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| N° 16 - Janvier 2026 | http://lyceejean23.eu/ |
Séjour en Bourgogne pour les secondes
Les Néo Zélandais au lycée Jean XXIII
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Le Louvre, une cible pour les cambrioleurs
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Œuvrer au respect de l'animal et de la nature
L'association RAN, créée en 2012, dans le secteur d'Yvetot, permet de donner une chance à des animaux dépourvus de maison, d'avoir un endroit où vivre. Elle a toujours besoin d'aides et de soutiens.
Partout, la condition de l'animal reste terrible ; c'est pourquoi Martine Hérault a décidé de créer l'association RAN, en avril 2012 afin de porter secours aux animaux en détresse, de contrer la cruauté faite envers ces animaux et leur donner une meilleure vie. Cette association se trouve dans le secteur d' Yvetot et a permis de recueillir plusieurs espèces notamment des chats, des chèvres, des oies et des ânesses.
Bien que cette association ne recueille plus d'animaux à ce jour, les pensionnaires ont la possibilité de finir leur vie dans un endroit sûr. Depuis sa fondation jusqu'à ce jour, l'association a réussi à stériliser plus de 700 chats que cela soit des chats mâles ou femelles, en effet certaines fondations aident l'association avec des bons de stérilisation qui permettent de les rembourser partiellement.
Respect de l'animal
Cette association a pour but d'aider les animaux en détresse, qu'ils soient abandonnés, maltraités, malades, blessés, âgés... De plus, dans le secteur d' Yvetot, un mouvement anti-chats avait alimenté un mécontentement général qui avait abouti à une décision d'extermination de ces chats, ces pratiques cruelles et inacceptables ont donc poussé la fondatrice à créer l'association afin de les protéger.
Respect de la nature
Cette association a aussi organisé à maintes occasions des conférences, des animations ainsi que des sorties natures pour faire apprécier et donc par la même occasion donner envie de protéger la nature qui nous entoure.
Cette année, elle a pu faire trois animations nature sur le thème : "la flore des bords de nos chemins" pour une bibliothèque.
La vie quotidienne
au sein de l'association
Au quotidien, deux personnes y travaillent, ce sont bien sûr les personnes qui s'en occupent tous les jours, mais il y a aussi une bénévole qui vient apporter son aide quelques heures toutes les semaines.
La journée de cette association commence parfois par un trajet vers la clinique vétérinaire quand il y a des chats à porter pour une stérilisation par exemple. Ensuite, c'est l'heure de la tournée générale dans les différentes chatteries pour nourrir, nettoyer les litières et donner les médicaments aux pensionnaires. Par la suite, des soins spécifiques peuvent être donnés à certains chats. L'après midi, le ménage est effectué. Et enfin, il y a une tournée des chatteries du soir ce qui leur fait terminer ces journées vers 22-23 heures.
Les soins qui sont indispensables pour le bien-être de ces animaux sont la nourriture, le logement chauffé en période hivernale, les soins vétérinaires, et enfin le nettoyage des chatteries pour l'hygiène nécessaire à leur bien-être.
Difficultés rencontrées
En effet, au sein d'une association, les coûts restent une des difficultés majeures rencontrées car ils sont très élevés : il faut nourrir les pensionnaires ainsi que leur offrir un lieu confortable, propre et chauffé par temps froid, il faut aussi les soigner, les frais vétérinaires représentent la majeur partie des dépenses.
Bien sûr une des difficultés est aussi de perdre un animal car une grande partie des animaux vivant à l'association sont des séniors qui vivent leurs dernières années là-bas mais qui pour certains ont vécu presque toute leur vie à l'association.
Soutiens apportés à l'association
Une bénévole vient apporter son aide en donnant quelques heures par semaine de son temps à l'association, il arrive qu'il y ait aussi des collectes alimentaires.
De plus l'association reçoit différentes aides provenant de : l'association 30 Millions d'amis, de la municipalité, des dons, des parrainages et enfin des adhérents.Fin 2024, l'association comptait 38 adhérents ce qui a permis à l'association de recevoir 380 euros.
Comment
pouvez-vous aider ?
Il existe trois façons en tant que particulier d'apporter de l'aide :
- le bénévolat, si vous aimez les animaux, surtout les chats, et que vous souhaitez vous investir ainsi que donner un peu de votre temps à cette association, alors rejoignez les en leur écrivant à cette adresse mail : asso.ran@orange.fr
- le parrainage, vous pouvez décider de parrainer un animal afin d'aider l'association avec les frais alimentaires et vétérinaires.
- en devenant adhérent, il vous est possible de remplir un bulletin d'adhésion de plusieurs montants différents, 12 € pour une adhésion individuelle, 20 € pour une adhésion familiale et vous pouvez aussi choisir le montant de votre choix afin de donner un coup de pouce à l'association.
Sarah DEQUEKER, T1.
Mathématiques, le retour... en première
En 2026, en plus du bac français, les lycéens auront une épreuve écrite de math. Les élèves n'apprécient guère !
La faiblesse du niveau de mathématiques observée chez les lycéens est devenue une question centrale. Le 10 juin 2026, le gouvernement a décidé d'une nouvelle réforme imposant une épreuve anticipée de mathématiques. L’objectif est de revaloriser cette matière dans la scolarité des élèves afin que les compétences fondamentales et les automatismes soient assimilés. Outre l'épreuve de français (écrit et oral), s'ajoute pour les élèves de première une épreuve écrite de mathématiques.
Celle-ci s’adresse aussi bien aux voies générales que technologiques. Elle vise à vérifier la maîtrise des compétences fondamentales attendues dans les programmes de mathématiques de première du lycée, ainsi que des automatismes mathématiques. L’épreuve est adaptée en fonction du choix des spécialités, c’est-à-dire qu'il y aura des épreuves différentes pour chaque choix d’orientation, en voie générale pour les candidats ayant choisi l’enseignement de spécialité mathématiques, il sera sujet du programme de première de l'enseignement de spécialité mathématiques. Pour les candidats de voie générale n’ayant pas choisi l’enseignement de spécialité mathématiques, l’épreuve portera sur le programme de l’enseignement de mathématiques spécifique intégré à l’enseignement scientifique. Les élèves en voie technologique, le programme de première de l’enseignement commun de mathématiques fera le sujet de cette épreuve anticipée.
Cette épreuve à caractère obligatoire se joint également aux épreuves anticipées de français, rendant la charge de travail de ces élèves supérieure à celle des années précédentes. L’épreuve écrite de mathématiques sera notée sur 20. Elle se divisera en deux parties, d’une durée de deux heures et sans calculatrice pour tous les élèves. La première partie de l’épreuve sera dédiée aux calculs et questions à choix multiples sur les automatismes et sera évaluée sur 6 points. Puis la seconde partie sera composée de deux à trois exercices indépendants les uns des autres permettant d’évaluer les connaissances et compétences mobilisées, cette partie sera notée sur 14 points.
Les résultats de ces deux épreuves seront à coefficient différent, par exemple celui de l'épreuve écrite de mathématiques sera à coefficient 2 points, l'épreuve orale aura un coefficient de 3 points et l'épreuve écrite de français sera comptabilisée avec un coefficient de 5 points.
Comme pour les épreuves anticipées de français, les résultats des épreuves anticipées de mathématiques seront communiqués aux candidats en juillet. Ils seront intégrés au dossier Parcoursup pour leur accès à l’Enseignement supérieur.
Vous pouvez également retrouver une vidéo explicative sur le déroulement des épreuves sur le site gouv.fr ou par le lien ci-dessous.
https://www.youtube.com/watch ?v=RvyNdRuidGA
La majorité des élèves de première est contre cette nouvelle réforme qui s’impose à eux. Des entraînements ont commencé dans certains établissements avec des exercices types, auxquels ils feront face au mois de juin 2026. Cette réforme durera-t-elle dans le temps ou est-ce une courte expérience pour nos élèves français ?
