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Bien vivre sa scolarité avec un handicap
Statue de Jeanne d'Arc, une présence inspirante au sein du Parc
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Travaux : le renouveau du site Coty
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Fête de la Science : au cœur des « intelligences »
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Coupe du monde de football féminine U17 au Maroc
| N° 28 - Décembre 2025 | www.lyceejdarc.org |
OMONT DES RÊVES
« Cette statue va marquer le lieu »
Interview
Rozenn Le Madec, directrice du site du Parc
Qu'est-ce qui vous a donné l'idée de cette statue ?
A l'origine, il y avait sur le site un séquoia de 27 mètres de haut. Déclaré mort par l'Office national des forêts (ONF), il a été abattu en mars dernier. Gabriel Bertel, le directeur adjoint, a alors eu l’idée de conserver deux mètres du tronc pour, éventuellement, en faire une statue. Puis, l’idée de représenter Jeanne d’Arc est née lors d'un conseil pastoral qui s'est interrogé sur la façon de rendre plus visible l'image de Jeanne d'Arc. Confier la réalisation à un artiste est devenu évident.
Comment avez-vous choisi le sculpteur ?
Henri-Patrick Stein est un ami de Dominique Péridont, animateur en pastorale sur le site Coty. Comme lui, il est originaire de la Meuse. Sa maîtrise du bois, sa sensibilité et son rayonnement en France comme à l'international en faisaient un choix naturel. Il a accepté de venir réaliser cette sculpture. La conception était bluffante. Parti d’un croquis, il a saisi sa tronçonneuse pour en moins d’une journée réaliser une première ébauche de la statue.
Êtes-vous satisfaite du résultat ?
Je la trouve magnifique. Elle va aussi évoluer en couleurs et devra être protégée et entretenue chaque année. Sa conception était impressionnante et elle est attachante car elle va marquer le lieu. Dans 20 ans, elle sera toujours là.
Quelles ont été les réactions des étudiants ?
L'œuvre s'est installée naturellement dans le paysage du site. Les étudiants la trouvent originale et très belle.
Propos recueillis par
Clara Agoutin, Clara Dalifard,
Manon Hébert, 2GTE
« Je suis heureux d'avoir pu sculpter cette noble matière qu'est le bois de séquoia »
Depuis la rentrée 2025, une statue de Jeanne d'Arc trône sur le site du Parc. Interview de son créateur, Henri-Patrick Stein, sculpteur de profession.
Depuis combien de temps êtes-vous sculpteur ?
Je sculpte depuis l'âge de 7 ans car, à cette époque, il y avait un sculpteur ornemaniste sur bois dans mon petit village de Mouilly, dans la Meuse. Cet artiste m'a donné l'envie d'être sculpteur.
Avez-vous une spécialité ?
Non, je sculpte le marbre, le granit, la pierre, le bois aussi bien que la glace et la neige.
Quelles sont vos œuvres les plus célèbres ?
J’ai concouru dans une quarantaine de pays et, en décembre 2023, j’ai participé à la rénovation de Notre-Dame de Paris. J'ai notamment réalisé le "coq des lumières", installé au sommet de la flèche.
Combien de temps avez-vous mis pour sculpter Jeanne d'Arc et quelles techniques avez-vous utilisées ?
J’ai mis presque trois jours pour la réaliser. J’ai utilisé une tronçonneuse, puis des gouges ont été nécessaires pour sculpter cette œuvre.
Aviez-vous un modèle ou cette sculpture provient-elle de votre imagination ?
J’ai créé cette œuvre de ma propre imagination.
Êtes-vous satisfait du résultat ?
Oui, je suis heureux d'avoir pu sculpter cette noble matière qu'est le bois de séquoia.
Propos recueillis par
Clara Agoutin, Clara Dalifard,
Manon Hébert, 2GTE
Les BTS MECP à Paris
Le 16 octobre dernier, les étudiantes de deuxième année du BTS Métiers de l’esthétique, de la cosmétique et de la parfumerie ont eu l’occasion de se rendre à Paris.
La matinée a débuté par la visite du musée du parfum Fragonard, lieu emblématique retraçant l’histoire du parfum de l’Antiquité à nos jours. Les étudiantes ont pu y découvrir les secrets de fabrication de la maison Fragonard ainsi qu’une collection exceptionnelle de flacons historiques et d’objets d’art liés à la parfumerie. Une expérience immersive qui a permis de mieux comprendre l’évolution de cet art au fil des siècles.
