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| N° 26 - Février 2026 | www.formation-alternance-vendee.com |
Libre comme un oiseau
Youris, MFR Saint-Fulgent : « La liberté, c’est comme un oiseau, on préfère toujours qu’il s’envole que de le voir enfermé dans une cage.
C'est pour ça, affrontons nos limites ».
Vivre heureux ensemble
Katleen, MFR Saint-Jean-de-Monts : « La liberté, c’est vivre comme on le souhaite tout en respectant les autres et en étant bienveillant.
Ce qui compte, c’est de vivre heureux ensemble ».
Etre libre d'avoir le choix
Paul, MFR Saint-Fulgent : « Être libre, c'est avoir le droit de choisir et de vivre avec les conséquences de ses choix.
La liberté est une responsabilité individuelle et collective ».
Se sentir bien partout
Laura, MFR Saint-Jean-de-Monts : « La liberté, c’est choisir ma façon de vivre, me sentir à l’aise au quotidien.
C'est me sentir bien au travail, chez moi, partout ailleurs ».
Les jeunes prennent la parole
Des « ateliers philo » pour libérer les mots
Les jeunes de 4ème de la MFR de Saint-Fulgent s'expriment à l'occasion d'un débat.
Dans le cadre de l'enseignement moral et civique, les jeunes de quatrième ont participé à des ateliers philo animés par Louise Roux, fondatrice de l'association La cabane à pensées. Ils ont abordé, sous forme de jeu, des questions autour de la liberté.
« Nous avons d'abord découvert la philosophie avec des pictogrammes : « La philo, c'est quoi ? ». Cela nous a appris comment débattre avec les autres et de tester notre liberté de penser. Nous avons proposé notre propre définition : « La philo, c'est partager des idées, se défendre avec des idées ».
Ensuite, nous avons débattu ensemble sur la question de liberté de choisir. Parfois choisir, c'est renoncer mais : « Suffit-il d'avoir le choix pour être libre ? ». Même si on fait des choix, il nous manque toujours quelque chose pour être libre : « Je ne me sens pas libre, car il y a le regard des autres ».
Avoir ses propres pensées
« Lors du troisième atelier, nous avons participé à des jeux de débat en mouvement : « Sommes-nous libres d'agir avec les autres ? ». Certains se sentent plus libres avec les gens qu'ils connaissent, d'autres se sentent plus à l'aise avec leurs amis qu'avec leur famille. D'autres encore se sentent plus libres quand ils sont tout seuls !
Nous avions aussi beaucoup d'arguments autour de cette autre question : « Quels freins à ma liberté ? ». Par exemple : « Les lois freinent nos libertés, mais elles servent aussi à nous protéger ! », « L'école me prive de ma liberté mais elle me fait apprendre ! »
Nous avons, ensuite, conclu ces ateliers par un escape philo sous forme de clefs en débattant sur d'autres questions comme : « Les études me rendent-elles plus libre ? », « Qu'est ce qui augmente ma liberté ? »...
Ces ateliers nous ont permis de cogiter ensemble avec des mots sur la liberté. Tout le monde pouvait parler, débattre et donner son avis sur la question posée. Nous avons aussi tenté de définir la liberté : « La liberté, c'est d'avoir ses propres pensées, d'agir selon ses propres choix, de pouvoir se déplacer où on veut, quand on veut... ». Définir cette liberté n'était pas quelque chose de facile ! Et pour vous, c'est quoi la liberté ?
Les quatrièmes
MFR Saint-Fulgent.
Etre jeune et libre en France en 2026 !
Petites réflexions sur notre sentiment de liberté à dix-sept ans.
Liberté, égalité, fraternité : on connait bien la devise de notre pays. On a souvent tendance à penser que l'on n'a pas assez de liberté parce qu'on retient surtout les interdictions ou les restrictions votées par le Gouvernement.
En stage, certaines règles trop strictes nous empêchent de réaliser des activités jugées dangereuses et on le regrette vraiment, car on trouve que c'est exagéré et que l'on aimerait pouvoir faire plus de choses. On nous parle maintenant de l'interdiction du téléphone portable au lycée, de la limitation de l'accès aux réseaux sociaux pour les moins de quinze ans et on pense que ça peut altérer les relations sociales. Parfois, on a le sentiment qu'il y a moins de liberté qu'avant pour les jeunes.
Mais, il y a des domaines où, au contraire, les libertés individuelles sont plus respectées notamment pour la sexualité et l'orientation sexuelle. Ce ne sont pas des sujets tabous et on peut en parler sans problème. On est tous contents de pouvoir passer le permis à dix-sept ans, parce que partir seul au volant de sa voiture et pouvoir aller où on veut sans nos parents, c'est vraiment la liberté.
On sait aussi qu'on a la chance de pouvoir exposer nos idées politiques et de choisir par le biais du vote. Donc, même si on a tendance à beaucoup râler sur notre manque de liberté, on sait, quand on entend ce qui se passe dans certains pays du monde, qu'en France la liberté est encore une valeur partagée.Classe de 1ère
Productions Aquacoles
MFR Challans.
Expo au Poiré-sur-Vie : 16 ans, révoltés
Les jeunes de la maison familiale ont choisi la photographie pour s'exprimer.
Dans le cadre du module de formation Éducation socioculturelle (ESC), les élèves de la classe de seconde de la MFR du Poiré-sur-Vie ont mené, l’an dernier, un projet artistique engagé. En étroite collaboration avec le photographe Ismaël Tessier, ils ont réalisé une exposition photographique autour des colères et des inquiétudes qui les animent dans l’époque que nous traversons.
« L’objectif de ce projet était de découvrir la photographie comme un véritable moyen d’expression, capable de mettre en images nos révoltes et nos questionnements ». Les thèmes abordés par les élèves étaient nombreux et actuels : le harcèlement, la désinformation, la maltraitance, la violence, la pollution… Chaque photographie était accompagnée d’un cartel expliquant le message et l’intention de l’élève.