Perrine FERRIC, P.
La Fondation SCP, un creuset de fictions
Ses trois lettres désignent un site collaboratif d’écriture ouvert au plus grand nombre. Les règles de fonctionnement sont strictes.
SCP, rien à voir avec Société civile professionnelle ! Il faut plutôt lire « Secure, Contain, Protect ». Imaginez l’existence de phénomènes paranormaux qui menacent la Terre et la vie quotidienne. Une société secrète se charge de les neutraliser. Sécuriser, contenir, protéger, c’est sa mission.
Tel est le point de départ de la Fondation SCP, dont la branche francophone a été créée en 2012. Elle réunit des milliers d’internautes, invités à apporter leur imagination et leur talent dans des fictions ainsi pour proposées aux contributeurs du site.
A condition d’avoir quinze ans au moins, tout un chacun peut s’inscrire et participer à cette œuvre gigantesque. La lecture, ouverte à tous, ne nécessite pas, elle, d’adhésion. Le site est traduit en seize langues, un moyen très ludique d’apprentissage.
A la longue, on finit par parler « d’objets SCP » pour désigner des monstres, des objets, des machines, des anomalies. Autant d’entités imaginées... qui défient les lois de la nature et de la réalité ! Le but du jeu est de les mettre en scène, au cœur d’une histoire ou de les présenter.
Bien sûr, il ne suffit pas de la créer puis de la poster. Une création doit d'abord être validée. La validation se passe de la même manière peu importe ce que l'on choisit de créer.
D’abord, le texte arrive sur un forum de discussion, où il peut être lu, commenté, critiqué ou encore susciter des conseils. Quand votre création est jugée de bonne qualité, un administrateur pourra la valider. A partir de ce moment, elle figurera sur une page du site.
De la sorte, on comprend que la Fondation SCP établit entre les participants des règles de respect, d’honnêteté (plagiats proscrits !), de mesure. Le site de la Fondation, facilement accessible, met en valeur une charte. On mesure aussi la large arborescence science-fictionnelle que constitue l’ensemble des histoires.
L'histoire du site
Bien que le site existe depuis 2008 et 2012 pour la branche francophone, le terme "SCP" est apparu pour la première fois au Printemps 2007 sur le site 4chan avec SCP-173 - la statue vivante, réalisée par un utilisateur inconnu. Un premier site vit le jour le 19 janvier 2008 et rapidement les premiers SCP furent créés jusqu'en juin où ils étaient déjà 166.
Le site ne pouvant plus rester sur l'hébergeur Editthis passe alors sur Wikidot, tous les SCP déjà préexistants y sont transférés.
Léo DURAND, P4.
Comment restaurer un livre ?
Redonner une seconde vie à un ouvrage ancien. Venez à la découverte du métier de restaurateur.
J'ai eu la chance, lors de mon stage de seconde, de comprendre comment de vieux ouvrages peuvent revivre après une restauration. Vous verrez, c'est plus simple qu'il n'y paraît. Simple , mais avant tout méticuleux.
Le dépoussiérage
et la pagination
Tout d'abord, certains doivent passer par des bacs de désinfection, car ils ont été contaminés par des champignons. Puis, on les débroche _ les couvertures, souvent en parchemin quand il y en a une, sont restaurées séparément (voir la photo) et on nettoie chaque feuillet à l'aide d'un pinceau en poils de chèvre ou en crins de cheval si le papier est fragile.
Quand il reste des traces sur le papier, comme par exemple des traces de champignons, on se sert d'une gomme spéciale pour les effacer.
Une fois ces étapes terminées, on pagine tous les feuillets en faisant bien attention de ne pas oublier un numéro car cela compliquerait le travail par la suite.
Le doublage
et la mise en forme
Maintenant que les documents sont propres, on peut passer à l'étape suivante. On place les feuillets sur du papier buvard et on pulvérise un mélange d'eau et de colle puis on le "double" avec du papier japon fabriqué à base de fibres de mûriers. On peut aussi combler les manques du document, quand, par exemple, il a été grignoté par des rongeurs. On le fait à l'aide d'un papier Japon plus épais. Puis, on remet les feuillets dans le bon ordre. Et c'est parti pour la couture !
La couture et la reliure
Il existe de nombreuses façons de coudre et de relier un livre. J'ai choisi de vous présenter ici deux techniques de couture. Toutes deux nécessitent un cousoir. La première est une reliure avec de la corde. Peut-être, avez vous déjà remarqué sur certains livres anciens des "bosses" au niveau de la tranche ; il s'agit d'un livre cousu avec de la corde. On peut aussi se servir de rubans. Cette technique est plus pratique que la précédente. Elle permet de coudre plusieurs livres en même temps.
Une fois tous les cahiers reliés, soit on réinstalle la couverture d'origine restaurée entre temps, soit on en crée une nouvelle.
La dorure
Vous avez certainement déjà remarqué que les ouvrages anciens ont souvent un titrage doré sur la tranche. il y a plusieurs manières de réaliser ce titrage : soit à l'aide d'une pièce de titre (un petit morceau de cuir ou de tissu) sur lequel on dore puis qu'on applique sur la tranche du livre, soit directement sur la tranche. Pour dorer, on fait chauffer à 100°C un coin ou des caractères puis on fait un transfert avec une feuille de métal doré sur le tissu ou le cuir. on peut aussi dorer à la feuille d'or, mais l'atelier dans lequel j'étais ne le fait pas.
Et voilà, la restauration est terminée ! Souvent, après cela, l'ouvrage est numérisé pour éviter qu'il ne s'abime trop vite. Puis, il est renvoyé chez son propriétaire (le plus souvent les Archives).
Capucine FAURÉ, P1.
Les lycéens allemands débarquent !
Quoi de mieux, pour montrer l'amitié franco-germanique, qu'un échange linguistique entre lycéens.
Le vendredi 10 octobre 2025, une classe de correspondants allemands est arrivée à Yvetot, afin de passer une semaine avec leurs camarades français pour découvrir cette partie de la France, sa culture ainsi que ses paysages iconiques et représentatifs de la Normandie. Après leur arrivée, les Allemands ont passé le week-end qui suivit à créer des liens avec les familles qui les accueillaient ainsi qu'à découvrir une partie de notre région.
Le lundi 13 octobre, Français et Allemands se retrouvèrent au réfectoire du lycée pour pratiquer une activité de groupe : le chant. Nous avons chanté des chansons françaises, puis allemandes, permettant ainsi de renforcer les liens tissés au cours du week-end. Les Allemands partirent ensuite découvrir les cours dans différentes classes et différents niveaux, pour ensuite nous retrouver à déjeuner.
L'après midi, après avoir rencontré le maire d'Yvetot, les Allemands firent des tartes aux pommes que nous avons mangées le soir même en compagnie de nos parents respectifs, des professeurs, à la cafétéria du lycée.
Le lendemain, à Étretat, nous sommes montés sur les falaises afin d'avoir une vue magnifique sur la Côte d'Albâtre, lieu rempli d'histoire et de beauté. Nous avons ensuite parcouru la vallée de la Durdent avec ses paysages marécageux, puis nous avons fini cette superbe journée au Lac de Caniel, où nous avons fait un bowling.
Le mercredi, Allemands et Français allèrent en cours le matin, puis passèrent l'après midi ensemble, par groupes.
Le jeudi, les Allemands partirent visiter Rouen sans les Français. Après une halte chez Auzou, le meilleur chocolatier de Rouen afin de découvrir "Les larmes de Jeanne d'Arc" (des amandes grillées légèrement "nougatinées" et enrobées de chocolat), une spécialité rouennnaise, les Allemands découvrirent le musée des Beaux-Arts, avec ses tableaux des XIXe et XXe siècles. Après une pause le midi, ils partirent visiter la cathédrale de Rouen et revinrent vers 17 h 30, où leurs correspondants français les rejoignirent afin de profiter d'une dernière soirée en leur compagnie.
