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| N° 54 - Avril 2026 | www.stfrancoislaroche.fr |
Informaticiens au bout des doigts
Pour Gwenaël et Théo, respectivement 18 ans et 1 an de maison, les claviers et ce qui se cache dans les écrans n'ont pas de secrets. Les deux informaticiens du lycée manient souris et logiciels avec la même adresse. Les deux hommes partagent leur temps avec la Direction de l'enseignement catholique et l'Institut supérieur de formation des enseignements catholiques. L'un et l'autre ont fait le choix de l'enseignement plutôt que de l'entreprise.
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Une femme pour diriger le lycée
Une femme, Valérie Muller-Lecocq, prendra la direction du lycée Saint-François-d'Assise à la rentrée de septembre. Elle succèdera à Bertrand Potier qui fait valoir ses droits à la retraite. Photo : Valérie Muller-Lecocq (au centre) accompagnée de Bertrand Potier (à gauche) et de Stéphane Nouvel, directeur diocésain de l'enseignement catholique (à droite), lors de la présentation au personnel de l'établissement, le 26 mars 2026.
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Professeurs en bac professionnel
Ils sont professeurs en bac pro, avec des parcours différents. Anthony Gandubert et Yohann Dupuy ont muté de l'entreprise vers l'enseignement. L'un et l'autre ont, un temps, fréquenté le milieu des garages et c'est naturellement qu'ils ont muté vers la maintenance automobile qu'ils enseignent au lycée. Alizée Coutray de Pradel, professeur de mathématiques et de physique, a eu un parcours plus classique. Elle a une passion, le sport.
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Visites tous azimuts dans l'Empire du milieu
Trente-sept élèves du lycée Saint-François-d'Assise ont séjourné en Chine du 21 février au 5 mars. Un voyage inoubliable organisé à l'intention des jeunes ayant choisi l'étude du chinois. Le programme fut tous azimuts dans cet Empire du milieu au patrimoine saisissant, comme le rapportent les élèves. Ils sont allés à Pékin, à Xi'an, à Shanghai. Ils ont déambulé sur l'exceptionnelle Grande muraille, visité la Cité interdite, assisté à la parade des milliers de soldats de l'armée de terre cuite supposée protéger l'empereur Qin Shi Huang pour l'éternité. Époustouflant ! Lire Page 3.
« Je ne changerais rien si c'était à refaire »
Bertrand Potier, directeur du lycée Saint-François-d'Assise, va, à la fin de cette année scolaire, prendre sa retraite. Nous sommes allés l'interviewer dans son bureau. Il nous révèle ses passions, la course à pied et la musique.
Bertrand Potier, qu'avez-vous fait avant de rejoindre La Roche-sur-Yon ?
Je suis né à Pontivy (Morbihan). J'ai habité à Tréguier (Côtes-d'Armor). Je suis allé au lycée de Guingamp et à l'Université catholique d'Angers. En septembre 1985, je suis devenu professeur d'histoire-géographie au collège Notre-Dame-des-Fontaines pour des classes de 6ème et 4ème. Ensuite, en 1987, j'ai travaillé au collège Moka de Saint-Malo pendant 4 ans.
Et, ici, quel a été votre parcours ?
En 1991, suite à mon mariage, je suis venu m'établir à La Roche-sur-Yon où, pendant une année, j'ai partagé mon service entre le collège Sacré-Cœur et le lycée Notre-Dame-du-Roc. Ensuite, de 1992 à 1998, j'ai effectué toutes mes heures au lycée Notre-Dame-du-Roc (de la seconde jusqu'à la terminale), tout en donnant parallèlement des cours à l'ICES en histoire contemporaine sur l'époque victorienne en Angleterre et sur l’histoire des États-Unis. Par la suite, j'ai pris, après une formation, le poste de directeur du collège Saint-Louis, place Napoléon, de 1998 à 2006.
Vous étiez là pour la fusion des lycées Saint-Joseph et Saint-Louis...
Cette année-là, j'ai pris la direction du lycée Saint-Joseph puis celle du lycée technique Saint-Louis en 2013, dans le but de faire la fusion de ces deux lycées afin de créer le lycée Saint-François-d'Assise en 2014 puis sur site en 2021.
Quel bilan pouvez-vous faire à la tête de cet établissement ? Pouvez-vous nous parler des réussites, des choses que vous auriez voulu améliorer durant votre carrière ?
Ma chance fut que la Direction départementale de l'enseignement catholique (direction diocésaine) m'a fait confiance pour mener à bien le projet de fusion et de construction d'un nouvel établissement. Ce fut une vraie satisfaction. S'il y avait des améliorations à apporter, ou des regrets, c'est de ne pas avoir séparé les lycéens des étudiants de prépa scientifique et de BTS dans un lieu spécifique.
De quoi êtes-vous le plus fier ?
De la fusion. Il fallait maintenir la réputation des deux établissements reconnus par la profession, ce qui fut accompli à la grande satisfaction des équipes enseignantes, des élèves et des parents. Je dois souligner que la fusion en un lieu fut réalisée après des réflexions préalables avec la Direction diocésaine et l’OGEC.
Quels sont vos meilleurs souvenirs ? Vos pires éventuellement ?
Ce sont des anecdotes et des souvenirs d'un beau métier très prenant (j'arrive à faire les 35 heures dès le mercredi). Le meilleur fut en janvier 2021, l'accueil du personnel dans l'amphithéâtre du nouvel établissement après le déménagement pendant les vacances de Noël. Initialement, c'était prévu en septembre 2020 mais, à cause du Covid, tout fut décalé. Les pires souvenirs sont des moments tragiques tels que le décès d'élèves ou de membres du personnel.
De multiples anecdotes dans la tête...
Je pense également au transfert des voitures du lycée technique qui ne pouvaient pas rouler à moins d'être encadrées par des motards de la gendarmerie. Mais, il ne faut pas oublier le voyage en Chine, toutes les Semaines des arts sans omettre l'accueil des délégations étrangères, l'inauguration de Saint-François avec les personnalités, la réception du consul des États-Unis et, par exemple, l'accueil de l'acteur Michael Lonsdale qui avait joué dans un film de James Bond, venu en qualité de chrétien.
Si vous pouviez recommencer votre carrière à zéro changeriez-vous quelque chose ?
Je ne changerais rien, si c'était à refaire. J'ai eu de la chance de faire tout cela : enseigner au collège, en lycée général et professionnel, en université et diriger un collège, un lycée, faire une fusion d'établissement et la construction d'un nouveau.
Parlez-nous de vos passions, que faites-vous en dehors du lycée ? Allez-vous poursuivre ces mêmes activités pendant votre retraite ?
J'ai une passion pour la musique. J’adore écouter ou aller au concert mais aussi jouer de la guitare folk « faire du picking (Marcel Dadi) » ou apprendre des morceaux techniques. Je joue de cet instrument depuis mon adolescence. Je n'oublie pas l'histoire : la généalogie. Je réalise un ouvrage sur mon grand-père qui a connu le 20e siècle et je fais le lien entre la grande histoire et son histoire personnelle. Je cours aussi chaque semaine et j'ai fait quelques semi-marathons. Pour finir, j'aime les balades au bord de la mer. Je poursuivrai toutes ces activités en les amplifiant. J'ai aussi investi dans l'achat d'un paddle que je compte bien utiliser.
Maintenant que vous allez être en retraite, que pensez-vous faire pendant cette dernière ?
Je vais continuer mais tout cela reste encore très flou.
Avez-vous des projets que vous aimeriez réaliser pendant votre retraite ?
J'ai deux petits-enfants bientôt trois d'ailleurs. Je suis grand-père... Je compte donner de mon temps dans des associations, puis certainement voyager.
Amaury PAQUET, terminale K
et Thomas AUDIGE, première F.
Valérie Muller-Lecocq, future directrice
Elle succèdera à Bertrand Potier à la rentrée de septembre.
Un homme ou une femme ?
Il faut insister sur le caractère officiel de la présentation qui a eu lieu le 26 mars dernier. Jusqu’au dernier moment, personne n’avait la moindre information sur le (ou la) successeur de Bertrand Potier, actuel directeur du lycée. Certains étaient sûrs qu’il s’agissait d’un homme, mais en réalité, le nouveau chef d’établissement est une cheffe d’établissement. Elle s’appelle Valérie Muller-Lecocq.
La future directrice du lycée a été présentée par le directeur diocésain de l'enseignement catholique, Stéphane Nouvel. C’est lui qui se charge du recrutement des chefs d’établissements en l'occurrence des lycées catholiques. Il a commencé par expliquer que son choix était le fruit de nombreux entretiens menés auprès de douze candidats, dont quatre finalistes ayant chacun bénéficié d’un entretien approfondi de six heures. Après une sélection progressive, et avec l’approbation du conseil de tutelle et de la présidente de l’OGEC, Valérie Muller-Lecocq a, donc, été retenue pour le lycée Saint-François-d’Assise.
Mais alors qui est-elle ?
Stéphane Nouvel s’est chargé de présenter brièvement la nouvelle cheffe d’établissement. Valérie Muller-Lecocq est née dans les Hauts de France, et vit actuellement dans le Morbihan, point commun avec Bertrand Potier qui est breton. Cependant, elle a un lien avec la Vendée, possédant des amis à l’ICES.
