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Un maraîcher qui ne
raconte pas des salades !
Lycée Le Robillard, Saint-Pierre-en-Auge, le 02/06/2026.
Un maraîcher qui ne raconte pas des salades !
Première visite de notre stage MAP dans la région de Lessay.
L’exploitation de Thierry de Pierrepont est située à côté de Lessay, à 5km de la côte maritime. Elle est composée de 190 ha dont 80 ha de légumes, 47 ha de céréales et le reste en prairie. L'entreprise emploie 6 ouvriers polyvalents, une vingtaine de personnes pour gérer le conditionnement et des saisonniers pour la récolte aux champs et la plantation estivale. Depuis presque 30 ans, l’agriculteur fonctionne en agriculture biologique (AB) et cela pour une raison très précise.
Passage à l'agriculture biologique En effet, en 1998, il est victime de problèmes de santé liés à l'utilisation des produits phytosanitaires sur son exploitation agricole. C'est un déclic : il décide d'arrêter de cultiver en conventionnel pour mieux préserver la vie des sols, pour éviter de détruire les écosystèmes voisins et de polluer l'eau. Et l'eau est une ressource importante sur une exploitation maraîchère : pour rincer les légumes, l'exploitation consomme 30 m3 d'eau par heure ! L'exploitation agricole possède environ 80 micro-parcelles qui sont toutes entourées de haies. L'avantage ? Cela permet de lutter contre le vent et l'érosion, mais aussi d'améliorer l'action des auxiliaires (insectes, oiseaux, mammifères), en remplacement des insecticides. L'interculture est pensée en fonction des avantages pour les cultures suivantes, et le choix des cultures est aussi déterminé selon le type de terre des parcelles.
Une production très variée La ferme cultive principalement des pommes de terre, des carottes, des poireaux, des oignons, des navets, de la salade, des betteraves, du radis noir et du céleri-rave. Après la récolte, les pommes de terres sont stockées dans un frigo. Le maraîcher utilise également de l’huile de menthe bio pour éviter la germination des plantules. Viens ensuite le conditionnement où un calibrage est requis pour la commercialisation en grande surface (celui-ci est de 3,5 à 6 cm de diamètre). Toutes les pommes de terre qui sont hors calibrage sont valorisées dans la ration des vaches ou en méthanisation. Les pommes de terre sont ensuite mises en sac à la ferme pour être vendues dans les supermarchés comme Carrefour ou Intermarché, ou dans les magasins bio.
Les carottes, elles, représentent 60 % de son chiffre d’affaires. Arrivées à maturité, elles sont retournées dans le sol, sous paille, ce qui permet de mieux les conserver. Pour les autres légumes, l’arrachage et le conditionnement sont réalisés en fonction des commandes pour leur conservation. Pour le système céréalier, l’exploitation implante 20 hectares de blé, 10 hectares d’orge et 17hectares de maïs.
Jules CALENGE
et Léandre BANSARD
Passage à l'agriculture biologique En effet, en 1998, il est victime de problèmes de santé liés à l'utilisation des produits phytosanitaires sur son exploitation agricole. C'est un déclic : il décide d'arrêter de cultiver en conventionnel pour mieux préserver la vie des sols, pour éviter de détruire les écosystèmes voisins et de polluer l'eau. Et l'eau est une ressource importante sur une exploitation maraîchère : pour rincer les légumes, l'exploitation consomme 30 m3 d'eau par heure ! L'exploitation agricole possède environ 80 micro-parcelles qui sont toutes entourées de haies. L'avantage ? Cela permet de lutter contre le vent et l'érosion, mais aussi d'améliorer l'action des auxiliaires (insectes, oiseaux, mammifères), en remplacement des insecticides. L'interculture est pensée en fonction des avantages pour les cultures suivantes, et le choix des cultures est aussi déterminé selon le type de terre des parcelles.
Une production très variée La ferme cultive principalement des pommes de terre, des carottes, des poireaux, des oignons, des navets, de la salade, des betteraves, du radis noir et du céleri-rave. Après la récolte, les pommes de terres sont stockées dans un frigo. Le maraîcher utilise également de l’huile de menthe bio pour éviter la germination des plantules. Viens ensuite le conditionnement où un calibrage est requis pour la commercialisation en grande surface (celui-ci est de 3,5 à 6 cm de diamètre). Toutes les pommes de terre qui sont hors calibrage sont valorisées dans la ration des vaches ou en méthanisation. Les pommes de terre sont ensuite mises en sac à la ferme pour être vendues dans les supermarchés comme Carrefour ou Intermarché, ou dans les magasins bio.
Les carottes, elles, représentent 60 % de son chiffre d’affaires. Arrivées à maturité, elles sont retournées dans le sol, sous paille, ce qui permet de mieux les conserver. Pour les autres légumes, l’arrachage et le conditionnement sont réalisés en fonction des commandes pour leur conservation. Pour le système céréalier, l’exploitation implante 20 hectares de blé, 10 hectares d’orge et 17hectares de maïs.
Jules CALENGE
et Léandre BANSARD

