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| N° 17 - Mai 2026 | http://lyceejean23.eu/ |
« Voyage au centre de l'Allemagne »
Les terminales, en quête d'histoire...
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Ces anecdotes qui font partie de l'Histoire
Un cheval nommé consul,Louis XVI moqué en roi Dagobert, le casse du millénaire, l'étrange bataille du château d'Itter à la Libération, en Autriche.. découvrez ces petites chroniques du grand récit.
Un cheval consul
En 37 après Jésus Christ, Caligula prend le pouvoir de l'empire romain. L'arrière petit fils d'Auguste n'aurait pas dû accéder au pouvoir mais, à la suite de nombreux assassinats au sein de sa famille l'empereur Tibère le nomme héritier. Après une enfance difficile, son arrivée au pouvoir extrapole sa folie. Il va jusqu'à vouloir nommer son cheval Incitatus consul ; il lui fait construire une stalle de marbre, une mangeoire en ivoire, un licou fait d'or et de pierres précieuses et des couvertures pourpres (couleur de l'empire). Même si cet acte semble juste être l'idée d'un fou, il s'agit surtout pour lui de se venger les sénateurs qui n'ont rien fait pour sauver sa mère et ses frères de la mort. Caligula se fera assassiner en 41 après JC par deux sénateurs et son peuple ne pleurera pas cette empereur devenu complètement fou.
"Le bon roi Dagobert"
On a tous déjà entendu cette chanson : "le bon roi Dagobert a mis sa culotte à l'envers" mais savez-vous d'où elle vient ? Le roi évoqué ici est Dagobert Ier, il fait partie de la dynastie des Mérovingiens et règne au VIIème siècle. La chanson, quant à elle, date... du XVIIIème siècle ! Elle a été écrite pour se moquer de Louis XVI tout en contournant la censure. Se servir du nom d'un ancien monarque dont plus personne ne se souvient est un moyen très efficace de se moquer du souverain actuel. Le pauvre Dagobert n'est donc qu'une victime collatérale de la colère des Français.
Le plus grand casse du millénaire
Sous l'Ancien régime, les joyaux de la couronne étaient conservés au garde meuble royal, l'actuel hôtel de la Marine à Paris. On y retrouvait des diamants, des rubis des émeraudes... amassés par les rois de France depuis le XVIème siècle. En 1792, une bande de voleurs menée par Paul Miette décide de s'introduire dans l'édifice et de dérober les joyaux.
Comme la surveillance laisse à désirer, les voleurs s'introduisent dans la nuit du 11 septembre par la façade qui donne sur l'actuel place de la Concorde, font un trou dans le volet et entrent. ils reviendront deux soirs de suite sans se faire prendre avant d'être repérés par un garde qui avait (enfin) décidé de faire une ronde de ce côté du bâtiment. Sur les quarante voleurs, dix-sept sont arrêtés, douze sont condamnés à mort et cinq, dont Paul Miette, sont acquîtés. Une grande partie de ces bijoux est retrouvée deux ans plus tard mais la France révolutionnaire est obligée de les revendre rapidement par manque d'argent.
La bataille d'Itter
Lors des deux dernières années de la Seconde guerre mondiale, le château d'Itter en Autriche a servi de prison à des détenus importants prisonniers du Troisième Reich, dont neuf Français.
Mais en mai 1945, devant la débâcle allemande, tous les SS chargés de les garder s’enfuient. Les prisonniers français se retrouvent seuls, sans geôliers.Ils décident d'avertir les Alliés. Ils réussissent à entrer en contact avec la résistance locale, plus précisément avec le major Josef Gangl, un ancien officier du Reich qui essaie de sauver sa peau en aidant la résistance autrichienne. Ce dernier décide d'aller chercher de l'aide auprès des Américains qui acceptent. S'avancent à présent vers le château des chars américains et un détachement de soldats allemands pour aller sauver les Français.
Comme Américains, Allemands et Français ne sont pas pressés, ils décident de passer la nuit au château et de ne repartir, tous, que le lendemain matin. Sauf qu'à leur réveil, une unité de la Wafen SS se trouve aux portes du château. Même peu nombreux et mal équipés, ces soldats sont fanatisés et bien entrainés. Le combat s'engage. Les ex-prisonniers et leurs sauveurs se retrouvent vite en mauvaise posture. Ils tentent alors une opération de dernière chance et envoie Jean Borotra, l'un des neuf français prisonnier, un grand tennisman de l'époque, chercher des secours ce qu'il réussit. En quelques minutes les chars alliés mettent en déroute les SS qui s'enfuient vers la forêt. Ainsi se termine la bataille la plus étrange de la Seconde guerre mondiale.
Capucine FAURÉ, P1.
Sources :
Franck Ferrand raconte : La bataille du château d’Itter en mai 1945 : Quand Américains et Allemands combattaient ensemble pour libérer le gotha français
funfacts historiques de the smarty Adrien aux éditions Hugo Images
Le « Roi Soleil » fait son retour
Vingt ans après sa première tournée, la comédie musicale inspirée de la vie de Louis XIV fait son retour sur scène.
Apparue pour la première fois le 22 septembre 2005 au Palais des sports de Paris, la comédie musicale Le Roi Soleil raconte la vie et les amours de Louis XIV. Cette production de Dove Attia et Albert Cohen est mise en scène et chorégraphiée par Kamel Ouali. Son retour tant attendu a commencé au Dôme, à Paris le 4 décembre 2025 et se poursuit à travers toute la France pour une centaine de dates jusqu'en 2027.
Le spectacle, entre théâtre et chansons, transporte au XVIIe siècle grâce aux nombreux décors, costumes et acteurs, L’enthousiasme suscité il y a vingt ans a incité à un show nouvelle version. Emmanuel Moire y reprend son rôle emblématique de Louis XIV. Tout comme certaines chansons symboliques de la comédie telles que "Être à la hauteur", "Je fais de toi mon essentiel", "Contre ceux d'en haut" ou "Tant qu'on rêve encore"...
Raison d'État
Dans cette nouvelle version, l'acte I s'ouvre sur Molière critiquant le sort fait au peuple de Paris. Il s'enchaîne sur le déclenchement de la Fronde, menée par le duc de Beaufort contre le cardinal de Mazarin. Le mouvement est rapidement écrasé, laissant Isabelle, une jeune femme du peuple, témoin des morts et du chaos.
On se trouve ensuite dans le salon du poète Scarron où l'atmosphère semble plus légère malgré la maladie du maître de maison.
Louis XIV est sacré à Reims mais son pouvoir reste confisqué par sa mère Anne d’Autriche et par Mazarin. Simultanément, Louis découvre l’amour auprès de Marie Mancini. Son désir d’indépendance le pousse à partir à la guerre malgré les mises en garde de sa mère.
Montespan...
De retour, miraculé, du champ de bataille, il retrouve Marie. Il veut l’épouser, mais la raison d’État brise cet amour. Marie s'exile et Louis est forcé d'épouser l’infante d’Espagne. Le jeune souverain comprend qu’il doit sacrifier sa vie personnelle à son destin royal.
Au second acte, après la mort de Mazarin. Louis XIV prend le pouvoir et affirme pleinement son autorité. Devenu le Roi‑Soleil, il se lance dans une vie de luxe et de conquêtes amoureuses particulièrement avec Madame de Montespan.
Son peuple, lui, s’appauvrit de plus en plus. La construction grandiose de Versailles. met à mal les finances du pays. Colbert s'en émeut auprès du roi. Le royaume s’enfonce dans la crise, la révolte gronde.
Et... Maintenon
Louis se rapproche de Françoise d’Aubigné, devenue Madame de Maintenon. Attisée par la jalousie, "la" Montespan recourt à la magie noire. Confondue, elle tombe en disgrâce. Louis déclare son amour à Françoise, qui refuse d’être une maîtresse de plus.
Versailles est enfin achevé et la Cour s’y installe. À la mort de l’infante d’Espagne, Louis refuse un nouveau mariage politique. Il choisit d’épouser Françoise d’Aubigné, accomplissant ainsi son destin de roi et aussi celui d’homme.
Chloé De AZEVEDO COSTA, T1.
Le sommeil, une problématique majeure
C'est un fait, les adolescents ne dorment pas assez. Cela a des effets sur leur santé.
Les études convergent : les lycéens dorment trop peu.
Selon une enquête menée en 2018, un lycéen dort en moyenne 7 h 19 par nuit, bien en dessous des 8 à 10 heures recommandées pour les adolescents. Cette même étude montre aussi que 29 % des lycéens dorment moins de 7 heures les jours de classe, trop court pour cette tranche d’âge. La dette de sommeil est un phénomène massif : 43,7 % des lycéens dorment plus de deux heures supplémentaires les jours sans école.
Ces résultats sont cohérents avec une autre étude, menée auprès de 9 251 élèves, qui montre qu’un quart des jeunes présentent un sommeil de courte durée (moins de 8 heures) en période scolaire.
Une nuit sur une semaine
Les causes sont multiples, mais les études mettent un point en avant : l’impact des écrans, dont la lumière bleue retarde la sécrétion de mélatonine, perturbant l’endormissement. La première enquête confirme que les adolescents possédant des appareils électroniques dans leur chambre dorment moins longtemps les veilles de classe .
