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Les 60 journalistes stagiaires du lycée Jean Perrin décryptent pour vous les enjeux des élections municipales et vous invitent à (re)découvrir votre commune.
La commune est le premier échelon du « mille-feuille territorial » français. Notre pays en compte 34 875. Les 15 et 22 mars, ce sont autant de scrutins locaux qui ont eu lieu, à l'issue desquels près d'un demi-million de citoyennes & citoyens sont (re)devenus conseillers municipaux. Leur engagement, fait de décisions concrètes, en partie à l'abri des querelles de la politique nationale, est au cœur de notre vie démocratique.
Aborder la vie politique par la plus petite des collectivités territoriales, la commune, ce n'est pas la regarder par le petit bout de la lorgnette. Au contraire, ces territoires que la géographie observe avec des cartes à « grande échelle » offrent aussi, bien souvent, de la « grande politique. »
Les journalistes stagiaires de Jean Perrin l'ont bien compris. Chacun à leur manière, suivant des angles très variés et personnels, ils livrent dans les pages qui suivent une belle leçon d'enseignement moral et civique. Vous pourrez en effet constater que les élections municipales sont au croisement de nombreuses préoccupations des électeurs et des électrices de demain : l'égalité femmes-hommes, les nouveaux modes d'expression politiques, les rapports entre générations...
L'expérience inédite qu'ils ont menée deux mois durant leur a aussi permis de découvrir un monde qui leur était étranger, celui de la presse régionale. Il leur a fallu s'approprier les outils, le style et l'éthique du journaliste de presse écrite, résumés dans la charte du journal Ouest-France : « Dire sans nuire. Montrer sans choquer. Témoigner sans agresser. Dénoncer sans condamner. »
Toute l'équipe de Jean Perrin tient à remercier très chaleureusement ceux qui ont pris du temps pour accompagner ce beau projet : Paul Hutin, Édouard Maret et Jennifer Souillac, du journal Ouest-France, et Jean-Damien Fresneau, « ancien » de Presse-Océan venu en voisin faire profiter à tous de son acuité, de son enthousiasme et de sa grande bienveillance.
Sylvain Dépit (histoire-géo./EMC), Hélène Audoin et Marie-Hélène Darin (documentalistes)
La vie municipale à la loupe
| N° 0 - Avril 2026 - Journal des 1G1 et 1G2 | http://perrin-goussier.paysdelaloire.e-lyco.fr/ |
Qu'attendent les jeunes de Rezé ?
Les jeunes de Rezé ont donné leur avis et exprimé leurs demandes sur les infrastructures de leur ville. Six lycéens en témoignent ici.
Un entretien à été proposé à plusieurs élèves du lycée afin de savoir ce qu'il pensaient de leur commune et leurs souhaits pour celle-ci.
Qu'est-ce que vous aimez dans votre commune actuellement ?
L'enquête commence directement avec un premier témoignage, celui de Shanel et Zach qui sont deux élèves de 16 ans, qui étudient au lycée Jean Perrin.
Shanel, explique : « Je trouve que la médiathèque est un endroit agréable. ».
En effet plusieurs autres élèves le pensent également. Certains trouvent que c'est un espace calme où l'on peut étudier ou jouer grâce aux jeux de société mis à disposition. Un autre élève de 18 ans trouve qu'il y a une bonne solidarité entre les habitants.
Deux autre personnes âgées de 16 et 17 ans nous ont témoigné leur satisfaction vis-à-vis des transports en commun très présents dans la ville. Bien que ce soit la métropole qui soit chargée d'entretenir cette infrastructure, beaucoup apprécient l'usage accessible des transports.
Lou, 18 ans qualifie la ville de « vivante » de par ses infrastructures ou ses espaces verts. Ils permettent aux résidents de sortir dans de nombreux parcs, tel que celui de la Morinière, ou encore d'aller au cinéma ou au théâtre .
Selon elle les activités sont variées et plaisantes. Mais elle n'est pas au bout de ses qualités, la ville permet d'aider les plus démunis avec son bar associatif « l'Ortie Rousse ».
Que faudrait-il améliorer dans votre commune ?
Robin 16 ans : « Il faudrait plus d’infrastructures de loisir tel qu'une patinoire, un complexe cinématographique plus moderne comme celui Saint-Sébastient-sur- Loire par exemple ». Gaspard, un autre élève, propose de faire construire un centre commercial plus développé pour éviter de se déplacer jusqu'au centre-ville de Nantes. Effectivement, cette idée revient régulièrement dans les témoignages.
Pour la majorité des jeunes de Rezé, le manque de petits commerces comme des boutiques de vêtements ou encore des bars et restaurants empêche les habitants de profiter pleinement de leur ville.
Liya Salimou-Danais, Perrine Guérin et Maya Larreur-Daniel
Les jeunes ont ils voté aux municipales ?
Avant les élections municipales, les 18 - 30 ans ont montré qu'ils étaient mitigés entre désir de voir leurs idées représentées et sentiment de ne pas être écoutés.
Dans le cadre des élections municipales, nous avons interrogé plusieurs jeunes agés de 18 à 30 ans afin de mieux comprendre leur rapport à la politique locale et leurs intentions quant au vote. Leurs réponses nous montrent des avis très partagés.
Les jeunes se rendent aux urnes afin que leurs idées soient représentées
Certains jeunes connaissent les différentes liste qui se présentent dans leur ville et comptent aller voter. Pour eux, voter est une manière d’être actif dans sa vie de citoyen et ainsi de défendre leurs idées. Certains expliquent aussi qu’ils souhaitent se mobiliser pour empêcher l’arrivée de partis politiques qu’ils ne soutiennent pas. Une personne interrogée explique par exemple vouloir voter pour éviter que l’extrême droite accède à la mairie dans sa commune.
Un manque de diversité des politiques
D’autres disent connaître seulement les têtes de liste dans leur commune. Pour certains, même si la motivation pour aller voter n'est pas très forte, leur envie d'avoir un rôle au sein de leur commune les pousse tout de même à aller vote. L’un d’eux explique, par exemple, qu’il ira voter même s’il n’y a qu’une seule liste, mais qu’il aurait aussi très bien pu se passer du déplacement.
Des politiques variées en faveur de populations diverses
Certains jeunes estiment que leur commune pense de plus en plus à eux, notamment parce que davantage de jeunes s’y installent. À l’inverse, d’autres ont l’impression que les décisions sont surtout tournées vers une population plus âgée. Ainsi, le sentiment d’être pris en compte par les politiques varie surtout selon les villes et les populations présentes dans ces dernières.
