'humain
Le jonglage traverse les époques et les cultures sans jamais perdre de son attrait. Il est à la fois considéré comme un jeu et comme un art. Derrière sa simplicité apparente se cache une pratique aux multiples dimensions, dont les effets vont bien au-delà du simple spectacle. Cette activité a de véritables bienfaits pour nous.
Un cerveau sollicité
Le jonglage améliore la coordination œil-main, en obligeant le cerveau à synchroniser en temps réel la vision et les mouvements, ce qui renforce les connexions entre différentes zones cérébrales. Il développe aussi la capacité d’anticipation et la prise de décision rapide, car le cerveau doit constamment prévoir où et quand rattraper les objets. Il permet également de renforcer la concentration et l’attention, ou encore de stimuler la plasticité du cerveau, c'est-à-dire que des connexions neuronales se créent. De plus, c'est une activité qui travaille la mémoire, et par conséquent la développe.
Des muscles engagés
Le jonglage améliore la coordination globale et la motricité. Il permet aussi de travailler la posture et l’équilibre en sollicitant plusieurs muscles sans violence, excepté quand le nombre d'objets est important car il est nécessaire alors de fournir des efforts intenses. Le jonglage est même utilisé dans certains cas dans le domaine médical, notamment pour la rééducation motrice.
Un mental renforcé
Le jonglage est un bon moyen de forger patience et persévérance. Cette activité permet aussi d'appendre à gérer la frustration et à accepter l'erreur. Il renforce également la confiance en soi. Enfin, le jonglage permet aussi de lâcher prise, mettre de côté ses pensées négatives afin d'apaiser son esprit.
Le jonglage est donc plus qu’un simple divertissement : il s’agit d’une activité complète qui mobilise de façon intense notre cerveau et nos muscles. Ainsi, le jonglage se révèle être une pratique accessible et enrichissante, capable de contribuer au bien-être global de chacun.
Axel Inizan. BTS UCG1
Drogue à Marseille : moins de morts mais un trafic en évolution
Malgré la baisse du nombre de décès liés au narcotrafic, la situation reste préoccupante dans la cité phocéenne.
Depuis 2024, des études ont constaté une baisse significative du nombre de décès dus au trafic de drogue à Marseille. Cependant, cela ne signifie pas pour autant que celui-ci a disparu, il a simplement évolué vers une voie plus discrète lui permettant d'être moins visible pour ceux qui ne font pas partie de ce milieu.
Le trafic de drogue : prospérité ou déclin ?
Le nombre de morts dû au narcobanditisme marseillais est passé de 49 personnes en 2023, à 24 en 2024 puis à 17 en 2025 selon les services de l'Etat. Cette diminution est due à de nombreux efforts de prévention des dangers liés à la drogue ainsi qu’à une intensification des recherches de ces produits illicites de la part des forces de l’ordre. Pour autant, les policiers locaux ont constaté tout au long de l’année dernière que le trafic perdure. Ils ont récupéré de la drogue sur 390 des 5000 personnes contrôlées au cours de l’année, soit près d’une personne sur douze. La police a ainsi récupéré près de 17 kilogrammes de cannabis et 300 grammes de cocaïne. Les guerres de gang sont quotidiennes dans la ville et la prolifération de ces derniers permet aux potentiels clients d’accéder à de nombreux moyens de se fournir en drogue, ce qui assure ainsi la prospérité du narcobanditisme.
Un crime en pleine évolution
Les dealers n’hésitent pas à prendre les mesures nécessaires pour faire prospérer leur activité, tel que les crimes d’intimidation qui consistent à faire taire les personnes qui s’opposent à eux . Le meurtre d'opposants au narcotrafic en fait partie comme le montre l’assassinat par balle du petit frère du célèbre militant Amine Kessaci en novembre dernier. Les trafiquants de drogue ont aussi innové dans leurs méthodes, passant des habituels points de rendez-vous pour l’échange de produit à de la livraison à domicile surnommée « Uber hit » ou « Uber cocaïne ».
La réalité du narcobanditisme en 2026
La guerre contre le trafic de drogue est donc loin d’être terminée : deux morts par overdose ont déjà été répertoriés depuis le début de l’année et il y a déjà eu plus de 3000 interpellations pour trafic de stupéfiants rien qu’à Marseille.
Maxime PORCHER. BTS UCG1
Le casse du siècle à 110 milliards
Après des mois de lutte acharnée, Paramount Skydance est sorti vainqueur de la guerre d'enchères pour l'acquisition de Warner Bros Discovery. Le 26 février 2026, Netflix a officiellement annoncé son retrait des négociations car l'opération n'était « plus financièrement attractive ».
