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Municipales : la démocratie de proximité
Voter : le pouvoir s’exerce à l'échelle locale
Le Roc'Info participe à nouveau cette année au concours du Journal des Lycées. Le thème de l'année, les élections municipales.
Fidèles au concours du Journal des Lycées depuis de nombreuses années, les journalistes du Roc’Info répondent toujours présents.
Présents pour enquêter, questionner, comparer, expliquer.
Présents pour rappeler que l’information est un levier essentiel de la citoyenneté, un moyen d'éclairer les lecteurs sur les enjeux démocratiques qui traversent notre société.
Les élections municipales comme thème du concours
Les journalistes du Roc'Info ont choisi de participer au concours bien que le thème de l'année ne soit pas simple.
En effet, souvent considérées comme moins importantes, les élections municipales suscitent une participation limitée alors même qu’elles constituent le premier échelon de notre démocratie. Celui de la proximité. Celui qui façonne notre quotidien.
Au programme de ce numéro spécial
Dans ces pages, les élèves se sont emparés de nombreux sujets pour comprendre et faire comprendre ce que sont réellement les municipales. Quels en sont les enjeux ?
lls ont dressé le portrait de deux maires emblématiques vendéens, interrogé les différences de fonctionnement entre une grande ville et une petite commune, analysé le regroupement des communes et les enjeux liés à l’intercommunalité.
Les municipales, un enjeu local majeur
Car voter aux municipales, ce n’est pas seulement élire un maire : c’est aussi choisir celles et ceux qui siègeront au sein des intercommunalités, structures aujourd’hui incontournables pour la gestion des transports, du développement économique, de l’environnement ou encore de l’aménagement du territoire.
La démocratie à l'échelle locale
Ce travail s’est nourri de regards croisés : un sondage mené avec Nicolas Gagnié, professeur d'SES (sciences économiques et sociales) sur l’intérêt des jeunes pour les municipales et la vie politique, une réflexion autour du traitement médiatique des élections avec Radio Graffiti (radio associative yonnaise), ou encore un éclairage apporté par Charlotte Vigneux, maire de Puyravault, sur la réalité de l’engagement municipal.
Autant de voix pour rappeler que la démocratie locale est vivante, complexe et essentielle.
Le conseil municipal des jeunes, le début de l'engagement
Le Conseil municipal des jeunes a fait l’objet d’un sondage et d’interviews, rappelant que l’apprentissage de la citoyenneté peut commencer bien avant la majorité. D’autres questions ont été explorées : qui a le droit de vote ? ou encore le rôle souvent méconnu des bénévoles engagés dans les campagnes et le dépouillement.
Et pourtant,
l’abstention progresse
Aux élections municipales de 2001, environ 32 % des électeurs s’étaient abstenus. En 2026, près de 43 % des électeurs ne se sont pas déplacés au premier tour, confirmant une tendance lourde sur plus de vingt ans : celle d’un éloignement progressif des citoyens vis-à-vis des scrutins locaux.
C’est bien dommage car ce sont les municipales qui déterminent l’avenir de nos écoles, équipements sportifs, politiques culturelles, actions de solidarité, choix écologiques. Ce sont elles qui précisent le cadre de vie dans lequel nous grandissons, étudions, travaillons.
Une démocratie
à "faire vivre"
Avec ce numéro, les journalistes du Roc’Info ont voulu montrer que la démocratie n’est ni lointaine ni inaccessible. Elle commence ici, dans nos communes, dans nos quartiers, dans nos choix collectifs.
Participer au Prix JDL, c’est aussi cela : donner la parole aux jeunes, leur permettre de s’emparer des enjeux citoyens et de rappeler que s’informer, c’est déjà s’engager.
Vérane MENARD,
professeur-documentaliste.
| N° 41 - Avril 2026 | www.lycee-ndduroc.com |
Comment fonctionne un bureau de vote ?
Dans l’ombre, des volontaires font vivre le vote.
Myriam Thibault, professeure‑documentaliste au lycée Notre‑Dame‑du‑Roc, a été conseillère municipale à Bournezeau entre 2008 et 2014. À l’occasion des municipales de mars 2026, elle a répondu aux questions de Roc’Info.
Quels sont les horaires d'ouverture d'un bureau de vote ?
Le bureau de vote est ouvert de 8 h à 18 h, sans interruption.
Pouvez-vous décrire le déroulement du vote ?
En arrivant dans la salle où sont les bureaux de vote (3 à Bournezeau et un bureau à St-Vincent-Puymaufrais), l’électeur se présente à la table de contrôle où l’on vérifie sa carte d’électeur et son identité. Il se rend ensuite à la table de décharge pour récupérer le(s) bulletin(s) de vote et l’enveloppe. L’électeur passe obligatoirement par l’isoloir pour insérer son vote dans l'enveloppe, puis il se dirige vers la table de vote. Sa carte d’électeur est demandée par un membre du bureau qui demande à son collègue si le nom figure sur la liste d’émargement. L’électeur dépose alors son enveloppe dans l’urne et signe.
Combien de fois avez-vous participé à la tenue d’un bureau de vote ? Et cette année ?
J'ai été trois fois membre du bureau et j’ai participé une fois au dépouillement. Cette année, je n’ai pas été sollicitée parce qu’il y avait suffisamment de volontaires.
Avez-vous apprécié cette activité ?
Bien sûr, cette expérience a été très intéressante et enrichissante. Cela m’a permis de mieux comprendre comment fonctionne une élection. De plus, j’ai constaté qu’il est important que des volontaires s’investissent pour que la vie municipale puisse exister.
Avez-vous une anecdote à nous dire ?
Une année, nous avons eu un souci. Nous ne trouvions pas le même nombre de signatures et d’enveloppes, ce qui nous a obligé à recompter à plusieurs reprises jusqu’à ce que nous trouvions ce qui n’allait pas.
En quoi est-ce une responsabilité importante ?
Il faut être attentif et rigoureux afin d’éviter les erreurs pour ne pas être obligé de tout recommencer (recomptages fastidieux) ou, dans un cas extrême, de provoquer l’annulation du scrutin.
Avez-vous assisté à des tentatives de fraude ?
Non. Dans les petites communes, c’est rare que les fraudes existent. Mais il faut toujours être vigilant dans le respect des consignes de vote.
Y a du public au dépouillement ?
Une vingtaine de personnes, souvent les proches des volontaires, y assiste.
Pourquoi trouvez-vous qu’il est important de participer à la vie municipale ?
Pour moi, le devoir civique du citoyen est incontournable. Être utile à la communauté, s’impliquer dans la vie de la commune, voici des valeurs auxquelles je crois.
Yohan HUCHET, Seconde C.
Quels rapports des jeunes à la politique ?
Dans un contexte d'élections, il est naturel de se demander quelle place occupe la politique chez les jeunes...
Le Roc est-il un foyer d'engagement des jeunes ? Nous nous sommes posés la question en cours de SES, avec Nicolas Gagnié, afin de savoir si les jeunes du lycée sont particulièrement engagés dans leur vie de tous les jours. En effet, en écho à une conférence sur l'engagement associatif, nous avons décidé de réaliser un sondage envoyé à l'ensemble du lycée. Quelle ne fut pas notre surprise parmi les 214 réponses obtenues...
