Le cancer du sein, parlons-en !

Une femme sur neuf risque de développer un cancer du sein. Chaque année, le dépistage précoce permet de sauver des milliers de vie.
Ruban Rose (Crédit photo : Pixabay)
Lorsque l'on est atteint d'un cancer, c'est qu'il y a une présence de cellules anormales dans notre corps. Celles-ci se multiplient de façon incontrôlées.
Dans le cas du cancer du sein, les cellules peuvent rester dans le sein ou se répandre dans le corps. Cela forme une masse appelée une tumeur. La plupart du temps, la progression de cette maladie prend plusieurs mois, voire quelques années.
Le cancer du sein est le cancer le plus diagnostiqué chez les femmes, en France. Il survient, la plupart du temps, après 50 ans.
Le taux de survie cinq ans après le diagnostic varie selon l'âge et le type de cancer. Certains sont dits « agressifs » et évoluent très rapidement, mais d'autres sont beaucoup plus lents.
Le nombre de personnes atteintes du cancer du sein a légèrement augmenté au cours des dernières années.
Cependant, le taux de mortalité a continuellement diminué, grâce notamment aux progrès réalisés en matière de dépistage.
Il faut savoir que les hommes peuvent également en être touchés, ils représentent 1 % de l'ensemble des cas.

Le combat continu, grâce à la mobilisation des associations Aujourd'hui, il existe plusieurs associations créées pour lutter contre le cancer du sein en nous informant, en dialoguant et en se mobilisant.
En 2019, l'association le cancer du sein, Parlons-en ! a mit en place sa 20e campagne d'informations et de sensibilisation pour le cancer du sein. Elle se prénomme désormais Ruban Rose. Devenu le signe de ralliement pour toutes les personnes engagées dans le combat contre la maladie.
Ce 26 septembre, comme depuis quelques années, aura lieu un moment fort du lancement d'Octobre Rose avec l'illumination de la Tour Eiffel aux couleurs du Ruban Rose. Ce même jour, grâce aux soutiens de ses partenaires et des nombreux dons, l'association remettra 300 000 € à la recherche, en récompensant cinq chercheurs. Depuis la création des Prix Ruban Rose en 2003, ce sont ainsi plus de 2 000 000 € qui ont été distribués pour la lutte contre le cancer du sein.
Des témoignages libérant parole des femmes Chaque année, environ 54 000 femmes sont touchées par le cancer du sein.
Beaucoup d'entre elles ont livré des témoignages poignants à ce sujet, comme c'est le cas dans le livre connu sous le nom Sous la plume des femmes, réalisé lors d'un atelier d'écriture, initié par le comité CFDCS74 (Comité Féminin du Cancer du Sein 74) qui a pour objectif d'encourager le public à la prévention.
Lors de cette dure épreuve, les femmes font face à leur émotion : « D'abord, peur de la confirmation du diagnostic cancer, peur de l'inconnu, de l'opération. Qu'est-ce qu'on va réellement m'enlever ? Puis la peur d'en parler, du regard, de la compréhension, de la pitié des autres. Peur de craquer, de ne pas faire face. Peur à chaque examen médical, à chaque mammographie, à chaque échographie. Peur que cela recommence, se généralise. Enfin, peur de devenir un jour dépendante, incapable de diriger ma vie, de devoir me contenter de la subir, incapable de vivre ou de mourir correctement. »
« Je dois apprendre à regarder mon corps, ma cicatrice » Elles doivent retrouver un nouveau corps, il faut alors un temps d'adaptation pour à nouveau s'accepter tel qu'elles sont : « Être bien dans son corps, dans son être, un souhait que j'avais comme beaucoup sans y parvenir vraiment. Avec le regard de celle qui aurait voulu être plus mince, plus musclée, plus... Et puis, survient le choc chirurgical. Après avoir sauvé ma peau, je dois apprendre à regarder mon corps, ma cicatrice. Je mettrai beaucoup de temps à oser le miroir et affronter l'absence de symétrie. Près de deux ans passeront avant de décider la reconstruction évoquée dès le début par mon époux. La parole de ma fille sera finalement décisive. Me voyant hésiter, elle me dira du haut de ses neuf ans : Maman, si tu ne le fais pas, tu le regretteras. Je voudrais juste leur dire merci de m'avoir encouragée à me retrouver dans mon nouveau corps ».
«  La vie est un cœur
qui bat... »

C'est une nouvelle page de leur histoire qui se tourne... « La vie est un cœur qui bat jusqu'à sa mort. Dès cette première respiration, il faut se battre. La vie est un long chemin de bonheurs, d'obstacles et de tristesses. La vie c'est être en phase avec soi-même. C'est un vrai combat. Il faut aimer la vie. »
Le combat est un long chemin à parcourir. Retrouver le sourire, après ces larmes, des envies, des désirs, des plaisirs. Être entourée de ses proches est important, se sentir soutenue et pouvoir compter sur eux. C'est peut-être anodin pour nous, mais essentiel, pour elles.
Le « après de la maladie » « Après tous ces traitements, je reprends goût à la vie, envie de sortir, de vivre enfin. Je sors la tête de l'eau, j'apprends peu à peu à me reconstruire. Il y a l'avant, le pendant et l'après de la maladie qui n'est pas une mince affaire car il y a tout à reconstruire, on ne se sent pas comme avant, quelque chose a changé au plus profond de nous. J'ai pris conscience que la vie peut nous filer entre les doigts, n'importe quand, à n'importe quel âge. Et que la vie mérite d'être vécue. »
Tiffany GUIMARD.
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