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Lycée Frédéric Ozanam, Cesson-Sévigné, le 19/05/2026.
Un parcours sensible où la musique est un combat pour exister
Partons à la rencontre du chanteur Allan Théo !
Allan Théo, un artiste emblématique des années 90, est un véritable maître de la lumière. En insufflant une énergie positive à travers sa passion, il établit un lien d'échange. Dans cette interview, il dévoile sa lutte pour créer sa propre musique, ainsi que son affection pour cet art qui est devenu, à présent, sa raison d'être. Je suis parti à la rencontre d’un artiste qui ne veut pas seulement chanter, mais rassembler.
Vous avez découvert votre amour pour la musique vers l’âge de 13 ans grâce à la flûte de pan et le piano. Comment expliquez-vous cette passion ? C’est étrange parce que j’ai toujours eu de la musique dans ma tête, c’est-à-dire qu’enfant, j’entendais, je dansais et je marquais le rythme de musique que je ne connaissais pas. Ce n’étaient pas des musiques connues ou qui passaient à la radio mais je m’amusais à taper le rythme sur des tables... Puis très vite, j’ai voulu apprendre à jouer d’un instrument et j’ai commencé à faire les mélodies que j'imaginais sur un piano. Très vite, les gens que j’avais autour de moi venaient me voir et me disaient qu’ils ressentaient beaucoup d’émotions. Un dialogue se créait alors et c’est comme cela que j’ai trouvé ma place dans la musique. Je ne sais pas pourquoi, la musique a été mon premier moyen de communication à tel point que lorsque je me mettais au piano, je pouvais draguer les filles, moi qui ne savais pas faire le malin. Quand je jouais, on m’écoutait et je pouvais enfin transmettre des choses.
Vous avez traversé plusieurs univers musicaux depuis vos débuts. Comment décririez-vous votre évolution en tant qu’artiste ? Je dis souvent que si j’étais mon propre manager, je deviendrais fou car je change toujours de style. Ce qui se fait très rarement dans ce milieu. A mes débuts en tant que chanteur reconnu, j’ai compris qu’il fallait combiner musique et business pour y arriver. J’étais encadré par une équipe, on m’a fait faire des chansons efficaces, et puis elles ont été diffusées à la radio. Les concerts ont suivi, mais aussi les fans qui connaissent et chantent mes chansons. Enfin, j’ai reçu des disques d’or et j’ai été plébiscité en tant qu’artiste. Mais, comment pourrais-je dire ça ? Je ne pouvais pas faire qu’un style de musique. Je voulais continuer à explorer. D’autant plus que c’est devenu mon métier. Mais comme j’étais très connu et que je possédais une maison de disque, un manager...etc. Tout ce monde a tout fait pour que je reste dans un seul style. Surtout en France, les artistes restent dans leur registre. J'étais donc face à un choix et j’aurais pu continuer ce métier en faisant ce que l’on me disait de faire. C’était très confortable car on ne se pose alors pas de questions et les chances de réussir sont grandes. Ton entourage professionnel réfléchit à ta place en matière de marketing et ils te disent : « Faut plutôt faire quelque chose dans ce style, et puis on va communiquer comme ça ».
Pourtant, j’étais tenté de faire ma propre musique même si je savais que cela allait être très compliqué.Pour moi, c’était abandonner ma liberté. Je voulais considérer ma musique comme un terrain de jeu et non, un métier.
En quoi la musique a-t-elle été un combat dans votre vie ? J’ai besoin de jouer, de m’amuser, de sauter en l’air, d’être fier de moi et d’être en studio. J’ai envie de me retrouver sur scène et de me connecter avec le public. Ce qui m’anime, c’est ma musique. Ce que l’on me dit de faire, j’en suis incapable.
Pendant un an et demi, j’ai été en procès par rapport à mon premier album, pour me libérer de l’équipe qui m’entourait et faire ma propre musique. C’était une bataille, mais je n’avais pas le choix. Quand on est une super star, on ne peut pas revenir en arrière. J’avais beau être interdit bancaire comme je l’ai été et dormir chez des potes parce que je ne pouvais plus payer mon loyer, tu ne peux pas revenir en arrière. Je devais retrouver ma liberté. Je meurs lorsque l’on cherche à me diriger. C’est pour moi la source de la passion. Quand j’ai découvert ma passion, j’ai dû y calquer ma raison de vivre. Ma musique fait partie de mon identité depuis que je suis tout petit.
