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Rassemblés autour d'un projet citoyen : la découverte de la vie municipale
De 2000 à 2026 : la longue marche des femmes vers le pouvoir local
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Réseaux sociaux : atouts ou risques pour les municipales ?
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ÉDITORIAL
Il y a une figure de la République dont on sous-estime souvent l’importance : celle du maire. Officier d’état civil, représentant de l’État, chef de l’exécutif municipal, animateur du conseil — le maire cumule des casquettes que bien peu d’élus portent avec autant d’immédiateté. Car tel est son paradoxe fondateur : il est à la fois l’élu le plus proche des citoyens et celui dont les responsabilités s’étendent des actes de naissance aux plans locaux d’urbanisme, de la sécurité des bâtiments scolaires à la signature des arrêtés de police. Nul autre mandat en France ne condense à ce point la responsabilité publique et la proximité humaine.
Mais la commune n’est pas qu’une simple subdivision administrative. Elle est, avant tout, un espace de vie partagée — et c’est précisément ce que ce numéro choisit d’explorer. Derrière les décisions du conseil municipal et les budgets parfois serrés, il y a des hommes et des femmes qui s’organisent, se mobilisent, construisent. Cependant, les capacités des mairies sont bien souvent limitées. C’est pour cela que des gens se mobilisent en associations, car elles constituent la colonne vertébrale invisible de la vie communale. Clubs sportifs, structures culturelles, réseaux d’entraide : elles font exister la communauté bien au-delà du périmètre de la mairie.
Mais que seraient les associations sans les infrastructures qui leur permettent d’exister ? Celles-ci ne sont jamais neutres. Chaque rond-point, chaque gymnase, chaque école rénovée, chaque piste cyclable traduit un choix politique, un arbitrage budgétaire, une vision spécifique du territoire, qui ne font pas toujours l’unanimité.
Vient ensuite une question qui ne devrait plus en être une : celle de la place des jeunes dans la vie politique municipale. Trop souvent inconsidérés, parfois consultés du bout des lèvres, les nouvelles générations aspirent à peser réellement sur les décisions qui façonnent leur territoire, afin de faire évoluer les choses sur des sujets précis.
Comme, par exemple, la parité, qui, elle, progresse — majoritairement dans les grandes agglomérations — mais qu’en est-il lorsque trouver un maire est déjà un problème ? Et ce, malgré les lois successives visant à féminiser les conseils municipaux.
Autant de sujets qui dessinent ce que devrait être une démocratie locale vivante.
Bonne lecture.
Flavien GUILLOTIN,
Lyam GLOAGUEN,
Enzo SALMON.
Une élection sans concurrence : peut-on parler de démocratie ?
Une seule liste démocratique : entre unité et questionnement démocratique.
Dans de nombreuses élections locales, il arrive qu’une seule liste se présente face aux électeurs. On parle alors d’« une seule liste démocratique ». Cette situation concerne surtout les petites communes rurales, où il est souvent difficile de constituer plusieurs équipes de candidats. Mais le phénomène touche aussi certaines villes plus importantes. Selon Le Parisien, en Île-de-France et dans l'Oise, par exemple, 89 communes de plus de 2.000 habitants n'ont qu'une seule liste en compétition.
Aujourd’hui le manque de liste électorale s’explique par le fait que toutes les communes doivent présenter des listes complètes et respecter la parité hommes-femmes.
Cependant elle s’explique aussi par le fait que l’engagement municipal est de plus en plus difficile avec notamment une charge de travail importante ainsi que de fortes attentes des habitants. Mais aussi par une montée des violences envers les maires, en effet en 2024 on compte 2 501 élus locaux agressés.
Cependant, l’absence de concurrence électorale peut poser problème. La démocratie repose en grande partie sur le débat d’idées, la confrontation de programmes et la possibilité pour les électeurs de choisir entre plusieurs visions. Lorsqu’une seule liste se présente, les citoyens ne trouvent pas l’utilité d’aller voter. Même si les élections restent formellement démocratiques, puisque les électeurs peuvent approuver ou rejeter la liste, l’absence d’alternative peut réduire l’intensité du débat public.
Pour maintenir une dynamique démocratique dans ce contexte, certaines actions peuvent être importantes : encourager la transparence du programme, organiser des consultations ou des débats publics, et permettre aux membres de participer activement aux décisions. Une liste unique peut ainsi rester démocratique si elle s’appuie sur une participation réelle et sur une représentation diverse des opinions.
En définitive, une seule liste démocratique n’est pas un problème en soi. Elle peut montrer une volonté d’unité et de coopération. Mais pour que la démocratie reste vivante, il est essentiel que cette unité n’empêche pas l’expression des différentes voix et le débat sur les choix collectifs.
Il est donc important de voter car cela permettra de valider démocratiquement la liste candidate mais aussi de mesurer le niveau de participation et de soutien.
De plus l’élection reste nécessaire afin de désigner les conseillers et former le conseil municipal.
Ilanah HUET,
Ethan FORTUN,
Mathilde BENOIT.
« S'engager, c'est améliorer la vie de sa commune »
À quelques semaines des élections municipales de 2026, Jérémy Malary, jeune tête de liste de Blain Nouvelle Énergie, a accepté de répondre à nos questions. Portrait d'un candidat qui croit en une démocratie locale plus ouverte, plus transparente et résolument participative, dans un contexte où la confiance envers les institutions s'érode.
À 20 ans passés, Jérémy Malary n’a pas attendu longtemps pour vouloir changer les choses. Tête de liste de Blain Nouvelle Énergie aux municipales de 2026, ce jeune engagé a choisi l’échelon communal comme terrain d’action. Un choix réfléchi et assumé.
« La commune est l’échelon politique le plus concret et le plus proche des habitants », explique-t-il. « C’est là que les décisions publiques se traduisent directement dans la vie quotidienne : les écoles, les espaces publics, la culture, la solidarité. » Pour lui, c’est aussi l’endroit où le dialogue avec les citoyens est le plus direct et où l’impact des décisions se mesure le plus rapidement.
Ce qui l’a poussé à franchir le pas ?
Un attachement profond à sa commune et la conviction que chacun peut contribuer à améliorer le quotidien collectif. « J’ai eu envie de passer du rôle d’observateur à celui d’acteur », confie-t-il, « en apportant de l’énergie, des idées et une volonté d’agir pour Blain. » Une démarche qui témoigne d’une vision de la politique loin des clichés : ni carriérisme ni idéologie rigide, mais un engagement ancré dans le concret et le local.
Une génération qui fait de la politique autrement
Pour Jérémy Malary, sa génération entretient un rapport fondamentalement différent à la politique. « Elle est moins attachée aux structures traditionnelles et davantage aux projets concrets », observe-t-il. L’engagement prend aujourd’hui d’autres formes : le milieu associatif, les mobilisations citoyennes, les initiatives locales. Une manière de participer à la vie publique sans nécessairement passer par les partis politiques classiques.
Mais cette nouvelle forme d’engagement s’accompagne d’une exigence accrue. Les jeunes attendent de leurs élus davantage de transparence et d’efficacité. Ils veulent voir des résultats, comprendre les décisions, être associés aux choix qui les concernent. « Il y a une volonté de participer, mais aussi une attente forte de transparence », résume le candidat.
L’âge, selon lui, n’est pas un obstacle mais une véritable ressource. « Il permet d’apporter de nouvelles perspectives et une certaine liberté dans la manière de faire de la politique. » Pour autant, Jérémy Malary se garde bien de tout clivage générationnel. Il défend au contraire une vision complémentaire : l’expérience des élus plus anciens, leur connaissance du territoire et des institutions, doit s’associer à l’énergie et aux méthodes nouvelles portées par les jeunes. « Une équipe municipale équilibrée doit savoir associer ces deux forces », insiste-t-il.
Vers une démocratie plus participative
Au cœur de son projet politique, Jérémy Malary place la participation citoyenne comme une priorité absolue. Son objectif est clair : dépasser la simple démocratie représentative pour construire une démocratie véritablement participative.
Concrètement, cela passe par des consultations régulières, des ateliers citoyens sur les grands projets de la commune et des conseils de quartier permettant à chaque habitant de s’exprimer directement sur les enjeux qui le concernent.
Parmi les outils qu’il souhaite mettre en place, le budget participatif occupe une place centrale. Ce dispositif, qui permet aux habitants de proposer et de voter pour des projets financés par la municipalité, est selon lui bien plus qu’un simple outil de gestion. « Un budget participatif renforce le sentiment d’appartenance et la confiance envers les institutions », souligne-t-il.
Mais le candidat est lucide sur les limites de ces dispositifs. Trop souvent, la participation citoyenne reste symbolique, sans réelle influence sur les décisions finales. Pour éviter cet écueil, il défend une approche exigeante : « Il faut être clair dès le départ sur la place de la participation dans la décision. Les habitants doivent savoir ce qui peut réellement être décidé avec eux. »
Reconstruire la confiance, commune par commune
Dans un pays où la défiance envers les institutions politiques atteint des niveaux préoccupants, Jérémy Malary est convaincu que c’est à l’échelon local que la confiance peut se reconstruire. « C’est le niveau où les citoyens peuvent voir concrètement les résultats de l’action publique et dialoguer directement avec leurs élus », rappelle-t-il.