L’après-midi, le groupe a pris la direction du Carrousel du Louvre pour assister au salon Cosmetic 360, un événement international consacré à l’innovation dans la filière parfumerie-cosmétique. Ce salon a réuni cette année plus de 200 exposants venus de 25 pays différents, mettant en avant les dernières technologies et les tendances émergentes du secteur. De grands noms tels que L’Oréal, LVMH Recherche, Shiseido ou encore Expanscience étaient présents, aux côtés de nombreuses start-up.
Cette journée à Paris a offert aux étudiantes une immersion complète dans le monde de la parfumerie et de la cosmétique, entre découverte du patrimoine et observation des innovations du secteur. Elle a aussi été l’occasion d’en apprendre davantage sur leur futur domaine d'activité.Clara Lemercier, 2BTSECP
« Un environnement qui me ressemble »
Sur le site de Gaulle, la salle O104 est décorée depuis l'an dernier avec des objets de la collection personnelle de Sébastien Omont, professeur d'Histoire-Géographie. Interview de cet enseignant, grand amateur de collections patrimoniales.
Depuis combien de temps collectionnez-vous ?
Depuis toujours.
Que collectionnez-vous ?
Beaucoup de choses : des livres, des photos anciennes, des portraits…
Comment vous est venue l'idée de décorer la salle O104 ?
Je présente régulièrement des objets anciens à mes élèves, pour mes cours. J’avais envie, cette fois-ci, de partager avec tous, étudiants et professeurs, un environnement qui me ressemble : ce n’est pas qu'une salle destinée à l'enseignement de l'Histoire.
Où trouvez-vous tous ces objets ?
Dans les vide-greniers, chez les brocanteurs. Ces objets historiques ont souvent besoin d’être restaurés.
Quel est votre objet préféré dans la salle ?
Peut-être la gravure de Napoléon III, à cheval.
Et l’objet le plus coûteux ?
La gravure de Victor Hugo.
Avez-vous une époque historique préférée ?
La révolution, fin XVIIIe, mais aussi le XIXe siècle.
Et votre personnage historique préféré ?
Peut-être Napoléon, c'est le surnom que me donnent les élèves !
Propos recueillis par
Sarah Moreau, 2GTC
Les 2TO en mission en Grèce
Dans le cadre de notre 2ème année de BTS Tourisme, nous avons embarqué pour Athènes. Une destination où l’histoire se mélange au dynamisme d’une capitale vivante, moderne. On vous raconte tout ou... presque !
Un musée à ciel ouvert
Tout a commencé par une immersion dans le street art : nous avons découvert une Athènes créative, jalonnée de messages retraçant les dernières années du pays. Nous avons poursuivi avec un incontournable : l’Acropole, son ambiance mythique et, bien sûr, le Parthénon. Puis, un tour en bus panoramique nous a offert une vue d’ensemble de la ville, avec un passage devant le stade des premiers Jeux olympiques modernes, nous nous sommes sentis athlètes de haut niveau durant quelques instants !
Cap sur le Péloponnèse
L’un des temps forts du voyage ! Au programme : un arrêt au canal de Corinthe, la découverte du site antique de Mycènes, son acropole et son célèbre tombeau d’Agamemnon, une pause déjeuner dans les ruelles pittoresques de Nauplie et pour finir, le théâtre d’Épidaure, réputé pour son acoustique incroyable, idéale pour écouter les potins.
Une expérience à vivre
Ce voyage d’étude nous a permis de mettre en pratique nos compétences, de découvrir le terrain, de renforcer notre culture touristique… mais surtout, de vivre une expérience inoubliable. Athènes, on reviendra !
Emma Hauguel, 2BTSTO
Marie Lelièvre, à l'écoute des élèves
Portrait
Marie Lelièvre, infirmière scolaire sur le site de Gaulle
Parcours
Je suis diplômée de l’école d’infirmière depuis 2011, j’ai travaillé 10 ans en bloc opératoire, à l'hôpital. Je me suis arrêtée pour élever mes enfants en bas âge, puis j’ai enseigné au lycée Jeanne d’Arc dans la filière Accompagnement, soins et services à la personne (ASSP) pendant trois ans. Et lorsque Laurence Lassarat, l’infirmière scolaire, est partie à la retraite, j’ai candidaté à son poste.
Missions
Mes principales missions consistent à accueillir les élèves, à les écouter, à soigner les petits bobos de tous les jours, à gérer les situations de crise et les urgences.
J'ai aussi un rôle de prévention et d’éducation à la santé.