« Nous avons, tout d’abord, découvert le travail de photoreporters célèbres comme Sebastião Salgado ou Robert Cappa. Au travers de l’étude de leurs clichés, nous avons compris comment ils utilisent la photographie pour présenter des évènements marquants de leur époque. Ismaël, nous a ensuite expliqué comment prendre de belles photos ». Il a montré aux jeunes les différents types de prise de vue, les modes d’exposition et quelques astuces d’utilisation du matériel : « Nous nous sommes, enfin, organisés pour prendre nos photos avant de les retravailler légèrement en jouant sur les contrastes de lumière avec un logiciel de retouche d’image ».
Les photos réalisées ont été exposées à la médiathèque du Poiré-sur-Vie du 8 octobre jusqu’au 29 novembre 2025, puis à la MFR du Poiré-sur-Vie lors de l’assemblée générale qui s’est tenue le 4 décembre.
L’exposition a suscité de nombreux retours positifs. Les personnes de la médiathèque ont salué la qualité du travail réalisé ainsi que la pertinence des messages portés par les élèves. Les élèves ont été fiers de présenter leurs œuvres au public, et les familles ont également fait part de retours positifs et encourageants face à ce projet et aux messages transmis.
Le projet a permis aux jeunes de découvrir le monde de la photographie, mais aussi de réfléchir ensemble à des sujets qui leur tiennent à cœur et de faire entendre leurs voix.
Cléa et Aïden
MFR Le Poiré-sur-Vie.
La liberté d'expression à l'unisson
Quand s'interroger sur la liberté d’expression permet d'échanger et de coopérer.
Les élèves de la classe terminale SAPAT (Services aux personnes et animation des territoires) de la MFR Saint-Jean-de-Monts se sont questionnés sur un droit fondamental, la liberté d'expression.
Tous s’accordent à affirmer qu’elle permet à chaque individu de : « partager ses idées, ses sentiments et de donner son avis sans être jugé ». Un droit fondamental
de nos institutions
Ce droit, inscrit dans la déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789, permet à chacun de vivre dans une démocratie. Ainsi, les MFR permettent aux jeunes d'utiliser leur liberté d'expression au sein d'une communauté tout en ayant des limites. Les apprenants, leurs familles, les moniteurs, les maîtres de stage et d'apprentissage exercent cette liberté grâce aux accueils et bilans en début et fin de semaine, visites de stage et réunions. Pour les apprenants,« ces temps d'échanges sont utiles et permettent à chacun d'exprimer son ressenti, de prendre confiance en soi et de réfléchir ».
D'autres jeunes ajoutent : « Disposer de la liberté d'expression permet de débattre, d'écouter les autres et d'accepter que tout le monde n'ait pas la même opinion. Cela contribue à une bonne ambiance au sein du groupe, basée sur le respect, la confiance et l’ouverture d’esprit. On devient plus autonomes, plus matures et on se prépare à notre vie future d’adulte responsable ».
Une liberté qui a ses limites
Pour bien vivre ensemble, il faut respecter certaines règles. On ne peut pas faire tout ce qu’on veut : les insultes, les propos racistes, le harcèlement sont intolérables. Si des lois existent en France pour sanctionner de tels agissements, à la MFR, c’est le contrat d’engagement et les sanctions qui s’appliquent : « Et puis, dans notre formation, l’empathie et l’altruisme sont des valeurs que nous défendons », concluent les filles.
Talia DANIAUD, Zoé BEAURAIN, Joane EVEN, Lisa BAUDRY, Alissia DRIEZ, Manon CRUZ et Romane CANTIN
MFR Saint-Jean-de-Monts.
Exclusivement masculin ? Non !
À 16 ans, Agathe R. a déjà trouvé sa voie. Élève en CAPA Métiers de l’agriculture, elle se forme à la MFR de L’Herbergement et effectue son stage dans une ferme caprine à La Haie-Fouassière. Un choix affirmé pour une filière encore majoritairement masculine, porté par une passion née dès l’enfance. Une affection particulière pour les chèvres s’est imposée naturellement, héritée de ses grands-parents qui possédaient eux-mêmes un élevage caprin. Très vite, cette proximité avec le monde agricole s’est transformée en véritable passion, jusqu’à orienter ses choix de formation.
C’est au sein de la ferme Le Halley qu’Agathe effectue son stage. Son quotidien est rythmé par des tâches variées : la traite des chèvres, le paillage, la transformation du lait en fromage, ainsi que la vente sur les marchés.
Si le métier n’est pas toujours facile, Agathe ne baisse jamais les bras. Contrairement aux idées reçues, elle n’a jamais subi de remarques sexistes. Bien au contraire, elle est plutôt chouchoutée. Chaque jour est une occasion de découvrir de nouvelles méthodes, de progresser et de gagner en autonomie. Et surtout, Agathe le dit sans hésiter : « Je suis heureuse de me lever chaque matin pour aller travailler ».
Les élèves de quatrième
MFR L'Herbergement.
L'orientation, c'est une affaire de goûts
À la MFR, les apprenants s'engagent à fond dans le service aux personnes !
En classe de terminale bac pro SAPAT (Services aux personnes et aux territoires), les vœux d'orientation constituent une étape essentielle dans le parcours des apprenants.
Comment ces jeunes ont choisi leur orientation ?
Océane a quitté le collège après une quatrième générale où elle s'ennuyait. Son frère était allé en MFR, alors elle a suivi la même voie. Elle a effectué des stages en troisième. Elle ajoute : « Les moniteurs offrent un bon accompagnement. Des professionnels viennent témoigner de leur expérience, alors ça nous aide aussi ». Elle a deux passions dans la vie, aider les autres et bouquiner. Pas étonnant qu'elle veuille devenir éditrice. L'an prochain, elle va s'inscrire en fac de lettres.