Elle a à son actif de nombreuses années d’expérience dans l’enseignement et la direction d’établissement…
La carrière de la nouvelle directrice du lycée SFDA a commencé il y a trente-trois ans, par l’enseignement de l’économie-gestion dans un lycée du 13e arrondissement de Paris et, en région parisienne, dans les filières générale, technologique et professionnelle. Elle est, ensuite, devenue directrice adjointe, et a occupé ce poste pendant quatorze ans. Enfin, elle a été cheffe d’établissement pendant sept ans, jusqu'au 31 août 2025. Valérie Muller-Lecocq a, notamment, oeuvré pour la création de classes supérieures, d’un collège bilangue ou encore de concours d’éloquence.
Pourquoi choisir Saint-François d’Assise ?
Cela semblait une évidence pour Valérie Muller-Lecocq. Elle n’a pas hésité très longtemps avant de répondre à l’appel d'offres. Elle a été, tout de suite, attirée par le site Internet et elle n’est pas restée insensible au projet d'établissement qui correspond à ses valeurs. Le lycée est selon elle “riche de richesses humaines”, c’est un lieu de croisement et de sérénité, ouvert sur le monde. Grandement appréciée pour sa qualité d’accompagnement des élèves, elle dit avoir hâte de prendre ses fonctions afin de continuer de faire vivre le lycée en suivant les pas de Bertrand Potier.
Thomas AUDIGE, première F
et Amaury PAQUET, terminale K.
Clarisse : de Saint-François à Shanghai
Ancienne du lycée, elle a créé une affaire de tourisme en Chine.
Lors de leur séjour à Shanghaï, les élèves ont rencontré Clarisse, leur guide touristique, ancienne élève du lycée Saint-François-d'Assise. Installée en Chine depuis près de 11 ans et partie à seulement 19 ans, elle a fait le pari audacieux de construire une nouvelle vie à l’autre bout du monde…
Pourquoi avoir choisi d’habiter en Chine ?
J’avais beaucoup aimé mon voyage en Chine quand j’étais au lycée, comme vous, et j’ai adoré apprendre le chinois et découvrir cette culture. J’ai eu envie d’en voir davantage. Donc, j’ai décidé d'y faire mes études pour, ensuite, y travailler. De fil en aiguille, je voulais toujours en voir plus : m’y installer, y travailler et même ouvrir ma propre entreprise touristique, pour tout essayer !
Pourquoi avoir choisi de vivre à Shanghai ?
Je suis, d’abord, arrivée à Shanghai pour étudier. J’ai ensuite passé une partie de mes études à Ningbo, puis j’ai habité à Hangzhou pendant six mois. J’ai passé une licence de langues et civilisations à Rennes, puis un an à Shanghai, avant d'obtenir un diplôme de master en tourisme. J’ai donc choisi Shanghai car c’est une ville très agréable, pratique pour la vie quotidienne et riche en opportunités de travail. Et puis, parce qu’il y a toujours plein de choses à faire !
Une façon différente de voir les choses
Quelles différences culturelles t’ont le plus marquée ?
La mentalité, je trouve, est très différente [...]. En Chine, le groupe passe souvent avant l’individu, alors qu’en France, c’est souvent l’inverse. C’est une façon différente de voir les choses. Les Chinois sont aussi très accueillants et chaleureux. Et puis, les gens s’habillent comme ils veulent, font ce qu’ils veulent, sans trop se préoccuper du regard des autres.
La vie quotidienne reflète-t-elle la politique autoritaire de la Chine ?
Au quotidien, ça ne se ressent pas du tout. Les gens ont leurs loisirs, leurs vacances… En fait, on peut voir cela comme une forme de contrat tacite entre le gouvernement et la population : l’État gère les questions politiques, et, en échange, il veille au bien-être général. Pour la plupart des Chinois, cet équilibre leur convient, mais pour d’autres plus âgés qui ont connu les crises des années 60, c’est plus difficile.
Comment gardez-vous contact avec vos proches ?
C’est sûr que je pense souvent à ma famille. Après, c’est beaucoup plus facile maintenant avec WeChat et les appels vidéo, ce qui nous permet de rester en contact très régulièrement. Il y a ce côté “oui, on est loin", mais la distance rapproche.
Si tu devais choisir trois choses que tu préfères en Chine, ce serait quoi ?
Je dirais déjà la vraie nourriture chinoise. La nourriture chinoise en France n’est vraiment pas la même ! Ensuite, il y a ce côté “pratique” de pouvoir tout faire à partir de son téléphone. Et, j'aime aussi beaucoup le cinéma et les séries policières chinoises.
Clarisse est ainsi parvenue à réaliser ce rêve audacieux de tout quitter pour commencer une nouvelle vie dans un autre pays. Son succès inspirera sûrement d’autres jeunes qui souhaitent, eux aussi, se lancer dans ce fabuleux projet !
Audran LE FORMAL
et Lucille BARANGER,
première E.
Une odyssée en Chine pour 37 élèves du lycée
Les élèves apprenant le chinois ont effectué un voyage mémorable, de Pékin à Shanghai, sans oublier la Grande Muraille.
Dans le cadre de leur apprentissage du chinois, 37 élèves du lycée Saint-François-d’Assise ont participé à un voyage en Chine du 21 février au 5 mars. Organisé par la professeure de chinois, Pascale Bodin, ce séjour leur a permis de découvrir Pékin, Xi’an et Shanghai à travers leurs sites emblématiques et les richesses culturelles du pays.
Entre passé historique et modernité
Dès leur arrivée à Pékin, les élèves ont été plongés dans un mélange fascinant de tradition et de modernité. Après un vol de nuit depuis Paris, leur première découverte fut la Colline de Charbon, offrant un panorama spectaculaire sur la ville. Ils purent explorer les hutongs, le plus ancien quartier de Pékin, avec ses ruelles étroites et ses maisons traditionnelles en briques grises. Puis la Grande Muraille, ainsi que le Palais d’Été, ancienne résidence impériale célèbre pour ses jardins.
Les élèves de première LV2 chinois ont confié que ce voyage fut la découverte, pour eux, d'une impressionnante richesse culturelle, que ce soit dans le domaine culinaire ou dans les traditions : « Gravir l’un des symboles les plus emblématiques du pays, “la Grande Muraille de Chine” fut une expérience à la fois impressionnante… et quelque peu sportive ! Croyez-nous, ça vaut largement le détour ! »
La Cité interdite, siège du pouvoir des dynasties Ming et Qing, aura suscité autant d’admiration que de sourires ! À Xi’an, les élèves ont eu la chance de découvrir l’impressionnante Armée de Terre cuite, composée de milliers de soldats et de chevaux destinés à protéger l’empereur Qin Shi Huang. Enfin, Shanghai a offert un contraste saisissant : les gratte-ciel futuristes de Pudong, surnommé le “New York chinois”, et le pittoresque village de Zhujiajiao, la “Venise verte”, où traditions et charme se mêlent dans une atmosphère hors du temps.
Découverte de la culture chinoise
Tout au long du séjour, les élèves ont eu l’occasion de découvrir des temples emblématiques ancestraux comme le Temple du Ciel, où ils purent observer les différentes pratiques religieuses locales, entre encens, prières et recueillement.
Comme en témoigne Yan Prouteau, première E : « Un tel voyage procure une immense ouverture sur le monde et sur cette culture peu connue et bien souvent victime de préjugés ». Les élèves ont eu droit à une initiation au Tai Chi, à la fois apaisant et ludique, avec la possibilité de s’essayer à cet art traditionnel, même si la coordination n’était pas toujours au rendez-vous !
La cérémonie du thé s'est déroulée entre rituel emblêmatique, précision et savoir-faire. La découverte s’est aussi révélée à travers les arts, avec un spectacle d’acrobatie à Pékin, aussi impressionnant que risqué, et un théâtre d’ombres chinoises à Xi’an. Les marchés et quartiers animés ont plongé les élèves au cœur du marché du Nouvel An, jusqu’au Vieux Shanghai illuminé pour la Fête des Lanternes. Entre convivialité et illuminations on ne savait plus où donner de la tête !
Lénaëlle Collas, première D, confie que pour elle : « Ce sont justement ces moments de partage avec les habitants qui m’ont le plus marquée. Les Chinois sont vraiment chaleureux, et le changement culturel entre la Chine et l’Occident est vraiment saisissant ! » Ce voyage restera une expérience unique, qui aura permis aux jeunes de voir le Monde sous un tout nouvel angle... un peu plus à l'Est !
Lucille BARANGER
et Audran LE FORMAL,
première E.
Latinistes et hellénistes charmés par l'Italie
Du 3 au 7 mars, les élèves ayant choisi ces options ont effectué un voyage de rêve.
À leur arrivée à Naples, ils ont découvert le centre historique de la ville avec ses églises baroques, ses ruelles animées, ses façades colorées et son château construit par les Angevins, avant de partir à la découverte des sites pompéiens.
Dans ces lieux, ils ont appris ce que faisaient les Romains au quotidien. Ils ont pu se perdre dans les ruelles de Pompéi avant de se diriger vers les forums et les villas. Kessy Tricot : « On sentait que c’était un lieu chargé d’histoire, révélé par les corps en plâtre. Malgré tout, ça a été un moment enrichissant et plutôt détendu. » Pendant le voyage, les jeunes ont également visité Herculanum, une ville très bien conservée après l’éruption volcanique du Vésuve, contrairement à Pompéi, qui a été bien plus détruite.