Les élections, quelles qu'elles soient, intéressent-elles les jeunes ?
Effectivement, nous avons posé la question pour savoir si les jeunes iraient voter aux prochaines élections : les personnes affirmant aller voter représentaient 84 %. Cela montre bien que les enjeux politiques impactent et sont déjà présents dans l'esprit des lycéens.
De plus, ces personnes ont répondu à une autre question : "Par quoi leurs décisions et leurs choix seraient-ils influencés ?" Et globalement les réponses qui revenaient le plus revenues sont soit l’entourage, soit les programmes politiques. Cela nous montre bien que la socialisation des parents reste pour une majorité un élément important dans l'engagement politique.
Une jeunesse impliquée ?
Ensuite, nous pouvons observer les diverses actions menées par les lycéens, et malgré le fait que l'on s'attendait à une participation moindre, nous avons remarqué qu'un grand nombre d'actions politiques sont déjà menées. En effet, il y a une énorme majorité d'activités liées au don, au boycott de produits ou alors le fait de signer des pétitions. La richesse des actions menées par les lycéens de notre établissement illustre bien que l'engagement des jeunes reste fort et varié dans notre société.
Pour quels engagements ?
Et les jeunes de notre établissement, sont-ils engagés au quotidien ? Notre enquête montre que plusieurs élèves se disent prêts à militer, tandis que certains sont déjà impliqués dans des partis politiques ou des associations, qu’elles soient sportives ou culturelles. Toutefois, malgré un engagement réel, beaucoup hésitent encore à passer à l’action, freinés par le regard des autres et la pression sociale.
Enfin, si les lycéens s'engagent tout particulièrement, c'est pour défendre certaines causes qui leur sont chères ou pour se sentir bien d'avoir fait une bonne action. Et parmi ces causes on retrouve tout particulièrement la paix dans le monde, l'environnement ou les inégalités... Ce sont des causes honorables mais on peut alors se poser la question : Pourquoi, malgré un engagement fort, le monde politique-t-il semble éloigné de la jeunesse ?
Antoine ETOUBLEAU,
Terminale A.
Charlotte Vigneux maire et prof au Roc
Maire de Puyravault, Charlotte Vigneux revient sur son engagement politique et sa double vie.
À Puyravault, petite commune de 680 habitants, le rôle de maire n’a rien d’abstrait.
« Dans une petite commune, ce n’est pas du tout la même chose que dans une grande ville », explique Charlotte Vigneux. Les enjeux sont différents, ils sont quotidiens et très concrets. Le conseil municipal, composé de 15 élus, prend les décisions concernant l’aménagement du territoire ou la fiscalité locale.
« Le maire ne décide pas seul », insiste-t-elle. « Toutes les décisions sont prises ensemble. »
Cette dimension collective est essentielle dans une commune rurale où chacun doit s’impliquer réellement.
2020, une candidature inattendue
Sa première campagne, en 2020, n’était pas un projet mûrement préparé. « On est venu me chercher », raconte-t-elle. Des habitants souhaitaient constituer une liste face au maire sortant. Déjà adjointe aux finances lors du précédent mandat, elle connaissait les comptes et les difficultés de la commune. Elle savait donc dans quoi elle s’engageait, au moins sur le plan budgétaire.
La campagne s’est déroulée dans un contexte particulier, marqué par le Covid.
Découvrir la réalité du mandat
Une fois élue, ce qui l’a le plus surprise, c’est « le rythme » et « la lourdeur administrative » qui sont très importants. Le mandat a aussi un impact personnel. Charlotte Vigneux travaille quatre jours par semaine au lycée et alterne entre cours et mairie. « Une demi-journée au lycée et une demi-journée à la mairie… ce qui fait de belles journées », dit-elle avec le sourire. Elle évoque également des moments plus marquants, comme la première fois où elle a dû annoncer un décès, un moment « compliqué », ou encore un appel de la gendarmerie à deux heures du matin pour des vaches seules dans la nature.
2026, une campagne plus maîtrisée
En 2026, la situation est différente. Cette fois, elle est à l’initiative de sa candidature. Elle estime qu’il est « plus simple » de se représenter après un premier mandat, car elle connaît les projets en cours et surtout les finances de la commune. « Je sais ce que je peux faire avec l’argent », affirme-t-elle. Elle insiste aussi sur l’importance des compétences au sein du conseil municipal. Chaque élu doit être capable de s’impliquer concrètement. L’expérience lui a appris qu’un mandat repose sur l’engagement réel de toute une équipe.
Les jeunes face à la politique locale
Les jeunes s’intéressent-ils suffisamment aux élections municipales ? Sa réponse est nuancée. « Ça dépend de la manière dont ils ont été éduqués, de leur curiosité. » Elle refuse les généralisations et rappelle que « les jeunes sont tous différents ». Pour elle, comprendre les enjeux démocratiques est essentiel, même avant d’avoir le droit de vote. À Puyravault, il n’existe pas de conseil municipal des jeunes, mais elle reconnaît que ces dispositifs permettent de mieux saisir « les enjeux de citoyenneté » et le fonctionnement des débats. Les jeunes peuvent déjà jouer un rôle à travers le bénévolat ou l’engagement associatif.
Être professeure, un atout pour comprendre les jeunes
Sa sensibilité aux questions de citoyenneté ne date pas de son élection. En tant qu’enseignante, elle est déjà au contact quotidien des lycéens. « Cette sensibilité, je l’avais déjà », explique-t-elle. Son métier l’aide à rester connectée aux préoccupations des jeunes générations. Elle affirme que le contact avec des lycéens lui permet de mieux comprendre leurs attentes. « Vu la diversité des jeunes que nous avons aujourd’hui, oui, complètement. » Cette diversité l’oblige à rester attentive aux différences entre les jeunes.
Une double casquette complémentaire
Pour elle, être à la fois professeure et maire n’est pas une contradiction mais une complémentarité. Son expérience d’élue lui permet d’illustrer concrètement en classe les notions de citoyenneté et de fonctionnement démocratique. Inversement, son métier d’enseignante nourrit sa manière d’exercer son mandat. À ceux qui hésitent à s’engager, elle adresse un message : la politique locale est « une expérience très enrichissante ». Elle permet de sortir de sa zone de confort, de grandir et de faire « de belles rencontres ». À l’échelle d’un village de 680 habitants, la démocratie n’est pas théorique. Elle se vit au quotidien.
Louison GERBAUD, première G.
Le saviez-vous ?
Y a‑t‑il un âge minimum pour devenir maire ?
Oui. Il faut avoir au moins 18 ans et surtout être majeur et inscrit sur les listes électorales.
Combien coûte une campagne municipale ?
Le coût varie selon la taille de la commune. Ces dépenses sont plafonnées par la loi. L’État peut rembourser une partie des frais (affiches, bulletins de vote) si la liste obtient au moins 10 % des voix.
Comment est élu le maire après les élections ?
Lors du conseil municipal d'installation, le doyen de l'assemblée organise le vote du nouveau maire. Une fois élu, il prend la présidence du conseil. Finalement, le maire élu est souvent la personne placée en tête de liste, mais pas toujours.