Lucie a fait une troisième générale sur l'Ile d'Yeu. Elle ne voulait pas trop s'éloigner et, lors de la visite de la MFR, elle a eu un bon feeling. Elle a d'abord passé un CAPa SAPVER (Services aux personnes et vente en milieu rural) et elle a adoré. En première, elle a décroché un apprentissage en EHPAD : « J'ai plus de responsabilités et j'adore m'occuper des anciens ». Maintenant elle souhaite intégrer une fac de psychologie. Elle aimerait travailler en gérontologie ou dans un centre pénitencier.
Julia, aussi, est en apprentissage. Elle trouve qu'on se rend mieux compte de la réalité du travail. Et puis, les personnes âgées elle a toujours aimé les accompagner : « Quand j'étais enfant, mes grands parents m'emmenaient en vacances. Je crois que ma vocation vient de là ».
Cléa a suivi le même parcours. L'an prochain, elle veut intégrer une école d'aide-soignant. C'est son papa qui lui a proposé de quitter le collège après la cinquième suite à ses résultats. Depuis, tout va bien. Elle termine en disant : « Mon orientation, c'est moi qui l'ai choisie ».
Enfin, Dorine explique qu'avec sa dyslexie, sa mère lui a conseillé d'intégrer une troisième en MFR. C'est comme cela qu'elle a découvert en stage un salon de coiffure, une MARPA et une crèche. Dernièrement, lors du Vendée Métiers, elle a eu un coup de coeur pour le métier de conseiller funéraire.
Les terminales SAPAT
MFR Saint-Jean-De-Monts.
Évoluer dans un monde féminin
Loïs Guilbaud a 14 ans. Il est actuellement en classe de quatrième, un choix motivé par son envie d’effectuer des stages afin de découvrir différents métiers. Pour son premier stage, il a décidé d’intégrer un EHPAD. Ce choix n’est pas un hasard. Il est influencé par Lolita, une amie de la famille qui travaille comme agent d’accompagnement en EHPAD.
Les récits de son quotidien professionnel l’ont beaucoup inspiré. Au cours de son stage, Loïs a réalisé diverses missions, telles que le ménage, l’aide au transfert des résidents, ainsi que le service des repas. Ce qui le motive dans ce métier, c’est le contact avec les personnes âgées et la satisfaction de pouvoir leur apporter de la joie. Il ne considère pas comme une difficulté le fait d’évoluer dans un milieu majoritairement féminin. Au contraire, résidents comme professionnels apprécient sa présence. Selon lui, les hommes peuvent apporter une approche différente dans ce domaine. Sa famille est heureuse de le voir épanoui.
Après la classe de troisième, Loïs envisage de s’orienter vers un baccalauréat SAPAT (Services aux personnes et animation des territoires). Toutefois, il souhaite continuer à effectuer des stages dans le secteur des personnes afin de mieux définir le public avec lequel il aimerait travailler.
Pour conclure, Loïs souhaite transmettre ce message à tous : « Il faut croire en ce que tu veux faire ».
La classe de quatrième
MFR L'Herbergement.
Un temps de partage et de liberté
Depuis septembre 2025, les jeunes profitent de la liberté de sélectionner la veillée qui leur convient.
Sandrine et Manon ont proposé un nouveau fonctionnement pour les veillées : chaque soir, une animation est organisée, avec des « veillées à la carte » spécifiques le mardi et le jeudi.
En quoi cela consiste-t-il ? Le lundi soir, différentes activités sont proposées. « Grâce à un QR code à scanner, nous pouvons nous inscrire à celle qui nous intéresse le plus ». Les activités sont variées et adaptées aux envies de chacun : jeux de société, dessin, coloriage, cuisine, moments cocooning, films ou jeux extérieurs. « Les veillées nous permettent de nous retrouver dans un cadre convivial ».
Ce fonctionnement offre à tous la possibilité de choisir mais aussi de se responsabiliser, de mieux s’organiser et de réduire le temps passé sur les écrans, tout en renforçant les liens entre les jeunes de différentes classes.
Très appréciées par tous les jeunes, les veillées représentent un moment clé de la vie à la MFR. Entre liberté de choix et respect des règles, elles contribuent pleinement au bien-être des jeunes : « Les veillées, c’est, avant tout, partager, rigoler et s’amuser ».
Les terminales SAPAT
MFR L'Herbergement.
Je choisis avec qui je vais dormir
Qui dit MFR, dit internat, une étape pas toujours évidente pour les nouveaux élèves : « J'étais content de venir à la MFR, mais l'internat me faisait un peu peur, je ne savais pas avec qui j'allais dormir », témoigne Noam, en classe de troisième.
A Pouzauges, le choix des camarades de chambre est libre, les jeunes constituent leur chambre comme ils le veulent. Le lundi soir, à 18 h à la sortie des cours, le rendez-vous est donné avec le surveillant de nuit pour la répartition dans les chambres : « La première semaine, on ne savait pas trop comment ça se passait. Nous, on s'est retrouvés avec des élèves de terminale dans la chambre, on n'était pas trop fiers, mais tout s'est très bien passé » expliquent Enzo et Kylian, en classe de troisième et de quatrième.
Depuis, les jeunes ont trouvé leur organisation : « Quand on est à la MFR, on décide en fin de semaine avec qui on dormira lors de la prochaine session. On arrive toujours à trouver un accord. On ne dort pas toujours avec les mêmes, c'est bien, on apprend à mieux se connaître ». Les jeunes apprécient de se retrouver entre eux dans la chambre, ce sont des moments d'échanges propices à la discussion et même à quelques confidences : « On se raconte plein de choses ».