Au fur et à mesure du voyage, les jeunes ont découvert les arts italiens au musée archéologique de Naples, où ils ont observé des fresques et des mosaïques de plusieurs époques, ainsi que différentes statues aux proportions variées. Ombeline d’Abrigeon : « La visite était enrichissante culturellement et très intéressante en termes d’immersion dans l’Antiquité. Les objets ainsi que les statues étaient remarquablement bien conservés ». Les jeunes ont également découvert la villa d’Oplontis, appartenant à Néron, offerte à Poppée sa seconde épouse, puis ils sont partis pour Rome afin de visiter la Rome baroque et le Champ de Mars avec un ancien élève de Camille Marengo, professeur de français, de latin en première et terminale et de grec en seconde, le père Stanislas Latté, qui fait ses études à Rome. Ils ont terminé leur voyage sur le mont Palatin, aux forums romains, aux forums impériaux et au Colisée, qui sont généralement des zones très touristiques en saison. Tout au long du voyage, ils ont consolidé leur culture générale et enrichi leurs connaissances de la culture italienne grâce à la découverte de nombreux monuments historiques importants.
« C'était trop bien »
À leur arrivée en Italie, beaucoup ont été émerveillés par les paysages. De nombreux élèves avaient hâte de découvrir Naples et Rome. Ce voyage les a émerveillés et a permis de rassembler différentes classes et niveaux, de créer des liens entre tous et d’apprécier les moments passés ensemble lors des visites et des activités. Qu'est-ce qui les a marqués ? Camille Tiphine : « Ce que j’ai le plus retenu, c’est la beauté des fresques les mieux conservées et la Rome baroque ».
Ce voyage leur a aussi permis de découvrir la gastronomie italienne, avec des pâtes en entrée et une protéine accompagnée de condiments en plat principal. Cela a un peu étonné les élèves, qui n’en avaient pas l’habitude, mais ils ont finalement aimé ces repas.
Ce voyage a été apprécié de tous, comme le souligne Albane Dauger : « C’était trop bien, j’ai vraiment aimé ce voyage ». Beaucoup retiendront les visites, les paysages, la gastronomie italienne et l’histoire liée à ce voyage.
Anaïs GUILLON première E.
Ça vous étonne ?
Vous commencez à être habitués. Voici la rubrique "Ça vous étonne" qui est censée vous faire ouvrir grands les yeux de surprise en lisant ces prochaines lignes...
1 million, c'est le nombre de patients soignés chaque année grâce au don de sang ! Pour rappel, il existe 3 types de don de sang : le don de sang total, le don de plasma et le don de plaquettes. Pour le cas du plasma et des plaquettes, le sang est prélevé pour récupérer seulement ces composants, puis redonné au patient, tandis que pour le don de sang total, tous les composants sont prélevés. Allez, à vos aiguilles !
Source : magazine L'Elephant
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Rire jaune. D'où vient cette expression qu'on emploie si souvent, lorsqu'on veut désigner quelqu'un qui rit de manière un peu forcée, hypocrite ? Pourquoi associer cette couleur solaire à une expression plutôt péjorative ? Plusieurs supputations existent, mais la plus courante est celle ci : l'origine de cette expression remonterait au XVIIIe siècle lorsque Saint-Siméon évoquait le teint blafard et jaunâtre des personnes souffrant de troubles hépatiques. La mauvaise humeur découlant de cette maladie incitait les malades à rire tant bien que mal, dans l'espoir de faire bonne figure !
Source : Geo Magazine
Saurez-vous deviner qui a prononcé cette phrase ? « Je ne suis pas vraiment libre si je prive quelqu'un d'autre de sa liberté. L'opprimé et l'oppresseur sont tous deux dépossédés de leur humanité ». Pour vous aider : homme d'Etat, né le 18 juillet 1918 près du Cap, Afrique du Sud, il a passé 27 ans en prison pour son combat contre la ségrégation raciale. Libéré en 1990, il est devenu le premier président noir de l’Afrique du Sud en 1994 et s'est éteint en 2013 représentant un symbole mondial de la lutte contre l’apartheid. Facile, non ?
ɐןǝpuɐW uosןǝN : ǝsuod́ǝꓤ
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Des rats dans nos toilettes. Gare à votre derrière la prochaine fois que vous utilisez vos toilettes, car il se trouve que les rats sont capables d'escalader une canalisation de toilettes de près de huit centimètres de diamètre ! Oui, en plus d'être capables de nager pendant 3 jours continus, les rats utilisent leur ruse et leur souplesse pour se faufiler partout où de la nourriture est susceptible de se trouver. Il semblerait que de nombreuses quantités de nourriture soient jetées dans les toilettes de certaines personnes. Alors pour ces rongeurs, qui détestent la faim, c'est une aubaine !
Margot DESLANDES, terminale J.
Sur les traces des Juifs vendéens en Pologne
Les élèves du parcours « Passeurs de Mémoire » se sont rendus à Cracovie en Pologne, ils racontent.
Depuis le mois de septembre, 22 élèves volontaires se réunissent tous les jeudis, dans le cadre du parcours "Passeurs de Mémoire". Amy Rivière participe à ce parcours. Elle explique : « Je veux être sensibilisée à ce qui s’est passé, je veux pouvoir être une citoyenne qui a conscience de son passé. » Les jeunes du groupe ont suivi les traces des Juifs vendéens, déportés dans le camp d’Auschwitz-Birkenau. Le 31 janvier 1944, 42 juifs vendéens sont arrêtés. Un seul reviendra, Moïse Akriche. Les élèves ont été accompagnés dans cette démarche de deux professeurs : Pascal Philip, professeur d’histoire-géographie, et Florence Sire, professeur documentaliste. Pour Pascal Philip, c’est un devoir important, il faut « faire le lien entre la grande histoire et l'histoire locale ».
L'objectif de ce parcours est de transmettre la mémoire. Florence Sire explique que l’école a « un rôle de sensibilisation au devoir de mémoire, de son importance et de sa fragilité ». Les élèves ont pris conscience que la mémoire est complexe. Amy Rivière confie qu’« il faut trouver les bons mots », même si c'est parfois dur.
« La mémoire peut être une tâche difficilement transmissible. »
(Marylou David)
Pour devenir des passeurs de mémoire, les élèves ont réalisé un "livre de jeunesse", expliquant la Shoah aux enfants. Un groupe d'élèves a travaillé sur un jeu d’énigmes “Cache-toi Delilah ! ”, un escape game pour les enfants, où l’on suit le périple de Delilah, une Parisienne de 10 ans qui doit échapper aux autorités. Le jeu est interactif et ludique afin que les enfants puissent aider Delilah à se sauver. Entre messages codés à déchiffrer, cartes d’identité à replacer et labyrinthes, les enfants n’ont pas de quoi s’ennuyer !
D’autres élèves ont écrit un livre de jeunesse “Les étoiles de Marguerite”. Ce livre raconte la vie de Marguerite, une petite fille dont la vie bascule, car ses copines sont déportées. Le livre suit Marguerite à mesure qu’elle comprend ce qui est en train de se passer.
Certains élèves ont opté pour réaliser le carnet de voyage de Moïse Akriche, c’est le seul Juif vendéen à être revenu vivant d’Auschwitz-Birkenau. En parcourant les pages, les enfants découvrent son histoire, avec des images et des explications pour mieux comprendre son parcours et qui il était.
Et, enfin, les derniers élèves ont présenté un plateau interactif de La Roche-sur-Yon. Dans cette "chasse au trésor", les étapes sont les lieux de mémoire de la ville, avec, à chaque arrêt, des explications et une énigme pour trouver le prochain lieu où se cache Moïse Akriche.
Cracovie : dans l'ex ghetto
Le moment fort de ce parcours était le séjour à Cracovie, en Pologne. Les élèves ont visité le quartier juif de Cracovie : Kazimierz, puis la vieille synagogue, le camp de travail de Plaszow.
Ils sont aussi allés à l’ancien ghetto de Cracovie, où se trouve la pharmacie de l’Aigle, et, plus loin, l’usine d'Oskar Schindler, ces deux derniers lieux ayant aidé les Juifs pendant l’occupation allemande.
La visite marquante de cette semaine a, bien évidemment, été le camp de concentration et d'extermination d’Auschwitz-Birkenau.
Avant de s’y rendre, les élèves ne savaient pas à quoi s’attendre, bien que les informations sur la Shoah ne manquent pas. Manon Paillat raconte : « Avant d’y aller, j’avais un rapport très scolaire qui se basait sur des informations qu’on nous avait appris et pas sur un côté vraiment sentimental », bien qu’elle savait que cela allait être « une expérience très enrichissante ».
Marylou David raconte qu’elle « trouvait ça irréel, inimaginable ». Florence Sire, confie que, même au bout de cinq fois, « c'est toujours aussi émouvant ».
