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Lycée Simone Veil, Liffré, le 03/04/2026.
Rôle du maire, abstention... à quoi s'attendre pour ces municipales 2026 ?
Expert en gouvernance locale, M. Le Bart nous éclaire sur ces élections municipales.
Les 15 et 22 Mars dernier, les français sont allés élire leur maire, leur représentant à l'échelle de la commune. Décryptage de ce scutin.
Le maire, la personnalité politique préférée des français ... "Sa proximité avec ses concitoyens et son autorité bienveillante expliquent cette relation privilégiée" indique C. Le Bart. Ce dernier nous explique que, depuis 1980 et la "décentralisation", l'État a délégué une bonne partie de ses pouvoirs aux maires, que ce soit en urbanisme ou en aménagements publics. Il rappelle également qu'ils peuvent "développer des politiques culturelles et sportives, de démocratie participative, de logement". Enfin, les mairies commencent aussi à investir le terrain de la lutte contre l'insécurité, avec la police municipale. Les élus locaux tendent donc à investir des terrains auparavant réservés à l'État.
... mais une participation en berne Pourtant, même aux élections municipales, on constate une baisse de la participation, autour des 60 %."Cela représente un danger pour la démocratie" selon C. Le Bart, qui reprend l'exemple des scrutins de 2020, où la participation était tombée au plus bas à cause du COVID. "Durant cette élection, des maires ont pu être élus par un dixième des habitants de la commune". C'est donc une tendance qu'il faudrait essayer d'inverser. De plus, "les 18-25 ans ont tendance à moins voter, y compris ceux qui sont très politisés". C. Le Bart explique cet éloignement des urnes par le fait que les jeunes générations seraient "plus préoccupées par les grandes questions nationales". Elles ont un avis sur Mélenchon et Bardella mais pas forcément sur les problèmes communaux. Enfin, la mobilité des jeunes est aussi un facteur de cette baisse de participation : "les étudiants qui vivent chez leurs parents mais font leurs études dans une autre ville se fichent un peu des municipales".
Milan Elleouet
Le maire, la personnalité politique préférée des français ... "Sa proximité avec ses concitoyens et son autorité bienveillante expliquent cette relation privilégiée" indique C. Le Bart. Ce dernier nous explique que, depuis 1980 et la "décentralisation", l'État a délégué une bonne partie de ses pouvoirs aux maires, que ce soit en urbanisme ou en aménagements publics. Il rappelle également qu'ils peuvent "développer des politiques culturelles et sportives, de démocratie participative, de logement". Enfin, les mairies commencent aussi à investir le terrain de la lutte contre l'insécurité, avec la police municipale. Les élus locaux tendent donc à investir des terrains auparavant réservés à l'État.
... mais une participation en berne Pourtant, même aux élections municipales, on constate une baisse de la participation, autour des 60 %."Cela représente un danger pour la démocratie" selon C. Le Bart, qui reprend l'exemple des scrutins de 2020, où la participation était tombée au plus bas à cause du COVID. "Durant cette élection, des maires ont pu être élus par un dixième des habitants de la commune". C'est donc une tendance qu'il faudrait essayer d'inverser. De plus, "les 18-25 ans ont tendance à moins voter, y compris ceux qui sont très politisés". C. Le Bart explique cet éloignement des urnes par le fait que les jeunes générations seraient "plus préoccupées par les grandes questions nationales". Elles ont un avis sur Mélenchon et Bardella mais pas forcément sur les problèmes communaux. Enfin, la mobilité des jeunes est aussi un facteur de cette baisse de participation : "les étudiants qui vivent chez leurs parents mais font leurs études dans une autre ville se fichent un peu des municipales".
Milan Elleouet