Ce que j’aime dans mes missions, c’est être à l’écoute des élèves, les accueillir avec le sourire et les aider dans les problèmes qu'ils rencontrent. Dans les situations de harcèlement, par exemple, je vais essayer de comprendre ce qui s'est passé, depuis quand cela dure, qui sont les harceleurs, ce qu’ils font. Mais aussi ce que l'élève ressent car tous ne vivent pas les choses de la même façon. Ensuite, j'oriente l'élève vers Marie Lebarq, la conseillère principale d'éducation (CPE) du site de Gaulle.
Pour un élève qui ne se sent pas bien chez lui, il va falloir également beaucoup d’écoute pour comprendre le contexte familial. Je vais lui demander s’il veut prendre rendez-vous au Point écoute, avec M. Avenel, qui n’est pas psychologue mais aide les jeunes de diverses façons. Il les écoute, tout comme moi, mais il peut avoir une autre approche qui convient bien aux élèves. Il existe aussi différentes associations. Selon le problème, je peux m’y référer ou fournir leurs coordonnées aux élèves.
Projets
Pour cette année, je souhaite avant tout écouter, aider et, si besoin, soigner les élèves.
Plus tard, j’aimerais aussi animer des ateliers sur le temps du midi sur différents sujets : la contraception, les maladies sexuellement transmissibles, les conduites addictives comme les réseaux sociaux, le téléphone... J'imagine cela, soit sous forme de table ronde, soit sous forme de jeux, pour que chacun se sente libre de parler sans jugement. L’idée est de mettre en place un moment convivial et de répondre aux nombreuses questions que se posent les jeunes.
Amélie Doublemart, 2GTB
« Je n'ai reçu que du soutien et de la gentillesse à propos de mon handicap »
En novembre dernier, Mila et Lilyrose du JDA News ont interviewé Diane, une élève malentendante qui a accepté de se livrer sur son handicap.
Interview
Diane Coussergues, élève de Terminale CAP Commercialisation et Services en Hôtel-Café-Restaurant.
Qu'est-ce qu'une personne malentendante ?
Par définition, les personnes "malentendantes" entendent avec difficulté mais ce terme n'est pas synonyme de "sourdes" : les personnes sourdes ne possèdent pas d'audition alors que pour les personnes malentendantes, il s'agit d'une diminution de leurs capacités auditives.Quelles sont les aides et les dispositifs existants ?
Pour aider les personnes malentendantes, il existe plusieurs appareils de tailles et de couleurs différentes. Chaque appareil est adapté à son propriétaire, ce qui apporte un confort dans son utilisation.
Peux-tu nous parler de ton handicap ?
J'ai une diminution de l'audition qui ne concerne qu'une oreille. Mon handicap a été détecté peu de temps après ma naissance. Je possède un appareil adapté à mes besoins. Je ne suis pas la seule de ma famille à avoir des troubles de l'audition : mon petit frère est pour sa part totalement privé du sens de l'ouïe.Comment vivre sa scolarité en ayant un handicap ?
J'ai pu suivre une scolarité classique sans problème, de la maternelle à la 4ème. Et, lors de ma 3ème, le passage dans une classe Ulis (unité localisée pour l'inclusion scolaire) a facilité mon apprentissage. Pour plus de facilité, j'alternais avec la classe Ulis lors de ma 3ème pour me permettre un meilleur apprentissage. Par ailleurs, je n'ai reçu que du soutien et de la gentillesse à propos de mon handicap, ce qui me permet de poursuivre ma scolarité le plus sereinement possible.
Propos recueillis par
Mila Bertrand et
Lilyrose Quaisse, 1PECP
« Un établissement agréable et harmonieux contribue au bien-être de tous »
Interview
Harold Hauduc, directeur du site Coty à propos des travaux réalisés de 2023 à 2025.
Pourquoi ces travaux ont-ils été engagés ?
Les travaux ont été réalisés pour plusieurs raisons. Le premier objectif concernait le confort : le bâtiment, ancien et mal isolé, ne répondait plus aux normes actuelles. L’absence d’isolation et les fenêtres en plexiglas laissaient entrer aussi bien le froid que la chaleur, ce qui compliquait les conditions d’apprentissage.
Un second objectif portait sur les économies d’énergie : sans isolation, la consommation de chauffage était nettement plus élevée en hiver. Cela rejoint un objectif écologique, le lycée étant fortement engagé dans une démarche de développement durable. La nouvelle isolation permet désormais de réduire la consommation énergétique et d’éviter la déperdition de ressources. Enfin, un objectif esthétique était également envisagé. Même s’il n’est pas prioritaire, un établissement agréable et harmonieux contribue au bien-être de tous. À la rentrée 2025, les élèves ont donc retrouvé un lycée totalement rénové.Quelles entreprises sont intervenues ?