Enfin, une autre étude révèle que 43 % des adolescents dorment moins de sept heures, accumulant en cinq jours une dette équivalente à une nuit entière manquée. Ce manque est associé à une somnolence pendant la journée chez plus d’un tiers d’entre eux.
Des solutions
Le manque de sommeil chez les adolescents est considéré comme un problème de santé publique. Le Conseil de la santé publique rappelle que sa privation augmente les risques de troubles anxieux, de baisse de vigilance et de difficultés scolaires. Face à ce problème, des solutions sont à mettre en place :
Certains pays ont déjà agi. Aux États‑Unis, la Californie impose depuis 2022 un début des cours après 8 h 30 , faisant gagner 30 minutes de sommeil par nuit selon l'Université Stanford.
En France, quelques lycées ont testé un démarrage à 9 h, avec une baisse de l'absentéisme et une meilleure attention en matinée .
Les spécialistes recommandent trois priorités : limiter les écrans le soir, stabiliser les horaires de coucher et sensibiliser les familles. Pour eux, améliorer le sommeil des lycéens n'est pas une option : c'est un besoin pour la réussite scolaire et la santé mentale.
Céleste FORY, T1.
Le Half-time de Bad Bunny au Superbowl
L'artiste portoricain a fait de la mi-temps la finale du championnat de football américain une tribune anti-Trump.
Le Super Bowl est la finale du championat de football américain organisé par la NFL ( National Footbal League). C'est l'évènemant sportif le plus regardé à la télévision aux États Unis. Il a été créé en 1967 mais n'a officielement le nom Super Bowl qu'à la troisième édition.
Une tradition a pris place lors de cet évènement, c'est le spectacle lors de la mi-temps. Précédé par une fanfare, il donne place à de nombreux artistes de la culture pop, même rock. Michael Jackson, Katy Perry s'y sont produits, tout comme Kendrick Lamar l'année précédente. Et pour cette édition 2026, le 9 février, le rappeur d'origine portoricaine, Bad Bunny.
Le contexte
Chanteur engagé, l'artiste a manifesté son opposition aux mesures décidées par le président Trump contre les Latinos via, notemment, sa police anti immigration ICE. Déjà, quelques jours avant le Super Bowl, à la cérémonie des Grammy Award, où il a reçu le prix de l'album de l'année ("Debi Tirar Mas fotos"), Bad Bunny s'est s'insurgé contre l'ICE.
Son show, où il chante exclusivement en espagnol, a tout logiquement pris une allure politique er suscité controverse et fortes critiques en majorité dans la camp MAGA et ses influenceurs.
Bad Bunny a mis à l'honneur la culture de l'Amérique toute entière lors de cette mi-temps. Son spectacle fait, en partie, référence aux culture de cannes à sucre qui ont bénéficié aux puissances coloniales et aussi aux coupures incessantes de réseaux incessantes qui continuent à affecter Puerto Rico depuis le passage d'un ouragan sur l'île, en 2017.
Il y prône une Amérique unie, et répond aux attaques du président américain par un message d'amour avec l'inscription sur le ballon de football américain que tenait l'artiste dans ses mains à la fin du show :"Esemble, nous sommes l'Amérique".
Son impact
Quelques minutes après la mi-temps de Bad Bunny, Donald Trump s'est empressé de publier un tweet sur le réseau Truth Social en le qualifiant de "terrible" et parlant d'une "insulte à la grandeur de l'Amérique".
Même si l'artiste a reçu de nombreuses critiques, son engagement reste apprécié par beaucoup, surtout dans le contexte actuel.
Laura FREGER, P1.
Le mur des deux heures est enfin tombé
Le Kényan Sabastian Sawe a réalisé le 26 avril à Londres le record tant attendu courir le marathon en moins de 120 minutes.
Courir 42,195 kms en moins de deux heures. Pendant longtemps, cette idée semblait aussi folle qu'un être humain capable de voler. Pourtant, dimanche 26 avril 2026, le Kényan Sabastian Sawe a franchi la ligne d'arrivée du Marathon de Londres en 1h59'30", entrant ainsi dans l'histoire du sport mondial.Pour comprendre l'ampleur de cet exploit, il faut réaliser ce que cela représente : courir à plus de 21 km/h pendant presque deux heures sans s'arrêter, soit environ 2 minutes 50 secondes par kilomètre. Un rythme que la plupart des gens ne tiennent pas… sur 100 mètres.3 coureurs ont battu l'ancien record du monde lors de cette même courseDerrière Sawe, une course d'anthologie : l'Éthiopien Yomif Kejelcha, qui disputait son tout premier marathon, termine 2e en 1h59'41" — lui aussi sous les deux heures. L'Ougandais Jacob Kiplimo prend la 3e place en 2h00'28", améliorant lui aussi l'ancien record du monde. Les trois premiers ont tous couru plus vite que le précédent record mondial.La course aux deux heures n'est pas une obsession récente. Elle a fasciné toute une génération d'athlètes, d'entraîneurs et de scientifiques. Dans les années 2010, des experts débattaient encore pour savoir si le corps humain était physiquement capable d'un tel effort.« Kipchoge avait montré que c'était possible physiologiquement. Sawe a prouvé que c'était possible en compétition réelle. »En 2019, le légendaire Eliud Kipchoge avait déjà brisé symboliquement cette barrière lors de l'INEOS 1 :59 Challenge, organisé à Vienne dans des conditions ultra-optimisées : lièvres calculés au millimètre, piste laser, conditions météo idéales. Le chrono (1h59'40") n'avait pas été homologué, mais il avait prouvé que c'était physiologiquement possible.Sawe, 31 ans, est un coureur kényan qui ne s'est lancé sur la distance du marathon qu'en décembre 2024, au marathon de Valence, où il avait immédiatement signé l'un des meilleurs débuts de l'histoire : 2h02'05". En 2025, il remporte les marathons de Londres et de Berlin, confirmant une progression fulgurante. Mais peu imaginaient qu'il franchisse la barre mythique des 2h dès sa troisième saison.La course s'est jouée à six coureurs jusqu'au semi-marathon, passé en 1h00'29". Sawe a ensuite accéléré progressivement pour distancer ses concurrents, maintenant un rythme stupéfiant du premier au dernier kilomètre, soit environ 2 minutes 50 secondes par kilomètre sur l'intégralité des 42 kms.
Paul VALIN, S3.
Quand le foot congolais était une affaire de survie
En 1974, la République démocratique du Congo, ancien Zaïre, est dirigée par Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa Za Banga. Il utilise le sport comme instrument politique et investit beaucoup dans cette Coupe du monde. Le pays vient de remporter pour la deuxième fois la Coupe d'Afrique des nations (1972 et 1974) et devient le premier pays d’Afrique subsaharienne participant à une Coupe du monde.
Le président fait rapatrier les joueurs congolais présents en Belgique et l’équipe bénéficie d’entraîneurs étrangers. La Coupe du monde se déroule en Allemagne où l'ex-Zaïre affronte le Brésil, la Yougoslavie et l'Écosse.
Le 14 juin 1974, les « Léopards du Zaïre » (nom de l'équipe) perdent 2 à 0 face à l’Écosse. Mobutu leur promet une voiture et une maison... qu’ils ne recevront jamais. La FIFA avait pourtant versé une prime destinée à ces joueurs amateurs, leur seule source de revenu.
Lors du deuxième match contre la Yougoslavie, les Léopards subissent une lourde défaite (9-0), c’est une totale humiliation pour le pays, mais surtout pour son dirigeant.
Avant d’affronter le Brésil, les joueurs sont menacés. Mobutu prévient l’équipe : une défaite de plus de trois buts mettrait leur vie en danger.Ce match n'était plus seulement sportif mais un enjeu, un combat des guépards pour leur vie. Le Brésil gagne 3-0. A un point près, les Léopards passaient l'arme à gauche !
À leur retour, personne ne les accueille et les joueurs tombent dans l’oubli. L’image du pays est marquée par cet échec et Mobutu arrêtera d’investir dans le sport, début d’une longue période d'instabilité pour le pays. La prime de 500 dollars par mois sera finalement versée... en 2011 aux derniers joueurs encore vivants.
Pour terminer sur une touche positive, 52 ans plus tard, le Congo se qualifie pour la Coupe du monde 2026 ce mardi 31 mars. Se souvenir de ce passé tragique permet aussi de voir que les Léopards congolais sont désormais tournés vers l’avenir, synonyme d’espoir pour le pays.
Grâce MAKOUNDOU, P1.
Des Jeux d'exception pour les Français
Avec un record du nombre de médailles battu, les Tricolores ont tenu leur promesse, aux J.O. d'hiver, en Italie, avec 23 médailles, dont 8 en or... Merci aux biathlètes !
L'été 2024 a laissé place à l'hiver de Milan-Cortina (Italie) en 2026. Cette fois, pas de natation, ni d'athlétisme, ni de rugby mais du patinage artistique, du ski freestyle ou encore du biathlon. Environ 2 900 athlètes se sont affrontés sur deux semaines de compétition et sur seize disciplines différentes.