Une participation aux élections rendue difficile par les études supérieures
De plus, de nombreux jeunes sont forcés de changer de ville afin de réaliser leurs études. Ainsi certains sont dans l'incapacité de revenir dans leur ville natale. D'autres encore ne se sentent plus concernés par la politique de cette dernière étant donné qu'ils n'y habitent plus. Cependant de nombreux jeunes reviennent quand même voter afin de voir leurs idées ou leurs envies représentées.
Pour conclure , les jeunes ne sont pas tous désintéressés par les élections municipales, mais leur participation dépend souvent de leur situation géographique et de leur envie d’être représentés.
Simon Mahé et Noam Abbad
Faut-il abaisser le droit de vote à 16 ans ?
Et si à 16 ans, on pouvait déjà décider de l'avenir du pays ? La question a été posée à des adultes et élèves du lycée, ils nous répondent dans cette enquête.
Le suffrage, historiquement en France, qu'est-ce que ça donne ?
En France, le suffrage (le droit de vote) universel masculin a été inscrit dans la Constitution comme un droit fondamental en 1848. Pour les femmes, ce droit n’a été acquis qu’en 1944, donc près d’un siècle plus tard ! Cependant l’âge requis était de 21 ans, pour les deux sexes. C’est seulement 3 décennies plus tard, en 1974, grâce à la loi du 5 juillet sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, que le droit de vote a été abaissé à l’age de 18 ans, dans la continuité du mouvement étudiant de mai 1968 ayant fait apparaître la jeunesse sur la scène politique. La question avait alors été rendue plus pressante : de juillet 1968 à 1974, huit propositions de loi sur l'abaissement de l'âge de la majorité avaient été déposées.
Place à l'enquête
Nous avons décidé de mener notre enquête afin d'entendre différents points de vues sur la question : faut-t-il abaisser le droit de vote aux mineurs de 16 ans ?
Tout d'abord pour les points positifs : Selon certains politologues, le droit de vote à 16 ans favoriserait l'entrée des jeunes dans la société et dans le monde adulte. Certains élèves déclarent : « On a notre mot à dire ; c'est bien que la jeunesse se mobilise. On devrait disposer de notre voix pour nous exprimer » et « Certains jeunes veulent faire de la politique leur métier. Puis les municipales peuvent servir d'une étape intermédiaire vers les présidentielles qui ont un enjeu national. »
Le vote a 16 ans car les jeunes ont une voix !
Néanmoins, certaines opinions sont plus défaitistes, notamment du côté des adultes. Notre professeur principal nous a déclaré qu'il était favorable au vote des jeunes de 16 ans pour les municipales mais pas pour l'élection présidentielle. Cette première expérience faciliterait et permettrait de développer leur esprit critique afin de suivre leur propre chemin sans l'influence de leurs parents. D'autres élèves étaient également de son avis.
Depuis longtemps, la politique tient une place importante dans l’esprit et les actions de la jeunesse française, même si on observe aujourd’hui un regain d’intérêt.Nous pouvons donc supposer qu’aujourd’hui, les jeunes sont de plus en plus politisés. Comment expliquer cela ?
• D’abord, l’une des premières causes est l'essor des les réseaux sociaux. En effet, pour la moitié des jeunes de 15 à 30 ans (53 % selon l'INJEP en 2024), ils occupent une place centrale en tant que source d’information. Ils sont aussi symboles d’un marqueur social pour être informé de nouvelles tendances et afin d’entretenir des liens avec les autres utilisateurs. Les politiciens profitent de ce « buzz » pour promouvoir leurs campagnes, projets et idées aux yeux de la jeunesse.
• Ensuite, il y a toujours une influence de la famille sur la conscience politique car les jeunes suivent souvent le même schéma latent de leurs parents. C’est seulement lors de la socialisation secondaire (lorsque les jeunes entrent dans le monde du travail ou tout simplement quittent leur cocon familial) que leur esprit critique se développe par lui-même sans l’influence d’autrui.
• Enfin, la troisième cause de cet afflux d’intérêt politique chez les jeunes sont leurs ami(e)s. Les jeunes sont plus sensibles à l'avis de leur entourage en particulier à l’adolescence. Ils peuvent donc être un marqueur important sur leurs avis politiques.
Et dans d'autres pays ?
Mais le droit de vote à 16 ans n’est pas qu’une possibilité puisqu'il est appliqué dans certain pays de l’UE ce qui montre que cette réforme est envisageable. En Autriche notamment, l’âge du droit de vote a été abaissé à 16 ans dès 2007, afin de faire participer la jeunesse à la vie politique. Également, en Allemagne, certaines régions ont autorisé les jeunes à prendre part aux élections locales et municipales pour avoir une certaine expérience une fois en âge de voter aux présidentielles. Enfin, en Écosse, lors du référendum sur l’indépendance en 2014, la tranche d’âge des 16-17 ans a eu l’opportunité de donner son avis.
Olivia R., Ema L. et Nina M.
Être une maire : difficulté ou opportunité ?
L'exemple d'Agnès Bourgeais, première femme maire de Rezé. Elle explique les différents obstacles de son parcours.
Les femmes sont de plus en plus présentes dans la vie politique locale. En effet, d’après la Direction générale des collectivités territoriales, elles représentaient 42 % des conseillers municipaux en 2024, contre seulement 21,7 % en 1995. Mais cette évolution reste limitée : aujourd’hui, seulement un maire sur cinq est une femme. La place des femmes à la tête des communes est donc un enjeu majeur dans la politique actuelle mais cela reste aussi, avant tout, une cause défendue par les femmes
L'entretien avec Agnès Bourgeais
Afin d'illustrer nos propos, nous sommes allés interroger Agnès Bourgeais. Depuis le 24 février 2022, elle est à la tête de cette commune de Loire-Atlantique où résident environ 44 000 habitants. Lors de l'entretien, elle confirme que les hommes occupent une place importante dans le monde politique laissant les femmes en retrait. Selon elle, « le monde politique est principalement un monde d'hommes ».
Par conséquent, comme cette dernière nous l'a expliqué, les femmes doivent constamment faire leurs preuves afin de gagner en légitimité et en crédibilité. Les femmes sont moins prises au sérieux par les citoyens qui se permettent davantage de les critiquer en se sentant supérieurs en tant qu'hommes. Cela se traduit le plus souvent par des remarques dénigrantes et sexistes, que ce soit sur le physique, la morale ou bien même les discours des femmes. Dans le monde politique, les femmes sont donc critiquées dans toutes circonstances.