Avant l’arrivée des entreprises, plusieurs phases, s’étendant sur un à deux ans, sont nécessaires. La première correspond à l’appel d’offres permettant la sélection et la signature des contrats avec les entreprises : Morin pour l’isolation extérieure ; Isaac pour les portes-fenêtres et les volets ; CBEM pour l’isolation des toitures ; Hervé Thermique pour la ventilation ; SFEE pour l’électricité ; Galli pour l’habillage intérieur ; Lamy Lecomte pour la peinture ; Normandie Échafaudages pour les échafaudages ; Ateliers 6.24 pour la coordination et la maîtrise d’œuvre. La deuxième phase consiste à réaliser la préparation détaillée puis à organiser la mise en œuvre du projet entre les différentes entreprises. Vient ensuite la troisième phase : la réalisation.Les travaux ont-ils eu un impact positif sur la vie des élèves ?
Je pense que oui. D’après certains élèves, en 2024, les nuisances sonores du chantier ont pu perturber la concentration et l’écoute en classe. J’espère toutefois que les effets positifs prennent désormais le dessus : des salles mieux chauffées, l’installation de volets roulants et des bâtiments plus esthétiques contribuent à améliorer le quotidien scolaire.
Propos recueillis par
Mila Bertrand, 1PECP et
Kalyssa Devaux, TCCSHCR
Comment bien s'intégrer au lycée ?
Témoignage
Margaux Lange, Alice Debieu, élèves de 2GTE
En entrant au lycée, nous avons laissé des amis derrière nous et aussi beaucoup de souvenirs, bons comme mauvais. Nous venons tous d’établissements différents et nous devons nous habituer à un nouvel environnement.
Notre ressenti lors de notre arrivée au lycée
Nos premiers jours au lycée ont été un mélange d’émotions très diversifiées : nous avons découvert un nouvel environnement, de nouvelles têtes et de nouvelles règles. Certains d’entre nous étaient impatients de commencer et d’autres se sont sentis un peu perdus au début. En effet, dès notre arrivée au lycée, il a fallu prendre nos marques, repérer les bâtiments, les couloirs, les étages pour trouver nos salles. Avec le temps, nous avons pris nos repères et nous nous sommes sentis de plus en plus à l'aise.
Le lycée est un lieu où l'on apprend à devenir autonome et responsable, il est important d'être ouvert aux autres. Il faut avoir confiance en soi, ce qui n’est pas forcément facile pour tout le monde, notamment pour les personnes timides.
Pour faciliter notre intégration, certaines personnes nous aident en cas de problème ou pour discuter, comme le personnel de vie scolaire, l’infirmière, les profs...
Il neige au CDI Coty !
Pour Noël, le CDI Coty revêt son blanc manteau de neige !
Accompagnés de Laurence Perrière, professeure d'arts appliqués, et de Jean-Sébastien Brasseur, professeur documentaliste, les élèves de CAP Commercialisation et Services en Hôtel-Café-Restaurant se sont lancés dans la réalisation de décorations de Noël.
Des flocons en papier découpé
Pour créer cette ambiance, les élèves ont réalisé des flocons de neige en papier découpé : "Cela requiert de la minutie et de la patience. On ne réussit pas du premier coup !" note Laurence Perrière. "L'objectif est de créer une véritable averse de neige avec des flocons de différentes tailles, visibles depuis la cour du lycée" détaille Jean-Sébastien Brasseur. En plus des flocons, des dessins au blanc de Meudon sur les vitres et de la fausse neige viennent parfaire la magie de Noël.
Un Noël enchanté
Les décorations réalisées par les élèves s'inscrivent dans un ensemble plus vaste de festivités au CDI : en plus du traditionnel sapin de Noël, des élèves auront l'occasion d'ouvrir chaque jour de décembre, à 10h, une case du calendrier de l'Avent et de repartir avec leur surprise de Noël.
Emma Lioust dit Lafleur, 2CCSHCR
« En France, vous passez beaucoup de temps en famille »
Interview
Madeline, 15 ans, vit à Canberra, en Australie, et Jamil, 16 ans, vit à Vancouver, au Canada. Tous les deux sont arrivés en France en août et sont scolarisés en 2GTC.
Pourquoi êtes-vous en France ?
M. Pour améliorer mon français. Cela fait cinq ans que j’apprends le français. Je suis là jusqu'à fin janvier.
Êtiez-vous déjà venus ?