Juliette GALLIOT, 1ère Bac pro Boulangerie-pâtisserie.
Teste tes connaissances !
Le profil des maires
1. Aujourd’hui, la majorité des maires en France sont :
A. Des femmes en activité
B. Des hommes retraités
C. Des jeunes élus de moins de 30 ans
2. Dans les petites communes, les listes sont souvent :
A. Très politisées
B. Sans étiquette politique
C. Imposées par l’État
Les compétences
3. Les communes sont responsables :
A. Des lycées
B. Des collèges
C. Des écoles primaires
4. La « clause générale de compétence » signifie que la commune peut :
A. Agir uniquement sur décision de l’État
B. Intervenir sur tout ce qui concerne l’intérêt local
C. Remplacer le département et la région
Les finances des communes
5. Les communes sont principalement financées par :
A. Les amendes
B. Les impôts locaux et les dotations de l’État
C. Les entreprises privées
6. Les communes peuvent emprunter pour :
A. Les dépenses de fonctionnement
B. Les investissements (voirie, équipements…)
C. Augmenter les salaires
D. Financer les élections
Le conseil municipal
7. Le nombre de conseillers municipaux dépend :
A. Du nombre d’électeurs inscrits
B. De la surface de la commune
C. Du nombre d’habitants
D. Du budget communal
8. Le maire et les adjoints sont élus par :
A. Les habitants
B. Le préfet
C. Le conseil municipal
Le mode de scrutin
9. Les élections municipales utilisent un scrutin :
A. Majoritaire à un tour
B. Proportionnel à un tour
C. Proportionnel et paritaire à deux tours
10. Un second tour est organisé si :
A. Personne ne vote
B. Aucune liste n’a la majorité absolue
C. Le maire sortant le demande
11. À Paris, Lyon et Marseille, les électeurs votent :
A. Pour le conseil municipal et les conseils d’arrondissement
B. Uniquement pour le maire
C. Une seule fois
réponses : 1B 2B 3C 4B 5B 6B 7C 8C 9C 10B 11A
Les fusions de communes en Vendée
Quels avantages et inconvénients dans un regroupement ?
Depuis plusieurs années, la question du regroupement de communes revient dans les débats. Même si cette organisation peut apporter certains avantages, elle suscite aussi des interrogations chez de nombreux habitants. En Vendée, 20 communes ont fusionné tel que Montaigu-Vendée qui regroupe 5 anciennes communes. Mais certains regroupements ont échoué, notamment aux Essarts.
Une gestion plus efficace
Pour ses partisans, l’argument principal est celui de l’efficacité. En réunissant plusieurs communes sous une même administration, certains services et équipements peuvent être partagés. Ce type d’organisation peut également permettre de lancer des projets plus importants. Une commune plus grande dispose souvent d’un budget plus élevé et peut plus facilement financer ses projets. Dans certains territoires, ces regroupements peuvent rendre la commune plus attractive pour les entreprises et favoriser le développement économique local.
Un poids politique plus important
Une commune plus grande peut aussi disposer d’une représentation plus forte auprès des institutions. Cela peut faciliter la défense de certains projets et permettre d’obtenir plus facilement des aides ou des financements publics.
Une identité locale fragilisée
Malgré ces possibles avantages, les fusions de communes ne font pas toujours l’unanimité. Certains habitants craignent que la disparition de leur commune d’origine entraîne une perte d’identité. Pour beaucoup, une commune ne représente pas seulement une administration, mais aussi une histoire, des traditions et un sentiment d’appartenance. Dans une commune plus vaste, certains peuvent avoir le sentiment que les décisions sont prises plus loin et que leurs préoccupations sont moins visibles.
Des changements parfois difficiles
La fusion peut aussi entraîner des ajustements complexes. Il faut harmoniser les services, les règles administratives et parfois les taxes locales. Ces changements peuvent provoquer des tensions, notamment lorsque des décisions semblent moins favorables à certains.
Un équilibre à trouver
Finalement, la fusion de communes reste un sujet de débat. Elle peut permettre d’améliorer les moyens d’un territoire, mais elle pose aussi des questions sur la proximité entre les habitants et leurs élus ainsi que sur la préservation des identités locales. Trouver un équilibre entre efficacité administrative et attachement des habitants à leur commune reste donc un enjeu important.
Louison Gerbaud, première G
Le verdict des municipales de 2026
Les partis politiques se sont félicités des résultats : mais quels maires ont été reconduits ? Lesquels ont perdu leur siège ?
A l'issue des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, l'heure est maintenant au bilan.
En Vendée
Dans notre département, une commune était au centre de toutes les attentions, car c'est la préfecture : la Roche sur Yon. Luc Bouard, candidat Horizons pour un troisième mandat, s'est retrouvé au second tour face à deux autres listes : celles de Romain Bossis, Union de la Gauche, et de Freddy Roy, UDR. C'est le candidat de la gauche qui l'a emporté et qui devient donc le dixième maire de la Roche sur Yon, depuis 1945.
Dans les Pays de la Loire
Dans notre région, un fait unique en France s'est produit au soir du premier tour : tous les conseils municipaux de Mayenne ont été élus dès le 15 mars ! Sinon, les trois grandes villes ont gardé leurs maires sortants : Johanna Rolland à Nantes, Christophe Béchu à Angers et Stéphane Le Foll au Mans.
Dans le reste du pays
A l'échelle de la France, ces élections ont entraîné quelques changements notables dans certaines métropoles car des maires n'étaient pas candidats à leur réélection ou bien ont été battus. A Paris, c'est Emmanuel Grégoire (Parti Socialiste) qui est devenu le premier édile puisque Anna Hidalgo ne souhaitait pas se représenter. A Marseille comme à Lyon et à Lille, c'est le maire sortant qui a été réélu : respectivement Benoît Payan (Parti Socialiste), Grégory Doucet (Les Ecologistes) et Arnaud Deslandes (Parti Socialiste). Mais dans d'autres grandes villes, les municipalités ont changé de bord politique car les maires sortants ont été battus. C'est le cas à Nice, Christian Estrosi (Horizons) a perdu les élections face à Eric Ciotti (UDR), ou à Bordeaux puisque Pierre Hurmic (Les Ecologistes) a été défait par Thomas Cazenave (Renaissance).
Une participation en baisse
Mais ces élections ont été aussi marquées par un taux d'abstention relativement élevé. Il était environ 43 % lors des deux tours, ce qui est moins qu'en 2020 mais plus que les 36 % de 2014, année de référence car les élections de 2020 avaient été bouleversées par la Covid 19. Cette observation est aussi valable dans les territoires d'outre-mer où la participation a aussi été plus faible.
Souhaitons que lors des prochaines élections, l'abstention recule pour ne pas laisser aux autres le choix de décider de son propre avenir !
L'équipe du Roc'Info.
Conseillers municipaux, mais pourquoi ?
Afin de mieux connaître le rôle des conseillers municipaux, Roc’Info est allé à la rencontre de quatre élus ou anciens élus.
Tous les six ans, un conseil municipal est élu. Celui-ci est composé d'un maire, qui représente la commune et assume les responsabilités, d'adjoints et de conseillers municipaux. Le maire peut aussi nommer des conseillers délégués.