Quand deux géant de l'industrie s'affrontent
En décembre 2025, Netflix avait initialement conclu un accord d'environ 83 milliards de dollars pour acquérir uniquement les studios et les plateformes de streaming de WBD. Face aux surenchères répétées de Paramount Skydance, dirigé par David Ellison, le conseil d'administration de WBD a finalement qualifié la dernière offre de Paramount de « proposition supérieure » (Source : Communiqué de presse de WBD, 26 février 2026). Dans une déclaration publique, les co-PDG de Netflix, Ted Sarandos et Greg Peters, ont expliqué qu'au prix requis pour égaler cette offre, l'opération n'était « plus financièrement attractive ».
Une offre globale à 110 milliards de dollars
L'offre victorieuse de Paramount s'élève à 110 milliards de dollars, soit 31 dollars par action en numéraire. Contrairement à la proposition de Netflix, ce rachat englobe l'intégralité du conglomérat WBD, incluant ses chaînes câblées historiques telles que CNN, en plus des plateformes de streaming et des studios de cinéma. En obtenant ce catalogue, Paramount prend une avance sur Disney et Netflix, affirmant ainsi son hégémonie sur le marché culturel.
De futurs obstacles réglementaires
Cette fusion historique, qui vise notamment à combiner les plateformes HBO Max et Paramount+, reste soumise à l'approbation des actionnaires. De plus, elle devra surmonter d'importants obstacles réglementaires. Le département de la Justice des États-Unis devrait examiner minutieusement cette transaction pour évaluer les risques de monopole liés à une telle concentration médiatique. L'acquisition devrait être finalisée entre septembre et décembre 2026.
Ce rachat historique propulse Paramount Skydance au sommet, en obtenant des licenses tel que Harry Potter, DC Univers (Batman, Superman), Le Seigneur des Anneaux et d'autres saga cultes comme Matrix, Mad Max, Dune, Ocean's Eleven et The Conjuring.
Ilan Lemasson. Ewen Soileux. BTS UCG1
L’Énigme du Cœur : de la plante antique à l’emoji
Un symbole qui ne ressemble en rien à l’organe humain est devenu l’icône universelle de l’amour : Enquête sur un malentendu historique qui dure depuis deux millénaires.
Tout commence en Cyrénaïque, l’actuelle Libye, avec le silphium.
Cette plante antique, aujourd'hui disparue, était le "pétrole" de l'Antiquité. Utilisée comme condiment, mais surtout comme contraceptif naturel, elle figurait sur les pièces de monnaie de la ville de Cyrène. Fait troublant, ses graines ou ses fruits arboraient la forme exacte de notre cœur moderne. En liant cette silhouette à la fertilité et à la sexualité dès le VIIe siècle av. J.-C., les artistes de l’Antiquité ont, sans le savoir, dessiné les contours de nos futures cartes de Saint-Valentin.
Le diagnostic de l'erreur
Si le symbole a survécu, c'est grâce à une incroyable bévue médicale. Faute de pouvoir pratiquer des dissections humaines, les grands médecins de l'Antiquité, comme Galien ou Aristote, imaginaient le cœur comme une structure à trois cavités, avec une petite dépression au sommet.
Au Moyen-Âge, les illustrateurs de manuels de médecine ont figé cette erreur dans le temps. Ils ont dessiné un organe stylisé, lisse et symétrique, bien loin de la réalité complexe et asymétrique du muscle cardiaque. Le "cœur" était né d'une approximation anatomique.
Du sacré au sacrément profane
C’est au XIIIe siècle que le symbole bascule de la science vers l’émotion. Dans l'œuvre Le Roman de la poire, on voit pour la première fois un amant offrir son cœur à sa dame. C'est l'avènement de l'amour courtois : le cœur n'est plus un organe, c'est un cadeau.
Le symbole gagne ensuite ses lettres de noblesse grâce à la religion avec le culte du Sacré-Cœur, de Thibaut de Blaison, avant d'être récupéré par les imprimeurs français au XVe siècle. En l'intégrant aux jeux de cartes aux côtés du carreau, du trèfle et du pique, ils scellent son destin mondial et sa couleur rouge passion.