Le biathlon, les 13 médailles qui rapportent beaucoup
Vous connaissez peut-être ce sport qui combine ski de fond et tir à la carabine à cinquante mètres. Cette discipline, olympique depuis 1960, a permis à la France de remporter six titres et plus de la moitié de ses médailles au total cette année. Quentin Fillon-Maillet et Julia Simon ont tous les deux joué le gros coup en remportant respectivement trois titres olympiques individuels, ainsi que deux relais chacun. Les victoires de Julia, après un procès pour fraude à la carte bancaire, lui ont permis de faire taire toutes les personnes qui continuaient de la harceler : "J'aimerais qu'on me foute la paix ! Je pense que je n'ai plus rien à prouver à personne, maintenant j'aimerais qu'on me laisse faire mon biathlon." a-elle assuré sur Eurosport. D'autres biathlètes français ont pu marquer les Jeux, comme Océane Michelon qui s'est hissée sur la plus haute marche du podium lors de la mass start femme. Les Français ont toujours bataillé contre les Norvégiens, leurs plus grands adversaires. Le Franco-Norvégien Éric Perrot a participé pour la France et a triomphé sur deux relais avec ses compatriotes en plus de l'argent en individuel.
Johannes Klaebo, le Norvégien qui gagne tout
Six, c'est le nombre de titres qu'a remporté Johannes Klaebo à ces Jeux Olympiques ! Pour sa troisième participation, l'athlète norvégien a frappé fort en gagnant l'or dans toutes les disciplines où il s'était inscrit en ski de fond. Déjà détenteur de cinq titres olympiques, le fondeur a pu les ajouter à sa collection pour devenir l'athlète le plus titré des Jeux d'hiver, avec onze médailles d'or. Il dépasse ainsi ses compatriotes Ole Einar Bjørndalen, en biathlon, Bjørn Dæhlie et Marit Bjørgen, en ski de fond, qui détenaient chacun ce record avec huit titres. Du côté français, en ski de fond, c'est Mathis Desloges qui crée la surprise en allant sur la deuxième marche du podium sur trois épreuves différentes.
Le patinage artistique : un milieu sous pression
C'est l'un des prodiges de sa discipline, il se nomme Ilia Malinin. En 2022, à seulement 18 ans, le patineur américain a réussi ce que personne avant lui n'avait fait, un quadruple axel. Encore aujourd'hui, son style de danse est marqué par ses axels à répétition mais aussi par des backflips, une figure longtemps interdite pour sa dangerosité. Mais lors de ses premiers Jeux cette année, tout ne se passe pas comme prévu, il finit 8ème. Il l'expliquera par la pression mais aussi les menaces qu'il a subies ces derniers mois : "Il y a eu tellement de pression, tellement de doutes tout autour de moi : le bruit, les médias, les gens, l’environnement...C’est quelque chose qu’aucun athlète ne devrait avoir à subir." Il obtient tout de même l'or par équipe. Sa compatriote Alysa Liu, elle, va remporter en plus, son premier titre individuel. Quand au couple français Guillaume Cizeron et Laurence Fournier Beaudry, il obtient, sans surprise, l'or en danse sur glace.
Apolline VITTECOQ, S3.
Les éléphants en Inde, respect et émoi
L'expansion urbaine et l'agriculture extensive rendent difficile la cohabitation entre les pachydermes et la population.
L'éléphant est une espèce importante dans la culture indienne. Symbole de prospérité, il est ancré dans les traditions de ce pays. Aujourd'hui, sa survie est de plus en plus compliquée, l'espèce est en voie d'extinction dans cette région du globe, dont près de la moitié vit en Inde. Cela correspond à 22 000 éléphants. Ce chiffre risque de diminuer car ils font face à beaucoup de difficultés qui les mettent en danger. Les agriculteurs les voient à la fois comme une fierté et un fléau.
Un animal emblématique
La population indienne voit dans l'éléphant une image de richesse, de prospérité et de bonne fortume car elle l'associe à la déesse hindoue Lakshim, protrectrice des maisons. L'éléphant, a un lien à la religion hindoue, très majoritaire en Inde. Il est souvent affilié aussi au Ganesh, dieu de la sagesse et de la réussite.
Ces éléphants vivent et se déplacent en groupe. Ils sont dirigés par la femelle la plus âgée, elle est appelée "matriarche".
Deux populations menacées
Mais la cohabitation entre eux et les agriculteurs est compliquée, avec des conséquences financières et aussi des drames. L'activité humaine a envahi le territoire de ces animaux. Mais, à l'inverse, ces derniers se nourrissent dans les champs et détruisent les récoltes. Ils entrent aussi parfois dans les villages, ce qui met en danger la population. Chaque année, 500 pachydermes sont tués. Mais on déplore aussi la mort de 600 Indiens. Cela tient tant à du braconnage qu' à des accidents.
Pour réduire les risques de ces rencontres mortelles, des barrières électriques sont mises en place par les agriculteurs et elles ne doivent pas dépasser un certain voltage, il y a aussi un système d'alerte sonore et lumineux afin de prévenir le voisinnage. De plus, des infrasons permettent d'éloigner cette espèce. Tout cela est installé et activé par les rangers qui patrouillent 24h/24.
Une population en colère
Dans ce conflit entre les humains et les éléphants, certains se disent même prêts tuer les animaux. Si c'était légal, car entraîner la mort d'un éléphant est passible de 7 ans de prison. Les rangers sont souvent confrontés à des personnes ayant un comportement irresponsable et qui se mettent en danger. Beaucoup viennent regarder les éléphants de près, comme un spectacle, ils essayent même d'exciter l'animal en le poursuivant sans prendre compte des risques.
Protéger cette espèce
Pour que la population ne devienne pas hostile envers cet animal, une compensation est mise en place par l'État. De plus, des drones thermiques sont utilisés par les rangers pour détecter les pachydermes et pouvoir prévenir ensuite la population d'un danger s'ils sont trop proches des habitations.
Donc l'État essaye de préserver cette espèce en essayant de limiter les morts des deux côtés.
Sarah DEQUEKER, T1.
Source : TF1
Le loup-garou, mythe et littérature
De simple légende à véritable personnage de fiction, le loup-garou a traversé les siècles pour entrer dans la littérature.
La figure du loup-garou trouve ses racines dans les croyances les plus anciennes de l’humanité. Bien avant d’apparaître dans les récits fantastiques, l’idée de la transformation de l’homme en animal existait déjà dans les mythes antiques, où elle symbolisait souvent une punition ou une perte de contrôle. Dans la mythologie grecque, le roi Lycaon est ainsi transformé en loup par Zeus pour avoir défié les dieux, un épisode raconté dans les Métamorphoses d’Ovide. Cette histoire pose les bases du mythe et que la métamorphose est liée à la violence, à la transgression et à la rupture avec l’ordre humain.
De la croyance populaire au récit littéraire
Au Moyen Âge, la croyance se renforce et se répand dans toute l’Europe. Dans les campagnes, où la peur du loup est bien réelle, on attribue parfois des attaques de bétail ou des disparitions mystérieuses à des hommes capables de se transformer en bêtes sauvages. Le loup-garou devient alors une figure terrifiante, associée à la perte d’humanité, à la folie et parfois même à des forces diaboliques. Ces récits traduisent aussi les angoisses d’une époque marquée par l’insécurité et la méconnaissance des phénomènes naturels.
Peu à peu, cette figure quitte le folklore pour entrer dans la littérature, où elle gagne en complexité. Au XIIᵉ siècle, Marie de France raconte l’histoire de Bisclavret, un chevalier contraint de vivre sous forme de loup. Contrairement aux récits effrayants, ce personnage conserve des qualités humaines comme la loyauté, l’intelligence et le sens de la justice. Le monstre n’est donc plus seulement une menace mais il devient une victime, trahie et incomprise.
Cette transformation marque une étape essentielle. La littérature ne se contente plus de faire peurelle, elle donne un sens au mythe. Le loup-garou incarne désormais le conflit intérieur de l’homme, partagé entre sa nature civilisée et ses instincts les plus sauvages. Il devient une figure symbolique, qui interroge ce qui fait réellement l’humanité.
Une figure durable dans l’imaginaire
À travers les siècles, le mythe du loup-garou continue d’évoluer dans la littérature, mais aussi dans l’art et le cinéma. La transformation n’est plus seulement vue comme une malédiction divine ou démoniaque mais elle devient une métaphore des pulsions humaines incontrôlables, de la colère, de la violence ou même du rejet de la société. Elle peut aussi symboliser la lutte intérieure de l’individu face à ses propres instincts et à ses émotions les plus sombres.
Aujourd’hui encore, le loup-garou fascine. Tantôt monstre terrifiant, tantôt personnage tragique ou héros, il s’adapte aux époques et aux sensibilités. Il apparaît dans des récits variés, où il peut être craint, compris ou même admiré. Ainsi, né de la peur et des croyances anciennes, il s’est imposé comme une figure littéraire complexe, reflétant les tensions profondes entre raison et instinct, entre culture et nature.
Ninon THIERRY, T2.
Sur les traces de la Mémoire...
Si « la mémoire est le plus beau matériau de l’histoire » selon l’historien Jacques Le Goff, il nous faut la transmettre. Comme le peintre chérit sa palette de couleurs, nous dépeignons notre passé, sur la toile chronologique de notre Histoire commune. Nous cherchons à en décrypter les nuances, avec discernement et esprit critique.