Des permanences régulières, des réunions publiques de quartier, des rencontres thématiques : autant d’initiatives simples mais essentielles pour que chaque habitant se sente entendu et considéré. Cette proximité, il entend la cultiver au quotidien, bien au-delà des périodes électorales. Car pour lui, la démocratie ne se résume pas au vote tous les six ans : elle se vit, se pratique et s’entretient dans la durée. « La confiance se construit dans la durée, par la présence sur le terrain et l’écoute », résume-t-il sobrement.
Un message aux jeunes
Alors que l’abstention progresse et que la défiance envers les élus grandit, Jérémy Malary adresse un message clair à ceux qui hésitent encore à s’engager dans la vie publique : « Je leur dirais que la politique locale a besoin de leur énergie et de leurs idées », lance-t-il. Et de préciser aussitôt : « S’engager ne signifie pas forcément faire carrière en politique. Cela peut simplement être contribuer à améliorer la vie de sa commune. » Une invitation à reprendre sa place dans le jeu démocratique, car, comme il le conclut, « la démocratie fonctionne mieux lorsque chacun y prend part. »
Mael GLOTIN,
Clovis LEDUC,
Killian SENAND.
Réseaux sociaux : atouts ou risques pour les municipales ?
Aujourd’hui, les réseaux sociaux sont omniprésents dans les élections. Entre la publication d’informations, l’interaction avec les habitants et parfois les fake news, on peut se demander si les réseaux sociaux sont un atout ou un risque.
Nous avons eu la chance d’interviewer le nouveau maire de La Chapelle-Launay, Emmanuel Lemercier 45 ans . Quatre questions lui ont été posées, et il est important pour nous de vous partager ses réponses.
Comment faites-vous pour informer les habitants qui ne sont pas connectés ?
Il nous a répondu :
« Effectivement, les réseaux sociaux ne sont pas accessibles à tout le monde. C’est pour cela que nous avons quatre canaux de communication : la presse, les réunions publiques, les réseaux sociaux (Facebook et Instagram) et celui que nous utilisons le moins, le porte-à-porte. Cela nous permet d’informer tous les habitants de la commune de La Chapelle-Launay, où l’on trouve plusieurs tranches d’âge. »
Avant d’être élu, comment utilisiez-vous les réseaux sociaux pour parler de vos idées ou de votre campagne ?
Nous avons obtenu la réponse suivante :
« Dans ma liste, j’ai une personne en charge de la communication, mais nous nous mettons tous d’accord pour publier très régulièrement, à peu près tous les trois jours. Dans ces publications, nous présentions les candidats, nos idées par thème et notre parcours. Les habitants pouvaient ainsi nous suivre dans cette aventure. »
Pensez-vous que les réseaux sociaux peuvent créer un lien entre la mairie et les jeunes de votre commune ?
Voici la réponse du maire :
« Bien sûr. Pour moi, il est important de créer un lien entre la mairie et les jeunes. C’est aussi pour cela que nous utilisons les bons outils, car c’est un vrai moyen de les intéresser, pour qu’ils puissent s’investir et se sentir concernés par les projets que nous proposons. Notre but est qu’ils soient fiers de leur commune. La jeunesse est une richesse précieuse pour le futur de notre commune. »
Pour vous, les réseaux sociaux sont-ils un atout ou un risque dans les élections municipales ?
Il affirme que, pour lui, les réseaux sociaux sont un atout, mais qu’ils doivent rester dans le cadre d’une communication positive et transparente. Il ne faut surtout pas qu’ils servent à dénigrer les adversaires, sinon cela devient un risque.
Emmanuel Lemercier,
maire de La Chapelle Launay
Mais la cybermalveillance est un fait quand meme présent dans les municipalités : 28 % des maires on deja été victime une fois d'attaque sur les réseaux sociaux en 2025.
Les rumeurs, les fakes news, les incompréhensions sont toujours présentes dans les éléctions municipales et la suite des éléctions.
Des messages agressifs, des tensions font souvent surfaces dans les réseaux sociaux. Il faut savoir y réagir avec intelligence et ne pas rentrer dans le jeu de certaines personnes parfois malveillantes.
De plus gérer des comptes n'est pas facile ça demande du temps et de l'investissement. Ce qui pour certains maires rajoute une charge mental.
Il faut savoir trouver un juste milieu avec les réseaux sociaux et la vrai vie.
Certe les réseaux peuvent etre un atouts si ils sont bien utilisés et alimentés régulierment. Mais il ne faut pas négliger le vrai contact avec les habitans, avoir de réelles discussion avec eux et faire des rencontres pour crée un réel lien.
Le journal reste aussi un vrai moyen de communication pour des personnes qui ne sont pas actifs sur les réseaux sociaux.
Eloane MARTIN,
Léa CLANCHIER,
Colyne LEMERCIER.
Les jeunes, intéressés par la politique ?
Les jeunes ne fuient pas la politique : ils la vivent autrement.
Les jeunes, intéressés par la politique ?
À l’approche des élections municipales de 2026, nous nous sommes interrogés sur la place des jeunes dans la vie politique actuelle. En effet, on entend souvent dire que les jeunes seraient de moins en moins intéressés par la politique, voire complètement désengagés. Pour vérifier cette idée, nous avons réalisé un sondage auprès de 101 élèves de notre lycée.
L’objectif était de mieux comprendre leur rapport à la politique : suivent-ils l’actualité ? Se sentent-ils concernés ? Ont-ils envie de s’engager ?
Les résultats obtenus permettent d’apporter une réponse nuancée. En effet, plus de 50 % des élèves interrogés déclarent suivre l’actualité politique, au moins de temps en temps. Une partie d’entre eux affirme même s’y intéresser régulièrement. Cela montre que les jeunes ne sont pas totalement indifférents aux questions politiques. Ils s’informent, observent et cherchent à comprendre ce qui se passe dans leur pays et dans le monde.
Cependant, cet intérêt reste souvent superficiel et ne débouche pas forcément sur une réelle implication. Lorsque nous avons posé la question de l’engagement, les résultats sont très différents. Sur les 101 élèves interrogés, 75 affirment qu’ils ne souhaitent pas s’engager dans la vie politique, 22 répondent « oui, pourquoi pas » et seulement 4 déclarent être réellement intéressés.
Ces chiffres montrent un écart très important entre l’intérêt et l’engagement. Autrement dit, même si les jeunes s’informent, ils ne passent pas à l’action. Cela soulève donc une question essentielle : pourquoi cet écart ?
Mais comment expliquer ces résultats ? Les jeunes seraient-ils désintéressés par la politique ?
À première vue, on pourrait penser que les jeunes sont simplement désintéressés. Pourtant, les chiffres à l’échelle nationale montrent une réalité plus complexe. Selon l’INSEE, en 2022, seulement 37 % des électeurs ont participé à tous les tours des élections, contre près de 48 % en 2002. Cela montre une baisse générale de la participation politique en France. Mais ce phénomène touche particulièrement les jeunes.
En effet, près d’un quart des 18-29 ans (environ 23 à 25 %) n’ont voté à aucun tour des élections présidentielles et législatives de 2022. Cela signifie qu’une partie importante des jeunes ne participe pas du tout au processus électoral.
De plus, seulement 28 % des moins de 30 ans ont voté au second tour des élections législatives, contre 59 % des personnes âgées de 65 ans ou plus. L’écart est donc de 31 points, ce qui est très important. Cela montre que les jeunes participent beaucoup moins que les générations plus âgées.
Cependant, cela ne signifie pas qu’ils sont totalement désengagés. En réalité, les formes d’engagement évoluent. Beaucoup de jeunes préfèrent s’exprimer autrement : sur les réseaux sociaux, en participant à des manifestations, en signant des pétitions ou en soutenant des causes spécifiques comme l’environnement ou les droits sociaux.
Dans notre sondage, plusieurs élèves expliquent qu’ils s’intéressent à certains sujets, mais qu’ils ne se reconnaissent pas dans la politique traditionnelle. Ils peuvent avoir l’impression que les partis politiques ne représentent pas leurs idées ou que les responsables politiques ne prennent pas en compte leur opinion. Le manque de confiance joue également un rôle important. Certaines études montrent qu’une partie des jeunes ne fait pas confiance aux institutions politiques. Ce sentiment peut les décourager de participer, car ils ont l’impression que leur vote ou leur engagement ne changera pas grand-chose.
Les jeunes comprennent-ils réellement l’actualité politique, ou bien celle-ci leur paraît-elle trop complexe et inaccessible ?
