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MFR 44, Carquefou, le 19/12/2025.

Génocide : ce mot très fort pose question

Que comprennent les jeunes de 14 ans de ce mot très utilisé aujourd'hui ?
Un acrostiche pour réfléchir (Crédit photo : MFR du Val d'Erdre)
MFR du Val d'Erdre
Un acrostiche pour réfléchir

Le mot génocide apparaît souvent dans les manuels, les documentaires, ou encore dans les actualités. Pour beaucoup de collégiens, c’est un terme qu’on connaît… sans vraiment savoir ce qu’il implique.
Comment réagissent les jeunes ? « Quand j’entends le mot “génocide”, j’ai tout de suite le sentiment que c’est pire qu’une guerre  » dit Elya, 14 ans.
« Mais est-ce qu’on peut dire génocide si des gens meurent juste à cause des combats ? Où est l’intention ? » ajoute Gabin, jeune en 4e.
« Ça me rend triste parce que ça parle d’un peuple entier, pas juste de soldats ! » s’inquiète Adèle, aussi en classe de 4e.
Pourquoi c’est important d’en parler ? Pour beaucoup, découvrir les génocides, c’est aussi comprendre le rôle de la mémoire : « On ne peut pas faire comme si ça n’était jamais arrivé. Si personne ne se rappelle, ça peut recommencer », affirme Maxime, 14 ans.
Les jeunes réagissent souvent avec empathie. Ils s’identifient aux victimes, parfois à leur âge, à leurs rêves interrompus.
Étudier, parler des génocides n’est pas seulement une leçon d’Histoire : c’est aussi une éducation à la tolérance, dans un monde où les réseaux sociaux diffusent rapidement des rumeurs, des discriminations ou des propos racistes. Les jeunes doivent être capables de percevoir le danger.
Et Gaza dans tout ça ? Ces derniers mois, plusieurs organisations très importantes (comme Amnesty International) ont analysé la situation à Gaza dans le cadre de la guerre menée par Israël en riposte aux attaques du Hamas le 7 octobre 2023 et affirment que certaines actions pourraient correspondre à la définition juridique d’un génocide.
Amnesty International parle « d’une intention de détruire physiquement » une partie de la population palestinienne.
« Des personnes âgées, des femmes, des enfants, des bébés ! Quel danger ils représentent quand ils sont désarmés ?! C’est une boucherie, un vrai génocide selon moi. » s’exclame Tyanis, 14 ans.
En conclusion, pour nos jeunes 4e, parler des génocides, c’est apprendre à dire non à l’injustice et oui au respect.
La classe de 4e MFR du Val d'Erdre
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