Les élèves de terminales du lycée Jean XXIII, ont expérimenté ce travail de mémoire et de découverte, pendant un séjour à Caen, où ils en ont davantage appris sur la Seconde Guerre Mondiale et les débarquements de juin 1944.
Première étape, l'hôtel de ville, un ancien bâtiment conventuel, contigu à l'église abbatiale du XIe siècle, où se trouve la sépulture de son fondateur, Guillaume le Conquérant, Duc de Normandie. L'après-midi a été marquée par la visite du Mémorial de Caen, une immersion temporelle dans les abysses des plus grands crimes contre l’humanité.
C’est au travers d’une muséographie justement orchestrée par Giovanna Comana et Iva Berthon Gajsak qu’ils ont redécouvert l’histoire de la Shoah. Leurs choix consistaient dans la représentation individuelle et humaine de chaque victime par la mise en valeur d’objets singuliers, chacun rappelant l’histoire dramatique d’une innocence juive frappée par la radicalisation idéologique.
Le deuxième jour, ils se sont rapprochés des côtes, afin de visiter le cimetière militaire américain de Colleville-sur-mer et celui des allemands, de La Cambe : deux sanctuaires pour deux camps d’une même guerre. Jusque dans leurs tombes, la culture de ses deux pays transparait, par le choix de la pierre, des couleurs et des monuments.
Le séjour s’est conclu sur la visite du musée du Débarquement, à Arromanches, face à la mer, où les vagues, témoins des premières lignes des Alliés il y a déjà plus de quatre-vingts ans, ont permis un dernier voyage dans le temps.
N’oublions pas cependant que « l’histoire est la reconstruction problématique et incomplète de ce qui n’est plus », que ce qui a été ne consiste plus que dans notre mémoire collective. À nous à présent, de construire celle des générations qui nous succèderont, à l'heure où les atteintes à la paix ont rarement été si nombreuses à travers le monde.
Amandine DESMULIER, T4.
Un voyage scolaire inoubliable
Du 20 au 27 mars 2026, les dix-neuf élèves du lycée Jean XXIII se sont rendus, en Allemagne, à Winnenden dans le cadre d'un échange scolaire.
Le vendredi 20 mars 2026, les élèves effectuant l'échange franco-allemand ont pris non pas la direction du lycée, mais celle de la gare. Départ pour Winnenden (Bade-Wurtemberg)...
Le changement de gare à Paris s'est soldé par des retards répétés du train, mais une fois arrivés à destination, chacun a pu rejoindre son correspondant et passer un week-end en sa compagnie.
Le lundi, c'est avec un peu de mal qu'ils ont attaqué les cours. En Allemagne, ils commencent dès 7 h 30 du matin. Les élèves furent divisés en groupe dans les classes où se trouvaient leurs correspondants.
Ils ont pu croiser leurs professeures dans les couloirs du Gymnasium. Après ces cours, ils ont visité Winnenden, avec des explications préparées par les correspondants.
Après une pause méridienne, tous les élèves, allemands comme français, étaient attendus au gymnase pour un tournoi de sport : football, basket ball, et hockey dans le gymnase.
Les équipes, préalablement faites, et composé des deux nationalités, se sont affrontées pour la première place. Une fois les équipes départagées et les récompenses distribuées, chacun put retourner chez son correspondant pour la fin de journée.
Expériences scientifiques
Celle du mardi a été la plus chargée. Les lycéens français et leurs professeures ont pris le train pour aller visiter le château de Ludwigburg, magnifique monument baroque du XVIIIe siècle.
C'est le château qui avait accueilli le "Discours à la jeunesse allemande" de Charles de Gaulle en 1962.
Suite à cette visite, un pause s'imposait. Après avoir repris des forces, le groupe a repris le train direction un musée que tous rêvaient de voir : le Porsche Museum. Cette visite fut un superbe moment pour chacun.
Le mercredi a été un peu plus "soft", avec une journée à Heilbronn, au Das Science Center.
Ce musée scientifique offre un nombre incalculable d'expériences, en rapport avec le corps humain, la physique, la chimie, le génie civil, les métiers de la santé, les sciences de l'environnement. Par la suite, ils ont eu quartier libre pour le reste de la journée.
Sacs décorés,
soirée déguisée
Le jeudi, les élèves français sont retournés en cours avec leurs correspondants. Une activité était prévue pour eux en cours d'art plastique : on leur a demandé de peindre un sac.
Ils pouvaient soit faire selon leurs goûts et peindre ce qu'ils voulaient, soit découper l'emblème de Winnenden, un carlin, et s'en servir comme d'un pochoir.
Les élèves ravis de cette expérience, sont repartis avec leurs sacs, chacun dans sa famille afin de se préparer pour la sortie du soir : la soirée franco-allemande.
Buffet, musique, rires et convivialité ont marqué ce dernier moment ensemble. L'idée était de se déguiser avec des tenues traditionnelles de chaque pays.
Le jour du départ, Français et Allemands étaient réunis pour des adieux assez émouvants et aussi avec ces familles qui les ont accueillis, nourris, hébergés, et avec lesquelles ils ont partagé des moments que, ni d'un côté, ni de l'autre, ils n'oublieront.
Eugénie LEMERCIER, P4.
Une histoire de l'imprimé léopard
Le motif singulier de la fourrure du félin fascine depuis la nuit des temps. Il traverse les cultures et les modes. Tour d'horizon sur les différentes formes qu'il a prises.
On peut observer que depuis au moins deux ans, le motif léopard est redevenu à la mode mais connaissez-vous vraiment son histoire ?
Le léopard a une peau à motifs harmonieux qui se distingue des autres félins notamment avec sa fourrure et sa capacité d'adaptation. Il vit en Afrique subsaharienne et est très indépendant.
Préhistoire
Sa première utilisation remonte à la préhistoire où il est porté pour s’habiller et se réchauffer. Cette peau est symbole de force pour les chasseurs préhistoriques. Il est également utilisé par les chefs de tribus africaines pour montrer leur statut et leur puissance.
Antiquité
Il est également utilisé dans l’Antiquité où le léopard est relié à la royauté. Ce motif est visible sur les habits des personnes représentées sur les œuvres d'Égypte antique en 2500 avant Jésus-Christ. Il y a une gravure très célèbre de Néfertiabet en portant. Ils étaient créés sur des toiles de lin avec des pochoirs. À cette période, il représente la féminité et la dualité entre la séduction et la chasse du léopard lui-même. Ce qui popularise le motif au cours des siècles. Il est aussi porté à l'époque de la Grèce antique.
Exotisme
Les élites européennes le popularisent pendant la colonisation car les peaux précieuses sont importées en Occident à ce moment-là. Il est utilisé comme tapisserie ou pour des accessoires. À la fin du 18ème siècle correspondant à la période de fascination occidentale pour l’exotisme, à Paris, les fabricants de tissus décident d’imprimer du tissu avec ce motif. Le motif est alors associé à la virilité et au prestige.
Hollywood
Il refait surface dans les années 1920. Il est porté par les danseuses de cabaret. Mais notamment par les stars hollywoodiennes comme Maria Nixon (une actrice) car à cette période porter du léopard montre que l’on maîtrise la bête. C’est aussi un signe de statut social élevé. Il est plus populaire sur le tissu qu’en fourrure. Il représente l’indépendance féminine. Son port par de grandes personnalités et des femmes audacieuses comme Marylin Monroe le rendra plus glamour et féminin.
Jungle
Dans sa collection de 1947, Christian Dior utilise le motif et le popularise encore plus. Christian Dior nomme l’imprimé “jungle” et sera retrouvé sur des manteaux, des robes et des chapeaux. C’est une icône du luxe. Le motif est désormais porté par une garde-robe plus jeune. On retrouve son usage chez d’autres grands couturiers comme Yves Saint Laurent ou encore Valentino.
Grande influence
Jacqueline Kennedy en 1962 se fait confectionner un manteau avec du vrai léopard. Elle est photographiée avec, créant une mode mondiale.
Influence africaine et émancipation exotisme
Le maréchal Mobutu Sese Seko le porte également sur son képi le rendant populaire en Afrique. Ici il représente l’authenticité, un symbole royal et diplomatique durant sa politique de l’authenticité où il encourage l’abandon des costumes occidentaux pour un retour aux symboles africains.
Rébellion
Même si pendant plusieurs siècles il est considéré comme élitiste et réservé à la richesse, des personnes comme Vivienne Westwood une styliste de renom mondial vont l’utiliser de manière ironique pour l’associer à des choses vulgaires. David Bowie se l'approprie également. À partir de ce moment-là l’imprimé va changer de sens. Il va devenir symbole de rébellion, provocation ironique et rejet des conventions.
Ambiguïté
On observe une double signification du motif ; il peut autant être considéré comme minimaliste que maximaliste selon la manière dont il est porté. Et depuis les années 2000, il ne cesse de partir et de revenir.
Réalité
Le léopard deviendra à cause de cette mode une espèce en danger, en danger d’extinction. Plus de 250 000 léopards sont tués pour cette mode pour 65 000 léopards dans le monde aujourd’hui
Grâce MAKOUNDOU, P1.
