Lycée Dumont d'Urville - Laplace, Caen, le 26/05/2026.

« Artemis », une porte vers la lune

La mission lunaire de la Nasa, vise à s'installer sur la planète. Le programme se déroule en quatre phases. Une étape majeure dans l'exploration spatiale.
Image tirée d'une diffusion en direct de la Nasa montrant les membres d'équipage d'Artemis II, Jeremy Hansen, Christina Koch, Reid Wiseman et Victor Glover, en train de parler avec le président américain Donald Trump par téléphone à bord du vaisseau spatial Orion, le 6 avril 2026 (Crédit photo : NASA/AFP / Handout)
NASA/AFP / Handout
Image tirée d'une diffusion en direct de la Nasa montrant les membres d'équipage d'Artemis II, Jeremy Hansen, Christina Koch, Reid Wiseman et Victor Glover, en train de parler avec le président américain Donald Trump par téléphone à bord du vaisseau spatial Orion, le 6 avril 2026
Le programme Artemis de l'agence américaine NASA (National Aeronautics and Sapce Administration) est un grand projet spatial lancé en 2017 avec un objectif ambitieux : permettre à l’humanité de retourner sur la Lune et, cette fois, d’y rester plus longtemps.
Plus de cinquante ans après les missions du Apollo program, la NASA ne veut plus seulement envoyer des astronautes pour une courte visite, mais installer une présence durable. Les scientifiques s’intéressent notamment au pôle Sud lunaire, où il pourrait y avoir de la glace, donc de l'eau, ressource essentielle pour produire de l’oxygène ou du carburant, et ainsi préparer de futures missions vers Mars.
Station spatiale Le programme Artemis se déroule en plusieurs missions successives, chacunes ayant un rôle précis. La mission Artemis I, réalisée sans équipage, a permis de tester la fusée et le vaisseau Orion par un vol autour de la Lune avant de revenir sur Terre. Ensuite, Artemis II a été la première mission habitée : quatre astronautes ont fait le tour de la Lune sans s’y poser.
La mission III doit servir de test supplémentaire, notamment pour les technologies d’atterrissage et les manœuvres entre vaisseaux. Enfin, à partir d'Artemis IV seraient permis le retour des astronautes de la surface lunaire et le début de l’installation d’infrastructures. Ce programme prévoit aussi la mise en place d’une petite station spatiale en orbite autour de la Lune, appelée Gateway, qui servira de point de relais pour les missions.
Tour et retour Dans ce programme, la mission Artemis II joue un rôle essentiel. Il s’agit de la première mission habitée du programme et surtout du premier voyage d’astronautes vers la Lune depuis 1972. Quatre astronautes ont donc décollé à bord du vaisseau Orion, propulsé par la fusée Space Launch System. La mission a durer environ dix jours et a consister à faire le tour de la Lune sans s’y poser.
Les astronautes ont suivi une trajectoire dite de « retour libre ». Elle a permis de revenir vers la Terre automatiquement en cas de problème. Pendant une partie du trajet, au passage derrière la Lune, les communications avec la Terre ont été temporairement coupées.

Artemis II était avant tout un test grandeur nature. L’objectif principal était de vérifier que tous les systèmes fonctionnaient correctement dans l’espace lointain. Les ingénieurs voulaient s’assurer que la fusée était fiable, que le vaisseau Orion peut protéger les astronautes et que les conditions de vie à bord sont sûres pendant plusieurs jours. Cette étape était indispensable avant d’envoyer des humains se poser sur la Lune.
Le programme Artemis a cependant évolué ces dernières années. Au départ, la mission Artemis III devait permettre le retour d’astronautes sur la surface lunaire. Mais en raison de retards techniques, notamment sur les systèmes d’atterrissage, la NASA a décidé de modifier son plan. Désormais, Artemis III servira surtout de mission de test supplémentaire. Le premier retour de la Lune est plutôt envisagé avec la mission Artemis IV. L’exploration spatiale est complexe et chaque étape doit être validée avant d’aller plus loin.
Objectif Mars Un autre changement important dans le programme Artemis est la place de plus en plus grande des entreprises privées. La NASA travaille aujourd’hui avec des sociétés appartenant à Elon Musk (SpaceX) et Jeff Bezos (Blue Origin) qui développent des véhicules pour aider à réaliser les missions.
Elles conçoivent des engins capables de transporter les astronautes de l’orbite de la Lune jusqu’à sa surface. Ces entreprises sont en concurrence, ce qui les pousse à innover plus vite et à améliorer les technologies. L’exploration spatiale moderne repose de plus en plus sur une collaboration entre les agences publiques et le secteur privé.
Les enjeux du programme Artemis sont nombreux. Sur le plan scientifique, il permettra de mieux comprendre la Lune et ses ressources. Sur le plan technologique, il sert de préparation aux futures missions vers Mars. Il y a aussi un enjeu stratégique car plusieurs pays développent leurs propres programmes spatiaux (Chine, Russie). Enfin, Artemis marque un changement de vision par rapport aux missions Apollo : l’objectif n’est plus seulement d’explorer, mais de s’installer durablement dans l’espace.
Nathan NOEL,
Cassandre NOEL,
Titouan BOURHIS.
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