Un système non-adapté aux femmes
De plus, le monde politique n'est pas forcément adapté pour la vie quotidienne que les femmes peuvent avoir en dehors du métier. La maire de Rezé a mentionné le fait que les hommes sont généralement concentrés sur leur carrière professionnelle tandis que les femmes doivent souvent faire des sacrifices comme s'occuper du foyer familial. Agnès Bourgeais a fait allusion lors de notre entretien au fait que : "La question de la loi pour la maternité n'existe pas en politique". En effet, une femme élue qui tombe enceinte ne peut pas assurer sa maternité en même temps que sa fonction. Face à ce problème, il n'y pas de solution présentée : aucun remplacement n'est prévu. Suite à tout cela, trop d'entre elles n'osent pas se lancer dans ce domaine, se croyant inférieures aux hommes alors que leur engagement est indispensable afin de représenter la population féminine.
Pour conclure, dans le cadre des élections municipales de 2026, il est possible que plus de femmes soient mises en avant et encouragées dans leur parcours politique.
Margot, Julian et Romane
Une journée dans le costume d'un maire
Lors des municipales, on parle de politique, mais on sait rarement ce qui se passe une fois l'écharpe enfilée. Yves François, ancien maire de Pont-Saint-Martin témoigne.
Pont-Saint-Martin est une commune du département de la Loire-Atlantique où résident environ 7630 habitants. Elle a connu 22 maires depuis 1790 dont son avant-dernier, Yves François de 2000 à 2014.
Selon vous, qu'est ce que le rôle d'un maire ?Pour Yves François, le rôle de l'élu se résume en trois points : protéger en veillant à la sécurité des habitants et à la sûreté des territoires, rassembler pour garantir le "vivre-ensemble" et construire l'avenir de la commune : création d'emplois, développement économique et démographique...
Pouvez-vous nous donnez un exemple de jounée-type d'un maire ?
Être maire, c'est commencer à 9h et finir vers 23h. Le matin est réservé aux habitants (les Martipontains), à gérer les imprévus et à la gestion technique de la ville. L'après-midi, place aux réunions stratégiques avec la communauté de communes ou le Préfet. Yves François assurait également une forte présence à Saint-Philbert-de-Grand-Lieu en tant que président de l'association culturelle de Grandlieu.
"Le soir, pas le temps de dîner très longtemps (souvent 10 minutes), d'après Yves François. Pourquoi ? Parce que c'est le moment des conseils municipaux, des rencontres avec les autres maires de la communauté de commune ou des réunions publiques dans les quartiers.
Arriviez-vous à bien séparer votre vie professionnelle et personnelle ?L'équilibre entre la vie familiale, la vie de maire et les loisirs est parfois compliqué pour un maire comme pour sa famille : "rares ont été les dîners du soir en famille", " mon épouse dînait souvent seule, avec notre dernière fille", confie Yves François. Choisir de se présenter comme potentiel maire nécessite une réflexion dans le couple et une décision commune. L'épouse de Yves François reconnaît la difficulté des absences dans la vie familiale au quotidien mais aussi la chance d'avoir pu rencontrer et échanger avec beaucoup de personnes intéressantes.
Pourquoi avoir choisi d'être maire ?Yves François n'a pas choisi de devenir maire pour le "pouvoir", mais pour l'engagement. Inspiré par son père qui s'impliquait déjà pour les autres après son travail d'ouvrier, Yves François a voulu "apporter sa petite pierre" à la vie locale. Devenu maire en février 2000 un peu par "devoir" suite à une demande de l'ancienne équipe, il a dédié 14 ans de sa vie à sa commune.
Margaux Boudrot et Emeline Car
Des marchés aux réseaux sociaux
Pour la première fois, les réseaux sociaux s'imposent comme des outils incontournables au cœur des élections municipales des grandes villes.
Publications sur Instagram, vidéos sur TikTok ou messages diffusés sur X : les réseaux sociaux sont devenus des outils incontournables pour les candidats qui cherchent à convaincre les électeurs, notamment les jeunes.
Cette présence numérique modifie profondément la manière de faire campagne. Les messages sont plus courts, plus visuels et pensés pour circuler rapidement.
Les réactions, indicateurs de popularité
Les équipes politiques surveillent aussi de près les réactions, commentaires et partages, devenus de véritables indicateurs de popularité.
La maire actuelle, Johanna Rolland, en poste depuis 2014, reconnaît elle-même que les réseaux sociaux occupent désormais une place centrale dans le dialogue avec les habitants. Lors d'un échange sur la campagne municipale, elle souligne l'importance de rester en contact avec les citoyens : « La politique locale doit rester un contrat de confiance entre les élus et les citoyens », explique-t-elle à Médiacités, évoquant la nécessité de rendre les engagements municipaux lisibles et compréhensibles pour tous.
Un outil d'expression accessible
Ces outils numériques représentent aussi un moyen de contester la communication de la municipalité sortante et de proposer une autre vision de la ville. Sur les réseaux, les critiques et les réponses se succèdent souvent en temps réel, transformant parfois la campagne en véritable débat public permanent.
La politique ne se limite plus aux meetings
Si les réunions publiques et les tracts restent des éléments importants de la campagne, les réseaux se sont imposés comme un espace stratégique.
Cette évolution illustre un changement plus large dans la vie démocratique : la politique locale ne se limite plus aux meetings et aux affiches électorales. Elle se déroule désormais aussi sur les plateformes numériques, où chaque publication peut influencer la perception des électeurs à quelques mois du scrutin.
Emeline Boutreux
et Tahyra Gaesler
C’est de l’I.A. ou pas ?
Un de ces deux discours a été rédigé par des élèves, l'autre par l'I.A.
Discours n° 1
Chères habitantes, chers habitants,
Je me présente aujourd’hui à vos suffrages avec une conviction profonde : notre commune mérite un avenir ambitieux, solidaire et durable.
Attaché(e) à notre territoire, à son histoire et à son dynamisme, je souhaite mettre mon énergie, mon expérience et mon sens de l’écoute au service de chacune et chacun d’entre vous.
Mes priorités sont claires :
• Améliorer le cadre de vie en développant des espaces verts, en soutenant la propreté et en favorisant des mobilités plus sûres et plus fluides.
• Soutenir les familles et les aînés grâce à des services publics accessibles, des structures adaptées et une politique de solidarité renforcée.
• Dynamiser l’économie locale en accompagnant nos commerçants, artisans et entrepreneurs.
• Agir pour la transition écologique, avec des actions concrètes en faveur des économies d’énergie et de la préservation de notre environnement.