Ce choix des chambres est une liberté qui permet aux jeunes de mieux appréhender l'internat, ça les rassure et les met en confiance : « Si tout se passe bien, ils peuvent choisir toute l'année, mais si j'ai besoin d'intervenir trop souvent, ils seront séparés lors de la session suivante ! » confie Samuel, surveillant de nuit.
MFR Pouzauges.
Parler en toute liberté à la MFR
À la MFR de Challans, certains moments sont réservés pour que les jeunes puissent s'exprimer sans réserve et donner leur point de vue sur la semaine passée.
Chaque lundi matin, les jeunes commencent la semaine avec un temps d'accueil : « Pendant deux heures, avec notre responsable de classe, nous parlons de ce que l'on a fait dans nos différents stages, ce que l'on a aimé le plus et le moins, de nos difficultés et de nos réussites mais aussi de ce que l'on a fait pendant le week-end ou les vacances ». Le midi, ils commencent les cours par un temps calme qui leur permet de leur libérer la tête en faisant ce qu'ils veulent : dessin, lecture, coloriage ou même une petite sieste : « On peut aussi parler en chuchotant ».
Les tops et les flops
de la semaine
Le soir, à l'internat, s'ils en ont envie, les jeunes peuvent discuter avec Rachel, la surveillante de nuit.
« Le vendredi matin, toujours avec notre responsable de classe, nous faisons le point sur la semaine passée avec un temps de bilan qui nous permet de nous dire tout ce qui va ou ne va pas, ce que l'on a aimé ou au contraire pas aimé : on les appelle les "tops" et les "flops". On peut encourager les copains à progresser dans leurs notes ou leur comportement. On peut aussi donner notre avis sur les jeunes à accompagner. On peut dire ce que l'on a retenu des cours, ce qui nous a plu ou ce qui était trop long ! ».
Ils parlent des problèmes comme le harcèlement, les dégradations, les critiques, le racisme mais aussi des veillées ou des sorties liées au thème : « Ce que l'on adore aussi, c'est venir écrire des mots clés au tableau chacun notre tour et voir ce qui nous a touché ».
Il faut faire attention à ce que tout le monde parle et que ce ne soit pas toujours les mêmes qui disent les choses. Tout le monde peut donner son avis sans être jugé. Et ça, c'est vraiment chouette !
Classe de quatrième
MFR Challans.
Sur la route, ma liberté !
Roxane Robion monitrice à la MFR de Saint gilles Croix de vie, profite de son temps libre pour voyager.
Que représente les voyages pour toi ?
Pour moi, voyager est bien qu'un plus simple déplacement. C'est un besoin vital qui me coupe du quotidien, une façon de me sentir libre.
Qu'est-ce que cette liberté t'apporte ?
Elle me permet de sortir de ma zone de confort, de découvrir d'autres cultures, de parler une autre langue.
Quels sont les pays que tu as pu visiter ?
Je suis allée à Malte, en Espagne, en République Tchèque, en Grèce, en Italie, au Vatican, en Angleterre, au Portugal, en Belgique, au Maroc et en Tunisie et divers endroits en France. J'ai pu dormir à la belle étoile comme dans un logement plus confortable.
De plus, les séjours éducatifs me permettent de partager cette passion.
Quel pays souhaites-tu visiter et pourquoi ?
Je veux aller en Inde, découvrir une autre culture, une autre façon de vivre sans tout le confort moderne de nos maisons. Cette destination m'a été inspirée par mes parents. En effet, mon père retrouve tous les ans sa liberté en se ressourçant dans ce pays, il y passe trois semaines.
La classe de quatrième
MFR Saint-Gilles-Croix-de-Vie.
Des stages, de la Bretagne à la montagne
Dans leur cursus de formation, les élèves de seconde de bac pro agricole doivent effectuer un stage « hors région », à plus de 100 km de leur domicile.
« C'était vraiment très enrichissant, on a vu d'autres fonctionnements, d'autres façons de faire mais aussi une autre région », s'expriment les élèves de première qui sont partis l'an dernier.
Les élèves ont le choix du lieu de stage. La seule contrainte est de trouver une exploitation à plus de 100 km de leur domicile : « Les moniteurs nous fournissent une liste d'anciens maîtres de stage, ainsi qu'un site Internet où on peut trouver des adresses partout en France ».
Certains utilisent leur propre réseau, soit en partant directement dans une exploitation d'un membre de leur famille, soit par connaissance, des voisins ou des amis. Les destinations sont diverses et variées. L'an dernier, certains sont partis en Bretagne, en Normandie, en Charente ou sur la côte vendéenne.
D'autres ont choisi de s'éloigner davantage en se dirigeant vers les montagnes (Cantal, Alpes, Pyrénées). Un élève a même dépassé les frontières du pays en effectuant son stage en Suisse, dans le canton de Vaud : « J'avais envie de découvrir ce pays, sa culture, sa gastronomie. Mon père avait un contact là-bas, c'est comme ça que ça s'est fait », explique Julio qui garde de cette période « un super souvenir, une très belle expérience ».
Ce stage dure deux semaines, les jeunes sont hébergés chez l'exploitant durant tout le stage, week-end inclus. Pour certains, « c'était un peu long », alors que pour d'autres, « c'est passé trop vite, on en a même profité pour faire un peu de tourisme, découvrir la région ».
Outre la découverte d'une région différente de la leur, les jeunes expérimentent des nouvelles techniques, d'autres systèmes et soulignent également les différences qu'il existe tant au niveau de la taille des parcelles et des infrastructures que du sol et du matériel : « Le sol n'est pas pareil que chez nous, on le travaille donc différemment. On s'est tous fait cette remarque, même ceux qui n'étaient pas partis très loin ».
