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MFR 44, Carquefou, le 20/07/2026.

Pourquoi parler de sexualité à l’école ?

Les jeunes 4e de la MFR de Riaillé donnent leur avis.
Parler sexualité, c’est aussi se protéger. (Crédit photo : MFR du Val d'Erdre)
MFR du Val d'Erdre
Parler sexualité, c’est aussi se protéger.
Aujourd’hui, on entend parler de sexualité très tôt : réseaux sociaux, vidéos, séries, discussions entre amis… Pourtant, beaucoup d'entre nous disent manquer d’informations fiables et de lieux où poser leurs questions sans être jugés.
A ce sujet, une de nos camarades de 4e dit que « C’est justement le rôle de l’EVARS (Éducation à la Vie Affective, Relationnelle et Sexuelle) : nous permettre de mieux comprendre notre corps, nos émotions, les relations aux autres, le consentement et la prévention. »
Pour nous, ces temps d’échange ont toute leur place à l’école. « Franchement, on voit plein de choses sur internet, mais on ne sait pas ce qui est vrai. À l’école, au moins, on peut poser des questions. » lance un autre camarade.
Comprendre, prévenir, respecter Ces séances permettent surtout de mieux comprendre certains sujets importants :le consentement, les relations amoureuses, les moyens de contraception, les infections sexuellement transmissibles, le respect dans le couple, les différences et les orientations.
On est plusieurs à penser aussi que cela aide à lutter contre les idées fausses et les comportements irrespectueux :
« Ça permet de comprendre qu’une blague peut mettre quelqu’un mal à l’aise » rétorque un jeune, qui poursuit : « On apprend le respect, pas juste la sexualité. »
Tout le monde ne peut pas forcément parler librement de ces sujets à la maison. « Chez moi, ce n’est pas un sujet dont on parle. Donc je trouve ça important qu’on puisse en discuter à l’école », affirme une camarade.
Des freins et des gênes… mais un sujet nécessaire Même si beaucoup trouvent ces interventions utiles, certains reconnaissent qu’il peut y avoir de la gêne : peur du regard des autres, peur de poser une “question bête”, sujets intimes, rires ou moqueries dans le groupe : « Au début, tout le monde rigole… mais après on écoute quand même », dit un jeune de notre classe.
Pour plusieurs d'entre nous, la manière d’aborder les séances est importante. Nous apprécions particulièrement, les échanges sans jugement, les intervenants qui parlent simplement ou encore les groupes où chacun peut s’exprimer : « Quand on peut parler librement sans se faire juger, c’est cool », affirme une autre jeune 4e.
Une éducation pour grandir Pour nous, jeunes de 4e, parler de sexualité à l’école ne se résume pas à “parler de sexe”.
C’est, surtout, apprendre à se respecter, à respecter les autres, à faire des choix éclairés et à mieux comprendre les relations humaines.
L’EVARS apparaît donc comme un espace d’information, de prévention et de dialogue essentiel pour nous accompagner dans notre construction personnelle.
Les 4e MFR de Riaillé
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