STB, un siècle de basket havrais
Fondé il y a un peu plus d'un siècle, en 1924, au sein de l’Union Sportive de Saint-Thomas d’Aquin, un patronage, dont le club conserve le nom. Le STB Le Havre devient en 1932 le premier club enregistré lors de la création de la Fédération Française de Basket-ball. Le club présente un palmarès riche, marqué par plusieurs performances de haut niveau.
Sous la présidence d’Édouard Barcq jusqu’en 1981, il construit son identité. Le club atteint la Nationale 1 en 1952 et s’y maintient cinq saisons avant de redescendre : treise ans en Nationale 4, puis deux montées (1987, 1988) en Nationale 2 puis à la Pro B en 1994 avec un nouveau joueur, Bruce Bowen, qui débute avec un match à 46 points !
Lors de la saison 1999-2000, l’équipe dirigée par Jean-Luc Monschau accède à la Pro A et inaugure la salle des Docks Océane. Durant la saison 2002-2003, le club atteint la finale de la Semaine des As et se qualifie pour la Coupe d'Europe. L’équipe professionnelle aura atteint à trois reprises les demi-finales de la Coupe de France (1954/1955, 1994/1995, 2011/2012).
La saison 2007-2008 reste la meilleure avec une cinquième place et une qualification européenne. Le club se maintient ensuite régulièrement en Pro A, avec des moments marquants comme le passage de Ian Mahinmi en 2010 et une victoire contre l’ASVEL (Lyon-Villebarne) de Tony Parker. Après une sixième place en 2014-2015 et une qualification européenne, le club est relégué en Pro B en 2016 puis en Nationale 1 en 2018. Il perd la finale des play-offs en 2019, traverse des saisons perturbées par le COVID-19, puis échoue trois fois en play-offs entre 2022 et 2024 face aux futurs champions.
Aujourd’hui en Nationale 1, le STB Le Havre poursuit son de retour au plus haut niveau. Les jeunes équipes constituent un autre point fort du club. Parmi elles, une de cadets a remporté la Coupe de France en 2007-2008 et 2010-2011. En cette saison 2025-2026, l'équipe NM1 enchaine onze victoires avant leur première défaite le 25 Janvier 2026.
Et c'est ainsi que durant toutes ces années, se forge la devise du club : « Dans le combat notre histoire, dans la sueurs la victoire ».
Raphaël MAGDZIAREK,
Yanis LETHUILLIER, S4.
L'écologie, enjeu majeur lâché par les US
Depuis son second mandat présidentiel, Donald Trump a multiplié les décisions à l'encontre de l'écologie et du réchauffement climatique.
Depuis sa réélection, Trump et sa politique sur l'écologie et le réchauffement climatiques ont provoqué de nombreuses inquiétudes. Le président américain est climato-sceptique, il dit ne pas croire au dérèglement du climat. Son programme prévoyant une modification des normes environementales déja établies compromet es efforts internationaux de réduction d’émission de gaz à effet de serre.
Un désengagement préjudiciable
Les États-Unis se sont retirés de l’accord de Paris sur le climat en janvier 2025. Ce processus a entériné leur retrait de la liste des pays réunis dans cet accord. Ils ont donc cessé de verser leur contribution au fond vert pour le climat qui sert à aider les pays pauvres à lutter contre le réchauffement.
Cette décision répondant à une promesse électorale de Trump risque de provoquer un effet domino où d’autres pays pourraient suivre les États Unis et sortir de l’accord, ou à tout le moins diminuer leurs efforts.
Fossiles contre renouvelables
Le gouvernement américain tente un retour vers le passé en autorisant massivement le pétrole et le charbon pour protéger des emplois. Mais c’est un combat perdu d'avance. Changer les lois ne change pas nécessairement l’économie. Aujourd'hui, les énergies renouvelables, l'éolien et le solaire, deviennent plus rentables que les énergies fossiles.
Des grandes entreprises comme Google ou Amazon ignorent les choix politiques et investissent déjà dans le vert, simplement parce que c’est moins cher.
Malgré l'opposition de Trump aux énergies renouvelables, des évolutions sont observables.
Quelques États, notamment ceux dirigés par gouvernements démocrates poursuivent le développement des énergies solaires et éoliennes. Cependant, les subventions aux énergies renouvelables sont mises en péril.
L'impact à long terme
Les décisions de Donald Trump lors de son mandat auront des répercussions sur le long terme. Cela peut être dévastateur pour la planète, même si d’autres pays ou organisations peuvent contrebalancer la donne. Les États-Unis risquent également d’ouvrir la voie à d’autres pays qui pourraient suivre leur exemple et diminuer leurs efforts face à l’écologie et au réchauffement climatique.
L’instabilité de la météo engendrée par cette politique climato-sceptique peut causer des ouragans plus violents en Floride, par exemple. Des sécheresses pourraient poser problème pour l’agriculture qui deviendrait plus coûteuse, avec des effets sur les prix sur le marché mondial sachant que les États-Unis sont la première puissance exportatrice de produits agricoles (Source du ministère de l’agriculture et de l’agroalimentaire et de la souveraineté alimentaire).
Des résistances
Si la Maison Blanche tourne le dos à l’écologie, une partie du pays entre en résistance à travers le mouvement “We are still in”. États et villes continuent d’appliquer l’Accord de Paris malgré le président.
En parallèle, une jeunesse déterminée porte le combat devant les tribunaux en attaquant l'État fédéral pour "vol d’avenir", tandis que les progrès technologiques sur les batteries rendent les énergies renouvelables de plus en plus incontournables.
Le message est clair, l’avenir de la planète ne dépend plus seulement d’un seul homme mais de la justice, de l’innovation et de l’engagement des citoyens.
Océane GOUE
et Laura FREGER, P1.
ICE : Protecting Borders or Dividing Families ?
Few American agencies spark as many debates as ICE. Launched as a response to global terrorism in 2003, the agency now finds itself at the heart of a human rights crisis. As calls to « Abolish ICE » grow louder, the United States struggles to find a balance between border security and humanitarian values. To understand the controversy, one must first distinguish between the agency's two primary divisions, HSI,Homeland Security Investigation focuses on taking care of the cross-border crimes like human trafficking, drug smuggling or cyber warfare.They aim to disrupt the financial power of international cartels. If HSI is the police arm of the agency, ERO, Enforcement and Removal Operations is its enforcement heart. This branch manages the complex process of detaining and removing non-citizens, a task that raises fundamental questions about where national security ends and human rights begin. This branch manages the daily operations of deportation. While its official goal is to prioritize the removal of individuals who pose a threat to public safety, its tactics often affect entire communities. From raids in workplaces to checkpoints, ERO’s presence has sparked a nationwide movement called 'Abolish ICE,' led by activists who believe the agency’s methods are inhumane and counterproductive. The financial cost of immigration enforcement is staggering. With an annual budget exceeding $8 billion, ICE manages a vast network of over 200 detention centers. On any given day, between 30,000 and 40,000 people are held in custody across the country.However, these statistics hide a difficult reality. Many advocacy groups have reported substandard conditions in these facilities, such as overcrowding and a lack of medical care. Perhaps most surprisingly, nearly half of the detainees have no criminal record. For these individuals, many of whom have lived in the U.S. for years. ICE’s operations are not just about national security, but about the painful reality of family separation and uncertainty.Ultimately, the debate over ICE is not just about an agency, it is about the identity of the United States. While the government insists that these measures are essential to maintain the rule of law and protect the borders, the social and human cost continues to grow. As the country moves toward future elections, the question remains : can America find a way to secure its territory without sacrificing its core value of justice ? For now, the wall between national security and human rights has never seemed so high..
Lucie DOSSEMONT, S3.
Les JAA : une initiative portée par les élèves
Des élèves engagés pour une école plus inclusive.
Dans notre lycée, une initiative engagée et inspirante est née grâce à la mobilisation d’élèves investis : les Jeunes Ambassadeurs de l’Autisme (JAA). Leur objectif est clair : mieux faire connaître l’autisme et lutter contre les idées reçues.
L’autisme, également appelé trouble du spectre autistique (TSA), est un trouble du neurodéveloppement qui influence notamment la communication, les interactions sociales et la perception de l’environnement. Il concerne de nombreuses personnes et se manifeste de façons très différentes. Pourtant, il reste encore mal compris. C’est pourquoi les JAA ont décidé d’agir au sein de leur établissement, là où l’information et la sensibilisation peuvent avoir un impact concret sur les mentalités.
Malgré une meilleure visibilité ces dernières années, de nombreux stéréotypes persistent. Certains pensent que les personnes autistes ne ressentent pas d’émotions ou qu’elles ne souhaitent pas interagir avec les autres. D’autres associent systématiquement l’autisme à des capacités extraordinaires, comme on peut parfois le voir dans les films. En réalité, ces idées ne représentent pas la diversité des personnes.
À travers diverses actions, interventions en classe, affiches informatives, ces jeunes souhaitent expliquer ce qu’est réellement l’autisme. Ils insistent notamment sur l’importance de l’empathie, du respect des différences et de l’adaptation aux besoins de chacun.
Pour soutenir leurs actions et donner encore plus de visibilité à leur engagement, les JAA organisent également des ventes de gâteaux au sein du lycée. Ces moments conviviaux permettent de récolter des fonds pour financer leurs projets de sensibilisation, mais aussi pour parler plus facilement de l’autisme.
