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Lycée Charles Péguy, Gorges, le 08/01/2026.
Une journée enrichissante axée sur la sécurité
Le vendredi 15 novembre, le lycée accueille les gendarmes et les pompiers pour un exercice grandeur nature. Une trentaine d'élèves sont missionnés pour jouer le rôle des victimes.
Lors de cette journée pas comme les autres, 215 élèves et 7 enseignants ont eu la chance de participer à un exercice attentat-intrusion.
Le déroulement Dès neuf heures, les élèves, accompagnés de leurs professeurs, sont déjà présents dans la Stella pour découvrir le déroulement de l'exercice. Les commerces voisins, la mairie et la presse sont informés afin de ne pas alerter les alentours. Une trentaine d'élèves sont missionnés pour jouer le rôle de victimes. Deux groupes se forment : une partie retourne en classe tandis que l'autre se prépare en se maquillant et en s'habillant afin de rendre l'entraînement encore plus réaliste. Pendant que les élèves et leurs enseignants attendent patiemment le commencement, les victimes se cachent dans chaque recoin du bâtiment, les assaillants et les forces de l'ordre se préparent au retentissement de l'alarme... 10h30, cette dernière retentit. Les élèves se barricadent et appréhendent l'arrivée des attaquants qui tentent en vain d'entrer dans les salles, puis continuent leur chemin pour prendre une classe en otage. Après une longue attente, les participants sont alors allongés sous les tables, le GIGN (Groupe d'Intervention de la Gendarmerie Nationale) rentre dans le bâtiment et évacue les classes une par une. Les élèves sont escortés dehors, où ils se retrouvent entourés de camions de pompiers et de victimes.Une victime raconte Parmi les 215 élèves ayant participé à cette journée, une trentaine a eu l'opportunité de jouer le rôle de victime. C'est le cas de Faustine Bodin, élève en classe de terminale A, qui nous raconte son expérience. Lors de la préparation, encadrée par le SDIS, elle est missionnée pour simuler être une victime touchée par balles au bras et à la jambe. On la maquille et lui donne des habits tâchés de faux sang pour pouvoir être au plus proche de la réalité. Une fois préparée, elle reçoit les instructions suivantes : "se cacher dans la Stella, ne pas bouger, ne pas marcher, se laisser porter et parler en simulant douleur, fatigue et angoisse lors des échanges avec les secours". Elle nous raconte alors que "l'attente a été très longue" puisque les intervenants ont mis du temps à la trouver. On peut dire que l'atmosphère est lourde et pesante. Elle voit les assaillants, "qui jouent leurs rôles à merveille", pénétrer dans la Stella où elle s'est cachée pour prendre en otage un autre élève jouant le rôle de victime. S'en suit une négociation entre les assaillants et le GIGN pour la libération de cette victime mais également de l'ensemble des élèves présents dans la Stella. Suite à cela, le SDIS la trouve et elle utilise alors ses capacités théâtrales pour rentrer au maximum dans son rôle et améliorer l'expérience des secours. Elle simule une crise d'angoisse : "J'étais tellement dedans que j'ai commencé à trembler et à pleurer pour de vrai". Ils l'escortent alors en dehors du bâtiment et elle rejoint le reste des victimes. C'est la fin d'une journée plus que marquante pour cette élève.
Le but de l'exercice Nous avons échangé à ce sujet avec David Regnouf, commandant de l'antenne du SDIS 44 (Service Départemental d'Incendie et de Secours), et Romain, dont le nom restera secret, capitaine du GIGN (Groupe d'Intervention de la Gendarmerie Nationale) dont l'antenne se situe à Nantes. Ces derniers nous expliquent alors que cet entraînement a été rendu possible grâce à Jean-Michel Boussonnière, directeur administratif et financier du lycée Charles-Péguy, et à un parent d'élève faisant partie du SDIS. C'est la première fois qu'un exercice d'une telle envergure est organisé au sein du lycée, et c'est une vraie chance pour les élèves comme pour les intervenants. Ils nous apprennent que cette journée fut un exercice "novi", c'est-à-dire un "exercice nombreuses victimes". Il permet de sensibiliser élèves et intervenants aux blessures par balles afin qu'ils puissent adopter les gestes de premiers secours nécessaires dans ce genre de situations. Ces entraînements sont réalisés sous demande du SDIS pour travailler la coordination entre forces de l'ordre et secours. Ce type de préparation peut être réalisée au sein de centres commerciaux, d'enceintes sportives, ou encore de lieux à forte concentration de personnes. Ainsi, ces exercices sont aussi bénéfiques pour nous, lycéens, que pour les forces de l'ordre et les secours.
