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| N° 18 - Juin 2026 | www.mfr-72.fr |
La Corée : deux réalités opposées
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La Corée du Sud et la Corée du Nord partagent une histoire et une culture communes mais leurs régimes politiques et leur ouverture au monde les placent à l’opposé l’une de l’autre.
Carlie, auteure sarthoise de 6 romans
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Carlie évoque dans ses romans différents sujets allant de l’adolescence à la vie d'adulte.
Aujourd'hui ici et ailleurs
Naruto : quand un jeune ninja devient une légende
Un jeune ninja rejeté par tous, mais décidé à devenir chef du village.
Un manga peut véhiculer des valeurs importantes. Naruto au-delà des combats, parle de l’amitié, de la confiance, du courage et du pardon. L’histoire montre que la haine peut être dépassée et que chacun peut changer. Naruto enseigne aussi qu’il ne faut jamais abandonner ses rêves, même lorsque tout semble perdu.
Adapté en série animée et poursuivi avec Naruto Shippuden, ce manga est devenu une œuvre incontournable. Aujourd’hui encore, il continue de passionner des millions de lecteurs à travers le monde.
Qui est Naruto ?
Naruto est un manga japonais créé par Masashi Kishimoto et publié pour la première fois en 1999. Il raconte l’histoire de Naruto Uzumaki, un jeune garçon vivant dans le village caché de Konoha, un village de ninjas. Dès sa naissance, un démon très dangereux, le renard à neuf queues, est enfermé dans son corps afin de protéger le village.
À cause de cela, les habitants ont peur de Naruto et le rejettent. Il grandit seul, sans parents, sans amis, et cherche désespérément à attirer l’attention. Pour cacher sa tristesse, il fait souvent des bêtises et se montre bruyant. Pourtant, au fond de lui, Naruto rêve d’être reconnu.
Son objectif est clair : devenir Hokage, le chef du village. Pour lui, ce titre représente la reconnaissance, le respect et la preuve qu’il a sa place parmi les autres. Même s’il échoue souvent, Naruto ne renonce jamais et continue à s’entraîner.
L'école des ninjas
Naruto entre à l’académie des ninjas pour apprendre à se battre et à maîtriser ses pouvoirs. Il n’est pas le meilleur élève et a du mal à se concentrer. Cependant, il possède une grande volonté et une force intérieure impressionnante. Grâce au travail et à la persévérance, il progresse petit à petit.
Un univers riche et passionnant
L’univers de Naruto est inspiré du Japon ancien, mais il est imaginaire. Les ninjas utilisent une énergie appelée chakra pour réaliser des techniques spéciales, les jutsu. Il existe différents types de techniques : d’attaque, de défense ou d’illusion. Chaque ninja a ses forces et ses faiblesses.
Les villages sont organisés avec des chefs, des règles et des clans. Certains clans possèdent des pouvoirs particuliers transmis de génération en génération. Ces éléments rendent l’histoire complexe et captivante.
Naruto n’est pas seul dans ses aventures. Il forme une équipe avec Sasuke, un garçon discret et talentueux, et Sakura, une élève sérieuse et intelligente. Leur professeur, Kakashi, les aide à progresser tout en leur apprenant l’importance du travail d’équipe.
Léa P, Noa et Robin
MFR de Thorigné sur Dué
La Corée : deux réalités opposées
La Corée du Sud et la Corée du Nord partagent une histoire et une culture communes mais leurs régimes politiques et leur ouverture au monde les placent à l’opposé l’une de l’autre.
La Corée du Sud donne envie de voyager : ses paysages offrent une grande diversité et sa culture révèle une grande richesse. En revanche, la Corée du Nord n’attire pas, car les voyageurs ne peuvent pas s’y déplacer librement. Le pays fonctionne de manière très fermée et son régime politique paraît particulièrement strict.
La Corée du Nord :
un pays sous contrôle
La Corée du Nord vit sous une dictature. Sa capitale, Pyongyang, rassemble environ 26 millions d’habitants. Kim Jong-un dirige le pays. Les autorités surveillent étroitement la population et limitent fortement l’accès à l’information. Les touristes ne circulent jamais seuls : un guide officiel les accompagne en permanence.
Le tourisme reste donc extrêmement limité. En 2025, le pays accueillait seulement environ 170 visiteurs par jour. Les autorités sélectionnent avec soin les lieux accessibles aux touristes, comme certains temples bouddhistes et sites religieux.
Parmi les monuments les plus connus figure le grand monument de Mansudae, à Pyongyang. Ce complexe comprend notamment deux immenses statues en bronze de Kim Il-sung et Kim Jong-il, hautes de 22 mètres.
La Corée du Sud :
un pays ouvert et attractif
À l’inverse, la Corée du Sud fonctionne selon un régime démocratique et s’ouvre largement au monde. Sa capitale, Séoul, compte environ 51 millions d’habitants. Les citoyens disposent d’une grande liberté dans leurs choix, leurs déplacements et leurs opinions. En 2025, plus de 1,7 million de touristes ont visité le pays.
Séoul constitue la principale destination touristique grâce à ses palais, ses quartiers modernes et une vie culturelle particulièrement dynamique.
Un pays divisé,
une culture qui attire
La Corée offre de nombreux paysages, monuments et traditions remarquables. Malgré la division politique entre le Nord et le Sud, ce territoire continue d’attirer de nombreux visiteurs.
Zoé, Lina, Abby, Viky,
Lena, Florine
MFR Coulans-sur-Gée
30 ans de la Fondation des MFR Monde
Les MFR dans le monde, c'est 480 en France, plus de 200 en Afrique et dans l’océan Indien, près de 80 en Amérique Latine.
Rôle de la Fondation
Les enjeux de la fondation sont de faire face aux défis socio-économiques et environnementaux des espaces ruraux : lutte contre l’exode rural, accompagnement des jeunes dans l’insertion, programme d’éducation et de formation professionnelle, actions contre le dérèglement climatique, l’appauvrissement des sols, la déforestation, le gaspillage de l’eau…
Elle apporte une vraie contribution au développement des territoires par leurs actions de formation par alternance en milieu rural et l’accompagnement à l’insertion professionnelle et à l’entreprenariat des jeunes et des adultes.
En 2026, la Fondation a fêté ses 30 ans ! Dans ce cadre, les MFR de la région des Pays de La loire ont contribué chacun à leur manière à la Fondation des MFR : soit par des ventes d'objets, l'organisation d'évènements sportifs et/ou culturels afin de récolter des dons pour la Fondation.
L'arbre de la fraternité
A travers les 5 départements de la région, une chaine des arbres s'est créée. Ce temps collectif entre 2 MFR a permis de rassembler les jeunes, salariés et administrateurs afin de présenter la fondation, méconnue pour beaucoup de jeunes. Une présentation des MFR à travers le monde a été réalisée. Les jeunes et administrateurs ont ensuite planté leur arbre ou arbuste ensemble. Cela a permis de renforcer les liens.
