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Lycée Renaudeau-La Mode, Cholet, le 31/03/2026.
Le CVL et le CMJ, une manière pour les jeunes de faire entendre leur voix
Grâce à différentes instances comme le Conseil de la Vie Lycéenne ou le Conseil Municipal des Jeunes, il n'y a qu'un pas à franchir pour un engagement des jeunes en politique... un pas qu'ils ne font pas si facilement. Pourquoi ?
AFP/Archives / BERTRAND GUAY
Des lycéennes avec leurs téléphones portables dans un établissement scolaire à Montsoult (Val-d'Oise), le 14 janvier 2026
« La plupart des jeunes en dessous de 18 ans ne se sentent pas concernés par la vie politique ».
Cette affirmation parfois entendue dans les médias ou dans des études nous a questionnés. La jeunesse se désintéresse-t-elle réellement à la politique ? Pour quelles raisons ?
Dans le contexte des élections municipales, nous nous sommes intéressés à l’engagement politique des jeunes au sein des collèges et lycées du Choletais. Les collégiens approchés n’ont globalement pas d'intérêt pour la politique et ne connaissent pas les dates des élections municipales. Ils considérent la politique comme un sujet d’adultes, une responsabilité qu’ils n’ont pas encore à endosser. Il en va de même pour un grand nombre de lycéens. Ce manque d’intérêt peut être dû à plusieurs causes. Premièrement, l’inaccessibilité au milieu politique du fait de la complexité des discours ou des enjeux. En effet, au premier abord, la politique semble être un domaine très complexe qui demande une certaine appétence et dans lequel beaucoup de jeunes ont peur de s’aventurer. De plus, les moins de 18 ans ressentent l’impossibilité d’être pris au sérieux à cause de leur âge.
Ils doutent aussi d’avoir un réel impact ou encore ne se sentent pas légitimes de s’y intéresser en raison de leur incapacité à voter.
Nous avons tout de même pu constater que certains sont fortement engagés politiquement. Plusieurs affirment se positionner sur l’échiquier politique, soutenir un parti, participer à des manifestations ou encore débattre régulièrement avec leur entourage.
La situation est donc complexe, voyons concrètement comment les jeunes peuvent faire entendre leur voix à Cholet.
Le conseil municipal des jeunes (CMJ) Pourtant, il existe plusieurs instances permettant aux jeunes de faire entendre leur voix. Le CMJ a pour mission d'initier les collégiens à la vie politique et de mettre en avant leurs idées et initiatives pour améliorer la vie à Cholet. Cette instance a également pour mission de mettre en place des projets au bénéfice de tous. Ces idées et projets doivent ensuite être validés par le Conseil municipal et le maire afin d’être mis en oeuvre.
Nous avons interrogé un ancien membre du CMJ pour comprendre concrètement quel est le rôle des élus et comment ils exercent leur fonction. Il affirme que ce Conseil permet réellement aux jeunes de s’exprimer, que leur opinion est prise en compte et que tout le monde peut contribuer aux différents projets mis en œuvre. Par ailleurs, ces derniers sont présentés en grande partie à l’initiative des élus collégiens.
« Nous créions des sortes de cartes mentales pour identifier les conditions à remplir afin de mener ces projets, nous étions ensuite mis en contact avec des associations ou d’autres instances pour les mener à bien ».
C’est une expérience très enrichissante pour les élus du CMJ. Elle leur permet d’avoir des responsabilités. Ils ont un pouvoir de décision sur ce qu'il se passe dans leur ville. De plus, on leur accorde de la confiance malgré leur jeune âge, ils se sentent donc valorisés.
Le conseil de vie lycéenne (CVL) A une plus petite échelle, dans chaque lycée se trouve le CVL. C’est une instance officielle où siègent dix élèves élus par leurs camarades. Elle permet le dialogue entre les lycéens et l’équipe éducative. Elle a pour but la mise en place de projets afin de rendre plus agréable la vie lycéenne. Nous avons eu la chance d’obtenir une interview exclusive de la vice-présidente du CVL du lycée Renaudeau, Margot Lebec, élève en Terminale.
Pensez-vous que le CVL permet concrètement aux élèves de s’exprimer et d’avoir un impact sur leur lycée ? Le CVL est une instance essentielle permettant aux élèves de s’exprimer. Malgré cela, elle est souvent inconnue des élèves et donc mal exploitée, ce qui l’empêche d’avoir un vrai impact. C’est pour ça que, cette année, les élus du CVL cherchent à le mettre davantage en avant.
Pensez-vous que l’avis et les besoins des élèves sont pris en compte grâce à cette instance ? Forcément, l’avis des élèves est pris en compte, nous sommes les principaux acteurs au sein du lycée. Ainsi l’administration et l’équipe éducative font au mieux pour nous écouter. Malgré tout, parfois, il faut savoir faire certaines concessions. Je pense que globalement, au lycée Renaudeau, nous avons la chance d’être écoutés pleinement.
Comment mettez-vous en place des projets ? Cette année, nous essayons de nous réunir au moins une fois par mois. Durant ces réunions, nous avons l’opportunité de proposer des projets aux équipes éducatives et de travailler dessus ensemble. Cela prend du temps, mais nous faisons au mieux pour apporter du concret, et améliorer la vie lycéenne.
Margot Lebec rappelle l’importance de mettre en valeur ce type d’instance encore trop méconnue. C’est une problématique que la vice-présidente et les autres membres du CVL du lycée Renaudeau soulèvent et tentent de résoudre, car le CVL a un réel pouvoir décisionnaire. Il permet aux lycéens d’avoir un impact concret sur leur établissement scolaire. De plus, en mettant en valeur les engagements dans des instances telles que le CVL, cela permet d’inciter les jeunes à prendre position, défendre leurs idées, organiser des projets, etc. Des qualités nécessaires pour le futur.