Le vendredi 17 octobre, à l'heure des adieux, parents comme élèves furent émus de laisser repartir celles et ceux avec qui ils avaient tissé des liens. Les élèves allemands reprirent le train en direction de Paris puis de Winnenden.
Eugénie LEMERCIER, P4.
Une intégration bourguignonne
Au mois de septembre, les élèves de seconde sont allés en voyage scolaire en Bourgogne. Voyage très utile, qui a permis aux élèves venant de collèges différents de mieux se connaître, de créer des liens, d'échanger des idées et de renforcer l'esprit de groupe au début de l'année scolaire.
Tout au long du séjour, les nombreuses visites ont été l'occasion de découvrir les richesses de la région bourguignonne, aussi bien sur le plan culturel qu'historique. Et ainsi apprendre autrement que dans une salle de classe, tout en partageant des moments conviviaux entre élèves.
Le séjour a commencé par la visite du château de Guédelon que j'ai trouvé vraiment beau et impressionnant. Ce château est né d'un projet associatif en 1997 afin de construire un château médiéval avec les méthodes de l'époque. Ce n'était pas une visite guidée comme les autres. Nous avons participé à un atelier où nous avons appris à tailler la pierre comme les artisans le faisaient autrefois. J'ai trouvé cette activité très intéressante, même si elle était assez difficile et demandait beaucoup d'attention et de précision.
En fin d'après-midi, nous sommes allés nous installer pour toute la durée de notre séjour dans un gîte situé à Gurgy. Ce moment a marqué le début de la vie en collectivité, avec le partage des chambres et des espaces communs. Après une première soirée qui a contribué à créer une bonne ambiance, les élèves ont été divisés en deux groupes pour les activités du jour suivant.
Le matin, un groupe s'est initié au canoë-kayak tandis que l'autre a fait de l'accrobranche. Ces activités sportives étaient amusantes et parfois impressionnantes. À l'issue du déjeuner en commun, les activités ont été échangées afin que chaque élève puisse profiter des deux expériences sportives.
Le troisième jour, nous avons visité la grotte préhistorique d'Arcy-sur-Cure où se trouvent des peintures qui retracent l'histoire de France, de la Préhistoire jusqu'à l'époque contemporaine. Cette grotte a un passé très riche, sanctuaire durant l'Antiquité, refuge pour les Résistants pendant la Seconde Guerre mondiale. Puis notre journée s'est poursuivie par la visite guidée d'Auxerre, jolie ville avec des maisons à pans de bois, une tour de l'Horloge datant du XVe siècle et l'imposante cathédrale Saint-Etienne. Puis l'heure de retour a sonné et nous sommes repartis pour Yvetot.
Alexi HERUBERT, S3.
Les Néo Zélandais au lycée Jean XXIII
Une occasion pour les lycéens de découvrir une autre culture.
Le jour de leur arrivée restera gravé dans nos mémoires. Malgré une heure d'attente et des températures un peu fraîches, l'excitation liée à l'arrivée des Néo-Zélandais était à son comble. C'est ainsi que le samedi 13 septembre les Néo-Zélandais du lycée Mount Roskill Grammar School d'Auckland sont arrivés sur le sol français, afin de rejoindre Yvetot et partager deux semaines d'aventures et de bonne humeur avec les lycéens de Jean XXIII.
Ce premier week-end s'est déroulé dans les familles où les correspondants ont pu partager des moments inoubliables. Ce week-end a ainsi permis aux Français de montrer à leurs amis néo-zélandais, les lieux splendides de la Normandie tels que Etretat, Honfleur et Dieppe notamment sous un ciel nuageux.
Les jours qui ont suivi se sont révélés tout aussi enrichissants. Les Français et New Zélandais ont partagé des activités communes comme un "question pour un champion" grand format qu'ils avaient particulièrement demandé. Un atelier de cuisine a également été organisé pour permettre de découvrir les spécialités culinaires des différentes régions françaises. Cet atelier a été suivi d'une dégustation des plats préparés dans la joie et la bonne humeur.
Entre temps un haka a été exécuté au lycée. Il s'agit d'un chant traditionnel Maori puissant et chargé d'émotions qui nous a laissés sans voix.
Nos amis se sont également rendus au Mémorial de Longueval dans la Somme afin de se recueillir et de rendre hommage aux soldats néo-zélandais morts durant la première guerre mondiale.
Ils sont également partis à la découverte du patrimoine normand comme le Mont Saint Michel, lieu magique qui les a émerveillés . En outre, certaines familles les ont invités à visiter le château de Versailles, haut lieu incontournable de la culture et du patrimoine français.
A la fin du séjour un repas festif s'est déroulé dans l'enceinte du lycée avec toutes les familles qui ont contribué à la réussite de ce voyage. Il s'est accompagné d'un échange de cadeaux symboliques entre nos deux lycées.
A l'issue de deux semaines bien remplies, nos correspondants nous ont quittés le coeur lourd et les larmes aux yeux pour partir à la découverte de la magnifique ville de Paris.
Cette immersion dans la culture néo zélandaise, si multiculturelle et ouverte, a été une vraie leçon de vie et un échange très enrichissant sur la plan humain. Elle nous a donné à tous l'envie de découvrir prochainement, à notre tour, la Nouvelle Zélande.
Axel SOURGET, P4.
Pourquoi ?
Du miel à l’hélium, le quotidien soulève quantité de questions auxquelles on ne pense jamais vraiment.
Pourquoi l'hélium fait changer de voix ?
Le son de notre voix est une onde créée dans les cordes vocales, qui se propage dans un milieu, dans notre cas, l'air.
Or, l'hélium est un gaz très peu dense en comparaison à l'air que nous respirons, les ondes s'y déplacent donc différemment, en effet, si le son se déplace à 340m/s-1 , dans l'hélium, il va à 970m/s-1 les sons sont donc plus aigus.Pourquoi voit-on une tache noire ou blanche après avoir regardé une source de lumière ?
Quand on regarde, le soleil, ou bien une ampoule, ce qui est quelque chose que nous avons tous déjà fait un jour, persiste une tache, généralement noire, mais d'où vient-elle ?
Ce phénomène s'appelle une image rémanente, et elle est provoquée par une trop longue exposition à une forte source de lumière de la rétine, ou plus précisément des photorécepteurs, qui se retrouvent ainsi saturés.Après une exposition de la sorte, l'œil est momentanément moins sensible à la lumière, et, tant que les pigments photosynthétiques ne sont pas revenus à leur état de repos, la zone surexposée transmet un message nerveux plus faible, et on voit donc une tache de la forme de la source de lumière en question.Mais si une image rémanente ne reste que quelques secondes à une minute, ce n'est pas une invitation à renouveler l'expérience, puisqu'une exposition prolongée de la rétine au soleil peut la brûler à l'échelle cellulaire, et entraîner une cécité permanente.
Pourquoi l'eau s'évapore même en dessous de 100°C ?
Admettons qu'il ait plu la veille, ce matin, grand soleil, et plus de flaques sur le trottoir, mais, mais comment ? D'autant qu'il est peu probable qu'il ait fait subitement 100°C pendant la nuit.
Les molécules d'eau à l'état solide ont un mouvement extrêmement faible, elles sont attachées les unes aux autres et ne peuvent pas se détacher les unes des autres. À l'état gazeux cependant, elles sont très écartées, et donc se détachent et ne forment pas une masse visible. Or, si on prend l'eau à l'état liquide, les molécules d'H2O sont attachées les unes aux autres, mais peuvent toujours se détacher de la masse. Les molécules à la surface de l’étendue d'eau peuvent donc quitter la flaque et ainsi, elle disparaîtra. Cette confusion est seulement liée à notre interprétation du changement d'état, l’évaporation, ce n'est pas la vaporisation.
