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Éditorial
Un an avant les élections municipales, l'UNICEF lançait une campagne intitulée Vote à 16 ans : parce que les jeunes ont une voix, en se basant sur l'article 12 de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant : « Les enfants ont le droit de donner librement leur avis sur les questions qui les concernent ». Si cette proposition est loin de faire consensus en France, elle est déjà appliquée dans certains pays comme l'Autriche, avec succès.
Dans les sujets choisis par les élèves de 2de 3 à l'occasion de ce numéro spécial, nous retrouvons leurs préoccupations entre autres : l'environnement, la démocratie participative, le sport... autant d'enjeux locaux pour lesquels ils seraient légitimes de faire entendre leurs choix. Pourtant, comme le montre l'un des sondages effectué auprès des élèves du Lycée Prévert, les jeunes majeurs se sont peu intéressés aux élections municipales qui viennent de se tenir. Au niveau national, on trouve 56 % d'abstention chez les 18-25 ans selon un sondage IPSOS-BVA pour LCP A.N. Dans le même sondage, seuls 26 % des plus de 70 ans se sont abstenus. On peut parler d'une crise de représentativité, aggravée par le déséquilibre hommes / femmes dans les fonctions exécutives locales.
No Kids ?
On a vu apparaitre ces derniers temps une nouvelle tendance : les espaces sans enfants. Il en a été question récemment avec la SNCF. Au-delà de la polémique, ce fait est symptomatique de la disparition progressive des enfants et des adolescents de l'espace public. Comme l'explique Éric Alary, historien, dans un entretien accordé à Ouest France le 17 août 2025, on retrouve la peur des parents pour leurs enfants, une peur alimentée par certains discours politiques. Evincés, ils le sont aussi mécaniquement de l'espace démocratique. Ici, leurs articles sur l'organisation des bureaux de vote, des candidatures ou les analyses des résultats sont une façon pour eux de s'approprier l'espace électoral. S'il n'a pas pour objectif de régler la crise démocratique, le travail fourni par nos élèves va sans doute dans le bon sens.
Simon Possompes, Professeur documentaliste
Aux urnes lycéens ?
Les élèves de seconde 3 du lycée Jacques Prévert se prêtent facilement à leur futur devoir de citoyen : le vote.
| N° 0 - Avril 2026 - Les élections municipales | https://prevert.paysdelaloire.e-lyco.fr/ |
Auriez-vous voté comme eux ?
Au lycée Prévert, les élèves viennent de 10 communes toutes situées dans un rayon de 20 km. Existe t'il une tendance politique entre les communes dont sont originaires les élèves ? Les résulats du premier tour, qui ont eu lieu le dimanche 15 mars 2026 montrent qu'une tendance politique est présente : à la fois divers centre et sans étiquettes. Dans la plupart des ces communes les élections se sont terminées au premier tour comme à Prinquiau où les habitants ont élu leur maire, divers centre à 72.64 % ou encore à St Etienne de Montluc, où l'on remarque la même tendance avec une élection à 67.34 %. A Savenay, ville où se situe le lycée, c'est là aussi une liste centriste qui est arrivée en tête avec 50,5 % des voix. Donges, par contre, fait exeption car c'est le candidat de gauche qui est sorti vainqueur d'une triangulaire avec les candidats centristes et RN.
Kayna Athanase, Timothée Chatel, Emma Le Bourgocq
L'abstention progresse...
Hors les résultats de 2020 liés à la crise Covid, le taux d’abstention dans les villes est très réguliers : à Nantes et Saint-Nazaire, il est toujours situé entre 40 et 50 %. A Campbon, en revanche, on a une légère hausse du taux d’abstention à chaque nouvelle élection municipale. Ce premier tour des élections fut le plus bas historiquement, au niveau national, hors crise sanitaire, avec 57,17 % de participation. En 2014, la participation au premier tour s'était établie à 63,55 %. Les jeunes sont ceux qui ont le moins voté avec 60 % d'abstention chez les 25-34 ans selon une étude de d’IPSOS-Bva pour LCP Assemblée Nationale.