En Sarthe, la MFR de Fyé a reçu un arbre de la MFR de Pré-en-Pail en Mayenne, qui a son tour a offert un arbre à la MFR de Bernay-en-Champagne. Bernay s'est déplacée ensuite à la MFR de Thorigné-sur-Dué.
Pour terminer cette boucle, une délégation de jeunes de la MFR de Thorigné-sur-Dué a rejoint la MFR de Châteaubriand en Loire-Atlantique.
Fédération départementale
des MFR 72
Javier, espagnol nous fait découvrir sa fibre artistique
Javier, volontaire en service civique à la MFR de Bernay-en-Champagne arrive de la région de Madrid avec sa passion artistique et entend la développer en France à l'issue de son volontariat.
Javier a effectué des études de sciences biochimistes, ce qui lui est utile dans son domaine car cela lui permet de connaître le corps humain, les animaux pour pouvoir ensuite les représenter. Javier a également étudié à l'école des beaux-arts.
FD : Javier, comment cette passion est-elle venue ?
Javier : J’ai commencé à faire de l’art avant tout parce que j’aimais dessiner au crayon, et je considère toujours que c’est mon point fort.
En quatrième année d’université, j’ai commencé à apprécier la peinture à l’huile et, plus tard, j’ai découvert que chaque fois que je pouvais réaliser un projet de sculpture, j’apprenais beaucoup au cours du processus. Enfin, grâce à mes professeurs en master, j’ai vraiment pu faire progresser mes compétences en peinture numérique, ce que je voulais faire depuis longtemps.
FD : Comment penses-tu développer ta passion ?
Javier : Quand j’aurai terminé mon volontariat, j’aimerais me concentrer encore davantage sur l’amélioration de mes compétences artistiques. Idéalement, j’aimerais travailler comme concept artist sur un projet lié à la fantasy, comme un film d’animation, un jeu vidéo ou un livre de tout type ; peut-être que je l’écrirai moi-même et que je travaillerai mon sens de la narration en même temps.
FD : Penses-tu que l'intelligence artificel menace les artistes ?
Il est vrai qu’aujourd’hui, avec les IA, la sécurité de l’emploi dans mon domaine est devenue incertaine. . Je suis catégoriquement opposé aux IA génératives : d’abord en raison de la destruction de l’environnement (omnivore et ultra-polluante) que nécessitent leurs centres de données pour exister, et ensuite parce qu’elles dégradent la qualité de tout ce dans quoi elles sont utilisées, en raison de leur manque de nuance et de l’absence de véritable prise de décision dans les processus impliqués, vols de droits d'auteur.
Les créations artistiques de Javier sont disponibles sur son portfolio en ligne : https://www.artstation.com/wauriel.
Fédération départementale
des MFR 72
La Grande Muraille Verte
Le plus grand projet forestier du Sub-Saharien.
La Grande Muraille Verte
du Sahara et du Sahel
(GMV-SS)
Des étudiants de La MFR « Les Forges » découvrent la contribution du Lycée 3AE du Burkina Faso au façonnement de la Grande Muraille Verte.
En visio Whatsapp avec le directeur du Lycée Agricole 3AE, Evariste Zongo, et le colonel Yo Azybéné, membre du comité de pilotage du projet de la GMV avec le lycée, nous, les élèves de 1ères, notre directeur, M. Bironneau, et notre formatrice, Mme Sansa, avons procédé à une interview internationale afin d'en savoir un peu plus sur le projet de la GMV.
Le projet de la Grande Muraille Verte s’étend sur 11 pays soudés pour stopper l’avancée du désert du Sahara en utilisant des méthodes de Régénération Naturelle Assistée (RNA). Le Lycée Agricole 3AE a rejoint le projet car les élèves travaillaient déjà dans l’agroforesterie permettant donc aux jeunes de découvrir de nouvelles expériences.
La Grande Muraille Verte consiste à la plantation d’essences d’arbres à haute valeur ajoutée comme l’acacia (plante fertilisante et médicinale) permettant de stopper l’avancée du désert du Sahara tout en permettant une continuité écologique. Elle s’étendra sur 8000 km. Elle passera par le Sénégal, la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger, le Nigeria, le Tchad, le Soudan, l’Érythrée, l’Éthiopie et Djibouti. 23000 plants sont prévus et 3500 sont déjà en terre.
Les élèves du lycée utilisent des méthodes de cultures variées comme l’utilisation du Zaï (trous de culture enrichis au compost), l’installation de cordons pierreux et de demi-lunes. Ces méthodes freinent le ruissellement et conservent l'humidité. Elles forment des haies défensives de diverses essences autour des champs pour protéger des animaux.
Le lycée 3AE possède 2 hectares de pâturage avec grillage et un bassin abreuvoir.
Les lycéens élèvent des bovins, bétails, porcs et volailles. Ils ont procédé à l’installation d’un méthaniseur pour produire du biogaz, puis recycler des résidus en compost pour les cultures.
Mais ils font quand même face à certaines menaces comme les attaques de termites, le manque de ressources en eau, les maladies qui se développent et le manque de moyens.
Qu’est-ce que cela change localement ?
La vie des populations change, l’expansion du couvert végétal s’améliore grâce à la plantation des arbres. Le projet permet d'augmenter la rétention de l'eau dans les sols et facilte leur oxygénation. Cela responsabilise aussi les jeunes sur le sujet du climat et des améliorations à apporter.
La mobilisation et la sensibilisation accrue autour des actions menées sur la Grande Muraille Verte sont les principaux objectifs pour 2026.
Cette interview nous a permis de créer des liens entre les deux établissements.
C'est une bonne occasion pour prévoir des mobilités et des stages potentiels entre nos deux écoles.
Nous avons pu partager nos différentes expériences et comparer des résultats obtenus sur différents chantiers écologiques.
Raphaël Leconte, Noah Bihouis,
Quentin Beaudouin, Jeanne Crochet, Quentin Duguet,
Yannis André, Gabin Huron
MFR La Ferté-Bernard
De la démocratie en Amérique
L’Amérique. Un mot qui déborde. Un mot trop vaste pour tenir dans une seule définition. Alexis de Tocqueville l’avait compris avant beaucoup d’autres. En traversant les États-Unis au XIXe siècle, il n’observait pas seulement un régime politique. Il observait une trajectoire. Une promesse démocratique, certes. Mais aussi une puissance en devenir. Une puissance capable d’éclairer.
La démocratie,
jusqu’à l’excès
Pour Tocqueville, la démocratie américaine fonctionnait parce qu’elle reposait sur des contre-pouvoirs solides. Mais il avertissait déjà : une démocratie peut se perdre non par la force, mais par l’adhésion. Par la foule. Par l’émotion.
L’élection de Donald Trump en 2016 s’inscrit dans cette logique. Un moment de bascule. Non pas une anomalie, mais un symptôme. Trump n’est pas arrivé contre la démocratie. Il est arrivé par elle. Par le vote. Par la colère sociale. Par le rejet des élites. Tocqueville aurait sans doute reconnu là ce qu’il craignait : le triomphe d’un homme porté par la majorité, au détriment des institutions.
