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MFR 44, Carquefou, le 19/12/2025.
Le 11 Novembre vu par les jeunes
Indifférence, curiosité, ou encore importance du devoir de mémoire... La date anniversaire de l'armistice de 1918 suscite des réactions diverses.
Chaque année, le 11 novembre, la France commémore l’Armistice de 1918, qui mit fin à la Première Guerre mondiale. Dans les villes et les villages, on dépose des gerbes, on observe une minute de silence… Mais en 2025, est-ce que cette journée parle encore vraiment aux jeunes ?
“On en entend parler, mais on ne se sent pas concernés” A la MFR de Riaillé, beaucoup de jeunes connaissent la date, mais pas toujours sa signification précise.
“Je sais que c’est pour la fin d’une guerre, mais j’avoue que j’oublie toujours laquelle !”, sourit Mélina.
“C’est un jour férié, donc on est contents, mais on ne pense pas forcément à pourquoi on ne va pas en cours”, ajoute Steven.
Pour certains, le devoir de mémoire est loin de leurs préoccupations quotidiennes : “C’est difficile de se sentir touché par quelque chose qui s’est passé il y a plus de cent ans. On n’a plus de lien direct avec cette époque”, explique Titouan.
“Mais si on oublie, on recommence” D’autres, au contraire, pensent qu’il est essentiel de continuer à se souvenir collectivement.
“Mes arrière-arrière-grands-parents ont vécu la guerre, alors pour moi, c’est pas juste du passé, c’est une histoire de famille”, raconte Rose.
“On a besoin de ces moments pour se rappeler que la paix n’est jamais tout à fait gagnée. Même si on vit dans un autre monde aujourd’hui, les mêmes erreurs peuvent revenir”, ajoute Audric.
La monitrice d’histoire-géo, Mme V., partage ce point de vue :
“Le 11 novembre, c’est un rappel des valeurs de solidarité, de courage et de paix. Et ces valeurs-là, elles ne vieillissent pas.”
Se souvenir, mais autrement ? Les jeunes Mineurs Non Accompagnés qu’accueille la MFR ont un avis et une expérience un peu différente du souvenir collectif.
« Chez nous, en Guinée, la mémoire, c’est la fête ! On fête ensemble quelque chose pour s’en souvenir, comme l’indépendance de notre pays par exemple ou bien l’agression portugaise », explique Daouda.
Cette dernière réflexion pose la question du ton peut-être un peu trop solennel, trop « adulte » des cérémonies commémoratives : « Les jeunes pourraient se sentir plus concernés s’ils étaient impliqués dans des projets comme des expos, des vidéos ou même des chansons » estime Mme V.
Entre indifférence, curiosité et envie de comprendre, les jeunes oscillent entre distance et engagement. Mais une idée revient souvent : le souvenir n’a de sens que s’il nous parle aujourd’hui.
Les 3e et CAPa 2 MFR du Val d'Erdre
“On en entend parler, mais on ne se sent pas concernés” A la MFR de Riaillé, beaucoup de jeunes connaissent la date, mais pas toujours sa signification précise.
“Je sais que c’est pour la fin d’une guerre, mais j’avoue que j’oublie toujours laquelle !”, sourit Mélina.
“C’est un jour férié, donc on est contents, mais on ne pense pas forcément à pourquoi on ne va pas en cours”, ajoute Steven.
Pour certains, le devoir de mémoire est loin de leurs préoccupations quotidiennes : “C’est difficile de se sentir touché par quelque chose qui s’est passé il y a plus de cent ans. On n’a plus de lien direct avec cette époque”, explique Titouan.
“Mais si on oublie, on recommence” D’autres, au contraire, pensent qu’il est essentiel de continuer à se souvenir collectivement.
“Mes arrière-arrière-grands-parents ont vécu la guerre, alors pour moi, c’est pas juste du passé, c’est une histoire de famille”, raconte Rose.
“On a besoin de ces moments pour se rappeler que la paix n’est jamais tout à fait gagnée. Même si on vit dans un autre monde aujourd’hui, les mêmes erreurs peuvent revenir”, ajoute Audric.
La monitrice d’histoire-géo, Mme V., partage ce point de vue :
“Le 11 novembre, c’est un rappel des valeurs de solidarité, de courage et de paix. Et ces valeurs-là, elles ne vieillissent pas.”
Se souvenir, mais autrement ? Les jeunes Mineurs Non Accompagnés qu’accueille la MFR ont un avis et une expérience un peu différente du souvenir collectif.
« Chez nous, en Guinée, la mémoire, c’est la fête ! On fête ensemble quelque chose pour s’en souvenir, comme l’indépendance de notre pays par exemple ou bien l’agression portugaise », explique Daouda.
Cette dernière réflexion pose la question du ton peut-être un peu trop solennel, trop « adulte » des cérémonies commémoratives : « Les jeunes pourraient se sentir plus concernés s’ils étaient impliqués dans des projets comme des expos, des vidéos ou même des chansons » estime Mme V.
Entre indifférence, curiosité et envie de comprendre, les jeunes oscillent entre distance et engagement. Mais une idée revient souvent : le souvenir n’a de sens que s’il nous parle aujourd’hui.
Les 3e et CAPa 2 MFR du Val d'Erdre