Le verbe du XXIe siècle
Le coup de génie final survient en 1977. Le graphiste Milton Glaser dessine, sur un coin d'enveloppe dans un taxi, le logo "I ♥ NY". Pour la première fois, le symbole remplace un verbe : "aimer". Aujourd'hui, avec l'explosion des réseaux sociaux et des emojis, le cœur est devenu le caractère le plus utilisé au monde après les lettres de l'alphabet. Une ponctuation universelle qui prouve que, malgré deux mille ans d'évolutions, l'humanité préfère toujours le symbole à la réalité.
Lou-Anne Fondin. BTS UCG1
La flambée du prix de l’or
Le métal jaune confirme une fois de plus son statut de refuge ultime. Après avoir franchi des sommets historiques en 2024 (2 700 dollars l'once) l'or reste soutenu par un climat géopolitique instable et l'assouplissement des politiques monétaires.
Une hausse historique
L'année 2026 s'inscrit déjà dans l'histoire des marchés financiers comme celle d'une consécration pour le métal jaune. Après une année 2025 exceptionnelle où les cours ont bondi de plus de 40 %, l'or a franchi des sommets inédits en ce début d'année, dépassant brièvement la barre symbolique des 5 500 dollars l'once. Cette envolée spectaculaire ne doit rien au hasard et résulte d'une combinaison de facteurs macroéconomiques et géopolitiques qui renforcent son statut de valeur refuge absolue.
Les causes structurelles et géopolitiques
Le premier moteur de cette hausse réside dans l'appétit des banques centrales, notamment en Asie et au Moyen-Orient. Ces institutions cherchent activement à diversifier leurs réserves pour réduire leur dépendance au dollar. Ils créent ainsi une demande structurelle massive qui soutient les prix. De même, l'incertitude persistante liée aux tensions géopolitiques mondiales et au niveau record des dettes publiques pousse les investisseurs, institutionnels comme particuliers, à se détourner des actifs risqués au profit de la sécurité du lingot.
Perspectives et rôle monétaire
Enfin, l'évolution des politiques monétaires joue un rôle déterminant. Malgré une volatilité accrue et des phases de correction technique nécessaires, la perspective de baisses de taux d'intérêt par les grandes banques centrales réduit le coût d'opportunité de détention de l'or. Dans un contexte où la confiance dans les monnaies traditionnelles s'effondre, l'or réaffirme son rôle de bouclier patrimonial, les analystes les plus optimistes n'excluant plus de nouveaux records d'ici la fin de l'année 2026.
Andrew Befolo. BTS UCG1
Le tardigrade ou l'animal du progrès
Comment un si petit animal pourrait améliorer le traitement du cancer ?
Le tardigrade ou ourson d'eau est un animal microscopique. Il se démarque par sa capacité à résister à des températures extrêmes allant de -272°C à +150°C, au vide spatial, à de fortes radiations et à la déshydratation quasiment totale. Cette espèce extraordinaire possède un super pouvoir : la cryptobiose.
Face à des conditions extrêmes, il se rétracte et perd 99,6 % de son eau. Ce processus de défense peut se répéter indéfiniment et lui permet de survivre en toute situation. De plus, le temps durant lequel il reste en cryptobiose n'est pas déduit de son espérance de vie.
Le tardigrade pour une résistance accrue
Le tardigrade possède des protéines appelées Dsup ou damage suppressor. Elles sont uniques à certaines espèces et protègent son ADN des radiations et de la déshydratation tel un bouclier. Dsup se place autour des chromosomes et prévient les cassures en agissant directement sur les rayons X, les UV... Par conséquent, le tardigrade tolère 2000 à 3000 fois notre dose létale.
Pourquoi pas nous ?
Une expérience sur les souris avec la protéine Dsup a été faite en 2025 par des chercheurs du MIT et de l'Université de l'Iowa. L'idée était de tester si Dsup protège les tissus sains en radiothérapie sans aider les tumeurs. Les scientifiques ont choisi des souris avec des tumeurs pour imiter un cancer humain. On a donc un groupe qui subira une injection de Dsup dans la bouche et le rectum ; ce sont les zones les plus vulnérables lors de radiothérapies. L'autre groupe sert de témoin. Les rayons correspondent à une dose humaine. Le résultat est sans appel, on observe que les tissus sains du groupe Dsup subissent 40 % de dommages en moins. Aussi, les biopsies prouvent que Dsup est arrivée dans le noyau des cellules saines et non dans les tumeurs. Des tests sont à prévoir pour évaluer si l'humain pourrait survivre à la neurotoxicité de Dsup. Le tardigrade nous permettrait donc grâce à la protéine Dsup de protéger davantage les patients atteints de cancer lors de la radiothérapie.
Maillard Yoen. T2
Rédacteur en chef adjoint