Des nouvelles règles
La modification de la réforme du mode de scrutin peut aussi l'expliquer : avant mai 2025, il était possible dans les communes de moins de 1 000 habitants d’ajouter ou de rayer des noms dans les listes. Dans 27 000 communes, soit 67 % des scrutins, il n’y avait qu’une seule liste qui a donc forcément été élue au premier tour. D'où une forte impression que c’était joué d’avance.Il y a également la proximité politique qui joue un rôle clé dans les élections. Si l’électeur ne se reconnait dans aucun parti présenté dans sa commune, il ne ressentira pas le besoin d’aller voter pour un parti qu’il ne soutient pas. Enfin, l’actualité internationale de ces dernières semaines, avec la guerre au Proche et au Moyen-Orient, a pu détourner l’attention des électeurs sur ces enjeux.
Ethan Dufour
La parité homme/femme aux élections municipales
Depuis le 21 mai 2025, la loi oblige les communes de moins de 1000 habitants (soit toutes les communes de France) à avoir la parité dans les candidatures aux municipales, c'est à dire 50 % de femmes et 50 % d’hommes au sein des listes pour plus d'égalité.
Malgré ces lois, les esprits n’ont pas évolué. En effet selon les chiffres de la DILA, seulement 20 % des Maires en France sont des femmes et 42,4 % des conseillers municipaux sont des femmes. Par ailleurs, selon Oxfam France, 94 % des postes liés aux finances sont occupés par des hommes tandis que 72 % des postes liés à petite enfance sont occupés par des femmes : les stéréotypes du temps n’ont donc pas changé.
Malvile, exemplaire
Un bon exemple d'évolution positive est celui de la ville de Malville, où la première femme Maire a été élue en 2020, puis réélue aux élections municipales de 2026 dès le premier tour. On observe qu'elle a instauré une parité au sein des adjoints et des postes. Alors qu'ailleurs, ils sont majoritairement constitués d’hommes notamment lorsqu'il s'agit de postes à haute responsabilité. Ici, à Malville, le premier adjoint est un homme qui se charge de tout ce qui est en lien avec l’enfance, la jeunesse et la cohésion sociale, le second adjoint, qui est une femme prend en charge la culture et le sport. Idem, la troisème adjointe s'occupe de l’urbanisme et l’aménagement du territoire. Enfin, le quatrième adjoint, se consacre plus particulièrement au patrimoine communal. Dans cette ville briser les stéréotypes concernant les postes liés au clichés de genre est visible.
Émilie Chedaleux, Lysa Boré
L'écologie, mise en avant ?
Le sujet de l'environnement est-il assez présent dans les campagnes municipales ?
À Savenay, Michel Mézard a été élu en 2020 dès le premier tour, en partie grâce à ses propositions écologiques. Il a fait de nombreuses promesses qu'il a majoritairement respecté et mises en place lors de son mandat. Ses idées pour l'écologie dans la commune comportaient des paysages fleuris comme l'enherbement des cimetières, la création de vergés solidaires, d'un théâtre de verdure, la mise en place de cendriers urbains pour contrôler les excès de pollution. Savenay a même obtenu la labellisation "Territoire engagé dans la transition écologique".
Pendant la campagne
Cette année, quatre listes se présentent aux éléctions municipales 2026. Après avoir analysé les quatre campagnes proposées, on constate qu'il y a beaucoup moins de projets écologiques qu'en 2020. En effet, les candidats ont des visions opposées sur la place de l'écologie dans la commune et de son impact pour l'avenir. Pour la campagne de Christophe Deswarte, sur les 7 projets proposés, un seul porte sur l'écologie. En revanche, Gérard Covos, candidat écologiste, voulait mettre en place une limitation de la pollution de la Station d'épuration et passer de « 80 % pesticide à 80 % Bio » l'alimentation dans les cantines scolaires. De son côté, Stéphanie Hallien-Lanio, elle, propose plus d'événements solidaires et de rencontres tout comme Aude Mory Berthiau. Des quatre candidats, aucun ne propose de grandes mises en valeur ni la priorisation de l'écologie, choisissant des sujets qui leur semblent plus pertinents pour la commune, comme la rénovation de la Halle ou la construction de l'école à Prince Bois.
Qu'en pensent les habitants ?