Pour ces élèves, c’était plus qu’un voyage, c’était avant tout un devoir de mémoire. Manon Paillat confirme : « C’est une expérience à faire dans une vie, même si c’est difficile parfois, cela vaut la peine d’être vécu ». Pascal Philip rappelle que « les derniers survivants vont bientôt mourir et, fatalement, d'autres mémoires, plus récentes, vont s'imposer ». Il veut que les élèves se souviennent que « la mémoire s'oublie avec le temps ». Florence Sire confirme et ajoute ; « l'antisémitisme est toujours présent ainsi que l'atteinte aux libertés fondamentales. La montée des extrêmes-droites est inquiétante ».
Laurine SEGUIN, terminale H.
Ces informaticiens, que font-ils vraiment ?
De l'administration aux problèmes informatiques, Théo et Gwenaël permettent une vie au lycée plus simple. Ils ont fait le choix de l'enseignement plutôt que de l'entreprise.
Chaque jour, Gwenaël et Théo, informaticiens, respectivement depuis 18 ans et 1 an, interviennent au lycée. Ils sont présents à l'étage jaune, au rez-de-chaussée, et sont prêts à répondre à tous les problèmes de connexion, d'informatique ...
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, ils ne s'occupent pas seulement des problèmes informatiques des élèves et des professeurs du lycée : « Nous gérons aussi toute la partie administrative et nous intervenons aussi à la Direction de l'enseignement catholique en Vendée (DEC) et à l’Institut supérieur de formation des enseignements catholiques (ISFEC) », explique Gwenaël. Leur rôle est primordial. Leur travail peut varier suivant les activités du lycée tel que PIX.
Gwenaël et Théo n'ont pas opté pour le monde de l'enseignement par hasard : « Là où il y a du sens, c'est de pouvoir participer à l'avenir des jeunes », raconte Gwenaël.
Après avoir obtenu un bac Spécialités numériques et sciences informatiques (N.S.I) et mathématiques, puis avoir passé un BUT en Réseau et télécommunication à La Roche-sur-Yon, Théo préféra l'enseignement pour son esprit convivial, contrairement à l'univers de l'entreprise qu'il qualifie de : « robotique ou sans âme ».
Quant à Gwenaël, qui a acquis un niveau bac+4, il préfère la variété et l'utilité de son travail.
Au quotidien, des élèves affluent au bureau des informaticiens pour régler un problème informatique. Ainsi, ils constatent que « le niveau des élèves en informatique est assez hétérogène entre ceux qui se débrouillent très bien et ceux qui ont du mal. Ils ont de plus en plus de difficultés à taper sur les claviers classiques », souligne Théo. Pour lui, c'est dû à l'utilisation du clavier du téléphone portable.
Gabin BRETON, seconde J.
Aux portes ouvertes, l'international à l'honneur
Le 7 février, Saint-François-d'Assise a accueilli de nombreux parents. Retour en photos sur ce moment privilégié d'information.
Parcours d'une élue
Le jeudi 9 avril, dans le cadre de l'enseignement moral et civique de terminale, Brigitte Hybert est venue raconter son parcours d'élue de la République.
Maire depuis six mandats de Moutiers-sur-le-Lay, commune de Vendée de 800 habitants, elle est passée successivement de conseillère municipale à vice-présidente du Conseil départemental de la Vendée et à suppléante du sénateur Bruno Retailleau. Lorsque ce dernier est entré au gouvernement comme ministre de l'Intérieur, elle est devenue sénatrice, l'une des trois représentants au Sénat de Vendée.
Bruno Retailleau ayant retrouvé son fauteuil, Brigitte Hybert met, désormais, en avant son engagement auprès de la collectivité au niveau local surtout, mais aime dire qu'elle apprécie énormément faire la loi.
Brigitte Hybert a expliqué le fonctionnement à plus petite échelle d'un conseil municipal avant de faire part de son expérience et du rôle de sénatrice.
Son investissement au coeur de la démocratie locale lui a permis d'accéder à des postes de plus en plus importants et de bâtir la carrière qu'elle a aujourd'hui.
Brigitte Hybert a incité les jeunes à s'engager pleinement au niveau local, au plus près des besoins de la population. En effet, des compétences de l’État ont été déléguées aux mairies et aux collectivités territoriales de façon à ce que les plus hautes instances puissent s'occuper de ce qu'une mairie ne peut pas faire.
Amaury PAQUET, terminale K.
Faustine, porte-drapeau de la mémoire
Agée de 17 ans, Faustine Giraudet, élève de terminale, est porte-drapeau, depuis maintenant 3 ans. Elle milite à l'UNC de Triaize pour le souvenir de nos anciens.
Qu'est ce que c'est l'UNC ?
L’UNC (Union nationale des combattants) est une association d’anciens combattants, de veufs et veuves de guerre, ainsi que de sympathisants. Elle a pour rôle d'entretenir la mémoire des guerres et des soldats morts pour la France.
Pour cela, elle effectue de nombreuses actions, comme des interventions de sensibilisation dans les établissements scolaires ou encore la participation aux cérémonies commémoratives. Par exemple, lors des cérémonies du 8 mai ou du 14 juillet.
Cette association, présente dans toute la France, compte également des jeunes engagés. C’est le cas de Faustine Giraudet.
Qui est Faustine Giraudet et pourquoi a-t-elle intégré l’UNC ?
Faustine Giraudet est une élève de terminale au lycée Saint-François-d’Assise. Elle s’est engagée dans cette association il y a deux ans.
Son engagement auprès de l’UNC est né à la suite de recherches effectuées en classe de troisième, dans le cadre de son cours d’histoire. Lors du chapitre sur les Poilus, elle a découvert qu’il était possible de s’investir dans une association liée au devoir de mémoire : « Je suis vraiment tombée amoureuse de ce “métier” ». Elle s’est donc renseignée sur l’UNC, puis a entrepris les démarches nécessaires pour l’intégrer à Triaize.
Quel est l’enseignement derrière cet engagement et ses différents rôles ?
Cet engagement est un engagement civique qui permet d’apprendre la mémoire de nos ancêtres, mais aussi de la faire perdurer afin d’éviter de reproduire les erreurs du passé. De plus, les cérémonies lui ont appris la rigueur, le devoir patriotique et le respect envers nos anciens.
Au sein de son association, elle a deux "casquettes". Tout d’abord, elle est vice-présidente. Elle a, donc, un rôle de représentation et va bientôt intervenir dans des établissements scolaires pour enseigner l’importance du devoir de mémoire. Ensuite, elle est également porte-drapeau du drapeau du devoir de mémoire de Triaize lors des cérémonies commémoratives et des remises de drapeaux.
Quelques mots pour vous convaincre de vous engager
C’est bien plus qu’un engagement : c’est un véritable apprentissage qui permet de mieux comprendre notre passé. Les anciens combattants qui composent l’association possèdent de nombreux témoignages de guerre qu’ils ont eux-mêmes vécus, ce qui rend cette expérience encore plus enrichissante.
« Si vous êtes une personne qui aime l’histoire, je vous conseille de vous investir. Essayez de vous renseigner sur les différentes associations : cela peut toujours être intéressant, que ce soit pour vous valoriser personnellement ou pour vos études supérieures. »
« Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre. » Winston Churchill.
Noémie BOUILLON, terminale I.
Amy, engagée à l'UNICEF
Amy Rivière, élève de terminale, est bénévole à l’UNICEF depuis 1 an.
L’UNICEF est une agence des Nations Unies qui a pour objectif de défendre les droits et la protection des enfants à traversle monde.
Amy partage son expérience en tant que jeune engagée : « Je me forme aux droits de l’enfant, j’assiste à des formations avec les autres bénévoles et on met en place des actions pour aider les enfants dans le monde ». Cela se fait, par exemple, par le biais de la sensibilisation aux droits des enfants, en faisant découvrir l’organisation ou en organisant la récolte de fonds.
Aujourd'hui, elle met en place une sensibilisation aux sein du lycée Saint-François-d'Assise. Pour ce projet, elle est aidée par deux personnes en service civique à l’UNICEF. « Le plus gros du travail consiste à transmettre les informations entre les services civiques et les professeurs ou dans un centre de loisirs par exemple », ajoute Amy.
Les bénévoles ont trois réunions par an et parfois plus pour avancer sur leurs projets. L’organisation est flexible en fonction des possibilités de chacun. Toute la mise en place des projets se fait sur les temps de réunion.
Pour Amy, c’est un engagement : « Je voulais être engagée et aider les autres. J’ai eu de la chance d’être née dans une famille aimante et j’ai eu une belle enfance, tout le monde devrait y avoir droit. Alors, j’ai décidé de prendre un peu de mon temps pour aider les enfants ».
Elle poursuit : « J’apprécie de faire des rencontres et d'en apprendre davantage sur les droits des enfants ».
Il est toujours possible de vous engager si cette expérience vous inspire !
*Fonds International des Nations Unies pour l'Enfance
Ambre HABARY, terminale I.
Ils tricotent pour Saint-Vincent de Paul !
Vous ne savez pas où vous inscrire à la prochaine période, après les vacances ? Vous aimez tout ce qui est activité manuelle ? Ce parcours est fait pour vous !