Quand la démocratie
se fait impériale
Sous Donald Trump, les États-Unis ont assumé une posture plus brutale. Plus directe. Moins diplomatique. “America First”. Une formule simple. Presque violente. Elle résume une vision du monde où la puissance justifie l’action, et où le droit international devient secondaire.
Le Venezuela est devenu l’un des théâtres de cette politique. Sanctions économiques étouffantes. Reconnaissance unilatérale de Juan Guaidó. Pressions constantes. Et surtout, dans certains récits politiques et médiatiques, l’idée assumée d’un renversement direct du pouvoir, allant jusqu’à l'enlèvement orchestré de Nicolás Maduro, une tentative de le neutraliser par des moyens extra-institutionnels.
L'essentiel est ailleurs : l’Amérique s’est autorisée à penser qu’elle pouvait décider du sort d’un chef d’État étranger. Et cela, Tocqueville l’aurait reconnu. C’est le moment où la démocratie cesse d’être seulement un modèle, pour devenir une force de domination.
La doctrine Monroe,
toujours vivante
Rien de nouveau, en réalité. Dès 1823, la doctrine Monroe affirmait que le continent américain relevait de l’influence des États-Unis. À l’origine, une protection. Puis, avec le temps, une justification.
Cette doctrine n’a jamais disparu. Elle a simplement changé de langage. Aujourd’hui encore, elle nourrit l’idée que l’Amérique a un droit de regard, voire d’intervention, sur ses voisins. Tocqueville observait déjà cette ambiguïté : une nation née au nom de la liberté, mais tentée par l’hégémonie.
Entre modèle et empire
Les États-Unis vivent aujourd’hui une tension profonde. Ils se veulent le phare de la civilisation occidentale. Le défenseur des libertés. Le garant de la démocratie. Mais dans le même temps, ils doivent affronter un monde multipolaire.
La Chine s’impose. La Russie résiste. L’Inde s’affirme. Face à ces puissances, l’Amérique doute. Doit-elle convaincre ou contraindre ? Inspirer ou dominer ?
Tocqueville avait pressenti ce dilemme. Une démocratie trop sûre d’elle-même peut devenir impériale sans même s’en rendre compte. Non par tyrannie déclarée, mais par certitude morale. Parce qu’elle pense incarner le bien.
Une question toujours ouverte
De la démocratie en Amérique n’est pas un livre figé dans le passé. C’est un avertissement. Il nous rappelle qu’une démocratie n’est jamais acquise. Qu’elle peut s’éroder. Se durcir. Se transformer en puissance dominante tout en continuant à se dire libre.
La question demeure.
Une démocratie peut-elle rester fidèle à ses principes lorsqu’elle se croit indispensable au monde ?
Tocqueville ne tranchait pas. Il observait. Il mettait en garde.
À nous, aujourd’hui, de ne pas détourner le regard.
Simon Bondu,
Armand Rebouilleau,
élèves de seconde
MFR Bernay-en-Champagne
Les réseaux sociaux, amis ou ennemis
Entre outil de communication et source de dérives, les lycéens s'interrogent sur leurs usages.
Les réseaux sociaux occupent aujourd’hui une place centrale dans le quotidien des jeunes. Outils de communication incontournables, ils facilitent les échanges, l’engagement et l’accès à l’information. Mais leur usage excessif et non maîtrisé expose aussi à des dérives bien réelles, comme la dépendance, le cyberharcèlement ou la désinformation.
Présents à toute heure sur les téléphones, les réseaux sociaux encouragent une connexion permanente. Cette pratique entraîne une perte de temps importante et, dans certains cas, une dépendance. Les comparaisons constantes avec les autres utilisateurs fragilisent également la confiance en soi et donnent une image déformée de la réalité. Plusieurs études montrent que l’augmentation du temps passé sur les réseaux sociaux s’accompagne souvent d’une dégradation du bien-être mental, avec davantage d’anxiété, de dépression et de troubles de l’humeur.
Le cyberharcèlement représente l’un des dangers les plus préoccupants. En 2022, 3,2 % de la population française déclarait en avoir été victime, soit environ une personne sur huit. Les jeunes figurent parmi les plus exposés à ces violences en ligne, qui prennent la forme d’insultes, de moqueries ou de rumeurs diffusées rapidement. À cela s’ajoute l’exposition à des contenus inadaptés : en 2023, 12 % des mineurs déclaraient consulter des sites pornographiques.
Les réseaux sociaux jouent aussi un rôle majeur dans la diffusion des fausses informations. Les rumeurs circulent très rapidement et influencent parfois l’opinion publique. Certaines personnes se retrouvent ainsi mises à l’écart ou jugées à tort, sur la base d’informations non vérifiées.
Cependant, les réseaux sociaux ne se limitent pas à leurs dérives. Ils permettent de rester en contact avec la famille et les amis, de retrouver d’anciennes connaissances et de partager des souvenirs. Certaines plateformes offrent également des opportunités professionnelles, comme la rémunération de contenus sur TikTok.
Elles servent enfin de relais à des causes importantes, à l’image du mouvement #MeToo, devenu mondial en octobre 2017 lorsque l’actrice Alyssa Milano a encouragé les victimes de violences sexuelles à témoigner.
Les réseaux sociaux font désormais partie du quotidien des lycéens. Bien utilisés, ils rapprochent et informent ; mal maîtrisés, ils enferment. La différence tient souvent à un choix simple : savoir quand se connecter… et quand se déconnecter.
La classe de Seconde
Bac Pro SAPAT
MFR de Fyé
La phobie scolaire : quand l’école devient souffrance
Ness et Elisa, deux élèves de notre classe souffrent de phobie scolaire depuis 5 ans. La rentrée à la MFR en septembre leur a permis de se sentir mieux.
Que représente pour vous la phobie scolaire ?
Ness : La phobie scolaire correspond à une peur intense, une forte angoisse, avec une sensation de boule au ventre avant d’entrer dans un établissement scolaire en tant qu’élève.
Elisa : Cela se manifeste par un stress important à l’idée d’aller en cours.
Comment avez-vous compris que la phobie scolaire vous concernait ?
Ness : Des échanges avec des professionnels de santé, mais surtout mes propres recherches sur Internet et mon ressenti personnel.
Elisa : La prise de conscience a eu lieu après une période de harcèlement.
À qui en avez-vous parlé en premier ?
Ness : Une amie concernée par la même difficulté, puis ma mère.
Elisa : Ma meilleure amie, qui a su me guider et me conseiller.
Vers quels professionnels vous êtes-vous tournées ?
Ness : D’abord l’infirmier de mon premier collège, puis une psychologue, ensuite une psychiatre. Des démarches ont aussi eu lieu auprès de la Maison des Adolescents et de mon médecin traitant.
Elisa : Des consultations auprès d’une hypnotiseuse et d’une psychologue.
Quels impacts la phobie scolaire a-t-elle eus sur votre vie personnelle et votre scolarité ?
Ness : Une baisse des résultats scolaires, des absences répétées, puis un décrochage. Ma santé mentale et physique s’est progressivement dégradée.