Cette période de stage permet aussi de créer du lien avec les exploitants. Plusieurs élèves sont restés en contact avec leur maître de stage et certains projettent même d'y retourner : « Les exploitants m'ont proposé de revenir à une autre période de l'année, où il y aura d'autres activités, notamment en été. J'espère vraiment pourvoir y retourner », indique Julio qui, comme le reste du groupe, a effectué son stage à la fin de l'hiver.
Au retour à la MFR, les jeunes se sont tous retrouvés pour échanger sur ce qu'ils avaient vécu et découvert, tout ça autour d'un goûter inter-régional, chacun ayant ramené des spécialités à faire découvrir aux autres.
MFR Pouzauges.
Si on voyageait pour sortir de la routine ?
À la Louisière, deux apprentis en bac pro Métiers du Commerce et de la Vente témoignent sur le stage Erasmus qu'ils ont réalisé en 2025 : partons avec eux...
Du 17 au 31 mars 2025, Maïly est partie à Colonna, en Italie, dans une boulangerie. En France, elle travaille dans un King Jouet. Jules a choisi la Norvège, il a travaillé dans un coffee-shop. En France, il est apprenti à la Maison Dion. Tous les deux ont partagé ce qu'ils appellent une « expérience libératrice » et cela commence avant l'arrivée dans l'entreprise d'accueil.
Pour chacun d'entre eux, la préparation a nécessité environ 6 mois : entreprise, logement, transports... Ce semestre est déjà une invitation au voyage, car il nécessite aussi une réelle organisation, mais c'est aussi un moyen pour eux d' apprendre à se débrouiller seuls, à être plus autonomes.
Pendant les deux semaines, Maïly était logée dans une famille d'accueil trouvée grâce au comité de jumelage : « c'est rassurant et idéal pour être en immersion dans le pays ». Quant à Jules, il avait trouvé une location avec trois autres amis de la MFR la Louisière : idéal pour être autonome dans l'organisation du quotidien. Il existe de nombreuses façons de se loger : à chacun de trouver celle qui lui convient ! Ces deux semaines sont aussi une période où l'on se sent plus autonomes, plus responsables et plus libres.
S'ouvrir au monde
et aux autres
Pour Jules et Maïly, le plus compliqué fut la langue même s'il existe de nombreux outils de traduction. Pour Jules, ces difficultés lui ont permis de trouver des solutions aux problèmes qui ne se posent pas lorsqu'il est en France. Ils ont aussi dû surmonter le stress du voyage : « Partir de chez soi, quitter son quotidien et sa routine, cela peut faire peur et c'est bien normal », disent-ils. Leur préparation les a beaucoup sécurisés, car ils n'avaient pas l'impression de partir vers l'inconnu, même s'il restait beaucoup à découvrir.
Pour eux, le bilan de cette expérience est très positif : à titre professionnel et personnel. « Partir travailler dans un autre pays, c'est s'ouvrir au monde et aux autres, c'est aussi apporter des techniques "à la française" ». Cette expérience leur a prouvé qu'ils étaient capables de faire ce qui leur paraissait difficile et cela leur a donné envie de repartir vers de nouvelles aventures.
Les BP 1 Fleuriste,
MFR Les Herbiers.
La liberté dans deux mondes différents
Moussa, Ahmed, Yaya, Alassane nous racontent leur vision de la liberté entre leur pays et la France. Beaucoup de ressemblances, mais avec des nuances.
Yaya, 18 ans, originaire de Guinée Conakry : « La liberté pour moi, c'est que chacun est libre de faire ce qu'il veut mais les enfants doivent suivre les décisions des parents même si les enfants ne sont pas d'accord.
Dans mon pays, les enfants ne sont pas libres, au début, de choisir leurs études. En France, on est libre de faire tout ce qui est autorisé par la loi quelque soit l'endroit que l'on fréquente ».
Respecter tout le monde
Moussa, 18 ans originaire du Mali : « La liberté, c'est aussi respecter tout le monde, ne pas faire de bêtises ».
Alassane, 18 ans originaire de la Guinée Conakry : « La liberté, c'est de pouvoir chanter quand je veux, jouer au foot, mais c'est aussi respecter tout le monde, sa famille, ses ainés. La liberté et le respect sont deux mots indissociables ».
Finalement, « la liberté, c'est être libre à sa façon », conclut Ahmed, originaire d'Egypte.
Les Cap 2 Maçonnerie
MFR Saint-Gilles-Croix-de-Vie.
« Chacune de nous est libre de son temps »
Léana et Lola sont jumelles mais elles vivent leur vie indépendamment l'une de l'autre.
Avez-vous les mêmes passions ?
Lola : Je pratique la gymnastique alors que Léana préfère la danse et le football.
Léana : Je suis plus la mode que ma soeur et je la conseille.
Portez-vous les mêmes vêtements ?
Au début, quand nous étions petites, nous portions les mêmes vêtements. Aujourd'hui, nous choisisons notre style bien qu'il se ressemble. Nous échangeons souvent nos vêtements et notre maquillage.
Avez-vous fait les mêmes stages en entreprise ?
Pour le moment, nous effectuons notre stage dans la petite enfance en milieu scolaire.
Lola aime aider les gens, elle les écoute et veut être infirmière.
Léana préfère aider les gens quand ils ne sont pas bien mais ne souhaite pas les soigner.
Pas de soucis pour être séparées, mais jamais plus d'une semaine.
Avez-vous déjà été séparées ?
Oui. Léana a voulu partir en séjour scolaire et moi je n'ai pas voulu partir. Nous n'avons pas éprouvé le besoin d'être ensemble. Il arrive parfois que nous ne soyons pas réunies en vacances ou le week-end. Chacune de nous est libre de faire ce qu'elle veut de son temps.
Léana a voulu partir en séjour scolaire mais pas moi.
Pour vous que signifie être libre ?
