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Lycée Sainte-Marie, Caen, le 27/01/2026.
Le grand retour d'espèces disparues !
Pourquoi recréer des animaux préhistoriques disparus ?
Récemment, une espèce d'animal disparu a été recréée grâce à de l'ingénierie génétique. Trois loups géants, aussi nommés en latin canis dirus, appartenant à une espèce ayant vécu il y a plus de 10 000 ans, ont été récemment réimplantés dans une réserve protégée et surveillée.
Quel est le but de ce projet ? Colossal biosciences, l'entreprise américaine qui a mené à bien cette expérience en 2025, explique que la dé-extinction a pour but de protéger des espèces actuellement menacées par le changement climatique comme l'explique le Time Magazine dans un article du 7 avril 2025.
Comment se portent les loups réapparus ? Ces trois loups se prénomment Romulus, Remus et Khaleesi. A six mois, ils mesurent déjà 1m 20 et sont déjà très grands comparé à la plus grande espèce actuelle de loups, les loups gris. En effet, quatorze gènes présentent des variations induites chez ces trois individus par rapport aux loups gris. En conséquence, il y a des différences au niveau de la taille, de la musculature ou encore de la largeur de la tête comme le note le site AmphiSciences dans un article du 15 avril 2025. En résumé, ce ne sont pas des loups géants qui ont été recréés mais des loups gris hybrides auxquels des caractéristiques du génome de canis dirus ont été implantées.
Cette expérience est-elle un succès ? La naissance de ces loups est un succès. Mais ce projet est contesté par de nombreux scientifiques. Ils déclarent que le génie génétique n'est pas parvenu à ramener à la vie le loup géant d'antan mais seulement un hybride entre loup gris actuel et loup géant préhistorique. Il est donc très difficile de faire revenir à la vie des individus d'espèces disparues car retrouver l'entièreté d'un génome se révèle extrêmement complexe. Comme le précise B. Shapiro cheffe scientifique de ce programme, à Sciences et Avenir, en avril 2025, le but est de créer des « équivalents fonctionnels de ces espèces ».
Est-ce réellement une recréation d'espèce ? La bonne idée n'est pas de réaliser une dé-extinction mais de réimplanter des caractéristiques d'espèces disparues chez des espèces existantes mais menacées. Par exemple, Colossal biosciences précise encore au Time magazine du 7 avril 2025 que « ce qu'ils apprennent en restaurant le mammouth, pourrait les aider à concevoir des éléphants plus robustes, capables de mieux résister aux ravages du réchauffement climatique ».
Cette expérience constitue donc une avancée scientifique majeure mais montre tout de même des limites scientifiques et pose aussi des questions éthiques et environnementales.
Emma Aubert, Marin Meudic
Quel est le but de ce projet ? Colossal biosciences, l'entreprise américaine qui a mené à bien cette expérience en 2025, explique que la dé-extinction a pour but de protéger des espèces actuellement menacées par le changement climatique comme l'explique le Time Magazine dans un article du 7 avril 2025.
Comment se portent les loups réapparus ? Ces trois loups se prénomment Romulus, Remus et Khaleesi. A six mois, ils mesurent déjà 1m 20 et sont déjà très grands comparé à la plus grande espèce actuelle de loups, les loups gris. En effet, quatorze gènes présentent des variations induites chez ces trois individus par rapport aux loups gris. En conséquence, il y a des différences au niveau de la taille, de la musculature ou encore de la largeur de la tête comme le note le site AmphiSciences dans un article du 15 avril 2025. En résumé, ce ne sont pas des loups géants qui ont été recréés mais des loups gris hybrides auxquels des caractéristiques du génome de canis dirus ont été implantées.
Cette expérience est-elle un succès ? La naissance de ces loups est un succès. Mais ce projet est contesté par de nombreux scientifiques. Ils déclarent que le génie génétique n'est pas parvenu à ramener à la vie le loup géant d'antan mais seulement un hybride entre loup gris actuel et loup géant préhistorique. Il est donc très difficile de faire revenir à la vie des individus d'espèces disparues car retrouver l'entièreté d'un génome se révèle extrêmement complexe. Comme le précise B. Shapiro cheffe scientifique de ce programme, à Sciences et Avenir, en avril 2025, le but est de créer des « équivalents fonctionnels de ces espèces ».
Est-ce réellement une recréation d'espèce ? La bonne idée n'est pas de réaliser une dé-extinction mais de réimplanter des caractéristiques d'espèces disparues chez des espèces existantes mais menacées. Par exemple, Colossal biosciences précise encore au Time magazine du 7 avril 2025 que « ce qu'ils apprennent en restaurant le mammouth, pourrait les aider à concevoir des éléphants plus robustes, capables de mieux résister aux ravages du réchauffement climatique ».
Cette expérience constitue donc une avancée scientifique majeure mais montre tout de même des limites scientifiques et pose aussi des questions éthiques et environnementales.
Emma Aubert, Marin Meudic