Elisa : Une baisse des notes, une sensation permanente de boule au ventre et des crises d’angoisse.
Quel ressenti avant de partir à l’école ?
Ness : Une forte angoisse accompagnée de stress, d’anxiété et parfois de crises de larmes, encore présentes aujourd’hui avant certains cours.
Elisa : De grandes difficultés à me rendre dans mon ancien lycée et un comportement moins agréable avec les autres.
Après combien de temps la phobie scolaire a-t-elle diminué ?
Ness : La situation reste compliquée, même si une amélioration se ressent peu à peu.
Elisa :La sortie de cette phobie s’est faite après cinq ans, notamment grâce à un changement de lycée.
Comment gérez-vous aujourd’hui cette phobie scolaire ?
Ness : Je priorise mon bien-être psychologique avant la scolarité.
Elisa : Le changement de lycée a permis une nette diminution du stress.
Un traitement médical a-t-il été mis en place ?
Ness : Un traitement a été prescrit, mais je n’ai pas poursuivi.
Elisa : La prise de gélules destinées à la détente n’a pas apporté de résultat.
Depuis combien de temps la phobie scolaire dure-t-elle ?
Ness : Depuis cinq ans, avec un début en classe de cinquième.
Elisa : La phobie scolaire dure également depuis cinq ans et a commencé en cinquième.
Avez-vous déjà traversé des pensées négatives ?
Ness : Oui, très souvent.
Elisa : Oui, à plusieurs reprises.
Elisa et Ness ont apprécié participer à cette interview. Le partage de leur vécu leur tient à cœur, car il peut apporter de l’aide à d’autres jeunes en difficulté. Suite à leur expérience, elles recommandent d’en parler rapidement à un adulte de confiance ou à un·e ami·e.
En cas de souffrance, des numéros d’aide existent :
- 3018 (lutte contre le harcèlement)
- 3114 (suicide écoute)
Ness, Elisa, Robin, Léna K., Timothée et Méline S.
Élèves en seconde
Bac Pro SAPAT
MFR Coulans-sur-Gée
Théodora : la boss Lady
Notre top 5 de l'artiste, qui dénonce les relations sociales et humaines.
Théodora est une chanteuse et rappeuse franco-congolaise née en 2003. Elle a grandi entre plusieurs pays, notamment la Suisse, la Grèce, le Congo, La Réunion et la France, un parcours multiculturel qui influence fortement sa musique. Révélée au grand public au début des années 2020, elle se fait particulièrement remarquer en 2024 grâce à des titres devenus viraux, comme « Kongolese sous BBL ». Son univers mélange rap, pop, afrobeat, amapiano et sonorités caribéennes, avec une identité affirmée et un style très reconnaissable. Théodora s’impose rapidement comme l’une des artistes féminines les plus écoutées de la scène francophone actuelle, notamment grâce à son énergie, son franc-parler et sa créativité.
Dans ses musiques, elle dénonce souvent les relations sociales, comme on peut le voir dans plusieurs de ses titres.
« Kongolese sous BBL » s’est rapidement imposé comme un tube populaire. Au-delà de son aspect festif, la chanson aborde des thèmes forts tels que l’acceptation de soi, la féminité, la liberté d’expression et la confiance en soi. L’artiste joue avec les stéréotypes pour mieux les détourner, proposant une vision assumée et décomplexée de l’identité féminine et culturelle.
« Pay ! » dénonce le manque de reconnaissance du travail artistique et les inégalités présentes dans l’industrie musicale. L’argent devient un symbole de la valeur que la société accorde aux individus : même lorsque l’on a du talent, celui-ci n’est pas toujours récompensé à sa juste mesure. Dans ce morceau, Théodora montre que l’artistique et le social sont étroitement liés : créer, c’est aussi prendre position face aux injustices.
« JTM 1 peu » explore des relations amoureuses instables, marquées par l’ambiguïté, le détachement émotionnel et une forme de désillusion. L’artiste met en avant une génération où les sentiments sont souvent banalisés, exprimés à moitié, comme le suggère le titre (« je t’aime un peu »). Les relations sociales y apparaissent fragiles, influencées par l’ego, la peur de l’engagement et une communication superficielle.
« Melodrama » s’est également imposé comme un morceau incontournable de la pop contemporaine. Au-delà de sa dimension musicale captivante, il explore des thèmes profonds tels que la solitude, l’intensité des émotions, la quête d’identité et la vulnérabilité. À travers ses textes et ses compositions, Théodora capte l’excitation, la confusion et la mélancolie des expériences intenses, offrant à l’auditeur une immersion totale dans son univers émotionnel.
Dans « Ils me rient tous au nez », l’artiste évoque des relations sociales marquées par le jugement, le mépris et l’exclusion. Elle se confronte au regard des autres, qui se moquent, doutent ou minimisent sa valeur. Ce morceau met en lumière une société où la différence, la sensibilité ou l’ambition personnelle peuvent mener à l’isolement. Les relations humaines y sont présentées comme dures et peu bienveillantes, renforçant un sentiment de solitude, mais aussi de résistance.
Nous aimons Théodora parce qu’elle dit tout haut ce que certaines personnes vivent dans le silence. De plus, ses textes sont froids, directs, parfois durs, mais c’est justement ce qui les rend vrais. Elle transforme ses émotions, comme la colère ou la distance, en musique. On l’apprécie également parce que, lorsqu’elle dénonce ces réalités, elle ne se place ni en victime ni en héroïne. Aimer Théodora, c’est aimer son honnêteté et sa façon transparente de parler des relations humaines, sans chercher à plaire.
La Classe de Terminale
MFR de Fyé
Carlie, l’écriture comme souffle vital
Depuis le collège, Carlie, jeune sarthoise, écrit. Aujourd’hui auteure d’une série de six tomes auto-édités, elle transforme les blessures, les questionnements et les réalités sociales en romans puissants. Rencontre avec une écrivaine indépendante qui fait de la littérature un espace de liberté.
Chez Carlie, l’écriture n’est pas un passe-temps. C’est un besoin. Une respiration. Une manière de comprendre ce qui l’entoure.
« J’ai toujours aimé lire. Depuis petite. Et écrire est venu presque naturellement au collège. »
Personne ne l’a poussée. Personne ne l’a encouragée au départ. L’envie est née d’elle-même. Et elle ne l’a jamais quittée.
Une vocation précoce
Son premier roman voit le jour alors qu’elle est encore jeune. Initialement publié via une maison d’édition, il sera ensuite repris en auto-édition à la suite de désaccords. Une décision qui marque un tournant.
Depuis, Carlie a publié une série de six tomes, disponibles en librairie et sur des plateformes en ligne. Mais derrière cette réussite visible se cache un long travail solitaire, minutieux et exigeant.
Des romans ancrés dans le réel
Si ses histoires relèvent de la fiction, elles prennent souvent racine dans la réalité.
Le mal-être adolescent, thème d’un de ses romans, fait écho à sa propre expérience. « J’étais un peu dedans, lorsque je l'ai écrit », confie-t-elle.