Pourquoi voit-on des vagues au-dessus d'un objet très chaud ?
Au dessus du barbecue, du bitume très chaud en été, ou d'autres choses encore, nous avons tous pu observer une déformation comme des vagues, au dessus de ces surfaces, mais d'où viennent-elles ?
L'air au dessus d'un objet chaud est composé d'air chaud, et froid, qui n'ont pas le même "indice de réfraction", qui définit la manière dont la lumière régit à leur contact, ainsi, la lumière traversant des milieux différents, elle dévie constamment, et l'image ne parvient pas à l'oeil de manière uniforme.
Comment marchent les odeurs ?
Les odeurs viennent de molécules volatiles qui arrivent jusque dans les narines, mais alors comment le corps peut-il identifier la source de ces molécules ?
Le nez contient une zone appelée épithélium olfactif, qui est une muqueuse atteinte par 5 à 10 % des gaz inhalés chez l'humain, car l'épithélium olfactif ne recouvre qu'une petite partie des muqueuses du nez. Sur cette muqueuse,se trouvent plusieurs éléments, mais les plus importants sont les cellules réceptrices olfactives, des neurones qui relient la muqueuse au bulbe olfactif, en transportant l'information du type de molécules odorantes.
Une fois les informations arrivées au bulbe olfactif, cette région proche du cerveau va traiter et coder cette information, et transmettre le message de l'odeur identifiée au cerveau. L'odeur n'est cependant pas définie par une seule molécule, mais bien par un ensemble de plusieurs molécules additionnées.
Vous aurez peut être aussi remarqué que l'on sent plus ou moins fort selon la chaleur de ce que l'on sent, c'est parce que, comme vu dans la question de l’évaporation de l'eau, plus quelque chose est chaud, plus ses molécules vont se libérer facilement, ainsi, si votre pizza est très chaude, alors plus de molécules olfactives seront libérées, et plus le message sera fort
D'où vient le goût sucré du miel ?
Si on croit souvent que les abeilles butinent pour récupérer le pollen, elles collectent en fait le nectar, une substance sucrée sécrétée par la plante.En effet, lors de la photosynthèse, la plante produit du glucose, un sucre qui peut donc être utilisé comme source d'énergie, ou bien comme moyen d'attirer les abeilles et permettre leur pollinisation.Le saccharose est donc récupéré par l'abeille qui dans son jabot, va séparer le fructose et le glucose par hydrolyse.De retour à la ruche, le nectar va être régurgité et réingurgité plusieurs fois par une abeille receveuse , pour finaliser la digestion des sucres, ce "miel" liquide est ensuite stocké dans une alvéole et est déshydraté par les ouvrières ventileuses. Une fois l'alvéole pleine, elle est fermée et le miel qu'elle contient est utilisé comme réserve entre l'hiver et le printemps suivant.
Céleste FORY, T1.
La France, un régime trop présidentiel ?
Longtemps considérée comme l’une des plus stables, la Ve République est davantage remise en cause depuis la seconde entrée à l’Élysée d’Emmanuel Macron. Maîtriser l'instabilité d'un régime tient de la mission impossible pour les Premiers ministres successifs.
Une arrivée à l’Élysée marquée par plusieurs difficultés
Depuis 2017, les gouvernements d’Édouard Philippe , de Jean Castex puis d' Élisabeth Borne ont traversé une succession de crises tant sociales qu'économiques sans compter la crise du Covid 19, révélatrice des défaillances du système de santé, et de manque de moyens des hôpitaux. Les faiblesses institutionnelles de cette politique ont nourri révolte et mécontentement publics, entraînant une méfiance significative vis à vis de l'exécutif.
Un nouveau mandat tourné vers "la gravité des temps"
Lorsqu' Emmanuel Macron s'engage auprès des Français pour la seconde fois, c'est par Élisabeth Borne qu'il est épaulé. Elle est celle qui aura eu le plus recours à l'article 49.3 de la Constitution notamment au sujet de la réforme des retraites. Une méthode de passage en force très peu populaire…
Cette attitude creuse le déficit démocratique et confirme le concept de bureaucratie. Par trois fois, l'ex Première Ministre contrecarre l'absence de majorité absolue à l’Assemblée pour le camp présidentiel. Après un an, sept mois et vingt-trois jours à Matignon, elle démissionne.
Le projet "clair et explicite d'avenir" face à la conjonction des défis nationaux est alors ralenti. Le 9 janvier 2024, Gabriel Attal pose ses valises à Matignon. Son séjour y est bref aussi. Sa politique tournée vers le travail ne recensant que 163 sièges à l'Assemblée. Insuffisant pour mener une politique efficace. Son successeur, Michel Barnier file lui aussi à l'échec. En quatre mois, sa politique orientée vers le déficit budgétaire bat de l'aile. Et c'est via l'article 49.3 qu'il fait passer sa loi.
Ces initiatives centralisent le pouvoir dans un jeu de parlementarisme de façade. L'utilisation tant répétée du 49.3 article légal certes, invite à revoir le fonctionnement de la démocratie française du XXIe siècle. On peut y voir une réponse au besoin de prise de décisions efficaces. Seulement, pour les opposants, engager la seule responsabilité du Gouvernement sur un vote important, c'est donner la priorité à l'oligarchie plutôt qu'à l'adhésion populaire.
Une démonstration de mécontentement qui se poursuit depuis 2018
La montée du prix des carburants avait provoqué la révolte des Gilets jaunes. Elle révélait aussi une fracture entre écologistes et manifestants car cette augmentation avait été justifiée par celle de la Taxe Carbone aux vertus écologiques. Cette taxe pigouvienne (du nom de l'économiste Arthur Pigou) continue de grimper dans l'objectif de décarboner la France d'ici 2050, ce qui ne convient pas à tous. L'écologie semble à nouveau être réservée à ceux qui ont les moyens de prétendre à une vie saine.
La "taxe sociale", un symptôme de déconnexion sociale
En mai 2022, les défis économiques avaient été considérés par M. Macron comme un véritable "projet productif". En 2017, il stipulait qu'il ne modifierait pas nécessairement cette Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA), celle qui touche entre autres les produits de consommation. En 2022, son discours changeait de cap dessinant une « taxe sociale » s’appuyant moins sur le travail que sur la consommation.
En clair, ce "meilleur partage de la valeur ajoutée" visait à prélever les cotisations sociales plus sur les consommations directes des Français que sur le travail et les entreprises privées. Patrick Martin, président du Medef, principal syndicat patronal, voyait cela d’un bon œil. A l’inverse, Manuel Bompard (LFI) parlait de projet "inacceptable" et "scandaleux".
À l'époque, François Bayrou soutenait lui aussi cette idée. Lorsqu’il s’est retrouvé à Matignon, après Michel Barnier, l’effort demandé aux Français s’est traduit par un vote de défiance à l’Assemblée nationale. La chute de son gouvernement est intervenue le 8 septembre 2025.
Dans l’attente d’un nouveau gouvernement, le Président Macron souhaitait voir organiser une "conférence sociale" avec les syndicats de salariés et patronaux. Le gouvernement Bayrou, dès juin dernier, avait confirmé la préparation effective de l'événement.
Une dissolution de l'Assemblée qui ne laisse pas indifférent...
Après la victoire du Rassemblement National aux Européennes de juin 2024, M.Macron a dissous l’Assemblée Nationale usant de l’article 12 de la Constitution. Justifiant cette décision par la montée "dangereuse" de l’extrême droite, il affirmait redonner la parole au peuple souverain.