• Renforcer la démocratie locale en instaurant davantage de concertation et de transparence dans les décisions municipales.
Je crois en une gouvernance de proximité, basée sur le dialogue, le respect et l’efficacité.
Ces élections municipales sont l’occasion de choisir la direction que nous voulons donner à notre commune pour les années à venir. Je vous propose un projet réaliste, construit avec les habitants, et tourné vers l’avenir.
Ensemble, faisons de notre commune un lieu où il fait bon vivre aujourd’hui et demain.
Je compte sur votre confiance.
Discours n° 2
Chères habitantes, chers habitants,
Si je me présente aujourd’hui, ce n’est pas par goût des discours ou des promesses. C’est parce que j’aime profondément notre commune. J’y vis, j’y travaille, j’y croise vos visages au marché, à la sortie des écoles, lors des événements associatifs. Et je suis convaincu(e) que nous pouvons faire encore mieux, ensemble.
Je veux une commune où l’on se sent bien, simplement.
Une commune plus propre, plus verte, où les enfants peuvent se déplacer en sécurité.
Une commune qui soutient ses associations, ses clubs sportifs, ses bénévoles, parce qu’ils sont le cœur battant de notre vie locale.
Une commune qui accompagne ses commerçants et artisans, car ils créent du lien autant que de l’activité.
Mais au-delà des projets, il y a une manière de faire. Je ne crois pas aux décisions prises loin des habitants. Je crois aux échanges, aux réunions de quartier, aux idées qui viennent de vous.
Ces élections ne sont pas seulement un vote. Elles sont une occasion de décider ensemble du visage que nous voulons donner à notre commune pour les années à venir.
Alors parlons-nous, rencontrons-nous, construisons ce projet ensemble.
Et si vous me faites confiance, je serai un(e) maire proche, disponible et fidèle à ses engagements.
Ensemble, faisons grandir notre commune, avec fierté et simplicité.
Gaspard Razafintsalama-Duval
et Maëlys Prigent
(Réponse : le 1er est généré par une I.A.)
Budget municipal : d'où provient l'argent ?
Le budget municipal sert au bon développement de la ville, et à financer des projets. Mais d’où provient l’argent ? Comment est financé le budget municipal ?
Tout d’abord, il faut savoir que le budget est séparé en deux parties distinctes : une partie dite de « fonctionnement », qui sert, comme son nom l’indique, à faire fonctionner les services de la ville, et une autre partie appelée « investissement », qui, elle, sert plutôt à effectuer des travaux publics et les aménagements par exemple. En référence, selon le site Internet officiel de la mairie de Rezé, le montant du budget de 2026 s’élève à 90,8 millions d’euros et la répartition était d’environ deux tiers pour le fonctionnement et un tiers pour l’investissement.
D'ou viennent les finances de fonctionnement ?
En premier lieu, pour financer ses dépenses de fonctionnement, le budget tire principalement sa source de financement à partir des impôts, comme la taxe d’habitation sur les résidences secondaires et la taxe foncière. La ville bénéficie également de recettes liées aux services qu’elle facture : les entrées à la piscine, les inscriptions aux écoles de musique et de danse, la restauration scolaire, et même les contraventions de stationnement. Sans oublier qu’une petite partie du budget est financée par l’État, on appelle cela la « dotation globale de fonctionnement ». En 2026, elle s’élève à environ 12 % des recettes de fonctionnement des collectivités.
Comment sont financés les investissements ?
Ensuite, pour financer ses dépenses d’investissement, la commune peut se servir des excédents de l’année précédente, autrement dit de l’argent non dépensé restant. Mais également de recettes liées aux ventes de terrains et bâtiments publics, ainsi qu’à la récupération de TVA. On appelle cela l’autofinancement. Enfin, une commune peut également avoir recours à l’emprunt. Il sera ajusté en cours d’année par rapport aux dépenses réalisées et aux subventions réellement perçues. Cela permet d’effectuer des avances pour terminer les projets dans les délais, par exemple.
Antonin Houdré
et Guillaume Michel
Budget municipal : où va l'argent ?
Chaque année, une commune gère des milliers voire des millions d'euros. Mais savons-nous vraiment où va l'argent public ? Exemple avec le budget municipal de Nantes.
Le budget municipal est voté chaque année au conseil municipal. Ce budget contient toutes les recettes de la commune mais aussi toutes ses dépenses prévues dans l'année. Il existe trois grands types de dépenses : les dépenses liées au fonctionnement de la commune, à des investissements et au remboursement d'emprunts.
Quels sont les types de dépenses ?
Les dépenses de fonctionnement correspondent aux salaires des agents de la ville et des élus (indemnités), aux dépenses pour le fonctionnement de l'administration (papeterie, mobilier, etc.) et au prélèvement des impôts. Ce sont aussi les charges d'entretien des bâtiments, la gestion courante (électricité, téléphone) et la rémunération de différents prestataires. Dans cette catégorie sont aussi incluses les différentes subventions pour des associations et l’indemnisation des élus.
Les dépenses d'investissements sont destinées à la construction de nouveaux bâtiments (centres de loisirs, stades, etc) et de nouvelles infrastructures (ronds-points, parkings), l'acquisition de terrains ou de locaux et la participation au capital d'entreprises locales.
Comment se répartissent les dépenses ?
Le budget de 2025 de la ville de Nantes était de 652 millions d'€. Ce budget mettait en avant les cinq priorité du mandat de Johanna Roland : la bifurcation écologique, la proximité et la sécurité, l'éducation, la vie sociale et la solidarité. Dans ce budget présenté le 31 janviers 2025, la majorité des sommes (491,1M€) était consacrée aux dépenses de fonctionnement dédiées au renouvellement des contrats déjà existants dans tout les domaines qui relèvent de la responsabilité de la municipalité. C'est par exemple la poursuite des actions issues du dialogue citoyen proposé par la municipalité, le déploiement d’un plan de soutien spécifique au milieu culturel de 480 000 € et le soutien aux pratiques des amateurs, ou la sécurité, avec l'accueil de nouveaux policiers municipaux.
Ensuite, 128M€ étaient consacrés aux investissements de la municipalité : 37M€ pour l'éducation, 4M€ pour la petite enfance. 8,6M€ sont aussi consacrés à la vie associative. L'investissement comprend aussi le sport (15,3M€), la culture (14M€) et le patrimoine (4,5M€), ainsi que l'entretien durable (16M€), la nature en ville et la biodiversité (12,5M€), la subvention d'équipements (4,8M€) et finalement la sécurité/tranquillité (1,9M€) et la relation aux usagers (4,2M€).
