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Lycée Sainte-Marie, Caen, le 27/01/2026.
Orientation postbac, un dilemme pour certains étudiants
Aujourd'hui,
nombreux sont les jeunes Français qui n'ont aucune idée d'études. Pourquoi ce manque d'intérêt pour leur propre orientation ?
Il est bien connu qu'à ce jour, le seul responsable de l'orientation des jeunes est un algorithme : Parcoursup. En fonction des notes de l'élève, de ses spécialités et de ses envies pour l'avenir, il choisit l'école où il ira étudier ce qui déterminera son avenir. Mais cet algorithme est-il vraiment fiable ? Certains jeunes ne font-ils pas les frais de ce robot conçu pour répondre à un besoin précis et qui ne peut s'adapter aux quelques 900 000 candidats qui s'inscrivent sur la plateforme chaque année ?
Des déçus de Parcoursup... C'est le cas par exemple de Louise qui est en 2ème année de licence de Sciences de l’Éducation à Paris. Élève au collège caennais Saint-Joseph, puis lycéenne d'un établissement privé de l'Orne, Louise a toujours été une élève dans la moyenne. Son rêve, devenir orthophoniste. Au moment des résultats Parcoursup, elle découvre qu'elle n'est retenue dans aucune école d'orthophonie mais que son deuxième choix, les sciences de l'éducation, a été approuvé. « J'étais assez déconcertée, mais j'étais sûre de toujours pouvoir y arriver ». Un peu déçue mais toujours confiante, elle arrive donc en septembre 2024 à l'Institut Catholique de Paris pour sa 1ère année et projette de se préparer en parallèle aux concours d'orthophonie. Malheureusement, Parcoursup rejette à nouveau ses vœux d'intégrer une école d'orthophonie. La jeune fille décide finalement de se concentrer désormais sur les Sciences de l'éducation. Aujourd'hui, Louise se prépare à devenir professeure des écoles avec joie, malgré la déception de ne pas voir vu ses vœux aboutir sur Parcoursup.
...des heureux aussi A l'inverse Jade, élève dans le même lycée que Louise, avait un niveau scolaire semblable, avec une moyenne générale similaire. Voulant également entrer en école d'orthophonie, elle s'est vue acceptée dans les écoles qu'elle avait demandées sur la plateforme d'orientation. « Même si j'étais super contente, je ne comprenais pas bien pourquoi Louise avait été refusée alors qu'on avait presque le même dossier sur Parcoursup ». Elle est aujourd'hui en 2ème année d'école d’orthophonie à Lyon. Après sa cinquième année, elle obtiendra un diplôme équivalent à un master. Après cela elle pourra exercer.
Des choix de spécialité pas toujours évidents Raphaël est en 1ère avec des spécialités majoritairement scientifiques. Quand il a dû choisir ses spécialités en fin de seconde, il hésitait beaucoup comme il ne savait pas quel métier il voulait faire. « Ne pas savoir dans quelle voie je vais m'orienter me fait souvent douter du choix de mes spécialités : j'ai peur de ne pas avoir pris les bonnes et de m'être complètement trompé ». Aubin est lui aussi en 1ère. « Je ne me suis pas posé beaucoup de questions pour mes spécialités : j'avais des notes relativement bonnes dans toutes les matières donc aucune contrainte quant au choix de mes spés. Plus tard, j'aimerais diriger ma propre entreprise donc mes choix de spés sont en accord avec mon futur métier ». Ces deux exemples illustrent bien le caractère individuel des choix d'orientation et les doutes qui en découlent.
A présent la question est la suivante pour ces deux élèves de 1ère : quelle spécialité lâcher en terminale sans perdre ses chances sur parcoursup ?
Cordélia Susplugas
Des déçus de Parcoursup... C'est le cas par exemple de Louise qui est en 2ème année de licence de Sciences de l’Éducation à Paris. Élève au collège caennais Saint-Joseph, puis lycéenne d'un établissement privé de l'Orne, Louise a toujours été une élève dans la moyenne. Son rêve, devenir orthophoniste. Au moment des résultats Parcoursup, elle découvre qu'elle n'est retenue dans aucune école d'orthophonie mais que son deuxième choix, les sciences de l'éducation, a été approuvé. « J'étais assez déconcertée, mais j'étais sûre de toujours pouvoir y arriver ». Un peu déçue mais toujours confiante, elle arrive donc en septembre 2024 à l'Institut Catholique de Paris pour sa 1ère année et projette de se préparer en parallèle aux concours d'orthophonie. Malheureusement, Parcoursup rejette à nouveau ses vœux d'intégrer une école d'orthophonie. La jeune fille décide finalement de se concentrer désormais sur les Sciences de l'éducation. Aujourd'hui, Louise se prépare à devenir professeure des écoles avec joie, malgré la déception de ne pas voir vu ses vœux aboutir sur Parcoursup.
...des heureux aussi A l'inverse Jade, élève dans le même lycée que Louise, avait un niveau scolaire semblable, avec une moyenne générale similaire. Voulant également entrer en école d'orthophonie, elle s'est vue acceptée dans les écoles qu'elle avait demandées sur la plateforme d'orientation. « Même si j'étais super contente, je ne comprenais pas bien pourquoi Louise avait été refusée alors qu'on avait presque le même dossier sur Parcoursup ». Elle est aujourd'hui en 2ème année d'école d’orthophonie à Lyon. Après sa cinquième année, elle obtiendra un diplôme équivalent à un master. Après cela elle pourra exercer.
Des choix de spécialité pas toujours évidents Raphaël est en 1ère avec des spécialités majoritairement scientifiques. Quand il a dû choisir ses spécialités en fin de seconde, il hésitait beaucoup comme il ne savait pas quel métier il voulait faire. « Ne pas savoir dans quelle voie je vais m'orienter me fait souvent douter du choix de mes spécialités : j'ai peur de ne pas avoir pris les bonnes et de m'être complètement trompé ». Aubin est lui aussi en 1ère. « Je ne me suis pas posé beaucoup de questions pour mes spécialités : j'avais des notes relativement bonnes dans toutes les matières donc aucune contrainte quant au choix de mes spés. Plus tard, j'aimerais diriger ma propre entreprise donc mes choix de spés sont en accord avec mon futur métier ». Ces deux exemples illustrent bien le caractère individuel des choix d'orientation et les doutes qui en découlent.
A présent la question est la suivante pour ces deux élèves de 1ère : quelle spécialité lâcher en terminale sans perdre ses chances sur parcoursup ?
Cordélia Susplugas