Lola : La liberté, c'est être libre
Léana : La liberté, c'est être libre de faire ce que je veux
Avez-vous l'impression qu'on vous laisse moins ou plus de liberté parce que vous êtes deux ?
Non, nous n'avons pas plus le droit de sortir que nos copines.
Pour les punitions, Lola me couvre parfois pour diminuer la sanction.
Vous sentez-vous parfois obligées d'agir de la même manière, et est-ce que cela influence votre liberté ?
Lors des sorties pour obtenir l'autorisation.
Propos recueillis par
Mathéo Rabiller
et Timoté Idelphonse
BP 1 Maçonnerie
MFR Saint-Gilles-Croix-de-Vie.
La liberté au féminin en 2026
À Saint-Jean-de-Monts, des jeunes femmes se sont interrogées sur leur condition.
Que signifie être une femme libre en France au XXIe siècle ?
C’est à cette question que six apprenantes de terminale bac pro SAPAT (Services aux personnes et animation des territoires) ont répondu. Leurs modèles : Simone Veil et Mélanie Loisel, une journaliste québécoise, qui laisse parler les sans-voix dont des femmes.Toutes s'accordent à dire qu'en France les femmes ont plus de droits et de possibilités que par le passé, mais il faut rester vigilantes.
Eloa met en avant son âme de guerrière. Elle avance dans la vie sans attendre qu’on lui trace le chemin, avec courage et détermination. Être une femme libre, c'est avant tout faire preuve d’autonomie, d'indépendance. Dans les couples, les tâches sont partagées. La liberté, c'est aussi choisir sa tenue vestimentaire comme on le souhaite.
Pour Lilou, une femme se doit d’être forte, ne jamais abandonner : « Ce qui compte avant tout, ce sont mes études. Face aux difficultés en cours par exemple, j’essaye de travailler plus, de tout donner ! »
On s'est battues pour nos droits
Quant à Délia, elle est fière de passer son bac. Elle a déjà obtenu un CAPa : « A douze ans, je pensais ne jamais y arriver ». Elle ose à présent se mettre en avant. Elle a vaincu sa timidité et se sent pousser des ailes.
Rose est une battante aussi. Sa dernière victoire : le permis ! : « Je n’avais pas confiance en moi. On m’a fait des réflexions parce que j’avais pris beaucoup d’heures de conduite mais Bam ! Finalement, je l’ai obtenu du premier coup ! Je peux aller où je veux maintenant ».
Clémentine, elle, pense que les femmes sont, avant tout, solidaires : « Girl power ! Entre femmes, on s’est battues pour nos droits comme l’IVG, le droit de vote ». La liberté rime aussi avec l'égalité, alors quand on apprend que l’écart de salaire à temps de travail égal entre les hommes et les femmes est encore de 14,2 % en France en 2023 (l’Insee), on sait qu’on a encore des combats à mener.
Enfin, pour Julie, la liberté a le goût de l’audace : « Il m’a fallu penser à moi. Les personnes qui m’entouraient n’étaient pas toujours porteuses, alors j’ai pris mes distances. Aujourd’hui je me sens libre et sereine. »
MFR Saint-Jean-de-Monts.
Ados et réseaux, quel est le bon dosage ?
Katleen et Laura ont enquêté auprès des jeunes et des parents en MFR.
Afin de connaître les pratiques, deux apprenantes à la MFR de Saint-Jean-de-Monts, ont mené une enquête croisée auprès de jeunes âgés de 15 à 18 ans et de leurs parents.
Des adolescents très connectés
Au total, 83 jeunes ont répondu à l'enquête. Les résultats montrent que TikTok est le réseau social le plus utilisé, devant Snapchat et Instagram. Ces plateformes sont principalement utilisées pour se divertir, communiquer et suivre des contenus variés.
L’inscription sur les réseaux semble encadrée par les parents : 85 % des jeunes déclarent avoir demandé leur accord. Le temps passé sur les réseaux sociaux est toutefois conséquent : 48 % des adolescents y passent entre 6 et 8 heures par jour, 40 % entre 3 et 5 heures, 7 % déclarent y consacrer plus de 10 heures quotidiennes. Malgré cet accablant constat, les jeunes interrogés estiment que les réseaux sociaux n’ont pas d’impact négatif sur leur sommeil ni sur leur travail scolaire.
Des risques bien identifiés par les jeunes
Si les adolescents ne perçoivent pas d’impact direct sur leur quotidien, ils identifient néanmoins plusieurs aspects négatifs comme : les fake news (27 %), le cyberharcèlement (26 %), l’isolement (20 %), les atteintes à la personne (17 %) et l’obsession des “likes” (5 %). A l'inverse, certains jeunes déclarent avoir fait des rencontres virtuelles qui se sont ensuite concrétisées positivement dans la vie réelle.
Le regard plus inquiet des parents
L'enquête révèle une vigilance importante des parents. 62 % indiquent que leur enfant a reçu son premier téléphone portable à 12 ans ou moins. Environ 60 % affirment avoir mis en place un contrôle parental (limites horaires, durée d’utilisation, etc) jusqu’aux 15 ou 16 ans. Passé cet âge, le contrôle diminue fortement, laissant place à une relation de confiance, basée sur « la discussion et le bon sens ». La majorité des parents n’ont pas accès aux comptes ou mots de passe de leurs enfants.
À la question « Pensez-vous que les réseaux sociaux aient un impact positif pour votre enfant ? », 35 % des parents répondent négativement. Ils estiment que les réseaux peuvent faire « grandir trop vite les adolescents, les rendre vulnérables et parfois exposés à des usages toxiques ». Près de 30 % déclarent que leur enfant a déjà été victime de moqueries ou de harcèlement en ligne.