Ce parcours a été créé, il y a 3 ans maintenant, par Séverine Billon, professeure d’anglais et sa collègue Amélie Noël, professeure d'histoire-géographie. Le parcours s’inspire d’une association “Une couverture pour l’Hiver”. Cette association a pour but de donner des couvertures cousues par l'association à des sans-abris en hiver. Le parcours reprend le même concept, mais avec des snoods, sortes d'écharpes, tricotés par des élèves tout au long de l’année. Une fois la réalisation de ces snoods terminée, ils sont donnés à l'association Saint-Vincent-de-Paul avec des chocolats au moment de Noël. Le tricot a été choisi, car c’est la passion des deux professeures encadrant le parcours.
« A chaque fois les membres de Saint-Vincent-de-Paul sont ravis, parce qu'on leur donne, enfin, des vêtements neufs. Cela change des vêtements d’occasion, bien souvent abîmés qu'ils reçoivent la plupart du temps », explique Séverine Billon. C’est la passion commune des deux professeures pour le tricot qui leur a donné l’idée de faire un parcours. Ce parcours permet aux élèves de découvrir le tricot, une discipline de moins en moins populaire, surtout auprès des jeunes.
En plus de faire une bonne action, si vous faites le parcours, vous participerez à un moment convivial de détente et de joie, au sein même du lycée. La plupart des élèves interrogés expliquent que le parcours leur permet de se détendre.
Mais, le parcours ne se limitera pas au tricot…En effet, de nouveaux projets arrivent. Et la bonne nouvelle, c’est qu’il n’y a pas besoin de savoir tricoter pour s’inscrire. Un élève ou une des professeures vous l'apprendront une fois sur place. Donc, si vous ne savez pas quel parcours prendre lors de la prochaine période, n’hésitez pas à vous manifester. Le parcours a lieu le lundi de 16 h à 16 h 50 et se déroule sur 2 ou 3 séances.
Dépêchez-vous, le nombre de places est limité. Pour ceux qui se sont déjà inscrits une fois, vous pouvez venir sans vous faire connaître. Il suffit d'envoyer un mail à Séverine Billon ou Amélie Noël. N'hésitez pas à rejoindre le parcours dès la prochaine période.
Mathilde MENIER, terminale E.
Ça vous fait rire ?
Voici une nouvelle ribambelle de blagues, la plupart tirées de la bibliothèque de mon papi (78 ans). Alors, préparez-vous, c'est du haut niveau !
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Quels sont les deux mots de la langue française qui ont le plus de lettres ?
ǝʇsoԀ ɐꓶ :ǝsuodǝꓤ
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À l'école des animaux, la maîtresse explique :
-Un pléonasme, c'est une précision superflue pour une chose qui va de soi. Louise tu as un exemple ?
-Quand chez les pingouins, le directeur de l'opéra envoie des invitations pour un gala et qu'il ajoute : "Tenue de soirée exigée."
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Jules (5ans), qui vient d'apprendre à écrire, tend à sa mère une feuille sur laquelle il a écrit trois lignes en majuscules.
-C'est quoi ça ? demande sa mère.
-Mon autobiographie.
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Comment appelle-t-on une chauve souris qui porte une perruque ?
sı̣ɹnos ǝun :ǝsuodǝꓤ
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Un compositeur de musique raconte :
-J'ai mis plus de dix ans pour écrire cette berceuse.
-Pourquoi autant de temps ?
-A chaque fois que j'en jouais le début au piano, je m'endormais.
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Pourquoi les vaches ferment-elles les yeux pendant la traite de lait ?
éɹʇuǝɔuoɔ ʇı̣ɐן np ǝɹı̣ɐɟ ɹnod :ǝsuodǝꓤ
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Imaginez vous au volant de votre voiture.
Vous roulez tranquillement avec, à votre droite, le vide.
A votre gauche, une moto de sport roule aussi vite et dans la même direction que vous.
Devant vous, se trouve un lapin blanc qui est aussi gros que votre voiture !
Derrière vous, un hélicoptère qui vous suit de près !
Le lapin et l'hélicoptère vont à la même vitesse que vous.
Face à tous ces éléments, comment faites-vous pour vous arrêter ?
¡ ǝƃǝuɐɯ np zǝpuǝɔsǝp snoʌ ´ǝןdɯᴉs ʇsǝ,ɔ : ǝsuodǝᴚ
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Margot DESLANDES, terminale J.
Alors les jeunes, avez-vous voté ?
Avez-vous entendu parler des élections municipales qui se sont déroulées les 15 et 22 mars ? Je parie que oui !
Elles étaient partout : à la télé, dans les journaux, dans nos conversations, les élections municipales ont suscité, surtout, pendant le mois de mars, un grand engouement auprès des Français. Chez tout le monde vraiment ?
Partout, nous entendons les adultes parler de politique mais les jeunes dans tout ça, qu'en pensent-ils ? Portent-ils, malgré leur jeune âge, un minimum d'intérêt à cet événement national ?
« Je ne connais pas mon maire »
Quand vient la question : "Êtes-vous intéressés par les élections municipales ?", c'est avec un désintérêt complet que beaucoup d'élèves rencontrés répondent. La voix ennuyée et le regard blasé, une élève habitant dans la commune de Saint-Julien-des-Landes, témoigne : « Je ne connais même pas la tête du maire ou de la mairesse de ma commune ».
Camille Jouet, élève en terminale D, est majeure et Mouilleronnaise (habitante de Mouilleron-le-Captif). Sachant qu'elle devait voter, elle s'est informée par le biais de ses parents.
« Voter, c'est important »
Pour Emma Denis, résidant aux Lucs-sur-Boulogne, les élections municipales ne lui font ni chaud ni froid. Elle ne se sent pas concernée puisqu'elle est dans l'incapacité de voter pour le moment. Néanmoins, elle reste positive et estime que voter, c'est important et que, si elle était majeure, elle y serait allée.
Blasée au début de l'entretien, un souvenir ravive son intérêt : « Le maire ne voulait pas de terrains synthétiques aux Lucs, donc, en réalité, je ne m'en moque pas ». On ne rigole plus quand ça touche au foot !
Candidate sur une liste
Ce faible intérêt pour la chose municipale n'est pas le fait de tout le monde. Noémie Bouillon, élève de terminale K, s'engage activement dans la politique, malgré son jeune âge. Cette élève a accepté de figurer sur une liste électorale et a participé avec espoir et énergie à la campagne électorale d'un candidat yonnais.
Pour la plupart des jeunes, le manque d'intérêt est simplement du à leur impossibilité de voter puisqu'ils n'ont pas encore atteint la majorité. Pour d'autres, les élections municipales ne représentent pas un enjeu assez grand pour pouvoir s'y attarder réellement. Pour de rares jeunes, les élections municipales représentent un événement très important. Heureusement !
Margot DESLANDES,
terminale J.
L'actualité vue par ...
Trois élèves en HGGSP (Histoire-Géo/Géo Politique/Sciences Politiques) témoignent de leur rapport à ce qui fait le monde.
Comment vous informez-vous principalement ?
« Je m'informe principalement par les réseaux sociaux, mais aussi par la radio », répond Ambre Habary, élève en terminale I. Et Romane Bodin Rivoal, élève en terminale K : « En plus de m'informer via les réseaux, je lis énormément la presse numérique comme "Le Monde". Je regarde aussi les chaînes d'information à la télévision ».
L'actualité vous préoccupe-t-elle ?
Laurine Seguin, en terminale H, assure : « Il est important de se préoccuper de l'actualité pour s'informer sur les conditions de vie, les événements du monde, ailleurs que chez nous ». Romane Bodin Rivoal de son côté : « Vu l'instabilité actuelle, l'actualité me préoccupe. Il est dur de se projeter dans un avenir stable en tant que futur adulte dans ce monde ».
L'actualité vous procure-t-elle de l’anxiété ?
« Je suis particulièrement touchée par l'éco-anxiété. C'est le fait d'éprouver de la peur vis-à-vis des menaces environnementales qui pèsent sur notre planète », affirme Ambre Habary. « Je ressens de l'anxiété pour les populations touchées par la guerre. J'espère ne jamais vivre cela », complète Laurine Seguin. Romane Bodin Rivoal remarque que l'abondance d'informations négatives crée, malheureusement, une forme d'indifférence.
L'actualité a-t-elle été un facteur dans le choix de vos projets professionnels ?
Ambre Habary confie : « Je souhaite devenir journaliste. L'actualité a, donc, joué un très grand rôle dans mon choix. Ce sont, en particulier, les informations sur l'environnement et l'écologie qui m'ont poussée à aller dans cette voie ». Romane rebondit : « L'actualité a été un facteur dans mon orientation vers l'intérêt que je porte au droit international. Je souhaiterais continuer dans ce projet professionnel ».
Pensez-vous que les jeunes sont sensibles aux faits actuels ?
Romane, Ambre et Laurine s'accordent à dire que l'intérêt porté à l'actualité varie énormément entre les jeunes. Romane poursuit : « Beaucoup s'informent en grande partie sur les réseaux sociaux. Cela peut véhiculer des fausses informations. Je pense que c'est un des facteurs qui favorise la polarisation des opinions ».
Pensez-vous que les jeunes feront en sorte d'arrêter les conflits et vont s'engager pour les droits humains ?