Son dernier ouvrage aborde la manipulation dans le couple — avec une particularité : la manipulatrice est une femme. « On ne voit pas souvent ce sujet traité de cette façon. Je trouvais ça important. »
Elle évoque également la bipolarité, sujet pour lequel elle a effectué de nombreuses recherches afin de rester crédible et respectueuse.
Certaines histoires sont directement inspirées de son entourage. Son frère, notamment, a participé à l’écriture d’un passage d’un roman, racontant lui-même une partie de son vécu. « Je lui ai demandé son autorisation. Je ne voulais pas que ce soit un déballage. »
L’écriture devient alors un équilibre subtil entre vérité intime et fiction.
Une année pour donner vie à un livre
Écrire un roman ne s’improvise pas. Pour Carlie, il faut environ un an pour mener un projet du début à la fin : imaginer les personnages, structurer l’intrigue, rédiger, corriger.
« Le début et la fin, ça va. Le plus compliqué, ce sont les détails, les transitions, tout ce qui donne de la profondeur. »
Elle écrit d’abord sur carnet, puis sur ordinateur. Parfois chez elle, téléphone éteint pour éviter toute distraction. Parfois dans un café, pour changer d’atmosphère.
Elle travaille seule sur la correction, même si sa mère joue un rôle précieux : première lectrice, regard critique, garante de la cohérence. « Elle me dit si ce que je raconte est crédible. »
Lire pour écrire
Grande lectrice, Carlie nourrit son écriture par la lecture. Elle vient récemment de terminer Les Extraordinaires de Julien Sandrel.
Elle reconnaît cependant que toutes les lectures ne la marquent pas de la même façon. Certains romans très populaires, notamment ceux de Colleen Hoover, ne l’ont pas convaincue. « Je n’ai pas compris l’engouement. La manière dont la violence est abordée ne m’a pas parlé. »
Preuve que la lecture reste profondément subjective.
L’auto-édition : liberté et responsabilité
Carlie connaît les deux univers : la maison d’édition et l’auto-édition.
Être publiée par une maison offre un accompagnement structuré, mais implique des contraintes : délais imposés, choix éditoriaux parfois limités, prix de vente plus élevé.
En auto-édition, elle est libre. « Je fais ce que je veux. »
Elle choisit ses couvertures, ses délais, son prix — fixé à 12 euros pour rester accessible. « On dit que les jeunes lisent moins, mais si les livres sont trop chers, on ne facilite pas l’accès à la lecture. »
Elle observe aussi la pression que subissent certains auteurs sous contrat : obligation de rendre un manuscrit à date fixe, même quand l’inspiration manque.
« Il y a des jours où on n’a pas envie d’écrire. En auto-édition, on peut se laisser ce temps-là. »
D’où viennent les idées ?
Une idée peut naître d’un souvenir, d’un paysage, d’une discussion. Parfois d’une histoire réelle.
« Il faut toujours avoir un carnet. Noter toutes les idées. »
Mais surtout, insiste-t-elle : il faut vivre. « Rester enfermé pour écrire, ce n’est pas la solution. Il faut découvrir le monde, observer, rencontrer. »
L’écriture n’est pas une fuite. Elle est un prolongement de la vie.
Transmettre aux jeunes
C'est la deuxième fois que Carlie intervient à la MFR. Elle échange avec eux, parle lecture, raconte son parcours.
Son conseil aux jeunes qui veulent écrire est simple :
• Prendre son temps
• Ne pas se mettre de pression
• Noter toutes ses idées
Elle déconstruit aussi un mythe : non, écrire un livre n’est pas facile. « On s’imagine que ça vient tout seul. Mais c’est un vrai travail. »
Un travail passionnant, mais exigeant.
Un nouveau livre en préparation
Actuellement, Carlie travaille sur un nouveau projet. L’écriture est en cours.
Entre son travail, sa vie personnelle et ses projets littéraires, elle avance à son rythme. Chez elle, les livres occupent une place centrale : bibliothèque, coin lecture.
Carlie fait partie de ces auteurs indépendants qui bousculent les codes traditionnels de l’édition. Sans bruit, mais avec constance.
Elle écrit pour comprendre. Pour transmettre. Pour donner une voix à des réalités parfois invisibles.
Et si son parcours prouve une chose, c’est qu’il n’existe pas un seul chemin vers la littérature. Il y a celui que l’on choisit. Celui que l’on construit.
Et le sien continue, page après page.
Lara, élève en CAPa 1 SAPVER
MFR de Thorigné sur Dué
La littérature sociale, comme représentation du réel
Depuis le XIXe siècle, des écrivains utilisent la littérature pour parler des conditions de vie et des réalités du peuple français. Voici trois figures majeure de la littérature sociale en France.
Victor Hugo : la misère sublimée par le romanesque
Victor Hugo est un écrivain du XIXᵉ siècle qui s’est beaucoup intéressé à la misère sociale. Dans Les Misérables, il raconte la vie de personnages très pauvres, comme Fantine, une ouvrière abandonnée avec un enfant. Elle travaille énormément mais ne gagne pas assez pour vivre correctement. Victor Hugo montre donc la souffrance du peuple, mais il la romance aussi. Les personnages sont très émouvants et parfois idéalisés. Le bas peuple est présenté comme victime de l’injustice, mais aussi comme courageux et digne. Hugo cherche surtout à toucher le lecteur et à dénoncer une société injuste.
Émile Zola : le réalisme brutal des conditions de travail
Émile Zola adopte une approche différente. Contrairement à Victor Hugo, il ne cherche pas à embellir la réalité. Dans Germinal, publié en 1885, il décrit de façon très réaliste la vie des mineurs dans le nord de la France. Les ouvriers travaillent dans des conditions extrêmement difficiles : les journées sont longues, le travail est dangereux, les salaires sont très faibles et même les enfants sont obligés de travailler. Zola montre clairement l’exploitation des ouvriers et la dureté de leur quotidien. Son but est de montrer la réalité telle qu’elle est, sans la cacher ni la transformer.
Louis-Ferdinand Céline : une vision tragique du prolétariat
Louis-Ferdinand Céline, écrivain du XXᵉ siècle, s’intéresse lui aussi aux conditions de vie du peuple. Dans Voyage au bout de la nuit, il décrit le monde ouvrier de manière très sombre. Il parle notamment du travail à l’usine, où les hommes sont dominés par les machines. Les ouvriers perdent peu à peu leur humanité et deviennent presque eux-mêmes des machines. Céline insiste sur la souffrance morale et physique du prolétariat, et sur le caractère tragique de leur existence. Même si ses écrits sont aujourd’hui considérés comme abominables sur le plan idéologique, il reste l’un des plus grands stylistes du XXᵉ siècle, notamment grâce à son écriture originale et très expressive.
