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Lycée André Maurois, Deauville, le 03/04/2026.
Des listes paritaires mais aucune femme pour briguer la mairie
Paritaires sur les listes, absentes en tête : à Deauville, les femmes sont nombreuses parmi les candidats aux municipales, mais aucune ne mène une liste pour diriger la ville.
Avertissement à l'adresse du lecteur : cet article a été écrit avant l'issue finale des élections municipales.
Le premier tour du scrutin s’est tenu dimanche 15 mars 2026. Les électeurs pourraient être appelés à voter de nouveau le 22 mars en cas de second tour. Si la loi impose désormais une stricte parité entre femmes et hommes dans la composition des listes, les deux listes candidates cette année sont conduites par des hommes : celle du maire sortant, Philippe Augier, en poste depuis 2001, et celle de Cyril Maupas, chef d’entreprise.
Une parité respectée… sur le papier Comme l’impose la loi dans les communes de plus de 1 000 habitants, les listes doivent respecter une stricte alternance entre femmes et hommes. À Deauville, chacune des deux listes compte ainsi 27 candidats, répartis presque à égalité : 14 d’un sexe et 13 de l’autre.
Les femmes occupent donc près de la moitié des places et sont présentes à tous les niveaux des listes. Une avancée notable par rapport à la situation d’il y a quelques années, avant l’instauration des lois sur la parité.
Une absence féminine à la tête des listes Malgré cette représentation équilibrée, aucune femme ne conduit une liste lors de ces municipales 2026. Une situation qui interroge certains habitants.
« C’est bien que les listes soient paritaires, mais on voit encore très peu de femmes candidates à la mairie de Deauville. Pourtant, elles ont toute leur place pour diriger une ville comme la nôtre », confie un riverain rencontré près du marché.
Un précédent en 2020 La situation n’a pourtant pas toujours été identique. Lors des élections municipales de 2020, Johanna Lebailly s’était présentée face au maire sortant. Le scrutin s’était soldé par une large victoire de Philippe Augier, réélu dès le premier tour avec près de 76 % des voix.
Depuis, aucune autre candidature féminine à la tête d’une liste n’a émergé.
Un plafond de verre persistant Si la présence des femmes dans les conseils municipaux s’est nettement renforcée depuis les années 2000, l’accès aux fonctions exécutives reste plus limité. À Deauville, plusieurs élues siègent au conseil municipal et certaines occupent des postes d’adjointes.
Mais la fonction de maire demeure majoritairement masculine. La campagne de 2026 en est une nouvelle illustration : derrière des listes paritaires, la conquête du pouvoir local reste, encore aujourd’hui, une affaire d’hommes.
Parité respectée, mais contrastes entre Deauville et Trouville-sur-Mer Pourtant à Trouville-sur-Mer, à quelques kilomètres de Deauville, les propositions pour la mairie sont complètement différentes. En effet, lors de ces élections municipales de 2026, Trouville met en avant plusieurs candidature féminines.
Trois listes s’y affrontent, dont deux menées par des femmes : Stéphanie Fresnais et la maire sortante Sylvie de Gaetano, candidate à sa réélection.
Cette présence féminine au premier plan illustre une dynamique différente, où les femmes ne se contentent pas de figurer sur les listes, mais accèdent pleinement à la compétition pour diriger la commune.
Deux communes voisines, deux réalités politiques Ce contraste entre les deux villes voisines interroge. D’un côté, Deauville respecte la parité dans sa composition électorale, mais peine à faire émerger des candidatures féminines à la tête des listes. De l’autre, Trouville-sur-Mer semble franchir un cap en donnant aux femmes un rôle central dans la conquête du pouvoir municipal.
Pourtant, les deux communes partagent des caractéristiques similaires : taille comparable, même intercommunalité et proximité géographique.
Un enjeu qui dépasse la loi Depuis les lois sur la parité adoptées au début des années 2000, la représentation des femmes dans les conseils municipaux a fortement progressé.
Mais l’accès aux fonctions exécutives, comme celle de maire, reste encore inégal.
Les élections municipales de 2026 sur la Côte fleurie en apportent une illustration concrète : si la parité est aujourd’hui acquise sur les listes, elle ne garantit pas encore un partage équilibré du pouvoir.
