Journal des Lycées > L'actualité des lycées
> Calvados > Lycée Sainte-Marie > Les articles > L'IA, une source d'inquiétude pour le cinéma ?
Lycée Sainte-Marie, Caen, le 18/05/2026.
L'IA, une source d'inquiétude pour le cinéma ?
L'intelligence artificielle est de plus en plus présente dans nos vies, Elle inquiète de nombreuses professions cinématographiques tels que les doubleurs, les scénaristes ou encore même les acteurs, qui pourraient être remplacés.
Unsplash - Jake Hills
Salle de cinéma, lieu traditionnel de projection, à l'heure des évolutions liées à l'intelligence artificielle
Imaginez aller au cinéma et découvrir un film comme les autres, mais entièrement créé par une intelligence artificielle. Ce scénario peut sembler irréel, pourtant l'intelligence artificielle inquiète déjà de nombreux professionnels du cinéma. Elle est en effet de plus en plus présente dans le métier.
Comment l'IA est-elle déjà présente dans le cinéma ? Même si les films sont encore majoritairement créés par des humains, nous savons grâce au CNC (Centre national du cinéma et de l'image animée) que la moitié des professionnels de ce secteur ont déjà utilisé l'IA. Près de 80 % d'entre eux continuent encore à s'en servir, au moins ponctuellement. Par exemple, dans le film « Here » de Robert Zemeckis, sorti en 2024, on observe l'utilisation de l'intelligence artificielle « Metaphysic » qui peut générer des textures de peau pour pouvoir rajeunir les acteurs. Même les acteurs peuvent être concernés. Prenons l'exemple de Tilly Norwood, une actrice générée par l'IA, dévoilée par la Néerlandaise Eline Van Der Velden, qui a été présentée au festival de Zurich en 2025.
L'IA est-elle une chance ou un risque pour le cinéma ? Une chose est sûre : l'IA est une vraie révolution dans le monde du cinéma grâce à sa palette de compétences, mais aussi car elle se montre moins chère pour les producteurs qui payent des professionnels. Ainsi, l'IA est un avantage pour les producteurs qui économisent énormément, mais un calvaire pour les professionnels qui peuvent voir leurs carrières remplacées par des machines. C'est pourquoi beaucoup de personnes remettent en question sa présence dans ce milieu, car elle ne crée pas, elle ne fait que mélanger des travaux déjà existants réalisés par des professionnels. Ce mécontentement a pu être exprimé lors de la grève des scénaristes du Writers Guild of America (syndicat des scénaristes états-uniens) à Hollywood en 2023, où leurs inquiétudes ont été exprimées.
Quel peut être l'avis d'un professionnel du cinéma ? Doctorant en études cinématographiques à l'Université de Caen, Elias Zabalia nous raconte qu'il n'a été confronté à l'intelligence artificielle qu'une seule fois, lors de la création de son premier documentaire. Une compositrice a utilisé un outil IA pour générer une voix témoin, avant d'être remplacée par une interprète réelle. Cet usage reste très isolé. Très sceptique à l'égard de l'IA, il affirme ne pas vouloir l'utiliser à l'avenir dans son travail, estimant que ces outils « présentent encore de nombreuses limites dans les travaux créatifs ». De plus, il considère que l'IA n'est pas encore une menace mais plutôt une préoccupation croissante. Elias affirme aussi que les métiers qui auront le plus de risques d'être remplacés en France seront les acteurs de doublage, mais aussi dans le futur les métiers du monde des effets spéciaux et de l'animation numérique. Quant à la question du remplacement par l'IA pour une question de budget, il propose de se concentrer sur la qualité plutôt que sur la quantité, nous montrant qu'il vaut mieux privilégier des humains passionnés et compétents par rapport à des robots. Ensuite, toujours selon Elias, l'IA n'apporte pas d'opportunités créatives car elle ne fait qu'imiter. « Tant que l’IA sert de raccourci, je ne pense pas qu’elle puisse être vecteur de créativité ou d’innovations techniques » indique le jeune étudiant en cinéma. Enfin, il estime que l’impact de l’IA sur l’expérience du cinéma varie selon les spectateurs, et il insiste surtout sur la nécessité d’une éducation à l’image pour permettre à chacun de comprendre et juger ce qu’il regarde.
Comment imaginer le futur du cinéma ? Le cinéma a toujours évolué avec son époque, des débuts marqués par les frères Lumière, inventeurs cinématographiques du XIXᵉ siècle, jusqu'aux films d'aujourd'hui remplis d'effets spéciaux. Le cinéma est aujourd'hui à un moment important de son évolution, entre l'innovation et la tradition. L'arrivée des nouvelles technologies, comme l'IA, peut tout changer, comme la manière de créer les films ou de raconter l'histoire. Certains y voient du positif permettant de pousser plus loin la créativité, tandis que d'autres y voient un risque de production de films moins humains, et plus robotisés. Dans tous les cas, le futur du cinéma dépendra de la façon dont ces outils seront utilisés, des avis et surtout des spectateurs. L'intelligence artificielle peut aider à créer des effets spéciaux plus réalistes, à écrire des scénarios ou même à créer des acteurs, mais elle dépend de l'évolution de sa place dans le monde, et ne remplacera jamais l'imagination ni les émotions humaines qui restent au cœur du cinéma.