Pour conclure, le budget municipal est concret et chaque euro est utilisé à des fins précises en adéquation avec le programme de la liste élue.
Thibault Zampa
et Isidore Bourget-Gracineau
L'utopie face au possible en politique
Rezé face aux promesses électorales : utopie ou actions concrètes ? Il y a souvent un grand écart entre les ambitions affichées et les réalisations possibles.
Lors des élections municipales, les différentes listes candidates proposent un programme composé de nombreuses idées pour améliorer la vie des habitants. Ces promesses servent à convaincre les électeurs, mais elles ne sont pas toutes réalisables de la même manière. En observant la gestion d’une ville comme Rezé, on peut mieux comprendre la différence entre des propositions utopiques et des projets réellement réalisables.
Des promesses ambitieuses
Certaines promesses peuvent paraître très ambitieuses, voire utopiques. Par exemple, annoncer une transformation rapide de la ville pour la rendre totalement écologique ou autosuffisante en alimentation peut sembler attirant. Une liste pourrait promettre la création, en quelques années seulement, de fermes urbaines capables de nourrir toute la population ou encore la gratuité totale des transports en commun. Cependant, ces projets demandent souvent beaucoup de temps, des budgets importants et des décisions prises avec d’autres institutions comme la métropole de Nantes. Ils nécessitent aussi des changements d’infrastructures majeurs et l’accord de nombreux acteurs. Ils ne peuvent donc pas être réalisés immédiatement, même si l’idée est positive.
Des actions plus concrètes ?
À l’inverse, d’autres engagements sont plus concrets et réalisables. À Rezé, par exemple, la rénovation d’écoles comme la modernisation des salles de classe ou l’amélioration de l’isolation des bâtiments est un projet précis et planifiable. De même, l’installation de nouveaux équipements sportifs (terrains de football synthétiques, rénovation de gymnases) ou la réfection de voiries dans certains quartiers sont des actions concrètes. On peut aussi citer l’aménagement de pistes cyclables sécurisées ou la création d’espaces verts de proximité, qui sont des projets réalistes car ils peuvent être intégrés au budget municipal et réalisés progressivement.
Soulyvane Bourban
et Oscar Ceuppens
L'action des élus en période de crise
Dans la métropole nantaise, la précarité progresse et met les élus à l’épreuve. Entre inflation, crise du logement et tensions sociales, comment font-ils face à ces crises ?
Comment la mairie gère-t-elle la précarité ? Quels sont les enjeux liés à celle-ci ?
La précarité est une réalité complexe qui touche à la fois le logement, l'emploi, la santé et l'accès aux droits.
Le rôle des élus est d'agir de manière globale en mobilisant tous les acteurs locaux : service municipaux, associations et partenaire institutionnels. L'enjeu principal est d'éviter l'exclusion durable et de permettre chacun de retrouver de l'autonomie.
Nantes Métropole s'est engagé en faveur des publics en difficulté et en situation de précarité à garantir un accompagnement au plus près de leurs besoins. Pour cela, la ville met a disposition plusieurs points d'accueil pour informer, conseiller et orienter les habitants sur leurs droits sociaux. La ville à également mis en place des équipements solidaires comme l'Espace Agnès Varda, le centre d'hébergement et d'insertion sociale ou encore l'Accueil de jour pour familles où plus de 11 000 personnes ont étés accueillies en 2024.
Comment la mairie gère-t-elle la crises du logement ?
Les élus agissent à plusieurs niveaux : construction de logements, régulation du marché et accompagnement des personnes en difficultés. L'objectif est d'augmenter l'offre tout en garantissant des logements accessibles à tous.
La ville met également a disposition des logements sociaux dont l'attribution repose sur plusieurs critères : les ressources, la composition du foyer, la situation d'urgence (sans-abri, logement insalubre, violences...) et l'ancienneté de la demande. Une attention particulière est portée aux publics les plus vulnérables.
La ville met également en place des aides financières, des dispositifs d'accompagnement sociaux, des centre d'accueil, et soutient fortement les association. Tout cela vise à aider les citoyens en situation précaire à se loger. Elle agit aussi via le Centre communal d'action sociale (CCAS), qui est un outil-clé pour intervenir rapidement auprès des personne en difficulté et les aider au mieux.
Lily Tayeb-Chérif, Milca Latte, Wilda Gaboua
Le futur CHU de Nantes : top ou flop ?
Retour sur les faits marquants d’une controverse.
Le futur CHU de Nantes est un projet ambitieux. Présenté comme un hôpital plus moderne, plus performant et plus écologique, il suscite pourtant de nombreuses critiques. Par exemple le non-respect de certaines promesses, comme des interrogations sur son coût et son implantation.
Un hôpital plus moderne et plus confortable
Le nouveau CHU promet une amélioration importante des conditions d’accueil et de soins. Il comptera 1 527 lits, dont 90 % de chambres individuelles, contre seulement 35 % aujourd’hui. Cela représente un réel progrès pour le confort des patients et le respect de l’intimité. L’hôpital offrira également 10 % de capacités de soins supplémentaires, avec 57 blocs opératoires. Il permettra un meilleur accès aux progrès médicaux, aux traitements rares et à une prise en charge plus spécialisée. Sur le plan environnemental, le futur CHU prévoit une réduction d’environ un tiers de sa consommation d’énergie et plus d’accès aux transports, facilitant l’accès pour les patients et les soignants.
De fortes inquiétudes
Malgré ces promesses, il y a des inquiétudes. Le CHU est implanté dans une zone insulaire et identifiée comme inondable, ce qui pose problème en cas d’urgence ou d’événements climatiques. Les deux principaux services d'urgences de l'agglomération (avec celui du Confluent) seront concentrés au même endroit.
Le coût du projet, estimé à 1,25 milliard d’euros, est également très critiqué. Pour certains, il s’agit d’un véritable problème financier, surtout dans un contexte où l’hôpital public manque déjà de moyens humains et matériels.
Un projet qui ne plaît pas à tous le monde
Comme nous l'indique ce témoignage d'une soignante anonyme, « sur le papier, ce nouvel hôpital est impressionnant : plus de lumière, plus d’espace, des chambres individuelles… C’est évidemment positif pour les patients. Mais ce qui nous a profondément déçus, c'est que l'équipe n'a pas été écoutée. Nous avions été consultés pour adapter l’hôpital à notre travail quotidien. Aujourd’hui, on a l’impression que la logique financière a pris le dessus sur l’humain. »
De plus, le nouvel hôpital de Nantes sera selon son directeur, Philippe El Saïr « l’un des plus beaux CHU d’Europe ». « Mensonge éhonté », réplique l'élue municipale nantaise et sénatrice Laurence Garnier (Les Républicains), selon laquelle l’établissement sera « surtout le plus cher, le plus mal placé, le plus inondable de France ».