Une autre explication possible concerne la compréhension de la politique. En effet, beaucoup de jeunes déclarent avoir du mal à comprendre certains sujets.La politique utilise souvent un vocabulaire technique et aborde des enjeux complexes (économie, lois, institutions…). Pour un lycéen, ces sujets peuvent paraître abstraits et difficiles à saisir. Cela peut créer une distance et limiter l’intérêt.Les chiffres montrent aussi que la participation dépend du type d’élection. Par exemple, en 2022, environ 67 % des jeunes ont voté au premier tour de l’élection présidentielle, mais leur participation chute fortement lors des élections législatives, avec seulement 28 % de participation au second tour.Cela signifie que plus l’élection est perçue comme importante ou compréhensible, plus les jeunes participent. À l’inverse, lorsque les enjeux sont moins clairs, ils ont tendance à se désengager.
Par ailleurs, les jeunes s’informent aujourd’hui principalement via les réseaux sociaux. Ces plateformes permettent un accès rapide à l’information, mais elles présentent aussi des limites. Les contenus sont souvent courts, simplifiés et parfois biaisés. Cela ne permet pas toujours de comprendre en profondeur les sujets politiques.
Dans notre sondage, certains élèves expliquent qu’ils ne suivent pas régulièrement l’actualité ou qu’ils ne prennent pas le temps de vérifier les informations. D’autres disent qu’ils se sentent « perdus » face à la quantité d’informations disponibles.
Cependant, malgré ces difficultés, les jeunes ne sont pas passifs. Beaucoup s’intéressent à des sujets qui les concernent directement, comme le réchauffement climatique, les inégalités ou encore l’éducation. Ils en parlent entre eux, débattent et expriment leurs opinions, même si cela ne passe pas forcément par des formes d’engagement traditionnelles. Donc, notre enquête et les données nationales montrent que les jeunes ne sont pas désintéressés par la politique. Plus de la moitié d’entre eux suivent l’actualité, mais très peu s’engagent réellement, comme le montre notre sondage avec seulement 4 élèves sur 101 prêts à s’impliquer.
Ce manque d’engagement peut s’expliquer par un manque de confiance, une difficulté à comprendre certains sujets ou encore un sentiment d’éloignement. De plus, les jeunes participent moins aux élections que les générations plus âgées.
Cependant, ils ne sont pas indifférents : leur manière de s’engager évolue, notamment à travers les réseaux sociaux ou des causes qui leur tiennent à cœur. Il est donc important de rendre la politique plus accessible afin de les impliquer davantage.
Louane BERNADET,
Lauryanne BAUCHET,
Sabine GREBONVAL,
Léa GENTILHOMME
Une jeunesse active, vecteur de démocratie
Souvent présentée comme distante de la politique marquée par un fort taux d’abstention, la jeunesse française n’est pourtant pas désengagée.
Souvent présentée comme distante de la politique marquée par un fort taux d’abstention, la jeunesse française n’est pourtant pas désengagée. Si le vote reste inégal, d’autres formes d’engagement progressent fortement.
Le vote, un droit largement reconnu mais peu exercé
L’INSEE souligne que près de 100 % des 18-24 ans sont inscrits sur les listes électorales grâce à l’inscription automatique. Pourtant, lors des élections nationales de 2022, les moins de 30 ans ont été les plus abstentionnistes.
Cette faible participation ne traduit pas un rejet de la démocratie, mais une méfiance envers les institutions. Aux européennes de 2019, 58 % des 18-24 ans se sont abstenus, jugeant les propositions sur l’emploi, le climat et l’éducation trop éloignées de leurs préoccupations.
Le service civique, un engagement en forte progression
Le baromètre 2024 de l’Agence du Service Civique souligne également une forte adhésion : 91 % des jeunes connaissent le dispositif, et 92 % de ces jeunes en ont une image positive. Parmi ceux qui ne l’ont pas encore effectué, près de deux jeunes sur trois se disent intéressés, preuve d’un attachement fort aux valeurs de solidarité et d’utilité sociale pour ainsi participer activement à la démocratie au sein d’une commune.
Des formes d’engagement plus diversifiées
Le Baromètre jeunesse et engagement de l’INJEP confirme cette évolution. Environ 30 % des 15-30 ans déclarent pratiquer le bénévolat associatif, tandis qu’un nombre croissant participe à des actions citoyennes comme les pétitions, les mobilisations collectives ou les débats publics, souvent en ligne.
Ces jeunes privilégient un engagement concret et direct, centré sur des causes comme l’environnement, la justice sociale ou l’égalité. Par exemple l’association « Les Engagés Nantes » a pour objectif de valoriser l’engagement citoyen et sensibilise les jeunes aux enjeux publics. Leur abstention ne reflète pas un désintérêt pour la démocratie, mais une recherche de nouvelles formes de participation.
Une démocratie à réinventer avec la jeunesse
Loin d’être indifférents, les jeunes apparaissent comme des citoyens engagés autrement. Si le vote reste un pilier central de la démocratie, les analyses de l’INSEE et de l’INJEP révèlent une jeunesse active et volontaire, attachée aux valeurs républicaines.
En reconnaissant et en valorisant durablement ces nouvelles formes d’engagement et d’action , elle peut se renouveler et se consolider dans le temps.
Inès ROY COFFINET,
Aline AFFRET,
Marine SPITAELS--SEROT
Malville : des associations indispensables
Malville possède une vie associative dynamique avec plus de 40 associations, dont six sportives. On y trouve par exemple des activités comme le multisport pour enfants, le tai-chi et le qi gong, le badminton, le volley-ball, le basket, le vélo/VTT, ainsi que le yoga et le bien-être.
De plus, la commune compte plusieurs clubs sportifs, tels que le tennis, le cyclisme, le motocross et le fitness/CrossFit, notamment au sein de la salle CrossFit Rising Phoenix.
Ces clubs et associations utilisent régulièrement les installations sportives de la commune, comme le complexe Serge Plée. Celui-ci comprend différentes salles, dont la salle Agora, la salle Pénélope et la salle Athéna.
Aux alentours, on trouve également un terrain de football, un terrain de basket et un terrain de tennis.
Les points positifs
Nous trouvons positif qu’il y ait des associations sportives à Malville, car elles apportent de nombreux bénéfices. Elles rendent la commune plus dynamique et plus attractive.
Le sport favorise également les rencontres et permet notamment aux jeunes de s’occuper de manière constructive. Il encourage la solidarité et l’entraide entre les habitants.
De plus, ces associations ont un impact très positif sur la santé physique et mentale : la pratique sportive aide à réduire le stress et à renforcer la confiance en soi.
La maire et ses projets pour le sport
Récemment, Martine Lejeune a été réélue maire de Malville. Elle souhaite continuer à soutenir les associations sportives de la commune. Elle les considère comme essentielles pour le bien-être et la santé mentale des habitants, ainsi que pour le renforcement du lien social.
Elle souhaite également améliorer les équipements sportifs de manière responsable et encourager davantage de personnes à participer aux activités proposées.
Elisa THOMAS,
Anne-lou DAVID,
Pauline YAKOVENKO
Les associations : des actrices au cœur de la démocratie
Quels rôles ont les associations dans une commune, c’est la question que nous nous sommes posée.
« Elles sont le tissu social de la commune et ont des liens directs entre les citoyens et les élus », souligne un sondé. Cette phrase illustre parfaitement le rôle que peuvent jouer les associations dans la vie démocratique. Pour expliquer cela, nous avons réalisé un sondage dans notre lycée pour comprendre comment les lycéens et le personnel perçoivent le lien entre associations et démocratie.
Un intérêt associatif fort
Plus de la moitié des personnes interrogées ont déclaré faire partie d’une association, ce qui montre que l’engagement associatif est très présent chez les jeunes mais aussi chez les adultes, que ce soit dans des associations sportives, culturelles, solidaires…
Dans le détail, 51 % sont de simples pratiquants, ce qui indique que la majorité ne s’engage pas dans la vie de l’association, par manque de temps, par exemple. 42 % sont bénévoles, traduisant une vraie volonté de s’impliquer dans l’organisation des événements ou dans des actions solidaires. Et 7 % font partie du bureau, montrant que quelques-uns prennent des responsabilités importantes pour gérer les clubs et coordonner les activités.
À la question « Les associations participent-elles à la vie démocratique ? », 55 % ont répondu oui, révélant que plus de la moitié voit les associations comme des espaces où l’on peut s’exprimer et décider collectivement. Tandis que 34 % ne perçoivent pas ce rôle démocratique, ce qui montre qu’une partie des sondés n’a pas encore compris le lien entre engagement associatif et citoyenneté.
Ce sondage montre donc un intérêt associatif fort et souligne l’importance de mieux expliquer au jeunes comment les associations contribuent à la vie démocratique.
Twirling bâton et démocratie
Nous avons trouvé un intérêt à échanger avec Manon Bricaud, présidente de l'association du club de twirling bâton de Savenay. Elle nous partage le fonctionnement de l'association en lien avec démocratie
Nous savons que les élections municipales sont très proches, est-ce quelque chose que vous attendez ou au contraire redoutez ?
Ce n'est pas un événement que nous redoutons car l'élection d'un nouveau maire n'a pas d'impact sur le bon fonctionnement de notre club.
Quels liens entretenez-vous avec la municipalité ?