Certains membres du gouvernement, comme Gérald Darmanin, soutenaient cette dissolution, tandis que d’autres figures, dont Yaël Braun-Pivet, avaient pris leurs distances. Bruno Le Maire parlait d'une "décision solitaire". Pour le journaliste Christophe Barbier, elle relevait de l'erreur.
Le résultat des élections va déjouer le calcul du chef de l’État. La recomposition de l’Assemblée en trois blocs a rendu la tâche de Matignon encore plus difficile. Sébastien Lecornu, à la manœuvre à son tour, s’est engagé à ne pas utiliser le 49. 3, misant sur une culture du compromis, encore peu familière chez les parlementaires français. Son exercice de funambule requiert patience et habileté. Jusqu’à quand ?
Finalement...
Alors qu' "agir" semblait être le maître-mot de sa seconde orchestration, son "projet social" rencontre plus de difficultés que prévu. Le Président voulait s'opposer à un gouvernement qui enchaînerait les réformes car selon lui, "gouverner", ce n'était pas nécessairement "administrer". "L'action en ces temps" était pour lui, "jumelle de rassemblement".
Or, en matière de rassemblement, mis à part celui qui occupe 123 sièges à l'Assemblée Nationale et que M. Macron décrit lui-même comme "l'appauvrissement des Français et le déclassement de notre pays", la France reste divisée.
La Constitution de la Ve République paraissait inoxydable. L'instabilité du régime en souligne des failles insoupçonnées, voire inattendues. Elle amène à revoir l'avenir de la démocratie en France. Doit-on revenir à un régime plus parlementaire et moins présidentiel ?
Si le costume du Premier ministre ne s'accorde avec aucune silhouette du paysage politique, peut-être est-ce parce qu'il n'est pas élu par le peuple mais uniquement choisi par un Président lui-même contesté...
Amandine DESMULIER, T4.
Taylor Swift a ses fans, les swifties
Phénomène de la chanson, l'artiste star américaine a ses secrets pour gagner son nombre incroyable de passionnés.
Avec 12 albums, 6 tournées et pas loin de 300 millions de fans, Taylor Swift est actuellement considérée comme l'artiste avec la communauté de fans la plus grande et la plus active. Pour parvenir à cette fidélité, elle a plusieurs secrets.
De la musique certes,
mais surtout des textes
Avant de devenir la superstar qu'elle est aujourd'hui, Taylor Swift est surtout une vraie poètesse. Alors qu'elle était seulement lycéenne, elle avait déjà reçu plusieurs prix en poésie.
Mais elle n'a pas oublié la poésie en commençant la musique, bien au contraire, elle inclut désormais ses textes émouvants à ses chansons.
Ses albums deviennent ainsi son journal intime, dans lesquels elle partage ses émotions avec nous, ce qui instaure une certaine intimité et un sentiment d'attachement profond entre elle et ses fans. Cette authenticité rare plaît à ses auditeurs, qui peuvent s'identifier et se retrouver dans ses chansons.
Une superstar
pas comme les autres
Tout au long de sa carrière et de ses albums, Taylor explore des genres différents : la country, la pop, le rock, l'électro pop et le folk. Ceci accroit d'autant plus le nombre de personnes qui aiment sa musique.
Avec ses fans, Taylor Swift partage des codes, des références, ce qui crée un sentiment d'appartenance à un même groupe, et donne des points en commun entre tous les swifties. Cela unit des personnes toutes différentes mais toutes fans absolues de celle qu'ils appelent Tay-tay. Lors de ses concerts, une des traditions est de s'offrir des bracelets d'amitié, sur lesquels on écrit sa chanson ou son album préféré.
The Eras Tour
20 mois tout autour du monde, plus de 149 dates, 3 heures par concert, une bonne dizaine de tenues qui changent pratiquement à chaque soirée et plus de 10 millions de billets vendus, ce sont les chiffres de The Eras Tour, l'incroyable tournée achevée il y a quelques mois par Taylor Swift. Lors d'un concert du Eras Tour, on assiste à un déroulé des différentes "eras" de Taylor Swift ; ce sont les différentes périodes de sa vie en fonction de ses albums. Ce fut la plus grande tournée de toute sa carrière, elle se place d'ailleurs à la seconde position du billboard en nombre total de spectateurs.
Des swifties du monde entier ont donc pu aller voir leur idole avec qui ils ont eu des interactions directes puisque c'est pour elle un important gage d'honnêteté et de confiance.
Alice FRIESS, S3.
Le mythe du dragon
À travers les époques, le dragon règne sur notre imaginaire, de monstre terrifiant à symbole de sagesse.
Des récits médiévaux aux films de cinéma, le dragon n’a jamais cessé d’habiter l’imaginaire humain. Dans l’Europe du Moyen Âge, il symbolisait la peur et le mal absolu, gardien d’un trésor maudit, ravisseur de jeunes filles ou adversaire des saints. La scène légendaire de Saint Georges terrassant le dragon représentait la victoire de la foi et de la lumière sur les ténèbres et la barbarie.
À cette époque, cette créature incarnait les inquiétudes d’un monde encore obscur, dominé par des forces invisibles.
Avec le temps, pourtant, son image s’est métamorphosée, de monstre démoniaque, il est devenu figure mythologique, puis emblème de puissance, de sagesse et parfois même d’humanité. La littérature, les contes et le cinéma n’ont cessé de le réinventer, du dragon Fáfnir de la Völsunga saga au Drogon de Game of Thrones, le dragon demeure une source inépuisable de fascination.
Orient et Occident :
deux visions,
deux symboles
Derrière cet attrait universel se cachent pourtant deux représentations presque opposées.
En Occident, le dragon a longtemps été perçu comme une créature destructrice : cracheur de feu, ravageur de villages, incarnation du chaos que le héros doit vaincre pour restaurer l’ordre. Il est l’épreuve ultime, l’image du péché et du danger.
En Orient, au contraire, le dragon est synonyme de sagesse et de prospérité. En Chine, il est un être céleste qui maîtrise la pluie et veille sur la fertilité des terres. Les empereurs se disaient issus de sa lignée, signe de leur lien avec la puissance divine. Ici, la créature n’est pas un ennemi mais elle protège, inspire et harmonise.
Ces deux visions reflètent deux philosophies du monde : d’un côté, la peur du désordre et du chaos ; de l’autre, la quête d’équilibre et d’harmonie avec la nature.
Et si les dragons
avaient existé ?
Depuis des siècles, les dragons hantent les légendes du monde entier. Certains chercheurs pensent que ce mythe viendrait de la découverte d’ossements fossilisés. Avant la science, ces restes de dinosaures ou de grands reptiles ont pu être pris pour des preuves de créatures monstrueuses.
D’autres chercheurs avancent que les peuples anciens auraient confondu de grands serpents ou crocodiles avec des dragons, mêlant réalité et imagination.Ainsi, ces vestiges de dinosaures ou de reptiles anciens auraient ainsi alimenté l’imaginaire collectif et façonné la légende du dragon.
Ninon THIERRY, T2.
Le Pub,de la vie au cœur d'Yvetot
Installé place Victor-Hugo, en plein centre d’Yvetot, le Pub est devenu au fil des années un repère bien connu des habitants. À la nuit tombée, sa façade animée et sa terrasse attirent une clientèle variée, venue partager un verre et profiter d’une ambiance conviviale. Dans une ville à taille humaine, l’établissement occupe une place particulière dans la vie sociale locale.
Récemment repris et rénové, Le Pub a su moderniser son image tout en conservant son esprit chaleureux. Inspiré des pubs anglo-saxons, le décor mêle bois, lumière tamisée et musique d’ambiance, créant un cadre propice aux échanges. Habitués et nouveaux venus s’y croisent dans une atmosphère détendue, portée par un accueil apprécié.