Le nouveau CHU de Nantes apparaît donc comme un projet à controversée. Il offre des avancées médicales et techniques importantes, mais reste marqué par des choix contestés, tant sur le plan humain que financier.
Léonie Desanti, Noé Hervé
et Lison Béguin
La Beaujoire, oubliée des municipales ?
La campagne pour les élections municipales aurait pu relancer le débat sur le grand stade nantais.
Sur cette photo, on observe le Stade de la Beaujoire, un stade emblématique de la ville de Nantes. Inauguré en 1984 pour le UEFA European Championship, il accueille les matchs du FC Nantes et de nombreux événements sportifs ou culturels.
Situé au nord-est de la ville, le stade a contribué au développement du quartier de la Beaujoire. Sa construction a entraîné l’amélioration des infrastructures, comme les routes, les parkings, le tramway et les aménagements autour du parc des expositions. Cet équipement participe aussi à l’attractivité économique de la métropole.
Un avenir prévu ?
La question de son avenir aurait pu être au cœur des débats autour des élections municipales. L'équipe municipale récemment élue prendra des décisions importantes : rénover le stade actuel ou construire un nouveau stade plus moderne et écologique.
Pour les électeurs nantais, ces choix sont importants car ils concernent l’utilisation de l’argent public, l’impact environnemental et le développement de la ville. Certains habitants souhaitent moderniser les équipements sportifs pour renforcer l’attractivité de Nantes, tandis que d’autres privilégient des investissements dans les transports, l’écologie ou le logement.
Un enjeu pas mentionné !
Après avoir analysé les différents programmes, aucun candidat ne propose de projet concret concernant le stade, ce qui peut surprendre au regard de son importance sportive et économique pour la ville. En effet, la Beaujoire occupe une place centrale dans la vie locale notamment pour les événements qu’elle accueille. Ainsi, la Beaujoire ne se limite pas à un simple équipement sportif : elle constitue également un véritable enjeu politique, au croisement des questions d’aménagement urbain, d’investissement public et d’attractivité. Ainsi elle concerne directement les citoyens, qui peuvent être amenés à s’interroger sur son avenir et à intégrer cette problématique dans leurs choix lors des élections municipales.
Sabrine Abiry et Alice Peyrol
La gestion fort coûteuse du MIN à Rezé
Un budget ahurissant a été consacré à la construction du Marché International de Nantes sur le territoire de la commune de Rezé.
Le MiN Nantes Métropole, implanté sur la commune de Rezé depuis début 2019, est le 1er Marché d'intérêt national de région et le 2eme de France. Il est ouvert à tous les professionnels des métiers de bouche et du secteur horticole : restaurateurs, traiteurs, épiciers, commerçants de marché, fleuristes,...
Un très grand MIN
Étendu sur 20 hectares, il propose des produits frais de qualité. Le MiN Nantes Métropole privilégie les productions locales. Des produits régionaux français et internationaux sont aussi proposés.
Les entreprises du MiN n’ont qu'une ambition : être à la hauteur des exigences des professionnels pour le bien-être et la satisfaction des consommateurs. Le MiN est un maillon essentiel du Projet Alimentaire Territorial de Nantes Métropole. Il est au coeur d’un pôle agroalimentaire, Nantes Agropolia, de 55 hectares.
Un MIN qui coûte cher
256 millions d’euros en argent public, dont 216 millions à la seule charge de Nantes métropole, propriétaire de l’équipement : le coût du transfert du MiN de Nantes depuis le site du futur CHU vers Rezé, apparaît, aux yeux de la CRC (Chambre régionale des comptes), comme « élevé pour un établissement de ce type ». D’autant que la facture pourrait « encore augmenter », en raison des 75 millions d’euros d’emprunts à taux variable souscrits – pour certains sur trente ans – par la collectivité. Dans un « contexte inflationniste », les intérêts pourraient déraper et doubler pour atteindre 40 millions, selon les calculs de la chambre.
La CRC relève que le seul coût de construction du nouveau MIN a bondi de 85 %, passant de 70 à 130 millions hors taxes (158 millions TTC) entre 2016 et 2019. La faute à « une programmation incomplète qui a réduit la visibilité de Nantes Métropole sur les coûts ».
Ronan Berdoll, Jules Levaillant
et Oscar Jarossay
Rezé parie sur le sport
À Rezé, le sport occupe une place centrale, notamment grâce au complexe Léo Lagrange, un équipement-clé pour les habitants et les jeunes sportifs.
À quelques kilomètres de Nantes, la ville de Rezé mise beaucoup sur le sport. Le complexe sportif Léo Lagrange en est un bon exemple. Situé en plein cœur de la ville, il accueille toute l’année de nombreux clubs, associations et scolaires.
On y trouve plusieurs équipements, qui permettent à chacun de pratiquer une activité. C’est un lieu important du quotidien, où beaucoup de jeunes peuvent découvrir un sport et progresser dans de bonnes conditions.
Un budget de 6,5 millions d'euros
Ces dernières années, la mairie a investi pour entretenir et moderniser ces installations avec plus de 6,5 millions d'euros d'investissement pour la réhabilitation. L’idée est d’assurer la sécurité, mais aussi de proposer des équipements plus modernes et moins énergivores, dans une logique plus écologique.
Le complexe Léo Lagrange montre donc la volonté de Rezé de soutenir le sport local et de le rendre accessible à tous. Cela participe aussi à la vie du quartier et crée du lien entre les habitants.
Même si certains s’interrogent sur le coût, beaucoup estiment que c’est un investissement utile sur le long terme, notamment pour la santé et le bien-être des jeunes.
Bien plus qu’un simple équipement sportif
En conclusion, le complexe Léo Lagrange est bien plus qu’un simple équipement sportif : c’est un véritable lieu de rencontre, d’apprentissage et de dynamisme pour les habitants de Rezé.
Il permet aux jeunes de s’investir dans des activités sportives tout en renforçant les liens sociaux au sein de la commune. À travers ce type d’infrastructure, la ville montre qu’elle mise sur le sport comme un élément important pour l’avenir, à la fois pour le bien-être des habitants et pour l’attractivité du territoire : c’est un vrai lieu de vie pour les habitants.