Est-ce qu’il y a un message que vous voudriez transmettre à celles et ceux qui vous suivent depuis vos débuts ? On sous-estime vraiment la musique et l’importance de nous retrouver sur le même rythme et dans la même énergie. Peu importe qui on est, l’image que l’on a, ce que l’on croit. Aujourd’hui, j’ai la sensation que la musique est le moyen de retrouver de l’humanité, de se retrouver entre êtres humains, avec quelque chose d’instinctif et de tribal ; loin de tous nos problèmes. J’appelle à une révolte lumineuse. C'est savoir, être déterminé, et toujours rire avec ses amis. C'est danser et chanter à tue-tête. Face à la haine, c'est lancer à la face du monde que rien ne ternira notre rage de vivre.
Y a-t-il un souvenir de concert ou de rencontre avec un fan qui vous a particulièrement marqué ? Après la sortie du titre Emmène-moi, j’ai rencontré une fan. Elle m’avait donné une sorte de ruban avec des traits ondulés. Je m'interrogeais sur la nature de ce ruban. Et puis elle m’a dit : “Ce sont les battements de mon cœur.” Elle m’a expliqué qu’elle venait de se faire greffer un nouveau cœur et au moment où elle s’était réveillée et qu’elle a fait son premier électrocardiogramme, il y avait mon titre qui passait sur son écran de télévision. J’ai trouvé ça extraordinaire. Pour moi, c'était un vrai cadeau.
Commentaire Allan Théo n’est pas seulement un artiste, il est le témoin d’un combat intérieur et extérieur, celui de faire vivre sa passion dans un monde qui parfois l’oublie. Sa musique, sa sincérité, son côté showman et son talent de danseur font d’Allan Théo une personnalité au grand cœur. Des titres comme Emmène-moi ou Du vent, aux rythmes les plus dansants de son co-single Morena ; ce chanteur de 54 ans, originaire du Cher, nous rappelle que la musique peut faire sourire, danser ou pleurer, mais surtout qu’elle peut porter un combat intime et sincère. En dehors de la musique, Allan Théo puise son énergie dans le sport et la lecture, deux espaces où il retrouve la même exigence et la même quête de sens. Des activités qui, selon lui, nourrissent sa créativité et renforcent sa détermination à rester fidèle à sa propre voie artistique.
Elodie DEBAINS (TC)
Vous avez découvert votre amour pour la musique vers l’âge de 13 ans grâce à la flûte de pan et le piano. Comment expliquez-vous cette passion ? C’est étrange parce que j’ai toujours eu de la musique dans ma tête, c’est-à-dire qu’enfant, j’entendais, je dansais et je marquais le rythme de musique que je ne connaissais pas. Ce n’étaient pas des musiques connues ou qui passaient à la radio mais je m’amusais à taper le rythme sur des tables... Puis très vite, j’ai voulu apprendre à jouer d’un instrument et j’ai commencé à faire les mélodies que j'imaginais sur un piano. Très vite, les gens que j’avais autour de moi venaient me voir et me disaient qu’ils ressentaient beaucoup d’émotions. Un dialogue se créait alors et c’est comme cela que j’ai trouvé ma place dans la musique. Je ne sais pas pourquoi, la musique a été mon premier moyen de communication à tel point que lorsque je me mettais au piano, je pouvais draguer les filles, moi qui ne savais pas faire le malin. Quand je jouais, on m’écoutait et je pouvais enfin transmettre des choses.
Vous avez traversé plusieurs univers musicaux depuis vos débuts. Comment décririez-vous votre évolution en tant qu’artiste ? Je dis souvent que si j’étais mon propre manager, je deviendrais fou car je change toujours de style. Ce qui se fait très rarement dans ce milieu. A mes débuts en tant que chanteur reconnu, j’ai compris qu’il fallait combiner musique et business pour y arriver. J’étais encadré par une équipe, on m’a fait faire des chansons efficaces, et puis elles ont été diffusées à la radio. Les concerts ont suivi, mais aussi les fans qui connaissent et chantent mes chansons. Enfin, j’ai reçu des disques d’or et j’ai été plébiscité en tant qu’artiste. Mais, comment pourrais-je dire ça ? Je ne pouvais pas faire qu’un style de musique. Je voulais continuer à explorer. D’autant plus que c’est devenu mon métier. Mais comme j’étais très connu et que je possédais une maison de disque, un manager...etc. Tout ce monde a tout fait pour que je reste dans un seul style. Surtout en France, les artistes restent dans leur registre. J'étais donc face à un choix et j’aurais pu continuer ce métier en faisant ce que l’on me disait de faire. C’était très confortable car on ne se pose alors pas de questions et les chances de réussir sont grandes. Ton entourage professionnel réfléchit à ta place en matière de marketing et ils te disent : « Faut plutôt faire quelque chose dans ce style, et puis on va communiquer comme ça ».