Intérrogés sur le sujet avant les résultats du premier tour, certains habitants de Savenay nous ont confié ne pas être totalement renseignés sur le contenu des campagnes. Ils votent plus pour le parti politique qui leur convient le mieux, d'autres s'abstiennent par manque d'idées parlantes dans les programmes à leurs yeux. Parmi ceux qui s'interéssent tout particulièrement aux sujets écologiques, la majorité regrette que l'écologie ne soit pas assez mise en valeur dans les programmes et pense que l'ajout de projets durables pour la commune aurait été bénéfique.
A l'issu du premier tour, les résultats ont montré que l'écologiste Gérard Covos s'est retrouvé en dernière place avec 11,21 % des voix. Christophe Deswarte, se place en tête avec 42,53 %. Les habitants de Savanay, aujourd'hui s'intéressent moins au côté écologique de leur commune et préfèrent la mise en avant d'autres sujets variés qui leurs sont plus pertinents ou intéressants : axés sur la proximité, le relationnel et les problèmes majeurs actuels. Les candidats, voulant mieux répondre à leurs demandes, ont donc changé quelque peu leur programme pour en arriver à ceux de cette année.
Aquilina Picard, Prya-Anne Simon, Anita Smith-Galand Huet
Interview : « L'association a besoin de la commune pour vivre »
Subventions, équipements, entretien des locaux : deux clubs répondent à nos questions au sujet des relations indispensables mais compliquées avec les communes
Recevez-vous des subventions de la mairie ? Combien et à quoi servent-elles ?
FC Loire et Sillon :Oui de trois communes, celles de St-Etienne de Montluc, de Cordemais ainsi que de Temple de Bretagne pour environ 20 000 € par an. De plus, nous recevons des subventions des sponsors.Ces subventions permettent de gérer la trésorie de l'association et d'employer quatre personnes,
Loire & Sillon Basket : Nous recevons 7 000 € de deux communes. Ces subventions servent à acheter du matériel et des équipements sportifs.
Comment s'organisent les installations sportives ? Existe-t-il un calendrier pour les évènements ?
LSB : Oui, il y a un calendrier, notamment pour réserver les salles.Ce calendrier est pré-defini au début de l'année, afin d'organiser les tournois.
Avez-vous des reunions avec des élus ou des responsables municipaux ?
FCLS :En effet, il y a beaucoup d'échanges et de réunions. Principalement, entre le responsable financier de l'association et les membres du bureau de l'association. Beaucoup d'échanges sont faits, notamment pour résoudre des problèmes mineurs tels que la réparation des filets de but. De plus, Il y a aussi deux réunions au cours de l'année pour décider des calendriers et des différents accès précus au complexe sportif pour chaque association.
LSB : il y a des réunions pour discuter du fonctionnement des associations et des relations avec les écoles primaires pour évoquer les TAP (Temps d'Accueil Périscolaire, NDLR), ainsi que les infrastructures.
Que pensez-vous de la présence de la commune pour l'association ?
FCLS : L'association a besoin des communes pour vivre, cependant, les relations sont compliquées car la commune n'a pas assez de fonds et par conséquent, ne fournit pas les ressources nécessaires dont a besoin l'association.
Selon vous, que pourrait faire la commune pour mieux soutenir votre club ou pour être plus engagé ?
LSB : Elle pourrait rénover les vestiaires, repeindre les salles et remettre de l'eau en permanence
FCLS : On voudrait une grosse maintenace ainsi que la rénovation des vestiaires. Et enfin réparer ou remettre à neuf le terrain synthétique.
Avez-vous déjà demandé des solutions pour faire évoluer la situation ?
FCLS : Oui, mais la commune ne veut rien refaire car le budget demandé par l'association est trop excessif et celle-ci n'a pas les fonds nécessaires. Par ailleurs, nous comprenons que la commune doit répartir le budget entre les différentes associations qui existent.
Thomas S., Maxendre P, Johan G
Composition d'une équipe municipale
Une fois élus que se passe-t'il pour les conseillers municipaux ?
Le nombre de sièges
Une équipe municipale dispose de plusieurs sièges en fonction du nombre d’habitants par commune, ce nombre de sièges varie en fonctions de chaque commune selon son nombre d'habitants par commune. A Nantes, il y a 69 conseillers municipaux.