Gatien Payraudeau
et Armand Caud
Les maires sans étiquette
En France, de nombreux maires se présentent aux élections municipales sans étiquette politique, c’est-à-dire sans appartenir officiellement à un parti. Ce phénomène est particulièrement courant dans les petites communes. Dans ces territoires, les habitants accordent souvent plus d’importance à la personnalité du candidat et à son engagement local, plutôt qu’à son orientation politique.
Un maire sans étiquette cherche généralement à rassembler au-delà des clivages politiques. Il met en avant des projets concrets pour la commune : aménagement du territoire, services publics, vie associative ou encore développement local.
L’exemple
de Pont-Saint-Martin
L’exemple de Pont-Saint-Martin illustre bien cette réalité. Son maire, Yannick Fétiveau, élu en 2026, est classé « divers », ce qui signifie qu’il n’est pas affilié à un grand parti politique.
Il a été largement élu avec une liste locale centrée sur des projets pour la commune.
Berdoll Ronan, Levaillant Jules
et Jarossay Oscar
Incendie à la maison radieuse
Le 2 Janvier 2026, les pompiers sont intervenus pour un feu d’appartement au sein de la Maison radieuse, située au sud de Nantes. Le feu, situé aux 7e et 8e niveaux, « a été maîtrisé au moyen de deux lances », ont indiqué les pompiers de Loire-Atlantique dans un communiqué. Selon un premier bilan, deux personnes ont été légèrement blessées alors qu’environ 70 pompiers et une trentaine d’engins ont été déployés. Les autorités ont mis en place « un centre d’accueil à la mairie avec la protection civile regroupant environ 250 personnes ». La mairie a agi rapidement et des vies ont pu être sauver. La Maison radieuse construite entre 1953 et 1955 à Rezé, près de Nantes. Aboutissement d'années de recherche sur le logement collectif, l’Unité d’Habitation permettra à Le Corbusier de concrétiser ses idées, tant en matière d’urbanisme que d’architecture.
Ronan Berdoll, Jules Levaillant
et Oscar Jarossay
Élections municipales : un choix politique ?
Les votes des électeurs pour le scrutin des municipales sont-ils liés à des choix politiques ou aux programmes présentés par les candidats ? La question est posée.
À première vue, toutes les élections semblent reposer sur les mêmes critères : partis politiques, programme, idéologie. Pourtant en France les élections municipales et présidentielle répondent a des logiques de vote très différentes.
Des élections qui n'ont pas les mêmes enjeux
Lors des élections présidentielles, les électeurs appelés à voter choisissent une orientation politique globale pour le pays : économie, immigration, politique internationale... Le vote y est donc fortement influencé par les partis politiques et les idéologies.
À l'inverse, les élections municipales concernent le territoire communal, l'échelle locale. On vote pour une équipe chargée de gérer la commune : urbanisme, écoles, transports ou encore vie associative.
Ces décisions ont donc un impact direct sur le quotidien des habitants. Le vote municipal est nettement plus concret et moins idéologique. Un exemple est donné par le nombre de maires qui se présentent sans étiquette. En France ils sont majoritaires : environ 51,6 % d'après une étude de Radio France. Ce type de choix sans lien avec une appartenance politique se produit principalement dans les communes de moins de 3 500 habitants et est lié à un phénomène de proximité issu de la taille réduite des communes.
Un vote plus pragmatique aux municipales
Dans ce contexte, les élections municipales favorisent souvent un vote pragmatique. Les citoyens peuvent soutenir un candidat pour son efficacité supposée ou pour son bilan, indépendamment de ses positions politiques nationales.
En revanche, la présidentielle est souvent marquée par un vote plus idéologique, où les valeurs et les convictions politiques occupent une place centrale.
Le poids de la personnalité du candidat
Aux municipales, la personnalité du candidat joue aussi un rôle essentiel. La proximité avec les habitants, la connaissance du terrain ou encore la réputation locale peuvent influencer fortement le vote. Il n'est donc pas rare que des électeurs choisissent une personne plus qu'une étiquette politique.
Antoine Dettori,
Titouan Dodé-Robert
et Awen Hirat
Qu'attendent les lycéens de leur maire ?
L'avis des futurs citoyens doit être pris en compte par les élus de la nouvelle municipalité.
Les lycéens sont les futurs électeurs en vue de leur majorité. À l'occasion des élections municipales 2026, il est essentiel qu’ils aient la parole car ils sont acteurs dans notre société. La sécurité ou même les transports en commun sont des sujets qui les concernent. Il faut donc les questionner afin de pouvoir faire progresser dans les avancées.
Nous sommes donc allés les interroger. Plusieurs réponses ressortent, qui dessinent plusieurs catégories. Une minorité d’entre eux ne s’intéresse pas à la politique et ils ne savent pas qu’il y avait des élections cette année. Pour ceux qui étaient au courant, plusieurs réponses sont apparues comme le fait de que les programmes ne sont pas toujours respectés.
Une demande réaliste ?
En effet, selon les lycéens, certains candidats disent vouloir changer les choses pour, finalement, ne pas exécuter leurs promesses.
Cependant, les électeurs de demain ont aussi d’autres demandes comme une nourriture de qualité et de mettre en valeur les produits locaux et cela ne leur serait pas bénéfique qu'à eux mais aussi à toute la population de Rezé.
Enfin, il faut aussi pouvoir garantir leur sécurité notamment dans la rue. Ces temps-ci on entend beaucoup de mauvaises histoires qui peuvent effrayer notre jeune génération. Des rues plus lumineuses et des caméras ou des rondes pourraient par exemple venir les rassurer sur le chemin du retour vers chez eux ou lors de leurs sorties.
Un changement indirect
En effet, même s’ils ne peuvent pas encore tous voter, ils vivent déjà dans la ville et sont directement concernés par les décisions prises. Leur avis peut donc apporter un regard nouveau et aider à améliorer certains aspects du quotidien comme les transports, la sécurité ou encore la vie scolaire. Donner davantage la parole aux jeunes permettrait aussi de les sensibiliser à la citoyenneté et à la vie démocratique. Les écouter aujourd’hui, c’est aussi préparer la ville de demain.
Zakaria Daoudi, Rayn Khokhar
et Tiago Even Amador
Parité sur le papier, pouvoir au masculin !
Parmi les élus, les femmes sont présentes. Mais pour occuper les postes-clés, comme celui de maire, leur nombre chute. Explication avec une maire battue et une réelue.
Pouvez-vous nous expliquez votre parcours scolaire ?