Mais que pensent ces personnes de leur engagement ? Pour en savoir plus, nous sommes partis à la rencontre de conseillers municipaux élus à Vieillevigne (44).
Quel est, selon vous, le rôle d'un conseiller municipal dans la vie de la commune ?
Être conseiller municipal, c’est écouter les habitants et agir pour améliorer leur cadre de vie, « tout en leur expliquant les décisions prises par rapport aux lois et à l’intérêt général », nous explique Sophie Pacé (conseillère municipale de 2014 à 2020, conseillère déléguée de 2020 à 2026 puis désormais 1ère adjointe).
Qu'est ce qui vous a motivé à vous engager dans le conseil municipal ?
Ils ont intégré le conseil municipal grâce à des connaissance qui leur en ont parlé. Pour certains, cet engagement s’inscrit dans la continuité de leurs actions précédentes, notamment pour Myriam Verdie (conseillère municipale de 2020 à 2026 puis adjointe pour ce mandat) : « Lorsque mes enfants sont entrés à l’école primaire, je me suis engagée en tant que membre de l’OGEC. Quand cet engagement s’est terminé, il me tenait à cœur de faire la même chose au niveau de la commune. »
Comment imaginez vous la suite de cet engagement ?
Ce nouveau mandat s’inscrit dans la continuité de leur engagement, avec de nouvelles responsabilités et une nouvelle aventure humaine. Comme pour Damien Méchineau (conseiller municipal de 2014 à 2020, conseiller délégué de 2020 à 2026 et désormais maire), « Endosser le rôle de maire c'est se mettre au service des habitants en mêlant bienveillance et responsabilité. » Pour, Nelly Sorin (conseillère municipale de 2001 à 2008 puis maire de 2008 à 2026) c'est la fin d'une période.« J'ai fait le choix de cesser cet engagement. J'espère que la façon dont je l'ai vécu aura inspiré les nouveaux élus, en gardant les valeurs d'humilité, de respect, d'engagement, d'humanité qu'exige ce mandat de conseiller municipal. »
Jade MECHINEAU, 1ère bac pro boulangerie-pâtisserie.
Les jeunes au cœur de la vie municipale
Les élections municipales terminées, c'est donc l'occasion de découvrir le rôle des plus jeunes dans leur commune.
Les jeunes citoyens peuvent participer à la vie communale au sein du Conseil municipal des Jeunes : cette institution existe depuis 1979, et aujourd'hui on en compte plus de 2 000 sur le territoire national.
Le Conseil municipal des jeunes a pour mission d'initier la jeunesse à la vie politique et de collecter les idées et initiatives des jeunes de la commune. Ces idées et projets sont ensuite présentés au maire de la commune ainsi qu'au conseil municipal afin qu'ils soient inscrits ou non au programme de la ville. Pour Servane Guého, terminale B, « C’est une véritable première approche au monde de la citoyenneté et de la politique ».
« Être volontaire et sérieux »
La plupart des jeunes intègrent le CMJ entre 9 et 11 ans, mais ils peuvent participer jusqu’à 14 ou 18 ans selon les communes. Pour y participer, il faut être volontaire, sérieux et présenter à la mairie sa candidature (avec une autorisation des parents). Le plus souvent les jeunes doivent présenter un projet ou des idées afin de justifier leur candidature.
Ensuite, le candidat est élu par les autres jeunes de sa commune ou admis directement par le maire si celui-ci se montre particulièrement intéressé par le projet. Le conseil des jeunes est alors encadré par des élus : le maire, des conseillers municipaux, des animateurs ou des responsables de la municipalité.
Mais quelles missions ?
Durant leur mandat de deux ans, les jeunes participent à la vie de la commune : ils se réunissent régulièrement pour échanger sur des thèmes importants comme l’environnement, la solidarité ou encore les loisirs.
Le Conseil municipal des Jeunes peut ainsi organiser des événements, participer à l'amélioration de certains espaces de la commune ou sensibiliser les habitants à différentes causes et être présents lors de commémorations comme celle du 8 mai.
Ils donnent leur avis et participent aux débats, sans toutefois disposer du droit de vote.
Pour beaucoup de jeunes, c’est une manière de faire entendre leur voix. Selon Louis Gay, terminale E : « On se sent utile et on peut vraiment proposer des idées. »
Nathan POHARDY, Terminale B.
La taille des communes importe-t-elle ?
Deux agents municipaux ont répondu à nos questions sur le rôle des maires et les élections municipales.
Avez-vous déjà songé aux différences et aux similitudes qu'il y a entre la direction d'une grande ville et d'une petite ville ? Lors de l’interview de Sandrine Gauvy, adjointe au maire des Sorinières et de Pascal Morineau maire de Grand’ Landes, chacun a pu apporter des éléments de réponse à cette question.
Quel est le rôle du maire ?
Le maire est présent lors des mariages, des naissances et des décès. Il recrute, encadre et gère les agents municipaux. Sa première mission est de préparer et de faire exécuter les décisions prises avec ses conseillers, selon son budget. Il s’occupe également des écoles, des salles de sport et, plus largement, de la tranquillité publique.
Dans les grandes communes, le maire peut déléguer certaines tâches à ses adjoints, ce qui est moins fréquent dans les petites communes, où il doit souvent tout gérer lui‑même.
Quel lien le maire entretient-il avec ses habitants ?
Le maire doit avant tout représenter les habitants et être à leur écoute. C’est pourquoi il est important de respecter les gens et d’entretenir de bons contacts avec eux. Le maire travaille avec des conseillers, écoute les habitants et explique les lois. Le maire recrute et garde des conseillers, s’aide de la population et explique les lois. Son rôle est de rester calme face aux personnes en colère et d’écouter les habitants.
Dans une petite commune, le maire connaît bien les habitants et peut identifier plus facilement leurs besoins. Dans une grande ville, l’administration est plus développée et repose davantage sur des études et des statistiques, car il y a moins de proximité.
Y'a t-il une différence politique entre les communes ?
Dans les petites villes, les maires sont rarement très représentés politiquement, car ils dépendent souvent de subventions pour mener leurs projets. À l’inverse, dans une grande ville, le maire peut afficher davantage son orientation politique, ce qui lui permet de financer sa campagne .
Trouve t-on un différent nombre de candidats et d'élus lors des élections ?
Oui. Dans une grande ville d’environ dix mille habitants, le conseil municipal compte 29 élus, dont 5 issus de la liste battue. En revanche, dans une petite commune d’environ mille habitants, il n’y a que 15 élus.
De plus, dans toute la France, la loi impose la parité : il doit y avoir autant de femmes que d’hommes parmi les conseillers municipaux.
Ainsi, si les missions du maire sont les mêmes partout, la taille de la commune influence fortement la manière de les exercer.
Anissa AKRACH,
1ère boulangerie-pâtisserie.
Portrait de maires emblématiques
Ils dirigent nos villes, prennent des décisions qui nous concernent tous et, parfois, deviennent des symboles. À l’approche des élections municipales, retour sur deux maires, deux figures qui ont marqué la Vendée.