Pour conclure, la littérature sociale permet de mieux comprendre la réalité du peuple et du monde ouvrier à différentes époques. Victor Hugo romantise la misère pour dénoncer l’injustice, Émile Zola décrit de manière réaliste les conditions de travail, et Louis-Ferdinand Céline montre une vision très pessimiste et tragique de la vie du prolétariat. Grâce à ces écrivains, la littérature devient un moyen de représenter le réel et de faire réfléchir les lecteurs sur la société.Camille Ledauphin, Lucie Boblet,
élèves en Seconde
MFR Bernay-en-Champagne
Pickleball : non, ça ne se mange pas… ça se joue !
Le pickleball, c’est un sport dont peu de monde a déjà entendu parlé mais une fois découvert... gare à l'addiction !
Le pickleball, sport encore récent en France, dépend de la FFT (Fédération Française de Tennis) et gagne peu à peu en popularité. Cette discipline mélange le tennis, le badminton et le ping-pong. Les matchs se jouent sur un terrain plus petit qu'au de tennis, avec un filet au centre. Les joueurs utilisent une raquette plate et une balle en plastique percée de trous. Légère, cette balle se déplace moins vite qu’au tennis, ce qui rend le jeu accessible à tous.
Comment ça se joue ?
Les parties se jouent en simple ou en double. L’objectif consiste à envoyer la balle au-dessus du filet afin qu’elle rebondisse dans le camp adverse. Un point se marque lorsque l’équipe opposée manque la balle, l’envoie dans le filet ou hors du terrain.
Une zone particulière, appelée « la cuisine », se situe près du filet. Dans cet espace, les joueurs ne peuvent pas frapper la balle à la volée. Cette règle empêche les attaques trop faciles et rend le jeu plus tactique.
Pourquoi ce sport plaît ?
Le pickleball séduit grâce à sa prise en main rapide. Même sans expérience dans les sports de raquette, le plaisir arrive vite. La discipline ne demande pas une condition physique exceptionnelle, ce qui permet à des enfants, des adolescents, des adultes et des seniors de jouer ensemble.
De plus, la petite taille du terrain limite les déplacements par rapport à d’autres sports. Attention toutefois : l’activité reste dynamique et demande de la réactivité.
Un sport convivial
Le pickleball favorise aussi la convivialité. Les échanges se font dans la bonne humeur, entre rires et discussions. Cette ambiance correspond parfaitement à une pratique entre amis, en famille ou en club. Dans certains pays, comme les États-Unis, ce sport rencontre déjà un grand succès et commence peu à peu à s’installer en France.
Le pickleball représente donc un sport moderne, ludique et accessible à tous. Pour découvrir un sport de raquette sans pression, cette discipline constitue une excellente option.
Les 4e
MFR Thorigné-sur-Dué
La maman, un pilier essentiel dans la vie de chacun
La maman occupe une place essentielle dans la vie de chaque enfant. Dès les premiers instants, elle apporte amour, protection et réconfort.
« Une mère est celle qui peut remplacer tous les autres, mais que personne ne peut remplacer. » Cardinal Mermillod Un rôle fondamental dans le développement de l’enfant
Le rôle d’une maman est avant tout d’aimer, de soutenir et de guider. Elle rassure, encourage et aide son enfant à grandir, à se découvrir et à croire en lui. Même si elle n’est pas parfaite, elle fait toujours de son mieux pour transmettre des valeurs importantes telles que le respect, la solidarité et la persévérance. Grâce à elle, l’enfant avance avec davantage de confiance et de repères.
Une figure centrale au sein du foyer
Dans la famille, la maman est souvent un véritable pilier. Par son écoute, sa patience et ses gestes du quotidien, elle contribue au bien-être de chacun et à l’harmonie du foyer. Elle veille, organise, console et soutient. Son rôle permet aux enfants de se sentir en sécurité et accompagnés, et aide à créer un climat familial apaisant.
Un amour inconditionnel
À nos yeux, nos mamans sont celles qui ont tout fait pour nous. Elles se sont sacrifiées pour notre éducation, pour subvenir à nos besoins et pour nous offrir le meilleur. Elles ont toujours cru en nous, nous ont soutenus, ainsi que nos frères et sœurs. Confidentes, amies, repères… elles représentent une part essentielle de notre vie et sont, pour beaucoup, les êtres les plus chers à nos yeux.
Flora, Maelys, Yelenna, Léna, Maya, Mélody, Agathe
MFR Coulans-sur-Gée
La peine de mort : 55 % des Français y pensent
La peine de mort. Quatre mots. Des mots lourds. Lourds d’histoire, lourds de silence aussi. Une sanction irrévocable. Une décision qui ne laisse aucune place au retour en arrière.
Une sanction aussi ancienne que les sociétés
Lorsqu’on s’y intéresse vraiment, à la peine de mort, elle oblige à réfléchir. À prendre du recul. À douter.
Depuis l’Antiquité, les sociétés ont puni par la mort ceux qu’elles jugeaient coupables des crimes les plus graves. Longtemps, cette peine a été considérée comme normale, presque nécessaire. En France, la guillotine est devenue le symbole de cette justice radicale : rapide, publique, implacable. Elle rappelait que l’État détenait le pouvoir ultime, celui de retirer la vie.
1981 : le moment de rupture
Puis les mentalités ont changé. Lentement. Progressivement. Le doute s’est installé. Était-il juste de tuer pour punir ? Était-il acceptable qu’une justice humaine se rende irréversible ?
Le 9 octobre 1981, la France a mis fin à la peine de mort. Portée par Robert Badinter, cette décision marque une rupture historique. Elle affirme que la justice ne peut se construire sur la mort, et que le droit à la vie doit primer, quelles que soient les fautes commises.
Une opinion publique encore divisée
Pourtant, malgré plus de quarante ans d’abolition, le débat reste présent. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon un sondage Ipsos réalisé en 2023, 55 % des Français se déclarent favorables au rétablissement de la peine de mort. Une majorité. Un chiffre qui interpelle.
Ce soutien s’explique souvent par un sentiment d’insécurité, par l’émotion suscitée par certains crimes particulièrement violents, ou par l’idée que la justice serait parfois trop indulgente. La peine de mort apparaît alors, pour certains, comme une réponse ferme et définitive.
Dissuasion ou illusion de justice ?
Les partisans de la peine capitale affirment qu’elle serait dissuasive et qu’elle protégerait la société. Pourtant, aucune étude ne prouve clairement que la peine de mort réduit la criminalité plus efficacement que la prison à perpétuité.
Surtout, l’erreur judiciaire reste une réalité. Condamner un innocent à mort, c’est commettre une injustice impossible à réparer. Cette simple possibilité suffit à remettre en question l’utilité d’une sanction aussi extrême.
Penser avant de trancher
Aujourd’hui, la peine de mort appartient au passé juridique français, mais elle reste présente dans les esprits. Elle revient dans les débats, dans les sondages, dans les conversations. Peut-être parce qu’elle touche à quelque chose de fondamental.
Avant de vouloir rétablir une sanction irrévocable, il est nécessaire de réfléchir à ce qu’elle dit de nous. Car au-delà du crime et de la peine, c’est toujours l’idée de justice et d’humanité qui est en jeu.