La composition d'une équipe
La composition de l’équipe municipale comporte des fonctions respectives. Chaque membre que ça soit adjoint, 26 à Nantes ou conseiller municipaux de cette équipe. Ils sont élus par les citoyens de Nantes pour être à l'un des sièges de l'équipe, formant ainsi le nombre maximal de sièges, déterminé par le suffrage universel direct. Au moment des élections municipales, dans la liste des conseillers à élire, se trouvent aussi des conseillers qui siègeront au conseil métropolitain de Nantes Métropole qui compte 98 membres issus des 24 communes. Cette année, ils sont réélus pour un nouveau mandat afin de continuer à exercer leurs fonctions, avec encore une fois Johanna Rolland à sa tête, qui sera élue par le conseil municipal, lui-même élu par les citoyens
Jade Le Naour, Poncet Lenny, Robert Angèle
24h dans la peau d'un maire rural...
Une fois élu que fait-il dans sa journée ? Nous avons tenté de l'imaginer sans trop se prendre au sérieux...
Son rôle est de participer à la prise de décision importante pour la commune. Il est consulté sur divers sujets concernant la commune. Il peut suggérer des modifications aux projets de délibérations, il participe aussi activement à l’élaboration et au vote du budget de la commune. Il décide des travaux d’infrastructures à réaliser pour améliorer le cadre de vie des habitants. De plus, iI met en place des initiatives pour soutenir l’économie locale. Enfin, il veille à la préservation et à l’entretien du patrimoine de sa commune. Ça c'est la loi, mais au quotidien ça donne quoi ?
Sa journée type selon notre imagination
Au petit matin, le maire prend son petit déjeuner tout en pensant à ce qu'il doit faire pendant la journée. Il prend son petit déjeuner avec ses tartines grillées à la pâte à tartinée, sans huile de palme, parce qu'il respecte la nature et pour accompagner le tout, il boit un thé à la vanille. Ensuite, il se brosse les dents avec son dentifrice à la fraise. Une fois prêt, il prend son vélo et va à la mairie pour se rendre à son bureau pour travailler. Vers 10h30, il fait une pause café et mange une barre protéinée pour survivre au reste de la journée. Ensuite, il est en réunion pendant environ deux bonnes heures afin de brainstormer des avancements de la ville pour faire le bilan et la to-do-list de ce qu'il reste à mettre en oeuvre dans les prochaines semaines. L'heure du repas arrive : 12 :30 : il mange enfin son repas composé d'une salade verte avec du tofu, du fromage local et en dessert des pommes de son jardin : tout est frais et bio ! Bien évidemment, il doit penser à la préservation de sa commune mais aussi de son chez-lui, c'est pourquoi il dit au revoir à ses conseillers municipaux et aux membres de la mairie. Il enfourche son vélo pour changer de casquette. C'est là qu'on observe qu'il attaque son deuxième métier : celui de fromager. Eh oui ! Être maire, ne suffit pas pour gagner sa croûte, c'est pour cela qu'il s'occupe de traire ses chèvres. Ensuite, il s'occupe de sa chèvre préférée qui est Marguerita. Il la chouchoute comme il fait avec sa ville. Pour finir, il part à la boutique de vente de fromagerie pour faire vivre le commerce local avant de rentrer chez lui fatigué. Comme tout le monde, il raconte sa journée à ses proches. Comme tout le monde, il dîne et comme tout le monde, il prend sa douche et va aller se coucher avant de recommencer une nouvelle journée.
Sarah Gendek, Tyfenn Lainé
Comment s'organisent-elles ?
L'État débourse au total 193 millions d'euros pour ces élections selon le ministère de l'intérieur. En effet, chaque bureau de votes doit respecter des normes. Ils doivent être accessibles aux personnes à mobilité réduite afin que tous puissent faire leur devoir de citoyen. Ces bureaux doivent être situés dans des bâtiments publics, des écoles ou des salles communales. De plus, l'emplacement doit être annoncé publiquement à l'avance et les bureaux doivent être sécurisés afin que les élections se déroulent le mieux possible. Nous avons remarqué que chaque bureau était équipé de matériels, qui sont d'ailleurs obligatoires, comme par exemple : des panneaux d'affichage électoraux, une table de décharge, des isoloirs pour garantir l'anonymat du vote, une table de vote ainsi qu'une urne. C'est le maire qui est responsable de la bonne organisation du vote dans sa commune.
Sofiane E., Tristan L., Mathys B. et Eliott J.
Les primo-votants aux municipales
Les élèves de terminales du Lycée Jacques Prévert à Savenay ont répondu à certaines de nos questions concernant les élections municipales.