Nous travaillons en lien avec la municipalité, notamment pour la gestion et la mise à disposition des locaux, par exemple pour réserver une salle lors d'un événement en particulier. Nous bénéficions également d'une subvention annuelle de la mairie pour laquelle nous devons en contrepartie participer au forum des associations. Par ailleurs, la municipalité nous soutient en fournissant le matériel nécessaire pour nos événements tel que les tables, les chaises, la décoration... Ils peuvent aussi intervenir pour gérer d'éventuels imprévus liés aux installations sportives.
Lorsque nous avons interrogé les lycéens, 7 % d'entre eux ont déclaré être membre d'un bureau associatif, pouvez-vous nous expliquer son fonctionnement et le rôle de chacun ?
Trois rôles sont obligatoires dans toute association depuis la loi de 1901. Le président est le représentant du club auprès de la fédération sportive, des athlètes et de leurs parents. Il assure l’organisation générale du club en convoquant les assemblées générales et les conseils d’administration. Il supervise également les événements de la saison et veille au bon fonctionnement administratif, notamment au respect des statuts et à l’application des décisions prises. Enfin, il joue un rôle de manager en coordonnant son équipe, en répartissant les tâches et en faisant le lien entre les différents pôles.
Et le trésorier ainsi que le secrétaire...
Oui, le trésorier est lui responsable de la gestion des comptes, tandis que le secrétaire rédige les comptes rendus des conseils d’administration et assure la communication, à la fois au sein du club et avec la fédération ainsi que les partenaires. Pour garantir le bon fonctionnement du club, d’autres rôles facultatifs, mais complémentaires ont également été mis en place, comme la vice-présidence, un responsable du covoiturage pour les compétitions, un responsable du matériel ou encore des postes dédiés à l’organisation du gala.
En quoi ce fonctionnement vous semble-t-il important pour la démocratie ?
Il permet d’éviter qu’une seule personne dirige l’ensemble du club. Les décisions sont prises par vote à main levée, ce qui offre à chacun la possibilité d’exprimer son avis et de participer aux choix collectifs.
Et donc ?
Grâce à ce témoignage et au sondage, on remarque en effet que les associations jouent un rôle majeur dans la vie démocratique de la commune.
Inès DELESTRE,
Lilwenn GAUDICHON,
Gaëllane LILLETTE,
Mélaine NICOLAS
La fibre presque généralisée à Malville
La commune de Malville poursuit son développement numérique avec le déploiement de la fibre optique. Cette technologie, qui permet un accès à Internet très haut débit grâce à des câbles transportant la lumière, remplace progressivement l’ancien réseau ADSL, devenu moins performant.
Aujourd’hui, la situation est très avancée. Selon les données de l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (ARCEP), environ 98 % des logements de la commune sont raccordés à la fibre, soit 1 750 locaux sur 1 786. Cela signifie que la grande majorité des habitants peut désormais bénéficier d’une connexion très haut débit, adaptée aux usages actuels comme le télétravail ou le streaming.
Le déploiement de la fibre à Malville s’inscrit dans un réseau d’initiative publique. Il est notamment porté par Fibre44 et Loire-Atlantique Numérique, qui ont pour mission d’équiper les zones blanches. Leur intervention est essentielle, car les opérateurs privés privilégient généralement les grandes villes, car cela est plus rentable. Grâce à ces investissements publics, la commune a pu rattraper son retard en matière d’infrastructures numériques.
La progression de la fibre a été rapide ces dernières années. Toutefois, certaines statistiques peuvent montrer de légères variations d’un trimestre à l’autre. Cela ne signifie pas un recul du réseau, mais s’explique par l’augmentation du nombre total de logements. En effet, lorsque de nouvelles habitations sont construites, elles ne sont pas immédiatement raccordées, ce qui peut faire temporairement baisser le pourcentage de couverture.
Parallèlement, l’ancien réseau ADSL est en voie de disparition. À Malville, la commercialisation de cette technologie a été arrêtée au début de l’année 2026 selon finadsl.fr. Cela marque une étape importante dans la modernisation du territoire. Bientôt, la fibre optique deviendra le principal moyen d’accès à Internet pour l’ensemble des habitants.
L’arrivée de la fibre représente un véritable progrès pour la commune. Elle permet d’améliorer le confort numérique des habitants, mais aussi de renforcer l’attractivité du territoire. Dans un contexte où les usages numériques occupent une place croissante, disposer d’un accès performant à Internet constitue désormais un enjeu essentiel pour le développement local.
Victor BRINET--CUNY,
Louise BRUN,
Zoan GAUTIER-PICHON.
Quelle place pour les femmes en politique ?
À Savenay, les municipales 2026 ont posé la question de la place des femmes.
En mars 2026, ont eu lieu les élections municipales dans toute la France, y compris à Savenay. Ces élections permettent aux habitants de choisir les conseillers municipaux et le maire de leur commune. Les décisions prises par la municipalité concernent directement la vie quotidienne : l’aménagement de la ville, les écoles, les transports ou encore les activités culturelles et sportives, et bien d’autres encore ! Mais une question reste importante : les femmes arrivent-elles vraiment à imposer leurs idées dans un monde politique encore majoritairement masculin ?
Plus de femmes conseillères
En France, la place des femmes en politique a progressé grâce aux lois sur la parité. Dans les communes de plus de 1 000 habitants, comme Savenay, les listes de candidats doivent présenter autant de femmes que d’hommes. Cela a permis d’augmenter la présence des femmes dans les conseils municipaux. Aujourd’hui, les femmes représentent environ 42 % des conseillers municipaux en France.
Pas encore assez de maires !
Cependant, même si les femmes sont de plus en plus présentes dans les conseils municipaux, elles restent moins nombreuses aux postes les plus importants. Par exemple, seulement environ 20 % des maires en France sont des femmes. Cela montre que l’égalité n’est pas encore totalement atteinte. Les femmes peuvent parfois rencontrer plus de difficultés pour accéder à des responsabilités politiques, notamment à cause du manque de soutien, de visibilité ou de temps pour s’engager en politique.
Municipales 2026 : un test !
À Savenay, comme dans beaucoup de communes, les municipales de 2026 auront donc été un moment important pour observer la place des femmes dans la vie politique locale. Les habitantes qui souhaitent s’engager peuvent apporter de nouvelles idées et participer aux décisions qui concernent la ville. Leur présence est essentielle pour représenter l’ensemble de la population et pour enrichir les débats politiques.
Même si des progrès ont été réalisés, la question de l’égalité entre les femmes et les hommes en politique reste un sujet important. Les élections municipales de 2026 ont constitué une nouvelle étape pour permettre aux femmes de faire entendre leurs idées et de jouer un rôle encore plus important dans la gestion de leur commune.
Nous verrons, à Savenay, à l’issue du conseil municipal, combien de femmes ont obtenu des postes à responsabilité (adjointes au maire ou — on ne sait jamais ! — maire !).
Malgré des progrès, les femmes représentent environ 42 % des conseillers municipaux, mais seulement 20 % des maires et environ 25 % des têtes de liste après les municipales de 2026. L’égalité en politique n’est donc pas encore atteinte et reste un objectif à poursuivre.
Mathéa OUAIRY,
Rose TERRIENNE.
Municipales 2026 : les femmes encore minoritaires à la tête des communes
La place des femmes en politique locale interroge. Si la parité est aujourd’hui imposée sur les listes électorales, elle ne garantit pas une égalité dans l’accès aux postes de pouvoir.
Municipales 2026 : pourquoi les femmes restent minoritaires parmi les maires ?
La question de la place des femmes en politique locale revient au centre du débat. Malgré les avancées liées aux lois sur la parité, les femmes restent encore peu nombreuses à occuper la fonction de maire. Une situation qui pourrait évoluer, mais lentement.
Pourquoi les femmes restent-elles minoritaires ?
Depuis plusieurs années, la présence des femmes en politique a progressé. Dans les conseils municipaux, la parité est presque atteinte grâce aux lois imposant un équilibre entre femmes et hommes sur les listes électorales.
Cependant, cette évolution ne se retrouve pas à tous les niveaux. En France, environ 20 % des maires sont des femmes, ce qui montre que l’accès aux postes les plus importants reste inégalement réparti.
Selon Vie publique et le ministère de l’Intérieur, cet écart s’explique en partie par le fonctionnement des élections municipales.
Plusieurs raisons expliquent pourquoi les femmes restent encore minoritaires à la tête des communes. D’abord, les têtes de liste, qui deviennent généralement maires, sont encore majoritairement des hommes. Ensuite, certains freins persistent, comme les stéréotypes ou les difficultés à s’engager en politique, particulièrement dans certaines communes.
Une parité encadrée mais imparfaite
Lors des élections municipales, les citoyens ne votent pas directement pour un maire, mais pour une liste de candidats. Ces listes doivent respecter la parité, avec autant de femmes que d’hommes et une alternance entre les deux.
Cependant, cette règle ne suffit pas à garantir une véritable égalité. La tête de liste, qui devient généralement maire, reste encore majoritairement masculine. De plus, c’est le conseil municipal qui élit le maire après les élections.
C’est pourquoi, même avec des listes équilibrées, les femmes accèdent moins souvent à la fonction de maire, comme le rappelle Service-Public.fr.
