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Lycée Sainte-Marie, Caen, le 27/01/2026.
Sommes-nous allés trop loin ? 7 des 9 limites dépassées
Les limites planétaires représentent les seuils à ne pas dépasser pour préserver l’équilibre de la Terre. En 2009, le codirecteur de l’Institut de Recherche de Potsdam a défini ces limites afin d’identifier un « espace de fonctionnement sûr pour l’humanité ». Aujourd’hui, sept de ces neuf limites ont déjà été dépassées, augmentant le risque de perturbations graves et parfois irréversibles.
Nous allons vous expliquer les différentes limites planétaires ainsi que leur stade, la cause de leur apparition et enfin nous finirons par des bonnes nouvelles et des moyens de préserver notre planète.
Quelles sont les stades des neuf limites ? Quand une limite planétaire est dépassée, on entre dans une zone « orange » d’augmentation des risques, c'est-à-dire que la limite a été dépassée mais n'est pas encore un risque majeur pour la planète. Un deuxième seuil marque le passage dans une zone « rouge » de risque élevé, cela devient préoccupant. Plus l’on s’éloigne de l’espace de vie préservé (en vert), plus le risque est grand. Comme on peut le voir, 4 des limites se situent en zone « rouge » : le changement climatique, l'érosion de la biodiversité, la perturbation des cycles biogéochimiques de l’azote et du phosphore et l'introduction d’entités nouvelles dans la biosphère. Trois sont en zone « orange » : le changement d’usage des sols, l'acidification des océans et l'utilisation de l’eau douce, Enfin, deux sont en zone « verte » : l'appauvrissement de l’ozone stratosphérique et l'augmentation des aérosols dans l’atmosphère.
Les limites dépassées les plus importantes La plus importante est le changement climatique, qui entraîne une concentration de gaz à effet de serre, provoquant un réchauffement des sols. Les conséquences sont la fonte des glaciers, une plus grande fréquence des températures caniculaires et des risque de sécheresse.
La deuxième limite est l'érosion de la biodiversité, c'est-à-dire l'augmentation du taux d'extinction d'espèces et de dégradation des habitats naturels. On assiste aujourd'hui à la sixième extinction massive, ce qui conduit à une perte du patrimoine génétique et à une modification du fonctionnement des écosystèmes terrestres et aquatiques.
La troisième est la perturbation des cycles biogéochimiques de l'azote et du phosphore. Ces deux éléments chimiques sont nécessaires à la croissance des plantes, mais leur usage excessif comme engrais pollue les eaux. Cette pollution provoque la prolifération d’algues vertes qui empêchent les autres espèces de vivre : c’est l’eutrophisation.
Enfin la quatrième plus importante est l'introduction d'entités nouvelles dans la biosphère. Cette limite concerne toutes les substances chimiques ou biologiques rejetées dans la nature qui menacent la santé humaine, la faune, la flore et les écosystèmes.
Comment en sommes-nous arrivés là ? D'après le Commissariat général au développement durable, la crise actuelle de la biodiversité résulte de l’ensemble des pressions exercées par les activités humaines sur les milieux naturels. De nombreuses causes en sont responsable, mais toutes proviennent de l’activité humaines. En effet, l'urbanisation, les pratiques agricoles, le plastique et la surexploitation des espèces sauvages (pêche, élevage intensif) ont grandement contribué à la détérioration de notre planète.
Quelques bonnes nouvelles ! Une limite est en cours d'amélioration. Il s'agit de la resteuration de la couche d'ozone, grâce aux nombreuses mesures prises depuis 1987 avec le protocole de Montréal visant à réduire la production de substances nocives. Une autre limite reste également non dépassée, c'est l'augmentation de la présence d'aérosols dans l'atmosphère. Si elle venait à être franchie, cela entraînerait une dégradation majeure pour le climat et la santé humaine.
Que faire pour ralentir la progression ? Nous savons que les neuf limites planétaires sont liées entre elles et dépendent les unes des autres. Pour trouver des solutions efficaces, il faut donc prendre en compte leur interdépendance. Il faut sensibiliser, éduquer, comprendre les enjeux et réfléchir à des actions qui vont prendre place sur le long terme. Des petites actions du quotidien, comme manger moins de viande, utiliser l’eau de pluie pour arroser les plantes, privilégier les transports en communs, trier, recycler, privilégier la seconde main et le local, garder ses équipements informatiques le plus longtemps possible, réduire les emballages plastiques, refuser la publicité, chauffer sans excès l’hiver et limiter la climatisation l’été..., peuvent également avoir un impact important sur la préservation de notre planète.