Nora Salliot, TG
Anaïs Berisset, TC
Le déroulement Dès neuf heures, les élèves, accompagnés de leurs professeurs, sont déjà présents dans la Stella pour découvrir le déroulement de l'exercice. Les commerces voisins, la mairie et la presse sont informés afin de ne pas alerter les alentours. Une trentaine d'élèves sont missionnés pour jouer le rôle de victimes. Deux groupes se forment : une partie retourne en classe tandis que l'autre se prépare en se maquillant et en s'habillant afin de rendre l'entraînement encore plus réaliste. Pendant que les élèves et leurs enseignants attendent patiemment le commencement, les victimes se cachent dans chaque recoin du bâtiment, les assaillants et les forces de l'ordre se préparent au retentissement de l'alarme... 10h30, cette dernière retentit. Les élèves se barricadent et appréhendent l'arrivée des attaquants qui tentent en vain d'entrer dans les salles, puis continuent leur chemin pour prendre une classe en otage. Après une longue attente, les participants sont alors allongés sous les tables, le GIGN (Groupe d'Intervention de la Gendarmerie Nationale) rentre dans le bâtiment et évacue les classes une par une. Les élèves sont escortés dehors, où ils se retrouvent entourés de camions de pompiers et de victimes.Une victime raconte Parmi les 215 élèves ayant participé à cette journée, une trentaine a eu l'opportunité de jouer le rôle de victime. C'est le cas de Faustine Bodin, élève en classe de terminale A, qui nous raconte son expérience. Lors de la préparation, encadrée par le SDIS, elle est missionnée pour simuler être une victime touchée par balles au bras et à la jambe. On la maquille et lui donne des habits tâchés de faux sang pour pouvoir être au plus proche de la réalité. Une fois préparée, elle reçoit les instructions suivantes : "se cacher dans la Stella, ne pas bouger, ne pas marcher, se laisser porter et parler en simulant douleur, fatigue et angoisse lors des échanges avec les secours". Elle nous raconte alors que "l'attente a été très longue" puisque les intervenants ont mis du temps à la trouver. On peut dire que l'atmosphère est lourde et pesante. Elle voit les assaillants, "qui jouent leurs rôles à merveille", pénétrer dans la Stella où elle s'est cachée pour prendre en otage un autre élève jouant le rôle de victime. S'en suit une négociation entre les assaillants et le GIGN pour la libération de cette victime mais également de l'ensemble des élèves présents dans la Stella. Suite à cela, le SDIS la trouve et elle utilise alors ses capacités théâtrales pour rentrer au maximum dans son rôle et améliorer l'expérience des secours. Elle simule une crise d'angoisse : "J'étais tellement dedans que j'ai commencé à trembler et à pleurer pour de vrai". Ils l'escortent alors en dehors du bâtiment et elle rejoint le reste des victimes. C'est la fin d'une journée plus que marquante pour cette élève.
Le but de l'exercice Nous avons échangé à ce sujet avec David Regnouf, commandant de l'antenne du SDIS 44 (Service Départemental d'Incendie et de Secours), et Romain, dont le nom restera secret, capitaine du GIGN (Groupe d'Intervention de la Gendarmerie Nationale) dont l'antenne se situe à Nantes. Ces derniers nous expliquent alors que cet entraînement a été rendu possible grâce à Jean-Michel Boussonnière, directeur administratif et financier du lycée Charles-Péguy, et à un parent d'élève faisant partie du SDIS. C'est la première fois qu'un exercice d'une telle envergure est organisé au sein du lycée, et c'est une vraie chance pour les élèves comme pour les intervenants. Ils nous apprennent que cette journée fut un exercice "novi", c'est-à-dire un "exercice nombreuses victimes". Il permet de sensibiliser élèves et intervenants aux blessures par balles afin qu'ils puissent adopter les gestes de premiers secours nécessaires dans ce genre de situations. Ces entraînements sont réalisés sous demande du SDIS pour travailler la coordination entre forces de l'ordre et secours. Ce type de préparation peut être réalisée au sein de centres commerciaux, d'enceintes sportives, ou encore de lieux à forte concentration de personnes. Ainsi, ces exercices sont aussi bénéfiques pour nous, lycéens, que pour les forces de l'ordre et les secours.
Nora Salliot, TG
Anaïs Berisset, TC