Au-delà de la sensibilisation, cette démarche vise également à créer un environnement scolaire plus bienveillant. Mieux comprendre l’autisme, c’est aussi permettre aux élèves concernés de se sentir mieux intégrés et soutenus dans leur parcours.
Cette initiative s’inscrit dans une volonté plus large de promouvoir l’inclusion et le vivre-ensemble au sein du lycée. Grâce à l’engagement des JAA, chacun est invité à porter un regard nouveau sur la différence et à devenir acteur d’un avenir positif. Informer, comprendre, accepter : trois mots qui résument l’ambition de ces jeunes ambassadeurs déterminés à faire évoluer les mentalités.
Juliette DELALANDRE, P1.
« Cars » : retour sur une trilogie
Sorti en 2006, "Cars" de Pixar est l'un des films d'animation les plus singuliers de sa génération. Les films sont touchants et parlent aux enfants comme aux adultes grâce aux thèmes abordés et à leurs sens cachés.
Le premier film
Tout commence avec Flash McQueen, jeune voiture de course brillante et terriblement arrogante, en route vers la grande finale du Piston Cup. Un accident le force à s'arrêter dans Radiator Springs, bourgade poussiéreuse et oubliée au bord de la Route 66. Ce qui aurait pu n'être qu'une halte forcée devient une véritable transformation.
Au contact des habitants du village _ Martin le dépanneur au grand coeur, Sally la Porsche nostalgique, Doc Hudson l'ancien champion marqué par les blessures _, Flash apprend peu à peu à regarder au delà de lui-même. Le film ne cherche pas à éblouir par son rythme ou ses effets. Il prend son temps, installe une ambiance, laisse les personnages exister. Cette retenue lui donne sa force.
Cars 2 : un détour assumé
En 2011, "Cars 2" prend une direction radicalement différente. Flash et Martin se retrouvent embarqués dans une aventure d'espionnage, entre le Japon, l'Italie et Londres. Avec pour prétexte un nouveau championnat le World grand prix qui a pour but de tester un nouveau carburant mais qui s’avère être une mauvaise alternative.
Cars 3 : le retour aux sources
C'est avec "Cars 3", sorti en 2017, que la franchise retrouve sa meilleure forme. Flash, vieillissant et bousculé par une nouvelle génération de voitures ultramodernes, se retrouve face à une question difficile : jusqu'où continuer ?
Le personnage de Cruz Ramirez, jeune voiture ambitieuse qui rêvait elle-même de devenir championne. Une relation se noue entre elle et Flash, il devient un mentor à l'image de Doc dans Cars.
Audran GUILLAUME, S3.
Une semaine sportive à la neige
Les trente-cinq élèves de l'option Éducation physique et sportive et leurs quatre accompagnateurs ont vécu, en janvier, une semaine inoubliable en Savoie.
L'option EPS
Nouveauté cette année au lycée Jean XXIII avec l'ouverture de l'option EPS dispensée par M.Leboucher. Cette section dynamique permet la découverte et la pratique de nouvelles disciplines sportives. Après l'athélisme au Club Athlétique Cauchois (avec du 400m, saut à la perche et javelot) ainsi que le volleyball, les éleves terminent l'année sur le green de Yerville, avec du golf.
Nous avons eu la chance de pouvoir participer à un séjour sportif, du 11 au 17 janvier. Le groupe est parti le dimanche de la gare d'Yvetot à 7 h et est arrivé à Val-Cenis, en Haute-Maurienne (Savoie), vers 17 h. On a ensuite pu récupérer le matériel et s'installer dans le chalet. La bonne humeur était présente dès le départ. Ce voyage était pour certains un moyen de découvrir le ski tandis que pour d'autres, un moyen de se perfectionner. Mais pour tous, ce fût une inoubliable semaine de cohésion et de partage.
Au programme cette semaine
Nous avons skié lundi, mardi, jeudi et vendredi.Le rendez-vous était fixé à 10 h sur les pistes, puis à 12 h nous nous retrouvions pour déjeuner ensemble. Reprise dès 13 h 30 pour deux heures sur les pistes. Quatre groupes de niveau avaient été formés pour que chacun puisse avancer à son rythme. Des changements ont d'ailleurs été réalisés au cours de la semaine.
Le groupe 1 (débutants) et le groupe 2 (intermédiaires) étaient encadrés par des moniteurs ESF ainsi que par Mme Delval et M. Bultey, avec le gain de l'Étoile à la fin de la semaine. Les groupes 3 et 4, regroupant les skieurs plus confirmés, dévalaient les pistes avec MM. Leboucher et Draily.
Nous avons profité du super domaine skiable de Val-Cenis. La montée vers l'observatoire, tout en haut des pistes, nous a offert un magnifique panorama du lac franco italien du Mont-Cenis. Côté météo, nous avons été gâtés : grand soleil et neige généreuse étaient au rendez-vous.
La jounée du mercredi fût différente : nous avons consacré notre matinée aux révisons pour ne pas accumuler trop de retard avec le soutien, si besoin, de nos professeurs. Quant à l'après-midi, nous avons chaussé nos raquettes pour une randonnée de deux heures, une autre activitée sportive pour découvrir la beauté des montagnes.
Le jeudi soir, après le dîner, nous avons fêté la fin du séjour avec une petite soirée dansante avant de préparer les valises.
Durant le séjour, nous sommes allés également à deux reprises dans le centre de Lanslebourg. L'occasion idéale de se retrouver autour d'un goûter et d'un chocolat chaud ou d'acheter des souvenirs pour nos proches.
Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin...
Nous sommes repartis vendredi soir, en train jusqu'à Paris puis en bus jusqu'au lycée. Nous sommes arrivés tôt le samedi matin, fatigués mais ravis.
Ce fut un très beau voyage à la montagne que nous ne sommes pas près d'oublier. Cette semaine bien qu'elle soit passée à une vitesse grand V, nous a permis de nous rapprocher, d'avoir un esprit de cohésion au sein de l'option EPS et de découvrir deux disciplines sportives.
Romy HESNARD, S4.
Les écrans : un piège pour notre cerveau
Pourquoi nous ne pouvons pas nous retenir de rester en ligne ? À cause d'un mécanisme biologique. Des astuces pour l'enrayer.
Aujourd’hui, plus de 70 % des lycéens passent plus de trois heures par jour sur les réseaux sociaux, souvent sans même s’en rendre compte. Ce temps cumulé montre à quel point ces applications envahissent nos journées. Si on a tant de mal à décrocher, ce n’est pas seulement une question d’habitude : c’est qu'un mécanisme biologique nous en empêche.
Un phénomène physiologique
Dès qu’on ouvre une appli, qu’on reçoit une notification ou qu’on tombe sur un contenu qui nous plaît, notre cerveau libère de la dopamine. Cette molécule est au cœur du “circuit de la récompense”, qui pousse à répéter les comportements agréables. Or, les réseaux sociaux provoquent ces petites décharges très souvent, parfois inconsciemment. Le cerveau active des récompenses ; quand la dopamine est libérée, elle renforce les connexions entre certains neurones.
Ces connexions, ce sont les synapses : de minuscules zones où les neurones communiquent entre eux. Plus une synapse est utilisée, plus elle devient efficace. Ouvrir Instagram, vérifier un message, scroller quelques secondes, les synapses liées à ces actions deviennent plus rapides, plus fortes.
Le cerveau finit par automatiser ce comportement qui devient un réflexe. Il adore ces récompenses rapides, fournies en continu par les réseaux : une vidéo amusante, un message inattendu. Le simple fait de “peut‑être” tomber sur quelque chose d'intéressant ou pas suffit à activer le circuit dopaminergique. Le cerveau reste en attente, prêt à recevoir la prochaine petite dose. Ce mécanisme biologique, très simple mais très puissant, rend l’arrêt difficile.
Des effets sur notre organisme
À force d’être stimulé par des contenus courts et variés, le cerveau s’habitue à changer de sujet très vite. Le cortex préfrontal, qui gère la concentration, doit sans cesse s’adapter. Rester attentif devient plus compliqué, car le cerveau attend des récompenses rapides qu’un cours ou un livre ne peuvent pas offrir.
Et puis, la lumière bleue et un cerveau stimulé restant en mode “alerte” retardent l’endormissement, affectant notre sommeil. De plus, les réseaux augmentent aussi le stress et l'anxiété. On compare automatiquement notre vie à ce qu’on voit en ligne, même si on sait que tout est filtré ou exagéré. En somme, les conséquences sur notre organisme sont mauvaises, mais il est toujours possible de les éviter.
Reprendre le contrôle
Comme ces synapses se sont renforcées parce qu’on répéte les mêmes gestes sans y penser, créer des moments où ce geste ne peut plus se déclencher peut aider. Peu ou pas du tout utilisée, la synpase s’affaiblit naturellement : le réflexe devient moins automatique, et on cesse de scroller sans s’en rendre compte.
Réduire les notifications enlève les petites alertes qui lancent l'envie de regarder son téléphone. Sans ce déclencheur, la chaîne habituelle ne démarre pas, et on évite de partir pour vingt minutes sans l’avoir prévu. De la même façon, laisser son téléphone, juste hors de portée, empêche le cerveau d’associer certains moments à l’idée de récompense. Si le geste n’est plus possible, le réflexe diminue et on arrive à se détacher de l'écran plus facilement.