Jacques Auxiette, maire engagé à La Roche‑sur‑Yon
Connue pour être un territoire plutôt ancré à droite, la Vendée, et plus précisément La Roche‑sur‑Yon, a pourtant été dirigée pendant plusieurs années par un maire de gauche : Jacques Auxiette. Il a été maire de La Roche‑sur‑Yon de 1989 à 2014. Pendant son mandat, il a œuvré pour moderniser la ville et améliorer la vie quotidienne des habitants.
Il a notamment soutenu des projets visant à rendre la ville plus agréable à vivre, comme la création de nouveaux espaces verts, le développement des transports en commun ou encore la rénovation de certains quartiers.
Jacques Auxiette a toujours accordé une attention particulière aux jeunes, estimant que « l’avenir d’une ville se construit avec sa jeunesse ». Il a développé les équipements sportifs, soutenu les associations de jeunesse et encouragé les projets éducatifs et culturels à destination des collégiens et des lycéens. De nouvelles infrastructures, comme des salles de sport, des espaces de loisirs et des ateliers artistiques, ont ainsi vu le jour pendant son mandat.
Son engagement politique ne s’est pas arrêté à la mairie. Après avoir quitté ses fonctions de maire, il a été élu président du Conseil régional des Pays de la Loire, où il a continué à soutenir des projets économiques, éducatifs et environnementaux, notamment en Vendée.
Odette Roux,
résistante et maire
La Vendée est aussi connue pour sa course à la voile autour du monde en solitaire, le Vendée Globe, qui part et revient aux Sables‑d’Olonne. Mais cette ville a également été la première sous-préfecture de France à avoir une femme maire, en 1945.
Odette Roux devient institutrice à l'âge de 19 ans, en 1936 et dans un contexte de Front Populaire, elle prend sa carte aux Jeunesses Socialistes et au syndicat des instituteurs, où elle rencontre son mari, Alfred. En 1941, elle adhère au Parti Communiste et entre dans la Résistance avec son mari. Ils sont arrêtés en 1943 et son mari meurt après 3 jours d'interrogatoire. Elle est relâchée et poursuit son action résistante.
À la Libération, elle entre au conseil municipal des Sables d'Olonne et est élue maire en mai 1945, alors que les femmes votent pour la première fois. Elle est alors la plus jeune maire de France, à 28 ans. Son mandat est consacré à la reconstruction de la ville après la guerre : elle crée par exemple le premier centre médico-social du pays, une cantine scolaire, des centres de loisirs et relance l'activité touristique de cette station balnéaire.
Lors des élections suivantes en 1947, elle n'est pas réélue maire mais continue de siéger dans le conseil municipal. Odette Roux meurt en 2014, mais son histoire symbolise l'avancée des droits des femmes.
À travers ces deux parcours très différents, on comprend que le rôle d’un maire est essentiel dans la vie d’un territoire. Les élections municipales permettent aux citoyens de choisir les personnes qui façonneront leur ville pour les années à venir. S’informer et voter, c’est donc participer activement à la vie démocratique locale.
Elora HOARAU-ECLAPIER, 1ère Bac pro Boulangerie-Pâtisserie.
Le saviez-vous ?
Quels sont les vrais pouvoirs du maire au quotidien ?
Le maire joue un rôle central dans la vie locale : il gère la commune (budget, écoles), assure la sécurité, représente l'Etat et dirige les services municipaux. Il est à la fois représentant de l’État et responsable local.
Un maire peut‑il être destitué ?
Oui, mais uniquement par l’État, en cas de faute grave. Cette procédure est rare et exceptionnelle.
Qui remplace le maire en cas d'absence ou de démission ?
En cas d’absence, un adjoint, souvent le premier, assure l’intérim. En cas de démission ou de destitution, le conseil municipal doit élire un nouveau maire parmi ses membres. Quoi qu'il arrive, il y aura toujours une continuité.
Juliette GALLIOT, 1BPBP.
Faut-il instaurer le droit de vote à 16 ans ?
Seriez-vous pour ou contre cet élargissement ?
Voici quelques éléments pour mieux comprendre le débat.
Les faits
En France, tout citoyen de 18 ans ou plus dispose du droit de vote, quels que soient les scrutins : élections municipales, législatives ou présidentielles. Ce droit a été instauré sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing par une loi constitutionnelle du 5 juillet 1974. Avant cette date, il fallait avoir 21 ans pour voter.
Des exemples à l’étranger
En Angleterre, le droit de vote devrait bientôt évoluer et cela pose questions. En effet, en juillet 2025, le gouvernement britannique de Keir Starmer a proposé d’abaisser l'âge du vote de 18 à 16 ans. L’Écosse et le pays de Galles ont autorisé le vote à 16 ans respectivement en 2015 et 2022 pour leurs élections locales.
Ceci peut surprendre mais aujourd'hui, dans le monde, peu de pays autorisent de voter dès 16 ans : le Brésil depuis 1988, l'Argentine, l'Équateur, le Nicaragua ou encore l’Autriche depuis 2007 (premier pays européen à l’avoir mise en place) ou Malte...
Et en France ?
En France, ce débat existe également. Certains partis politiques se sont déjà positionnés en faveur de l’abaissement de l’âge du vote à 16 ans.
Des sondages réalisés auprès des jeunes montrent aussi un intérêt pour cette proposition.
Pourquoi non ?
Les arguments des opposants à cette évolution sont nombreux : les jeunes seraient plus facilement influençables par leurs proches (famille, amis...) mais aussi par les réseaux sociaux. Les premiers concernés avouent aussi ne pas toujours s'intéresser à la vie politique et ne connaissent pas les programmes des partis politiques ou même les candidats.
Pourquoi oui ?
Accorder ce droit de vote dès 16 ans pourrait rajeunir l'électorat français : ce serait environ 1,5 million de jeunes concernés ! Cela obligerait les différents responsables politiques à prendre en compte les attentes de la jeunesse.
De plus, à 16 ans, les jeunes sont déjà concernés par de nombreux enjeux : le climat, l'éducation, l'économie... Ils pourraient donner leur avis en glissant un bulletin dans l'urne. Dès 16 ans, ils peuvent travailler, payer des impôts : pourquoi ne pas leur donner le droit de vote ? Ce droit leur permettrait de se responsabiliser, en ayant un pouvoir de décision. De même, des exemples positifs ont été observés, notamment en Écosse où, lors du référendum de 2014, 109 593 jeunes de 16 ‑17 ans se sont inscrits sur les listes électorales et 75 % d’entre eux auraient voté.
Une pratique ancrée
Donc voter avant 18 ans pourrait avoir un effet positif à long terme : cela instaurerait une habitude durable et contribuerait à lutter contre l’abstention, qui ne cesse d’augmenter. Alors, êtes-vous convaincu par cette proposition ?
Mais de toute façon, à 16 ou 18 ans, allons voter !
Ethan SAVARZEIX, Terminale A.
Une radio locale face aux municipales
Le 17 mars dernier, l'équipe du Roc'info est allée visiter une radio yonnaise. Ce fut l'occasion de poser quelques questions sur les municipales alors que nous étions dans l'entre-deux tours.