Laurine : « Tout le monde parle, mais personne n'agit ! » Ambre rajoute : « Cela ne bougera malheureusement pas... » Romane les rejoint : « La multitude de causes à défendre crée une sorte de défaitisme chez une partie de la jeunesse. Ce qui les pousserait à ne pas s'engager. » Cependant, elle ajoute avec espoir : « J'espère sincèrement que les jeunes vont s'engager pour défendre des causes qui leur sont chères ».
Hugo HÉDOUX, seconde G.
Animations sur toute la ligne
Au lycée Saint-François-d'Assise, on travaille mais pas que !
En effet, pas mal d'activités sont proposées : du sport, des fêtes, de la musique, et tant d'autres animations encore. C'est unre chance.
Au mois de février, des élèves se sont affrontés lors d'un tournoi de volley dans la salle de sport du lycée. Les profs ont même participé à ce bel événement !
Avez-vous déjà entendu chanter et rire en passant près de l'Agora ? A l'approche du printemps, de nombreux karaoké et blind test ont eu lieu pour animer nos vendredis midi...Notre animateur préféré Olivier en était l'organisateur.
Lors de la semaine du 9 au 13 mars, de nombreuses affiches nous annonçaient la semaine du bien être. Mais, que s'est-il vraiment passé ? Tout au long de la semaine de nombreux ateliers ont été proposés permettant de découvir comment se sentir mieux.
Une présentation de la sonothérapie a beaucoup plu à certains d'entre nous qui ont pu essayer de se mettre debout dans un bol tibétain afin de ressentir des vibrations apaisantes.
Les internes ont pu s'inscrire à des ateliers de colorimétrie et de nails art, le mercredi après midi. De quoi se sentir beaux !
Cette belle semaine a pris fin avec l'arrivée de nouveaux "élèves" au lycée : des ânes nous ont rejoint dans la cour et des balades appelées "Méditations animales" ont été proposées.
Un tournoi de tennis de table a également eu lieu, qui a vu l'affrontement de plusieurs pongistes élèves à SFDA ...
Un vendredi santé
Le vendredi 27 mars a été consacré à la santé : des associations telles que Trivalis, qui propose des culottes menstruelles recyclables ou la MDA (la Maison des adolescents) étaient là. Ont été aussi proposées des présentations sur le harcélement, la gestion du stress et encore la gestion des écrans.
Et même des ateliers de peinture intuitive, de danse thérapeutique, la pastorale,... et des fanfares déambulant à travers le lycée.
Bonne nouvelle, de nombreux élèves mais aussi des professeurs ont participé à la course contre la faim et au don du sang le vendredi 10 avril.
Flavie DE CAMBOURG,
terminale A.
Le stress, ça vous panique ? Il ne faut pas !
Ce n'est pas une maladie, tout au plus un état, mais ça se soigne. La preuve.
Quel est ce phénomène étrange qui nous fait perdre tous nos moyens ? Ce sentiment désagréable qui nous tétanise en moins de 2 secondes ?
Eh oui, c'est bien notre cher stress, et, dans cet article, on en parle, pas du tout pour s'en plaindre ( parce que ça, on sait déjà tous le faire) mais bien pour que celui-ci devienne notre meilleur allié.
Le stress est souvent vu comme un ennemi : un état de tension mentale, d'inquiétude causé par une situation difficile, appelé le "distress".
Ce "mauvais" stress peut entraîner des symptômes tels que des troubles du sommeil, de la fatigue, des sensations d'étouffement, des noeuds au ventre, des diahrrées. Il n'est, donc, pas à négliger.
Petite enquête auprès d'élèves souhaitant rester anonymes : « C'est le fait d'imaginer qui me fait peur », ou encore pour le permis : « J'ai eu une boule au ventre un mois avant, je n'en pouvais plus d'attendre [...] je ne laissais pas la place à l'erreur ». Le stress peut même être constant. Une élève témoigne être perfectionniste : « J'ai envie de réussir, mais mon stress me prend beaucoup d'énergie ».
Stress positif
Tout cela peut être affolant, mais pas de panique. Le stress peut aussi se gérer et même se sublimer (clin d'oeil aux profs de philo), c'est à dire qu'on peut en faire une force ! Vraiment ?
Il existe un bon stress appelé "stress positif" pour les scientifiques. A petite dose, le stress peut nous stimuler et augmenter notre productivité. Par exemple, « le stress aide à réviser une "éval", puisqu'on a peur de la rater », comme l'affirme une élève de terminale.
Ce stress positif peut être moteur...quand on sait le controler !
Quatre techniques
anti-stress
Voici donc des techniques anti-stress :
1. Il faut savoir pourquoi l'on stresse, en connaître les raisons véritables. Selon Actistress, organisme de formation destiné aux dirigeants, c'est notre perception du monde qui entraîne le stress. Ainsi, les prises de têtes, le pessimisme, la dramatisation,...entraînent le stress ! Faites preuve d'indulgence envers vous même !
2. Ensuite, il est important de relativiser, imaginer la situation à venir sous son meilleur angle, comme si tout aller se passer au mieux. Petite technique (qui marche !) d'une élève : « J'écris tout ce qui me stresse sur mon ordi, et je me rends compte que les mots sont exagérés par rapport à la situation. Au final, ce n'est pas si grave que ça ».
3. Pour apprendre à relativiser, vous pouvez prendre le temps de noter chaque jour trois choses dont vous êtes fier(e), ou alors trois choses positives dans votre journée. Cette technique permet vraiment de positiver et cela vous fait de beaux souvenirs ! Car le stress dépend de votre état d'esprit !
4. Une technique pour les courageux, repousser sa limite de stress : « Je me force à faire ce qui me stresse . Après, je suis fière de l'avoir fait et je sais que je pourrai le refaire en stressant moins ».
Enfin, pour des soulagements davantage basés sur le corps, j'ai rencontré Rémy, coach en gestion du stress et je vous invite, donc, à aller voir ses fiches anti-stress en ligne sur le site YOGA FLOW. Ses fiches sont très bien expliquées et sont adaptées à nos âges !
Flavie DE CAMBOURG,
terminale A.
Le prof Bruno Leclerc est aussi maçon
Professeur de lettres-histoire, il est un as de la truelle, au pied du mur de parpaings comme pour napper le gâteau du dimanche.
Bruno Leclerc est professeur de Lettres-histoire au lycée professionnel. Il nous fait découvrir, dans ce nouveau portrait chinois, ses différentes passions. Quand il n'enseigne pas, il bricole. Un manuel qui s'ignore mais qui adore construire de ses mains. Savez-vous le cadeau qui lui ferait sans doute le plus plaisir ? Un vêtement de travail. Bleu de préférence.
Si vous étiez un film ?
Je serais la trilogie de La 7ème compagnie, car ça me fait beaucoup rire et parce que c’est un délire. Avec un collègue, on en rigole beaucoup.
Si vous étiez une couleur ?
Je serais le bleu, car c'est une belle couleur qui me rappelle la mer, que j'apprécie beaucoup par ailleurs.
J'aime bricoler
Si vous étiez un vêtement ?
Je serais une tenue de travail, d'ouvrier du bâtiment. C’est une de mes passions. Quand je ne suis pas au lycée, j’aime bien faire du parpaing ou du placo. J'aime bricoler.
Si vous étiez une voiture ?
Je serais une 206 CC. Mes élèves savent pourquoi : ils sont en train de la démonter à l'atelier.
Si vous étiez un évènement historique ?
Je serais la Libération de Paris, le 25 août 1944. Cela devait être quelque chose de fou, un beau moment de liberté et de joie. Après tout, la France était quand même en guerre depuis 5 ans ! Cela devait être incroyable. D’un seul coup, le ciel s’éclaire, il y a de l’espoir et de nouveaux horizons possibles.
Surf et bodyboard
Si vous étiez un sport ?
Je serais du surf. Tout simplement, parce que c'est en lien avec le bodyboard que je pratique depuis l’âge de 12 ans.
Si vous étiez un outil ?
Je serais une truelle, tout d'abord parce que j’adore la maçonnerie, mais également parce que, quand je dois napper un gâteau, j'aime le faire avec une truelle, ce qui fait bien rire ma femme.
Lalie MOREAU, première A
et Océane BRIEAU, première B.
Clémence Mignon adore l'Italie
Elle se rêve en Léonard de Vinci, prince de la Renaissance.
Clémence Mignon enseigne au lycée Saint-François-d'Assise pour sa quatrième année. Sa spécialité, l'histoire-géographie, ce qui explique peut-être son faible pour Rome et l'Italie.
Si vous étiez un sport, que seriez-vous ?
Si j’étais un sport, je serais la natation, car j’en pratique régulièrement et c’est un sport que je trouve très chouette. Nager est quelque chose de très important pour moi.
Si vous étiez un plat ?
Je serais une pizza. Une pizza, ça sent le soleil, on peut mettre tout ce qu’on veut dessus.
Si vous étiez un auteur ?
Je serais Romain Gary, car c’est un auteur français. C’est une personnalité qui est vraiment fascinante. C’est le seul, par exemple, qui a réussi à avoir deux prix Goncourt. Mais, surtout, j’adore un de ses romans nommé La Promesse De L’Aube. Il est également assez drôle, c’est ça que j’aime bien chez lui et dans ses romans.
Si vous étiez un pays ?