J. L'an dernier, j'ai assisté à un match du Paris Saint-Germain au Parc des Princes.
Qu’est-ce qui vous plaît en France ?
M. Le fromage !
J. J’aime beaucoup la vie, la culture et... les boulangeries.
Et, qu’est-ce que vous n'aimez pas ?
J. Le fromage.
M. La pluie qui dure pendant une semaine.
Quelle est la première chose qui vous a marquée lors de votre arrivée ?
M. A chaque repas, il y a une baguette à table.
J. La gentillesse des gens, lorsqu'ils comprennent que je suis canadien, ils essaient de m'aider.
Quelles sont les différences entre l’Australie et la France ?
M. L'emploi du temps. Ici, les cours commencent à des heures différentes chaque jour et vous prenez 1h30 pour déjeuner alors qu’en Australie c’est 40 minutes. Et puis, en Australie, on fait plus de sport, surtout des sports de ballon et beaucoup de cricket.
Quels sont vos projets pour plus tard ?
M. Travailler dans l’art.
J. Devenir footballeur.
Qu’est-ce qui vous manque ?
M. Mes deux chiens et ma famille.
J. Ma famille, mes amis et mon petit chien.
Conseilleriez-vous à vos amis de venir en France ?
M. Oui, car c’est une expérience incroyable, le mode de vie est très différent et les Australiens ne le savent pas vraiment. La famille, surtout. En France, vous passez beaucoup de temps en famille, notamment pendant les repas alors qu’en Australie, c'est toujours le "rush", on ne prend pas ses repas ensemble.
Propos recueillis par
Lilou Marie et
Emma Paumard, 2GTC
Fête de la Science : au cœur des « intelligences »
Du 9 au 11 octobre, les élèves de STL (Sciences et technologies de laboratoire) ont fait sensation avec leur stand « Les Multiples visages de l'intelligence ».
C'est avec brio que les élèves de 1ère et terminale STL ont animé leur espace, démontrant que l'intelligence n'est pas seulement humaine, mais aussi biologique, chimique et même... bactérienne ! Le public, composé d'élèves, de parents et de curieux, a afflué pour participer aux quatre ateliers conçus et présentés par les élèves de STL.
De la biologie
à la balistique :
l'Intelligence du vivant
Le stand proposait un voyage au coeur de la biologie, mettant en lumière la complexité des systèmes vivants.
Un atelier sur le système immunitaire a ainsi permis de comprendre comment opèrent nos défenses. Les lycéens ont expliqué le rôle des lymphocytes et des anticorps, soulignant l'intelligence auto-régulatrice de notre corps face aux agressions.
Le jeu sur les groupes sanguins a aussi rappelé l'importance de la compatibilité dans le domaine médical. Les participants ont appris les règles de la transfusion, s'assurant qu'ils ne faisaient pas "mauvais mélange" !
Science criminelle et intelligence bactérienne
L'attraction phare du stand a été l'atelier inspiré des séries policières.
Un jeu d'enquête sur des séquences d'ADN a plongé le public dans la science criminelle. Grâce à la compréhension des marqueurs génétiques, les visiteurs ont pu, en s'aidant des explications des élèves, identifier le coupable d'une scène de crime. Une façon de comprendre l'intelligence du décryptage génétique.
Enfin, les élèves ont présenté un atelier original sur le Kombucha, cette boisson fermentée rendue célèbre par un certain youtubeur. En expliquant le rôle du Scoby (culture symbiotique de bactéries et de levures), ils ont illustré l'intelligence de l'écosystème microbien, capable de transformer un simple thé sucré.
Un pari réussi pour la section STL
Félicitations à tous les participants qui ont représenté la filière STL de notre lycée, devant pas moins de 3 681 visiteurs sur les trois jours.
Les élèves de 1ère STL
Quand les chiens nous parlent...
Les chiens ont beaucoup de choses à nous dire. Voici quelques éléments pour mieux comprendre le langage corporel du meilleur ami de l'homme.
Lorsqu'un chien est stressé, il a tendance à marcher rapidement, il semble avoir chaud sans avoir fait d’effort. Un chien mal à l'aise a la tête baissée et un regard évitant. En revanche, s'il a les yeux légèrement fermés et qu’il a les oreilles et la queue souples, c’est qu’il est détendu. Quand il se secoue, c’est qu’il relâche la pression.
S'il a son poids vers l’arrière, une posture basse, les oreilles reculées et le regard tendu, c’est qu’il est en position de défense.