L’établissement propose régulièrement des animations et soirées à thème, qui participent à la dynamisation du centre-ville en soirée. Concerts, événements festifs ou retransmissions sportives attirent un public intergénérationnel, parfois venu des communes voisines. La terrasse, très prisée aux beaux jours, renforce ce rôle de lieu de vie ouvert sur la ville.
Au-delà de son activité de bar, le Pub joue un rôle social important à Yvetot. Il offre un espace de rencontres et de détente, contribuant à maintenir une animation nocturne dans le centre-ville. Pour beaucoup, il s’agit d’un point de repère, d’un endroit où l’on se retrouve et où l’on crée du lien.
Extension en cours
Actuellement, des travaux d’agrandissement sont en cours pour offrir un espace plus vaste et plus confortable à la clientèle. L’extension permettra de mieux gérer l’affluence, de diversifier les usages du lieu et d’accompagner le développement des animations. Ces aménagements témoignent de la volonté des gérants d’inscrire durablement le Pub dans la dynamique du centre-ville et de répondre aux attentes d’un public toujours plus nombreux.
À l’heure où les centres-villes cherchent à se réinventer, le Pub illustre l’importance de ces lieux de convivialité. Reste à savoir comment il continuera d’évoluer pour répondre aux attentes d’un public toujours plus divers, tout en conservant l’âme qui fait son succès.
Juliette VERDIERE, P.
La rumba congolaise
Entre syncrétisme et renouveau.
Ce style musical est inspiré d’une danse nommée Nkumba, qui remonte au très lointain royaume Kongo. Suite à la traite négrière du XVIᵉ siècle, les esclaves se retrouvent de l’autre côté de l’Atlantique, à Cuba. Le syncrétisme des différentes cultures musicales des esclaves s’y trouvant permet sa création. On va retrouver des influences Yuka (ensemble des musiques et des danses des Congo, les esclaves du Congo à Cuba), des colons espagnols, ainsi que le makuta (musique religieuse publique)
Les débuts
Dans les années 1930, la rumba arrive sur le continent africain, plus précisément dans la partie subsaharienne. Les Kroumens, des marins qui naviguaient dans le monde entier à bord de cargos transatlantiques, en sont à l'origine.
Ce qui différencie ce style musical de la rumba cubaine classique est la langue utilisée pour chanter. Cette langue est le lingala. Elle est d’ailleurs la langue la plus parlée, bien que le français soit la langue officielle du Congo Kinshasa.
La diffusion de cette musique crée un choc culturel. Le premier tube de rumba congolaise sort en 1947. Il s’intitule "Marie-Louise" et est chanté par le chanteur Wendo Kolosoy (1925-2008).
La rumba congolaise va se développer grâce à des pionniers comme Paul Kamba. Il va adapter la rumba cubaine à la culture congolaise ce qui sera synonyme de naissance d’une musique urbaine moderne à Léopoldville, aujourd’hui appelée Kinshasa. Dans les années 1940 et 1950, les maisons de disques permettent une large diffusion en Afrique centrale. Cette période représente l'âge d'or de la rumba congolaise. Des artistes importants comme Grand Kallé et Franco (François Luambo) vont moderniser la rumba et la rendre populaire.
Un style musical engagé
La rumba devient un symbole des indépendances africaines dans les années 1960, comme avec « Indépendance Cha Cha ». Cette chanson est associée au 30 juin 1960, quand le Congo s'affranchit de la Belgique. De multiples reprises seront faites. Ce style musical devient engagé. A partir des années 1970, il évolue et s’exporte à l’international.
Héritage
La rumba permet la transmission de valeurs sociales et culturelles des pays du bassin du Congo , mais aussi la promotion de la cohésion sociale, intergénérationnelle et solidaire.Les femmes ont joué un rôle primordial comme pionnières d'une émancipation à un moment où le simple fait de chanter pouvait mener à l'emprisonnement. La tradition de la rumba congolaise est transmise aux jeunes générations par les clubs de quartier, les écoles de formation à celle-ci et les organisations communautaires. Par exemple, les musiciens de rumba assurent le maintien des clubs et la formation des artistes apprentis pour la perpétuation de la pratique et la fabrication des instruments.
Aujourd'hui
Depuis les années 2000, des artistes comme Fally Ipupa, Ferre Gola ou Gaz Mawete continuent de faire vivre la rumba tout en conservant le lingala et les thèmes traditionnels liés à l’amour, à la société et à l’identité congolaise, et en la mélangeant à des styles modernes. Ils perpétuent l’héritage de cette musique tout en l’adaptant au public d’aujourd’hui. Grâce aux plateformes numériques et à la diaspora, ces pionniers actuels contribuent à maintenir la rumba congolaise vivante, dynamique et influente sur la scène musicale africaine et mondiale.
La rumba congolaise est inscrite au patrimoine immatériel de l’humanité de l’UNESCO depuis décembre 2021 et est diffusée en Europe grâce à la diaspora congolaise (expatriés congolais établis dans d’autres pays), notamment en Belgique et en France.
Grâce MAKOUNDOU.
Sources : wikipédia, radiofrance, culture et passions, unesco, julien salsa
Le Louvre, une cible pour les cambrioleurs
Le vol spectaculaire du dimanche matin 19 octobre 2025, a brusquement révélé la vulnérabilité du grand musée, fleuron culturel riche de plus de 35 000 œuvres.
Nous connaissons tous le musée du Louvre, situé à Paris et accueillant des milliers de spectateurs chaque année. Il est connu pour de nombreuses œuvres comme "La Joconde, “La Vénus de Milo” ou encore “Le Radeau de la Méduse”. Ce musée contient des œuvres uniques, historiques et issues de différents pays, différentes cultures.
Le cambriolage
Ce dimanche 19 octobre au matin, des bijoux du XIXe siècle ont été dérobés. Ils étaient d'une valeur historique inestimable. Les voleurs se sont emparés de huit bijoux, mais un a été abandonné lors de leur fuite, c'était la couronne de l'Impératrice Eugénie.
Les semaines ayant suivi le vol, la Cour des comptes a critiqué le célèbre musée en estimant que sa direction a privilégié l'attractivité au détriment de la sécurité. Rachida Dati, ministre de la Culture a parlé de protocoles "obsolètes", d'une "sous-estimation chronique" des nombreux risques encourus par le Louvre.
Au-delà de l’affaire récente, il est important de rappeler que le Louvre possède une histoire complexe où la sécurité a souvent été mise à l’épreuve. Ancien palais royal devenu musée en 1793, il abrite aujourd’hui l’une des plus grandes collections d’art au monde, ce qui en fait depuis longtemps une cible privilégiée.
Le vol le plus célèbre reste celui de la Joconde en 1911, dérobée par Vincenzo Peruggia, un ancien employé. L’œuvre fut retrouvée deux ans plus tard, mais cet épisode révéla déjà les limites de la protection du musée. Pendant la Seconde Guerre mondiale, ce ne sont pas des voleurs mais les dangers du conflit qui poussèrent le Louvre à évacuer discrètement des milliers d’œuvres pour les mettre en sécurité.
Un lieu permettant
l'accès à la culture
Aujourd’hui, le musée du Louvre conserve plus de 35 000 œuvres exposées, réparties dans plusieurs départements. On y trouve notamment les Antiquités égyptiennes, grecques, étrusques et romaines, mais aussi de vastes collections de peintures, de sculptures et d’objets d’art du Proche-Orient.
Grâce à cette diversité, le Louvre permet de traverser plus de 9 000 ans d’histoire et de découvrir les cultures de nombreuses civilisations. C’est cette richesse exceptionnelle qui attire chaque année des millions de visiteurs, mais qui rend aussi indispensable une sécurité rigoureuse pour protéger ce patrimoine unique.
Ainsi, malgré les incidents et les critiques, le Louvre demeure un lieu incontournable, chargé d’histoire et de trésors venus du monde entier. L’affaire récente rappelle simplement l’importance de protéger ce patrimoine exceptionnel, afin que ce musée continue d’inspirer et d’émerveiller les générations à venir.