Je serais l’Italie. Car, c’est un pays où il fait beau, où le temps est agréable et les Italiens ont une culture incroyable. Quelle que soit la ville où on va, des petites, des grandes, il y a des lieux de culture antique, de la Renaissance. Tout est magnifique quand on tourne la tête, et je trouve que le cliché de la Dolce Vita à l’italienne est quand même très attractif, malgré ce que l’on dit dessus.
Si vous étiez une ville ?
En suivant l’Italie, je serais Rome, car il n’y a rien à dire sur cette ville : tout est magnifique, on mange bien, il fait beau.
Si vous étiez un objet ?
Je serais un crayon. Avec cet objet, on peut tout faire, dessiner, écrire plein de choses. Je pense qu’un crayon serait l’objet qui me plairait le plus.
Si vous étiez une émotion ?
Je serais la joie, l'enthousiasme. Je trouve que ce sont de belles émotions.
Si vous étiez une célébrité ?
Je serais Anne Hathaway, car je trouve que c’est un métier dans lequel on peut exprimer plein de choses. J’aime bien cette actrice, car elle est assez rayonnante et elle a des choses assez sympa à défendre.
Si vous étiez une célébrité historique ?
Je serais un artiste de la Renaissance, je serais Léonard De Vinci , une vie de château, une intelligence hors du commun, une créativité artistique incroyable.
Keziah GABORIAU, seconde I
et Martin GAUVRIT, seconde K.
La réalité virtuelle s'invite au lycée
Des casques de réalité virtuelle sont utilisés dans un cadre pédagogique, chez les éoliens et chez les mécaniciens auto.
La réalité virtuelle permet de se placer en immersion dans un environnement artificiel créé numériquement.
Christian Veillon, professeur en BTS Maintenance des systèmes option éolien fait appel à cette nouvelle technologie d’enseignement qui est également utilisée par les élèves en bac pro Automobile, avec Yohann Duguy, leur professeur.
Comment
ça fonctionne ?
Le principe est simple : un casque de réalité virtuelle et des procédures pédagogiques à réaliser.
La réalité virtuelle permet de pallier certaines contraintes. Exemple : le milieu de travail en éolien se situe en grande hauteur et les étudiants pourront être amenés à travailler sur des parcs éoliens en mer.
Concernant l'automobile, les élèves peuvent être confrontés à des tensions élevées sur les voitures. Il est difficile d'avoir accès dans l’établissement à ces conditions spécifiques. Avec la réalité virtuelle, c'est possible.
Un outil
complémentaire
La reconstruction de l’environnement que permet la réalité virtuelle est forcément différente de la réalité, mais l’objectif est de s’en rapprocher. C’est un « outil complémentaire pour réaliser des activités pas forcément possibles dans la réalité », explique Christian Veillon.
Concernant la mise en place pratique, l’objectif est de travailler sous forme d'activités. Afin de développer plusieurs compétences comme la prévention geste et posture, la maintenance éolienne offshore, secourisme, mécanique, sécurité ou la réalisation des manœuvres sur des cellules haute tension fictives.
Christian Veillon explique : « C’est un excellent système pour apprendre en particulier les procédures, les répétitions les plus mécaniques de l'apprentissage, pour mettre en place des automatismes ».
Réalité virtuelle
complétée
Depuis trois ans, c’est un atout pour l'établissement de posséder cette technologie qui bénéficie à une douzaine élèves.
Le temps d’immersion est plutôt court, il faut compter entre 20 et 25 minutes.
A noter que ce qui s’éloigne en particulier de la réalité est la notion de poids au niveau de l'outillage ; En effet, le rendu visuel est très réaliste mais les différences se creusent avec la réalité lorsqu’il faut soulever des objets plus lourds.
Pour les bac pro Automobile qui travaillent sur certaines voitures électriques, la réalité virtuelle leur permet de passer par une étape intermédiaire, après leur test écrit puis avant de réaliser les vraies manipulations. Les terminales s'entraînent initialement sur des véhicules électriques avec la réalité virtuelle.
La réalité virtuelle, avec un casque, peut aussi être complétée par la réalité augmentée permettant de visualiser l’intérieur du véhicule via un QR code.
Un ressenti
J’ai pu essayer le casque de réalité virtuelle et je me suis retrouvée en haut d’une éolienne. Même en n’y étant jamais allée avant, j’ai trouvé cela très représentatif. On se sent vraiment en immersion, il y a le bruit et la sensation de hauteur qui est très réaliste.
Ambre HABARY, terminale I.
Trois professeurs, trois parcours différents
Trois professeurs de bac professionnel expliquent les particularités de leurs itinéraires avant d'enseigner.
Anthony Gandubert :
il aime transmettre
Anthony Gandubert est formateur en maintenance automobile, mais auparavant, il était mécanicien dans un garage à Mayenne. Au début, il a passé son bac, son BEP et son BTS en alternance. Il a commencé à travailler dans un garage, à Mayenne : « Je m'occupais d'un parc automobile ». Il y est resté cinq ans.
Il est ensuite devenu formateur pendant six ans à la chambre des métiers de Laval, avant de venir enseigner au lycée Saint-François-d'Assise .
« Je suis venu à Saint-François-d'Assise parce que je voulais changer de département ». De l'entreprise à l'enseignement, un virage à 180 degrés. Mais en restant dans le milieu s'occupant de la maintenance automobile.
Anthony Gandubert a toujours été passionné par l’enseignement et la pédagogie : « Même quand j’étais en formation, j’essayais toujours de me mettre à la place de l’enseignant ou du formateur ». Cela montre qu’il a toujours aimé transmettre.
Il explique aussi qu’il s’est orienté vers la mécanique, car il aimait démonter et remonter des véhicules, mais aussi réaliser des diagnostics.
Il a quitté le métier de mécanicien à cause de certaines contraintes, notamment physiques, même s’il considère que cela reste un magnifique métier et une très bonne expérience.
S’il devait se réorienter, il choisirait probablement de devenir coach sportif.
Yohann Dupuy :
enseigner est une passion
Yohann Duguy est, lui aussi, formateur en maintenance automobile, mais auparavant, il était technicien chez Renault : « Je me suis formé dans le réseau Renault et, donc, je suis devenu technicien ». Il a travaillé cinq ans dans le point relais d’une concession. Il a ensuite démissionné pour être professeur remplaçant au lycée de La Joliverie, à Nantes, pendant neuf mois
Après une période de chômage, il s'est décidé à passer ses diplômes à Rennes : CAP, BEP, CQP, BTS ce qui lui a pris six ans de formation pour, ensuite, arriver à Saint-François-d’Assise dans la maintenance automobile en 2017.
Pour Yohann Duguy, enseigner est une passion. La pédagogie est un art que tout le monde ne maîtrise pas, mais, pour lui, l’enseignement est un rêve, un projet qu’il a toujours voulu réaliser. Il estime qu’il n’aurait pas pu devenir enseignant plus tôt, car il était trop jeune et manquait d’expérience : « Quand tu n’as pas pratiqué l’atelier et la vie professionnelle, et que tu arrives directement professeur, il te manque quelque chose dans ta vie d’enseignant ».
Alizée Coutray de Pradel :
passionnée de sport
Alizée Coutray de Pradel est professeure de mathématiques et de physique. Elle a d’abord fait un bac scientifique, puis a poursuivi avec une licence de physique et pendant sa licence : « Je me suis formée en tant que sauveuteuse en mer ». Entre sa deuxième et sa troisième année de licence, elle a tenté une année de médecine, qu’elle n’a pas poursuivie, car « le format de la formation ne m'allait pas ».
Elle a ensuite terminé sa licence et réalisé un master du second degré à Caen : « Pendant la première année de master, on passe les concours de l'enseignement si on est intéressé pour renter dans l'enseignement ». À la fin de son master, elle a passé le CAPLP à Nantes, ce qui lui a permis de se rapprocher de sa famille. Ensuite elle a effectué un stage en tant qu’enseignante en bac professionnel avant de venir enseigner au lycée Saint-François-d’Assise.
Ce qui est impressionnant chez Alizée Coutray de Pradel, c’est qu’elle consacre une grande partie de son temps au sport en parallèle de son métier. Elle a commencé le sport très jeune et n’a jamais arrêté. Elle explique qu’elle en fait pour être en bonne santé, mais surtout parce qu’elle aime cela. Depuis trois ans, elle pratique le Hyrox et le CrossFit. Pour finir, elle évoque ses envies d’évolution : « Pourquoi ne pas essayer d’enseigner au collège, voire dans l’enseignement supérieur ? »
Anaïs GUILLON, première E.
Quand les jeunes font vivre le théâtre
Chaque année, Piano di Sorrento accueille les premières de spécialité théâtre pour un festival international passionnant et plein de merveilleuses rencontres.
Depuis plus de 20 ans, la ville de Piano di Sorrento accueille le festival de théâtre éponyme.
Créé en 2003 par Anna Rossini, professeure de français à Naples, le festival est vite devenu un lieu unique de création et de rencontre pour les jeunes, ouvert sur le monde et libre dans sa conception.
Des lieux mythiques où le théâtre se mêle à la beauté
Le festival se déploie dans un cadre exceptionnel : de la plage aux jardins luxuriants de la Villa Fondi, en passant par le port, la place des halles et les ruelles de la ville, chaque espace devient scène.