Attention, s'il a son poids vers l’avant, son corps tendu, que ses dents sont visibles, c’est qu’il est en position offensive. Il faut alors le laisser tranquille pour faire redescendre la tension. Au contraire, s'il a l'avant du corps abaissé et l'arrière-train relevé avec la queue remuante, c'est une invitation au jeu.
Un conseil : la salutation
Nous avons tendance à caresser la tête d'un chien pour le saluer, pourtant cela est à éviter. Au contraire, restez immobile, accroupissez-vous, laissez-le venir à vous pour qu’il vous inspecte. Cela lui inspirera confiance.
Emma Paumard, 2GTC
Atelier jardinage à Coty
Cette année, Ludivine Chrétien, cadre éducatif sur le site Coty, organise un atelier jardinage à destination des élèves. L'occasion de se familiariser avec le jardinage, que nous ayons la main verte ou non !
Un atelier ouvert à tous
Le lundi midi, de 12h30 à 13h30, a lieu l'atelier jardinage sur le site Coty. Cet atelier est destiné à toutes les personnes désireuses de s'investir dans la vie du lycée en proposant des projets liés à la nature et à l'écologie, et permettant d'embellir les extérieurs de l'établissement tout en favorisant un meilleur cadre d'étude.
Différents projets tout au long de l'année
Les élèves ont, par exemple, procédé au débroussaillage des jardinières présentes dans la cour et ont planté des pieds de framboise et de vigne. D'autres projets sont en cours de création ou de réflexion comme la création d'hôtels à insectes qui permettront d'offrir un refuge pour ces petits animaux durant l'hiver, ou la réalisation d'un potager.
Si vous désirez participer à cet atelier, vous pouvez vous inscrire auprès de Ludivine Chrétien. Vous êtes les bienvenus !
Emma Lecuyer, 1PECP
Wplace, un monde rempli de couleurs
Apparu le 21 juillet 2025, le Wplace est un site internet qui permet aux personnes du monde entier de dessiner sur une carte du monde au moyen de pixels de différentes couleurs. Chacun libère sa créativité et le site connait un succès foudroyant.
Le Wplace, développé par le Bésilien Murilo Matsubara, a déjà attiré plus de dix millions d’utilisateurs dans le monde entier. Pour trouver ce site hébergé sur Reddit, il suffit de taper Wplace.live. Si l’on souhaite ajouter un dessin, il faut d’abord créer un compte. Au départ, nous disposons de 68 pixels, de la couleur de notre choix. Il faut attendre 30 secondes pour récupérer un pixel.
Avec de la patience, une personne seule peut réaliser un dessin entier, mais d’autres gens peuvent aussi collaborer, surtout s’il s’agit d’une œuvre très importante.
Des références en pagaille
En se promenant sur la carte du monde, on trouve des drapeaux de pays, parfois en lien avec des causes humanitaires, mais aussi de nombreuses références culturelles et artistiques (jeux vidéo, mangas, films, séries…) ou sportives. Et parfois des œuvres ou des messages plus personnels.
N’importe qui dans le monde peut participer mais on peut remarquer que les zones moins habitées et les pays où le gouvernement exerce une surveillance forte comportent moins de dessins. La carte dispose de quatre mille milliards de pixels.
Tout n'est pas permis
Le site comporte quelques règles. Par exemple, il ne faut pas peindre de contenus inappropriés (réservés aux adultes, discours de haine...), utiliser la carte pour harceler quelqu'un ou divulguer des informations personnelles. Il est également interdit de gâcher les œuvres des autres en y ajoutant des pixels sans intention artistique.
A l’heure actuelle, aucune date de fin de projet n’est annoncée par le créateur de Wplace. Alors, tous à vos pinceaux, colorions le monde !
Wallerand Michelet, 1STL
Linkin Park, la renaissance ?
Après sept ans sans donner de nouvelles, le groupe américain Linkin Park est revenu en force en 2024 avec une tournée internationale et un nouvel album, « From Zero ».
Un succès international
Fondé en 1996, Linkin Park est un groupe de nu-métal (fusion de heavy metal avec du rap, de l'électro...) californien. Il est constitué de six membres. Ce sont alors Mike Shinoda (chant, guitare, clavier), Chester Bennington (chant), Brad Delson (guitare), Joe Hahn (DJ), Rob Bourdon (batterie) et Dave Farrell (basse).
Leur premier album, Hybrid Theory (2000) est un énorme succès (environ 25 millions d’exemplaires vendus dans le monde). Il comporte des classiques comme In the end, Papercut et Crawling qui a été nominé dans la catégorie meilleure chanson hard rock en 2002.