Comprendre ce qui se joue dans notre cerveau suffit déjà à voir nos habitudes autrement et à reprendre un peu la main sur nos écrans.
Léane RESSE, T1.
Réussir sous pression
Vouloir bien faire, ça commence par motiver... mais ça peut vite devenir stressant. Réflexion.
Aujourd'hui, on parle beaucoup de réussir, avoir de bonnes notes, faire les bons choix... Au début ça motive, ça donne envie de se dépasser.
Mais parfois, cette envie de réussir devient une pression qu'on se met tout seul. On veut bien faire, très bien faire...et au final, on veut presque tout faire parfaitement. On se fixe des objectifs tellement hauts qu'on finit par se sentir dépassé.
Ça nous est déjà tous arrivé : plusieurs devoirs à rendre, des contrôles qui s'enchaînent, et l'impression que tout est urgent. À force, on ne sait plus part où commencer, on stresse et on finit par repousser ce qu'on a à faire.
Et là, au lieu d'avancer, on bloque complètement. On n'arrive plus à travailler, pas parce qu'on est paresseux, mais parce qu'on est submergé, et ça , beaucoup ne le comprenne pas. La peur de mal faire ou de ne pas être à la hauteur prend le dessus.
En plus, on se compare aux autres. On voit des gens qui réussissent et on se dit qu'on n'en fait jamais assez. Cette comparaison renforce la pression et le stress, et il devient difficile de garder confiance en soi. On peut parfois devenir irritable et même mal le prendre quand quelqu'un nous demande de travailler.
Parfois, je me reconnais dans ces moments, et je crois que c'est le cas de beaucoup d'entre nous. Même si je ne vis pas cette pression à fond, il m'arrive de sentir le stress monter quand j'ai trop de choses à gérer ou que je veux bien faire, et qu'au final, je ne fais plus rien. C'est pas grave, ça passe, mais ça peut être plus prenant et pesant sur certaines personnes. Même si cette pression est normale et connue par beaucoup.
On peut aussi ressentir la pression sans qu'elle devienne énorme. Par exemple, pour un devoir ou un contrôle, on se met un peu de pression pour être prêt, on révise plus que d'habitude, et ça motive.
Mais quand ces petites pressions s'accumulent, elles peuvent devenir lourdes et empêcher de se concentrer, ou même de faire autre chose.
Il y a des jours où, même sans être submergé, la pression reste dans un coin de la tête, on pense à ce qu'on a à faire, on anticipe les résultats...et parfois ça suffit à rendre la journée plus lourde.
Et puis, on se rend compte que ce n'est pas toujours la quantité de travail qui compte, mais juste le fait de se sentir "à la hauteur". Même un petit stress ou un doute peuvent suffire à nous ralentir, c'est normal de le ressentir.
Vouloir réussir, c'est positif. Mais quand on demande trop à soi-même, ça peut vite devenir un frein plutôt qu'une motivation.
Alice FRIESS, S3.
La Skibidi Tentafruit : Un débat francisé
Parodie « fruitée » de 'L'île de la tentation« , générée par l'intelligence artificielle, la série est devenue virale sur TikTok.
Reprenant le concept de la téléréalité : "l'île de la tentation", "Skibidi Tentafruit" est une série réalisée à l'aide de l'intelligence artificielle. Elle a fait, en à peine trois jours, fureur sur les réseaux sociaux et compte déjà plusieurs millions de "followers" et une dizaine de millions de" j'aime" sur TikTok.
L'idée reste la même : mettre à l'épreuve la fidélité de couples séparés durant plusieurs semaines sur deux îles paradisiaques propices aux tentations. celle des La différence ici est la mise en scène de fruits d'apparence humaine, en épisodes de cinq minutes.
Lors des premiers épisodes l'histoire de ces humano-fruits semblait complétement absurde, puis les épisodes se sont enchaînés construisant petit à petit une histoire concrète allant même jusqu'à développer chez les utilisateurs TikTok une certaine affection envers quelques-uns de ces participants fictifs.
La notoriété de la série n'a fait que croitre. En effet, seulement quelques minutes après leur envoi sur les réseaux sociaux, les épisodes ont atteint des centaines de milliers de vues, et des dizaines de milliers de commentaires. L'épisode se termine par un suspense entrainant l'impatience et le questionnement s'installer chez le spectateur.
Le danger de ce type de séries ?
Très vite après le buzz de la série, de nombreux utilisateurs ont soulevé un problème majeur : son processus de création.
La série « Skibidi Tentafruit », générée par intelligence artificielle, entraînerait une consommation importante de ressources pour produire ses épisodes. Certains estiment que la création d’un seul épisode pourrait nécessiter beaucoup d'energie et une grande quantité d’eau, entre 30 et 80 L par épisode,ce qui soulève des questions sur son impact écologique.
Face à cela, plusieurs utilisateurs de TikTok et des créateurs de contenu ont appelé au boycott, alertant sur les conséquences environnementales de ce type de production. Cependant, malgré ces messages, la série continue de générer des millions de vues, et de nombreux contenus dérivés apparaissent, augmentant encore la consommation de ressources. Une hype qui pourrait en fait s'avérer être une vague de dégâts dans notre futur.
Comment l’IA transforme-t-elle la misogynie en divertissement viral ?
La série IA « Skibidi Tentafruit » reprend les codes de la télé-réalité avec des personnages hypersexualisés, des sous-entendus sexuels et des contenus misogynes. Diffusée sur TikTok et YouTube, elle banalise les remarques sexistes et les stéréotypes envers les femmes à travers un humour absurde accessible à un public très jeune. Les vidéos mettent en scène des tromperies ou encore des grossesses mais aussi des clichés qui contribuent à normaliser le sexisme sur les réseaux sociaux.
Quels sont les impacts de ce genre de contenu sur les métiers artistiques ?
Ces contenus montrent aussi l’impact de l’intelligence artificielle sur les métiers créatifs, notamment celui de graphiste. L’IA peut désormais créer rapidement des images ou des affiches, ce qui automatise certaines tâches simples. Certaines entreprises préfèrent alors utiliser des outils IA moins coûteux pour de petits projets. Le métier de graphiste évolue donc vers plus de créativité et de direction artistique, car l’humain reste essentiel pour apporter de l’originalité aux créations.
La série compte une vingtaine d'épisodes, un sujet inquiète tout de même : y aura-t-il une deuxième saison ?
Cécile VERZURA
et Noa GASSMANN, S3.
Rugby, la popularité du 6 Nations
Cette année, le vainqueur de la 26e édition du Tournoi des 6 Nations est la France. Pour les 120 ans du Crunch et après un match serré contre l'Angleterre qui pensait avoir gagné 45-46, les joueurs Français poussent les Anglais à la faute et marquent une pénalité grâce au coup de pied
décisif de Thomas Ramos : le XV de France repasse à 48 à la 82ème minute et gagne le Tournoi, mais ne gagne pas le Grand Chelem à cause de leur défaite contre l'Ecosse (40 à 50). La France est donc à huit victoires du championnat et dépasse l'Angleterre, avec ses sept victoires. L'Irlande et le Pays de Galles sont à six exploits chacun, tandis que l'Ecosse et l'Italie n'y sont jamais parvenu. Les moins de 20 ans (U20) français remportent eux ausi le Tournoi. Mais le Tournoi des 6 Nations, c'est quoi ? C'est une compétition de rugby qui se déroule sur cinq semaines chaque année entre la France, l'Angleterre, le Pays de Galles, l’Écosse, l'Irlande et l'Italie. Cette année, les équipes de ces pays se sont affrontés lors de matchs du 5 Février au 14 Mars 2026. Il existe une version du Tournoi masculine et féminine, ainsi que pour les U20.
Le Tournoi actuel tire ses origines du Tournoi des Nations, qui débute en 1883, entre les quatre pays du Royaume-Uni ; en 1910, la France fait officiellement son entrée dans ce championnat qui devient alors le Tournoi des 5 Nations,puis le Tournoi des 6 Nations en 2000 avec l’Italie. La compétition a été interrompue pendant les deux guerres mondiales, et la France a été exclue entre 1932 et 1947 car les Britanniques jugent les matchs des derniers championnats trop violents.
Chaque équipe joue contre les 5 autres, et le gagnant du Tournoi est celui qui récolte le plus de points : 4 points pour une victoire, 2 points pour un match nul, 1 point de bonus pour 4 essais marqués ou en cas de défaite (seulement si il y a 7 points d'écart ou moins avec l'équipe gagnante) ; le Grand Chelem apporte 3 points de plus en bonus. Le Grand Chelem, c'est lorsqu'une équipe remporte tous ses match. La France remporte le tout premier Grand Chelem du Tournoi des 6 Nations en 2002, puis en 2004, 2010 et 2022. L'Angleterre quand à elle décroche les Grands Chelems de 2003 et 2016 ; le Pays de Galles gagne celui de 2005, 2008, 2012 et 2019 et l'Irlande celui de 2009, 2017 et 2023. L’Écosse et l'Italie n'ont jamais remporté de Grand Chelem.
Inès DE THEZY, S3.
