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Lycée André Maurois, Deauville, le 03/04/2026.
La politique de la commune c'est pour les parents
Rencontre avec Marie-Louise Besson, ancienne maire de Brucourt. Nous avons évoqué les principaux enjeux des élections municipales.
Brucourt, petit village rural du Calvados peuplé de 125 habitants, a parmi eux, seulement 4 électeurs âgés de 18 à 20 ans. Lors de cette rencontre, nous avons notamment pu nous rendre compte du manque d’engagement des jeunes concernant la vie politique de la commune.
Qu’avez-vous constaté ces dernières années concernant l’investissement des jeunes lors des élections et leur intérêt politique ? « Pas grand-chose. Peut-être qu’il faudrait aller les chercher, mais il n’y en a aucun qui est venu se présenter et s’investir. Je pense qu’il se disent : “ Oh la politique de la commune, c’est pour les parents ou les grands-parents, mais ce n’est pas pour nous ”. Mais les jeunes peuvent aussi avoir leur mot à dire. Et puis, ils sont souvent dans les études supérieures, donc ils sont aux quatre coins de la France et s’investir dans une commune quand on n'est pas là, ce n’est pas évident. »
Y a-t-il des jeunes qui se sont mobilisés pour vous aider durant la précédente campagne ou durant votre mandat ? Y a-t-il eu des remontées de besoins spécifiques de la part de jeunes ? « Non, comme ils sont un petit peu à gauche à droite pour leurs études, ils ont autre chose à penser qu’à venir faire du bénévolat dans la commune. »
Quelles solutions peuvent être mises en place pour motiver ces jeunes à s’investir davantage ? « Si les jeunes étaient mis un petit peu plus au courant de ce qui se passe au niveau de la vie civique et au niveau des communes, je pense qu’il y en aurait qui auraient l’envie de s’investir. Mais si personne ne leur apprend, ne leur dit, beaucoup ne peuvent pas avoir l’idée. Quand on a 18-20 ans, on ne pense pas toujours : “ Oh ! tiens qu’est-ce que je ferai bien aujourd’hui ? Tiens, j’irai bien aider à la mairie.” Non, ça ne vous vient pas à l’idée. Donc je pense, qu’à ce niveau-là, l'éducation nationale a quelque chose à faire. »
L’exemple de Brucourt illustre le décalage entre la jeunesse et le gestion locale, souvent perçue comme une affaire d’adultes.
Camille Boutelet
et Léa Laplanche
Qu’avez-vous constaté ces dernières années concernant l’investissement des jeunes lors des élections et leur intérêt politique ? « Pas grand-chose. Peut-être qu’il faudrait aller les chercher, mais il n’y en a aucun qui est venu se présenter et s’investir. Je pense qu’il se disent : “ Oh la politique de la commune, c’est pour les parents ou les grands-parents, mais ce n’est pas pour nous ”. Mais les jeunes peuvent aussi avoir leur mot à dire. Et puis, ils sont souvent dans les études supérieures, donc ils sont aux quatre coins de la France et s’investir dans une commune quand on n'est pas là, ce n’est pas évident. »
Y a-t-il des jeunes qui se sont mobilisés pour vous aider durant la précédente campagne ou durant votre mandat ? Y a-t-il eu des remontées de besoins spécifiques de la part de jeunes ? « Non, comme ils sont un petit peu à gauche à droite pour leurs études, ils ont autre chose à penser qu’à venir faire du bénévolat dans la commune. »
Quelles solutions peuvent être mises en place pour motiver ces jeunes à s’investir davantage ? « Si les jeunes étaient mis un petit peu plus au courant de ce qui se passe au niveau de la vie civique et au niveau des communes, je pense qu’il y en aurait qui auraient l’envie de s’investir. Mais si personne ne leur apprend, ne leur dit, beaucoup ne peuvent pas avoir l’idée. Quand on a 18-20 ans, on ne pense pas toujours : “ Oh ! tiens qu’est-ce que je ferai bien aujourd’hui ? Tiens, j’irai bien aider à la mairie.” Non, ça ne vous vient pas à l’idée. Donc je pense, qu’à ce niveau-là, l'éducation nationale a quelque chose à faire. »
L’exemple de Brucourt illustre le décalage entre la jeunesse et le gestion locale, souvent perçue comme une affaire d’adultes.
Camille Boutelet
et Léa Laplanche