Timéo Compain, Mathis Charlot, Yoanis Leroy, Aymeric Simon,
élèves de seconde
MFR Bernay-en-Champagne
Mon Handi'Chien, ce super héros
Que font ces chiens pour améliorer la vie des personnes en situation de handicap ?
L’association Handi'chiens a été créée en 1989 par Marie-Claude Lebré. L'objectif premier de cette association est d'expliquer les bienfaits des animaux dans l'accompagnement des personnes en difficulté.
Mme Lebré est partie aux États-Unis pour se former. Puis, elle a ramené cette idée de chiens accompagnateurs en France.
Elle a fondé six centres en France. Plus de 350 chiens ont été remis à des familles qui en ont eu besoin.
Jusqu'à présent, près de 2500 chiens d'assistance ont été éduqués et confiés gratuitement.
Pas loin de La Ferté-Bernard, où se trouve la MFR des Forges, il y a le centre d'Alençon, où chaque personne ou volontaire a la possibilité de former un chien pendant environ deux ans.
L’importance de ces chiens d’assistance est qu’ils vont soulager les personnes, car celles-ci vont devoir s’en occuper, les nourrir et les promener. En retour, les chiens vont pouvoir remonter le moral, redonner le sourire et apporter de la joie à leurs maîtres, tout en s’amusant avec eux.
Cet article a pour but d’expliquer, d’informer et de montrer l’impact humain de cette association.
Les chiens sont principalement sélectionnés en fonction de leur race, notamment les Golden Retrievers et les Labradors, car ces chiens sont reconnus pour devenir de très bons chiens d’assistance.
À l’âge de deux mois, les chiots sont pris chez les éleveurs, puis ils partent vivre dans une famille d’accueil. Cette famille a pour objectif de les emmener partout afin que le chien apprenne à être à l’aise dans différents lieux. Cela permet aussi de les socialiser et de les habituer à la vie quotidienne.
Les chiens sont mis à la disposition des familles d'accueil gratuitement et tous les soins sont pris en charge par l'association.
Par la suite, le chien est remis dans un centre de formation à Alençon pendant six mois. Il va y apprendre un maximum de consignes grâce à des éducateurs spécialisés. Les exercices vont du plus simple au plus difficile, par exemple ouvrir une porte, ramasser un téléphone ou aider son maître dans les gestes du quotidien. Puis, ensuite, ils sont remis à la personne en situation de handicap.
Ces chiens permettent d’accompagner, d’aider et de rassurer les personnes dans des moments difficiles. Ils sont destinés non seulement aux personnes en situation de handicap, mais aussi aux enfants, aux écoles, ou aux adultes ayant du mal à se concentrer ou souffrant de troubles du comportement.
Cela change réellement la vie des bénéficiaires !
Les quatre centres Handi'Chiens :
- Handi'Chiens Alençon
- Handi'Chiens Lyon
- Handi'Chiens Bretagne
- Handi'Chiens Vineuil
Louis Terrien, Téo Mandin,
Rose Besnier, Maelys Guerin,
Bastien Roger, Malone Gaulupeau, Clément Jousse
MFR La Ferté-Bernard
Manger autrement : quand les lycéen(ne)s changent leurs habitudes alimentaires
Réduire la viande, manger végétal, protéger la planète… Ces choix alimentaires, autrefois marginaux, séduisent aujourd’hui de nombreux jeunes. Focus sur le végétarisme et le végétalisme.
Pour des raisons propres à chacun, certains individus choisissent de ne plus consommer certains types d’aliments. Certaines personnes le font pour améliorer leur santé, tandis que d’autres visent plutôt la protection de la cause animale. Il existe plusieurs régimes alimentaires différents. Nous allons comparer les différences entre le régime végétarien et le régime végétalien, ainsi que leurs principales motivations.
De manière générale, le régime alimentaire végétarien exclut la viande (rouge et blanche), ainsi que le poisson et les fruits de mer. Le végétalisme est quant à lui beaucoup plus strict que le végétarisme. En effet, une personne végétalienne décide de ne consommer que des aliments issus du monde végétal. Elle rejette donc totalement la viande, le poisson, les fruits de mer, les produits laitiers ainsi que les œufs. De plus, les végétaliens ne consomment pas de miel, car celui-ci est produit par les abeilles.
En France, le nombre de végétariens représente environ 4 à 5 % des jeunes âgés de 14 à 18 ans, tandis que les végétaliens représentent environ 12 % de la population.
De nombreux facteurs peuvent pousser une personne à changer son mode de vie. Parmi les plus fréquents, on retrouve :
La solidarité envers les animaux, afin qu’ils ne soient plus exploités pour la production de viande.
La conscience écologique : en effet, les secteurs de l’élevage et de la pêche sont très polluants.
L’utilisation des ressources naturelles : l’élevage est très gourmand en ressources. Produire de la viande demande beaucoup plus d’eau et de terres que la culture de céréales ou de légumineuses, et génère une part importante des gaz à effet de serre.
Les raisons de santé : une alimentation végétarienne équilibrée réduit les risques de maladies cardiovasculaires, de diabète de type 2 et de certains cancers. Elle permet également de découvrir de nouveaux aliments, souvent plus riches en fibres.
Classe de Première,
Bac pro SAPAT
MFR de Fyé
De l’entrée au dessert : la Sarthe nous régale !
La gastronomie occupe une place essentielle dans le département de la Sarthe. Rillettes, poulet de Loué, sablés ou encore Jasnière : autant de spécialités qui suscitent la fierté des habitants.
Entrée :
les rillettes du Mans
Créées en 1910 par un charcutier de Connerré, les rillettes du Mans rencontrent un grand succès. Savoureuses et faciles à tartiner, elles appartiennent pleinement au patrimoine sarthois. Les rillettes de porc cuisent longuement dans la graisse avant l’assaisonnement au sel et au poivre. Appréciées dans toute la France, elles représentent un symbole fort de la ville du Mans.
Plat : le poulet de Loué
Le poulet de Loué incarne une autre fierté départementale. Élevé en plein air, il offre une viande de grande qualité. Ce produit séduit de nombreux consommateurs et bénéficie du label rouge depuis 1966. Les éleveurs de Loué s’engagent depuis toujours pour le respect du bien-être animal et de la nature grâce à un mode de production sain et durable.
Dessert : le sablé de Sablé-sur-Sarthe
Le sablé figure parmi les biscuits les plus célèbres de la Sarthe. Originaire de Sablé-sur-Sarthe, la ville lui a donné son nom. Du XXᵉ siècle à aujourd’hui, un pâtissier passionné, Georges Justier, fonde en 1962 la Biscuiterie de Sablé-sur-Sarthe. Ce biscuit appartient au patrimoine culinaire français. Sa recette repose sur des ingrédients simples : beurre, sucre et farine, mais sa texture friable et son goût gourmand séduisent de nombreux amateurs. Il se déguste au goûter, en dessert ou simplement pour le plaisir.
Boisson :
le vin blanc La Jasnière
Le Jasnière provient du sud de la Sarthe depuis 1937. Élaboré à partir de chenin blanc, ce vin se distingue par des arômes fruités et une grande fraîcheur. Sec, léger et agréable, il accompagne parfaitement le fromage ou le poisson La Sarthe : un département qui a vraiment du goût.