Après ce succès, Linkin Park a sorti huit albums qui verront leur style évoluer, tantôt vers un son électro-industriel (A thousand suns), tantôt vers un style rock agressif et brut (The hunting party), tantôt abordant un virage pop (One more light) qui a déconcerté certains fans.
Une carrière brisée
Mais le 20 juillet 2017, une terrible nouvelle tombe : le chanteur Chester Beninngton s’est donné la mort. Le 27 octobre, le Groupe Linkin Park organise un concert pour lui rendre hommage, avant de se séparer.
Le renouveau en 2024
Après sept années sans la moindre de signe de retour, Linkin Park annonce son retour le 5 septembre 2024, à l'occasion d'un live YouTube au cours duquel deux nouveaux membres sont présentés : le batteur, Colin Brittain, et surtout la chanteuse, Emily Armstrong.
Leur nouvel album, From Zero, sortira dix jours plus tard. L'accueil critique est globalement positif et les ventes s'envolent, comme aux grandes heures du groupe. Le choix de la nouvelle chanteuse, Emily Armstrong fait cependant débat, certains fans estimant que Cherter Bennington est irremplaçable. Mais au-delà des polémiques, Linkin Park ouvre une nouvelle ère de son histoire et continue de remplir les salles de concert. Le groupe se produira d'ailleurs au Groupama Stadium de Lyon le 16 juin 2026.
Lola Bazire, 2GTA
Le Flag football, un sport en plein essor !
Le flag football est un sport américain sans contact qui est dérivé du football canadien et du football américain. Sa pratique est en plein développement en France.
Le Flag football (souvent abrégé en "Flag") a été inventé par des professeurs d'éducation physique dans les années 1920 aux États-Unis, en guise d'alternative au football américain. En effet, à cette époque, ce dernier était jugé trop dangereux par certains établissements scolaires qui en avaient interdit la pratique.
Les principales règles
Le Flag est un sport mixte qui est accessible à tous. Le but du jeu est d’apporter le ballon dans la zone d’en-but adverse (espace rectangulaire à chaque extrémité du terrain). Le ballon est en cuir et de forme ovale. Il ressemble à un ballon de rugby, en plus petit. Une équipe se compose de cinq joueurs sur le terrain, qui peuvent être remplacés entre chaque action de façon illimitée. Chaque équipe dispose de quatre tentatives pour avancer jusqu’à la moitié de terrain. Une seule passe en avant est autorisée par tentative. Si l'équipe échoue à progresser, la possession du ballon revient à l’équipe adverse.
Une action s’arrête lorsque le ballon touche le sol ou lorsque porteur du ballon se fait arracher l'un de ses "flags". Les flags sont des banderoles de tissu ou de plastique situées au niveau des hanches, de part et d'autre de la ceinture, fixées à l'aide d'un système de clip. Les flags remplacent le plaquage.
Un sport qui gagne en visibilité
Le Flag football deviendra une discipline olympique aux JO de 2028, à Los Angeles. L’équipe de France espère pouvoir s'y qualifier mais la tâche s'annonce ardue. La France compte actuellement environ 15 000 licenciés, un chiffre en forte hausse. Il existe près de 250 clubs qui proposent ce sport dans l'Hexagone. Mon club de Flag est celui d’Octeville-sur-Mer et mon équipe s'appelle "Les Seahawks", un jeu de mots en référence à la mer (sea) et à Octeville (hawk). Sous la houlette de notre entraîneur, Matthieu Odièvre, notre club est devenu, en juin dernier, vice-champion de France des moins de 13 ans.
Matthieu Odièvre présentera ce sport au lycée Jeanne d'Arc, sur le site de Gaulle, à la rentrée 2026.
Romain Renouvin, 2GTA
Notre passion commune : le handball !
Interviews
Tom Poret, Mathéo Monnier et Jules Durecu, 2GTE, licenciés au Gonfreville Handball.
Depuis quand pratiques-tu le hand ?
Tom Je pratique ce sport depuis l'âge de 3 ans. J'ai commencé à Octeville-sur-Mer et j’ai adoré. Je suis passé par Montivilliers, un club qui m'a fait beaucoup progresser. Actuellement, je joue à Gonfreville-l’Orcher.
Mathéo Depuis mes 5 ans, au club de Gonfreville-l’Orcher et je ne compte pas en partir.
Jules J’ai commencé le hand à l'âge de 3 ans à Goderville, puis j'ai fait une pause pour reprendre à 12 ans, à Gonfreville.
Quel est ton avis sur le club de Gonfreville ?
