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Lycée Charles Péguy, Gorges, le 11/05/2026.
Une visite de la maison Gainsbourg à Paris
Elle est ouverte au public depuis 2023, à l'initiative de sa fille Charlotte. Découvrez l'univers de l'artiste sous un nouvel angle.
5 bis rue de Verneuil, Paris. A quelques rues du Louvre, se trouve une maison dont la façade est recouverte de graffitis et de mots témoignant l’admiration pour l’homme qui y a vécu : Serge Gainsbourg (1928-1991).
En poussant la porte d’entrée, le visiteur est directement plongé dans le salon. Le regard se pose en premier sur le piano à queue au centre de la pièce. Il semble que le propriétaire des lieux s’y soit assis il y a quelques minutes. Tout est encore intact et inchangé, jusqu’aux journaux du siècle passé au mur, et aux mégots de cigarettes sur la table basse. La voix de sa fille, Charlotte Gainsbourg, résonne dans nos oreilles et nous guide à travers les différentes pièces.
Elle nous invite à pousser les portes de sa maison d’enfance, et nous offre le privilège de rentrer dans l’intimité de la famille Gainsbourg. Le ton est juste, ni impersonnel, ni impudique. Le visiteur ne se sent pas comme un intrus, mais plutôt comme un invité le temps d’une demi-heure.
Nous montons ensuite lentement les escaliers étroits. A l’étage, l’atmosphère est tout aussi chaleureuse. Une légère odeur de cigarette et d’alcool mêlés flotte encore dans l’air. Nous longeons donc le couloir, et à chaque pièce nous en apprenons plus sur la vie de Gainsbourg. Humblement, nous passons par le dressing, la chambre d’enfant, la salle de bains, le bureau…Le style de vie n’est pas celui d’une star, mais plutôt celui d’un artiste père de famille.
Une fois la visite terminée, le profil de Serge Gainsbourg tatoué à l'encre noire sur notre avant-bras comme une preuve de notre passage chez lui, nous nous dirigeons vers le musée. Ses archives personnelles y sont exposées, retraçant les différentes périodes de sa carrière et de sa vie. Nous passons ensuite par le "Gainsbar", et finissons notre visite par la boutique, où sont notamment vendues les répliques de son célèbre ensemble en jean Lee Cooper. Nous quittons donc la rue de Verneuil, avec en tête la douce mélodie de Je suis venu te dire que je m'en vais...
Garance Perraud, TC