Inspiré par ce coin de paradis célébré par Homère et arpenté par Goethe, Nietzsche ou Wagner, le festival offre aux participants et au public une expérience artistique inoubliable, où le théâtre se mêle à la beauté du lieu et à l’accueil chaleureux des habitants et partenaires locaux.
Une expérience unique pour les jeunes : entre ateliers et spectacles
Chaque matin, les jeunes explorent le théâtre à travers le masque, le bouffon, la danse ou le chant. Les ateliers sont des moments de partage et de plaisir, où l’on improvise, rit et crée ensemble, puis présente le fruit de tous ces efforts le dernier jour du festival.
Au-delà du jeu, le festival fait vivre l’intensité de la scène : répétitions, trac avant de monter sur scène et complicité en coulisses.
Les jeunes assistent aussi à des spectacles internationaux, enrichissant leur expérience et ouvrant leurs horizons, notamment grâce au spectacle Cabaret du lycée hongrois ou encore Ubu President du lycée français de Tunisie. Le festival devient ainsi un lieu d’expérimentation, de rencontres et d’apprentissage.
Un lieu de rencontres et de partage
Le festival permet à ses participants de découvrir d’autres cultures et d’autres façons de jouer. Ces échanges sont essentiels : ils les enrichissent et permettent de créer des liens forts les uns avec les autres. Ils encouragent le dialogue, la curiosité et le respect mutuel, tout en nourrissant l’inspiration artistique de chacun.
Pour certains d’entre eux, ce voyage a aussi permis de nouer de belles amitiés qui continueront bien au-delà du séjour et qui les accompagneront encore longtemps dans leurs parcours artistiques comme personnels.
« C'était incroyable de jouer devant plein de gens »
Amélie Dussaix, élève au lycée Anne de Noailles à Bucarest, revient sur son expérience : « J'ai préféré la partie où je jouais ma scène, car j'adore le théâtre ».
Elle évoque aussi l'émotion de la scène : « C'était incroyable de jouer devant plein de gens ».
Le festival lui a également permis de s'ouvrir aux autres : « de faire des merveilleuses rencontres [...] et de créer de nouvelles relations ».
Enfin, elle insiste sur ce que cette expérience lui a apporté : « Ça a pu développer nos capacités à improviser ».
Océane BRIEAU, première B
et Lalie MOREAU, première A.
La Bibliothérapie : une nouveauté
La Bibliothérapie est une nouvelle technique thérapeutique qui consiste à aider une personne à se sentir mieux par la lecture.
Le CDI du lycée a créé un espace consacré à ça. Des livres bien-être sont disponibles à l'intérieur du CDI dans cet endroit dédié. Les livres abordent plusieurs sujets tels que l’amour, la santé mentale ou encore notre relation au corps.
Le but, c’est que les jeunes du lycée, à une époque où la santé mentale des jeunes devient de plus en plus préoccupante, puissent se ressourcer et trouver du soutien dans les livres. On peut aussi y trouver quelques livres de fiction : en effet, la fiction et le ressenti des personnages peuvent nous aider à nous comprendre, à mettre un mot sur nos ressentis, à lancer une réflexion sur nos émotions.
Pour renforcer cette sensation de bien-être, les sièges installés à lire sont loin d’être traditionnels entre pouf et fauteuil.Tout est fait pour que vous y soyez à l’aise. Ces sièges rendent l'endroit très cosy. Et, si vous êtes perdu, ne vous inquiétez pas, un mode d’emploi se trouve au CDI et les professeures documentalistes seront ravies de répondre à vos questions.
Au-delà de vous aider à vous sentir mieux, ces livres peuvent aussi vous donner des conseils, que ce soit sur l’acceptation de soi, sur l’amour ou sur d’autres sujets divers et variés. Beaucoup d'élèves s’y sont déjà rendus et l'expérience a beaucoup de succès.
Mathilde MENIER, terminale E.
Le Labyrinthe de Pan : un conte horrifique au coeur de l’Histoire
Réalisé par Guillermo del Toro, Le Labyrinthe de Pan est bien plus qu’un simple conte féerique. Présenté en 2006 au Festival de Cannes et récompensé plusieurs fois aux Oscars, derrière son apparence esthétique enfantine se cache une œuvre profondément sombre, ancrée dans une réalité historique violente. Le film nous plonge en Espagne 1944, sous le régime franquiste, au lendemain de la guerre civile.
Une enfance prisonnière
L’histoire suit Ofelia, une jeune fille qui emménage avec sa mère chez son cruel beau-père, officier franquiste. La répression et la violence du régime enferment rapidement l’enfant dans une réalité oppressante, où même sa mère semble prisonnière d’une vie qu’elle n’a pas choisie. Le film s’impose dès lors comme une œuvre qui dénonce la montée du fascisme en montrant la brutalité humaine sans détour. L’atmosphère est pesante, presque étouffante, mais c’est dans ce contexte oppressant que le récit explore subtilement la manière dont l’imaginaire peut alors devenir un refuge face à l’horreur.
Le fantastique comme miroir de la réalité
Pour échapper à cette réalité, Ofelia se réfugie dans un univers fantastique. Elle découvre un labyrinthe mystérieux et rencontre un faune qui lui révèle qu’elle pourrait être la princesse disparue d’un royaume souterrain. Reprenant les codes du conte de fées classique : forêt, créatures étranges, quêtes initiatiques. Mais Del Toro parvient à les détourner pour un public adulte : le merveilleux devient métaphore de la réalité et instrument de résistance. Mais ici, le conte est détourné : il ne s’adresse pas aux enfants, mais aux adultes. Au fil du récit, la frontière entre imaginaire et réalité devient de plus en plus floue. Tout est fait pour désorienter le spectateur à tel point qu’on ne sait plus si tout cela n’est que rêve ou réalité. Ici, le merveilleux ne sert pas seulement à faire rêver, il permet de donner du sens à la réalité et d’affronter la cruauté du monde réel.
« L’innocence possède un pouvoir que le mal ne peut imaginer ! »
Lucille BARANGER, première E.
« Comment ne pas aimer Phèdre ? »
Thierry Barbeau, professeur de lettres et de théâtre au lycée, a écrit une pièce sur Phèdre de Racine, qu'il a présentée aux secondes.
Le mardi 27 janvier, les classes de secondes étudiant la tragédie classique Phèdre, de Jean Racine, ont assisté à une représentation de la pièce de théâtre "Comment ne pas aimer Phèdre ?". L'auteur et metteur en scène est Thierry Barbeau, professeur de lettres et de théâtre ainsi qu'auteur et dramaturge. La comédienne de ce seul en scène est Elise Ghienne, comédienne et musicienne.
Dans ce spectacle, les élèves ont pu découvrir l'incroyable richesse de la tragédie et plonger dans le monde vertueux des alexandrins. C'est d'ailleurs cette ambition que visait l'auteur : « C'est une pièce sur "Phèdre" mais aussi, plus généralement, un spectacle sur l'alexandrin classique du XVIIe siècle. L'idée était de montrer la beauté et la richesse poétique des œuvres de Jean Racine », confie Thierry Barbeau.
Les secondes peuvent en témoigner, Phèdre, c'est difficile à comprendre. L'histoire est aussi originale. Une belle-mère qui aime son beau-fils, on ne voit pas cela tous les jours. C'est pour cette raison que ce seul en scène a été présenté aux lycéens.
« La pièce est présentée aux secondes, mais aussi à d'autres publics, avec l'idée de nous montrer que plus on connait de choses sur une œuvre, plus on la comprend et, finalement, plus on l'aime en profondeur », livre Thierry Barbeau. « Lycéen, je n'ai pas réussi à aimer la tragédie. Aujourd'hui, et c'est ce qu'il y a de magique avec Racine, je m'aperçois que plus on passe de temps avec lui, à lire son texte, à l'écouter, plus on ne peut être que fasciné par la beauté de la langue », complète-t-il.
« Peu importe le domaine, soyons gentils et sincères les uns envers les autres, ça fera toute la différence ! » Elise Ghienne
Elise Ghienne, la comédienne, a commencé à faire du théâtre à 16 ans. Diplômée du Théâtre École d'Aquitaine en 2017, elle obtient l'intermittence du spectacle en 2022.
« J'adore ce spectacle, mais, c'est un vrai challenge de jouer seule. A chaque nouvelle représentation, je dois me confronter à la peur de me tromper ou d'oublier mon texte. Le stress me paralyse, mais, en même temps, j'ai besoin de ressentir cette adrénaline pour pouvoir me donner à fond ! Monter sur scène, c'est toute ma vie ! », dévoile-t-elle.
La comédienne a découvert cette tragédie peu avant son concours pour entrer au conservatoire d'Angers.
J'ai appris une scène (monologue) de Phèdre que j'ai présentée devant un jury. Au début, je ne comprenais même pas ce que je disais, mais je savais dans quelles émotions je devais être pour interpréter le rôle », avoue Elise Ghienne.
Ce n'est qu'en décortiquant chaque phrase avec ses professeurs qu'elle a pu comprendre que les œuvres de Racine sont d'une ingéniosité formidable.
Les secondes ont pu, grâce à cette représentation et au travail fait en classe, mieux apprécier cette tragédie. Leur mission a donc réussi !
Hugo HEDOUX, seconde G.