Tom C'est un club qui a de l’avenir car il est composé de jeunes talentueux et d’une équipe de National 1.
Mathéo Le club est bien parti pour s’améliorer grâce à l’équipe première, très soudée, mais aussi grâce à l’incroyable niveau du secteur amateur et à la qualité du centre d'entraînement.
Jules C’est un club qui a un bon niveau dans toutes les catégories.
Pourquoi avoir choisi ce sport ?
Tom J’ai aussi testé le foot mais ai préféré le hand. Au fil du temps, ce sport est devenu une passion. Plus tard, je voudrais le pratiquer à un niveau professionnel.
Mathéo Mon père faisait partie du club de Gonfreville et avait un bon niveau. Cela m'a influencé.
Jules Ma famille a toujours pratiqué le handball. Ma mère a joué au niveau international.
Dans quelle division joues-tu ?
Tom et Jules Nous jouons en Excellence régionale, catégorie -17 ans.
Mathéo Je joue au niveau départemental, en catégorie -17 ans, et j’ai déjà joué en Excellence régionale, catégorie -15.
Est-ce difficile de concilier les entrainements et le lycée ?
Tom Pour l’instant, j’arrive à bien gérer. Mais je n'ai pas énormément de temps pour profiter de mes amis. Le hand est très prenant, avec cinq entraînements par semaine, du lundi au vendredi. Le samedi ou le dimanche, j'ai match.
Mathéo J'ai moins d'entrainements que mes camarades (deux par semaine), donc pas de problèmes d'organisation.
Quel budget faut-il prévoir pour pratiquer le hand ?
Tom C'est plutôt raisonnable car la licence coûte environ 140 euros. Pour l'équipement, on doit avoir des vêtements de sport et des chaussures pour faire du sport en salle.
Jules Il faut un budget d’environ 200 € pour un équipement complet.
Double-cliquez ici pour ouvrir la fenêtre texte
« C'est une vraie fierté de marquer pour son pays lors d'une coupe du monde »
Interview
Luna Laboucarie et Thaïs Gallais, élèves de TG, ont participé à la Coupe du monde féminine de football U17, du 17 octobre au 8 novembre 2025 à Rabat (Maroc).
Comment avez-vous réagi lorsque vous avez appris votre sélection ?
L. Je l’ai d'abord apprise par des messages de félicitations, ce qui m’a intriguée, et lorsque j’ai eu la confirmation officielle, j’ai été surprise et très heureuse.
T. Moi, c'est en regardant la liste officielle, ce qui a été un grand bonheur également.
Avez-vous remarqué des différences culturelles avec les différents pays que vous avez côtoyés ?
L. Chaque pays avait ses habitudes alimentaires notamment pour le petit déjeuner où certaines mangeaient sucré, d’autres salé. Les Japonaises cuisinaient leur propre nourriture, c’était étrange et drôle à la fois.
T. Et on n'a jamais pu côtoyer l'équipe de la Corée du Nord. Les joueuses ne prenaient pas leurs repas avec nous.
Quels ont été vos moments préférés ?
L. Les matchs bien sûr, surtout quand on a passé les huitièmes de finale contre l’Espagne qui était l’équipe favorite de la compétition. Nous étions vraiment soudées. Cela faisait plaisir de sentir une telle cohésion.
T. Oui, surtout qu'on a gagné aux tirs au but. C'était un peu un ascenseur émotionnel.
Quelle est la sensation de marquer lors d’une Coupe du monde ?
L. Franchement, ça paraît un peu fou, il y a beaucoup de bruit, ça arrive très vite.
T. C'est une vraie fierté de marquer pour son pays dans une compétition comme la Coupe du monde.
Comment avez-vous géré la défaite face aux Pays-Bas ?
L. On menait deux buts à zéro, on se voyait déjà qualifiées en demi et, à une minute de la fin, les Pays-Bas ont égalisé.
T. Ça s'est fini par une séance de tirs au but. On a raté les deux premiers tirs et on a perdu ! Il est difficile de se remettre d'une telle défaite.
Cette expérience vous a-t-elle donné envie de continuer ?
L. Oui, c’est l'un des moments les plus heureux que j'ai connus dans le foot, qui m’a fait connaître le haut niveau. Il y a eu aussi, au Maroc, un véritable engouement médiatique. Et puis, toutes les infrastructures étaient pensées pour que ça se passe bien.
T. Sur le terrain comme en dehors, cette expérience a été très positive, alors, oui, on a envie de continuer !
Propos recueillis par Emmy Lefèvre, TG