Petit fun fact
Sous le Louvre, il existe encore des passages et tunnels historiques datant de l’époque où le bâtiment était une forteresse. Ces passages servaient à relier différentes parties du palais et à transporter des provisions ou des œuvres en toute discrétion.
Laura FRÉGER et Océane GOUÉ.
Les brouteurs, nouveaux prédateurs du web
Séduction, manipulation, extorsion : ces escrocs ont fait des réseaux sociaux un véritable terrain de chasse.
Les brouteurs sont des escrocs sur internet, et plus particulièrement sur les réseaux sociaux. Ils cherchent à soutirer de l'argent, souvent par manipulation. Depuis quelques années, ce type d'arnaque est en recrudescence, avec l'essor des réseaux sociaux, particulièrement auprès des plus jeunes, et le manque de prévention.
Brouteurs, mode opératoire
Les brouteurs sont des individus qui se cachent derrière de fausses identités sur Internet. Le terme est apparu en Côte d’Ivoire au début des années 2000 et s’est rapidement répandu pour désigner ces escrocs du numérique. La plupart du temps, ils sont jeunes, souvent regroupés en petits réseaux, et considèrent cette activité comme une véritable source de revenus.
Aujourd’hui, le phénomène dépasse largement son origine africaine. On retrouve des brouteurs dans différents pays, profitant de la mondialisation des réseaux sociaux. Leur identité n’est jamais réelle : derrière chaque profil attrayant se cache un escroc qui joue un rôle, prêt à manipuler toutes ses victimes.
Pour soutirer de l'argent, les brouteurs ne se contentent pas de créer de faux profils, ils mettent en place de véritables scénarios d’arnaque. Leur stratégie repose sur la construction d’une relation virtuelle qui paraît crédible. Ils commencent par établir un contact régulier avec une victime, en envoyant des messages personnalisés et en se montrant attentifs.
Peu à peu, ils instaurent un climat de confiance qui donne l’impression d’une relation sincère. Une fois cette confiance installée, vient l’étape décisive : la demande d’argent. Les prétextes sont variés : une urgence médicale, un voyage à financer, un problème familial .Mais le mécanisme reste identique. L’escroc joue sur les émotions, compassion, amour ou culpabilité, pour obtenir un virement.
Ce mode opératoire, basé sur la manipulation psychologique, est d’autant plus efficace qu’il s’appuie sur la vulnérabilité des internautes. Derrière l’écran, les brouteurs savent adapter leur discours et leurs arguments pour maximiser leurs chances de réussite.
Qui sont leurs cibles ?
Les brouteurs ne visent pas une seule catégorie de personnes. Ils repèrent surtout des individus fragiles ou isolés, qui cherchent de la compagnie ou une relation affective. Ces profils sont plus sensibles aux attentions et aux compliments, ce qui facilite la manipulation.
Mais leurs victimes peuvent aussi être des adultes actifs ou des jeunes, parfois trop confiants envers des inconnus rencontrés en ligne. Les escrocs savent adapter leur discours : séduction pour certains, compassion ou urgence pour d’autres. Dans certains cas, ils s’attaquent même à des associations ou à de petites entreprises, en inventant de faux projets ou partenariats.
Ce qui rend leurs attaques efficaces, c’est leur capacité à exploiter les émotions. L’amour, la peur ou la culpabilité deviennent des leviers pour convaincre. En réalité, chacun peut être une cible potentielle : derrière un profil séduisant ou un message flatteur peut se cacher un escroc prêt à profiter de la moindre faiblesse.
Un témoignage alertant
L’histoire d’Anne Deneuchatel montre à quel point les arnaques sentimentales peuvent toucher n’importe qui. À 53 ans, cette décoratrice d’intérieur française a été victime d’escrocs se faisant passer pour l’acteur américain Brad Pitt.
Pendant plus d’un an, elle a échangé quotidiennement avec ces faux profils, persuadée d’entretenir une relation privilégiée avec la star. Sous l’emprise psychologique des brouteurs, elle a fini par leur verser plus de 800 000 € ( !), une somme qui représentait l’intégralité de son indemnité de divorce.
Son histoire a été largement médiatisée, notamment après la diffusion d’un reportage dans l’émission Sept à Huit sur TF1, puis la publication de son livre Je ne serai plus une proie. Elle y raconte l’engrenage qui l’a menée à cette situation. Elle y décrit la mainmise progressive, les messages rassurants, les promesses, puis les demandes d’argent de plus en plus pressantes.
Elle explique aussi la honte et l’isolement qui ont suivi, ainsi que le cyberharcèlement dont elle a été victime lorsque l’affaire est devenue publique.
Face aux brouteurs, la meilleure protection reste la vigilance. Il faut se méfier des profils trop parfaits, vérifier les informations et ne jamais envoyer d’argent à quelqu’un rencontré uniquement en ligne.
En parler autour de soi, demander conseil et garder un minimum de distance permet souvent d’éviter de tomber dans le piège. En restant attentifs, on peut profiter des réseaux sans se laisser manipuler.
Léane RESSE, T1.
Les Dragons enflamment la glace !
Entre passion, tradition et performance l’équipe de Rouen qui évolue dans l'élite de la Ligue Magnus, s’impose comme un pilier du hockey sur glace national.
Sur le terrain, en hockey sur glace, deux équipes de six joueurs dont le gardien s'affrontent. Le match se divise en trois tiers temps de vingt minutes. Dans ces matchs très physiques, les joueurs sont souvent remplacés, ce qu'on appelle un " changement de ligne ". Ensuite, le terrain est divisé en trois zones, la zone défensive avec la cage de l'équipe, la zone d'attaque avec cette fois-ci la cage de l'équipe adverse et enfin au centre la zone centrale aussi appelée zone neutre.
Ce sport se joue avec un palet et des crosses. L'équipement du joueur est renforcé par des protections casque, gants, épaulière, coudière, jambière). Il arrive que des affrontements rugueux tournent à la bagarre lors du match. Dans certains pays, c'est toléré. En France, c'est sanctionné par une pénalité d'exclusion de cinq minutes.
La Ligue Magnus
Avant de s'appeler "Ligue Magnus", le championnat français a connu plusieurs noms : "Championnat de France " en 1907 puis " Super 16 " dans les années 1990 et au début des années 2000 " Superliga ". C'est en 2004 que le nom de " Ligue Magnus " voit le jour afin de rendre hommage à Louis Magnus le premier président de la Ligue Internationale de Hockey sur Glace. Cependant en 2018, suite à un nouveau partenaire, le nom du championnat se transforme en " Synerglace Ligue Magnus ".
Cette ligue compte généralement douze clubs. Le championnat s'effectue sous forme de saison régulière où chaque équipe joue contre les autres. Puis, viennent les playoffs, des séries éliminatoires, au terme desquelles le club victorieux reçoit le trophée Magnus. Certains clubs comme les Dragons de Rouen dominent la compétition depuis les années 2000.
En 1982, Rouen Hockey Élite 76 voit le jour. Il est le seul club professionnel de Haute-Normandie et, depuis 1985 l'équipe évolue en Ligue Magnus. Elle a déjà remporté neuf titres de championne de France.
Un nom, une équipe,
une légende
Le surnom de "Dragons" fait référence à une légende du VIIe siècle, qui dit qu' à cette époque un dragon dominait la ville. Il était redouté de tous mais un jour l'évêque de Rouen, Saint-Romain, accompagné d'un condamné à mort alla combattre la bête et parvinrent à le tuer. Ils le brûlèrent devant la cathédrale et dispersèrent ses cendres dans la Seine. Celles-ci s'échouèrent sur les rives de l'ile Lacroix, l'endroit où se situe la patinoire. On dit que " l'âme du dragon y est toujours présente ". C'est pour cette raison que la mascotte du club est un dragon, il s'appelle " Boddy-Buddy".