À Deauville comme ailleurs, la question reste posée : la parité doit-elle se limiter aux candidatures, ou s’étendre pleinement aux responsabilités ?
Manuella Chenu - Simon
et Amélysse Alba
Le premier tour du scrutin s’est tenu dimanche 15 mars 2026. Les électeurs pourraient être appelés à voter de nouveau le 22 mars en cas de second tour. Si la loi impose désormais une stricte parité entre femmes et hommes dans la composition des listes, les deux listes candidates cette année sont conduites par des hommes : celle du maire sortant, Philippe Augier, en poste depuis 2001, et celle de Cyril Maupas, chef d’entreprise.
Une parité respectée… sur le papier Comme l’impose la loi dans les communes de plus de 1 000 habitants, les listes doivent respecter une stricte alternance entre femmes et hommes. À Deauville, chacune des deux listes compte ainsi 27 candidats, répartis presque à égalité : 14 d’un sexe et 13 de l’autre.
Les femmes occupent donc près de la moitié des places et sont présentes à tous les niveaux des listes. Une avancée notable par rapport à la situation d’il y a quelques années, avant l’instauration des lois sur la parité.
Une absence féminine à la tête des listes Malgré cette représentation équilibrée, aucune femme ne conduit une liste lors de ces municipales 2026. Une situation qui interroge certains habitants.
« C’est bien que les listes soient paritaires, mais on voit encore très peu de femmes candidates à la mairie de Deauville. Pourtant, elles ont toute leur place pour diriger une ville comme la nôtre », confie un riverain rencontré près du marché.
Un précédent en 2020 La situation n’a pourtant pas toujours été identique. Lors des élections municipales de 2020, Johanna Lebailly s’était présentée face au maire sortant. Le scrutin s’était soldé par une large victoire de Philippe Augier, réélu dès le premier tour avec près de 76 % des voix.
Depuis, aucune autre candidature féminine à la tête d’une liste n’a émergé.
Un plafond de verre persistant Si la présence des femmes dans les conseils municipaux s’est nettement renforcée depuis les années 2000, l’accès aux fonctions exécutives reste plus limité. À Deauville, plusieurs élues siègent au conseil municipal et certaines occupent des postes d’adjointes.
Mais la fonction de maire demeure majoritairement masculine. La campagne de 2026 en est une nouvelle illustration : derrière des listes paritaires, la conquête du pouvoir local reste, encore aujourd’hui, une affaire d’hommes.
Parité respectée, mais contrastes entre Deauville et Trouville-sur-Mer Pourtant à Trouville-sur-Mer, à quelques kilomètres de Deauville, les propositions pour la mairie sont complètement différentes. En effet, lors de ces élections municipales de 2026, Trouville met en avant plusieurs candidature féminines.
Trois listes s’y affrontent, dont deux menées par des femmes : Stéphanie Fresnais et la maire sortante Sylvie de Gaetano, candidate à sa réélection.
Cette présence féminine au premier plan illustre une dynamique différente, où les femmes ne se contentent pas de figurer sur les listes, mais accèdent pleinement à la compétition pour diriger la commune.
Deux communes voisines, deux réalités politiques Ce contraste entre les deux villes voisines interroge. D’un côté, Deauville respecte la parité dans sa composition électorale, mais peine à faire émerger des candidatures féminines à la tête des listes. De l’autre, Trouville-sur-Mer semble franchir un cap en donnant aux femmes un rôle central dans la conquête du pouvoir municipal.
Pourtant, les deux communes partagent des caractéristiques similaires : taille comparable, même intercommunalité et proximité géographique.
Un enjeu qui dépasse la loi Depuis les lois sur la parité adoptées au début des années 2000, la représentation des femmes dans les conseils municipaux a fortement progressé.
Mais l’accès aux fonctions exécutives, comme celle de maire, reste encore inégal.
Les élections municipales de 2026 sur la Côte fleurie en apportent une illustration concrète : si la parité est aujourd’hui acquise sur les listes, elle ne garantit pas encore un partage équilibré du pouvoir.
À Deauville comme ailleurs, la question reste posée : la parité doit-elle se limiter aux candidatures, ou s’étendre pleinement aux responsabilités ?
Manuella Chenu - Simon
et Amélysse Alba