À Malville, une situation qui confirme ce constat
À l’échelle locale, certaines communes montrent des évolutions. À Malville, la maire actuelle, Martine Lejeune, a été élue dès le premier tour des élections municipales avec plus de 50 % des voix.
Elle dirige aujourd’hui une équipe municipale composée d’hommes et de femmes, dont plusieurs occupent des postes à responsabilité. Cette organisation montre que la parité progresse dans les conseils municipaux.
Cependant, cette situation reste encore minoritaire à l’échelle nationale. Lors des précédentes élections, d’autres femmes étaient également candidates sans parvenir à être élues. Cela montre aussi que les femmes sont de plus en plus présentes en politique locale, mais accèdent encore moins souvent aux postes de direction.
Un enjeu concret pour la vie locale
Les décisions prises par les maires influencent directement le quotidien des habitants : écoles, transports, équipements sportifs, projets culturels ou environnementaux.
Même sans droit de vote, les jeunes sont concernés par ces choix. Comprendre qui prend les décisions et comment les élus sont représentés permet de mieux saisir le fonctionnement de la démocratie locale.
Malgré des progrès importants, les femmes restent encore minoritaires à la tête des communes. Les élections municipales de 2026 seront donc un moment clé pour observer si cette situation évolue vers une représentation plus équilibrée entre femmes et hommes.
Louis GUILLET,
Sacha PORRET
De 2000 à 2026 : la longue marche des femmes vers le pouvoir local
Les lois et réformes pour l’application d’un modèle paritaire
Au XXᵉ siècle, la France est toujours « la patrie des droits de l’homme », alors même que les assemblées demeurent massivement masculines par rapport à d’autres pays européens. Il existe ainsi un profond paradoxe entre la grande démocratie française et la faible représentation des femmes en politique.
En effet, après l’obtention du droit de vote en 1944, les femmes restent très minoritaires dans les assemblées élues pendant des décennies (quelques pourcents seulement au niveau national et local jusque dans les années 1980-1990).
On observe cependant, depuis 2000, une nette évolution portée par une quête d’égalité dans les assemblées, notamment à l’échelle communale, avec de nombreuses nouvelles lois et réformes.
La première de ces lois marquantes pour la parité est celle du 6 juin 2000 « tendant à favoriser l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives ». Elle impose des listes paritaires avec alternance femme/homme pour les scrutins de liste, mais uniquement lors des élections municipales dans les communes de plus de 3 500 habitants.
Ces premières lois ont des effets, mais sont jugées insuffisantes. Des contournements restent possibles : la parité ne concerne pas toutes les communes, et la loi ne s’applique qu’aux municipales dans les communes de plus de 3 500 habitants.
Ainsi, en 2013, cette alternance stricte homme/femme sur les listes municipales est étendue aux communes dès 1 000 habitants.
L’apogée de cette série de lois en faveur de la parité est la loi n° 2025-444 du 21 mai 2025, qui entre en application lors des municipales de mars 2026. Elle assure la généralisation du scrutin de liste paritaire à toutes les communes, à la suite du constat que les petites communes restaient un angle mort de la parité et que la présence des femmes y stagnait.
Les municipales de 2026 marquent donc un nouveau tournant dans l’histoire de la démocratie locale française et de la parité en politique.
Entre féminisation progressive et disparités territoriales
Depuis les années 2000, la place des femmes dans les conseils municipaux a connu une progression importante en France. Cette évolution s’explique notamment par les différentes réformes sur la parité citées ci-dessus.
Au début du XXIᵉ siècle, les femmes restent encore minoritaires dans les conseils municipaux. Lors des élections municipales de 2001, elles représentent environ 33 % des conseillers municipaux. Même si ce chiffre marque déjà une amélioration par rapport aux années précédentes, les hommes occupent encore largement la majorité des sièges.
Au fil des élections, la proportion de femmes élues augmente progressivement. Lors des élections municipales de 2014 puis de 2020, la part des femmes continue de progresser pour atteindre environ 42 % des conseillers municipaux en France. Cette évolution montre que la représentation des femmes dans les conseils municipaux se rapproche progressivement de l’égalité, même si la parité complète n’est pas encore totalement atteinte.
Cependant, cette progression varie fortement selon la taille des communes. Dans les grandes villes et les communes de plus de 1 000 habitants, la proportion de femmes est généralement plus élevée. Les listes de candidats sont plus structurées et les règles de parité y sont appliquées plus strictement depuis plusieurs années. Dans certaines grandes communes, les conseils municipaux sont aujourd’hui presque parfaitement paritaires.
À l’inverse, dans les petites communes rurales, la proportion de femmes élues reste souvent plus faible. Dans celles-ci, il a longtemps été plus difficile d’imposer des règles de parité et de constituer des listes équilibrées entre hommes et femmes.
La fonction de maire :
limite de la parité
Cependant, l’équilibre des listes ne signifie pas qu’il y a autant de maires hommes que de maires femmes. La fonction de maire demeure le niveau où la parité est la plus difficile à atteindre.
En 2001, après la première application des lois sur la parité, la part de femmes maires passe d’environ 7,5 % à 10,8 %. Jusqu’en 2020, la progression est réelle mais lente : on atteint autour de 20 % de femmes maires, soit 6 913 communes dirigées par une femme. Autrement dit, quatre maires sur cinq restent des hommes.
Ces chiffres révèlent les limites des lois sur la parité. Les listes municipales doivent être paritaires, mais rien n’oblige à présenter une femme en tête de liste. Résultat : les conseils municipaux se rapprochent de la parité, mais la fonction de maire demeure largement masculine.
Ainsi, le seul cadre législatif semble insuffisant pour garantir une égalité réelle. Si les lois imposent des chiffres, elles ne lèvent pas les freins invisibles liés aux normes sociales : le poids de la vie familiale et les exigences professionnelles pèsent encore lourdement sur l’engagement des citoyennes.
Il nous appartient désormais de tracer de nouvelles voies pour que la parité devienne une réalité concrète, tant dans les conseils municipaux que dans la fonction de maire.
Lou-Ann VALLAIS,
Lilian BUTEAU,
Alice FONTENEAU.
Petites communes : pourquoi il y a si peu de femmes avant la loi ?
Pendant de nombreuses années, les femmes ont été peu présentes en politique, un domaine longtemps réservé aux hommes.
Lois sur la parité
Avant les lois sur la parité, les femmes étaient peu présentes lors des élections municipales, et encore moins dans les petites communes. Elles ont obtenu le droit de vote en 1944, alors que les hommes pouvaient voter bien avant. Même si elles peuvent désormais participer aux élections, elles sont restées longtemps minoritaires dans la vie politique.
Causes de cette inégalité
Cette situation s’explique par plusieurs raisons. D’abord, pendant longtemps, la société considérait que la politique était un domaine réservé aux hommes, tandis que les femmes devaient principalement s’occuper de la famille. De plus, comme elles ont obtenu leurs droits tardivement, elles ont mis du temps à s’engager en politique et à être élues.
Des difficultés plus marquées dans les petites communes
Dans les petites communes, la situation est encore plus marquée. Les réseaux locaux sont souvent masculins et les habitudes sont difficiles à changer. Les femmes sont moins encouragées à se présenter et manquent parfois de modèles. Certains disent même qu’on « ne trouve pas de femmes », ce qui montre que les mentalités évoluent lentement.
Mise en place des lois sur la parité
Pour améliorer cette situation, la réforme constitutionnelle de 1999 et les lois de 2000 ont été adoptées. Elles imposent une présence équilibrée de femmes et d’hommes sur les listes électorales dans les communes de plus de 1 000 habitants, ce qui favorise une meilleure représentation des femmes.
Une évolution progressive
On peut observer une évolution au fil du temps. Par exemple, dans la commune de Nantes, seulement 27 % des élus étaient des femmes il y a quelques années, alors qu’aujourd’hui elles représentent une part bien plus importante. Dans les Pays de la Loire, les femmes représentent désormais environ 46 % des élus municipaux.
Une augmentation du nombre de femmes maires
Le nombre de femmes maires a également augmenté : en 2001, seulement 11 % des maires étaient des femmes, contre environ 25 % aujourd’hui. Par ailleurs, dès 2004, les femmes représentaient déjà 41,3 % des élus locaux, ce qui montre une progression continue.
Des inégalités encore présentes
Ainsi, même si la situation s’améliore grâce aux lois et à l’évolution des mentalités, des inégalités persistent encore, notamment dans les petites communes.
Zoé MALBOEUF,
Chloé LECHAT.
Parité dans les petites communes
Comment Quilly et Le Temple De Bretagne font-ils pour respecter la parité en 2026 ?
Le mode de scrutin utilisé pour les élections municipales est un scrutin majoritaire avec prime à la liste, et non strictement proportionnel. C’est-à-dire que lors des résultats, si une liste obtient 50 % ou plus des voix, elle reçoit d’ores et déjà la moitié des sièges. Le reste des sièges est réparti proportionnellement entre toutes les listes selon le pourcentage de voix obtenu.