L'équipe rouennaise compte vingt-deux joueurs, deux gardiens, treize attaquants et sept défenseurs. Leur capitaine se nomme Loic Lampérier, il est repérable grâce à la lettre C inscrite sur le devant de son maillot à gauche. ll n'est pas le seul joueur possédant un titre spécial, le numéro dix-huit, Antony Rech détient le casque d'or, il est le "top scorer" de l'équipe c'est à dire celui qui a obtenu le plus de points en marquant des buts mais aussi en faisant des passes décisives..
Les supporters rajoutent une ambiance festive au match en particulier grâce aux chants et à la danse lorsqu'un but est marqué. C'est une formidable expérience que d'assister à une rencontre, même pour un novice. De plus, le club soutient de nombreuses causes telles que Octobre en Rose. Pour cela une tombola et une vente aux enchères ont été réalisées. Les fonds récoltés ont été reversés au Centre Henri-Becquerel pour la recherche et le traitement du cancer.
Il ne reste désormais plus qu'une chose à faire : aller soutenir les Dragons !
Chloé DE AZEVEDO COSTA, T1.
Une compétition pleine d'enjeux
Du 22 août au 27 septembre 2025, s'est déroulée la Coupe du monde féminine de rugby, une discipline qui vise à prospérer.
Déjà un mois avant le début du tournoi, en Angleterre, 330 000 tickets avaient été vendus, un record pour une Coupe du monde féminine. Les huit stades hôtes étaient prêts à accuellir des milliers de supporteurs attirés par un engouement hors norme autour du rugby féminin, mais aussi par des joueuses de plus en plus présentes sur les réseaux sociaux comme l'Américaine Ilona Maher.
Les Bleues n'avaient d'ailleurs pas échappé à l'envie de réaliser des danses sur ces réseaux pendant leur stage de préparartion.
Les résultats de nos Françaises
Nous sommes le 22 août, 21 h 30 heure française, pas de pluie attendue. Le Stadium Of Light (Angleterre) est plein, les chants des supporters britanniques remplissent l'atmosphère et la compétition tant attendue commence. Les Américaines donnent le premier coup de pied, mais, malheureusement pour elles, tombent face aux favorites anglaises, au meilleur de leur forme.
Le lendemain c'est au tour des Bleues de s'élancer face aux Italiennes. Au dernier coup de sifflet les Françaises sortent victorieuses (24-0). Une semaine après, elles affrontent les Brésilliennes, score final 84-5 pour les Tricolores. Les deux matchs suivants se déroulent de la même façon. Toujours invaincues les Françaises foulent le gazon moyennement sereines en demi-finale, malgré tout, face aux redoutables Anglaises. A la fin des 90 minutes, les Bleues tombent face aux favorites. Leur espoir de podium se porte sur et la petite finale.
Mais lors du dernier affrontement face aux Néo-Zélandaises, les Françaises chutent une deuxième fois et terminent leur tournoi, déçues, au pied du podium : "J’avais l’objectif de cette Coupe du monde, qui était comme une mission pour moi. Elle est passée et le retour à la réalité est peut-être encore plus difficile que pour une Coupe du monde classique, où c’est déjà un peu violent ", confie la talonneuse Agathe Gérin à "Actu-mag". Les Bleues reconnaissent un échec sportif mais espèrent tout de même de meilleurs résultats à l'avenir.
La Fédération espère plus de licenciées
Malgré leur défaite, les Françaises n'avaient jamais attiré autant de téléspéctateurs : 3,8 millions de fans réunis devant leur écran, nouveau record. Les retombées de ces chiffres se font ressentir sur le nombre de licenciées, en constante augmentation. « On a 53 000 licenciées aujourd’hui. L’objectif, à terme, c’est 100 000 », déclare le président de la FFR.
Selon lui, cela offrirait de meilleures conditions pour les clubs, mais aussi permettrait aux joueuses en zones rurales de pouvoir jouer. La France voudrait prendre l'exemple sur l'Angleterre qui possède les mêmes infrastructures pour les hommes et les femmes.
L'engouement autour du rugby féminin français devrait bientôt attirer un nouvelle génération de joueuses performantes.
Apolline VITTECOQ, S3.
L'écriture sur internet
Le monde de l’écriture et de la publication subit une évolution de ses fonctionnements et supports. De plus en plus, la presse, les livres et autres se numérisent et les auteurs se font connaitre sur internet.
L'écriture modernisée
Dans une ère moderne où de plus en plus de gens écrivent sur internet, applications et sites multiples se créent. Ils permettent à un public, majoritairement jeune, d’écrire et de lire librement des histoires.Tout le monde peut partager ses écrits ou lire des livres de différents genres ou langues, démocratisant la lecture. On y trouve tous les genres de récit, de la dystopie à la romance en passant par la poésie.
Les "fanfictions" sont les plus présents dans certaines applications telles que Wattpad qui compte aujourd’hui plus de 94 millions d’utilisateurs. Nombreux sont les lecteurs profitant de nombreux auteurs puisqu’environ 5 millions y viennent écrire. D’autres plateformes existent, telle Galatea, spécialisée dans la fantasy, ou AO3 qui est semblable à Wattpad.
Les personnes peuvent choisir ce qui leur convient le mieux et toucher le public adéquat. Grâce aux lecteurs et à la vitrine qu'offrent ces plateformes, certains écrivains se font connaitre et parfois même publier grâce à des partenariats entre maisons d’édition et application de lecture, par repérage des maisons d’éditions, ou par les applications elles-mêmes. De nombreux nouveaux auteurs sont découverts sur internet ce qui laisse à penser que l’avenir du monde littéraire se trouve peut-être sur le web. La numérisation de l’écriture se voit aussi avec la presse. Très rares sont les journaux qui ne proposent pas une version numérique.
Des inconvénients
Bien que ces moyens d’écriture démocratisent l’accès à l’écriture et à la lecture, les règles de fonctionnement sont difficiles à appliquer lorsque place est laissée à des livres problématiques. De plus, l’accès à tout genre peut être dangereux s’il n’est pas adapté comme la dark romance, type d'écriture accessible à de jeunes enfants ou adolescents. Il s’agit souvent de réseaux sociaux souvent inadaptés pour un jeune public. Et si de nombreux nouveaux auteurs se font connaitre sur des sites, certains restent des années dans l’ombre et sans revenus.
Charlyne LERAY, S3.
Le foot féminin gagne du terrain
Depuis plusieurs années, le football féminin connaît un véritable essor en France comme partout dans le monde. Longtemps sous-médiatisé, il attire aujourd'hui de plus en plus de joueuses, de supporters et de reconnaissance. Les compétitions internationales rassemblent désormais des millions de téléspectateurs et contribuent à mettre en lumière des athlètes talentueuses.
Dans les clubs amateurs et les établissements scolaires, ce sport prend également de plus en plus d'ampleur.
Les effectifs féminins augmentent chaque année, et de plus en plus de jeunes filles osent s'inscrire dans des équipes longtemps considérées comme « réservées aux garçons ». Cette progression montre que les mentalités évoluent et que le sport reflète une plus grande égalité.
Pour beaucoup de joueuses, le football n'est pas seulement un loisir : c'est un moyen d'expression, de dépassement de soi et d'esprit d'équipe. En France, des initiatives sont mises en place pour encourager la pratique dès le plus jeune âge et offrir aux footballeuses des conditions d'entraînement plus adaptées.
Avec des performances toujours plus impressionnantes et une visibilité qui grandit, il s'impose comme une discipline incontournable. Au lycée comme ailleurs, il mérite toute sa place sur le terrain... et dans les esprits.
Juliette DELALANDRE, P.