Durant ces dernières semaines, nous avons mis en ligne un sondage permettant de rendre compte du pourcentage de vote chez les élèves de terminales de notre lycée, Jacques Prévert. Ainsi, nous avons appris que 69 % de ces élèves n'auront pas 18 ans lorsque les élections municipales auront lieu le 15 mars. Ce qui nous laisse donc une minorité de 31 % pouvant donc voter. Nous leur avons posé quelques questions afin de se renseigner sur ce qu'ils ressentent face à ces premières élections.Beaucoup ne saventpas qu'ils sont inscrits sur les listes électorales de leur commune et certains d'entre eux ne souhaitent pas aller voter pour ce premier tour. Par ailleurs, nous nous sommes également renseignés sur l'investissement du personnel enseignant auprès des élèves : seulement 20 % des élèves de terminales nous ont confirmé avoir été encouragé à aller voter par le personnel enseignant.
Que nous révèlent les chiffres ?
Le sondages montre également que seulement 12 % des terminales savent pour qui ils vont voter, ce qui est un chiffre très bas par rapport au 80 % qui ignorent encore leurs choix des élections. Tout cela permet de nous montrer que les élèves, pour leur premier vote, ne sont pas forcément très bien renseignés ou encore accompagnés : on observe donc un manque d'investissement au sein de la politique par les jeunes.
Que nous révèlent les témoignages ?
Pour compléter tout cela nous avons interrogé deux élèves après leur vote du 15 mars. Pour préserver leur anonymat nous modifions leurs noms. Un de ces élèves, Simon nous a décrit son sentiment après son vote au premier tour. Il nous a déclaré avoir eu « beaucoup de stress et ne pas comprendre comment nous pouvons choisir une personne ou un groupe de personnes qu'on ne connait pas pour diriger notre ville ».Il nous dit également que « les idées présentées par les concurrents ne sont pas forcément expliquées de manière claire et simple » . De plus, il a précisé que « ces informations ne concernent pas uniquement les élections municipales mais qu'elles prennent en compte les élections dans leur globalité, que ce soit pour un président ou une assemblée législative. » De plus, il exprime la difficulté à « bien situer les participants dans les partis politiques » Le deuxième élève,Adrien, nous a dit qu'il était « un peu stressé au début mais que vu qu'il s'agissait des municipales et non des présidentielles, il ne s'était pas mis trop la pression ».Nous pouvons conclure que les élèves ne savent surtout pas pour qui voter et ont eu peu d'informations, mais certains ont tout de même réussi cette première expérience de vote et qu'ils sauront comment faire à l'avenir.
Héloise Le Goff, Aëla Le Pottier
Interview : que pensent les élèves qui n'ont pas encore l'âge de voter ?
Notre sondage, réalisé auprès des secondes et des premières du lycée, nous montre que 80 % aimeraient avoir le droit de vote
Si tu pouvais voter en temps que mineur le ferais-tu ? Pourrais-tu justifier ta réponse avec une phrase ?
Adrien S : Oui, je voterai, car, d'après moi,chaque avis compte et je veux mettre ma pierre à l'édifice et je souhaite faire changer les choses.
Timothée C. :Oui, si je pouvais je le ferai. Je pense que cela est important de participer à la vie communale et politique de ma ville.
Connais-tu les différentes listes électorales dans ta commune ?
A. S. : Non, je ne les connais pas.
T.C. :Oui, je me suis renseigné.
Selon toi, qu'est-ce qui te semble important dans une liste électorale lorsque tu votes ? Où ? etquand iras-tu voter ?
A. S. :Je regarderai ce que propose les différents candidats, leurs expériences et je choisirai ceux qui prévoient des améliorations pour la commune, bien évidemment, ou bien ceux qui envisagent de nouvelles productions, de nouveaux projets et des aides pour les associations sportives.
T.C. :Ce qui m'intéresse, c'est l'éducation ainsi que le sport. Je choisis cela par rapport à ma commune et donc ce qui serait interéssant de voter pour la faire évoluer.
Où te positionnerais-tu politiquement ?
A. S. :Je me positionne plutôt à gauche.
T.C. :Je ne souhaite pas me prononcer.
Eloïse Marne, Leïla Bohacik,
Nina Nichini