Comment se déroule les tours au municipal ?
Pour les communes où aucune liste n’a atteint la majorité absolue (50 % des voix), un second tour est organisé. Seules les listes ayant obtenu au moins 10 % des voix peuvent y participer. Des alliances entre listes peuvent également se former, créant un front commun.
Cela se voit surtout dans les grandes villes, comme à Nantes, où la liste socialiste de la maire sortante Johanna Roland s’est alliée avec la liste LFI pour faire barrage à la droite. On retrouve également ce type d’alliance à Paris, avec la liste de Rachida Dati en accord avec celle de Pierre-Yves Bournazel, formant un front républicain visant à faire basculer la capitale à droite.
Les petites communes ont-elles respectées la parité au sein de leurs listes électorales ?
Au Temple-de-Bretagne, la plus petite commune de Loire-Atlantique, deux listes se sont affrontées pour conquérir la mairie. La liste d’opposition de Philippe Bouin, avec une parité respectée (10 hommes et 9 femmes), a obtenu 2 des 19 sièges. La liste du maire sortant, Pascal Martin, également paritaire (11 hommes et 10 femmes), a remporté 17 sièges avec 74,69 % des voix.
À Quilly, les listes municipales présidées par la maire sortante Valérie Gautier et par l’opposition de Charles Caro ont participé aux municipales de 2026. Les deux listes respectaient la parité : 10 hommes et 10 femmes pour chacune. La liste de Charles Caro a remporté la commune de 1 541 habitants avec 54,56 % des voix, obtenant 15 sièges sur 19. La liste sortante n’a conservé que 4 sièges.
Timothé GOUARD,
Timéo BARBIER,
Alexis BAUCHET
Abstention des jeunes : un enjeu toujours préoccupant lors des municipales de 2026
Une participation en baisse chez les jeunes
À l’approche des élections municipales de 2026, la participation des jeunes inquiètait. En effet, lors des municipales de 2020, environ 72 % des jeunes âgés de 18 à 30 ans n’avaient pas voté. Même si les jeunes du lycée Saint-François d'Assise ont majoritairement voté, avec un taux d’abstention de 20 %, à l’échelle nationale cette inquiétude se confirme. Selon les chiffres publiés le 15 mars 2026 par Public Sénat, 56 % des 18-24 ans et 60 % des 25-34 ans ne se sont pas rendus aux urnes lors du premier tour. Pourtant, cette tranche d’âge représente une part importante de la population, ce qui rend cette situation préoccupante pour la vie démocratique.
Différentes raisons
Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette situation. D’après le journal Ouest-France du 5 février 2026, certains jeunes ne vivent pas dans la commune où ils sont inscrits sur les listes électorales. Selon l’INSEE, environ 7,7 millions de personnes sont concernées par ce problème appelé « mal-inscription ». La distance peut donc empêcher certains électeurs de se déplacer pour voter.
D’autres jeunes trouvent que les démarches administratives sont compliquées ou qu’ils manquent d’informations pour s’inscrire. Toujours selon les jeunes du lycée Saint-François d'Assise, certains manquent de temps pour se rendre aux urnes ou n’ont pas d’intérêt pour la politique.
Certains ne se sentent pas concernés par les élections municipales. De plus, il leur est parfois difficile de s’identifier aux candidats : la politique locale est souvent représentée par des personnes plus âgées.
D’après l’article de France 3 Régional Centre-Val de Loire du 8 mars 2026, en 2020, seulement 4 % des maires avaient moins de 40 ans. Les jeunes peuvent alors avoir l’impression que leurs préoccupations ne sont pas suffisamment prises en compte.
Conséquences
Cette abstention peut avoir plusieurs conséquences pour l’avenir. Les sujets qui concernent les jeunes, comme le logement, l’emploi ou les loisirs, risquent d’être moins présents dans les programmes des candidats.
En effet, ceux-ci vont davantage se concentrer sur les électeurs qui votent.
De plus, les jeunes participent moins au débat public alors qu’ils représentent une part importante de la population. Enfin, une faible participation peut affaiblir la démocratie locale.
Solutions pour améliorer cette situation
Pour encourager les jeunes à voter lors des prochains scrutins, plusieurs solutions existent. Le vote par procuration peut permettre de voter même lorsqu’on est éloigné de son lieu de vote.
Il serait également utile de mieux informer les jeunes sur les programmes des candidats et sur leur rôle dans le processus électoral.
Les réseaux sociaux pourraient être utilisés pour toucher davantage de jeunes électeurs.
Enfin, simplifier l’inscription sur les listes électorales pourrait encourager une plus grande participation. Pour les prochaines élections, il pourrait également être intéressant de développer le vote en ligne.
Cléo TRICAUD,
Eugénie CADIO
Prinquiau, petite commune aux grandes idées
La culture à Prinquiau : un territoire rural vibrant
Derrière ses paysages entre Loire et bocage, la vie culturelle y est bien présente et constitue un véritable moteur de lien social. Animations municipales, tissu associatif dynamique, festivals et rencontres intergénérationnelles rythment l’année et montrent qu’en milieu rural aussi, la culture est une affaire collective
Un tissu associatif au cœur de l’animation locale
À Prinquiau, la culture passe d’abord par les associations, nombreuses à proposer des activités artistiques et d’expression. L’Amicale laïque de Prinquiau, par exemple, offre des ateliers variés allant de la chorale à la peinture, du théâtre à la couture ou au scrapbooking. Ces propositions permettent aux habitants de tous âges de pratiquer une activité, de se former et de se rencontrer régulièrement, sans devoir se rendre dans les grandes villes voisines.
D’autres associations organisent des événements plus ponctuels, comme des repas et après‑midi dansants ou des concours de pétanque, qui mêlent convivialité et animation culturelle. Ces rendez‑vous, souvent portés par des bénévoles, contribuent à maintenir un fort sentiment d’appartenance à la commune.
Des rendez‑vous pour tous les âges : médiathèque, jeux, lectures
La vie culturelle de Prinquiau se décline également au fil d’animations plus régulières, souvent relayées sur l’agenda communal et les plateformes locales. On y trouve par exemple des séances « Bébés bouquineurs », destinées aux tout‑petits, ou encore des moments de jeux partagés avec « Y’a pas d’âge pour jouer », qui réunissent enfants, parents et grands‑parents autour d’activités ludiques. Ces actions participent à une éducation culturelle précoce et favorisent les échanges entre générations.
Des expositions de peintures, des lectures de contes, des ateliers et des conférences complètent ponctuellement l’offre, en particulier dans le cadre des programmations culturelles du territoire Estuaire et Sillon. Ainsi, la culture ne se limite pas à quelques grands événements, mais s’inscrit dans le quotidien des habitants.
Un festival de musique emblématique : Vibra’Sillon
Parmi les temps forts de l’année, le festival Vibra’Sillon occupe une place particulière. Porté par l’association Prinquiau Musik, ce festival organisé au domaine de l’Escurays propose une programmation musicale variée, familiale et accessible à tous, avec une entrée à prix libre. L’événement, qui en est à sa onzième édition, en 2026, est devenu un rendez‑vous incontournable pour les amateurs de musique de la région Estuaire et Sillon.
Au‑delà des concerts, Vibra’Sillon participe à faire connaître la commune, attire des visiteurs extérieurs et offre une vitrine au dynamisme culturel local. Il illustre aussi la capacité d’une petite commune à porter un projet ambitieux, grâce à l’engagement des associations et au soutien des partenaires institutionnels.Le festival Vibra’Sillon
Chaque année, il y a le festival de musique Vibra’Sillon à Prinquiau. Il a lieu au domaine de l’Escurays. On y trouve des concerts, à manger et plusieurs animations. L’entrée est à prix libre, chacun donne ce qu’il veux. Ce festival attire beaucoup de gens et fait connaître la ville. Les jeunes aiment y aller pour écouter de la musique et voir des groupes.
Des animations toute l’année
Pendant toute l’année, il y a d’autres animations : lectures pour les petits, jeux, repas dansant, lotos et activités nature. La mairie mets ces évènements sur l’agenda en ligne.Ces moments sont important car ils créé du lien entre les personnes de différents âges. À Prinquiau, la culture se vit surtout dans ces moments simple, près de chez soi.
Un agenda bien rempli grâce aux outils numériques
Si la commune reste de taille modeste, son agenda culturel est désormais facilement accessible en ligne. Des plateformes comme Intramuros, eTerritoire, Alentoor ou encore des sites d’agenda de sorties recensent les événements organisés à Prinquiau : permanences associatives, collectes solidaires, animations jeunesse, festivals ou expositions. Ces outils permettent aux habitants de mieux s’informer et aux organisateurs de toucher un public plus large.
En parallèle, le site de la mairie relaie les informations principales sur la vie locale, les associations et les manifestations, renforçant la visibilité des initiatives culturelles. Grâce à cette complémentarité entre terrain et numérique, Prinquiau parvient à maintenir une offre culturelle vivante et accessible.