L'intelligence artificielle en médecine
Dans nos hôpitaux, des machines commencent à « penser » : progrès révolutionnaire ou menace silencieuse ? Questions/réponses.
L’intelligence artificielle est de plus en plus présente dans notre quotidien, s’immisce dans nos vies, et permet de bénéficier de meilleurs soins. Son recours est de plus en plus commun dans nos hôpitaux car elle est dite plus personnalisée, avec de meilleures analyses, des procédés opératoires plus minutieux ou même de l’assistance mobile chroniques pour les malades.
L’IA est dite plus personnelle car elle possède nos données génétiques, connaît notre mode de vie ainsi que nos antécédents médicaux. C’est d'ailleurs grâce à cela qu’elle peut aider les médecins à choisir un traitement adapté.
Elle est aussi réputée précise et rapide pour une détection et l’analyse des images, pour prévoir, découvrir et même comprendre de nouvelles pathologies grâce aux analyses de nos données.
Les IA ont désormais des programmes spécialisés pour des robots en chirurgie, elle est régulièrement requise pour des opérations nécessitant une grande précision, pour moins de risques et une récupération plus rapide. Enfin, elles développent des applications mobiles et des assistants virtuels pour aider les patients à distance.
Confier nos vies à des machines est-il vraiment notre choix ?
Ce changement dans le domaine médical n’est pas toujours un choix personnel. Son utilisation s’inscrit dans une transformation plus profonde de tout le système de santé. L’intégration de l’IA répond à un besoin clair : être plus efficace, précis et disponible, surtout quand les besoins médicaux ne font qu’augmenter. Cependant, cette progression entraînent des enjeux importants.
La question de la fiabilité des algorithmes, parfois basés sur des données incomplètes ou avec des biais, reste un grand débat. L’énorme quantité de données personnelles utilisées soulève des inquiétudes sur leur protection et leur exploitation, ainsi que la redéfinition du rôle du médecin. Son expertise sera influencée, voire dépendante en partie, de ce que ces systèmes lui suggèrent.
Ainsi, l’utilisation de l’IA en médecine n’est pas un choix pleinement maîtrisé. Elle est plutôt une évolution progressive, façonnée par de nombreux intérêts. Il faut donc une grande vigilance pour l’intégrer, afin de trouver le juste équilibre entre l’innovation technologique et la responsabilité humaine.
L'IA est-elle seulement un outil pour les médecins ou une transformation de leur rôle ?
Elle est d’abord présentée comme un outil au service des médecins. Dans cette idée, le médecin reste au centre des décisions et garde la responsabilité du traitement du patient.
L’IA agit alors comme une aide qui vient compléter son travail sans le remplacer. Cependant, son utilisation de plus en plus fréquente entraîne aussi une évolution du rôle des médecins.
Ils doivent apprendre à utiliser ces technologies, à comprendre leurs résultats et à s’appuyer sur leurs recommandations. Dans certains cas, les décisions peuvent être fortement influencées par les analyses produites.
Le médecin devient alors moins seul dans son jugement et travaille davantage en collaboration avec des outils numériques. L’humain garde un rôle de contact et de vérification à part entière mais est tout de même de moins en moins présent dans les analyses de ses patients.
Finalement, est-il positif de placer notre confiance en l'IA pour notre santé ?
Lui accorder une certaine confiance peut sembler utile, car elle contribue à rendre les soins plus efficaces.Cependant, cette confiance doit rester limitée.
Les intelligences artificielles peuvent produire des erreurs en fonction des données utilisées, et ils ne prennent pas toujours en compte la situation globale du patient. Le jugement humain reste donc essentiel pour interpréter les résultats et prendre des décisions adaptées.
L’enjeu est de trouver un équilibre entre progrès technologique et contrôle humain.
Lou AÏCARDO, S4.
Le trumpisme et son entrisme en Occident
De la concentration des pouvoirs à Washington à l'intrusion dans les élections européennes, le trumpisme dessine un projet qui déséquilibre les démocraties.
Le débat anime politologues et historiens depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche : comment qualifier ce qui se joue aux États-Unis ? Fascisme ? Autoritarisme ? Populisme nationaliste ?
Selon la journaliste et essayiste Salomé Saqué, du média "Blast", "Trump n’est ni Hitler ni Mussolini mais il incarne ce qu’Umberto Eco décrivait : un fascisme mutant, sans uniforme ni croix gammée, mais avec les mêmes fondations émotionnelles et politiques."
Umberto Eco, intellectuel reconnu du XXe siècle, est célèbre pour un discours ensuite paru en livre dans lequel il prévient sur le retour d’un fascisme sous une forme nouvelle. Il le décrit en quatorze points, qu'on peut cocher, tous ou en partie, au sein des forces à l’ultra droite et l’extrême droite de l’échiquier politique.
Brutalité
Spécialistes du fascisme, Timothy Snyder, historien ou Ruth Ben-Ghiat historienne et critique culturelle, s'accordent à utiliser ce terme pour décrire le trumpisme, caractérisé par la brutalité. Un autre historien, Ben Worthy, n'hésite pas à dire que "Trump possède l’ensemble des appareils du fascisme, camps de concentration, police secrète, élite loyale, opposition affaiblie."
En à peine un an, la Garde nationale a été envoyée dans des grandes villes. Le symbole le plus visible de cette dérive est l'ICE, police de l'immigration qui procède à des arrestations et détentions massives, sans possibilité de contacter un avocat ou des proches. En 2025, près de 400 000 personnes ont été expulsées des États-Unis et 33 sont mortes dans ce contexte, dont Renée Nicole Good, assassinée par un agent de l'ICE à Minneapolis.
Ce qui distingue aussi le second mandat du premier de Trump, c'est son intervention dans les démocraties européennes, telles la France ou l’Allemagne. Le document de stratégie de sécurité nationale américaine de décembrle 2025 marque une rupture. Washington soutient ouvertement les partis d'extrême droite européens et critique la Commission européenne.
Ingérence
En février 2025, le discours de JD Vance, vice-président des États Unis, à la Conférence de Munich, était clairement une intrusion dans la campagne électorale allemande, déja anticipée par une déclaration d'Elon Musk. Le milliardaire, alors grand soutien de Trump, avait déclaré fin 2024 que "seule l'AFD (l'extrême droite) peut sauver l'Allemagne",
Les idées d’extrême droite gagnent du terrain, des réseaux transnationaux comme la Conservative Political Action Conference forment des alliances entre droites dures et extrême-droites. Elles profitent du sentiment d’insécurité grandissant des populations et du renfermement des pays sur eux-mêmes. En France, le Rassemblement National cherche à suivre l'exemple d'une Giorgia Meloni, la présidente du Conseil italien.
Malgré tout, on observe des résistances. Aux Pays-Bas, à la suite des élections d'octobre 2025, le gouvernement s'est recomposé sans l'apport de l'extrême droite de Geert Wilders. Aux États-Unis apparaissent des mobilisations citoyennes, des actions anti ICE, et des victoires électorales comme celle du démocrate-socialiste Zohran Mamdani à la mairie de New York.
Plusieurs analystes soulignent que Trump perd en popularité. Ses propres électeurs commencent à trouver ses politiques économiques contre productives. La guerre qu’il a déclenchée en Iran lui fait perdre même ses plus fidèles partisans.
Adèle PAPION, S3.
Samouraïs dans le Japon féodal
Les Samouraïs détenaient un rôle important dans la société du Japon féodal. Ils combattaient en temps de guerre bien sûr, mais ils ne restaient pas pour autant inactifs en temps de paix. Ils avaient un peu un rôle de « policiers », celui de faire respecter les règles et à maintenir l’ordre dans les villages et les villes. Ils agissaient aussi en tant que fonctionnaires,en collectant les impôts, en gérant les terres, et en formant une bureaucratie militaire. Tout cela fait partie de leurs obligations, selon leur code d'honneur, le bushidō, qui leur donne les valeurs de la justice, l'honneur et autres.
Leur équipement
Le Samouraï n’allait pas au combat tel quel, il lui fallait s ‘équiper, la plupart des personnes connaissent déjà le katana. Ce sabre à unique tranchant était si cher qu’il pouvait être considéré comme un investissement. L'équivalent de 10 000 à 100 000 euros aujourd’hui, selon la qualité du métal et la renommée du forgeron. C’est pourquoi la majorité des sabres utilisés ont été trouvés sur des champs de bataille ou venaient d’un héritage. Quelques uns étaient offerts au Shogun pour lui montrer sa loyauté.
Pour aller au combat, les Samouraïs s’équipaient aussi de l'ō-yoroi, une armure, qui avait plusieurs utilités. Elle avait pour but principal de protéger son utilisateur tout en lui conférant une certaine liberté de mouvement, afin de pouvoir utiliser leur katana ou leur arc. Leur deuxième fonction était d'identifier le Samouraï, son rang, son clan et son prestige facilement.
Leur héritage
Les Samouraïs ont laissé des traces dans notre société, à travers les mangas ou le cinéma d'animation, à travers aussi leurs arts martiaux, comme le Judo qui est la version moins violente du jūjutsu, On retrouve de leur héritage notamment à travers l'architecture, assez aérée et qui fait passer la lumière partout dans les bâtiments.
Nathanaël MOUNIER, S3.
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