Pourtant, j’étais tenté de faire ma propre musique même si je savais que cela allait être très compliqué.Pour moi, c’était abandonner ma liberté. Je voulais considérer ma musique comme un terrain de jeu et non, un métier.
En quoi la musique a-t-elle été un combat dans votre vie ? J’ai besoin de jouer, de m’amuser, de sauter en l’air, d’être fier de moi et d’être en studio. J’ai envie de me retrouver sur scène et de me connecter avec le public. Ce qui m’anime, c’est ma musique. Ce que l’on me dit de faire, j’en suis incapable.
Pendant un an et demi, j’ai été en procès par rapport à mon premier album, pour me libérer de l’équipe qui m’entourait et faire ma propre musique. C’était une bataille, mais je n’avais pas le choix. Quand on est une super star, on ne peut pas revenir en arrière. J’avais beau être interdit bancaire comme je l’ai été et dormir chez des potes parce que je ne pouvais plus payer mon loyer, tu ne peux pas revenir en arrière. Je devais retrouver ma liberté. Je meurs lorsque l’on cherche à me diriger. C’est pour moi la source de la passion. Quand j’ai découvert ma passion, j’ai dû y calquer ma raison de vivre. Ma musique fait partie de mon identité depuis que je suis tout petit.
Est-ce qu’il y a un message que vous voudriez transmettre à celles et ceux qui vous suivent depuis vos débuts ? On sous-estime vraiment la musique et l’importance de nous retrouver sur le même rythme et dans la même énergie. Peu importe qui on est, l’image que l’on a, ce que l’on croit. Aujourd’hui, j’ai la sensation que la musique est le moyen de retrouver de l’humanité, de se retrouver entre êtres humains, avec quelque chose d’instinctif et de tribal ; loin de tous nos problèmes. J’appelle à une révolte lumineuse. C'est savoir, être déterminé, et toujours rire avec ses amis. C'est danser et chanter à tue-tête. Face à la haine, c'est lancer à la face du monde que rien ne ternira notre rage de vivre.
Y a-t-il un souvenir de concert ou de rencontre avec un fan qui vous a particulièrement marqué ? Après la sortie du titre Emmène-moi, j’ai rencontré une fan. Elle m’avait donné une sorte de ruban avec des traits ondulés. Je m'interrogeais sur la nature de ce ruban. Et puis elle m’a dit : “Ce sont les battements de mon cœur.” Elle m’a expliqué qu’elle venait de se faire greffer un nouveau cœur et au moment où elle s’était réveillée et qu’elle a fait son premier électrocardiogramme, il y avait mon titre qui passait sur son écran de télévision. J’ai trouvé ça extraordinaire. Pour moi, c'était un vrai cadeau.
Commentaire Allan Théo n’est pas seulement un artiste, il est le témoin d’un combat intérieur et extérieur, celui de faire vivre sa passion dans un monde qui parfois l’oublie. Sa musique, sa sincérité, son côté showman et son talent de danseur font d’Allan Théo une personnalité au grand cœur. Des titres comme Emmène-moi ou Du vent, aux rythmes les plus dansants de son co-single Morena ; ce chanteur de 54 ans, originaire du Cher, nous rappelle que la musique peut faire sourire, danser ou pleurer, mais surtout qu’elle peut porter un combat intime et sincère. En dehors de la musique, Allan Théo puise son énergie dans le sport et la lecture, deux espaces où il retrouve la même exigence et la même quête de sens. Des activités qui, selon lui, nourrissent sa créativité et renforcent sa détermination à rester fidèle à sa propre voie artistique.
Elodie DEBAINS (TC)