La vie culturel à Prinquiau
Prinquiau est une petite ville de Loire Atlantique. La culture est importante pour les habitants. Ils peuvent faire des activités grâce aux associations, à la mairie et au festival Vibra’Sillon. Les activités pour les jeunes et les familles. Pour les jeunes de 10 à 17 ans, l’Association Loisirs Jeunesse organise des activités pendant les vacances, le mercredi et le samedi. Les ados font des sorties et des projets ensemble. Pour les plus petits, le centre de loisir « Les Marsus » propose des jeux, du dessin, de la peinture et des sorties. Sa permet aux enfants de s’amuser et d’être créatif.
Youen BENOIS,
Soen NIEDZWIEDZ
Petite commune, grands enjeux…
Le choix des infrastructures fait partie intégrante de la vie communale. Ce sont des décisions essentielles au bon fonctionnement et au bien-être de ses habitants.
Afin de comprendre comment les communes locales arrivent à se développer lorsque les ressources sont parfois restreintes et que les contraintes sont importantes, nous avons interrogé le maire de Prinquiau, Jean-Pierre Blanc. Il nous a permis de découvrir comment la mairie parvient à gérer les infrastructures.
Tout d’abord, le choix de construction des infrastructures se fait « en accord avec les membres du conseil municipal après concertation auprès de la population ». Cette concertation peut se faire par plusieurs biais, comme des sondages, des requêtes dans les espaces publics ou dans les établissements scolaires et la cantine.
Ces choix doivent tenir compte de plusieurs contraintes : le budget, l’écologie, les personnes âgées… Ces décisions sont prises lors de conseils municipaux qui ont lieu au moins une fois par trimestre.
De plus, les emplacements sont choisis selon deux critères : la disponibilité des sites et les enjeux liés aux écosystèmes. Le maire de Prinquiau précise : « Nous nous inscrivons systématiquement dans le respect de la biodiversité. » Ces enjeux sont essentiels, tant pour la construction que pour la rénovation de certains projets.
Avec des associations
À Prinquiau, la rénovation du château de l’Escuray est importante pour le maintien de la mémoire locale. Cependant, des contraintes ont pu apparaître, comme la découverte de chauves-souris dans les combles (grand murin, grand rhinolophe, sérotine commune, pipistrelle commune et oreillard gris).
Ainsi, la commune et l’association ARPE, en charge de la rénovation, ont le devoir de protéger et de préserver ces espèces. Il leur a donc fallu trouver des alternatives adaptées.
Dans ce cas précis, il a été décidé d’installer un dispositif obscurcissant les fenêtres fermées avec du plexiglas au niveau des combles, et sur deux ouvertures, une pièce de bois a été posée avec une fente permettant le passage des chauves-souris.
Divers acteurs
Avant de pouvoir déposer un projet, la commune effectue des demandes de subventions à l’échelle nationale, régionale ou départementale. Il y a un véritable travail d’agencement des espaces : des questions comme l’accessibilité ou l’utilité sont systématiquement posées.
Des « échanges avec les élus en charge des travaux et de la voirie » ont lieu, comme nous le précise Jean-Pierre Blanc. D’autres acteurs participent parfois à ces discussions : géomètres, notaires, professionnels du bâtiment…
Finalement, la construction de nouvelles infrastructures implique de nombreux acteurs, publics comme privés.
Respecter les normes
Enfin, les communes doivent respecter de nombreuses normes gouvernementales, comme le code de l’urbanisme, qui fixe les règles de construction, d’utilisation des sols et les permis de construire.
Il y a également le PLU (Plan local d’urbanisme), propre à chaque commune, qui permet de mettre en place des réglementations pour que l’espace reste harmonieux tout en respectant les normes de sécurité.
Conclusion
En conclusion, les infrastructures communales sont soumises à de nombreuses contraintes : environnementales, normatives ou financières. Cependant, cela ne décourage pas les communes, comme le montre le bilan que nous a présenté Jean-Pierre Blanc de son mandat, quelques temps avant les élections :
« Des projets ont été finalisés : agrandissement de l’école publique, rénovation de salles municipales. D’autres sont en cours : travaux importants au château de l’Escuray, production de chaleur (géothermie) pour les écoles. D’autres sont en projet : agrandissement de la médiathèque, construction d’une grande salle polyvalente. »
Enora CHAUVEL,
Eva LE BOURDONNEC,
Landry LAUNAY.
Les communes renforcent leurs investissements dans les écoles
Face aux défis éducatifs et aux besoins croissants des élèves, de nombreuses communes françaises augmentent leurs investissements dans les écoles.
L'investissement des communes dans leurs écoles
Ces dernières années, plusieurs municipalités ont lancé des programmes ambitieux pour rénover des établissements parfois vieillissants. L’isolation des bâtiments, la mise aux normes de sécurité ou encore la création d’espaces plus adaptés aux nouvelles méthodes d’apprentissage sont au cœur de ces projets. L’objectif est double : offrir de meilleures conditions d’apprentissage aux élèves et améliorer le confort de travail des enseignants.
En parallèle, les communes investissent de plus en plus dans le numérique. Tablettes, tableaux interactifs et connexions internet renforcées permettent d’introduire de nouvelles pratiques pédagogiques en classe. Pour les élus locaux, ces outils sont devenus indispensables afin de préparer les élèves aux compétences nécessaires dans un monde de plus en plus numérisé.
Les cantines et les espaces périscolaires bénéficient également de ces investissements. Plusieurs communes modernisent leurs cuisines scolaires et privilégient l’approvisionnement local afin de proposer des repas plus sains et durables. De nouveaux espaces de loisirs et d’accompagnement scolaire sont aussi créés afin de soutenir les élèves en dehors des heures de classe.
Cependant, ces investissements représentent un coût important pour les budgets municipaux. Certaines communes doivent arbitrer entre différents projets publics. Malgré ces contraintes financières, de nombreux élus considèrent que l’éducation reste l’un des investissements les plus essentiels pour l’avenir des territoires.
Ainsi, en renforçant leurs efforts en faveur des écoles, les communes affirment leur volonté de garantir à tous les élèves un environnement propice à la réussite scolaire.
Illan ATTALI,
Louis LEBRETON,
Thélio TCHAKONTÉ TCHATCHOU.
Aide aux personnes en situation de handicap : Savenay peut encore mieux faire
À Savenay, plusieurs structures et services existent pour aider les personnes en situation de handicap. Mais certains problèmes d’accessibilité existent encore dans la ville.
Afin de mieux comprendre quels services existent pour les personnes handicapées nous avons interviewé Audrey Le Borgne qui s’occupe de la section de basket adapté au sein du club de basket UCBC. Elle s’occupe de 25 adultes et 7 adolescents ; elle a commencé à exercer ce métier en 2022, à côté elle est également éducatrice sportive et AESH. Les joueurs de cette équipe n’ont pas de match car il n’y a pas d’autres équipes dans le département. Par faute de moyen, de créneaux et de disponibilité des salles il n’y a que deux entraînements pour les adultes et un pour les adolescents.
La rue aux nombreuses marches
Dans certaines rues du centre-ville, la circulation peut être difficile pour les personnes à mobilité réduite.
Par exemple, dans la rue Aristide Briand, il n’y a pas de marches pour accéder aux commerces, et certaines entrées de bâtiments ou de commerces sont trop petites pour permettre le passage d’un fauteuil roulant ; ce qui complique leurs déplacements. Ainsi, même si des infrastructures existent à Savenay pour accompagner les personnes en situation de handicap, certaines améliorations pourraient encore être faites pour rendre la ville plus accessible à tous.
La résidence du sourire
Malgré ces problèmes, la ville possède plusieurs structures pour accompagner les personnes en situation de handicap. Le Foyer de vie Aigue‑Marine est un établissement qui accueille des adultes en situation de handicap. Situé route du Lac, ce foyer propose un hébergement et un accompagnement adapté pour des personnes à partir de 20 ans, afin de les aider dans leur vie quotidienne et favoriser leur autonomie.
Savenay et ses services
La mairie de Savenay propose également un service d’aide sociale grâce au Centre Communal d'Action Sociale de Savenay (CCAS).
Ce service oriente les habitants en difficultés dans leurs démarches administratives et peut les aider à obtenir des aides financières ou des services à domicile. Comme par exemple des aides à
Le CCAS joue donc un rôle important pour soutenir les personnes en difficulté, notamment celles en situation de handicap.
Titi au service de tous
Enfin, l’entreprise de transport Titi Floris permet à des personnes en situation de handicap de se déplacer grâce à des transports adaptés. Les conducteurs spécialisés transportent des personnes en situation de handicap, notamment entre leur domicile et leur établissement spécialisé. Cela permet à ces personnes de se rendre dans leur centre d’accueil en toute sécurité.
Rozenn GLOTIN,
Elynn GOURHAND,
Margot METAYER.
L’entretien des infrastructures sportives au stade Eloi Menelec
À Savenay se trouve beaucoup d’infrastructures sportives comme au stade Éloi Menelec se situant sur la route du lac.
De nombreuses infrastructures
Le complexe comprend un skatepark ainsi qu’une zone dédiée au lancer de poids et de javelot. Ces équipements sont complétés par trois terrains de football, dont deux en herbe et un terrain synthétique.