Prévenir plutôt qu’interdire
Pour l’ensemble des parents interrogés, la prévention reste essentielle. Ainsi, la discussion au sein de la famille, un renforcement du contrôle parental, une meilleure régulation de l’âge d’accès et, surtout, une éducation au numérique apparaissent comme des leviers indispensables pour mieux accompagner les jeunes dans leurs usages.
Laura et Katleen,
apprenantes en terminale
MFR Saint-Jean-de-Monts.
Etre libre d'aimer et d'agir
En cours de français, les élèves de première bac pro Technicien conseil vente de la MFR de Saint-Florent-des-Bois se sont interrogés sur ce que représente la liberté.
Les jeunes ont choisi de transmettre leur vision de la liberté à travers la poésie. Au cours des différents ateliers d'écriture, une notion est ressortie plus que les autres : la liberté d'aimer. Voici un exemple.
L'amour est une flamme
« J’aimerais composer quelque chose pour le coeur : quelque chose qui exprime ce que je ressens au plus profond de mon âme.
Le véritable amour demande du travail, celui qui met votre ego à l’épreuve. Il ne s’agit pas seulement de sourire et de réconfort ; il s’agit de choisir quelqu’un même quand c’est difficile. L’amour facile s’écoule, doucement.
J’en ai marre des drames, des cœurs qui se fanent.
Pourtant, j’aime l’idée même quand tout s’étrangle.
Je lâche prise, je souris, je garde la flamme.
Amoureux de l’amour, même quand il me blâme.
L’amour est une flamme qui ne connaît pas l’hiver.
Aimer quelqu’un peut devenir la plus douce des blessures ».
Les jeunes ont aussi tenté de défier l'Intelligence artificielle pour savoir ce qu'elle pense de la notion de liberté. Découvrez sa production à travers la voix des jeunes de la classe dans le QR Code ci-contre.
Les premières Technicien
conseil vente,
MFR Saint-Florent-des-Bois.
Jeunes d'avant et jeunes d'aujourd'hui
Les élèves de seconde sont allés à la rencontre des personnes âgées pour les interroger sur leur perception de la liberté à l'époque de leur jeunesse.
Nous avons passé une heure avec les personnes âgées de l’EHPAD de Saint-Florent-des-Bois. Nous avons échangé avec eux sur leurs vies, leurs métiers, leurs mariages, la guerre, leurs familles… Leurs vies étaient toutes différentes, mais les femmes ont souvent eu le même métier et la même trajectoire de vie. Nous avons discuté de leur jeunesse pour voir si elles et ils avaient choisi leur vie. Nous avons échangé sur leur vie de jeunes adultes et sur notre vie de jeunes en 2026. C’était un moment émouvant.
Il fallait aussi montrer et expliquer aux résidents de l’EHPAD comme vivent les jeunes d’aujourd’hui.
A la question : « Quel était leur travail et s’ils avaient pu le choisir ? », ils ont répondu, pour la plupart, qu’ils étaient agriculteurs, sauf une dame qui était infirmière. A part une résidente, les autres ont pu choisir leur métier mais ils ou elles n’avaient pas beaucoup de possibilités. Une résidente a dit : « Je n’ai pas eu le choix de travailler avec mes 3 sœurs à la maison ». Ils ont commencé à travailler très jeunes et sans forcément faire d’études. Cela nous a fait regarder notre formation à la MFR comme une chance.
Beaucoup ont évoqué une jeunesse marquée par le travail, commencé très tôt, laissant peu de place aux loisirs. Marcel, ancien charpentier-menuisier, a confié ses regrets : il n’a pas pu profiter de sa jeunesse comme il l’aurait souhaité. Tous ont souligné les grandes différences entre la vie d’avant et celle d’aujourd’hui, notamment dans les conditions de travail et le quotidien. Nous avons présenté nos projets professionnels, bien variés, que nous avons la chance de choisir.
Les personnes âgées n’avaient que très peu de sorties et de vie sociale quand elles étaient jeunes. Elles n’avaient que leur famille et voyaient très rarement leurs amis. Leur seule sortie autorisée était seulement le bal le dimanche. Et il y avait aussi les fêtes de village, les marchés, les rencontres à la messe le dimanche. Pour nous, jeunes, c’est complétement différent et cela ne nous plairait pas. Avec nos téléphones nous sommes toujours en contact avec nos amis.
Les jeunes ont aidé à organiser une petite activité qui a apporté de la joie et un moment de partage aux personnes âgées. Ils ont écouté les histoires des résidents, ce qui leur a permis de découvrir une autre époque.
Les jeunes ont apprécié cette visite, car elle leur a donné l’occasion de créer un lien avec les personnes âgées.
Les secondes SAPAT,
MFR Saint-Florent-des-Bois.
« Je suis redevenu jeune grâce à vous »
Des générations qui se rencontrent : un voyage pas comme les autres, fort en émotion.
Dans le cadre de leur formation CAP SAPVER (Services aux personnes et vente en espace rural), l’accompagnement des personnes âgées est un objectif que les jeunes cherchent à atteindre. C’est pourquoi ils sont partis en voyage intergénérationnel avec douze résidents des MARPA de Vendrennes et de Saint-Paul-en-Pareds.
« Nous étions hébergés dans un centre de vacances appelé « Les Quatre Vents », sur l'Ile de Noirmoutier, géré par des personnes en situation de handicap.
Les moments qui nous ont le plus plu ont été les activités partagées avec les personnes âgées. Il y a notamment eu la soirée d’élection de Miss et Mister Part’âge, ainsi que le goûter, organisé lorsque les résidents des autres MARPA sont venus nous rendre visite.
Nous avons beaucoup appris au cours de ce voyage, en particulier grâce aux rencontres qui ont eu lieux.
