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Lycée Sainte-Marie, Caen, le 27/01/2026.
Internet va-t-il remplacer les médias « classiques » ?
On estime d'après l'Union Internationale des Communications (UIT) que près de 68 % de la population mondiale se sert d'internet. Mais quelles sont les conséquences ?
Internet est de plus en plus utilisé en France ainsi que dans le monde entier pour s’informer ou encore se distraire. Effectivement, les réseaux sociaux comme TikTok par exemple jouent un rôle clé dans le divertissement.
En plus d'être concurrencées par internet, la télévision et la radio sont aussi dépassées par le téléphone portable et les appareils plus récents grâce à leur facilité de transport et d'utilisation.
On peut aussi remarquer une grande variété de contenus disponibles sur internet à une échelle mondiale. L'une des raisons qui explique cela est le fait que chacun a la possibilité de créer son propre contenu et de le publier. D'après DataReportal, on comptait près de 5,24 milliards de personnes actives sur les réseaux sociaux en 2025.
A contrario de ces nouvelles plateformes, les chaînes télévisées diffusent un programme unique qui n'est pas susceptible de plaire à tout le monde.
L'explosion des plateformes de streaming depuis la pandémie du Covid 19 constitue un enjeu majeur pour les cinémas, grâce à leurs tarifs attractifs et à une grande quantité de films et de séries. Elles ont attiré près d'1,5 milliards d'utilisateurs en 2025.
Qu'en pensent les lycéens ? Nous avons réalisé un sondage chez les élèves du Lycée Sainte-Marie pour les questionner sur leur opinion à ce sujet. Sur les 432 élèves ayant répondu à notre enquête, 52 % employent les réseaux sociaux pour s’informer, 22 % la télévision, 13 % la presse numérique, 9 % la radio et 1 % la presse écrite. Concernant le divertissement, 45 % utilisent les plateformes de streaming, 40 % les réseaux sociaux, 12 % la littérature, 3 % les podcasts et seulement 1 % les chaînes de télévision. Ces résultats nous montrent que chez les lycéens les réseaux sociaux et Internet sont, de manière générale, bien plus utilisés que les médias classiques.
Nous avons ensuite cherché à connaître la fréquence d’utilisation des réseaux sociaux et de la télévision. On découvre que 85 % des élèves affirment recourir aux réseaux sociaux tous les jours. En comparaison, seul 26 % regardent quotidiennement la télévision. Avec une si grande différence entre la télévision et les réseaux sociaux, on pourrait se questionner sur la rentabilité des médias classiques si leur utilisation décline autant que nous le montre ce sondage. Cependant, nos données ne sont pas représentatives de l'ensemble de la population étant donné qu’il ne sonde qu’un petit échantillon de la même zone géographique, de milieux sociaux semblables et qui est dans la même tranche d’âge.
Un danger pour nos cinémas ? Avec la fermeture des cinémas et l’explosion des plateformes de streaming durant le confinement, les habitudes de consommation des Français ont changé. Effectivement, d’après Editorialge, « plus de 70 % des foyers français ont accès à un service de streaming payant ». De plus, le nombre d’entrée dans les cinémas a connu une baisse notable en 2025 avec 157 millions d’entrées contre 181 millions en 2024.
Selon une enquête d’IPSOS, 70 % des Français affirment qu’ils se rendraient plus souvent au cinéma si les prix des billets baissaient. En effet, les prix des plateformes de streaming sont extrêmement compétitifs : le prix d’un abonnement Netflix était de 7,99 € en 2025 tandis que le prix moyen d’une séance de cinéma était de 7,24 €. De plus, il n’y a aucun déplacement à faire pour aller regarder un film ainsi qu’un immense catalogue de films et séries sur les plateformes de streaming.
Y a-t-il des risques ? Un des enjeux majeurs avec l'utilisation d'Internet est la désinformation. Effectivement, il est de plus en plus dur de déceler le vrai du faux à cause des avancées de l'IA. De plus, il peut arriver que les médias relayent ces fausses informations par manque de recherche. Par exemple, une vidéo récente de l'explosion d'une porte de la prison d'Evin à Téhéran est en réalité une vidéo réalisée avec l'IA. Pour éviter cela, il est donc important de prendre toute information lue sur les réseaux sociaux avec précaution et de confronter ses sources.
Un autre risque est la diffusion de contenus inadaptés ou illégaux. Les réseaux sociaux peuvent effectivement être un moyen de véhiculer des idées violentes ou de la haine. Ainsi, le cyberharcèlement est de plus en plus présent chez les jeunes. Selon Jedha, on dénombre en France que près de 23 % des enfants y ont déjà été confrontés au moins une fois en 2024. Le fait d'être caché derrière un écran permet de retirer toute barrière morale et peut conduire à un harcèlement continu et sans réelles limites.