Patricia Hélias (maire des Sorinières de 2025 à 2026) : J'ai été obligée de commencer à travailler à seize ans et j'ai été apprentie dans la vente. J'ai travaillé 20 ans dans ce domaine. Je n'ai pas beaucoup de diplômes mais j'ai appris sur le terrain.
Sandra Impériale (maire de Bouguenais depuis 2020) : J'ai fait un bac littéraire. J'ai grandi à la campagne, puis je suis partie à Bordeaux et là j'ai fais des études d'histoire-géographie pour être professeur d'histoire ou journaliste. Puis j'ai obtenu un master deux de recherche d'histoire politique et j'ai tenté le concours pour être professeur d'histoire-géographie. Et finalement, j'ai fait un master deux de communication politique et publique à Paris. Et puis durant toutes mes années d'études j'ai toujours travaillé soit en mairie dans le service communication, soit dans un magasin agricole, soit en donnant des cours à des élèves.
Comment en êtes-vous donc arrivée à faire de la politique ?
Patricia Hélias : J'ai débutée comme adjointe, puis conseillère municipale. J'ai été aussi dans le domaine associatif, c'est comme cela que j'ai été repérée pour rejoindre l'équipe municipale en 2008. J'ai donc fait un mandat de conseillère municipale et puis, comme cela m'a plu, je me suis investie en tant qu'adjointe à la culture. Sur ce même mandat, j'ai été première adjointe de Christelle Scuotto de 2020 à 2025. L'ancienne maire ayant démissionné, on m'a donc désignée en juin 2025 pour reprendre le rôle étant donné que je comptais me présenter à ces élections municipales.
Sandra Impériale : Mon père s'était présenté comme maire dans une petite commune. Nous sommes des immigrés italiens et entrepreneurs, il y avait une culture politique importante à la maison, surtout de droite. Et depuis l'enfance, tous ces débats m'ont passionnée malgré de gros désaccords. C'est toute ma famille qui est engagée politiquement.
Que voulez-vous améliorer et quels points voulez-vous aborder si vous êtes réélue ?
Patricia Hélias : Nous, les priorités, nous les avions mises dans la petite enfance. Le projet est le collège à l'horizon 2030, puisque même si un collège est porté par le département, il y a toutes les infrastructures à mettre aux alentours pour accueillir les jeunes, que ce soit au niveau du transport, des activités ou encore des salles de sport. Sachant que les futurs collégiens sont déjà les élèves de notre ville, qui ont fait leur maternelle et leur primaire ici, cela permettra d'alléger le collège Petite Lande à Rezé et d’accueillir les élèves de Pont Saint Martin.
Mme Impériale : Si je suis réélue, j'aimerais que l'insécurité baisse encore, c'est-à-dire qu'on a déjà moins de cambriolages mais je trouve qu'on dit pas assez que la première liberté, c'est de pouvoir circuler. Si vous vous allez à Nantes et que vous vous faites agresser, vous n'allez pas aimer. Si vos parents se font cambrioler trois fois consécutives, leur liberté sera entravée. C'est une des causes que je souhaite défendre. Et aussi la santé des habitants, précisément sur le handicap. Je me dis qu'il y a des situations tellement complexes, que si on n'est pas à plusieurs pour aider, rien ne changera.
Il y a 20 % de femmes maires en France, ressentez-vous de la fierté d'être l'une d'entre elle ?
Patricia Hélias : Alors je ne sais pas si on peut appeler ça de la fierté, mais en tous cas c'est une vraie satisfaction. Quand on est femme élue, le plus important c'est d'avoir sa famille qui te soutient puisqu'ils doivent supporter nos absences : c'est une réflexion qu'on ne fait pas toute seule puisque ça nous prend 7j/7 et 24h/24. Mais après on le fait avec passion. Au final, oui, on peut dire que je suis fière de porter les couleurs féminines.
Sandra Impériale : Oui je ressens de la fierté, parce qu'on doit donner plus que les autres, sinon on serait beaucoup plus. Mais le combat sur l'égalité n'est pas du tout terminé. C'est aussi aux femmes de voir la place qu'elles ont, par exemple au sein de leur couple ou dans leur métier, et de savoir si elles en sont satisfaites ou non.
Envisagez-vous si vous êtes réélue de mener des projets contre le sexisme ?
Patricia Hélias : Oui car il y a la question d'être une femme dans l'espace public. Et des projets menés par Nantes que j'aimerais amener dans la commune. J'aimerais aussi mettre en avant les idées des femmes puisqu'elles sont toutes autant utiles, et que les hommes les acceptent.
Sandra Impériale : Oui, on essaye de mettre des portraits de femmes dans les magazines. Ma première adjointe, c'est une femme, et ça restera une femme si je suis réélue. J'ai choisi des femmes de caractère pour diriger avec moi. C'est notre attitude qui changera les choses. Mais la lutte contre le sexisme devrait être quelque chose d'inné et pas acquis : on ne devrait pas avoir besoin de mener des projets pour que la place des femmes soit légitime.
Avez-vous remarqué une différence de traitement ou de considération en étant une femme maire ?
Patricia Hélias : Non par vraiment. Les réactions peuvent être soit très agréables, soit très violentes mais dans la majorité des cas très respectueuses. En tous cas, à mon encontre personnelle, je n'ai jamais eu de critiques.
Sandra Impériale : Oui, oui, oui, dès fois je partais avec mon adjoint quelque part, et on me demandait si j'étais l'assistante. Ou quand j'étais embauchée j'étais collaboratrice, et je n'était pas secrétaire et on me disait que j'étais bien payée pour une secrétaire. Et puis dans un article de presse, ils vont décrire ma tenue, alors qu'on s'en fiche, est-ce que pour un homme, on va décrire son costume ? On détaille nos attributs physiques.
Avez-vous été victime d'actes sexistes durant votre mandat ?
Patricia Hélias : Personnellement non, donc je ne peux pas témoigner de cela.
Sandra Impériale : Oui, j'ai reçu des tags, il y a maintenant un mois, où l'on m'a traitée de noms d'oiseaux, ou encore de femme qu'on payerait pour faire l'amour.
Encourageriez-vous les jeunes filles à suivre votre parcours politique ?
Patricia Hélias : Tout à fait, oui. Je trouve que c'est primordial de suivre sa propre volonté.
Sandra Impériale : Je ne sais pas si je peux les encourager, mais si quand je leur parle je peux leur donner envie d'être importantes et de croire en elles, tant mieux.
Luna Larreur et Anaé Hardy