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SPACE, Rennes Cedex, le 16/06/2026.
Faut-il limiter l'agrandissement des exploitations agricoles ?
La pression foncière sur les terres agricoles en France ne cesse d'augmenter. Les exploitations françaises sont de plus en plus grandes tandis que l'installation des jeunes se compliquent. Un équilibre entre performance et reprise de ferme à trouver ?
Depuis le remembrement dans les années 1960, les exploitations agricoles françaises n’ont cessé de s’agrandir, tant en surface qu’en nombre d’animaux. Mais aujourd’hui, cet agrandissement progressif nous fait atteindre des surfaces par agriculteur parfois très importantes. Si la taille moyenne des exploitations est passée de 40 ha en 2000 à 63 ha en 2016, puis à 93 ha en 2023, certaines ont augmenté leur SAU (surface agricole utile) dans des proportions bien plus importantes.
Aujourd’hui, une question se pose : faut-il limiter l’agrandissement afin de permettre aux petites exploitations de se développer et de faciliter l’installation des jeunes, qui se retrouvent souvent face à des structures bien trop chères et difficiles à reprendre, surtout pour ceux qui ne sont pas issus du milieu agricole ?Cependant, la France perd chaque année de la SAU, notamment avec le rachat de terres pour y construire différents types de bâtiments. Par ailleurs, le prix des cultures de vente baisse chaque année. L’envie des agriculteurs de s’étendre est donc de plus en plus forte, ce qui entraîne une augmentation de la pression foncière sur l’Hexagone. La loi, grâce à la SAFER, limite l’agrandissement des entreprises agricoles en privilégiant les dossiers des jeunes installés et des plus petites exploitations. Mais cela reste limité, la réalité est bien souvent différente puisque les grandes exploitations réussissent encore à s’étendre.
Brieuc BELBÉOCH
Aujourd’hui, une question se pose : faut-il limiter l’agrandissement afin de permettre aux petites exploitations de se développer et de faciliter l’installation des jeunes, qui se retrouvent souvent face à des structures bien trop chères et difficiles à reprendre, surtout pour ceux qui ne sont pas issus du milieu agricole ?Cependant, la France perd chaque année de la SAU, notamment avec le rachat de terres pour y construire différents types de bâtiments. Par ailleurs, le prix des cultures de vente baisse chaque année. L’envie des agriculteurs de s’étendre est donc de plus en plus forte, ce qui entraîne une augmentation de la pression foncière sur l’Hexagone. La loi, grâce à la SAFER, limite l’agrandissement des entreprises agricoles en privilégiant les dossiers des jeunes installés et des plus petites exploitations. Mais cela reste limité, la réalité est bien souvent différente puisque les grandes exploitations réussissent encore à s’étendre.
Brieuc BELBÉOCH