Elysonne, Maëlys, Méline, Lola, Izia, Yumi et Rozélia
MFR Coulans-sur-Gée
Des lycéens sont partis à la rencontre des élus
Les jeunes de la MFR de Verneil-le-Chétif sont allés rencontrés individuellement les municipalités de leur commune de résidence.
En février dernier, les 22 élèves de la classe de CAPA 1 ont relevé un défi de taille : interviewer le maire ou la mairesse de leur propre commune. Un travail d'enquête citoyenne à grande échelle !
Les élèves ont mis en place une méthode de travail commune car pour beaucoup c'est la première fois qu'ile mettaient les pieds dans la mairi de leur commune.
Léo, porte-parole du groupe nous raconte comment ce travail de préparation en classe a été réalisé. Les jeunes ont mis en oeuvre une trame d'interviews sous forme de plan d'étude, afin que les 22 interviews soient cohérents. De ce travail est né un "kit du reporter" :
Préparation : Identification de l'élu(e) et prise de rendez-vous officielle par téléphone ou mail.
Thématiques communes : Nous avons choisi de questionner les maires sur leur métier, l'avenir de la Mairie, et des jeunes, qu'ils nous parlent de leurs les projets écologiques, de leur intentions pour les prochaines élections..
Le carnet de bord : Un support unique pour noter les réponses et ne rien oublier de cet échange important.
Des interviews enrichissantes
Lucas : "C'était impressionnant d'entrer seul dans la mairie de mon village. Mon maire a pris le temps de m'expliquer comment il aide les agriculteurs du coin. Grâce au protocole, je savais exactement quoi demander. Je suis fier d'avoir représenté ma classe !"
Anais : "J'ai interviewé mon maire. Il m'a montré que le métier d'élu demande beaucoup d'écoute. On a discuté des espaces verts et de la gestion de l'eau. C'est une expérience qui donne confiance en soi et qui permet de mieux connaître l'endroit où l'on vit."
Ce travail colossal nous a permis de découvrir la diversité de nos 22 communes. Nous avons appris que derrière chaque écharpe tricolore, il y a des projets concrets pour notre avenir.
Un grand merci aux 22 maires-sses qui nous ont accueillis !
Les élèves de CAPA 1
MFR de Verneil-le-Chétif
Cidrerie et Ruchers Sarthois
Des cidriers et apiculteurs de Cherré-Au nous ont ouvert leurs portes pour nous présenter leur activité qui fait le bonheur des gens et commerces locaux.
Cidrerie et Ruchers Sarthois : quand passion, terroir et biodiversité façonnent des produits d’exception.
Au cœur de la Sarthe, entre vergers traditionnels et ruchers soigneusement entretenus, une entreprise fait rimer authenticité, respect de la nature et savoir-faire ancestral. Cidrerie et Ruchers Sarthois, producteurs de pommes, cidriers et éleveurs d’abeilles noires, incarnent une agriculture engagée, profondément ancrée dans son territoire.
Une histoire née de la passion
Installée depuis 2016 , la Cidrerie et Ruchers Sarthois est le fruit de passions communes : celles des abeilles, des pommiers et du partage. L’entreprise défend une vision simple mais exigeante : produire localement, naturellement et transmettre un savoir-faire respectueux des équilibres naturels.
« Passionnés d’abeilles, de pommiers et de partage, nous sommes engagés dans notre savoir-faire », résume l’esprit de la maison.
Pour nous accompagner lors de cette visite, nous avons rencontré Julien et Audrey, qui nous ont présenté leur métier, mais surtout leur passion. Ils nous ont montré le processus de fabrication du cidre, de la récolte des pommes à leur mise en cuve.
Des vergers traditionnels, vivants et préservés
Issus de vergers traditionnels demi-tige, les pommiers de la cidrerie sont composés de variétés anciennes et locales, sélectionnées pour leurs qualités gustatives et leur adaptation au terroir sarthois.
La rusticité de ces vergers permet d’exclure les traitements, tout en offrant aux fruits le temps nécessaire pour mûrir naturellement au fil des saisons.
Les pommes sont récoltées à parfaite maturité, puis pressées à froid. Le moût obtenu est ensuite mis en cuve pour une fermentation naturelle, respectueuse des méthodes ancestrales. La cidrerie privilégie également la prise de mousse naturelle en bouteille, après plusieurs mois d’élevage, afin de garantir finesse et authenticité.
Une gamme de produits artisanaux et gourmands
La Cidrerie et Ruchers Sarthois propose une large gamme de produits issus directement de la ferme :
- cidres
- jus de pommes
- vinaigre de cidre
- gelée de cidre
- pommeau de Normandie
- vinaigre de miel
Chaque produit est pensé pour valoriser la matière première locale et offrir une expérience gustative sincère.
Des abeilles noires au cœur du projet
Éleveurs de 150 ruches d’abeilles noires, les producteurs accordent une place centrale à la biodiversité. Cette espèce locale, rustique et parfaitement adaptée à l’environnement, est élevée dans le respect de son cycle naturel.
Le miel, issu de la flore locale, est décliné sous différentes formes : miel brut, produits dérivés et douceurs artisanales. Les abeilles participent également à la pollinisation des vergers, créant un cercle vertueux entre apiculture et arboriculture.
Les animaux,
alliés du verger
Dans les vergers, les animaux jouent un rôle essentiel. Poules, brebis et même un cheval participent à l’entretien des parcelles : gestion de l’herbe, fertilisation naturelle et équilibre du sol. Cette approche agroécologique limite les interventions mécaniques et renforce la santé des vergers.
Une entreprise engagée et responsable
Soucieuse de son impact environnemental, la Cidrerie et Ruchers Sarthois encourage également les gestes citoyens. Les clients sont invités à rapporter les bouteilles vides, lavées et sans bouchon, afin de leur offrir une seconde vie. Un acte simple, mais porteur de sens.
L’entreprise ouvre ses portes au public à travers :
- visites guidées de l’atelier de production
- dégustations de cidres et produits apicoles
- vente directe à la ferme.
Les visites sont proposées à partir de dix personnes, sur réservation.
Une vitrine du terroir sarthois
Plus qu’une simple exploitation, la Cidrerie et Ruchers Sarthois est une véritable ambassadrice du patrimoine agricole local. Elle démontre qu’il est possible de produire autrement, en respectant la nature, les animaux et les consommateurs, tout en proposant des produits de grande qualité.
Entre pommes, miel et savoir-faire, cette entreprise sarthoise invite chacun à redécouvrir le goût du vrai.
À la fin de la visite, nous sommes évidemment passés par leur boutique, ouverte au public tous les mercredis et samedis de 9h30 à 12h30 et de 14h à 19h, ainsi que les vendredis de 14h à 19h.
Maxim Guicheteau, Paul Gonet,
Nolan Tronchet, Arthur Jousse,
Mathis Mallet, Clément Berthault
MFR de la Ferté-Bernard