Graffiti Radio a été créée en 1986 à La Roche-sur-Yon, dans un club de jeunes situé rue Pierre-Oliveau. Initialement conçue comme une expérience radiophonique estivale, elle a commencé à diffuser de 7 h à minuit, sept jours sur sept en 1987. En 1989, elle a déménagé dans le foyer Guy-Bourrieau, toujours dans le quartier de Saint-André-d'Ornay. En 1990, l'association Graffiti a été officiellement fondée, et la radio a continué à émettre jusqu'à aujourd'hui, promouvant la scène locale et les musiques indépendantes.
Quels sont vos thèmes de programme principaux ?
Au niveau des bénévoles, le lundi c'est plutôt Rock. On a aussi des émissions culinaires "Saveurs" et "Tous à Table". On a beaucoup d'émissions musicales, aussi Raggamuffin (Reggae), et des émissions littéraires telles que "Bienvenue dans ma bibliothèque". Après, si on voit qu'il manque un sujet, on demande à des bénévoles s'ils veulent bien parler de ce sujet. Et si quelqu'un veut venir faire quelque chose qui ressemble déjà à une émission qui existe, on va lui proposer de parler de quelque chose d'autre.
Vous êtes-vous intéressés aux élections municipales ?
Oui, on s'intéresse, on reçoit des associations comme par exemple "Le centre Vélo". L'association a exposé à l'antenne toutes les propositions qu'elle a pu faire aux candidats et a incité les habitants à aller voter.
Radio Graffiti ne réalise pas d'émission purement politique et ne reçoit pas de candidats autour de débats. Il n'est pas question d'interviewer des candidats en raison du respect du temps de parole.
Quelle place accordez-vous à l’actualité ?
L'actualité locale est très importante pour nous, donc on ne va pas traiter forcément l'actualité nationale, internationale, mais tout dépend des bénévoles et de l'émission.
Ils peuvent parler des actualités en général, mais on s'intéresse plus à ce qui se passe au niveau local à la Roche-sur-Yon et son agglomération (concerts, association, sortie d'album,...).
Avez-vous des flashs info ? Si oui, à quel moment de la journée ? Quelle longueur ?
Non, Radio Graffiti n'a pas de journalistes, même si, Marie, journaliste, animait une émission d'actualité il y a quelques années.
Quelles différences entre votre radio associative et Alouette, une radio commerciale ?
Notre radio associative vit de subventions, alors que la radio Alouette, qui, elle, est une radio commerciale, vit des publicités.
D’où provient le budget de votre radio ?
Nous sommes principalement financés par l’État, par la ville de La Roche‑sur‑Yon et par la Direction régionale des affaires culturelles. Nous réalisons également des prestations.
Les animateurs sont-ils payés ou bénévoles ?
On n'a donc pas de journaliste, mais on a un animateur qui est rémunéré et bien évidemment les bénévoles ne le sont pas.
Yohan Huchet, Seconde C.
Le saviez-vous ?
De quoi est composée une liste électorale ?
Une liste électorale regroupe les candidats au conseil municipal : la tête de liste (futur maire), les candidats aux fonctions d’adjoints et les conseillers municipaux.
En résumé, la liste d'une équipe complète prête à diriger la commune.
Le maire touche‑t‑il un salaire ou des indemnités ?
Le maire perçoit des indemnités, fixées par la loi et variables selon la taille de la commune.
Les adjoints peuvent aussi en percevoir, généralement inférieures à celles du maire.
Combien de temps dure le mandat d'un maire ?
En France le mandat d'un maire dure 6 ans. Il peut être exceptionnellement prolongé en fonction du calendrier électoral national.
Juliette GALLIOT, P1PBP.
Les municipales en Europe
La France compte près de 35000 communes, soit plus de 40 % des communes de l'Union Européenne. Les élections municipales varient selon les pays européens : tour d’horizon de quelques modèles.
En Espagne
Les élections municipales ont lieu tous les 4 ans dans les 8112 communes qui composent le pays. Les habitants des communes votent pour des conseillers municipaux, dont le nombre dépend du nombre d’habitants dans la ville.
Ensuite, les conseillers municipaux élisent le maire. Mais si lors du vote aucune majorité n'est trouvée, la personne "tête de liste" arrivée en tête devient automatiquement maire.
En Italie
Les élections ont lieu tous les 5 ans dans les 7 904 communes du pays. L'Italie se distingue par un système mixte.
Dans les communes de plus de 15 000 habitants, le maire est élu au suffrage universel direct avec la possibilité d’un second tour si aucun candidat n’obtient la majorité absolue. Dans les plus petites communes, un seul tour suffit. En parallèle, les conseillers municipaux sont élus. Ils sont souvent majoritaires afin d’assurer une certaine stabilité politique.
Au Royaume-Uni
Les élections ont lieu tous les 4 ans dans les 10 000 communes du pays. Cependant, le système électoral varie selon les nations qui composent le Royaume‑Uni (Angleterre, Écosse, pays de Galles et Irlande du Nord) et même selon les collectivités.
Ce sont les conseillers municipaux qui sont élus au suffrage universel, mais le rôle du maire peut différer.
Dans certaines communes, il est une figure essentiellement honorifique, élue par le conseil. Cependant dans certains grandes villes du pays comme Londres, le maire est élu directement par les citoyens et dispose de pouvoirs étendus.
Ainsi, si les élections municipales existent partout en Europe, leur organisation varie selon les pays et reflète des traditions démocratiques différentes.
Ethan SAVARZEIX, Terminale A.
Les 2CAPC contre la maltraitance infantile
Solidarité, engagement et savoir‑faire : les élèves d’une classe de CAP se sont mobilisés pour soutenir une bonne cause.
Les lycéens et lycéennes de deuxième année de CAP cuisine du lycée Notre-Dame-du-Roc ont participé à une action solidaire. L’objectif de cette démarche était de récolter des fonds pour aider à la lutte contre des maltraitances qui touchent de jeunes enfants .
Une action formatrice
Le lundi 12 janvier 2026, pendant une séance de travaux pratiques, les 2CAP cuisine ont préparé, au restaurant d'application, Les Sorbets, une soupe au potimarron et au gorgonzola. 30 litres de cette recette originale et gourmande ont ainsi été confectionnés. L'ensemble de la production a été vendue au profit de la lutte contre la maltraitance infantile. Grâce à cet engagement des élèves et à la participation de vingt autres professionnels yonnais, 3 200 € ont pu être collectés.
À l’origine de l’action solidaire
C’est le club Kiwanis qui est à l’origine de l’initiative. Le club Kiwanis est une association qui organise régulièrement des événements afin de collecter des fonds pour venir en aide aux enfants et à leurs familles. Au mois de septembre 2025, il a lancé un appel à candidature auprès de tous les restaurateurs yonnais pour une action en faveur de la lutte contre les bébés secoués. Au sein du lycée, Alain-Pierre Hermouet, directeur délégué aux formations professionnelles et technologiques, a demandé quelle classe était interéssée . Eric Cazaubon, professeur de cuisine, a proposé la classe de 2CAPC. C'est lui qui a choisi la composition de la soupe « pour travailler les produits de saison ».