Inès Girardin, Jade Houstin
Comment l'IA est-elle déjà présente dans le cinéma ? Même si les films sont encore majoritairement créés par des humains, nous savons grâce au CNC (Centre national du cinéma et de l'image animée) que la moitié des professionnels de ce secteur ont déjà utilisé l'IA. Près de 80 % d'entre eux continuent encore à s'en servir, au moins ponctuellement. Par exemple, dans le film « Here » de Robert Zemeckis, sorti en 2024, on observe l'utilisation de l'intelligence artificielle « Metaphysic » qui peut générer des textures de peau pour pouvoir rajeunir les acteurs. Même les acteurs peuvent être concernés. Prenons l'exemple de Tilly Norwood, une actrice générée par l'IA, dévoilée par la Néerlandaise Eline Van Der Velden, qui a été présentée au festival de Zurich en 2025.
L'IA est-elle une chance ou un risque pour le cinéma ? Une chose est sûre : l'IA est une vraie révolution dans le monde du cinéma grâce à sa palette de compétences, mais aussi car elle se montre moins chère pour les producteurs qui payent des professionnels. Ainsi, l'IA est un avantage pour les producteurs qui économisent énormément, mais un calvaire pour les professionnels qui peuvent voir leurs carrières remplacées par des machines. C'est pourquoi beaucoup de personnes remettent en question sa présence dans ce milieu, car elle ne crée pas, elle ne fait que mélanger des travaux déjà existants réalisés par des professionnels. Ce mécontentement a pu être exprimé lors de la grève des scénaristes du Writers Guild of America (syndicat des scénaristes états-uniens) à Hollywood en 2023, où leurs inquiétudes ont été exprimées.
Quel peut être l'avis d'un professionnel du cinéma ? Doctorant en études cinématographiques à l'Université de Caen, Elias Zabalia nous raconte qu'il n'a été confronté à l'intelligence artificielle qu'une seule fois, lors de la création de son premier documentaire. Une compositrice a utilisé un outil IA pour générer une voix témoin, avant d'être remplacée par une interprète réelle. Cet usage reste très isolé. Très sceptique à l'égard de l'IA, il affirme ne pas vouloir l'utiliser à l'avenir dans son travail, estimant que ces outils « présentent encore de nombreuses limites dans les travaux créatifs ». De plus, il considère que l'IA n'est pas encore une menace mais plutôt une préoccupation croissante. Elias affirme aussi que les métiers qui auront le plus de risques d'être remplacés en France seront les acteurs de doublage, mais aussi dans le futur les métiers du monde des effets spéciaux et de l'animation numérique. Quant à la question du remplacement par l'IA pour une question de budget, il propose de se concentrer sur la qualité plutôt que sur la quantité, nous montrant qu'il vaut mieux privilégier des humains passionnés et compétents par rapport à des robots. Ensuite, toujours selon Elias, l'IA n'apporte pas d'opportunités créatives car elle ne fait qu'imiter. « Tant que l’IA sert de raccourci, je ne pense pas qu’elle puisse être vecteur de créativité ou d’innovations techniques » indique le jeune étudiant en cinéma. Enfin, il estime que l’impact de l’IA sur l’expérience du cinéma varie selon les spectateurs, et il insiste surtout sur la nécessité d’une éducation à l’image pour permettre à chacun de comprendre et juger ce qu’il regarde.
Comment imaginer le futur du cinéma ? Le cinéma a toujours évolué avec son époque, des débuts marqués par les frères Lumière, inventeurs cinématographiques du XIXᵉ siècle, jusqu'aux films d'aujourd'hui remplis d'effets spéciaux. Le cinéma est aujourd'hui à un moment important de son évolution, entre l'innovation et la tradition. L'arrivée des nouvelles technologies, comme l'IA, peut tout changer, comme la manière de créer les films ou de raconter l'histoire. Certains y voient du positif permettant de pousser plus loin la créativité, tandis que d'autres y voient un risque de production de films moins humains, et plus robotisés. Dans tous les cas, le futur du cinéma dépendra de la façon dont ces outils seront utilisés, des avis et surtout des spectateurs. L'intelligence artificielle peut aider à créer des effets spéciaux plus réalistes, à écrire des scénarios ou même à créer des acteurs, mais elle dépend de l'évolution de sa place dans le monde, et ne remplacera jamais l'imagination ni les émotions humaines qui restent au cœur du cinéma.
Inès Girardin, Jade Houstin