Pour conclure, bien qu'Internet menace de certains médias comme le cinéma, d'autres moyens d'information sont moins touchés à l'image de la radio. Internet change certainement notre manière de nous informer et de nous divertir mais ne fera peut-être pas disparaître tous les autres médias dans les années à venir.
Cyprien Dumont-Langlois,
Robin Heiblé--Amoreirinha
En plus d'être concurrencées par internet, la télévision et la radio sont aussi dépassées par le téléphone portable et les appareils plus récents grâce à leur facilité de transport et d'utilisation.
On peut aussi remarquer une grande variété de contenus disponibles sur internet à une échelle mondiale. L'une des raisons qui explique cela est le fait que chacun a la possibilité de créer son propre contenu et de le publier. D'après DataReportal, on comptait près de 5,24 milliards de personnes actives sur les réseaux sociaux en 2025.
A contrario de ces nouvelles plateformes, les chaînes télévisées diffusent un programme unique qui n'est pas susceptible de plaire à tout le monde.
L'explosion des plateformes de streaming depuis la pandémie du Covid 19 constitue un enjeu majeur pour les cinémas, grâce à leurs tarifs attractifs et à une grande quantité de films et de séries. Elles ont attiré près d'1,5 milliards d'utilisateurs en 2025.
Qu'en pensent les lycéens ? Nous avons réalisé un sondage chez les élèves du Lycée Sainte-Marie pour les questionner sur leur opinion à ce sujet. Sur les 432 élèves ayant répondu à notre enquête, 52 % employent les réseaux sociaux pour s’informer, 22 % la télévision, 13 % la presse numérique, 9 % la radio et 1 % la presse écrite. Concernant le divertissement, 45 % utilisent les plateformes de streaming, 40 % les réseaux sociaux, 12 % la littérature, 3 % les podcasts et seulement 1 % les chaînes de télévision. Ces résultats nous montrent que chez les lycéens les réseaux sociaux et Internet sont, de manière générale, bien plus utilisés que les médias classiques.
Nous avons ensuite cherché à connaître la fréquence d’utilisation des réseaux sociaux et de la télévision. On découvre que 85 % des élèves affirment recourir aux réseaux sociaux tous les jours. En comparaison, seul 26 % regardent quotidiennement la télévision. Avec une si grande différence entre la télévision et les réseaux sociaux, on pourrait se questionner sur la rentabilité des médias classiques si leur utilisation décline autant que nous le montre ce sondage. Cependant, nos données ne sont pas représentatives de l'ensemble de la population étant donné qu’il ne sonde qu’un petit échantillon de la même zone géographique, de milieux sociaux semblables et qui est dans la même tranche d’âge.
Un danger pour nos cinémas ? Avec la fermeture des cinémas et l’explosion des plateformes de streaming durant le confinement, les habitudes de consommation des Français ont changé. Effectivement, d’après Editorialge, « plus de 70 % des foyers français ont accès à un service de streaming payant ». De plus, le nombre d’entrée dans les cinémas a connu une baisse notable en 2025 avec 157 millions d’entrées contre 181 millions en 2024.
Selon une enquête d’IPSOS, 70 % des Français affirment qu’ils se rendraient plus souvent au cinéma si les prix des billets baissaient. En effet, les prix des plateformes de streaming sont extrêmement compétitifs : le prix d’un abonnement Netflix était de 7,99 € en 2025 tandis que le prix moyen d’une séance de cinéma était de 7,24 €. De plus, il n’y a aucun déplacement à faire pour aller regarder un film ainsi qu’un immense catalogue de films et séries sur les plateformes de streaming.
Y a-t-il des risques ? Un des enjeux majeurs avec l'utilisation d'Internet est la désinformation. Effectivement, il est de plus en plus dur de déceler le vrai du faux à cause des avancées de l'IA. De plus, il peut arriver que les médias relayent ces fausses informations par manque de recherche. Par exemple, une vidéo récente de l'explosion d'une porte de la prison d'Evin à Téhéran est en réalité une vidéo réalisée avec l'IA. Pour éviter cela, il est donc important de prendre toute information lue sur les réseaux sociaux avec précaution et de confronter ses sources.
Un autre risque est la diffusion de contenus inadaptés ou illégaux. Les réseaux sociaux peuvent effectivement être un moyen de véhiculer des idées violentes ou de la haine. Ainsi, le cyberharcèlement est de plus en plus présent chez les jeunes. Selon Jedha, on dénombre en France que près de 23 % des enfants y ont déjà été confrontés au moins une fois en 2024. Le fait d'être caché derrière un écran permet de retirer toute barrière morale et peut conduire à un harcèlement continu et sans réelles limites.
Pour conclure, bien qu'Internet menace de certains médias comme le cinéma, d'autres moyens d'information sont moins touchés à l'image de la radio. Internet change certainement notre manière de nous informer et de nous divertir mais ne fera peut-être pas disparaître tous les autres médias dans les années à venir.
Cyprien Dumont-Langlois,
Robin Heiblé--Amoreirinha