Une action solidaire appréciée
Cette initiative a été saluée par de nombreux retours approbateurs, comme en témoigne un élève, Elias : « C’était très sympa, les retours ont été positifs et font toujours plaisir, surtout que c’était pour la bonne cause. »
Cette expérience s'est révélée une réussite. L'implication des élèves au service d'une cause importante leur a permis de montrer leur générosité et également de mettre en valeur les savoir-faire qu'ils ont acquis au cours de leurs années de formation au lycée.
Les élèves de 2CAPC
et leur professeur.
Un professeur en quête d'excellence
Florian Villa, professeur de pâtisserie au lycée, se prépare à l’un des concours les plus exigeants de son métier : le Meilleur Ouvrier de France (MOF).
Dans les laboratoires de pâtisserie du lycée hôtelier, Florian Villa a repris le chemin de la production. Non pas comme élève, mais comme professeur. Enseignant auprès des élèves de la voie professionnelle en spécialité pâtisserie, il poursuit en parallèle un objectif : décrocher le prestigieux titre de Meilleur Ouvrier de France.
Transmettre sa passion
Venu à l’enseignement sans attentes particulières, Florian Villa découvre une véritable vocation « Transmettre redonne du sens à mon métier », confie‑t‑il. Après dix‑huit ans de carrière, il recherche toujours la finesse et la précision dans ses créations, tout en enseignant aux élèves les bases fondamentales de la pâtisserie. Un contraste qu’il assume pleinement, convaincu que la maîtrise des fondamentaux est la clé de toute réussite.
MOF, sacrifice et excellence
C’est en assistant à un concours de pâtisserie en étant jeune que Florian Villa découvre l’univers du MOF.
C’est aujourd’hui un défi à relever pour lui. Il se donne les moyens de le réaliser en s'exerçant au laboratoire de production du lycée hôtelier où il peut confectionner des pièces artistiques en sucre. Il trouve l'inspiration dans les souvenirs de son enfance.
En quoi consiste le concours ?
C'est un concours exigeant. Pour y participer, il faut avoir au moins 23 ans. Au programme, chaque participant doit proposer plusieurs créations artistiques qui seront jugées selon « leur aspect, leur régularité, la qualité des textures et des goûts, la franchise des parfums, et l'association des saveurs des produits » précise le référentiel du concours.
Pendant 2 ans, les candidats se préparent à partir des consignes fixées par le jury. Celui-ci les évalue sur leur capacité d'organisation, de gestion du temps et de l'espace. Gagner signifie pouvoir revêtir la veste tant convoitée au col bleu blanc rouge.
Un parcours riche et atypique
Après un BEP alimentation (brevet d’études professionnelles) et une mention complémentaire glacerie, il s’engage durant une période de 15 mois en tant que secouriste dans la brigade de protection à la Marine nationale. Après cela, il continue avec un BTM (Brevet Technique des Métiers) pâtisserie pendant 2 ans.
À seulement 20 ans, il ouvre ses premières entreprises à Nantes et à La Roche‑sur‑Yon. Plus tard, il cofonde avec Clément Naël le restaurant‑traiteur Hope and Cook, orienté vers une cuisine plus saine, mettant en avant des produits bio et locaux, avec moins de gluten et de sucre. Une démarche en cohérence avec son passé sportif, marqué par le rugby et le bodybuilding. Après la fermeture de l’établissement liée à la crise sanitaire, il rebondit en ouvrant L’Osmose, un restaurant distingué par le guide Michelin, où il travaille jusqu’en 2023.
Les projet à venir
Une fois le concours passé, Florian Villa envisage de retrouver un rythme plus apaisé, sans pour autant renoncer à ses passions. Le sport, toujours présent dans son quotidien, reste pour lui un équilibre indispensable. Qu’il obtienne ou non le titre, le parcours engagé vers le MOF illustre une même exigence : celle de se dépasser et de transmettre.
Albane BRISARD
et Nathan GABORIEAU,
1ère bac pro boulangerie-pâtisserie.
À la découverte de l'imaginaire d'Orpheo
Orpheo Gagliardini, illustrateur pour le journal « le 1 », est venu exposer plusieurs de ses œuvres à la galerie du Roc.
Orpheo Gagliardini a été invité par Magali Mothais et Lydie Richard, toutes deux enseignantes d'Arts au lycée. Cette dernière le connait depuis longtemps et suit son travail avec attention. Orpheo est un artiste reconnu pour la qualité de ses dessins qui illustrent régulièrement la revue "Le 1" *. Il vient de sortir de l'école et se bat pour faire connaitre ses idées. Il souhaite rendre visibles les minorités et plus particulièrement les personnes de couleur peu présentes dans les croquis, dessins, des revues françaises.
Témoigner auprès des élèves artistes au Roc était aussi l'un des objectifs des enseignantes.
Ses origines l'enrichissent
Orpheo Gagliardini a des origines italiennes par son père et de Guinée Bissau par sa mère. Ce métissage a enrichi sa personnalité et se retrouve dans son inspiration.
Du design à illustrateur
Après des études en lycée technologique (sciences et technologies de l’industrie et du développement durable, STI2D), il souhaite se diriger vers le design de jeux vidéo. Il intègre donc l’Ecole supérieure d’art et design d’Orléans qui combine art et numérique.
Au final, il revient à sa première passion, le dessin. Il commence donc à proposer ses oeuvres à des revues comme "Le 1".
Son projet préféré
Pour son projet de fin d'études, il a réalisé un film (POILÃO), qui dure une cinquantaine de minutes, sur ses origines maternelles. Cette idée lui est venue car il a commencé à dessiner pour donner vie au pays de sa mère. Depuis son enfance, elle ne lui a pas beaucoup parlé de sa culture et de son pays d'origine.
Un métier aux multiples facettes
Ce qu’il aime dans son métier c’est sa liberté d'action, mettre en image ses idées. Au contraire, il apprécie les commandes où il est plus technicien exécutant. Il a donc moins de liberté de création dans ces moments-là.
Ses projets futurs
Aujourd’hui, il a pour projet de réaliser un jeu vidéo et une bande dessinée. Vous pouvez le retrouver sur Instagram
Anaïs SARRAZIN, première bac pro Métiers de la Mode.
* Le 1 est un journal hebdomadaire qui propose chaque semaine un seul sujet d’actualité, analysé en profondeur par différents auteurs.
Le Roc joue à l'international
Les élèves de terminale de l’option Théâtre du lycée ont vécu une expérience incroyable en représentant la France lors de la 31ᵉ édition du Festival des Festivals, organisée par l’association Vents et Marées à La Roche‑sur‑Yon.
Le théâtre comme langue commune
Du 11 au 17 avril 2026, près de 160 lycéens venus d’une dizaine de pays se sont retrouvés autour du théâtre et de la langue française. Toutes les troupes ont joué en français, faisant de la scène un espace de partage artistique et culturel. Au‑delà des représentations, ce festival propose une véritable aventure humaine, rythmée par des ateliers, des rencontres et des échanges entre jeunes venus du monde entier.
Les talents du Roc en lumière
Les élèves du Roc ont eu l’honneur d’ouvrir le festival, en se produisant le dimanche 12 avril avec Iphigénie de Michel Azama. Cette réécriture contemporaine du mythe grec interroge la guerre, la violence et le sacrifice d’une jeune fille par son père.