Partager du temps avec les personnes âgées
Avant le départ, nous nous étions rencontrés à la MFR pour faire connaissance, puis nous nous sommes retrouvés dans les MARPA locales lors d’une activité loto. Ensuite, pendant le séjour à Noirmoutier, nous avons échangé lors des animations, des jeux, des soins, des chants…
Nous avons également appris à préparer et à animer des temps d’animation : blind test, jeux de société, memory, chorale, petit bac, soins des mains et maquillage, soirée Miss et Mister. Nous avons réussi à mettre en place des animations parfois complexes et ambitieuses et nous avons impressionné nos moniteurs.
Le plus important durant ce séjour a été de passer du temps avec les personnes âgées et de partager des moments agréables avec elles, car elles étaient... comme en vacances.
Pour les jeunes, ce voyage a été l’occasion de voir le monde autrement, et pour les personnes âgées, celle de dire : « Je suis redevenu jeune grâce à vous. Je repars avec vous dès que possible ».
Les CAPA 2 SAPVER
MFR Saint-Fulgent.
Face à la mer : un sentiment de liberté !
Sortis de la MFR et de ses cours, les travailleurs de la mer respirent le grand air et aiment avoir l'horizon pour seule limite. Retourner les poches d'huîtres, un vrai bonheur.
Quand on apprend le métier d’ostréiculteur, on a la chance de travailler dehors dans un milieu particulièrement agréable ! Même si il ne faut pas se mentir, les conditions ne sont pas toujours optimales : l'hiver, le vent parfois est glacial, le froid est piquant et la pluie peut être assez dur à supporter mais, pour nous, le bonheur n'est pas dans un bureau chauffé !
Quand on arrive en mer, on est content de pouvoir bénéficier de ce magnifique lieu de travail pour retrouver nos huîtres et voir si elles ont bien poussé. On admire les couleurs changeantes de l’océan, l’immensité de la vue, les reflets du soleil sur l’eau et on est content de respirer l’air pur et frais ! On peut regarder au loin l'horizon et se perdre dans ses pensées (pas trop lontemps quand même, il y a des poches à virer et la marée qui monte nous oblige très vite à revenir à la réalité !)
On se sent tellement libre
Pourtant, là, on se sent tellement libre et nous avons le sentiment d'être super privilégiés (bon, surtout l'été avec 25 degrés lorqu'on peut se baigner après la marée ! ) Même si notre rythme de travail est imposé par les horaires des marées et qu'il ne faut pas perdre de temps, même si après avoir retourné des dizaines de poches d'huîtres, on est bien fatigué, nous, ce qu'on aime c'est bouger.
Alors, aller en mer, c’est toujours un plaisir, un sentiment de liberté qu’on adore retrouver après une longue session de cours à la MFR !
Les Premières Cultures marines
MFR Challans.
Et toi, tu fais quoi après ton bac ?
Poursuivre ou pas ses études, c'est un choix. Une autre manière de vivre sa liberté.
Tous les élèves de terminale entendent régulièrement cette question : Et toi, tu fais quoi après ton bac ? Les élèves de terminale bac pro CGEA (Conduite et gestion de l'entreprise agricole) de Pouzauges ont accepté d'y répondre. L'année de terminale est bien chargée. Entre les évaluations régulières qui compteront pour l'obtention du bac et la préparation des épreuves finales, se glisse un autre grand projet : l'orientation !
Les élèves sont amenés à faire des choix : est-ce que je continue mes études, et dans quelle formation ? Est-ce que je m'arrête et j'entre dans le monde du travail ? Autant de questions auxquelles il est parfois difficile de répondre. A Pouzauges, sur les 43 élèves de terminale, la plupart poursuivent leurs études, environ 75 % . Les autres souhaitent arrêter et se mettre sur le marché de l'emploi : « Je trouve cette année de terminale compliquée. J'ai peur de me retrouver en grande difficulté si je poursuis », commente Ilona. « Moi, je ne préfère pas intégrer une formation sans être sûre de moi. Je ne vois pas l'intérêt de commencer si c'est pour arrêter au bout de deux mois ! », ajoute Soha.
Certains de ceux qui ne poursuivront pas pensent néanmoins se former dans quelques années : « Quand je serai prêt à m'installer, s'il me manque des connaissances, je ferai une autre formation ».
La plupart d'entre eux comptent devenir salariés dans le milieu agricole, mais quelques-uns s'interrogent encore et imaginent changer d'orientation : « Peut-être passer mes permis poids-lourds et travailler dans le transport routier ».
Les jeunes qui se lanceront dans l'aventure des études supérieures ont le souhait d'intégrer, pour la majorité, un BTS ACSE (Analyse, conduite et stratégie de l'entreprise agricole) pour « acquérir des connaissances en gestion et monter en compétences ». Le BTS ouvre davantage de portes, le combo bac + BTS est une valeur sûre pour pouvoir s'installer à l'avenir. Les maîtres de stage ou d'apprentissage et les parents des jeunes les poussent dans cette voie de poursuite d'études. Ceux qui ne se dirigeront pas vers le BTS comptent intégrer un Certificat de spécialisation de façon à acquérir des compétences dans une production particulière (bovins lait, bovins viande, caprins...) ou la mécanique agricole : « L'avantage de cette formation, c'est qu'il n'y a pas de matières générales, ce n'est que du pro, et, en plus, ça ne dure qu'un an, ça me convient bien », indique Alexis.
A la MFR, les moniteurs les accompagnent dans leur choix, notamment en leur proposant des interventions comme celle du directeur de l'IREO des Herbiers qui vient présenter les formations post-bac. De plus, les élèves de terminale assistent aussi, tous les ans, aux carrefours de l'installation proposés par les JA (Jeunes Agriculteurs) de Vendée et qui permettent aux jeunes d'en connaître davantage sur les modalités d'une installation en tant qu'exploitant agricole. Toutes ces rencontres ont pour objectif de donner un maximum d'informations aux jeunes, de façon à ce qu'ils puissent faire leur choix sereinement.
MFR Pouzauges.