Marie Guerault, Hanaé Gilles
Quelles sont les stades des neuf limites ? Quand une limite planétaire est dépassée, on entre dans une zone « orange » d’augmentation des risques, c'est-à-dire que la limite a été dépassée mais n'est pas encore un risque majeur pour la planète. Un deuxième seuil marque le passage dans une zone « rouge » de risque élevé, cela devient préoccupant. Plus l’on s’éloigne de l’espace de vie préservé (en vert), plus le risque est grand. Comme on peut le voir, 4 des limites se situent en zone « rouge » : le changement climatique, l'érosion de la biodiversité, la perturbation des cycles biogéochimiques de l’azote et du phosphore et l'introduction d’entités nouvelles dans la biosphère. Trois sont en zone « orange » : le changement d’usage des sols, l'acidification des océans et l'utilisation de l’eau douce, Enfin, deux sont en zone « verte » : l'appauvrissement de l’ozone stratosphérique et l'augmentation des aérosols dans l’atmosphère.
Les limites dépassées les plus importantes La plus importante est le changement climatique, qui entraîne une concentration de gaz à effet de serre, provoquant un réchauffement des sols. Les conséquences sont la fonte des glaciers, une plus grande fréquence des températures caniculaires et des risque de sécheresse.
La deuxième limite est l'érosion de la biodiversité, c'est-à-dire l'augmentation du taux d'extinction d'espèces et de dégradation des habitats naturels. On assiste aujourd'hui à la sixième extinction massive, ce qui conduit à une perte du patrimoine génétique et à une modification du fonctionnement des écosystèmes terrestres et aquatiques.
La troisième est la perturbation des cycles biogéochimiques de l'azote et du phosphore. Ces deux éléments chimiques sont nécessaires à la croissance des plantes, mais leur usage excessif comme engrais pollue les eaux. Cette pollution provoque la prolifération d’algues vertes qui empêchent les autres espèces de vivre : c’est l’eutrophisation.
Enfin la quatrième plus importante est l'introduction d'entités nouvelles dans la biosphère. Cette limite concerne toutes les substances chimiques ou biologiques rejetées dans la nature qui menacent la santé humaine, la faune, la flore et les écosystèmes.
Comment en sommes-nous arrivés là ? D'après le Commissariat général au développement durable, la crise actuelle de la biodiversité résulte de l’ensemble des pressions exercées par les activités humaines sur les milieux naturels. De nombreuses causes en sont responsable, mais toutes proviennent de l’activité humaines. En effet, l'urbanisation, les pratiques agricoles, le plastique et la surexploitation des espèces sauvages (pêche, élevage intensif) ont grandement contribué à la détérioration de notre planète.
Quelques bonnes nouvelles ! Une limite est en cours d'amélioration. Il s'agit de la resteuration de la couche d'ozone, grâce aux nombreuses mesures prises depuis 1987 avec le protocole de Montréal visant à réduire la production de substances nocives. Une autre limite reste également non dépassée, c'est l'augmentation de la présence d'aérosols dans l'atmosphère. Si elle venait à être franchie, cela entraînerait une dégradation majeure pour le climat et la santé humaine.
Que faire pour ralentir la progression ? Nous savons que les neuf limites planétaires sont liées entre elles et dépendent les unes des autres. Pour trouver des solutions efficaces, il faut donc prendre en compte leur interdépendance. Il faut sensibiliser, éduquer, comprendre les enjeux et réfléchir à des actions qui vont prendre place sur le long terme. Des petites actions du quotidien, comme manger moins de viande, utiliser l’eau de pluie pour arroser les plantes, privilégier les transports en communs, trier, recycler, privilégier la seconde main et le local, garder ses équipements informatiques le plus longtemps possible, réduire les emballages plastiques, refuser la publicité, chauffer sans excès l’hiver et limiter la climatisation l’été..., peuvent également avoir un impact important sur la préservation de notre planète.
Marie Guerault, Hanaé Gilles