À travers leur performance, les 10 acteurs du Roc ont affirmé leur talent et l’exigence artistique portée par l’option Théâtre. Une expérience forte, qui marquera durablement leur parcours scolaire et humain.
Vérane MENARD, professeur.
Des champions en AS : retour sur les performances de l'année
De nombreux élèves ont brillé en AS (Association Sportive).
Au Roc, le sport occupe une place importante. Parmi les nombreuses disciplines proposées, certaines sont représentées par l’Association Sportive (AS). Cette année, le lycée Notre-Dame-du-Roc a connu de très belles performances.
Pour commencer, deux équipes de cross-country, une féminine et une masculine, ont réussi à se qualifier pour les Championnats de France à La Chapelle-sur-Erdre, en Loire-Atlantique. L'équipe féminine, composée de Yaël Alexandre, Faustine Pavageau, Lilou Denis et Coline Remigereau, a décroché une médaille de bronze, une grande première pour le lycée.
En athlétisme en salle, dont les finales se disputaient à Saint-Brieux dans les Côtes-d'Armor, une médaille d'or a également été remportée en saut en hauteur par Swan Guillonneau. De leur côté, les handballeurs de la catégorie cadet-juniors ont terminé à la 5ème place des Championnats de France à Nantes. D'autres compétitions sont encore à venir, notamment en course d'orientation.
Des résultats s’inscrivant dans une dynamique sportive forte au lycée depuis plus de 20 ans
Parmi les élèves ayant participé à ces exploits, la majorité pratique un sport en club, mais certains se distinguent uniquement grâce à l'AS du lycée. Cependant, il est important de souligner que le lycée obtient régulièrement depuis plus de 20 ans des distinctions aux Championnats de France de différentes disciplines sportives, comme en athlétisme, en football ou en basket-ball. Plusieurs élèves sont aussi sélectionnés en équipe de France UGSEL pour participer aux Jeux de la FISEC, une compétition internationale.
Pour finir, les élèves s'entraînent les mercredis midi sur les temps d'AS. Les élèves ont à nouveau cette année, porté haut les couleurs du Roc grâce à l'AS.
Lucas PLANCHET, 2B.
Hugo au pays des Soviets
Peut-on vraiment comprendre un conflit aussi complexe que la guerre entre la Russie et l’Ukraine en quelques pages ?
C’est le pari ambitieux relevé par Hugo Décrypte avec sa bande dessinée "Hugo Décrypte en Russie". Et contre toute attente, ça fonctionne.
Un retour structuré sur l’histoire russe
Dans cette BD, Hugo Travers propose un parcours clair à travers les grandes étapes de l’histoire russe : des origines à la construction d’un empire, de l’époque des tsars et à leur déclin, en passant par la période soviétique et sa chute, jusqu’à l’arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine et la guerre en 2022. L’objectif n’est pas de tout détailler, mais de donner les clés essentielles pour comprendre les tensions actuelles. Résultat : on ne lit pas seulement une BD, on comprend enfin un sujet souvent perçu comme compliqué ou lointain.
Un format simple et efficace
Le vrai point fort du livre, c’est sa simplicité. Le format bande dessinée rend la lecture rapide, fluide et visuelle. Les événements historiques s’enchaînent sans être lourds, et les explications restent claires sans tomber dans la simplification excessive. Cette BD donne envie d’aller jusqu’au bout et même d’en apprendre plus.
Une approche à garder en perspective
Mais il faut aussi garder un regard critique : forcément, en résumant des siècles d’histoire en 200 pages, certains aspects sont survolés. Ce n’est pas un ouvrage d’expert, mais une porte d’entrée. Et c’est justement là son intérêt.
Une lecture pour mieux comprendre l'actualité
Au final, Hugo Décrypte en Russie est une excellente introduction pour mieux comprendre un conflit d’actualité, sans se perdre dans des analyses trop complexes. Une lecture utile, rapide, et surtout accessible à tous. Si vous pensez que la géopolitique est ennuyeuse ou incompréhensible, cette BD pourrait bien vous faire changer d’avis.
Louison GERBAUD, première G.
Le Roc finaliste : une belle expérience citoyenne qui marque les élèves
Sélectionnées, des élèves du Roc ont porté leurs créations jusqu’en finale du concours de l’Observatoire des inégalités.
Deux vidéos réalisées en cours d'EMC (Enseignement moral et civique) par des élèves de 1ère LGT ont été sélectionnées comme finalistes du Concours de l’Observatoire des inégalités !
Ce concours vise à amener les élèves à réfléchir et à s’exprimer sur les questions d’iné-galités et de discriminations à travers des productions engagées.
Clarisse Fouquet, Maïlee Chabot, Maéna Cazailles et Pauline Batisse ont mis en avant l’importance de l’équité, au‑delà de la seule égalité, dans leur vidéo « L’égalité, c’est bien, mais l’équité, c’est mieux ! ».
De leur côté, Manon Tran, Carlie Guyau et Lune Tesson ont défendu la cause LGBT et dénoncé les difficultés d’accès au logement pour les couples homosexuels dans la vidéo « Quand l’amour dérange ».
Accompagnées par Nicolas Gagnié et Franck Ollivier, leurs enseignants, les élèves se sont rendues à Paris le 25 mars pour assister à la finale et découvrir le palmarès. Si leurs projets n’ont finalement pas été primés, elles sont revenues ravies de l'expérience. Elles ont pu défendre leurs idées, rencontrer d’autres jeunes engagés et vivre un moment fort de citoyenneté.
Un souvenir fort pour ces lycéennes, qui repartent avec la satisfaction d’avoir porté haut les valeurs d’égalité et de solidarité.
Vérane MENARD,
professeur-documentaliste.
Faire vivre l’histoire et la mémoire
À écouter sans attendre : des élèves de Terminale HGGSP se sont emparés du format podcast pour explorer la relation entre histoire et mémoires.
Dans le cadre de l’enseignement de spécialité HGGSP (Histoire‑Géographie, Géopolitique et Sciences Politiques), des élèves de Terminale ont réalisé une série de podcasts consacrés au thème « Histoire et Mémoires ». À travers ce projet, ils ont analysé des films et des ouvrages marquants, en les revisitant avec un regard critique, argumenté et personnel.
Ce travail s’inscrit dans la réflexion autour du devoir de mémoire, notion importante en HGGSP. Les élèves ont ainsi interrogé la manière dont les sociétés se souviennent des événements passés, comment ces mémoires se construisent, se transmettent et parfois s’opposent.
Le format audio leur a permis de développer des compétences variées : recherche documentaire, esprit critique, construction d’un discours structuré et maîtrise de l’oral.
Découvrez leurs productions en écoutant les podcasts via le QR Code ci-dessous.
Les vidéos finalistes
Vidéo « L'égalité c'est bien, mais l'équité c'est mieux ! »
QR code ci-dessus
Clarisse FOUQUET, Maïlee CHABOT, Maéna CAZEILLES et Pauline BATISSE mettent en avant l’importance de l’équité, au-delà de la seule égalité.
Vidéo « Quand l'amour dérange »
QR code ci-dessous
Manon TRAN, Carlie GUYAU et Lune TESSON ont défendu la cause LGBT et dénoncé les difficulté d’accès au logement pour les couples homosexuels.