Bref, une vraie formation à la citoyenneté ! Même si les moins de 18 ans ne peuvent pas voter, leurs opinions et combats sont importants et doivent être écoutés car ils sont les citoyens de demain.
Lisa Gaborit
Cette affirmation parfois entendue dans les médias ou dans des études nous a questionnés. La jeunesse se désintéresse-t-elle réellement à la politique ? Pour quelles raisons ?
Dans le contexte des élections municipales, nous nous sommes intéressés à l’engagement politique des jeunes au sein des collèges et lycées du Choletais. Les collégiens approchés n’ont globalement pas d'intérêt pour la politique et ne connaissent pas les dates des élections municipales. Ils considérent la politique comme un sujet d’adultes, une responsabilité qu’ils n’ont pas encore à endosser. Il en va de même pour un grand nombre de lycéens. Ce manque d’intérêt peut être dû à plusieurs causes. Premièrement, l’inaccessibilité au milieu politique du fait de la complexité des discours ou des enjeux. En effet, au premier abord, la politique semble être un domaine très complexe qui demande une certaine appétence et dans lequel beaucoup de jeunes ont peur de s’aventurer. De plus, les moins de 18 ans ressentent l’impossibilité d’être pris au sérieux à cause de leur âge.
Ils doutent aussi d’avoir un réel impact ou encore ne se sentent pas légitimes de s’y intéresser en raison de leur incapacité à voter.
Nous avons tout de même pu constater que certains sont fortement engagés politiquement. Plusieurs affirment se positionner sur l’échiquier politique, soutenir un parti, participer à des manifestations ou encore débattre régulièrement avec leur entourage.
La situation est donc complexe, voyons concrètement comment les jeunes peuvent faire entendre leur voix à Cholet.
Le conseil municipal des jeunes (CMJ) Pourtant, il existe plusieurs instances permettant aux jeunes de faire entendre leur voix. Le CMJ a pour mission d'initier les collégiens à la vie politique et de mettre en avant leurs idées et initiatives pour améliorer la vie à Cholet. Cette instance a également pour mission de mettre en place des projets au bénéfice de tous. Ces idées et projets doivent ensuite être validés par le Conseil municipal et le maire afin d’être mis en oeuvre.
Nous avons interrogé un ancien membre du CMJ pour comprendre concrètement quel est le rôle des élus et comment ils exercent leur fonction. Il affirme que ce Conseil permet réellement aux jeunes de s’exprimer, que leur opinion est prise en compte et que tout le monde peut contribuer aux différents projets mis en œuvre. Par ailleurs, ces derniers sont présentés en grande partie à l’initiative des élus collégiens.
« Nous créions des sortes de cartes mentales pour identifier les conditions à remplir afin de mener ces projets, nous étions ensuite mis en contact avec des associations ou d’autres instances pour les mener à bien ».
C’est une expérience très enrichissante pour les élus du CMJ. Elle leur permet d’avoir des responsabilités. Ils ont un pouvoir de décision sur ce qu'il se passe dans leur ville. De plus, on leur accorde de la confiance malgré leur jeune âge, ils se sentent donc valorisés.
Le conseil de vie lycéenne (CVL) A une plus petite échelle, dans chaque lycée se trouve le CVL. C’est une instance officielle où siègent dix élèves élus par leurs camarades. Elle permet le dialogue entre les lycéens et l’équipe éducative. Elle a pour but la mise en place de projets afin de rendre plus agréable la vie lycéenne. Nous avons eu la chance d’obtenir une interview exclusive de la vice-présidente du CVL du lycée Renaudeau, Margot Lebec, élève en Terminale.
Pensez-vous que le CVL permet concrètement aux élèves de s’exprimer et d’avoir un impact sur leur lycée ? Le CVL est une instance essentielle permettant aux élèves de s’exprimer. Malgré cela, elle est souvent inconnue des élèves et donc mal exploitée, ce qui l’empêche d’avoir un vrai impact. C’est pour ça que, cette année, les élus du CVL cherchent à le mettre davantage en avant.
Pensez-vous que l’avis et les besoins des élèves sont pris en compte grâce à cette instance ? Forcément, l’avis des élèves est pris en compte, nous sommes les principaux acteurs au sein du lycée. Ainsi l’administration et l’équipe éducative font au mieux pour nous écouter. Malgré tout, parfois, il faut savoir faire certaines concessions. Je pense que globalement, au lycée Renaudeau, nous avons la chance d’être écoutés pleinement.
Comment mettez-vous en place des projets ? Cette année, nous essayons de nous réunir au moins une fois par mois. Durant ces réunions, nous avons l’opportunité de proposer des projets aux équipes éducatives et de travailler dessus ensemble. Cela prend du temps, mais nous faisons au mieux pour apporter du concret, et améliorer la vie lycéenne.
Margot Lebec rappelle l’importance de mettre en valeur ce type d’instance encore trop méconnue. C’est une problématique que la vice-présidente et les autres membres du CVL du lycée Renaudeau soulèvent et tentent de résoudre, car le CVL a un réel pouvoir décisionnaire. Il permet aux lycéens d’avoir un impact concret sur leur établissement scolaire. De plus, en mettant en valeur les engagements dans des instances telles que le CVL, cela permet d’inciter les jeunes à prendre position, défendre leurs idées, organiser des projets, etc. Des qualités nécessaires pour le futur.
Bref, une vraie formation à la citoyenneté ! Même si les moins de 18 ans ne peuvent pas voter, leurs opinions et combats sont importants et doivent être écoutés car ils sont les citoyens de demain.
Lisa Gaborit