Le premier terrain est en herbe, le deuxième est synthétique, et le complexe dispose également d’un terrain principal en herbe. Autour de cet espace dédié au football se trouve une piste d’athlétisme.
L’ensemble de ces infrastructures est accompagné de locaux pour le matériel, de deux buvettes et de six vestiaires situés sous les tribunes.
Caractéristiques
Le skatepark s’étend sur une surface de 375 m². Il comprend deux rampes de lancement, des modules variés et une rampe de glisse. C’est un lieu très apprécié, aussi bien par les plus jeunes que par les adultes.
Le premier terrain est beaucoup moins utilisé, car il n’est pas praticable toute l’année : il est peu entretenu et de taille plus réduite. Lorsqu’il est utilisable et que les autres terrains sont occupés, il est principalement utilisé par les plus jeunes.
Le terrain synthétique a été inauguré le 6 novembre 2021. Cette réalisation, d’un coût de plus d’un million d’euros, constitue un bel exemple de coopération entre communes, notamment au sein de la communauté de communes et avec la commune de Pontchâteau, grâce à un groupement de commandes ayant permis de mieux maîtriser les coûts.
Ce projet permet de maintenir les entraînements dans de bonnes conditions lors des intempéries, alors que les besoins ont augmenté depuis la fusion des clubs de football de Savenay, Malville et Prinquiau.
Une cuve de récupération des eaux de pluie et de drainage, d’une capacité de 30 m³, a également été intégrée au projet. Elle sert à l’arrosage de la plaine de jeu située à proximité du skatepark. Un nouvel éclairage, plus économe, complète l’installation et permet d’homologuer le terrain pour les matchs officiels en nocturne. Le terrain d’honneur est, quant à lui, praticable toute l’année grâce à un entretien régulier assuré par la commune, ainsi qu’à l’utilisation d’un robot tondeuse acquis par le club.
Enfin, la piste d’athlétisme, d’une longueur de 400 mètres, entoure le terrain principal. Elle est équipée d’installations pour le saut en hauteur et en longueur, notamment un bac à sable.
Tao BLIN,
Ilan ROSIER
Dréfféac : l'urbanisme renouvelé
Comment le maire de Drefféac va-t-il mettre en place de nouvelles infrastructures au sein de sa commune durant son mandat ?
La commune de Drefféac s'engage activement pour améliorer le quotidien de ses habitants et préparer l'avenir. À travers différents projets et initiatives, la municipalité souhaite développer des services de proximité, soutenir la vie locale et offrir un cadre de vie toujours plus agréable.
Les potentielles infrastructures indiquées dans le programme de Philippe Jouny
« Nos engagements seront à la hauteur des capacités financières de la commune », a déclaré Philippe Jouny, insistant sur la nécessité de maîtriser le budget tout en poursuivant le développement de Drefféac.
Parmi les projets envisagés : la création d’un skate-park et/ou d’un « pump track », sous réserve d’une étude acoustique de l’emplacement, ainsi que l’agrandissement du gymnase afin d’accueillir des compétitions sportives et des activités associatives.
Maintenant que Philippe Jouny a été élu, nous attendons avec impatience qu’il honore ses engagements.
Emplacement potentiel des infrastructures
Suite à de nombreuses rumeurs et propositions, l’emplacement de ces potentielles infrastructures se situerait à proximité du complexe sportif, ce qui pourrait le renforcer davantage. Cela apporterait également un aspect plus attractif à la commune de Drefféac grâce à des équipements nouveaux et bien entretenus.
Infrastructures existantes
À Drefféac, la municipalité mène plusieurs actions concrètes pour accompagner l’évolution de la commune. L’un des projets récents les plus marquants est la construction d’un nouveau restaurant scolaire pour les élèves de l’école publique. Ce bâtiment moderne, conçu dans le respect des normes environnementales actuelles, permet aujourd’hui d’accueillir les enfants dans un espace plus confortable et convivial.
Il offre également de meilleures conditions de travail au personnel communal, qui œuvre chaque jour auprès des élèves. Ce projet illustre l’engagement de la commune en faveur de la petite enfance et du bien-être des familles.
Par ailleurs, l’entretien du terrain de tennis a fortement amélioré sa qualité, ce qui a encouragé les habitants à le fréquenter plus régulièrement.
Nous espérons que les futures infrastructures seront à la hauteur des réalisations récentes durant le mandat de Philippe Jouny.
Alban BOURDIC,
Jules COQUET,
Wallace LUMIERE
Savenay : un centre ville réinventé
En 2018, le projet Cœur de ville a été lancé avec la participation de six structures chargées d’accompagner la ville dans le projet.
Il aboutira après plus de 48 réunions municipales. Ce projet a pour objectif d’augmenter la végétalisation de l’espace urbain en multipliant les plantations d’arbres et en créant de nouveaux massifs paysagers. L’espace piéton représente 75 % suite à ces travaux. Le challenge principal étant de lutter contre le réchauffement climatique en zone urbaine pour protéger la planète et les personnes vulnérables à la chaleur, comme les enfants et les personnes âgées.
Jour et nuit !
Les bienfaits de cet aménagement créent une accessibilité de jour comme de nuit, car l’éclairage nocturne a été modernisé, une circulation aisée à vélo, à pied ou en voiture, et des parcours marchands entourés d’espaces verts et de promenades. Cela permet de rendre la ville vivante et proche de ses habitants.
La halle a été totalement réinventée avec une surface de distribution alimentaire, un espace de restauration, un espace de vente dédié au bien-être et au plaisir et une salle polyvalente permettant d’accueillir professionnels, particuliers et institutionnels. Un marché a été mis en place le mercredi matin et parfois le week-end.
Des failles
Néanmoins, ce projet présente plusieurs failles, notamment les travaux qui ont créé une circulation pénible pendant près d’un an et demi pour les riverains et les marchands, affaiblissant les petits commerces et causant la fermeture de certains. Accès limité, baisse de fréquentation, stationnement perturbé : tous ces éléments ont remis en question le choix de ce centre-ville totalement réaménagé. À cause des stationnements limités, les clients fuient le centre-ville, ce qui complique les affaires des petits commerces.
Également, des places et des rues ont été fermées temporairement. Les riverains sont vraiment excédés. Le centre-ville de Savenay connaîtra-t-il le succès attendu ?
Le bonheur des habitants
Le nouveau centre-ville de Savenay a des enjeux environnementaux et sociaux en végétalisant l’espace urbain et en lui apportant de nouveaux massifs paysagers ainsi qu’une zone piétonne. Aujourd’hui, ce projet fait le bonheur des habitants, bien que sa mise en place ait suscité de la colère chez certains et ait mis en difficulté beaucoup de petits commerces.
Maëlle PHILIPPE,
Erine ROYER.
L’intercommunalité, un lien entre les municipalités
Les intercommunalités sont des structures de coopération établies entre les communes.
Elles peuvent prendre la forme de communautés de communes ou de communautés d’agglomération, selon le nombre d’habitants qu’elles regroupent, et sont administrées par un conseil composé d’au moins un délégué provenant de chaque commune adhérente, ainsi que d’un président et d’un vice-président élus par ce conseil. Historiquement, la coopération intercommunale apparaît à la fin du XIXᵉ siècle, mais elle connaît un essor depuis 1990 avec la création du statut d’EPCI (établissement public de coopération intercommunale), encadré par le SDCI (schéma départemental de coopération intercommunale). Les EPCI sont donc créés par arrêté préfectoral, à la demande des communes. L’objectif principal de ces structures est d’améliorer la vie des administrés en proposant des services qu’une commune seule n’aurait pu offrir, faute de moyens.
Les services
Ainsi, de nombreux EPCI adoptent une gestion collective des déchets (ramassage ou déchèterie), ce qui coûte moins cher aux communes — et donc aux administrés — tout en promouvant des gestes durables, en créant des emplois, en faisant gagner du temps aux bénéficiaires et en accroissant la transparencequant à la valorisation, par exemple, de nos déchets. Phénomène initialement urbain, mais qui s’étend de plus en plus en milieu rural, les EPCI mettent également en place des services de transports collectifs, qui se veulent abordables pour les usagers. Cela encourage la mobilité durable, crée des emplois, améliore la qualité de l’air en milieu urbain et facilite la vie des habitants d’un point de vue logistique.
La culture
De plus, dans certains cas, ces services participent à la culture locale. Les EPCI proposent ainsi de nombreux services culturels, comme les réseaux de médiathèques et de bibliothèques. Ils offrent aux habitants un large choix de ressources : livres, films, jeux de société ou jeux vidéo. Tous ces équipements sont reliés entre eux, ce qui permet aux habitants d’accéder à l’ensemble des catalogues et d’emprunter des documents dans n’importe quelle médiathèque du réseau. Les médiathèques sont également des lieux de rencontre pour les habitants ; elles contribuent à renforcer le lien social et à dynamiser la culture du territoire intercommunal.
Charles GUDEFIN,
Kylian GASS,
Valentin HAMON-CAMUS.